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Auteur Sujet: Elections américaine, novembre 2008 : VAINQUEUR ----> BARACK OBAMA  (Lu 28420 fois)

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dificultnspa

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Re : Elections américaine, novembre 2008
« Réponse #15 le: 17 septembre 2008 à 09:28:04 »

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AUX U.S.A., ON TE SAISIT TON DROIT DE VOTE EN MÊME TEMPS QUE TA MAISON

Posted by libertesinternets under Manipulation de l'opinion, Nouvelle Barbarie, Observatoire de l'empire, Subprime
[3] Comments

On est à fond dans la stratégie annonçée par Greg Palast, dans son livre l’an dernier. Le but de l’opération n’est plus de bourrer les urnes ou de traffiquer les résultats (trop visible) mais tout simplement d’empécher un maximum d’électeurs du camp adverse de se rendre aux urnes. A la fin, l’élection se joue sur une poignée de voix… commme dans l’Ohio, en 2004, ou la victoire de Bush a été décidée sur une avance de moins de 45 000 voix (pour un pays de 300 millions d’électeurs

[Gregoire Seither - IES News Service - 12/09/08]

L’Etat du Michigan est un “swing state”, un Etat où le basculement même infime de la majorité des votes pourrait bien décider du résultat de l’élection présidentielle US de 2008. Le comté de Macomb est lui même un levier important pour décider du résultat de l’élection. Les électeurs Démocrates y sont nombreux, mais aussi les indécis. La victoire se jouera donc sur quelques milliers, voire quelques centaines de voix.

Dans le comté de Macomb, comme ailleurs, la crise du “subprime” a surtout frappé des familles pauvres, noires, dont les faibles revenus ne permettent pas la poursuite du paiement de traîtes immobilières qui ont triplé par endroit. Des milliers de personnes ont perdu leurs maisons, saisies pour non paiement des traites. Aujourd’hui, grace au Parti Républicain, ces personnes vont également perdre leur droit de vote.

Comme par hasard, la majorité de ces personnes vit dans des districts électoraux traditionnellement acquis au Parti Démocrate.

James Carabelli, premier secrétaire du Parti Républicain dans le comté de Macomb, Michigan, a compilé une liste de maisons saisies et des noms de leurs propriétaires, afin de contester la participation de ces personnes à l’élection de Novembre prochain. “Si leur maison a été saisie, c’est donc qu’ils n’habitent plus ici… et donc ils ne devraient pas avoir le droit de voter ici.”

‘Nous avons compilé les listes des maisons saisies et nous allons être vigilant que personne ne puisse utiliser ces adresses pour prétendre voter dans les bureaux de vote que nous supervisons.” Pour Carabelli, il s’agit simplement de respecter la loi.

La législation électorale de chaque Etat permet aux partis politiques de désigner des  ’superviseurs électoraux’ qui ont le pouvoir d’empécher une personne de voter. Les superviseurs ne se contentent pas de surveiller le bon déroulement du vote, ils peuvent également contester le droit de vote d’une personne “pour laquelle ils ont de bonnes raisons de penser que cette personne n’est pas en droit de voter dans ce bureau de vote”. Il peut s’agir d’une personne tentant de voter alors qu’elle est privée de droits civiques (felon), il peut s’agir d’un étranger en situation irrégulière… ou tout simplement une personne qui ne réside pas vraiment dans la circonscription électorale.

Le Parti Républicain du Michigan compte apparemment s’appuyer sur ce dernier point pour empécher de voter des personnes “qui ne sont plus résidentes du district, puisque leur maison a été saisie”.

De nombreux experts juridiques mettent en doute la légalité d’une telle démarche. Pour Gerald Hebert, ancien expert électoral pour le Ministère de la Justice U.S. et directeur du Campaign Legal Center à Washington : “vous ne pouvez pas empécher un citoyen d’user de son droit de vote, sans élément concret à présenter. Une note de saisie n’est pas une preuve suffisante que la personne ne réside plus dans le district, la plupart des personnes ne quittent pas immédiatement leur maison, même quand elle a été officiellement saisie par la banque.”

Pour Hebert, “cette tactique est de toute évidence une manoeuvre mesquine pour écarter des urnes des gens dont on soupçonne qu’ils ne voteront pas pour le candidat McCain. On n’est plus en Floride, ils ne trafficotent plus les bulletins de vote et les machines à voter, ils empèchent simplement un maximum d’électeurs Démocrates de se rendre aux urnes. Soit par des méthodes légales comme celle-ci, soit par du harcèlement, soit par du sabotage de l’élection, en provoquant des embouteillages dans les bureaux de vote, obligeant les gens à faire la queue pendant longtemps… toujours dans le but de les décourager d’aller voter. “

L’exploitation de la crise du subprime à des fins électorales est une nouvelle illustration de l’étroite implication de la campagne de John McCain avec les milieux financiers engagés dans la saisie de centaines de milliers de maisons à travers le pays. Ainsi, dans le comté de Macomb, le bureau de campagne du Parti Républicain est installé dans les locaux de l’entreprise Trott & Trott, spécialiste de la saisie immobilière. Le fondateur de la société David A. Trott, a collecté près de 250 000 dollars pour la campagne de John Mc Cain.
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manu21

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Re : Elections américaine, novembre 2008
« Réponse #16 le: 17 septembre 2008 à 14:59:44 »

Image subliminale sur fox news de mc Cain.

dailymotion - image-subliminale-sur-fox-news-de-m_news
modération : aucune vidéo n'a été sélectionnée
« Modifié: 28 octobre 2011 à 01:01:14 par katchina »
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Ne demandez pas au peuple de comprendre autrement il n'obéirait plus.

dificultnspa

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Re : Elections américaine, novembre 2008
« Réponse #17 le: 17 septembre 2008 à 19:05:18 »

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Les américains sont ils en train de se rendre compte que le capitalisme débridé mis en place ces dernières années est une ineptie ??



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ÉLECTION AMÉRICAINE •  La crise convertit McCain à la réglementation

Face à la grave crise du système financier américain, le candidat républicain John McCain propose l'adoption de règles plus strictes. Le quotidien The Washington Post rappelle qu'il a pourtant longtemps défendu des thèses libérales.


Il y a dix ans, le sénateur John McCain a soutenu une loi visant à déréglementer le secteur de la banque et des assurances. Le texte supprimait une série de dispositions qui avaient été adoptées au fil des décennies et mettait sur pied un marché financier moins limité censé, selon ses partisans, provoquer une croissance économique accrue. Aujourd'hui, à l'heure où le gouvernement Bush s'efforce d'empêcher l'effondrement de l'American International Group (AIG), la plus grande compagnie d'assurance du pays, et de stabiliser Wall Street, le candidat républicain à la présidence s'efforce de se faire passer pour un champion de la réglementation décidé à mettre fin "au comportement irresponsable, à la corruption et à la cupidité sans limite" de Wall Street.

"Le gouvernement doit agir pour défendre l'intérêt public, et c'est exactement ce que j'ai l'intention de faire", a-t-il déclaré, combatif, le 16 septembre, lors d'un meeting à Tampa [Floride]. "Dans mon administration, nous tiendrons les gens de Wall Street pour responsables. Et nous introduirons des réformes pour éviter que ces scandales ne se produisent tout court." McCain espère exploiter la colère des électeurs qui cherchent quelqu'un à qui faire porter le chapeau pour la catastrophe économique qui menace la valeur de leur logement, leur compte en banque et leur plan retraite. Le soutien qu'il a accordé jadis aux tentatives de déréglementation du Congrés et ses propos contre "l'intervention du gouvernement" sur le marché libre donnent cependant à Barack Obama la possibilité de pousser l'avantage que possèdent traditionnellement les démocrates en période de troubles économiques.

En 2002, McCain a présenté une proposition de loi visant à déréglementer le marché de l'Internet à haut débit. Trois ans auparavant, il s'était associé avec d'autres républicains pour faire passer une législation soutenue par Phil Gramm, à l'époque sénateur du Texas et aujourd'hui conseiller économique de l'équipe de campagne de McCain. La loi Gramm-Leach-Bliley visait à améliorer la compétitivité des institutions financières du pays en faisant tomber les murs qui avaient été dressés pendant la Grande Dépression entre les banques, les sociétés d'investissement et les compagnies d'assurance. Le texte a permis à AIG de participer à la ruée vers l'or sur le marché mondial de la banque et de l'investissement. Il a aussi permis à des sociétés comme AIG et Lehman Brothers de devenir des monstres chargés de prêts risqués et de mauvais investissements.

McCain condamne aujourd'hui les dirigeants de ces sociétés pour avoir poursuivi les ambitions que permettait la loi Gramm-Leach-Bliley. "Dans leur quête incessante d'argent facile, ils ont imaginé des montages d'investissements qu'ils ne comprenaient pas eux-mêmes", a-t-il déclaré. Ces agissements ont été selon lui favorisés par "la négligence des organismes de contrôle de Washington", qui travaillent de façon "dispersée, nonchalante et inefficace".

La riposte d'Obama

Obama s'est empressé de souligner de ce qu'il a appelé cet "intérêt soudain pour la déréglementation", et a accusé son adversaire de soutenir "un système défaillant qui ruine l'économie américaine". Il a attribué la responsabilité de la crise à une "philosophie économique" soutenue aveuglément par McCain et le président Bush. "John McCain a passé des décennies à Washington à soutenir les institutions financières au lieu de leurs clients. Alors, soyons clairs : ce que nous voyons depuis quelques jours, c'est tout simplement la condamnation d'une philosophie économique qui a échoué", a-t-il déclaré.

Obama a aussi ironisé sur la proposition du candidat républicain de mettre sur pied une commission pour étudier la crise : "C'est le plus vieux truc de Washington." "Ce n'est pas le 11 septembre. On sait comment on s'est retrouvé dans ce pétrin", a-t-il ajouté. "Ce qu'il nous faut maintenant, c'est un gouvernement qui nous sorte de là. Moi, je vous le donnerai, mais pas John McCain. Voilà le choix auquel sont confrontés les Américains dans cette élection."

Obama a réitéré ses propositions économiques : un plan d'aide et des protections pour les propriétaires de logement en difficulté et, à long terme, une amélioration de la réglementation des marchés financiers, ceci incluant la création d'un groupe consultatif informant régulièrement le président. Les changements proposés par McCain sont tout aussi vagues. "La loi donnera un accès permanent à la comptabilité et aux comptes de nos banques et autres institutions financières", a-t-il déclaré. "Ceci limitera les dettes et les risques qu'une banque peut prendre. Et surtout, je promets des réformes pour empêcher la folie de la spéculation qui risque de menacer nos marché, et qui a déjà tant nui à notre économie."

Michael D. Shear
The Washington Post
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labbe

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L'abbé bête qui monte...... Plus connu sous le nom du Père Loose..... Marié illégitimement à la Mère Tume

Haziel

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Re : Elections américaine, novembre 2008
« Réponse #19 le: 19 septembre 2008 à 00:27:45 »

COUCOU LES MENTEURS AMERICAINS !

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Par ALLAIN JULES, jeudi 18 septembre 2008 à 23:19 dans Général / Général


Américains, aimez-vous votre pays ? Si oui, ré-écoutez avec quel régal ces gens se sont moqués de vous, insultés, trainés dans la boue, vilipendés. Bush, Mccain qui veut faire 100 ans en Irak, Powell, Rumsfeld etc. Avez-vous la mémoire courte ? Voulez-vous que votre pays continue sur la même lancée pendant encore 4 ans ?

http://leflingueur.lejdd.fr/2008/09/18/66-coucou-les-menteurs-americains

youtube - wake up america ! John Mc Cain - Sarah Palin ?
modération : cette vidéo n'est plus disponible car l'utilisateur qui l'a mise en ligne a fermé son compte youtube
« Modifié: 28 octobre 2011 à 01:04:35 par katchina »
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dificultnspa

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Re : Elections américaine, novembre 2008
« Réponse #20 le: 23 septembre 2008 à 07:54:03 »

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Barack Obama relancé par la crise financière


De l'un de nos envoyés spéciaux à New York, Philippe Gélie
22/09/2008 | Mise à jour : 23:42


À la faveur d'un week-end dominé par la crise financière, Barack Obama est repassé devant John McCain dans tous les sondages nationaux. Il affiche 4 points d'avance dans le baromètre Gallup, cinq dans la dernière enquête CBS News, deux selon l'Institut Zogby et un dans le sondage quotidien Rasmussen, le seul qui donnait encore l'avantage au républicain deux jours plus tôt.

Avant même le séisme qui a secoué Wall Street la semaine dernière, l'économie était citée comme préoccupation dominante par la majorité des Américains. Près de 80 % estiment que le pays se porte mal et 60 % jugent Obama mieux armé pour répondre aux problèmes présents (contre 53 % pour McCain). Le même nombre considère que le démocrate comprend et partage les soucis des gens ordinaires, contre seulement 48 % pour son rival républicain. Ces perceptions peuvent expliquer le retour de balancier encore fragile en faveur d'Obama.

Mais les deux prétendants à la Maison-Blanche traversent une période d'ajustement difficile : «Je ne peux pas retrouver une élection de l'ère moderne dans laquelle les candidats aient eu à prendre position sur un problème d'une telle ampleur aussi près de la date du scrutin», relève Michael Berman, un stratège démocrate. Tout en gardant leur rhétorique électorale combative, le démocrate et le républicain ont eu des réactions très proches au plan d'urgence de 700 milliards de dollars proposé par l'Administration Bush. Tous deux le soutiennent et pressent le Congrès de l'entériner rapidement. Mais l'un et l'autre demandent des mesures de contrôle accrues et souhaitent que les contribuables, ainsi que les propriétaires frappés par la crise immobilière, ne soient pas oubliés. «Pour l'instant, l'Administration Bush n'a proposé qu'un concept assorti d'une facture impressionnante, pas un plan digne de ce nom, a déclaré Obama en campagne dans le Sud. En échange de leur soutien, les Américains doivent avoir la garantie que l'accord reflète les principes essentiels de justice et de transparence.»

McCain a été le plus violent des deux. «L'Administration Bush a échoué. Je les tiens pour largement responsables. Des Américains innocents, ne travaillant ni à Wall Street ni à Washington, se retrouvent victimes de la cupidité, des excès et, disons-le, de la corruption. Depuis Adam Smith, il y a un contrat social entre le capitalisme et le peuple : il a été rompu.» Après avoir reconnu durant les primaires que l'économie n'était pas son fort, le candidat républicain tente de reprendre l'ascendant : «J'ai proposé un plan pour remédier à la faillite des institutions (financières). Le sénateur Obama n'a pas cru bon d'en faire autant. Au moment où l'on a besoin de leadership, il n'a pas été à la hauteur.»

Le démocrate, dont la stratégie reposait de longue date sur le calcul que l'élection se jouerait sur l'économie, essaye de gagner en crédibilité : il parle de «péril national», dénonce «la philosophie de dérégulation excessive» et promet une approche plus «responsable». Mais l'expérience montre qu'en temps de crise, les électeurs se prononcent plus sur la personnalité des candidats que sur leur programme. En ce sens, la nature profonde de la course n'a sans doute pas changé.
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harlock

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Re : Elections américaine, novembre 2008
« Réponse #21 le: 25 septembre 2008 à 08:08:34 »

LES ELECTIONS AMERICAINES EN SUPSEND !?

Citation de: le nouvel obs
McCain suspend sa campagne
NOUVELOBS.COM | 25.09.2008 | 07:44
Les prétendants à la Maison Blanche appellent, dans un communiqué inédit, les démocrates et républicains à travailler "ensemble" pour résoudre la crise financière. Barack Obama n'a toutefois pas suspendu sa campagne et a rejeté l'appel de John McCain à repousser leur premier débat prévu vendredi.


Barack Obama et John McCain
(c) Reuters

John McCain a annoncé, mercredi 24 septembre, qu'il suspendait sa campagne pour la présidentielle américaine en raison de la crise financière et qu'il allait regagner Washington. Son porte-parole Brian Rogers a souligné dans un communiqué que l'équipe de campagne du candidat républicain allait également suspendre toute publicité et toute collecte de fonds.
Le prétendant républicain à la Maison Blanche a, par ailleurs, expliqué qu'il avait demandé à son adversaire démocrate Barack Obama de le rejoindre dans la capitale fédérale et d'accepter un report du premier de leurs débats prévu vendredi à l'Université du Mississippi.
Mais Barack Obama a rejeté l'appel de John McCain à repousser ce débat, observant qu'il fallait que les Américains assistent à un débat entre lui et McCain, maintenant plus que jamais.
Toutefois, les deux candidats ont rendu public mercredi soir un communiqué commun affirmant que démocrates et républicains devaient travailler "ensemble" pour résoudre la crise.

Lequel des deux candidats a eu le premier l'idée ?

Avant même ces déclarations, Bill Burton, porte-parole de Barack Obama, avait réagi à la déclaration de John McCain, soulignant que le sénateur de l'Arizona avait fait cette annonce de façon unilatérale après avoir convenu d'une action commune des deux candidats sur l'initiative du candidat démocrate. D'après lui, le sénateur de l'Illinois a en effet appelé personnellement John McCain mercredi matin.
"A 8h30 ce matin, le sénateur Obama a appelé le sénateur McCain pour lui demander s'il se joindrait à la publication d'une déclaration conjointe soulignant les principes qu'ils partagent et les conditions pour la proposition du Trésor" et "exhortant le Congrès et la Maison Blanche à agir" d'une manière concertée entre républicains et démocrates "pour approuver une telle proposition", a déclaré Bill Burton.
"A 14h30, le sénateur McCain" a rappelé et "accepté de se joindre à lui pour rendre publique une telle déclaration", a-t-il ajouté.
Brian Rogers, porte-parole de John McCain, a cependant affirmé que Barack Obama n'avait pas joint son adversaire républicain mercredi matin. Il a "téléphoné au sénateur McCain à 8h30" mais "ne l'a pas joint", a-t-il dit dans une déclaration. "L'objet de l'appel du sénateur Obama au sénateur McCain n'a jamais fait l'objet de discussions. Le sénateur McCain a rencontré des conseillers économiques et parlé à des dirigeants du Congrès durant toute la journée avant d'appeler le sénateur Obama. A 14h30, le sénateur McCain a téléphoné au sénateur Obama et a exprimé sa profonde préoccupation quant au fait que le plan" présent "sur la table" ne passerait pas sous sa forme actuelle, "il a demandé au sénateur Obama de se joindre à lui en revenant à Washington" pour déployer des efforts de manière concertée entre démocrates et républicains "pour résoudre ce problème".

Un débat sur la politique étrangère

John McCain a mis en garde contre de graves conséquences si le Congrès ne trouvait pas rapidement un accord sur le projet de sauvetage de 700 milliards de dollars proposé cette semaine par l'administration Bush. Si rien n'est fait, "le crédit va se tarir, avec des conséquences dévastatrices pour notre économie", a-t-il dit dans une déclaration lue à New York. "Nous ne pouvons pas laisser cela se produire".
De son côté, le sénateur de l'Illinois a tenu un grand rassemblement en Floride où il a passé la majeure partie de la journée en compagnie de collaborateurs afin de préparer le débat prévu vendredi qui doit porter sur la politique étrangère.
Selon une déclaration, John McCain doit intervenir jeudi lors du Forum "Initiative mondiale Clinton" puis regagner Washington pour se concentrer sur les problèmes financiers du pays. Le sénateur de l'Arizona souhaite que le président George W. Bush organise une réunion à Washington, à laquelle assisteraient les deux candidats à la Maison Blanche. (Avec AP)

Le new world order est en place ?
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harlock

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Re : Elections américaine, novembre 2008
« Réponse #22 le: 25 septembre 2008 à 14:18:44 »

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Quand Sarah Palin se fait bénir contre la sorcellerie

toujours tiré du nouvel obs :

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Une vidéo datant de 2005 et diffusée sur internet montre la candidate républicaine à la vice-présidence se tenant debout devant un pasteur dans l'église de l'Assemblée de Dieu. Ce dernier demande à Jésus d'épargner la candidate de "toute forme de sorcellerie".

pour avoir l'article complet aller :ICI
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cosmos

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Re : Elections américaine, novembre 2008
« Réponse #23 le: 25 septembre 2008 à 19:39:06 »

C'est très malin de la part de Mc Cain cette volonté de suspension des élections.
En proposant un rassemblement autour de Bush face à la crise Américaine il se pose en candidat ayant la carrure d'un chef d'état, de quoi redorer son blason  ;D

Il évite le débat prévu demain avec Obama!

Il invite son adversaire à aider le camp républicain à résoudre la crise.
Si Obama refuse, ca pourrait être mal vu par les Américains.
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dificultnspa

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Re : Elections américaine, novembre 2008
« Réponse #24 le: 30 septembre 2008 à 08:49:36 »



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Le premier débat donne des ailes à Obama


J.C. (lefigaro.fr) avec AFP et AP
29/09/2008 | Mise à jour : 17:20 | Commentaires  12


Tous les sondages, réalisés après sa première confrontation télévisée avec John McCain, vendredi, donnent une franche avance au candidat démocrate.
 

John McCain a décidé de ne pas se laisser démonter par les derniers sondages : après quatre jours d'interruption de sa campagne, le candidat républicain a repris lundi le chemin des meetings, direction Columbus, dans l'Ohio, puis Desmoines dans l'Iowa.

Pourtant, à presque un mois de l'élection présidentielle, les récentes enquêtes d'opinion semblent montrer que son rival a pris l'avantage après le débat de vendredi, à Oxford, Mississippi. Et ce, alors que les observateurs avaient conclu à un match nul après l'événement.

Selon un sondage Los Angeles Times/Bloomberg, son rival Barack Obama creuse l'écart avec lui, avec 49% d'opinions favorables. C'est 5 points de plus qu'avant le premier duel présidentiel.

Malgré sa prétendue inexpérience, 46% des téléspectateurs jugent le candidat démocrate plus «présidentiable», contre 33% pour le sénateur de l'Arizona. Un écart qui s'accroît chez les indécis (44% contre 16%).

De même, 43% des personnes interrogées estiment que Barack Obama a fait preuve d'«honnêteté et d'intégrité» pendant le débat, contre 34% pour le candidat vétéran.

Selon cette enquête, John McCain n'a pas convaincu en annonçant mercredi la suspension de sa campagne, pour se consacrer à la crise financière. Pour 46% des sondés, le républicain a fait une manœuvre politique. Seuls 38% pensent qu'il a agi pour le bien du pays.

Obama a séduit les indépendants


Ce nouveau sondage fait suite à une série d'enquêtes annonçant déjà cette tendance.

Dimanche, un sondage réalisé par l'institut Gallup pour USA Today montrait déjà que 46% des personnes ayant suivi le débat estimaient qu'Obama s'en était mieux sorti que McCain. Trente-quatre pour cent étaient d'un avis contraire.

Concernant l'intérêt des propositions faites par les deux hommes, l'avantage était encore plus net : 52% pour Obama et 35% pour McCain.

Une enquête Knowledge Networks pour CBS News portant seulement sur les «électeurs indépendants» révélait également que 39% des sondés donnaient Obama vainqueur contre 24% pour McCain, 37% estimant qu'il y avait eu match nul.

Dimanche, le dernier sondage quotidien de l'institut Gallup évaluait à 50% les intentions de vote en faveur de Barack Obama, contre 42% pour John McCain.

Les deux candidats à la Maison-Blanche doivent se retrouveront le 7 octobre pour un deuxième débat à l'université de Belmont à Nashville dans le Tennessee, puis le 15 octobre à Hempstead dans l'Etat de New York pour une dernière confrontation.

D'ici là, les deux candidats à la vice-présidence, la républicaine Sarah Palin et le démocrate Joe Biden, en découdront jeudi à Saint-Louis dans le Missouri.
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dificultnspa

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Re : Elections américaine, novembre 2008
« Réponse #25 le: 06 octobre 2008 à 08:18:30 »


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Publié le 06/10/2008 à 07:33 - Modifié le 06/10/2008 à 07:43 Le Point.fr


J - 30 : Barack Obama donné gagnant, John McCain ôte les gants



Par Patrick Sabatier



Si l'élection avait lieu aujourd'hui, le démocrate Barack Obama serait assuré de rafler la Maison-Blanche face à John McCain. DENNIS COOK/AP

Cliquez ici pour accéder à notre dossier spécial élections américaines

Obama élu président des États-Unis ! À J -30 du scrutin du 4 novembre, c'est Karl Rove qui le dit. Le gourou de la stratégie électorale républicaine, architecte des victoires de George W.Bush en 2000 et 2004, constatait ce week-end sur son site rove.com, que si l'élection avait lieu aujourd'hui, le candidat démocrate serait assuré de rafler au moins 273 voix dans le Collège électoral, alors qu'il suffit d'en compter 270 pour entrer à la Maison-Blanche. Rove est arrivé à sa conclusion, qui rejoint celle d'à peu près tous les experts politiques, en épluchant les 39 sondages publiés État par État entre le 1er et le 3 octobre.

"Si l'élection avait lieu aujourd'hui, écrit Rove (qui a quitté l'an dernier son poste de conseiller politique de Bush pour se lancer dans une carrière de commentateur), Obama raflerait tous les États que Kerry avait gagnés en 2004, plus le Nouveau-Mexique (5 voix), l'Iowa (7) et le Colorado (9)..." Le pronostic de Rove est renforcé par le constat dressé par un autre expert, Chuck Todd, le chef du service politique de la chaîne NBC : dans tous les États remportés par Bush en 2004 et que John McCain, le candidat républicain, doit impérativement conserver, Obama est en tête, ou fait jeu égal. C'est le cas de l'Ohio, de la Floride, de la Virginie ou du Missouri.

Conscient de perdre la bataille, McCain promet qu'il ne prendra "plus de gants"

Certes, comme l'a rappelé prudemment Karl Rove dimanche dans l'émission FOX Sunday , "la campagne va et vient... Cette course peut encore changer très rapidement, et elle connaîtra d'autres rebondissements au cours des quatre semaines qui viennent". Néanmoins, l'état de la course à J - 30 n'est pas tout à fait sans effets sur le résultat final. Le vote a déjà commencé dans 11 États et le District de Columbia. Au total ce sont 36 des 50 États qui permettent de voter par anticipation, et jusqu'à un mois avant le scrutin. Les politologues estiment que le 4 novembre, un tiers des électeurs auront donc déjà déposé leur bulletin dans l'urne. Cette proportion atteindra probablement 50 % dans certains États, dont certains des États clés (Nevada, Colorado, Nouveau-Mexique, Floride) où la course sera donc terminée bien avant le jour de l'élection. Du coup, la poussée d'Obama à la faveur de la crise financière dans tous les sondages (il a gagné nationalement entre 4 et 9 %) est probablement en train de déjà se traduire dans les urnes, et affectera le résultat final, quoi qu'il arrive d'ici un mois.

McCain, conscient qu'il est en train de perdre la bataille, a annoncé samedi qu'il "ne va plus prendre de gants" et que sa campagne va "durcir les attaques" contre le favori démocrate. Le Républicain sait que sa seule chance n'est plus de convaincre les électeurs que ses propositions, son bilan ou sa biographie font de lui le meilleur président, mais d'abattre Obama en vol, en exacerbant les réticences et les doutes qui persistent dans une partie de l'électorat sur sa personnalité, en raison de sa race, de ses origines multiculturelles, et de son parcours politique au sein d'une machine politique démocrate de Chicago, réputée pour ses moeurs corrompues mais aussi pour le poids qu'y occupe la gauche radicale.

La candidate républicaine à la vice-présidence, Sarah Palin, dans son nouveau rôle de "pitbull qui porte du rouge à lèvres" a tiré la première, samedi dans le Colorado. Elle a suggéré très directement que Barack Obama n'est pas un véritable Américain. "Il n'a pas la même conception de l'Amérique que vous et moi" et il "copine avec des terroristes", a-t-elle dit à ses partisans de manière provocatrice, propos aussitôt largement repris et diffusés par les médias. Elle faisait allusion aux relations entre Obama et Bill Ayers, l'ex-dirigeant de l'organisation gauchiste des Weathermen qui avait revendiqué des attentats au début des années 1970 dans le cadre du mouvement contre la guerre au Vietnam.

13 % des électeurs américains croient encore qu'Obama est musulman

Obama et Ayers, voisins à Chicago, ont siégé ensemble au conseil d'administration d'un organisme charitable et Ayers, devenu professeur d'université, a organisé une des premières réceptions en l'honneur d'Obama quand ce dernier s'est lancé dans la vie politique. Une enquête publiée samedi dans le New York Times a établi qu'en fait les liens d'Obama avec Ayers, dont il a condamné les activités de jeunesse (Obama avait huit ans à l'époque), sont restés superficiels.

Il est probable qu'aucun Américain de moins de 50 ans n'a la moindre idée de ce qu'étaient les Weathermen, et de leurs activités. Mais le but de la campagne McCain est beaucoup plus pernicieux. Il s'agit de coller au nom Obama le mot "terrorisme", marque infamante en particulier depuis le 11 Septembre, surtout pour qui sollicite la plus haute charge de l'État. Surtout qu'on suggère en même temps qu'Obama, dont 13 % des électeurs croient encore qu'il est musulman, n'est "pas tout à fait comme nous" et peut être soupçonné de mollesse dans la lutte contre les "terroristes islamistes". Les rapports d'Obama avec Ayers ne sont qu'une des trois charges contre lui que les républicains vont tenter d'exploiter pour imposer de lui une caricature de gauchiste ambitieux, prêt à tout et à qui on ne peut pas confier les clés de la Maison-Blanche.

On va probablement voir ressurgir les questions sur sa longue relation avec le révérend Wright, son pasteur avec lequel il a fini par rompre en raison de ses sermons maudissant l'Amérique. Ainsi que sur ses rapports avec le promoteur Antoin Rezko, condamné pour corruption. Il faut s'attendre à "une semaine glauque" d'attaques ad hominem , prédit Gerald Seïb, du Wall Street Journal. La campagne McCain doit à n'importe quel prix refaire de l'élection un référendum sur la personne de Barack Obama, plutôt que sur la politique économique conservatrice de Bush qui a plongé le pays dans la crise, et dont Obama n'arrête pas de marteler que McCain ne fera que la prolonger.

Le prochain débat présidentiel qui aura lieu mardi soir à Nashville (Tennessee), montrera si McCain, qui s'était engagé à mener une campagne " de haute tenue" au début de la course a décidé en désespoir de cause qu'il lui faut à présent se battre dans le caniveau.
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crystelle

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Re : Elections américaine, novembre 2008
« Réponse #26 le: 06 octobre 2008 à 08:30:51 »

Le gourou de la stratégie électorale républicaine, architecte des victoires de George W.Bush en 2000 et 2004, constatait ce week-end sur son site rove.com, que si l'élection avait lieu aujourd'hui, le candidat démocrate serait assuré de rafler COPIER COLLER Du texte ci-dessu. Ceci me fait penser à ce que l'on disait de Ségolène ROYAL vers le millieu de la campagne electorale. Mais attention ! Tout peu encore changer ! Voire basculer ! Là, je parle pour Obama.
« Modifié: 06 octobre 2008 à 08:38:53 par crystelle »
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Zoll

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Re : Elections américaine, novembre 2008
« Réponse #27 le: 07 octobre 2008 à 02:03:09 »

Un article intéressant et pertinent sur : http://www.voxnr.com/


Je choisis Obama
Philippe Delbauvre   

Je choisis Obama
Nous nous rapprochons en ce début septembre de l'échéance de la présidentielle américaine. Puisque les deux candidats ont été désignés, l'heure du choix est arrivé. Trois sont possibles : Obama, MacCain, l'abstention. Je vais tenter d'exprimer pourquoi mon choix s'est porté sur le premier.

Obama est le chouchou des médias aussi bien outre atlantique qu'ici même. Beaucoup considèrent qu'il est l'homme providentiel qui parviendra à résoudre les problèmes qui se posent tant aux américains qu'aux citoyens du monde entier. Persuadé du contraire, j'espère donc son élection afin que les hommes soient déniaisés puisqu'il échouera. Mieux, parce qu'il est ce qu'il est, il ne changera pratiquement rien.

Parce qu'Obama est noir beaucoup pensent que sa simple appartenance raciale contribuera à faire changer les choses. C'est oublier qu'avant d'être un noir, il est avant tout l'homme d'un système et d'ailleurs formé par ce système. Ceux qui ont une obsession pour la couleur de peau seront en cas de victoire bien obligés de se rendre à l'évidence : c'est le choix politique qui prime et non le chromatisme.

Parce qu'Obama est démocrate, beaucoup pensent que sa politique sera foncièrement différente de celle du président Bush. C'est oublier que les démocrates sont tout sauf des enfants de chœur. Ils savent simplement, à l'image de Bill Clinton, mieux communiquer que les républicains. Un Bill Clinton qui en Irak a fait avec son embargo beaucoup plus de morts que n'en a fait George Bush. Montrer qu'un démocrate dans lequel on place à tort beaucoup d'espoirs fait globalement la même politique qu'un républicain me semble une excellente chose.

Parce qu'Obama est jeune et dispose d'une silhouette svelte, beaucoup pensent qu'il opérera une rupture. C'est bien évidemment ridicule. L'orientation politique ne dépend pas de l'âge du capitaine qui n'est qu'une apparence.

Si malheureusement Obama venait à ne pas être élu, on entendrait entonner le refrain qu'avec lui tout aurait été différent. C'est justement cela qu'il faut éviter. Puisqu'il est le grand miracle, ce que je ne crois pas, il faut nécessairement l'essayer. Comme il ne changera fondamentalement rien, la déception des deux côtés de l'atlantique adviendra. C'est très exactement ce que je souhaite. Il faut montrer qu'aux Etats Unis rien n'est possible puisque le Système est verrouillé. Imaginez au passage une France où il n'y aurait ni Front National, ni extrême gauche et vous obtenez le système américain. On aurait tout comme aujourd'hui des alternances de personnes et non d'idées mais sans la possibilité de pouvoir exprimer autre chose.

C'est pour toutes ces raisons qu'Obama doit être élu. 
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dificultnspa

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Re : Elections américaine, novembre 2008
« Réponse #28 le: 08 octobre 2008 à 08:22:00 »

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McCain échoue à briser la dynamique pro-Obama


Philippe Gélie, notre correspondant à Washington
08/10/2008 | Mise à jour : 07:57 |


Crédits photo : AFP


Moins spectaculaire que celui de leurs vice-présidents, le duel des deux candidats aura permis de clarifier le choix du 4 novembre pour la majorité des électeurs.
 

John McCain avait besoin de briser la dynamique qui semble en train de porter Barack Obama vers la Maison-Blanche. S'il a tenu son rôle honorablement, le candidat républicain n'a probablement pas atteint cet objectif mardi soir, lors du deuxième débat retransmis depuis l'université Belmont de Nashville (Tennessee).

Assis sur de hauts tabourets et déambulant sur l'estrade devant 80 électeurs indécis chargés de poser la plupart des questions, les deux hommes se sont témoignés toute la froideur qu'ils éprouvent au terme d'une campagne sans merci. Les attaques ont fusé de part et d'autre, mais sans tomber au niveau de l'insulte personnelle observé ces derniers jours sur les podiums de campagne. Le démocrate est resté concentré sur la substance de ses propositions. John McCain a repris son leitmotiv du premier débat, répétant à une vingtaine d'occasions «je connais, je comprends» les défis et les solutions.

Obama marque sa différence

Abandonnant ce qui avait alors été pris pour de la «naïveté», Barack Obama ne s'est laissé aller qu'une seule fois (sur la Russie) à «être d'accord» avec son adversaire. Le reste du temps, il lui a rendu les coups avec calme et précision : «Sans surprise, je dois corriger ce que le sénateur McCain vient de dire.» Surtout, il a su marquer sa différence et, peut-être pour la première fois, donner corps au «changement» qu'il promet.

Moins spectaculaire que le duel des vice-présidents la semaine dernière, l'avant-dernier débat de la campagne a été dominé par le sérieux. Ceux qui suivent de près la politique américaine n'y auront rien appris de nouveau mais, pour la majorité des électeurs, il aura clarifié le choix qui leur est offert dans un mois.

À l'ombre de la crise économique, Obama a insisté sur les attentes de la classe moyenne, avec des accents rappelant Bill Clinton en 1992 («je ressens votre douleur») : «Je comprends votre frustration», a dit le sénateur de l'Illinois. «On ne peut pas demander à un enseignant qui gagne 35000 dollars par an de se serrer encore la ceinture.» Quand McCain a prétendu pouvoir réformer à la fois la santé, l'énergie et les retraites («je sais comment faire ça»), Obama a joué l'honnêteté : «Il nous faudra choisir nos priorités comme une famille doit le faire.» Quand on a demandé aux deux prétendants quels sacrifices ils attendaient du peuple américain, McCain a parlé de «gel des dépenses», sauf celles de l'armée. Obama a évoqué la solidarité fiscale des plus riches, les efforts de chacun pour consommer moins d'énergie et l'enrôlement des jeunes dans un service civique.

Le sénateur de l'Arizona a pris soin de se distinguer de George W. Bush, notamment sur les questions climatiques. Mais il est resté vague sur de nombreux sujets de préoccupation de l'électorat. L'assurance-maladie : «Nous devons faire toutes les choses nécessaires pour la rendre plus efficace. Le sénateur Obama veut mandater le gouvernement pour faire ceci ou cela. Il faut donner le choix aux gens et ne pas tout imposer.» Sur les retraites : «Ce n'est pas si difficile à régler. Nous connaissons les solutions», a-t-il assuré, indiquant qu'une «commission» en serait chargée. Il s'est présenté comme «un adversaire des hausses d'impôts pour les plus riches. Créons plutôt des emplois.» À la question : «La couverture de santé est-elle un droit, un privilège ou une responsabilité ?», McCain a répondu «une responsabilité», Obama : «Ce devrait être un droit pour chaque Américain.»

«J'aurai Ben Laden»

La politique étrangère a réservé peu de surprises. McCain a accusé son rival de «vouloir attaquer le Pakistan», affirmant pour sa part : «J'aurai Ben Laden, mes amis. Je sais comment m'y prendre. Mais je ne vais pas télégraphier mes coups à l'avance.» Riposte du démocrate : «C'est lui qui a chanté ‘Bombardons l'Iran' et qui a appelé à l'anéantissement de la Corée du Nord. Pas vraiment un exemple de discours modéré.» Obama a cependant tenu un discours musclé sur l'Iran, affirmant que «toutes les options resteraient sur la table» et que «ni l'ONU ni personne n'aurait un droit de veto» sur l'action des Etats-Unis.

Au bout d'une heure et demie, chacun a conclu sur son credo : «Il nous faut un changement fondamental, c'est l'enjeu de cette élection», a répété Barack Obama. Citant Ronald Reagan, Teddy Roosevelt et le général David Petraeus comme ses «héros», John McCain s'est montré plus sombre : «Les temps sont durs. Nous avons besoin d'une main ferme à la barre.» Mais l'argument ne joue pas nécessairement en sa faveur.

» Vidéos CNN - L'intégralité du débat
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crystelle

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Re : Elections américaine, novembre 2008
« Réponse #29 le: 08 octobre 2008 à 08:32:16 »

Je suis vachement impressionnée par le respect d'Obama Vis à vis de son adversaire Mc Caine. Vraiment. (Regardez-bien le regard d'Obama, vis à vis de Mc Caine.)
« Modifié: 08 octobre 2008 à 08:34:03 par crystelle »
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