Merci de vous connecter ou de vous inscrire.

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session

Auteur Sujet: Josef Allen Hynek (astronome et ufologue)  (Lu 3926 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

labbe

  • *
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 4306
Josef Allen Hynek (astronome et ufologue)
« le: 02 août 2008 à 20:40:58 »


Josef Allen Hynek (1910-1986) était un astronome et ufologue américain. Il est célèbre pour avoir été conseiller scientifique du projet Blue Book entre 1951 et 1969.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Josef_Allen_Hynek
IP archivée
L'abbé bête qui monte...... Plus connu sous le nom du Père Loose..... Marié illégitimement à la Mère Tume

Diouf

  • Membre d'honneur
  • *******
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 5894
Re : Josef Allen Hynek (astronome et ufologue)
« Réponse #1 le: 09 octobre 2008 à 16:11:26 »


Ann Eller


Salut. C’est Kerry Cassidy de Projet Camelot. Il y a quelque temps nous avons eu la chance d’interviewer Ann Heller qui a travaillé six mois avec J.Allen Hynek et avait gardé des relations amicales avec lui, jusqu’à sa mort en 1986.

Nous n’avons pas publié l’interview à cause d’un problème pour synchroniser le son et l’image,  dû á une série d’impulsions electromagnétiques envoyée á la camera pendant l’interview. Nous publions l’audio parce que nous pensons que le contenu est si fascinant qu’il en vaut la peine.

A cause du temps passé avec Hynek, elle a une vue complètement différente sur ce qu’il pensait des OVNIS ainsi que sur ce qui s’est passé lors de son entretien avec Steven Spielberg au sujet de Rencontres du Troisième Type. Il se peut qu’il ait suggéré la scène de la fin du film, dans laquelle nous voyons Richard Dreyfus et un groupe de scientifiques monter dans un vaisseau aliène.

Cela rejoint le Projet Serpo Quoique l’histoire de Serpo puisse contenir beaucoup de désinformation, il s’y trouve une parcelle de vérité qui concerne le Programme Spatial Secret. A l’heure actuelle, Richard C.Hoagland enquête sur ce programme.

Je crois que vous aurez du plaisir á lire cette interview et nous sommes très heureux  de pouvoir vous présenter Ann Eller maintenant.

Ann Eller:  Je me suis levée pour parler lors de la première conférence. Léo m’avait demandé de dire quelques mots. J’ai donc dit à tout le monde que le Dr.Hynek les saluait tous, puis  j’ai continué en parlant un peu des recherches. Et il s’est trouvé que j’ai dit: On ne pense pas que vous êtes fous. Le gouvernement est de mêche avec les aliènes.

Kerry Cassidy:  Après cette bombe,nous entrerons au coeur de l’interview. Elle a clamé ça comme ça, et je n’ai pas pu m’empêcher de le metre au tout début…


Début de l’interview
 
Kerry:    Pouvez-vous raconter comment nous nous sommes rencontrées? Parce que c’est vous qui nous avez trouvé, c’est inhabituel.

Ann:  Oui. Je ne sais plus comment je suis arrivée avec Internet chez Projet Camelot, mais vous savez, un lien vous en apporte un autre, j’ai trouvé le vôtre et j’ai commencé à lire sur votre projet, en pensant, eh bien, ceci est extrèmement louable.

Durant toute ma vie adulte, je n’ai cessé de penser qu’il était important de donner cette information au grand public en l’alertant sur notre gouvernement et sur tout ce qu’ils ont gardé caché depuis toutes ces années. Je me suis donc fait connaitre pour vous apporter mon soutien et je crois que c’est lors de ce premier contact que j’ai dit: Oh, au fait, j’ai travaillé avec Dr. Hynek pendant six mois, étant son assistante personnelle lorsqu’il a emménagé en Arizona. C’était en 1985. Puis, vous m’avez contactée.

Kerry:
  Okay.

Ann:  Je pense avoir commencé aux alentours de mars 1985 et je suis restée jusqu’en octobre. Je suis retournée à l’hopital en octobre. J’étais infirmière à l’époque et j’avais pris une absence de six mois pour faire ceci avec Dr.Hynek, parce que je pensais que j’avais une opportunité que je ne pouvais ignorer.

Kerry:
  Ok. Vous nous aviez dit, avant que tout ceci ne commence que vous aviez eu des rêves.

Ann:
  Oui, c’est ainsi que j’ai contacté le Dr.Hynek. Eh…bien, toute mon histoire commence en 1960 alors que je lis l’article du Reader’s Digest sur Betty et Barney Hill. Et à la fin de cet article. L’auteur termine en écrivant: Alors, réalité ou fiction? Nous laisserons le lecteur décider.
Cela m’a rendue furieuse. Je pensais: C’est évidemment réel. Je ne sais pas comment je savais que c’était réel, mais je savais que ça l’était.

J’étais donc intéressée par les aliènes et les OVNIS depuis 1960. Mais c’est en 1976 je crois que j’ai commencé à rêver constamment, nuit après nuit, et pendant quatre années, de vaisseaux extraterrestres, d’aliènes, d’autres planètes, d’autres mondes, de l’implication du gouvernement,  d’hélicoptères, de bases secrètes…et ça commençait à me render un peu folle comme le gars dans  Rencontres Rapprochées du Troisième Type avec sa purée de pomme de terre. [rires de kerry]

J’ai commencé à lire tout ce qu’il y avait sur les OVNIS et le nom du Dr.Hynek était mentionné dans chaque livre alors je me suis dit: Il est le type qui sait, qui a toutes les réponses, je vais lui écrire et lui demander ce qui se passe, s’il peut me diriger ou m ’introduire à quelqu’un en Arizona avec qui je pourrais parler de ces rêves.

Je lui ai donc écrit et n’ai pas eu de réponse avant neuf mois quand un soir le téléphone a sonné et j’ai décroché. Il a dit: J’aimerais parler avec Ann Eller.J’ai répondu: c’est elle même. Et il adit: C’est le Dr.Hynek.
A ce moment là, les bras m’en sont tombés. Il a dit: Je suis intéressé, je viens de trouver votre lettre, selle était tombée derrière mon bureau et je viens de la récupérer.  C’était typique de perdre une lettre et de la retrouver neuf mois plus tard. Il avait cette qualité qu’ont les professeurs distraits. Et il a dit: Vos rêves m’intéressent beaucoup. Nous en avons donc parlé pendant un moment.

Il voulait savoir si je les avais notés. J’ai répondu: plus ou moins, je pourrais probablement les rassembler. Et il dit qu’il avait un collègue (soit en Suisse soit en Suède, je pense que c’est la Suisse) qui faisait une recherche sur ces rêves, car c’était un phénomène mondial. J’ai donc tapé tous les rêves et avec l’aide d’un ami cher, il les a reçu et je n’ai plus entendu parler de lui.

Environ six ans plus tard, j’ouvrais le journal de Phoenix et c’était le titre de deuxième page; Dr.J Allen Hynek apporte la recherche ufologique en Arizona. J’avais peine à y croire! Pratiquement dans mon jardin, juste en bas de la rue vers l’école indienne. J’ai alors décidé que je me devais d’être impliquée.

Je travaillais de nuit á l’hopital. Un matin en sortant du boulot, je vais là bas et je rencontre Tina et Bryan, le couple qui a joué un rôle (avec d’autres) dans l’arrivée d’Hynek en Arizona. Ils vivaient dans une copropriété et le programme de recherche devait s’y dérouler. Ils avaient besoin de quelqu’un pour y établir un bureau. Alors j’ai dit que je voulais participer que ce soit pour nourrir le chat ou pour vider la poubelle, ça m’était égal. Je suis donc venue… je travaillais la nuit et venais le matin, je préparais le bureau, l’organisation des dossiers et je prenais les appels. Les gens appelaient. Je veux dire, á peine installés, les gens appellaient pour témoigner de leurs observations.

Kerry:  C’était á l’époque ou Hynek était déjà , avait… théoriquement avait fini… de travailler avec l’Air Force et ne travaillait plus sur Bluebook et tout ça, n’est-ce pas?

Ann:
  Oui.

Kerry:  Tout ça était derrière lui.

Ann:  Tout ça était derrière lui. Ce programme s’est terminé en 1969. Cette année là, il a quitté pour aller à Northwestern University oú il était professeur d’astronomie et créateur du CUFOS á Chicago. C’était son programme de recherche ufologique á Chicago. Donc pendant ces années là, c’était ce qu’il faisait en tant que civil.

Et ces personnes sont arrivées à le convaincre qu’il devait venir dand le sud-ouest. Et je suppose que le climat de Chicago y a contribué aussi. [rires de Kerry] Ils ont donc déménagé.


Ann Eller, Dr.J.Allen Hynek, son avocat, Tina et Bryan.

Je l’ai rencontré deux semaines après avoir débuté au centre. Je lui ai dit qui j’étais et lui ai rappelé que j’étais la personne qui lui avait envoyé les rêves. Bien sûr je pensais bien que mille personnes et plus avaient fait cela. Mais une semaine plus tard il m’a demandé si je voulais devenir son assistante et organiser son bureau. Toutes ses fournitures et meubles de bureau arrivaient  bientôt. Et il a dit: Je ne peux pas vous payer beaucoup, je vous paierai 100$ par semaine et nous essaierons d’obtenir des fonds. Et si nous obtenons des rentrées nous pourrons peut-être en faire un travail permanent.

J’ai donc quitté mon travail d’infirmière et suis allée travailler pour lui. Nous avions une relation super, une amitié très chaleureuse et très respectueuse. Personnellement, je l’aimais beaucoup.

J’ai passé des moments très en colère après lui, principalement après sa mort. Parce que durant ses années Bluebook, il avait blessé tant de personnes  et brisé leurs vies en expliquant leurs expériences pour leur dire que non, ils n’avaient pas vu ce qu’ils avaient vu. C’était Venus qui poursuivait la Lune. C’était un ballon sonde. C’était un avion. C'était des gaz de marais. N’importe. Cependant, il avait été embauché pour déboulonner, il faisait son travail et le faisait bien.

Kerry: Mm…hm.

Ann:  Mais j’étais très en colère après lui à cause de ça. Parce qu’à la fin de sa vie, la dernière chose qu’il m'ait dite  était:  J’ai eu mes propres experiences. Alors que pendant les six mois je lui demandais régulièrement: Vous-ont-ils déjà contacté? Avez-vous déjà vu un vaisseau? [rires de Kerry] Vous voyez, juste comme ça. Et nous en plaisantions.

Mais là, il était très sérieux et quand il m’a regardée, il avait ce regard qui sait: J’ai eu mes propres expériences. Et il a emmené ça dans sa tombe. Vous savez, personne d’autre n’a su cela, que je sache. Peut-être Mimi, son épouse.

Kerry:  Pour retourner un peu en arrière, il vous a envoyée pour une conférence à Laramie dans le Wyoming, c’est bien ça? 

Ann:
Oui. C’était une conférence  ufologique pour les contactés et les enquêteurs. Elle se tenait à l’Université du Wyoming et Leo Sprinkle en était l’hôte. Il était professeur de psychologie à l’université. Hypnotiste également. Il mettait les gens sous hypnose, les faisaient régresser et voyait s’ils avaient été contactés ou abductés. Il y avait eu quelques critiques sur son modus operandi, on n’était pas sûr que ce soit très professionnel.

Il m’a dit: Pourquoi n’irais-tu pas rencontrer Léo? Va voir, va rencontrer d’autres personnes, je pense que ça te plaira. Parce que le coté personnel de tout le scénario ufologique me plaisait ainsi que l’aspect métaphysique et spiritual. Alors j’y suis allée.

Kerry: Vous avez dit avant qu’Hynek était très branché tôle et boulons?

Ann:
Ah, oui.Absolument.Très concerné par ses références,il ne voulait pas qu’elles soient gâchées à jamais, de ce fait il ne desserrait pas les dents et était toujours très prudent. Et si nous avions une opinion, il la gardait pour lui-même à moins qu’elle n’implique du tôle et boulons. Il voulait des preuves tangibles.Il fallait qu’il voit le vaisseau, qu’il prenne une photo du vaisseau, qu’il touche le vaisseau, qu’il ait une sorte de radiation du vaisseau… du tôle et boulons comme ça, quoi.

Kerry:  Euh…euh.Quand vous travailliez pour lui, des photos d’OVNIS sont-elles passées sur votre bureau?

Ann:
Oui. Beaucoup.

Kerry:
  Beaucoup. Okay.

Ann:
Anciennes vous savez, d’il y a des années quand la pellicule était mauvaise, avec beaucoup de granulosité. Ah oui, beaucoup de photos d’ovnis.

Kerry:
  Et est-ce que vous avez jamais vu… parce que vous classiez des documents pour lui, n’est-ce pas?

Ann:  Oui.

Kerry:
  Avez-vous jamais vu..je ne sais pas, des informations sur Roswell, ou bien, vous voyez, ce genre de choses?

Ann:
  Bien. Nous avons eu beaucoup de documents déclassifiés qui avaient été  Top Secret à un moment. Mais là, plus des ¾ du document était noirci à l’encre et vous aviez une demi phrase ici et une autre demi phrase là; ça ne voulait plus dire grand chose. J’ai vu une liste des noms qui appartenaient au Majestic 12.

Kerry:
Vous vous souvenez des noms?

Ann:
  Et bien, l’un d’eux était Rockefeller. C’était un nom que je reconnaissais. Je pourrais en reconnaitre d’autres.
Il me semble qu’il y avait des amiraux. Et peut-être Brzezinski était l’un des noms. Mais nous savions que le président Eisenhower avait eu une rencontre avec les aliènes sur l’une des bases de l’Air Force. Je crois que c’était Holloman.

Kerry:  Quand vous dites que vous saviez… vous voulez dire vous-même et Hynek? Ou bien Hynek vous l’a fait comprendre? Ou alors comment?

Ann:
  Je suis très réticente pour dire qu’Hynek ait dit quoi que ce soit. C’était plus Tina, Bryan et moi-même et tous les gens qui sont venus au centre, toutes les informations que nous obtenions des gens qui passaient au centre.
Nous étions conscients qu’ Eisenhower avait rencontré les aliènes et que c’était sur la base d’Holloman dans les années cinquante.

Si vous avez lu Alternative3, c’est suffisant pour chambouler vos idées sur le gouvernement vous savez, sur le gouvernement bienfaisant.

Kerry:
  Alternative3 était quelque chose qu’Hynek aurait dû savoir?

Ann: Ah, oui. Absolument.Parce qu’en 1960, (et il était très impliqué avec l’Air Force à cette période)  Alternative3 a eu lieu en 1960.Tous ces scientifiques se sont rassemblé et il en était un. Quant à dire qu’il s’est impliqué dans leurs débats, je n’en suis pas sûre.

Kerry:  Et Jacques Vallée? Car vous avez dit, n’est-ce pas, qu’il était l’une des personnes qui venait voir Hynek?

Ann:
Oui, il venait. Ils étaient de bons amis.

Kerry:
Pensez-vous qu’il était… vous savez… euh.. je ne sais pas, peut-être..

Ann: Je ne sais pas pourr Jacques. Jacques était éminent dans le milieu OVNIS. Il écrivait beaucoup, était très plaisant et très important en France. Bien sûr il était français mais il vivait aux Etats-Unis. Ils sont allés à une conférence OVNI de très haut niveau à Paris l’été 85 lui et Hynek. C’était les Etats-Unis, les français, les japonais, et les russes qui se sont rencontrés cet été là. Je n’ai rien entendu de spécial qui soit sorti de cette rencontre.

Mais les français avaient de l’avance sur nous. Ils avaient déjà une documentation pour la population civile, que faire  si vous rencontriez un OVNI garé par exemple dans un champ. Donc…

Kerry:
  Vous nous avez raconté une anecdote sur Jacques Vallée, pouvez-vous la répéter pour la camera?  Quelque chose qui l’avait dérangé avec Hynek au sujet des gaz des marais.

Ann:
Oui. Cela a surgi lors d’une conversation avec Dr.Hynek, ils se remémoraient l’épisode ‘’ gaz des marais’’. Jacques était ennuyé  par Hynek qui avait dit devant la caméra : Ce sont des gaz des marais. Il disait: Pourquoi tu ne m’as pas appellé? Pourquoi? Je serais venu et on aurait pu faire ça ensemble.

Kerry:  En d’autres mots, aurait-il pu penser à autre chose? Qu’est-ce que cela impliquait?

Ann:
  C’était ça l’implication. Que l’affaire aurait été beaucoup mieux traitée.

Kerry:
Des gaz des marais c’était une mauvaise excuse pour …ok

Ann:
C’était donc l’incident.

Kerry:
  Vous souvenez-vous des autres personnes qui venaient le voir?

Ann:
  Dr.Willard Smith venait, il était un très bon ami de Dr.Hynek. Ils étaient proches de longue date et étaient comme deux jumeaux de la même taille et de stature semblable, ils se ressemblaient. Il venait de  Floride, un astrophysicien. Ils étaient juste de bons potes.

D’après ce que je comprends, Dr.Smith a eu les dossiers d’Hynek lorsque celui ci est mort. Ils étaient très proches, il est venu le voir cet été là, et Dr.Hynek lui a aussi rendu visite en Floride. Ils travaillaient toujours ensemble ces deux là.

Kerry:
  Ok. Donc tous deux étaient impliqués dans l’enquête …je suppose que quand vous dites ‘’ le travail’’ vous voulez dire ‘’ enquêter sur les rapports d’ovnis?''

Ann:
  Oui.

Kerry:
  Et les crashs? Avez-vous vu des informations sur les disques écrasés?  A-t-il jamais...

Ann:
Nous avons vu… nous avions un film au centre d’un ovni écrasé au Canada. Je me souviens des lumières clignotantes rouges et blanches sur le dessus du vaisseau. C’est tout ce dont je me souviens sur ce crash. Il y en a donc eu un au Canada que nous avons vu.

Mais il faut…les gens se posent toujours cette question. Dr.Hynek était l’astronome principal, civil, de l’Air Force américaine pendant 20 ans de 1948 à 1969. Il avait les autorisations les plus élevées et la clearance Top Secret. Donc, au cours de ces 20 années ( pour tout ce qui concerne les ovnis) il a été en première ligne de ces évènements, il a forcément vu les corps aliènes  et la soucoupe écrasée.

Je pense même qu’il y a plus que ça. D’autres opérations ont eu lieu, nous en avons entendu parler, comme Serpo et aussi… parce que souvenez-vous, dans le film  Rencontres Rapprochées du Troisième Type pour lequel Dr.Hynek était le conseiller technique, il y avait un groupe choisi et échangé, de militaires qui montaient dans le vaisseau pour aller sur la planète.

Kerry:
  Nous nous sommes souvent demandé oú Spielberg aurait pu avoir cette information pour l’inclure dans le scénario et ce que vous dites, en fait, c’est qu’il est possible qu’il l’ait obtenue de Hynek.

Ann:
  C’est possible… ou bien…mieux. Le scénario serait, Spilberg raconterait à Hynek: Et si on avait une sorte de programme d’échange avec les aliènes et  que l’on mette ça dans le film?  Ca irait? Alors Hynek dirait: Oui, vous pourriez suivre cette voie et l’inclure.

Je pense que c’est plus réaliste que ça. Dr.Hynek faisait très attention á ce qu’il disait parce que… il devait être toujours sur ses gardes, durant tout ce temps.

Kerry:
Quand vous dites qu’il devait être sur ses gardes, y a t-il eu des signes que des gens venaient le voir ou bien qu’il subissait des pressions? Recevait-il des coups de fil, aviez-vous remarqué qu’il était surveillé peut-être?

Ann:
  Non. Je ne peux pas vous dire avoir remarqué ça. Nous savions que tous nos téléphones étaient sur écoute. C’était un fait. Juste après mes débuts , j’ai commencé à avoir des maux de tête que je n’avais jamais eu auparavant et ils ont duré 10 ans. Maintenant, que ce soit lié à du materiel spécial, je n’en sais rien mais il n’y avait pas de MIB, ni de ‘ sales types’ qui venaient rendre visite.

Kerry:
   Il n’a jamais outrepassé la ‘’ conduite imposée’’ d’après ce que vous dites.

Ann:
  Non, jamais.

Kerry:
  Il restait dans les rangs et n’était une menace d’aucune sorte c’était normal qu’on ne lui mette pas la pression. Tout du moins ouvertement.

Ann:  C’est juste.

Kerry:
   Et sa mort? Pensez-vous qu’elle a été totalement naturelle?

Ann:  Beaucoup au centre ont spéculé que ce n’était pas naturel, mais comment savoir? Comment le prouver? Sûr qu’un homme de son âge… je veux vous raconter la comète de Haley, rappellez le moi.

Kerry:
  Okay.

Ann:
  Sûr que pour un homme de son âge, 76, c’est une chose normale de développer un cancer de la prostate mais ça n’allait pas mieux. Il a eu des spécialistes de Saint Louis á l’hopital Barnes et aussi á San Francisco. Puis, le cancer a métastasé et il est mort en 1986.

Mais ce que j’allais vous dire, c’est qu’il était convaincu qu’il mourrait á l’age de 76 en 1986. Il était né en 1910, l’année de la comète de Haley et il savait que quand elle reviendrait, 76 ans plus tard, il serait conduit vers la sortie.

Kerry:
  Vraiment? Il vous a dit ça?

Ann:
  Oui, il m’a dit ça.

Kerry:
  C’est fascinant.

Ann:  J’ai trouvé ça intéressant aussi et c’est exactement ce qui est arrive.

Kerry:  Donc, pour terminer, qu’y a t-il d’autre à raconter? D’autres informations qui pourraient être utiles pour le public au sujet d’Hynek?

Ann:
Et bien, j’aimerais mentionner son journal. Un jour, alors que je rangeais une étagère, j’ai découvert ce journal dans lequel chaque jour il avait écrit en code, et j’ai pensé: Pourquoi diable garde t-il un journal quotidie en code? Le code ressemblait à du morse. Point point tiret…il n’y avait aucun mot écrit. Je n’aurais jamais pu deviner le code. Il y avait juste les dates et puis ce code.

Vous savez bien qu’en ufologie nous émettons des soupçons facilement et je pensais: Est-ce qu’il travaille pour les deux cotés? Est-ce possible? Jusqu’à ce moment là ça ne m’était jamais venu à l’esprit. Il était très réglo tout le temps que j’étais là bas.

Il y a eu un autre incident. C’est une lettre que j’avais trouvée, non ouverte, date de la poste: 1954. Vous savez qu’ Hynek était professeur d’astronomie à l’université de l’état du Ohio, la lettre venait d’un asiatique ou d’un oriental. C’était Wong ou bien Ling, quelque chose comme ça.
La lettre relatait que cette personne (peut être un étudiant ou un collègue d’université) avait découvert ces signaux dans son radio télescope. Les signaux avaient été identifiés, ils venaient de la région de Vénus et étaient intentionnels, ou bien étaient des transmissions, ou alors… il y avait une intelligence derrière ces transmissions. Ca n’était pas juste quelque chose qui se produisait à cause du temps.

Kerry: Et cette lettre était restée fermée jusqu’à ce que vous la trouviez? C’est cela?

Ann:  C’est cela. J’étais la secrétaire et je me suis dit: Ca alors! Une letter d’un… ce n’était pas difficile pour moi de penser qu’il avait simplement oublié de l’ouvrir.

Kerry:
  Okay.

Ann: Alors je l’ai ouverte et je n’en revenais pas. Puis j’ai pensé que ça avait été envoyé à Hynek pour qu’il la garde au cas ou quelqu’un d’autre découvre ces transmissions et s’en accapare la découverte en déclarant que la vie existe sur Vénus. Ce type avait fait cette découverte en premier. Je l’ai donc montrée à Dr.Hynek, il en a pris connaissance et je ne l’ai jamais revue.


Kerry: J’espère que vous avez apprécié cette interview, c’est une production Project Camelot.

Produit par Kerry Cassidy et Bill Ryan.
« Modifié: 09 octobre 2008 à 16:17:34 par Diouf »
IP archivée
Un peuple de moutons finit par engendrer un gouvernement de loups. -Agatha Christie

titilapin2

  • ***
  • Hors ligne Hors ligne
  • Sexe: Homme
  • Messages: 2307
  • en l'honneur de ma fille
Re : Josef Allen Hynek (astronome et ufologue)
« Réponse #2 le: 09 octobre 2008 à 17:24:21 »

Merci Diouf pour ta brillante traduction, c'est mieux que les paraboles de Google translate ;)
IP archivée

Arcanes

  • ****
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 188
Josef Allen Hynek
« Réponse #3 le: 03 avril 2011 à 11:20:55 »

Officielle ressource B.S.S.A.

Le Dr. Hynek fut l'un des scientifiques les plus impressionnants que j'ai rencontré en travaillant sur le projet ovni, et j'en ai rencontré un bon nombre. Il évita de faire 2 choses que certains d'entre eux faisaient : vous donner la réponse avant de connaître la question ; ou immédiatement commencer à exposer ses réalisations dans le domaine de la science

Hynek naît le 1er mai 1910 à Chicago (Illinois) de parents tchécoslovaques. Il fait ses études dans les écoles publiques de la ville, et sort du lycée technique Crane en 1927. Il entre alors à l'Université de Chicago, dont il obtient un B.S. en 1931, puis un doctorat en astrophysique en 1935.

Cette année-là il commence à enseigner à l'Université de l'Ohio, où il rejoint l'équipe de l'observatoire McMillin. Il travaille avec N. T. Babrovnikhoff, observant Nova Herculis en 1934 et Nova Lacerta en 1936.

En 1942, avec la 2nde guerre mondiale, il est affecté comme scientifique civil travaillant sur le développement du fusible de proximité radio au Laboratoire de Physique Appliquée de l'Université John Hopkins.

En 1946 de retour au civil et à l'Université de l'Ohio, il reprend la direction jusque là assurée par Emerson McMillin, jusqu'à la retraite du professeur Manson. Il occupe à cette époque une double fonction, assurant également la direction de l'Observatoire Perkins.

Un premier signe

Au printemps 1948, Hynek est recruté par l'USAF pour faire partie de la 2nde génération d'experts du projet Sign :

    J'enseignais l'astronomie à Colombus, l'Université de l'Ohio. Un jour 3 hommes — et ils n'étaient pas vétus de noir — sont venus me trouver, envoyés par la base Air Force de Wright Patterson située à Dayton, dans les environs. Je me souviens qu'ils ont commencé à me parler de la pluie et du beau temps, de choses comme ça, et finalement l'un d'entre eux m'a demandé ce que je pensais des soucoupes volantes. Je leur ai répondu que pour moi c'était un ramassis d'absurdités, et ça a paru les mettre à l'aise. Alors ils en sont venus au sujet de leur visite. Ils ont déclaré qu'ils avaient besoin d'un conseil en astronomie parce que leur mission consistait à tenter d'éclaircir ces histoires de soucoupes volantes. Ils disaient avoir besoin d'un astronome pour faire le tri entre les phénomènes liés aux météorites, et autres objets célestes. J'ai pensé que ce serait amusant d'accepter, et de bénéficier d'une classification top secret, et tout le reste.
...
Source et suite : http://rr0.org/personne/h/HynekJosefAllen/index.html

modération : sujet fusionné - citation raccourcie
« Modifié: 27 mai 2011 à 23:49:17 par katchina »
IP archivée
C'est une chose étrange à la fin que le monde. (Jean d'Ormesson).

Nemo492

  • Administrateur
  • *******
  • Hors ligne Hors ligne
  • Sexe: Homme
  • Messages: 14782
Re : Josef Allen Hynek (astronome et ufologue)
« Réponse #4 le: 08 mai 2011 à 17:11:46 »

Rencontre rapprochée avec le Dr J. Allen Hynek

Cette interview date de 1985. On la doit à Dennis Stacy, rédacteur-en-chef de l'UFO Journal, la publication mensuelle du MUFON de 1985 à 1997. Elle est sous-titrée "An Interview With The Dean" (le Doyen) :

Pendant deux décennies, de 1948 à 1969, le Dr. J. Allen Hynek (1910-1986) fut consultant en astronomie auprès de l'US Air Force. Cependant son domaine ne recouvrait pas le programme spatial naissant, ni même la Lune et les étoiles, mais les Objets Volants Non-Identifiés. En 1973, il a fondé le CUFOS (Center for UFO Studies) dont il assurait la direction ainsi que l'édition de son magazine, "International UFO Reporter."

DENNIS STACY : Dr. Hynek, en tant que scientifique, vous êtes certainement le plus ancien dans l'étude du phénomène ufologique. Racontez-nous comment cela a commencé..

ALLEN HYNEK : Ce n'est pas bien compliqué. Au printemps 1948, j'enseignais l'astronomie à Colombus, l'Université de l'Ohio. Un jour trois hommes, et ils n'étaient pas vêtus de noir, sont venus me trouver. Ils étaient envoyés par la base Air Force de Wright Patterson située à Dayton, dans les environs. Je me souviens qu'ils ont commencé à me parler de la pluie et du beau temps, de choses comme ça, et finalement l'un d'entre eux m'a demandé ce que je pensais des soucoupes volantes. Je leur ai répondu que pour moi c'était un ramassis d'absurdités, et ça a paru les mettre à l'aise. Alors ils en sont venus au sujet de leur visite. Ils ont déclaré qu'ils avaient besoin d'un conseil en astronomie parce que leur mission consistait à tenter d'éclaircir ces histoires de soucoupes volantes.

Ils disaient avoir besoin d'un astronome pour faire le tri entre les phénomènes liés aux météorites, et autres objets célestes.

J'ai pensé que ce serait amusant d'accepter, et de bénéficier d'une classification top secret, et tout le reste. A cette époque, ça s'appelait le Projet Sign, et certains participants avaient l'air de considérer le problème asse sérieusement. En même temps, il s'était creusé un fossé important au sein de l'Air Force entre deux écoles de pensée. D'un côté il y avait ceux qui préparaient sérieusement un rapport d'évaluation destiné au General Vandenburg, mais de l'autre il y avait un groupe d'opposants qui finalement emportèrent le morceau, et les plus motivés furent disséminés dans différents endroits. En d'autres termes, les négatifs avaient eu le dernier mot.

Ma propre participation à ce "Projet Sign" n'avait rien arrangé à cette situation, parce que je pense que la plupart de mes propres évaluations étaient empreintes d'une tournure négative. J'allais chercher très loin des explications naturelles, parfois même quand ça ne tenait pas debout. Je me rappelle ce cas du Snake River Canyon, je pense que c'est celui-là, où un homme et ses deux fils avaient vu un objet métallique descendre en tourbillonnant dans le canyon, ce qui avait entraîné un balancement au sommet des arbres. En voulant à toutes fins établir une cause naturelle à ce phénomène, j'ai déclaré que c'était une sorte de remous atmosphérique. Bien entendu je n'avais jamais constaté un tourbillon de ce genre, ni je n'avais au fond une quelconque raison de croire que ça puisse même exister.

Mais j'étais tellement préoccupé d'y voir une cause naturelle que j'arrivais à me convaincre qu'il ne pouvait y avoir d'autre explication. Il m'a fallu pas mal de temps pour changer ma tournure d'esprit.

STACY : Est-ce que l'Air Force exerçait une sorte de pression sur vous afin que vous aboutissiez à des explications conventionnelles pour de tels phénomènes ?

HYNEK : Il y avait bien une pression implicite, je le confirme absolument.

STACY : En d'autres termes, vous vous êtes retrouvé dans une situation bien connue d'avoir à faire plaisir au patron ?

HYNEK : Oui, on peut le dire comme ça, bien qu'en même temps je n'allais pas à l'encontre de mes principes scientifiques. En tant qu'astronome et physicien, je concevais qu'à priori toutes choses dans ce monde doivent avoir une explication rationnelle. Il n'y avait pas la place pour des si ou des quoique, dans ce domaine.

Dans les cas insolubles, je pensais qu'on finirait toujours, en cherchant davantage, avec d'autres moyens d'investigation, par trouver une explication.

Mon coefficient d'abattage était d'environ 80%, et j'étais plutôt satisfait du résultat. Ca me laissait un 20% de cas non élucidés, mais l'Air Force le ramenait à trois ou quatre pour cent en utilisant des moyens statistiques que je ne me serais jamais autorisés. Pour vous donner un exemple, les cas jugés insuffisamment documentés étaient considérés chez eux comme affaires classées ! Ils pratiquaient aussi d'autres tricheries. Si une lumière avait été observée, il adoptaient le raisonnement selon lequel "puisque les avions ont des phares, par conséquent c'est probablement un avion".

Ensuite, à la fin de l'année, au moment de compiler les statistiques, ils laissaient tomber les "possible" et "probable", et c'est un avion qui avait été vu.

STACY : Qu'est-ce qui a amené votre changement de perception du phénomène ?

HYNEK : Deux choses, en fait. L'une était l'attitude entièrement négative et intransigeante de l'US Air Force. Ils ne voulaient laisser aucune possibilité que des ovnis puissent exister, quand bien même ils se mettraient à évoluer dans nos rues en plein jour. Tout devait pouvoir s'expliquer. J'ai commencé à m'opposer à cela, bien que je pensais à peu près de la même façon, parce que j'en venais à penser qu'ils ne s'y prenaient pas de la bonne manière.

On ne peux pas présumer que tout est noir en permanence. Deuxièmement, nous avions parfois affaire à des témoins de qualité, et je me trouvais déstabilisé. Un bon nombre de cas avaient été rapportés par des pilotes militaires, par exemple, et je savais qu'ils étaient parfaitement entraînés, c'est alors que j'ai commencé à me dire que, bon, peut-être qu'il y a quelque chose d'autre.

C'est le fameux cas du "gaz de marais" qui m'a finalement fait basculer. A partir de ce moment-là, j'ai commencé à considérer les rapports sous un angle différent, au point de reconnaître que certaines affaires pourraient être dûes à des engins réels.

STACY : A mesure que votre propre attitude évoluait, est-ce que celle de l'US Air Force a également changé à votre égard ?

HYNEK : Elle a bien sûr changé, assez radicalement. En arrière-plan je dois préciser que le Dr. James E. McDonald, avec qui j'entretenais une relation amicale et qui était à l'époque un spécialiste de la météorologie atmosphérique à l'Université de l'Arizona, et moi-même, avons eu des accrochages assez vifs. Il m'accusait fréquemment, déclarant qu'en tant que conseil scientifique de l'US Air Force, je devais marteler la porte des généraux en insistant pour que les travaux soient mieux conduits. Je lui répondais : "Jim, j'étais sur place, tu n'y étais pas, tu ne peux pas connaître leur état d'esprit". Ils recevaient leurs instructions du Pentagone, suivant les recommandations du Robertson Panel de 1953, pour eux le sujet était complètement discrédité, point final, rien à ajouter.
C'était l'attitude prédominante. Le panel avait été composé par la CIA, et je siègeais parmi ces gens-là, mais on ne me demandait pas de co-signer les résolutions. Si on me l'avait demandé, je n'aurais d'ailleurs pas signé, parce que leur attitude était essentiellement négative envers cette affaire. Aussi, quand Jim McDonald m'accusait en somme de commettre une erreur de procédure scientifique, j'ai du lui répondre que j'avais fait ce qui m'était demandé, mais que les généraux n'étaient pas disposés à m'écouter. Ils ne voulaient entendre que les avis du Dr. Donald Menzel et les autres types du Département d'Astronomie de Harvard.

STACY : Avez-vous pensé qu'on allait vous montrer la porte et vous demander de partir sans demander son reste ?

HYNEK : Pendant deux semaines environ. Ca doit vous rappeler l'affaire de Tycho Brahé et Johannes Kepler dans l'histoire de l'astronomie ? Brahé avait fait les observations, mais ne savait pas quoi en penser, et Kepler, qui était myope et ne pouvait pas observer directement, en a tiré les conclusions.

Alors, pour l'essentiel, j'ai tenu le rôle de Kepler pour le Tycho Brahé de l'Air Force. Je savais que l'Air Force accumulait les données et je voulais y avoir accès, aussi j'ai fait un usage intensif des photocopieuses de Wright-Patterson.

J'ai pratiquement gardé une copie de tous les éléments, parce que je savais qu'un jour ces documents auraient leur importance. Vers la fin, cependant, je ne communiquais plus que très rarement avec le Major Quintanilla qui était notre responsable. Nous entretenions d'excellentes relations amicales au début, et puis les choses ont très mal tourné, tout ça parce qu'un de ses lieutenants était à mes yeux un abruti complet.

C'était du genre "la faute à Jupiter ou Vénus" sans plus. Vous n'avez pas idée de la fermeture d'esprit, de la stupidité de cette attitude. J'ai montré beaucoup de ténacité, mais je peux vous assurer que pendant tout le temps de cette collaboration avec l'US Air Force, nous n'avons jamais eu le moindre dialogue un tant soit peu scientifique sur ces sujets.

STACY : Ils n'étaient donc pas vraiment motivés pour entreprendre une véritable recherche dans ce domaine ?

HYNEK : Ils se disaient intéressés, bien sûr, ils étaient prêts à tout pour empêcher qu'une affaire intéressante puisse attirer "l'attention des medias". Par contre, ils n'avaient pas le moindre problème pour exposer aux journalistes ceux des cas qu'ils étaient parvenus à résoudre. C'était une situation vraiment pitoyable.... Je pense que leur plus grande erreur dans les premiers temps, fut de ne pas s'adresser aux universités ou à des groupes académiques.

Ils considérait la question comme une affaire d'espionnage et ça devient de plus en plus difficile à gérer pour eux. Après tout, l'Air Force coûte assez cher aux contribuables pour assurer la sécurité de notre espace aérien, et ça la ficherait mal d'avoir à reconnaître que " il y a bien quelque chose de ce côté mais nous n'y pouvons rien ".

Ils ne pouvaient pas supporter d'en arriver là, aussi ils se sont contentés de l'attitude bien humaine de faire le nécessaire pour protéger leurs propres intérêts. Leur discours consistait à dire que nous avions résolu 96% des cas, et que la solution des 4% restant n'était qu'une question de moyens.

STACY : Voulez-vous revenir sur cet exemple fameux des apparitions de 1966 dans le Michigan, qui avait été évacué par l'idée des "gaz de marais", mais qui avait finalement amené l'US Air Force à demander l'assistance d'une université prestigieuse ?

HYNEK : Oui, vous vous en souvenez, c'est devenu comme une blague nationale, où on parlait du Michigan comme "l'Etat du Gaz des Marais". Ca avait fini par entraîner une Audition devant le Congrès, à la demande de celui qui était à l'époque un membre du Congrès, Gerald Ford, qui bien sûr est celui qui part la suite devint Président des Etats-Unis. Le Comité Brian O'Brien fut chargé de l'investigation, et il fit un travail remarquable. Si on avait tenu compte de leurs recommandations, les choses auraient beaucoup mieux tourné.

Ils avaient préconisé que l'US Air Force soit déchargée du sujet des Ovnis, et confié à un groupe d'universitaires, afin que ce domaine soit investigué le plus largement possible. Finalement, l'affaire ne revint pas un un tel groupe, mais une université fut approchée, et en particulier un homme dont ils étaient certains qu'il serait perspicace, en la personne du Dr. Edward Condon à l'Université du Colorado. C'est comme ça qu'est né le Comité Condon, qui a produit le rapport que l'on sait.

STACY : Le Comité a-t-il fait appel à votre témoignage ou à vos conseils ?

HYNEK : Dans les tous premiers temps, j'ai été sollicité pour venir leur parler, exposer un résumé de la situation, mais ça s'est arrêté là. Ils n'ont surement tenu aucun compte de mes réflexions.

STACY : En 1968, le Rapport Condon fut publié qui donnait une impression générale plutôt négative, et l'US Air Force s'est servi de ses conclusions pour se débarrasser du problème. Etiez-vous toujours l'un de leurs conseillers ou consultants à cette époque ?

HYNEK : Oh, oui, je suis resté auprès de l'US Air Force jusqu'au dernier moment, mais c'était seulement sur le papier. Personne n'avait encore coupé la tête du poulet, mais le poulet était mort. Les derniers jours du "Blue Book" il n'y avait plus qu'un semblant d'activité à classer des paperasses.

STACY : Qu'était devenu le phénomène Ovni à cette époque ?

HYNEK : Eh bien, comme vous le savez, le rapport Condon a conclu qu'un groupe de savants s'était penché sur le phénomène ovni et que l'affaire était enterrée. Bien sûr, les ovnis n'avaient rien à faire de ce rapport, et ils sont revenus en force avec la Vague de 1973. - Source
IP archivée
On n'est jamais si bien trahi que par ses amis les plus prôches.
Les amis d'hier peuvent être les enfoirés de demain.
http://cryonautes.com - http://protocole-oracle.com