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Auteur Sujet: Les hommes de Néanderthal n'étaient pas stupides  (Lu 1927 fois)

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titilapin2

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Les hommes de Néanderthal n'étaient pas stupides
« le: 29 Août 2008 à 19:32:39 »

Mercredi 27 Août 2008 - AFP 



 

Les hommes de Néanderthal n'étaient pas aussi stupides que l'on croit et apparaissent aussi doués pour faire des outils que l'ancêtre de l'homme moderne, l'homo sapiens, selon une nouvelle étude américano-britannique


L'étude publiée dans le Journal of Human Evolution met en doute la théorie selon laquelle les hommes de Néanderthal, une espèce qui a disparu d'Europe il y a quelque 28.000 ans après avoir cohabité pendant 10.000 ans avec les homo sapiens, s'est éteinte parce qu'elle n'était pas capable de fabriquer d'aussi bons outils. Des équipes de chercheurs de l'Université d'Exeter en Angleterre, de la Southern Methodist University de Dallas, la Texas State University, et de la Think Computer Corporation, ont passé trois ans à produire des outils de pierre.

Ils ont recréé des outils faits à partir d'éclats de silex et ont comparé le type d'outils créés par les hommes de Néanderthal et ceux faits par les homo sapiens.

Pour vérifier si les homo sapiens avaient une capacité supérieure à fabriquer des outils, les chercheurs ont analysé les données sur le nombre d'outils produits, leur capacité à couper, la quantité de matériau brut nécessaire et la durabilité des outils.

Les scientifiques ont conclu qu'il n'y avait pas de différence statistique entre l'efficacité des deux techniques.

D'autres études ont expliqué la disparition des hommes de Néanderthal par le refroidissement du climat et leur incapacité à adapter leur méthodes de chasse alors que des espèces comme les mammouths et les bisons migraient vers le sud.

Autre source: http://mag.livenet.fr/post/les-hommes-de-neanderthal-netaient-pas-idiots-1284.html
« Modifié: 04 Septembre 2008 à 10:04:03 par titilapin2 »
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labbe

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Re : Les hommes de Néanderthal n'étaient pas stupides
« Réponse #1 le: 29 Août 2008 à 20:35:39 »



A ce sujet j'ai uen petite explication perso qui germe dans ma tête depuis un moment.
Prenons les indiens d'amérique par exemple.
Ces peuples étaient pour certains perchés...
Ils sont tombés sur des cinglés déconnectés de la nature...
Les Européens.
Matérialistes.
Eux vivaient en parfaite adéquation avec leur monde.
La violence était toujours justifiée.
Voilà a mon avis ce qui fit disparaître des peuples.
Néanderthal aussi je pense.
de la même manière il est tombé sur un autre peuple complètement cinglé...
Qui est notre ancêtre ;)

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titilapin2

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Re : Les hommes de Néanderthal n'étaient pas stupides
« Réponse #2 le: 29 Août 2008 à 21:19:53 »

Bonjour Labbe,

Cueilleurs contre chasseurs?
Ces périodes ont-elles été si paisibles?   ???
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labbe

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Re : Les hommes de Néanderthal n'étaient pas stupides
« Réponse #3 le: 30 Août 2008 à 14:28:10 »


Oui je pense.
Les indiens des plaines étaient très paisibles d'après ce que j'ai lu ou entendu sur le sujet.
Ils faisaient aussi la guerre mais c'était un art de vivre.
Quand tu mets deux personnes en face l'une qui pense que l'humilation revient a tuer quelqu'un et une autre qui lui fou un coup de fusil dans la gueule on peut dire que y'a deux vision du monde.
Comme disait Clint dans un Western... dans la vie y'a ceux qui ont un fusil et ceux qui creusent... toi tu creuses  ;D
« Modifié: 30 Août 2008 à 16:31:11 par labbe »
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palu

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Re : Les hommes de Néanderthal n'étaient pas stupides
« Réponse #4 le: 30 Août 2008 à 20:27:41 »

Je pensais avoir lu que la cause de l'extinction de l'homme de Néanderthal était plus dûe à des maladies, et des comportements isolationnistes (vivaient en famille et non en tribu) d'où une fragilité accrue malgré la supériorité de sa force physique...

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labbe

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Re : Les hommes de Néanderthal n'étaient pas stupides
« Réponse #5 le: 30 Août 2008 à 20:58:08 »



Ce sont des hypothèses mon ami Palu.
Ce que je te dis doit être plus "réel".
Enfin je peux me tromper...
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titilapin2

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Re : Les hommes de Néanderthal n'étaient pas stupides
« Réponse #6 le: 04 Septembre 2008 à 10:05:51 »


Accueil » Grand Sud » Hautes-Pyrénées   05 Août 2008 | 12h02
 
Lannemezan. Un mystère de plus de 40.000 ans


Archéologie. Des archéologues sur la piste de l'homme de Néanderthal.
Que faisait l'homme de Néanderthal dans la grotte du noisetier de Fréchet-Aure ?

Depuis quatre ans, une équipe d'archéologues tente de percer ce mystère vieux de plus de 40.000 ans. « Nous avons trouvé des traces indirectes de leur présence, explique Vincent Mourre, responsable des fouilles. Il y a des outils de taille caractéristique, des traces d'actions sur des ossements d'animaux, des stries de coupe. »

Dans un premier temps, les scientifiques envisageaient cette grotte comme une halte de chasse liée au gibier de montagne comme le bouquetin. « Mais nous avons aussi trouvé du cerf qui n'est pas un animal particulier de la montagne. » Découverte majeure des fouilleurs, une dent de lait d'enfant a fait évoluer les pistes de réflexion. La grotte du noisetier était-elle une étape pour l'homme de Néanderthal ?

Travail d'orfèvre
Subventionnées par le ministère de la Culture et le conseil général des Hautes-Pyrénées, ces fouilles impliquent une vingtaine de bénévoles, pour la plupart étudiants en archéologie.

Outre le travail à l'intérieur de la grotte, ils scrutent chaque centimètre carré de gravats, selon une méthode pointilleuse. Armés de leur pince à épiler et d'un œil avisé, ils répartissent ce que d'aucuns prendraient pour des cailloux. « Nous trouvons des vertèbres de poissons, des dents de rongeurs mais aussi des éclats. » L'an passé, une dent d'ours avait été identifiée. « Une fois ce tri réalisé, les éléments trouvés sont dispatchés dans toute la France, chez des spécialistes. »

Vincent Mourre utilise une approche expérimentale pour comprendre le mode de vie de nos lointains cousins. « Nous essayons de retrouver les gestes qu'ils effectuaient selon le matériau utilisé. » Ainsi, des outils sont fabriqués « à la manière de l'homme de Néanderthal ».

Cette nouvelle campagne de fouille doit durer trois ans au cours desquels les archéologues entendent partager leurs découvertes avec le public. Une exposition est donc envisagée

Source: http://www.ladepeche.fr/article/2008/08/05/469589-Lannemezan-Un-mystere-de-plus-de-40-000-ans.html
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titilapin2

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Re : Les hommes de Néanderthal n'étaient pas stupides
« Réponse #7 le: 04 Septembre 2008 à 10:12:34 »


Qu’est-ce que l’humain ?, Pascal Picq, Michel Serres & Jean-Didier Vincent, Editions Le Pommier.





« Qu’est-ce que l’humain ? » regroupe trois discours prononcés lors du banquet d’ouverture du Collège de la Cité des sciences et de l’industrie. Les trois invités : deux savants un peu philosophes, Pascal Picq et Jean-Didier Vincent, et un philosophe assez savant, Michel Serres. Etant donné la densité de ces trois textes, il ne sera question ici que de l’un d’eux, « L’humain à l’aube de l’humanité » de Pascal Picq, paléoanthropologue.

Après avoir rappelé que sa discipline étudie l’évolution biologique et se différencie de la préhistoire — qui étudie les cultures précédant l’invention des écritures —, PP souligne la complexité de la question « Qu’est-ce que l’humain ? » Quarante ans après les observations des chimpanzés, des gorilles et des orangs-outangs par Jane Goodall, Diane Fossey et Biruté Galdikas respectivement, nos connaissances, écrit PP, permettent de dire que les critères qui fondent l’homme sont plus ou moins partagés avec nos frères les grands singes, notamment les chimpanzés et les bonobos. La bipédie se retrouve chez les grands singes et surtout les bonobos, les plus arboricoles de tous. Idem pour l’outil, car des éthologues redécouvrent dans les années 1970, en Afrique d l’Ouest, que les chimpanzés brisent des noix à l’aide de pierres ou de bouts de bois. En ce qui concerne la vie sociale, les hommes, les chimpanzés et les bonobos vivent dans des sociétés de fusion-fission, c’est-à-dire que les individus se séparent pour vaquer à leurs occupations et retrouvent le groupe pour nouer d’autres relations sociales. Plus précisément, la politique, la morale et le mensonge, ces trois éléments indissociables de notre vie sociale existent chez nos frères chimpanzés ! Autres points communs : la guerre, la chasse et le partage de la nourriture, la sexualité, les rires et les pleurs…

Ces caractéristiques que nous partageons avec nos frères d’évolution, commente PP, signifient que les fondements de notre humanité proviennent de notre ancêtre commun, qui vivait quelque part en Afrique vers 7 millions d’années, ou que les chimpanzés ont entamé leur hominisation dans la forêt alors que nous évoluions dans les savanes arborées. Bien qu’on ignore actuellement si la lignée dont sont issus les hommes s’est séparée de celle qui a produit les chimpanzés d’aujourd’hui en Afrique de l’Est avec Orrorin ou en Afrique de l’Ouest avec Toumaï, ces deux fossiles confirment nos origines africaines. « Depuis ce dernier ancêtre commun on ignore tout de l’évolution qui a conduit aux grands singes actuels. Eux aussi ont évolué, jouant sur le jeu des possibles légués par notre dernier ancêtre commun. Car, rappelons-le avec force, tout ce que nous partageons avec les chimpanzés et les bonobos actuels provient de notre dernier ancêtre commun. Ce sont là les fondations communes de nos comportements, à partir desquels s’est construite notre humanité. Quant à notre lignée, elle s’est épanouie entre 4 et 3 millions d’années avec la diversité des australopithèques, répartis sur toute l’Afrique. On en connaît au moins cinq espèces contemporaines, dont la célèbre Lucy. »

L’entrée dans les âges glaciaires, entre 3 et 2,5 millions d’années, fait disparaître ce peuple australopithèque. L’accumulation de grandes quantités d’eau sous forme de glace aux pôles réduit la pluviosité, le climat devenant globalement plus sec et plus saisonnier en Afrique. Les forêts reculent devant l’expansion des savanes alors que le milieu s’ouvre. Apparaissent alors les premiers hommes : Homo habilis, Homo rudolfensis, Homo ergaster…

Puis se produit, il y a environ 2 millions d’années, un événement considérable, sans doute l’un des actes fondateurs de l’humanité en devenir. Des hommes – proches d’Homo habilis ? — sortent d’Afrique. «Après cela, nos ancêtres nous laissent peu de traces entre 1,7 et 0,7 million d’années. Mais au cours de cette période, tous les autres hominidés disparaissent. Dès lors, notre lignée africaine se réduit au seul genre Homo. On retrouve les Néandertaliens ou Homo neandertalensis et les premiers hommes modernes, Homo sapiens ou Cro-Magnon, autrement dit nous, au Proche-Orient entre 110 000 et 50 000 ans. Ces deux types d’hommes partagent les mêmes complexes culturels.» Survient également une révolution majeure, portée par certaines populations d’Homo sapiens : la révolution symbolique, avec l’art qui apparaît sous toutes ses formes.

PP se demande si la dernière frontière entre les grands singes et nous passe par le langage, ce langage qui nous permet justement d’évoquer la question de l’humain. En d’autres mots, le langage ferait-il l’humain ? PP raconte une expérience troublante menée avec un chimpanzé nommée Sarah, à laquelle on avait appris le langage gestuel des sourds et muets. « Le célèbre psychologue Gordon Gallaup lui propose une série de photographies représentant des personnes qu’elle connaît et des chimpanzés avec lesquels elle vit. Lorsqu’on lui demande de séparer les animaux des humains, elle place , sans hésiter, tous les animaux d’un côté, dont son père, qui n’a pas appris le langage par gestes, et, de l’autre, les photographies des femmes et des hommes qu’elle connaît ainsi que son propre portrait !

Nous voilà donc, écrit PP, de nouveau confrontés à la question des origines de l’humain ! ? « Selon moi, l’humain est loin d’être une évidence qui va de soi. C’est une construction de notre psychisme qui s’appuie, nécessairement, sur un substrat cognitif dont les origines remontent au-delà du dernier ancêtre commun que nous partageons avec les chimpanzés. Au cours de leur évolution, les chimpanzés ne sont pas devenus des hommes ; quant aux hommes, il n’est pas certain qu’ils soient devenus humains ». [/i] Homo sapiens, ajoute PP, n’est pas humain de fait. S’il a inventé l’humain, il lui reste à le devenir, ce qui sera fait lorsqu’il regardera le monde autour de lui avec humanité. L’humain, conclut Pascal Picq, c’est aussi un devoir d’humanité.


Source: http://www.lexpress.mu/display_article_sup.php?news_id=113682
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