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Auteur Sujet: Echec à l'OMC  (Lu 1116 fois)

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dificultnspa

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Echec à l'OMC
« le: 30 Juillet 2008 à 13:44:34 »



Moi je dis tant mieux...

Surtout quand je lis cela :

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Peter Mandelson : ... Nous avons raté l'occasion de forger le premier pacte inspiré du nouvel ordre mondial...


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Sauvons la planète, notre Mère la Terre...
Sans elle pas de survie possible.

dificultnspa

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Re : Echec à l'OMC
« Réponse #1 le: 24 Août 2008 à 18:55:01 »

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L’OMC dans les griffes des multinationales


par Reinhard Koradi, Dietlikon

Juan Evo Morales Ayma, président de la République de Bolivie, met à nu, dans sa lettre ouverte, le caractère unilatéral de l’OMC lors des négociations du «cycle de Doha» à Genève qui ont fini par échouer (cf. p. 4). Il adresse aux pays industrialisés occidentaux l’exigence justifiée de cesser de se réunir entre eux et d’accepter les pays en développement comme partenaires égaux. Il en profite pour présenter une perspective en demandant que «chaque pays consomme en priorité ce qu’il produit localement» car «il serait plus sain pour la planète et l’humanité d’encourager la consommation de ce qui se produit localement».
L’OMC – une relique de la doctrine de la liberté de commerce

Au cours des années passées, les multinationales ont su utiliser l’OMC pour leurs besoins et leurs avantages. Les règlements nationaux et la protection des frontières empêchaient un commerce illimité des biens. Et pourtant, la plupart de ces directives étaient des conditions d’admission et des mécanismes de protection destinés à protéger les intérêts et les besoins nationaux et servaient en premier lieu les populations des différentes nations. En font partie: une politique générale et économique adaptée (par exemple l’économie de marché sociale), la sécurité sociale, la sécurité des besoins fondamentaux (souveraineté de l’alimentation, l’énergie, la formation, la santé, etc.), ainsi que la sauvegarde de l’indépendance politique. Les théories économiques modernes estiment que cette protection justifiée des populations est une entrave au commerce et un frein à la concurrence et exigent leur élimination. Toutefois, les réglementations politiques du marché intérieur sont le reflet des valeurs nationales et de la volonté politique des populations et doivent donc être respectées par tous les acteurs du marché. Elles n’excluent pas les échanges des biens, les opérations de paiement et la circulation des personnes à travers les frontières. La mise en place de ces échanges fut cependant une affaire bilatérale entre Etats souverains. Mais, les différentes directives dressent des limites aux multinationales et exigent d’elles une diversification des modèles de commerce. Cela cause des coûts supplémentaires et donc une diminution des bénéfices qui sont insupportables dans le cadre d’une maximisation des profits. C’est pourquoi elles demandent l’abolition de toute entrave au commerce. Avec l’OMC fut mis en place un instrument destiné à placer les différents Etats sous la tutelle d’accords internationaux et ainsi à briser d’abord leur autonomie dans le cadre de leur politique économique et commerciale.
Du fait que les marchés de la plupart des pays industrialisés occidentaux sont saturés à un haut degré (le potentiel d’expansion des marchés s’est passablement réduit), ils cherchent à forcer leurs exportations dans les pays au développement encore faible. Du même coup se pose, sous un jour nouveau, la question des lieux de production, du fait de la pression de la concurrence – ou plus exactement de la stratégie du profit maximum. Les coûts de production élevés (salaires, protection de l’environnement, sécurité du travail et des produits, etc.) dans les pays industrialisés poussent les multinationales à déplacer leurs centres de production dans les pays à bas salaires. Cette nouvelle stratégie d’accès aux produits et de production ne peut se faire que dans le cadre d’une économie globale entièrement libéralisée pour assurer des profits maximum – du fait aussi que les produits fabriqués dans les pays à bas salaire doivent pouvoir être exportés sans restrictions dans les pays industrialisés. Les multinationales ont donc un intérêt vital à voir détruites toutes les barrières commerciales dressées sur leur chemin et elles utilisent l’OMC pour briser la résistance des Etats nationaux à cette politique économique globale.
La politique économique et commerciale globale occulte la réalité

Le bilan des conséquences de la mondialisation restera toujours douteux. Il n’en reste pas moins que des milliards de gens souffrent de la pauvreté et de la faim du fait de la mondialisation. On constate aussi une augmentation de la misère sociale dans les pays industrialisés, que le chômage reste élevé et que l’injustice sociale se répand au plan mondial. La raréfaction des ressources naturelles, la mise en danger de l’environnement sont d’autres facteurs qui mettent en évidence l’exploitation de notre planète. Nous devrons nous plier aux conditions cadres en acceptant le fait qu’il n’y a pas un monde unifié. La géographie, le climat et la culture offrent au monde une variété qui doit se retrouver aussi dans un aménagement varié de l’économie, du commerce et de la politique d’approvisionnement. Le président bolivien le formule ainsi: l’OMC doit «respecter les intérêts des pays en développement en ne limitant pas leur pouvoir de définir et mettre en œuvre leurs politiques nationales dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie et des services.» J’irais même plus loin en exigeant que l’OMC respecte les intérêts de toutes les nations.
La Suisse pourrait servir de médiateur

La Suisse est réellement prédestinée à jouer le rôle de médiateur. La culture politique, nos valeurs et l’histoire économique du pays pourraient servir de fil conducteur à la délégation suisse. La structure étendue des domaines industriels, le réseau fin comprenant des entreprises grandes, moyennes et petites, dominées par l’artisanat forment la base d’une économie solide, orientée vers les besoins des régions, c’est-à-dire dans des espaces restreints. Une économie dont la force sur le marché intérieur lui a permis de s’étendre avec succès sur les marchés internationaux. Cette robustesse de l’économie helvétique pourrait – à la condition d’être adaptée aux besoins des pays – servir de modèle à d’autres économies.
La conseillère fédérale Doris Leuthard a regretté l’échec des négociations à l’OMC à Genève et souhaite redonner vie au cycle de Doha pour arriver à un succès. Cela pourrait être le cas dans la mesure où elle abandonnerait la doctrine du libre-échange pour se tourner sérieusement vers les besoins des pays afin de trouver des solutions alternatives. Dans sa lettre ouverte, Juan Evo Morales Ayma indique la direction à prendre lors de futures négociations. Pourquoi ne pas suivre ses propositions et chercher des solutions qui seront finalement profitables à tous les peuples?   


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