LARRY KING : Des Ovnis au-dessus du Texas – Où allaient-ils ?
Les observations radar montrent que quelque chose s'est déplacé très rapidement en direction du ranch présidentiel de Crawford. Serait-ce un vaisseau alien ou une opération militaire ultra-secrète ?
Les Ovnis sont-ils un phénomène mondial, ou y aurait-il une explication plus terre à terre ?
Le 8 janvier, Stephenville s'est trouvée au centre d'une affaire d'Ovnis comme on n'en avait pas vu depuis les Lumières de Phoenix en 1997.
En direct de Stephenville nous avons le Shérif Lee Roy Gaitan. Il est l'un des témoins de ces mystérieuses lumières. Il a aussi d'autres choses à nous raconter.
Egalement à Stephenville se trouve Angelia Joiner, anciennement journaliste à l'Empire-Tribune. Elle a couvert toute cette affaire depuis le début.
Nous retrouvons aussi James Fox, auteur de documentaires et ufologue, notamment le DVD "Out of the Blue". Il travaille actuellement sur un nouveau projet, "Beyond the Blue."
Ici à Los Angeles, nous sommes avec le Dr. Seth Shostak. Il est un astronome confirmé du SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence). Alors, Shérif Gaitan, qu'est-ce que vous avez vu ?
LEE ROY GAITAN : Le 8 janvier, vers 19h15, 19h30, à environ 2,5miles au sud de la ville de Dublin, qui se trouve au sud de Stephenville, je sortais pour monter en voiture. Il faisait déjà nuit, et j'ai vu vers le sud-ouest une orb rouge.
Elle était ronde, très grande, à environ 500 mètres de distance. Ca a duré une fraction de seconde, mais elle avait attiré mon attention. Alors que je concentrais mon regard vers elle, tout a disparu. J'ai été très surpris de la voir réapparaître quelques secondes plus tard. A nouveau, ce fut très bref et elle a disparu.
Je savais qu'il se passait quelque chose d'anormal. Je suis précipitamment rentré chez moi, où se trouvait ma femme. Et je lui ai demandé de sortir. Je lui ai expliqué ce que j'avais vu. Elle a dit : « Oh, tu as probablement vu un avion, ou une chose de ce genre », et sans plus s'apesantir. Je suis ressorti. Ryan, mon fils qui est agé de 8 ans, m'a accompagné.
J'ai regardé dans la direction du sud-ouest. Ces orbs n'y étaient plus. Mais au lieu de ça, j'ai vu 9 ou 10 lueurs flashantes un peu plus vers l'ouest, probablement à 1.000 même d'altitude. Ces lumières n'en finissaient pas de bouger dans tous les sens. Elles étaient très brillantes.
KING : Qu'est-ce que vous pensez avoir vu ?
GAITAN : Je ne sais pas. Je suis allé à la voiture, et j'ai pris mes jumelles.J'ai essayé de faire le point sur ces lumières. Je n'ai pu distinguer aucune sorte de contour, ni de forme précise. Après un court moment, les lumières ont cessé de bouger dans tous les sens, mais les flashs stroboscopiques ont continué, toujours très brillants. Ca a duré environ deux minutes. En séquence, ces lumières se sont dirigées à grande vitesse vers le sud-ouest. Deux ou trois secondes plus tard, c'était terminé.
Je ne sais pas ce que j'ai vu. Mais peu après que les lumières aient disparu, j'ai vu passer deux jets qui allaient dans cette même direction. J'ignore si ça pouvait faire partie d'un exercice militaire. Mais j'ai distinctement vu et entendu ces jets. Il n'y avait pas de bruit pendant que j'observais les lumières..
KING : Angelia... vous avez couvert toute cette affaire. Qu'en pensez-vous ?
ANGELIA JOINER : Je pense que cette information sur les données radar, qui vient de sortir, est très stimulante. Au début, j'avais pensé qu'il s'agissait probablement d'une expérimentation de type militaire. Plus récemment, j'ai commencé à me dire que nous serions peut-être visité par quelque chose qui n'est pas d'ici.
KING: James Fox, qu'est-ce que vous en pensez ?
JAMES FOX : C'est la troisième fois que je reviens à Stephenville. Ce qui stimule mon intérêt, ce sont les autres témoignages. Steve Allen était un pilote, il y en a un autre qu'on va bientôt entendre et qui s'est carrément planté sous l'engin volant et qui a constaté l'absence de perturbations dans l'air, l'absence de bruit, et la capacité d'accélération, l'engin étant immobile et disparaissant en un clin d'oeil.
KING : Docteur Shostak, qu'est-ce que vous en dites ?
DR. SETH SHOSTAK : Oui, bon, voyez, il s'est produit un incident. Il y a de nombreux témoins. Sans aucun doute, il s'est produit quelque chose. Mais ça n'est vraiment pas le problème. Je ne dis pas qu'ils ont menti, ou invité des choses, ni qu'il s'agisse d'un canular, rien de tout celà. La question est naturellement de savoir ce qu'ils ont vu.
Est-ce que nous avons des éléments qui s'opposeraient à ce que ce soit une sorte d'exercice militaire, ou un avion relevant des opérations militaires de la région de Brownwood ou Fort Worth, avant de parler de visiteurs d'un autre monde.
Je n'ai toujours rien entendu qui apporte la preuve d'une manifestation extraterrestre.
KING : Mais le Shérif nous a dit qu'il n'avait jamais rien vu de pareil. Et il sait à quoi ressemble un avion.
SHOSTAK : C'est juste. Bon, vous savez, je suis sûr que le Shérif s'est montré honnète en rapportant ça. Mais le problème c'est qu'on voit toutes sortes de choses, et on ne sait pas de quoi il s'agit. Un jour, je roulais vers Los Angeles. J'ai vu quelque chose à l'horizon. Il s'est avéré que c'était un dirigeable publicitaire de Goodyear. Mais à huit kilomètres de distance, il n'était pas facile de se faire une idée. Je n'en avais jamais vu auparavant. En soi, ça ne prouve rien.
KING : Quelle est votre théorie sur l'ensemble de ce sujet ?
SHOSTAK : Ma théorie ? Bon, je cherche des aliens pour gagner ma vie. Je travaille pour l'Institut SETI.
Et nous pensons qu'ils doivent bien exister, naturellement, ça semble assez probable. Mais je ne pense pas qu'ils viennent ici. Ce ne serait pas impossible, mais je pense que s'ils étaient là, nous le saurions.
KING : Shérif, pensez-vous qu'ils soient là ?
GAITAN : De façon générale, je penserais plutôt comme Melle Joiner. Je n'avais jamais pensé qu'il puisse y avoir quelque chose. Mais depuis que ça s'est passé, j'ai changé d'opinion. Je n'avais jamais rien vu qui soit capable de se déplacer aussi vite. Et si nous avons en fait une technique de ce genre chez les militaires, pourquoi est-ce qu'on ne l'utilise pas ?
C'est la question que je me pose. J'ajoute que les militaires ont nié que nous ayons pu voir quelque chose d'aussi original ce soir-là.
KING : Oui.
GAITAN : Seize jours plus tard, ils sont revenus nous déclarer qu'ils avaient des avions en l'air à ce moment-là. Vous savez, j'ai beaucoup de respect pour nos militaires, mais pourquoi ont-ils attendu 16 jours pour nous dire ça ?
KING: OK. Merci, Shérif. Est-ce que l'armée U.S. A harcelé des gens qui avaient déclaré avoir vu des Ovnis ? Notre prochain invité l'affirme.
(DEBUT DU VIDEO CLIP)
RICKY SORRELLS : J'avais mon fusil et ma tenue de camouflage. Et j'entre dan le bois. Et je me dis que si j'avance dans le bois, en allant plus loin, il n'y aura pas assez de lumière pour m'éclairer. Et je cherche entre les arbres. Je chasse. Et c'est comme ça que ça a commencé.
(FIN DU VIDEO CLIP)
KING : C'était Ricky Sorrells, sur son domaine, près de Dublin, Texas.
Il a conduit notre équipe à l'endroit précis où il dit avoir vu quelque chose de très très inhabituel. Regardons.
(DEBUT DU VIDEO CLIP)
SORRELLS : A ce moment j'étais pris dans les ronces. Et j'ai fait beaucoup de bruit. C'est ce qui m'a ralenti. Et pendant que je me défaisais de ces ronces, j'avais la tête en bas et je me suis arrêté. Ensuite j'ai relevé la tête, et j'allais faire un pas. C'est là que j'ai vu cette chose.
Et cette chose était immense. C'était si grand que je ne pouvais en voir les contours à travers la canopée. Je ne pouvais rien voir au-delà. J'ai commencé à l'observer, en détails. Il n'y avait pas de boulons, pas de rivets, ni de soudures. C'était lisse. C'était gris comme une grange, (INAUDIBLE) gris sableux.
Il y avait des cônes en creux dans ces choses, larges en bas et diminuant vers l'intérieur. Je me disais que cette chose aurait du prendre de l'altitude pour décoller, mais non. C'est resté à plat, et c'est finalement parti en prenant un angle à 45 degrés. Et c'était fini
(FIN DU VIDEO CLIP)
KING : Ricky, quelle est votre explication ? Tout d'abord, pourquoi n'en avez-vous pas parlé aussitôt ?
SORRELLS : He bien, j'ai eu les militaires sur le dos. Et, vous comprenez, ça fait beaucoup à supporter d'un seul coup – ça créée toutes sortes de problèmes. Je ne m'attendais pas à vivre ça.
KING : Qu'est-ce que c'était selon vous, Ricky?
SORRELLS : Voyez, je n'en sais rien. Tout ce que j'en ai à dire, c'est que si c'était un truc militaire, alors on peut dormir tranquilles. Mais si nos militaires n'y sont pour rien, alors nous avons un problème. C'était quelque chose d'immense, vraiment très grand.
KING : De quelle manière les militaires vous sont tombés dessus ?
SORRELLS : Hé bien, je pense que c'étaient des militaires. Les hélicoptères venaient tourner régulièrement au-dessus de ma propriété. Vous savez, un type est venu se montrer à 1h du matin. Je l'ai observé à travers la porte.
Et puis un lieutenant colonel - du moins c'est ce qu'il m'a dit au téléphone - qui m'a appellé, et, vous voyez, il voulait venir m'interviewer. Et la discussion s'est échauffée quand j'ai refusé. Et je lui ai demandé s'il allait arrêter de faire voler ses hélicoptères au-dessus de chez moi.
C'est là qu'il m'a déclaré que ce n'était pas mon espace aérien, mais le sien. Mais nous avons poursuivi, et il m'a dit que si je me tenais tranquille, il n'enverrait plus ses hélicoptères tourner au-dessus de ma propriété. Je me suis tenais assez tranquille jusqu'à ce jour. Et les hélicoptères ont cessé de venir.
KING : Où cette chose est-elle allée, Ricky ? Es-ce que vous l'avez vue partir ?
SORRELLS : Bon, j'étais dans le bois, et je la regardais. Cette chose était à une centaine de mètres au-dessus de moi. Le plus curieux c'est que c'était tout plat. J'aurais pensé qu'elle se serait inclinée pour partir, mais non. Et j'en voyais seulement le dessous. Quand elle est partie, ça s'est fait si rapidement, si j'avais cligné des yeux, j'aurais alors cru qu'elle était devenue invisible. Mais je continuais de la regarder, et elle a pris un angle à 45 degrés et elle est aussitôt partie.
KING : Angelia, en supposant que Ricky a toute sa tête, qu'est-ce que vous en dites ?
JOINER : Je pense que si on a fait pression sur Ricky, c'est peut-être simplement parce qu'il était le seul a avoir fait une observation en plein jour. Il a pu rapporter des détails, comme la couleur, les creux coniques en-dessous. Peut-être est-il le seul a avoir observé autant de détails. Et je me demande si c'est pour ça qu'on s'est intéressé à lui.
KING : Qu'est-ce que c'était selon vous, Angelia ?
JOINER : Ca m'intrigue. J'ignore ce que c'était. Si c'était d'origine militaire, je me demande pourquoi ça s'est trouvé à cet endroit, alors qu'il y a bien d'autres régions désertes pour faire des tests en vol.
KING : Oui. James, Qu'est-ce que c'était selon vous ?
FOX : Ca me rappelle ce que le Gouverneur Fife Symington et tous ces citoyens avaient vu. Et le fait – sa taille, l'énormité et le fait qu'il n'a pas provoqué de perturbations dans l'air, qu'il ne faisait aucun bruit, et la couleur – la couleur sombre, uniforme, qu'ils décrivent tous. Ensuite la manière de décoller, ils parlent tous de la même chose, ils essayent de décrire une accélération. Et ils disent, si j'avais cligné de l'oeil, je l'aurais manqué. Cette accélération incroyablement rapide, sans faire de bang sonique, sans faire de bruit. Et la taille, si vaste, qu'on pourrait poser un avion dessus.
Alors je ne sais pas. Ca ne ressemble pas à un truc à nous. Je ne sais pas.
KING : Comment pourriez-vous le réfuter, Seth?
SHOSTAK : Bon, c'est pas facile, parce que le type est... vous comprenez, il paraît être un témoin crédible.
KING : Oui, en effet.
SHOSTAK : Oui. Mais, bien sûr, ça pourrait être militaire. Mais vous savez, si on se dit que les militaires gardent des secrets, on en vient à croire à une conspiration, c'est ça, vous savez, garder le silence sur les Ovnis.
KING : Mais nous n'avons rien qui soit capable de décoller comme ça ?
SHOSTAK : Bon, vous...
KING : Si, un hélicoptère.
SHOSTAK : Oui, il y a des engins qui sont capables de décoller comme ça.
Si c'était un engin alien, nous avons 800 satellites qui scrute la Terre en permanence. Avec Google Earth, on peut voir sa voiture garée devant sa maison. Comment se fait-il qu'ils ne montrent pas ces engins ?
Pourquoi ? Pourquoi irait-on penser que les militaires le cacheraient ?
Et même si vous pensez que c'est le cas, si vous êtes du genre paranoïaque au point de penser que c'est vrai, croyez-vous que tous les militaires seraient dans le coup, vous savez, les Belges, les gens du Botswana, et... vous voyez ?
KING : Les données radar montrent que quelque chose d'étrange se trouvait en l'air, au-dessus du Texas en Janvier. Nous allons entendre les analyses des experts dans un moment.
(DEBUT DU VIDEO CLIP)
Homme inconnu : C'était un Ovni..
Homme inconnu : Stationnaire, au-dessus de Stephenville. Il faisait 800 mètres de large et environ le double en longueur.
Femme inconnue : C'était une lumière qui billait très intensément.
Femme inconnue : les lumières n'arrêtaient pas de bouger et de clignoter.
Homme inconnu : C'est parti si rapidement...
Homme inconnu : Nous ne sommes pas complètement fous, vous savez. Il y a beaucoup de gens qui l'ont vu.
(FIN DU VIDEO CLIP)
KING : Angelia Joiner reste avec nous. Elle est à Stephenville. Le Dr. Seth Shostak est ici à Los Angeles.
Glen Schulze nous rejoint, de Denver, Colorado. C'est un spécialiste des systèmes radar qui avait fait partie de l'armée américaine. Il a eu recours à des requêtes au nom du Freedom of Information Act, pour obtenir les données radar spécifiques, dans le ciel de Stephenville, pour vérifier ce qui avait pu être observé.
Depuis Austin nous avons Robert Powell, directeur de recherches au Mufon (Mutual UFO Network). Il a procédé également à des requêtes FOIA pour obtenir les données radar. Soit dit en passant, le MUFON parraine le 39ème Symposium annuel sur les Ovnis à San Jose ce mois-ci.
OK, Glen Schulze, que savons-nous ?
GLEN SCHULZE : Larry, nous avons une excellente collection de données FAA des centres de contrôle de Fort Worth, concernant le trafic aérien. Et nous devons remercier Mark, Connie et Greg qui ont vraiment très bien travaillé.
KING : Que nous disent ces données ?
SCHULZE : Les documents obtenus comptent 25 millions de mots, 2,5 millions de lignes, 10 mots par ligne. C'est le top des infos radar sur Stephenville. J'insiste là-dessus. Ce n'est pas une plaisanterie.
Pour moi, au vu de la qualité de ces données.. j'ai consacré les deux premières semaines dessus, c'est la version brute, sans altérations, une excellente base totalement vierge..
KING : OK, Glen, qu'est-ce que ça nous apprend ?
SCHULZE : Je sais que nous avons peu de temps, Larry, le mieux que nous puissions faire – je souhaite vous montrer le premier schéma, parce que ça vous en dira énormément plus que si je me lançais dans un long discours.
KING : OK, la voici.
SCHULZE : OK. Est-ce que vous percevez la complexité du truc ? Remarquez le nombre de petites taches. Chaque petite tache est un écho radar.
KING : Et ?
SCHULZE : Ici vous devez avoir dans les 100.000 échos radar. Et il s'agit d'échos précis. Ce ne sont pas des émissions de balises. Ca montre des objets inconnus, qui sont en l'air, et dont l'écho est renvoyé à une antenne située au Texas. De plus...
KING : Wow!
SCHULZE : Ca représente deux heures et demie d'activité. Ici vous avez la vue d'ensemble de ce que nous avons découvert dans cette base de données, constituée à partir d'une seule antenne. Et nous en avons cinq comme celle-là. C'est ce qui nous a permis de contre-vérifier chacun des détails.
KING : Qu'est-ce que ça vous dit, Robert Powel l? Est-ce que ça renforce votre position concernant les Ovnis ?
POWELL: Les données brutes ne parlent pas. Mais dès qu'on commence à interpréter les données et qu'on les analyse, ça conforte énormément des dires des témoins.
KING : OK. Quelqu'un pourrait-il arriver à une autre conclusion en analysant ces données ?
POWELL: Glen et moi y avons passé des centaines d'heures. Alors il faudrait y consacrer autant de temps pour envisager d'y parvenir. Et je ne crois pas que ce soit possible.
KING : Dr. Shostak, qu'est-ce que vous dites de ça ?
SHOSTAK : Bon, écoutez, il y a beaucoup de données. C'est un boulot fantastique. Ils ont pu observer tout ça très attentivement.
Mais dans les faits, on savait qu'il y avait des avions dans la région à ce moment-là. Alors, bien sûr, vous aurez des échos radar de ces avions.
Vous savez, la question que vous devriez poser à Glen, c'est qu'est-ce qui dans ces données radar lui prouve que c'est une manifestation extra-terrestre ? Pourquoi ces échos ne seraient-ils pas des signaux de nos avions ?
SCHULZE : Il y a des centaines d'échos primaires qui ne présentent aucune des caractéristiques habituelles.
SHOSTAK : Donc, êtes-vous absolument convaincu ?
SCHULZE : Bien, je suis convaincu qu'il y avait des objets en l'air cette nuit-là, qui ne se déplaçaient pas en étant munis de balises, et qui ne sont pas revendiqués par les militaires, la FAA est incapable d'expliquer de quoi il s'agit, et ça colle parfaitement avec le scenario qui se dégage des récits des témoins. Je ne vois pas comment vous pourriez... (INAUDIBLE)...
SHOSTAK : (INAUDIBLE) secret, en fait non – mais je vous demande ce qui vous fait penser à des choses extraterrestres..
SCHULZE : Je n'ai pas parlé d'extraterrestre. Vous me faites dire ce que je n'ai pas dit. Je vous explique simplement ce que le radar a établi. Et le radar a montré des centaines de milliers d'échos, et un groupe d'entre eux, tout près de Stephenville, en partent vers Crawford. Je ne comprends pas comment vous pourriez nier ce fait.
KING : Pensez-vous que c'était extraterrestre ?
SCHULZE : Je ne veux pas me lancer dans des spéculations à ce stade, parce que nous sommes toujours en plein dedans. Ces données viennent tout juste d'être rendues publiques. Pour cela, Robert et moi avons travaillé pendant quatre mois. Donc je ne vais pas me mettre à spéculer tout de suite, mais je vous dirais ceci : l'Air Force et la FAA ont à répondre à diverses questions, ces gens doivent nous dire ce qu'il y avait dans le ciel ce soir-là, qui se déplaçait sans balise de signalisation.
KING : Angelia, qu'en pensez-vous ?
JOINER : Ce qui m'a beaucoup impressionnée, c'est de constater que les données radar coïncident avec les témoignages de huit personnes situées dans des endroits différents. Vous savez, à Phoenix, des centaines de personnes avaient vu quelque chose, aussi il était facile de lancer l'idée qu'il pouvait s'agir de fusées éclairantes.
Mais ce cas, nous avons huit personnes situées à différents endroits, à différentes heures, et les signaux concernant cet objet inconnu sont conformes à ce qu'elles ont rapporté.
Donc je ne pense pas qu'on va pouvoir couvrir l'ensemble de ces phénomènes en nous fournissant une explication de diversion. C'est ce que je trouve très impressionnant dans ce cas.
KING : Robert, est-ce que ça renforce vos impressions ?
POWELL : Oui. Je partage ce que vient de vous dire Angelia. A 18h10. un objet a été observé par un témoin à l'est. Cinq minutes plus tard, nous avons un autre témoin au sud. Nous avons un tmoi à 45 kms à l'ouest, qui voit le même objet. Et nous avons encore un autre témoin au sud-ouest.
Au même moment, sur le radar, nous repérons deux taches correspondant à un objet, à 20 secondes d'intervalle, ce qui fait – si ces deux taches sont bien corrélées, qu'il se déplace à 1,900 mph. Et cet objet est au même endroit et se déplace dans la même direction qui sont indiqués par notre témoin.
KING : Glen Schulze, pensez-vous qu'on s'y est beaucoup intéressé parce que Stephenville est assez proche de la résidence du Président à Crawford ?
SCHULZE : C'est certainement un point délicat, Larry. Je pense que nous devrions ménager Seth, parce qu'il n'avait pas encore pu voir ces données radar. Je ne sais pas s'il en a déjà beaucoup vu. J'ai observé plus de 3 millions d'échos radar. Alors, tant que Seth n'a pas eu cette occasion, nous devrions peut-être le ménager un peu.
KING : OK, Seth?
SHOSTAK : J'apprécie, Glen. En fait, j'ai lu votre rapport. Et je suis un radio astronome, aussi je ne m'y connais pas très bien matière de radar, mais je sais comment fonctionnent les récepteurs. Concernant ces deux taches, est-ce qu'il ne pourrait s'agir de deux avions, repérés à des moments différents, ce qui donnerait une évaluation trompeuse de la vitesse ?
SCHULZE : C'est certainement possible.
POWELL : Je peux répondre Seth? Il n'y avait pas de balises correspondant à ces taches, donc ce n'étaient pas des avions. C'était deux points apparus soudain, et il n' a pas d'autres points qui leur seraient reliés. Ca exclue donc tout type d'avion.
SHOSTAK : Peut-être un avion sans balise..
POWELL : Il n'y a que deux points relatifs à cet objet volant. Il aurait fallu que ce soit un avion sans balise, se déplaçant à 1,900 mph, et personne n'a rapporté de bang sonique.
KING : Angelia, est-ce que la presse s'y est intéressé à cause de la proximité du ranch présidentiel ?
JOINER : Oui. Dès le début, les gens m'ont posé des questions sur Crawford. Ils voulaient savoir si j'avais cherché à savoir si le président se trouvait à Crawford la nuit du 8 janvier. En fait il n'y était pas.
KING : Dr. Shostak, pensez-vous qu'un jour nous saurons ?
SHOSTAK : Je pense que oui. Ce qui me parait remarquable, c'est que des gens estiment possible que nous ayons été visités depuis plus de 60 ans, depuis Roswell. Si on avait posé la question aux habitants de l'Amérique, 60 ans après Colomb, à savoir si les espagnols avaient débarqué, je pense que la réponse serait évidente. Ils savaient. Ils n'auraient pas à en rechercher des preuves.
KING : Qu'est-ce que vous pensez ?
SHOSTAK : Je pense qu'ils existent. Je pense que c'est très probable, compte tenu de l'immensité de l'univers, et le fait qu'il n'y a rien de très particulier dans notre système solaire. Donc ils doivent exister. Mais je pense qu'ils ne sont pas venus ici. Je pense que nous pourrions les découvrir dans quelques dizaines d'années.
KING : Pensez-vous que le gouvernement nous cache quelque chose ?
SHOSTAK : Non, Je suis sûr que le gouvernement nous cache bien des choses. On peut en penser ce qu'on veut. Mais il me semble que si nous étions visités par des aliens, ils ne se contenteraient pas de se manifester dans le sud-ouest américain, parce qu'ils doivent aimer la cuisine TexMex. Ils se poseraient partout. Et je pense qu'on ne parviendrait pas à disimuler cet événement.
KING : Robert, qu'est-ce que vous répondez à ça ?
POWELL : C'est probablement le meilleur ensemble de preuves qu'il m'ait été donné de voir. De son côté le SETI utilise des radio télescopes, pour essayer de trouver des signes d'une vie sur d'autres planètes. Mais cet ensemble de preuves et bien plus saisissant que toute éventuelle découverte de SETI. Nous dépensons des millions de dollars avec ces radio télescopes, pour essayer trouver quelque chose, alors que nous ne dépensons pratiquement rien pour déterminer si les observations que nous faisons sur notre propre planète ont quelque réalité.
SHOSTAK : En fait, l'argent dépensé par SETI est constitué de fonds privés. Ce n'est pas l'argent des contribuables. Je crois que les dépenses dans nos deux domaines sont comparables. Mais je pense, Robert, que la grande différence est que nous n'avons pas encore trouvé un signal. Nous ne prétendons pas avoir découvert les aliens, contrairement à vous.
POWELL : Non, Seth, je n'ai pas dit celà. Nous ignorons si ces engins étaient habités. Tout ce que nous savons, c'est que des objets sont apparus sur les radars, et que de nombreux témoins les ont vus sur une période de temps très courte, et tous les témoins indiquent que cet objet était d'une taille considérable. Quand on rassemble tous ces faits, les données radar, et les récits des témoins un par un, dans un temps très court, sous différents angles, dans des endroits très différents d'une petite région précisément délimitée, alors pour moi c'est assez étonnant comme constat.
Assez étonnant pour dire que notre gouvernement devrait y regarder de plus près. On ne devrait pas se contenter de laisser des petites organisations privées s'en occuper.
KING : Glen, qu'est-ce qui vous a amené à vous intéresser à ça ?
SCHULZE : J'ai consacré beaucoup de temps à analyser les données radar du TWA 800 qui s'était désintégré, d'ailleurs je continue 11 ans plus tard. C'était en 1996. Donc j'ai toujours travaillé dans ce domaine des radars, depuis 40 ans.
Le Texas n'est pas très éloigné du Colorado. Et je voulais me rendre compte sur place, dans cette région laitière, savoir ce qu'il en était pour ces paysans qui conduisent leurs camionnettes avec quelques bières dans le nez. Je suis donc allé à Stephenville et j'ai découvert que je me trompais. Cette une tranche de l'Amérique moyenne, Larry, et les témoignages de ces gens ne doivent pas être pris à la légère..
KING : La capitale des vaches. Angelia, pensez-vous que nous aurons un jour la vue d'ensemble ?
JOINER : Je l'espère. J'aimerais que nous découvrions ce que c'était. Je suis persuadée qu'il y a bien eu quelque chose. Tous ces témoins sont parfaitement crédibles. Nos petites villes ont été particulièrement choquées. Nous n'avons pas l'habitude d'attirer ainsi l'attention publique. J'espère que dans le futur, nous saurons précisément qui nous a rendu visite.
KING : Merci à tous. Angelia Joiner, Glen Schulze, Robert Powell et le Dr. Seth Shostak.
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KING : Nous allons maintenant recevoir les "UFO Hunters". Depuis New York, Bill Burns, co-présentateur de "UFO Hunters" sur le History Channel, éditeur de "UFO Magazine," Ted Acworth, également à New York - he has a heart science background, has a PHD in mechanical engineer, has worked for NASA. And here in Los Angeles, Paul Uskert, co-host of "UFO Hunters" as well, became intrigued by the UFO phenomenon after seeing a strange metallic object flying in the skies over Venice, California four years ago. And he's a contributing writer for "UFO Magazine."
Bill, what do we mean UFO hunters?
BURNS: What UFO Hunters do is we find stories that seem compelling, interesting, that also have a historical background. We are boots on the ground. We get out there. We talk to witnesses. We look at the scientific evidence. We do our measurements. And we try to relate these stories, the witness stories to each other. And we try to eliminate all of the conventional explanations, one by one, until we wind up at something we can't explain away.
KING: Do you go, Ted, with a position of belief?
ACWORTH: No, Larry, I go with a very unbiased, sort of scientifically objective position.
KING: And Pat, what is your involvement in the UFO Hunters?
USKERT: Well, I'm the only guy on the team without a PHD. So I'm the guy that does the dirty work. If there's a - oh, basically, I'm the field investigator, going out, talking to people, gathering information, library archives. And if there's ever a case where there's - I have to go into a cave, look for debris or something like that, I'm the guy that goes in.
KING: Bill Burns, based on the first 40 minutes of this show, how does that, if any way, affect your thinking?
BURNS: Well, what we found was that there was an object. We can't say where it came from. We can't say what it was. We did some very intriguing triangulation experiments that Ted can explain, that showed that the witnesses who said they were seeing something actually did see something in the place they said they saw it. So we know that.
KING: Ted, can you explain it without being too technical?
ACWORTH: I'll try, Larry. We went down there and, first of all, we found out that there had been basically a rash of sightings starting as early as November, and went well through January, into February. And statistically, first of all, there was about a 10 times increase in the number of reportings - the number of sightings that were reported, which gave us - you know, that was a hunch that something was going on down there. So what we did is with our friends at MUFON, who collect all these reports, is we filtered the long list and we found right away that January 8th was sort of the hottest night of the whole three to four-month period.
And we then filtered the list again and tried to identify at least three or four people who had described the same - described the same object, the same shape and color, around the same time, around the same date, and around geographically the same position.
KING: What did you conclude?
ACWORTH: We found the four and then we went and interviewed them, Pat and I and Bill, and I got quantitative measurements of exactly what they had seen and what direction. I took it all back to the lab. And if you took four random guesses, they would probably all aim in different directions. In this case, lo and behold, all four reports quantitatively aimed at the same position, about 1,500 feet to about two to three miles east of town, 1,500 feet of elevation, which tells me that conclusively, something was there that night.
Now, of course, I'll have to let Ted tell you.
KING: We're going to get - Pat Uskert was there and we want his thoughts as well. We'll also take your calls.
(BEGIN VIDEO CLIP)
UNIDENTIFIED MALE: I picked up a ship-to-shore transmission. The gentleman on the transmission said, quote, that's right, Bob, I don't know what the hell it is. It's about 200 yards off my bow and it's starting to tilt. He started to go on to explain exactly what it was that I was seeing. That's all I needed to freak out, and I did.
(END VIDEO CLIP)
KING: Pat, you went to Phoenix. You went to Stephenville. What did you find out? What did you conclude?
USKERT: Well, I had a chance to talk to multiple eyewitnesses of this event on January 8th. And this is one of the best forms of evidence there is, multiple eyewitnesses who don't even know each other telling the same story. What we were able to conclude is that all these people did indeed see something strange.
KING: So it makes it impossible to discount?
USKERT: Well --
KING: Different people, different locations seeing the same thing, how do you discount?
USKERT: Exactly. Ted actually performed some science. We took the compass directions of all their readings and we put it all together and we triangulated, and they were all looking at the exact same location at the exact same time. Clearly, there was one object that they saw.
KING: We'll take a call. Phoenix, Arizona, hello.
CALLER: Hi. I was wondering if any of the gentlemen ever found an alien artifact? And if they're familiar with the Web site LockdownMyID.com?
KING: Bill Burns?
BURNS: I know the Web site. And to answer your question, not to be coy, but we did examine some alien artifacts. They are in the lab. They're being tested. We will know the results soon.
KING: You know they're alien though?
BURNS: The people who have them claim they're alien. They could turn out to be conventional objects, but we'll find out.
KING: We have an e-mail question from Jack in Chumsford, Massachusetts: "With all the digital cameras and cam corders out there, why hasn't someone taken a clear picture of one of these UFOs? It seems all the images we see are blurry at best" - Ted?
ACWORTH : That's a great question. You know, it turns out that if you consider the lighting conditions of a typical night UFO sighting, it's basically a faint point source of light way off in the distance with a very black background. Your typical cell phone camera or consumer grade still or video camera just is not designed to take good quality pictures in those conditions.
Even a professional grade camera would have a hard time. That's the reason we're just not getting a lot of good footage.
KING : OK.
KING : Une question par email, de Karen au Texas : "Est-ce que le gouvernement contrôle finalement quelle information est diffusée au public dans les medias et des shows comme UFO Hunters? Bill?
BURNS : Oh, je sais de quoi je parle, et je peux vous affirmer que c'est le cas. La CIA est impliquée depuis la fin des années 40 dans la manipulation des informations diffusées par les medias, depuis qu'un étrange objet s'est écrasé à Roswell. Ils l'ont même reconnu. Leur technique consiste à fournir des histoires aux magazines. Ils engagent des écrivains de science-fiction, et ça leur permet de marginaliser les plus authentiques des récits d'Ovnis, de telle sorte que les gens qui les rapportent passent pour des gens complètement déphasés.
KING : Orlando, Floride, hello?
CALLER : Yes. Fascinating subject. I have a question; is it possible aliens are traveling from the future back into our time zone? And if they're advanced enough for time travel, how could UFO Hunters chase or track them?
KING : Pat?
USKERT: No, that's a very good question. And I'm afraid I don't have the answer.
KING : Does anyone have a thought, Bill, Ted ?
ACWORTH : I do. And the thought is this, there is a theory, and a person in the Navy who investigated the Philadelphia experiment actually explained that the military does believe that aliens are actually us from our future. And this is his theory. This is not a fact. It's theory, that it's us from our future and they are manipulating the timeline so that we don't make critical mistakes, catastrophic mistakes. True, not true, I have no evidence.
KING: Based on that statement, look, ma, there I am. Up there, I'm coming. Another e-mail for our panel from Mickey in Denton, Texas: "Do you think people are truly ready to face the implications of extra-terrestrial intelligence? How do you think the public would react if presented with absolute proof of it" -- Bill?
BURNS: I don't think they are ready. I think there would be shock. I think eventually we would accept it. I think that part -- there is a gradual disclosure going on, I think through science fiction movies, I think through a number of outlets there is disclosure going on and I think that is preparing us for what we will eventually come to see, as we have people out there that are extra terrestrials and they're here.
KING: Ted, how do you think people would react?
ACWORTH: I think I can only base that on the people I've met in the research we've done for the show. It's just amazing how many people we've come across in our interviews and our case studies, who I get to talk to, who feel like they've either seen something themselves or a close family member has. It has astonished me just how prevalent this is not just American society, but over in England as well and worldwide. It seems like people - a lot of people think about it. A lot of people believe they may have seen something.
I don't think - I disagree with Bill. I think people would be ready to hear the truth, whatever that truth is.
KING: Pat?
USKERT: It sounds to me like people already. They have these UFO experiences. They're not having any kind of a meltdown. They're able to discuss these experiences with us. It seems like we're an intelligent species enough to fathom that we are not alone. And I think we can handle it.
KING: So no panic?
USKERT: Well, I talked to a lot of people about it, with people who have studied this much longer than I have. There are theories that people would panic, this would adversely affect the economy, that there would be mayhem in the streets. But I don't know. From the people - we're meeting and talking to people who are OK with it.
KING: Bill, do you think most people believe there is life elsewhere?
BURNS: Yes, they do. In fact, I think that in CNN's own poll, 85% of those who responded said that they did believe there was life elsewhere. Whether that life is now here is another story, but they did believe that. I think our government believes that. I think Seth Shostak believes that with SETI. So I think that anybody you speak to would be very arrogant to say there is no other life in the universe. The question here is, has that life come here? We believe it has.
KING: Thank you all very much, from the "UFO Hunters" and "UFO Magazine" and the History Channel, Bill Burns, Ted Acworth, Pat Uskert.