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Auteur Sujet: Fil généraliste: Nasa - Lune - Mars - Militaires - Astronautes - coopérations  (Lu 80521 fois)

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titilapin2

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Les pôles de la Lune manqueraient de glace...
« Réponse #15 le: 29 Octobre 2008 à 22:07:59 »

Merci Bel23 pour le post...

Le 29 octobre 2008 à 11h25
 
Les pôles de la Lune manqueraient de glace...

Par Jean Etienne, Futura-Sciences

Les scientifiques sont déçus. Selon la mission lunaire japonaise Kaguya, il n’y a pas trace de glace dans le cratère Shackleton, un résultat qui pourrait faire revoir à la baisse les ambitions du futur programme de retour à la Lune américain. Et leur coût à la hausse…

Aux pôles de la Lune se trouvent des cratères un peu particuliers. En raison de leur profondeur, les rayons du Soleil n’en n’atteignent jamais le fond, et cette situation dure au moins depuis deux milliards d’années. L’eau qu’ils auraient pu recevoir, véhiculée par l’incessant bombardement cométaire aux débuts de la formation du Système solaire, aurait pu être protégée de toute évaporation ou sublimation par le froid ambiant, inférieur en permanence à 90 kelvins, soit -183°C.

Vue en coupe d'un cratère lunaire situé au niveau du pôle suffisamment profond pour que la lumière solaire n'en éclaire jamais le centre (Noon Sun : soleil à midi. Midnight Sun : soleil à minuit. Permanent shadow : ombre perpétuelle. Water ice : glace d'eau) Crédit Nasa

Les agences spatiales projetant l’établissement de futures bases, à commencer par la Nasa[/u], fondaient de réels espoirs dans cette eau Les agences spatiales projetant l’établissement de futures bases, à commencer par la Nasa, fondaient de réels espoirs dans cette eau providentielle, qui les dispenseraient d’en importer à grand prix depuis la Terre. De plus, les scientifiques y voyaient la possibilité, par analyses interposées, de lire à livre ouvert dans cette eau gelée et de reconstituer l’histoire de notre Système solaire, comme on sait le faire dans les glaciers terrestres.

Trois énormes cratères, d’au moins 50 km de diamètre et 2 km de profondeur, attiraient toutes les convoitises. Des cartes précises en trois dimensions en avaient été réalisées par un jeune astronome belge, Jean-Luc Margot, au moyen des antennes radar du Deep Space Network de la Nasa afin de déterminer précisément les zones d’ombre permanente. Celles-ci représentent au total 1.000 km² au pôle nord, et 2.500 km² au pôle sud, et les chercheurs ont tout spécialement examiné le cratère Shackleton, situé au pôle sud.

La désillusion…
 
En 1998, la sonde américaine Lunar Prospector avait semble-t-il confirmé ces espoirs en démontrant la présence de molécules d’hydrogène, immédiatement interprétée comme la preuve de l’existence d’eau gelée (le H de H2O), dont les chercheurs estimaient alors la quantité à trois milliards de tonnes.

Les images transmises par la sonde japonaise Kaguya, d’une résolution de 10 mètres, viennent de rendre leur verdict. Certes, la température des zones visées n’excède jamais les 90 kelvins, comme on le soupçonnait, mesures confirmées entre octobre et décembre 2007, la période où la région entourant le cratère Shackleton reçoit le plus de soleil.


La sonde japonaise Kaguya en orbite lunaire (vue d'artiste). Crédit Jaxa
Mais il faut déchanter. Car le très faible albédo observé contredit formellement toute présence de glace d’eau en surface et même juste en dessous. Au point que les scientifiques japonais affirment maintenant que si jamais cette eau existe, ce n’est qu’en de très infimes quantités…. La présence d’hydrogène s’expliquerait, selon eux, par le continuel bombardement de protons provenant du vent solaire, capable d’atteindre ces zones.

La balle est maintenant dans le camp de la Nasa, qui doit lancer en mars 2009 la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter. Celle-ci doit dresser la meilleure carte jamais obtenue de la surface lunaire et fournir les données nécessaires au choix de la future base prévue par le vision for space exploration de l’agence américaine.

Source: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/les-poles-de-la-lune-manqueraient-de-glace_17170/
« Modifié: 11 Août 2012 à 00:08:58 par katchina »
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Eau sur la Lune : la douche froide
« Réponse #16 le: 29 Octobre 2008 à 22:12:44 »

Eau sur la Lune : la douche froide

Les images de la sonde Kaguya n’ont pas permis de détecter de la glace d’eau au pôle Sud de la Lune. L’endroit était pourtant favori des futures missions robots et habitées.
Pour les supporters de la conquête lunaire, c’est… la douche froide. Le pôle Sud était la cible privilégiée de toutes les futures missions. Car il recèle des cratères plongés dans une obscurité permanente, dont on croyait qu’ils pouvaient conserver, sous forme de glace, de l’eau apportée par les comètes. Pour le vérifier, la caméra stéréo TC de la sonde japonaise Kaguya a exploré le cratère Shackleton, 20km de diamètre et 4,2km de profondeur. Si la lumière solaire n’y pénètre pas directement, elle est parfois faiblement reflétée par ses bords, d’où une pénombre qui a permis à la caméra de voir le relief. Verdict : la brillance du sol est insuffisante pour qu’il y ait de la glace d’eau pure. Mais les futurs sélénites ne doivent pas perdre espoir. Car la glace pourrait s’y trouver en faible quantité mélangée au sol. Elle pourrait aussi être recouverte par une fine couche de poussière lunaire, et ainsi cachée au regard des sondes indiscrètes.

Source: http://www.cieletespace.fr/evenement/2330_eau-sur-la-lune-la-douche-froide

« Modifié: 11 Août 2012 à 00:10:14 par katchina »
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Re : La Des robots pour coloniser la planète Mars ?
« Réponse #17 le: 29 Octobre 2008 à 22:21:39 »

Des robots pour coloniser la planète Mars ?


Dans quelques décennies un paysage martien peuplé par des robots?
Crédits : NASA


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Les récentes découvertes sur Mars ont relancé les projets de colonisation de la Planète Rouge. Les traces d’eau, mais aussi la proximité de son sol avec celui que nous connaissons sur Terre stimule l’imagination des astrophysiciens. Si les hommes sont très certainement voués à s’y installer, les robots devraient en être les premiers habitants.

« De petits robots seraient capables de travailler ensemble et d’explorer la planète. Nous savons qu’il y a de l’eau et de la poussière, donc tout ce dont ils auraient besoin, c’est d’une sorte d’adhésif pour commencer à construire des structures, comme des maisons pour les humains», prédit Marc Szymanski, docteur en robotique à l’université allemande de Karlsruhe.

Szymanski est membre d’une équipe de chercheurs européens qui développe des petits robots autonomes capables de coopérer sur des travaux de groupe, un peu à la manière des termites. Le but de ces robots est de contribuer au bien être de la communauté dans son ensemble.

Il travaille au Projet SWARM, financé par les institutions européennes. Ils ont déjà conçu une centaine de robots autonomes, de quelques centimètres tout au plus. Les scientifiques accomplissent des progrès considérables en matière de miniaturisation de ces engins robotisés. Ils tentent de mettre au point des robots capables de se reprogrammer eux-mêmes, ainsi que de se regrouper ensembles, afin de s’assembler en un robot plus grand. Ainsi la communauté sera capable de réaliser plusieurs types de travaux.

L’exploration planétaire et la colonisation présente un potentiel d’application infini pour les concepteurs de machines intelligentes, tant par la variété des environnements, que des défis proposés. « Les essaims de robots sont particulièrement utiles dans des situations où vous avez besoin de répéter fréquemment une routine. Si un robot est défectueux ou est abimé, cela ne met pas la mission en péril, parce qu’un autre robot prend automatiquement sa place » précise Szymanski.

Les domaines de compétence de ces futurs explorateurs sont variés  : eaux profondes, réparation de machines dans l’espace, nettoyage et dépollution ou même transport. Dans un autre registre, s’ajoute le potentiel de soigner les hommes, en pénétrant dans le corps humain. Des robots miniatures seraient en effet capables de voyager à l’intérieur du corps, pour appliquer des traitements, ou encore effectuer des tests.

Afin d’envisager une tâche aussi complexe que la colonisation de la Planète Rouge, les chercheurs conçoivent une sorte de perception collective, qui se matérialise par une communication très avancée au sein du groupe de robots. Par exemple, dès qu’un des robots rencontre un obstacle, il en informe immédiatement tous les membres de l’essaim, tous les individus apprennent alors en même temps où se situe l’obstacle, et l’environnement est mieux maîtrisé.

Certains robots, comme le projet pilote Jasmine, se déplacent sur des roues, et utilisent une énergie basée sur le solaire. Comme le rappelle Szymanski, “L’énergie est un souci majeur. Plus la tâche est complexe, plus une quantité importante d’énergie est nécessaire».

Par ailleurs l’équipe de recherche a développé des algorithmes adaptés à la taille miniature des robots, qui se sont contrôlés au millimètre. Ils sont équipés d’un programme de mémoire de 8 kilooctets de mémoire, et deux de RAM, soit un million de fois moins qu’un PC traditionnel.

L’étape d’après, souligne Szymanski, c’est la production de masse, avec des moyens industriels de façon a en faire baisser considérablement le coût de production. Et pourquoi ne pas en voir débarquer un nombre massif sur la Planète Rouge…

J.L.
Unisciences.com
28/10/2008

Source: http://www.unisciences.com/espace/news/robots_colonisation_mars.php2.php?id=319&page=2
modération : lien sur page d'accueil
« Modifié: 11 Août 2012 à 00:14:40 par katchina »
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Ce qu'on disait en juillet 2008 : Des traces d'eau sur la Lune
« Réponse #18 le: 29 Octobre 2008 à 22:40:39 »

Retour en arrière sur ce qui se disait il y a quelques mois seulement ;) :

Des traces d'eau sur la Lune

L’eau se fait de moins en moins rare. Apres les découvertes de Phoenix sur Mars, c’est au tour de la lune d’abriter le précieux liquide, du moins des traces. Surtout, la présence d’eau ouvre des perspectives. D’abord les futures missions spatiales vont tacher de déterminer si il y a toujours de l’eau sur la lune, et d’un point de vue historique, ça remet en question le modèle admis de formation du satellite de la Terre.

Le système Terre-Lune recèle encore des mystères. La lune serait née d’une puissante collision d’un objet massif avec la Terre, la matière ainsi arrachée à notre planète aurait donnée naissance à la lune en s’agrégeant. La chaleur de l’impact aurait vaporisée toute l’eau qui accompagnait la matière qui a formée la lune. Du moins c’est ce qu’on pensait jusqu'à cette étude publiée dans la revue Nature le 10 juillet.

Les chercheurs de l’Institut de Sciences de Canergie et des universités de Brown et de la Case Western Reserve ont découvert que ]des traces d’eau sur les échantillons de roches lunaires. Et cette eau proviendrait non pas de la surface mais des entrailles de la lune. Les volcans ont éjecté l’eau à la surface 3 milliards d’années plus tôt, ce qui implique que l’eau est présente sur la lune des les premiers stades de sa formation.

Cette découverte s’appui sur les roches lunaires ramenées lors des missions Apollo, à la fin des années 60 et début des années 70. Ce n’est pas la première fois que des analyses de ce type sont effectuées, mais jusque là les preuves ont été insaisissables. De plus, l’absence d’élément tangible entrait dans le consensus des scientifiques qui voulait faire de la lune un objet céleste asséché.

Un spectromètre très précis a permit de mettre en évidence la présence d’eau sur les échantillons, mesurant la masse des ions. Erik Hauri  de l’Institut de Sciences de Canergie  explique «nous avons développé une façon de détecter de l’eau avec une précision de l’ordre de 5 parts par million  ». Il ajoute «nous avons été surpris de trouver beaucoup plus d’eau dans l’échantillon : 46 parts par million  ».

Une batterie de tests a suivi ces premières analyses, pour essayer de voir si l’eau avait pu provenir d’ailleurs, comme par exemple du vent solaire, riche en hydrogène. Mais les analyses ont rejetées l’hypothèse d’un apport extérieur, comme le souligne Alberto Saal, du département de géologie de l’université de Brown. « Il ne peut en aucun cas s’agir d’un processus secondaire, comme une contamination ou le vent solaire ». Les chercheurs pensent que l’eau était contenue dans le magma et s’est évaporée avec les ‘fontaines de feu’ qui existait a la surface de la lune 3 milliard d’années plus tôt. On estime que 95% de l’eau a disparue à la suite des activités volcaniques.

Erik Hauri souligne l’importance de l’événement, car avant cette publication, personne n’imaginait la lune autrement que comme un astre aride et sec. Surtout, il existe une intrigante possibilité : celle de retrouver les 5% restant. Les modèles estiment que 95% de l’eau a disparue, mais il faut bien que le reste soit quelque part sur notre satellite. Vu que la force de gravité de la lune est trop faible pour retenir une atmosphère, il y a fort à parier qu’une partie de l’eau s’est évaporée quelque part dans l’espace. Mais quelques chercheurs estiment que les pôles de la lune, dans un cratère profond et préservé du soleil, peuvent avoir conservé de l’eau a l’état solide : de la glace, tout comme sur mars.

Cette découverte bouleverse aussi une partie des certitudes que nous avions au sujet de notre planète, depuis combien de temps trouve-t-on de l’eau, et comment s’est elle retrouvée sur la lune ? Saal souligne «cela suppose que l’eau était déjà présente au sein de la Terre avant la collision gigantesque qui a formée la lune », ce qui ouvre deux possibilités : «Soit l’eau n’a pas été complètement vaporisée durant la collision qui a formée la lune, ou alors l’eau a été ajoutée peu après (moins de 100 millions d’années), conséquence d’un événement extérieur, comme par exemple des météorites ».

La Nasa a déjà anticipé ces résultats : vérifier la présence ou non d’eau sur la lune est l’un des objectifs de la mission Lunar Reconnaissance Orbiter, qui sera lancée fin 2008. On savait déjà que la lune pourrait être propice à un certain type d’agriculture, on savait que le plan spatial américain prévoyait d’installer une base lunaire avec une présence humaine permanente. Si la présence d’eau est avérée, cela pourrait faciliter grandement l’installation sur la lune.

JL
Unisciences.com
11/07/2008

http://www.unisciences.com/espace/news/eau_lune.php3.php?id=114&page=3
« Modifié: 11 Août 2012 à 00:20:08 par katchina »
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Les véhicules lunaires tâtent le terrain
« Réponse #19 le: 29 Octobre 2008 à 22:56:46 »

Les véhicules lunaires tâtent le terrain

NOUVELOBS.COM | 27.10.2008 | 16:54


En combinaison spatiale ou à bord de curieux véhicules, des hommes arpentent le désert de l'Arizona... La Nasa prépare les futures missions habitées sur la Lune.


Deux combinaisons sont arrimées à l'arrière du SPR afin que les astronautes s'y glissent pour leurs sorties extra-véhiculaires. (Nasa)


Pour préparer le retour de ses astronautes sur la Lune, l’Agence spatiale américaine teste plusieurs concepts de véhicules facilitant le déplacement et le travail des futures missions d’exploration lunaire. C’est ainsi que deux équipes associant astronautes et géologues ont roulé la semaine dernière dans un coin reculé du désert de l’Arizona à bord du SPR (Small Pressurized Rover), véhicule dont la cabine pressurisée apporte un confort que les missions Apollo n’ont pas connu.

A l’intérieur du SPR, de larges vitres donnent une grande visibilité aux astronautes tout en les protégeant des dangereux rayonnements solaires. Mieux, ils peuvent être en chemise et chaussettes à l’intérieur de la cabine pressurisée et ne sont donc pas constamment entravés par les grosses combinaisons. Pour autant, les astronautes peuvent sortir facilement du véhicule : grâce à des sortes de SAS ils peuvent se glisser dans les combinaisons arrimées à l’arrière du SPR et partir en exploration sur le terrain.

La Nasa prévoit d’autres tests et démonstrations des futurs équipements lunaires le mois prochain à Hawaii. A côté des rovers destinés à traquer la présence de glace dans les cratères, la Nasa développe un programme de production autonome d’oxygène à partir du sol lunaire, afin de réduire les quantités d’eau et d’oxygène transportées depuis la Terre.

George W. Bush avait fixé au début des années 2000 un ambitieux programme d’exploration spatiale qui prévoyait le retour de l’homme sur la Lune avant 2020, prélude à l'exploration humaine de la planète Mars. Son successeur sera-t-il aussi enthousiasmé par ce projet ? La crise financière et économique contraindra-t-elle la prochaine administration américaine à revoir ces ambitions à la baisse ? A suivre. 

C.D.
Sciences et Avenir.com
27/10/08

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/espace/20081027.OBS7963/les_vehicules_lunaires_tatent_le_terrain.html
« Modifié: 11 Août 2012 à 00:21:53 par katchina »
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fbi2008

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Re : Pas d'eau sur la Lune et des problèmes pour la future base NASA
« Réponse #20 le: 30 Octobre 2008 à 13:03:48 »

là titilapin tu me déçois
tu crois vraiment que la nasa a attendu la venue de la sonde japonnaise pour ETRE DECUE QUE CETTE DERNIERE N'AIT PAS TROUVE DE TRACES D'EAU????????
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fbi2008

  • Invité

ET LA GRANDE SUPERCHERIE CONTINUE
la nasa veut relancer les voyages sur la lune alors que dès les premiers allunissages il y a eu référence dans les échanges radios "il y a du monde DEJA la-haut"
plusieurs ancients astronautes américains se sont déjà confiés
alors vraiment c'est à devenir schyso
après plus de 40 ans la nasa n'a fait aucun progres scientifique pour résoudre le problème de la poussière lunaire LOL LOL
alors qu'officiellement l'us air force pendant ces 40 ans a évolué du hurricane à élice au f117 et b2 vous remarquez le "officiellement" car d'apres plusieurs sources le f117 était déjà sorti il y a 20 ans et le b2 il y a 15 ans
ET LA NASA QUI CONTINUE A ETUDIER DES COMBINAISONS CONTRE LA POUSSIERE LUNAIRE   ALORS CELA VEUT DIRE QU'IL N'Y A AUCUNE COORDINATION AVEC LES BUREAUX DES FIRMES QUI ONT MIS AU POINT LE B2 ET DIEU SEL SAIT QUOI ENCORE(AURORA ET COMPANIE.........) ALORS QUE CES MEMES FIRMES TRAVAILLENT AUSSSSSI POUR LA NASA EN MEME TEMPS...........LA J'AI VRAIMENT LA NAUSEEE
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titilapin2

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Budget 2009 de la Nasa : un fabuleux cadeau d’anniversaire
« Réponse #22 le: 30 Octobre 2008 à 23:18:33 »


Mise en perspective: qui sont les riches? qui sont les pauvres? Une real politik! Mais aussi la suprématie à maintenir! ... et Barack Obama qui y croît! ... et nos russes sont là: ISS - Soyouz - transporteur    ...


Le 29 octobre 2008 à 18h09

Budget 2009 de la Nasa : un fabuleux cadeau d’anniversaire

Par Jean Etienne, Futura-Sciences

A la surprise générale, le Congrès américain vient d’accorder un budget de 20,2 milliards de dollars pour l’exercice 2009 de la Nasa, soit un supplément de 2,6 milliards sur le montant sollicité. Les raisons n’en sont pas anodines.

Pour son cinquantième anniversaire, la Nasa a été gâtée par une jolie rallonge budgétaire. La décision qui vient d'être prise s’inscrit principalement dans deux textes votés par le Congrès, qui viennent d’être approuvés par le président Georges Bush. Le premier d’entre eux, le Continuing Resolution, intitulé Consolidated Security, Disaster Assistance, and Continuing Appropriations Act of 2009, devenu une loi depuis la signature présidentielle du 30 septembre dernier, est officiellement destiné à assurer le financement de la Nasa et de la plupart des agences fédérales associées durant la période de transition (soit entre novembre 2008 et mars 2009), sur la même base budgétaire qu’en 2008.


Comparaison entre le budget 2008 et le budget 2009 (requis et accordé). Document Futura-Sciences

Bientôt l'achat de cargos russes ?

Mais cette résolution va beaucoup plus loin, car dans cette imposante construction de mesures concernant l’éventail complet des activités de l’agence se cache un dispositif légalisant l’ouverture de négociations avec les Russes en vue de l’achat de vaisseaux Soyouz et de cargos de ravitaillement automatiques Progress afin d’assurer l’accès à la Station Spatiale Internationale entre 2012 et 2016.

La fin programmée de l’exploitation des navettes spatiales en 2010 et la mise en service opérationnel de leur successeur, les vaisseaux du programme Constellation/Orion en 2016, justifiait l’urgence. Mais la mesure restait très controversée en raison de l’opposition d’un certain nombre de membres du Congrès, qui n’acceptaient pas un accord commercial de cette ampleur en raison de l’implication militaire récente de la Russie en Géorgie. Or, l’utilisation de Soyouz russes à partir de 2010-2011 implique une prise de commandes de la part de l’administration américaine début 2009.

Alors que les avis paraissaient encore mitigés, l’opinion du Congrès semble avoir été largement influencée par une lettre rédigée par le sénateur démocrate Barack Obama, candidat à la présidence, disant en substance « Faute d’approuver cette loi immédiatement, les Etats-Unis abandonneront leur rôle dans l’exploitation de cette étonnante structure (l’ISS, NDLR), ainsi que le bénéfice qu’ils pourraient en retirer et l’avantage offert pour l’exploration lointaine ».

Dans un rapport publié en début de semaine, le sénateur républicain Kay Bailey Hutchison (Texas) a indiqué que le supplément de 2,6 milliards de dollars décidé par le Congrès allait permettre à la Nasa de raccourcir la période durant laquelle les Etats-Unis seraient dans l’impossibilité de transporter ses propres astronautes vers l’ISS. « Devant les progrès réalisés par d’autres pays en matière de vol humain, explique-t-il, le risque est trop élevé pour que les Etats-Unis perdent leur suprématie dans le domaine de l’exploration spatiale ».


La Station Spatiale Internationale dans sa configuration actuelle. Crédit Nasa

L'ère des navettes prolongée ?

L’accélération du programme Constellation et du vaisseau Orion est largement sous-entendue dans cette rallonge budgétaire. Mais on remarque aussi une autre décision, également incluse dans le texte, qui ordonne l’arrêt immédiat du démantèlement des installations de lancement des navettes spatiales en prévision de leur retrait. Ce paragraphe ajouté à la résolution qui, rappelons-le, a force de loi, interdit à la Nasa d’accomplir toute action qui empêcherait de réutiliser la flotte des navettes encore disponibles au-delà de la date butoir de 2010.

Les grandes lignes des programmes spatiaux

Le rapport détaille l'orientation future des programmes spatiaux de la Nasa. Plus que jamais, l'agence est encouragée à poursuivre son effort de colonisation de la Lune avec l’établissement d’une première base. Celle-ci a été officiellement baptisée Neil A. Armstrong Lunar Outpost.

Dans un premier temps, ses infrastructures devront pouvoir être pilotées depuis la Terre et dotées d’une très grande capacité d’autonomie pour l’éventualité où le délai entre deux visites d’astronautes devrait être anormalement prolongé. Durant les premières phases de la construction de cette base, les équipes d’astronautes y séjourneront au maximum 15 jours, celle-ci fonctionnant de façon autonome entre deux visites. Puis la durée d’occupation s’allongera progressivement, jusqu’à une occupation permanente.


Exploration lunaire. Crédit Nasa

Le support des activités lunaires de la Nasa, tout comme la responsabilité des missions de ravitaillement et des vols habités, devraient être confiés à des services commerciaux privés. C'est l'objet du programme COTS (Commercial Orbital Transportation Services),soutenu par le Congrès, d'encourager la Nasa à favoriser ces partenariats.
 
Dans l’éventualité où une société privée agissant sur fonds propres s’avérait capable d’assurer l’approvisionnement de la Station spatiale en hommes ou matériel tout en répondant aux exigences de sécurité et de fiabilité exigées, la Nasa pourrait réorienter ses efforts en les concentrant vers l’exploration de la Lune et de Mars.


Projet de vaisseau habité martien. Crédit Nasa

En route vers Mars

Sans surprise, le Congrès confirme son soutien à l’exploration de la planète Mars, avec comme principaux objectifs la recherche de traces de vie passée ou présente. Les études préliminaires à l’établissement de l’Homme sur Mars font aussi partie des préoccupations. La durée du voyage (environ deux ans) et la variation de distance entre Mars et la Terre incitent à imaginer un séjour d'au moins une année. Pour des raisons tant économiques que scientifiques, la Nasa se montre réticente à accomplir un tel effort pour un séjour éclair.

Dans l’immédiat, la Nasa souhaite avoir les ressources financières pour lancer au moins une mission automatique lors de chaque fenêtre de tir, soit environ tous les deux ans, afin de préparer le premier retour d’échantillons martiens.


Projet de retour à la Lune. Crédit Nasa

source
« Modifié: 11 Août 2012 à 00:30:24 par katchina »
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Nouveau marathon martien pour Opportunity
« Réponse #23 le: 31 Octobre 2008 à 21:31:10 »

Nouveau marathon martien pour Opportunity


Opportunity, actuellement près du cratère Victoria, doit maintenant rejoindre Endeavour, au sud-est. Crédit : Nasa/JPL/ASU.

Après 4 ans passés sur Mars, le robot mobile Opportunity n’est pas au bout de sa mission. Alors que ses six roues ont déjà plus de 11 km au compteur, les géologues de la Nasa comptent maintenant lui en ajouter autant ! Sur des images de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO), ils ont identifié un cratère de 22 km de diamètre, situé à… 11 km au sud-est de l’endroit où se trouve actuellement Opportunity. Et ils comptent bien y envoyer le rover. A la cadence de 100 m par jour, il devrait atteindre le bord du cratère, nommé Endeavour, dans deux ans. Nettement plus profond que les petits cratères Endurance (130 m) et Victoria (750 m), déjà explorés par l’increvable robot, celui-ci devrait révéler des couches géologiques encore plus anciennes que celles vues au cours de ces quatre dernières années.
Dans son parcours, Opportunity sera aidé par la sonde MRO, en orbite depuis 2006, qui fournira à l’équipe de pilotage des photos très haute résolution facilitant le choix du trajet le moins risqué. Prévu pour durer quelques mois, le robot arrivé sur Mars en janvier 2004 risque de ne plus fonctionner assez longtemps pour atteindre l’objectif. Peu importe : les géologues savent qu’il va rencontrer dans son périple des terrains jeunes en surface et des blocs anciens éjectés lors d’impacts, le chemin sera aussi intéressant que le but.

Philippe Henarejos, le 23 septembre 2008

http://www.cieletespace.fr/evenement/2056_nouveau-marathon-martien-pour-opportunity
« Modifié: 11 Août 2012 à 00:32:25 par katchina »
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18.09.07 Colonisation de la Lune - La stratégie des Etats-Unis
« Réponse #24 le: 06 Novembre 2008 à 21:55:52 »

18.09.07 Colonisation de la Lune - La stratégie des Etats-Unis

 La participation active de la NASA, avec 13 autres agences spatiales, à l'élaboration d'une stratégie mondiale d'exploration ne signifie pas que les Etats-Unis comptent sur une coopération internationale d'envergure pour coloniser le Système Solaire.

Bien au contraire, tout laisse à penser que les américains s'aventureront seuls dans ce formidable défi. Plusieurs signaux l'attestent. D'une part ils ont clairement signifié vouloir garder la maîtrise complète de leur future architecture de transport spatial qui passe par le développement d'une nouvelle famille de lanceurs (Ares) et de véhicules de transport spatial (Orion) en excluant toute participation d'entreprises étrangères (La proposition d'EADS de participer avec Lockheed Martin au développement du module de service Orion avait été refusée en son temps).

Il en va de même avec le développement de nouvelles technologies embarquées des systèmes spatiaux , de la modernisation des bases de lancement et de la mise à niveau de l'ensemble de la composante sol de soutien aux vols habités. Les seules participations transversales concernent / concerneront des programmes qui ne sont pas classés comme stratégiques.

Le deuxième signal est venu tout récemment quand les Etats-Unis ont refusé promptement la proposition russe d'explorer et de s'établir conjointement sur la Lune. Cette décision a contraint par la suite la Russie à se tourner vers la Chine et l'Inde, autres puissances spatiales qui visent également la Lune pour coopérer dans des programmes de cette nature.

Ce refus s'explique par des risques de transferts de technologie au regard des avancées faites ces dernières années par la Chine dans les vols habités, dont les programmes s'inspirent grandement de l'expérience et l'expertise russe. Ce refus d'exporter les technologies novatrices qui seront développées dans le cadre de ce retour sur la Lune s'explique également par le fait que les Etats-Unis souhaitent garder leur leadership spatial face à la Chine qui ambitionne de jouer un rôle de premier plan ces prochaines décennies dans l'espace.

En d'autres termes, on peut se demander si les Etats-Unis ne sont pas tentés de refaire le coup fait aux Russes avec la stratégie mise en place par le président Reagan pour déstabiliser l'URSS en l'engageant dans une course aux armements et à la maîtrise de l'espace. Ce qui l'avait contraint à des investissements financiers colossaux qui, on le saura plus tard, ont alourdi les difficultés économiques de l'URSS et partant de là accéléré sa chute au début des années 90.

Enfin, gardons à l'esprit le fait que la présence humaine sur la Lune répondra avant tout à des considérations plus terre à terre avec en point de mire l'exploitation de ses ressources et qu'un programme de cette dimension, s'étalant sur plusieurs décennies est un véritable aspirateur à cerveau. Aujourd'hui, dans de nombreuses filières, les étudiants de grands pays occidentaux, de pays émergents sont confrontés à un manque de débouchés. Et quoi de plus passionnant pour un jeune étudiant de travailler dans un tel cadre.
 
Source: http://www.flashespace.com/html/sept07/18_09.htm
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18.09.07 Colonisation de la Lune Une feuille de route possible pour la NASA
« Réponse #25 le: 06 Novembre 2008 à 22:02:33 »

18.09.07 Colonisation de la Lune  Une feuille de route possible pour la NASA
 
Aujourd'hui, il n'existe pas de feuille de route de la stratégie des Etats-Unis de la colonisation de la Lune. Cependant, nous nous sommes procurés un document traçant les grandes lignes d'une feuille de route menant jusqu'à 2050 et l'établissement d'une petite colonie de quelque 1000 personnes sur la Lune.

Trois étapes clairement identifiées

2004 - 2015 : préparation du retour des Etats-Unis sur la Lune
2015 - 2025 : prémices d'une construction d'une base lunaire
2025 - 2050 : consolidation de la présence américaine sur la Lune
2050 - …. . : petite colonie forte de quelque 1000 personnes.


2004 à 2015

La NASA a prévu un programme d'exploration robotique de la Lune. Bien qu'il soit en cours de restructuration pour s'adapter à de nouvelles contraintes budgétaires, son objectif vise à mieux comprendre la Lune au travers de tous ses paramètres de façon à rassembler des données aussi précises que possible sur son environnement, ses ressources naturelles (soutien d'une présence humaine à long terme) et tracer des cartes topographiques, des températures, des minéraux, ect ...

Notez qu'il n'est pas prévu de mission de retour d'échantillons lunaires, la NASA se satisfaisant du régolite lunaire rapporté par les astronautes des missions Apollo.

Science de la vie

Un des axes de recherche les plus méconnus de la préparation du retour humain sur la Lune est celui de la médecine. Si aucune pathologie grave a affecté les astronautes des missions Apollo, les médecins et scientifiques ont remarqué qu'un séjour dans l'espace favorisait le vieillissement de certaines cellules.

La NASA finance plusieurs programmes visant à apporter des réponses aux problèmes de santés liés aux séjours de longues durées sur tout autre objet tellurique du Système Solaire autre que la Terre (planètes, satellites astéroïde) mais également dans le milieu interplanétaire. Elle prépare également des protocoles et des procédures de télémédecine pour les soins courants, comme les rages de dents, les entorses ou les plus lourds comme un membre cassé. Des bancs d'essais sont prévus pour voler à bord de la Station spatiale internationale.

Un des aspects les moins médiatisés de l'intérêt de la Lune concerne l'exploitation commerciale de ses ressources. Des études sont d'ores et déjà en cours pour montrer la faisabilité technique, financière d'une possible utilisation à des fins commerciales qui passe par l'extraction, la transformation et le transfert sur Terre avant leur utilisation dans le circuit économique.

Dans un premier temps il s'agit de tracer des cartes précises de la répartition de ces éléments sur la surface de la Lune puis de développer de petites usines de traitement des ressources naturelles de façon à les exploiter sur la Lune avant de les utiliser sur Terre.

2015 à 2025


2015 : Développement de technologies pour d'exploitation et d'excavation de la surface, à fleur de terre ;
2016 : Développement d'équipements de production de façon à préparer les prochaines étapes de la commercialisation des ressources lunaires ;
2017 : Mener des études de faisabilité technique et d'impact économique sur l'utilisation de l'hélium 3
2018 : Financement de programme explorant des systèmes de transport spatial entre la Terre et la Lune de façon à rendre l'accès le moins cher possible ;

Le cratère Shackleton


Pendant cette période, la NASA installera une base au pôle sud, très vraisemblablement vers le cratère Shackleton. Les ressources naturelles de ce site (eau, hydrogène et matériaux, lumière solaire, amplitude thermique) sont suffisantes et facilement accessibles

La construction de cette base se fera progressivement, sur plusieurs années. Bien que le site définitif de l'installation de son implantation n'ait pas encore été choisi, cette région de la Lune revient souvent dans les conversations des experts. Elle présente de nombreux avantages dont une amplitude thermique faible, un fort taux d'ensoleillement qui permet un rendement suffisant des unités de production d'énergie. Enfin et c'est paradoxal c'est également aux pôles que se trouvent des planchers de cratères constamment à l'ombre de la lumière solaire.

On assistera également à la mise en place progressive d'une petite constellation de satellites autour de la Lune (orbite basse / moyenne) dédiée à la localisation et aux communications lunaires et Terre-Lune.

2025 - 2050


2019 : Production d'énergie à partir du rayonnement solaire ;
2020 : Stockage d'énergie ;
2021 : Instruments d'observation de la Terre, du Soleil et de l'espace dans le visible, le radio et l'infrarouge. A terme, l'objectif étant de couvrir l'ensemble du spectre électromagnétique ;
2022 : Consolidation des infrastructures lunaires dédiées au transport spatial,
2023 : Développement de moyens de transport lunaire ;
2024 : Utilisation des ressources naturelles de la Lune pour la construction en dure d'installation au sol ;
2025 : Accroissement des capacités de production d'eau, d'oxygène et tout autre élément à même de soutenir les personnels vivant sur la Lune et nécessaire à la fabrication des carburants ;
2026 : Utilisation de la Lune pour valider de nouvelles technologies en vue des prochaines étapes de l'exploration humaine de l'espace (astéroïdes, Mars et son satellite Phobos) ;
2027 : Développement de technologies robotiques et autonomes d'exploitation et d'excavation de la surface lunaire ;
2028 : Mise en place de procédés de construction, notamment des sites d'atterrissages et de lancement, des installations dédiés à l'habitat, des routes, des boucliers contre les radiations, l'utilisation du régolite dans les matériaux utilisés pour la construction, des structures en bétons et structures gonflables.

2050

Petite colonie forte de quelque 1000 personnes à même de supporter par la suite les prochaines étapes de la colonisation du Système Solaire.

Source: http://www.flashespace.com/html/sept07/18a_09.htm
 
« Modifié: 11 Août 2012 à 00:35:51 par katchina »
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Mars Science Laboratory (MSL) reporté en 2011 (le plus gros rover)
« Réponse #26 le: 23 Novembre 2008 à 21:39:29 »

 
Le rover Mars Science Laboratory s'envolera bien en 2009

Par Jean Etienne, Futura-Sciences

Malgré quelques dépassements de budget et quelques problèmes techniques, la Nasa a confirmé que le robot autonome Mars Science Laboratory, quatre fois plus gros que Spirit ou Opportunity, serait bien envoyé sur la Planète rouge en octobre 2009.

Le nouveau robot actuellement en cours d’assemblage à la Nasa ressemble à ses prédécesseurs Spirit et Opportunity, mais sur une toute autre échelle. Alors que les deux premiers accusaient 185 kg sur la balance (terrestre), la masse de Mars Science Laboratory (MSL) atteint les 750 kg, soit le poids d’une petite voiture.

Les performances de MSL sont à l’avenant. Alors qu’une durée de vie de trois mois était prévue pour les deux premiers rovers autonomes (même si elle a en fait allègrement dépassé les quatre années !), la Nasa vise au minimum une année entière pour son nouvel explorateur, et au moins 50 kilomètres parcourus au sol.


Position des sondes américaines actuellement en opération sur le sol de Mars. Le lieu d'atterrissage de MSL n'a pas encore été déterminé. Crédit Nasa

Les panneaux solaires enfin abandonnés

De telles ambitions exigeant un approvisionnement en énergie incompatibles avec l’usage de simples panneaux solaires, la Nasa semble avoir renoué avec la raison et décidé d’équiper MSL d’un générateur radio-isotopique au plutonium, à l’instar des missions Viking des années 1970. Celui-ci autorisera une autonomie de plusieurs années, sans craindre les effets du gel lors du long hiver martien ou de la poussière se déposant sur les surfaces collectrices des sondes actuelles.

Deux zones d’ombre subsistent actuellement au tableau, que la Nasa assure pouvoir contourner. Le dépassement budgétaire est le premier souci. Le Jet Propulsion Laboratory, responsable de la fabrication de la sonde, l'estime à 100 millions de dollars et vient s’ajouter aux 1,5 milliard de dollars déjà engagés, appelant une décision du Bureau du Budget du Congrès américain. Ensuite, certains retards de livraison du matériel à embarquer ont déjà provoqué plusieurs remaniements du planning d’assemblage et fait craindre un report de la mission qui, si elle n’est pas lancée fin 2009, devra attendre 2011 pour des raisons de configuration planétaire.

« Des progrès techniques incroyables ont été accomplis et beaucoup de matériel a déjà été livré mais certains équipements sont toujours en souffrance », confie Doug McCuistion, directeur du programme d’exploration martienne.

Les principaux instruments de MSL


MSL emporte dix instruments scientifiques pour une masse de 65 kg, ce qui constitue aussi un record en la matière. Six d’entre eux sont considérés comme "hautement prioritaires". Aucun n’est destiné à détecter directement une forme de vie, mais ils représentent des versions plus élaborées d’appareils scientifiques ayant déjà atteint la Planète rouge. On trouve parmi eux le GC-MS, un chromatographe en phase gazeuse couplé à un spectromètre de masse, rappelant un des instruments principaux des sondes Viking, qui avait parfaitement fonctionné mais dont l’étalonnage ne tenait pas compte de toute l’étendue des possibilités d’adaptation de la vie telle qu’on la connaît aujourd’hui sur Terre, notamment depuis la découverte d’extrêmophiles.

La France à l'honneur


Un autre instrument extrêmement important a été réalisé en France par le Cnes, qui finance le projet. Il s’agit d’un laser capable de pulvériser jusqu’à 9 mètres de distance de petits rochers, dont l’analyse spectrométrique des gaz émis à 10.000°C permettra d’en déterminer précisément la composition chimique au moyen de l’instrument ChemCam.


Le laser de MSL en action (vue d'artiste). Crédit Nasa

L’avantage du procédé est de pouvoir travailler à distance, sans perdre de temps ni prendre le risque de hasardeux déplacements latéraux. Les scientifiques espèrent ainsi entreprendre jusqu’à 200 analyses par jour. L’émetteur laser lui-même est un modèle mis au point en collaboration entre la société Thales Laser, un laboratoire public de recherches (CNRS/Université de Toulouse), et le Cnes. Le principal obstacle rencontré lors de cette réalisation a été de réduire le poids d’origine du laser existant, qui est ainsi passé de 8 kg à 530 grammes. L'appareil ne mesure plus que 20 cm de long sur 5 cm de diamètre.

Selon Doug McCuistion, cette mission est cruciale pour faire avancer le programme d’exploration de Mars dans la prochaine décennie ainsi que pour la découverte de formes de vie potentielles sur d’autres planètes.
 

Représentation comparée de Mars Science Laboratory et d'un des robots jumeaux Spirit ou Opportunity. Crédit Nasa

Source: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/le-rover-mars-science-laboratory-senvolera-bien-en-2009_17017/

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Publié le 10/10/2008 à 23:29 - Modifié le 10/10/2008 à 23:51 AFP

La Nasa maintient la lancement de la sonde Mars Science Laboratory en 2009

La Nasa, l'agence spatiale américaine, a indiqué vendredi qu'elle maintenait pour le moment le projet de lancement vers Mars de la sonde "Mars Science Laboratory" à la fin 2009 malgré quelques problèmes techniques et un dépassement de budget.

Des retards dans la livraison de certains matériels "exercent des tensions sur le calendrier et le budget pour un lancement en 2009 mais nous pouvons tenir cette date et poursuivons nos efforts vers cet objectif", a indiqué Doug McCuistion, le directeur du programme d'exploration de Mars à la Nasa lors d'une conférence de presse téléphonique.

"Des progrès techniques incroyables ont été accomplis et beaucoup de matériel a déjà été livré mais certains équipements sont toujours en souffrance", a-t-il poursuivi à l'issu d'une réunion avec le patron de la Nasa, Michael Griffin, pour faire le point sur l'état d'avancement de cette mission.

Une autre réunion est programmée en janvier, a précisé M. McCuistion tout en se refusant à donner une estimation du coût supplémentaire de cette mission dont le montant atteint déjà 1,5 milliard de dollars.

"Nous avons une estimation générale que nous devons examiner avec le Bureau du budget du Congrès et nous ne pouvons pas encore rendre ces chiffres publics", a expliqué Doug McCuistion.

"Mais c'est clair qu'il nous faudra plus de fonds si nous lançons en 2009", a-t-il ajouté, tout en se disant "pleinement confiant dans le fait que le Congrès soutiendra cette rallonge car il reconnaît aussi l'importance scientifique de cette mission".

Selon des informations citées dans des médias américains, le Jet Propulsion Laboratory, responsable de la fabrication de la sonde robotique, estime le supplément budgétaire nécessaire à quelque 100 millions de dollars.

La sonde Mars Science Laboratory ou MSL, dont le lancement est prévu entre la mi-septembre et la mi-octobre 2009, est de la taille d'un petit 4X4.

Alimenté par une batterie nucléaire, le MSL pourra se déplacer sur de longues distances sur le sol de la planète rouge et récolter de nombreuses données afin d'alimenter sa panoplie d'instruments scientifiques très puissants, dont un laser capable de vaporiser des roches.

"C'est une mission scientifique vraiment importante pour faire avancer le programme d'exploration de Mars dans la prochaine décennie et aussi pour la découverte de formes de vie potentielles sur d'autres planètes", a insisté vendredi Doug McCuistion.

"C'est également une mission cruciale pour faire avancer l'ensemble des objectifs scientifiques de la Nasa", a-t-il ajouté.

Si la Nasa devait renoncer à lancer le MSL à la fin 2009, la prochaine fenêtre de lancement serait en 2011.

Source: http://www.lepoint.fr/actualites-sciences-sante/la-nasa-maintient-la-lancement-de-la-sonde-mars-science/919/0/281608

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28 octobre 2008

Les données de sondes spatiales permettront l'exploration plus poussée de Mars

Le lancement du Mars Science Laboratory est toujours prévu pour 2009 en dépit de la montée des coûts.

Par Cheryl Pellerin  Rédactrice

Washington - À des centaines de millions de kilomètres de la Terre, sur une planète rouge qui fait l'objet de toutes les attentions des scientifiques, la mission d'un vaisseau spatial a été prolongée jusqu'en 2010, deux sondes continuent leur travail bien après la fin de leur mission primaire et un site d'atterrissage est en train d'être choisi sur Mars pour accueillir le robot mobile le plus capable à ce jour.

Le Mars Science Laboratory (MSL) - robot mobile de haute technicité de 1,6 milliard de dollars, plus grand et plus agile que Spirit et Opportunity, les deux sondes envoyées par la NASA pour explorer Mars en 2004 - est en cours de mise au point en vue d'un lancement en septembre-octobre 2009.

En dépit des « progrès techniques incroyables » réalisés depuis trois années de recherche-développement, Doug McCuistion, directeur du programme de la NASA pour l'exploration de Mars, a annoncé lors d'une conférence de presse, le 10 octobre, que les retards dans la livraison de certains matériels et logiciels avaient fait monté le coût du MSL de quelque 300 millions de dollars : il se chiffre maintenant à 1,9 milliard de dollars.

Après une réunion le 10 octobre avec l'administrateur de la NASA, Michael Griffin, la troisième prévue en 2008 pour examiner les progrès et l'état de la construction du MSL, McCuistion a déclaré que la NASA continuerait à travailler sans relâche pour arriver à un lancement en 2009.

Le principal problème réside dans les retards de livraison des petits moteurs (les « activateurs ») utilisés dans les « poignets » et les « coudes » du bras robotique, des systèmes d'échantillonnage et de plusieurs autres applications.

« Du fait de la masse et de la taille du MSL », a précisé M. McCuistion, « ce sont des moteurs relativement complexes et difficiles à fabriquer ».

Les experts de la NASA prévoient que tous les activateurs seront livrés fin novembre ou début décembre, en temps voulu pour que l'on  monte les mécanismes avant les essais prévus pour le printemps de 2009.

La prochaine réunion d'évaluation du MSL avec M. Griffin est prévue pour le début de janvier 2009. Si le MSL manque la période de tir de 2009, il devra attendre 26 mois avant d'en retrouver une en 2011.

« Il serait facile de dire qu'on laisse tomber et qu'on reviendra plus tard », a déclaré Ed Weiler, administrateur associé de la direction des missions scientifiques de la NASA, « mais nous y avons déjà consacré un milliard et demi de dollars. La science est critique. Il s'agit d'une mission phare du programme de Mars et tant qu'il sera techniquement possible de la réussir, nous ferons tout ce que nous devons faire pour y arriver. »

Les caméras et spectrographes puissants d'un autre vaisseau spatial, le Mars Reconnaissance Orbiter, collectent des données qui aideront les scientifiques à évaluer divers sites d'atterrissage. Le site devrait être choisi en juin 2009.

Mars Odyssey

Le 9 octobre, la NASA a prolongé jusqu'en septembre 2010 la mission de Mars Odyssey, le vaisseau spatial le plus ancien des six qui étudient la planète rouge. Nommé d'après le film « 2001, l'odyssée de l'espace », l'orbiteur a atteint Mars en 2001 et a terminé sa mission première en 2004.

Ses principaux objectifs étaient de détecter les principaux dangers qu'encourraient les futurs explorateurs humains de l'espace, d'en apprendre plus sur la composition de Mars et de trouver la glace enfouie à peu de profondeur sous la surface du sol martien.

Pour sa mission « étendue », Odyssey va changer d'orbite afin d'augmenter sa sensibilité de cartographie en infrarouge des minéraux martiens et de pouvoir pointer sa caméra avec plus de souplesse que précédemment.

Après en avoir reçu l'ordre du Jet Propulsion Laboratory de la NASA en Californie et des Lockheed Martin Space Systems dans le Colorado, Odyssey a allumé ses propulseurs pendant près de 6 minutes le 30 septembre, dernier jour de la deuxième prolongation de deux ans de sa mission.

L'augmentation de la sensibilité qui permettra d'identifier les minéraux de surface est un des principaux objectifs scientifiques de la prolongation de la mission. L'équipe responsable de l'Odyssey va également commencer à changer l'angle de prises de vue à la verticale de la caméra afin de remplir certains vides de la carte martienne précédemment établie et de créer des images tridimensionnelles.

Odyssey continuera à fournir un soutien indispensable aux missions sur la surface de Mars et à mener ses propres mesures. Il a retransmis pratiquement toutes les données provenant des rovers Spirit et Opportunity et il retransmet avec le Mars Reconnaissance Orbiter de la NASA celles de Phoenix.

Spirit et Opportunity

Les deux robots géologues de la NASA ont atterri sur Mars en janvier 2004, aux antipodes l'un de l'autre, pour des missions de 90 jours destinées à trouver des réponses concernant l'histoire de l'eau sur la planète. Aujourd'hui, 5 ans après le début de leur travail, ils commencent à montrer leur âge mais leurs missions ont été prolongées, peut-être jusqu'en 2009.

Opportunity a fourni des preuves que, dans un passé lointain, il y a eu de l'eau pendant longtemps dans la région de Mars où il se trouve et que les conditions ambiantes auraient permis l'existence d'une vie microbienne. Spirit, dans sa région, a trouvé que la composition minérale de certains sols et rochers avait été modifiée par la présence d'eau sous une forme ou une autre.

Opportunity a analysé une série de strates rocheuses exposées montrant comment les conditions environnementales avaient changé durant la période de leur formation et les avaient modifiées - des dunes poussées par le vent étaient apparues et avaient disparu et le niveau hydrostatique avait aussi fluctué.

Spirit a enregistré la formation et les mouvements de tourbillons de poussière : les images ont été assemblées en clips vidéo montrant les interactions entre la surface et l'atmosphère de la planète. Les deux robots ont trouvé des météorites métalliques et Opportunity a découvert un rocher dont la composition était semblable à celle d'un météorite trouvé sur notre planète.

Plus récemment, Opportunity a continué à se déplacer vers le sud en suivant la crête du cratère Victoria et à prendre des photos en cours de route. Il étudie également l'atmosphère martienne, à la recherche de nuages, et il examine périodiquement ses collecteurs externes de poussière.

Spirit va pouvoir commencer à communiquer plus fréquemment avec les ingénieurs sur terre parce que la charge de ses batteries qui s'était quelque peu affaiblie pendant l'hiver martien remonte progressivement. Il reste en contact en transmettant ses données à l'orbiteur Odyssey qui les relaie vers la Terre.

Pour plus d'informations sur le Mars Science Laboratory, la mission Mars Exploration Rover et Mars Odyssey, consulter le site web de la NASA.

Source: http://www.america.gov/st/space-french/2008/October/20081028142857lcnirellep0.5923883.html
« Modifié: 11 Août 2012 à 01:09:52 par katchina »
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Re : Le rover de la NASA Mars Science Laboratory (MSL) s'envolera bien en 2009
« Réponse #27 le: 23 Novembre 2008 à 21:48:39 »


Vidéo présentant l'atterrissage du Mars Science Laboratory
Durée : 07:27  Pris le : 25 septembre 2008

http://marsprogram.jpl.nasa.gov/msl/




The Mars Science Laboratory (MSL) Mars Descent Imager (MARDI) will acquire hundreds of natural color images at a rate of 4 frames per second during MSL’s descent to the martian surface in July/August 2010.
« Modifié: 11 Août 2012 à 00:51:55 par katchina »
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Principales étapes du projet: Mars Science Laboratory 2009
« Réponse #28 le: 23 Novembre 2008 à 22:07:48 »

Principales étapes du projet: Mars Science Laboratory 2009



[justify]
Mars Science Laboratory (MSL-09) est une mission du programme d'exploration de la planète Mars de la NASA, effort à long terme d'exploration par des robots de la planète rouge. MSL-09 est un rover (véhicule d'exploration) conçu pour évaluer si Mars fut, ou est encore actuellement, un environnement habitable.

Les principaux objectifs sont donc de :

déterminer si la vie a pu exister sur la planète Mars,
caractériser son climat,
caractériser sa géologie,
préparer l'exploration humaine de Mars.

Pour mener à bien cette mission, un rover équipé d'instruments scientifiques sera posé sur Mars. Les instruments ont été choisis suite à un appel d'offre international :

2 instruments dont les Principaux Investigateurs sont européens (Allemagne et Espagne),
1 instrument dont le Principal Investigateur est russe,
7 instruments dont les Principaux Investigateurs sont américains, dont 2 instruments avec Co-Principal Investigateur français.



Les contributions instrumentales françaises à la mission concerne :

l'instrument CHEMCAM (CHEMistry CAMera) qui analysera par spectrométrie la lumière d'un plasma issu d'un tir laser (jusqu'à 9 m de distance) sur des roches martiennes. Le CESR fournira le sous-ensemble installé sur le mât du rover (CHEMCAM-MU : Mast Unit) constitué d'un laser, un télescope, d'une caméra et de l'électronique associée.

la suite instrumentale SAM (Sample Analysis at Mars) qui réalisera des analyses minérales et atmosphériques pour détecter une large gamme de composés organiques issus de l'atmosphère et du sol, de gaz de constitution des minéraux, et rechercher les isotopes du carbone et des autres atomes ainsi détectés, ainsi que des isotopes des gaz rares. Le Service d'Aéronomie fournira un des trois instruments de la suite SAM, le chromatographe en phase gazeuse (SAM-GC : Gas Chromatograph).

Le CNES assure, pour le compte de l'ensemble des partenaires nationaux (laboratoires), la maîtrise d'ouvrage de la contribution instrumentale française à MSL-09.
 [/justify]

Source: http://smsc.cnes.fr/MSL09/Fr/


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[justify]MSL 09 - Mars Science Laboratory  Un laboratoire mobile sur Mars



Absence d’eau, sol oxydant et surface irradiée aux UV, l’environnement martien a longtemps été considéré comme hostile à l’apparition et à la préservation de la vie. Depuis une dizaine d’années, les indices s’accumulent et laissent penser que la température et la pression atmosphérique ont jadis été compatibles avec la présence d’eau liquide… et peut-être avec le développement d’une activité biologique.

Pour valider ces hypothèses, la Nasa a décidé d’envoyer un laboratoire sur la planète rouge, Mars Science Laboratory (MSL). Alors que les rovers précédents, Spirit et Opportunity, étaient orientés sur l’analyse des roches et de leur altération, ce rover aura un objectif spécifique : détecter les traces d’une ancienne chimie de la vie. En 1976 déjà, les atterrisseurs Viking 1 et 2 avaient pour mission de détecter les traces d’une activité biologique et en déduire la présence d’organismes vivants ; ils n’ont rien trouvé. MSL tentera de déceler des constituants fossiles de la matière vivante : les atomes de carbone ou certaines molécules organiques (protéines).

Y a-t-il eu sur Mars une période où les conditions environnementales ont été propices à l’émergence de la vie ? Pour le savoir, les scientifiques tentent de reconstituer l’histoire géologique et climatique de la planète. Ils comptent sur MSL pour analyser l’évolution, au cours du temps, de la composition des roches, sols et structures à la surface de Mars. Les données fournies par le rover seront également utiles pour évaluer la capacité de la surface à supporter de lourdes infrastructures en vue d’une future exploration humaine.
Pour atteindre ces objectifs, le rover est doté d’une charge scientifique de 70 kg composée d’une dizaine d’instruments : caméras, spectromètres et détecteurs de radiations. Parmi eux, deux font l’objet de participations françaises. Le premier, ChemCam, est capable de déterminer la composition élémentaire des roches jusqu’à une distance de 9 mètres grâce à un laser fourni par la France. Ces mesures aideront à caractériser la géologie de Mars, autre objectif de la mission MSL.

Le second, SAM, est un ensemble instrumental dont l’objectif est de détecter des composés carbonés associés à la vie et de caractériser leur chimie. Dans ce conséquent programme, le CNES assure la maîtrise d'ouvrage de la contribution française. Il fournit des ressources financières et humaines tout en supervisant le développement des instruments.

MSL 09 (Mars Science Laboratory)
Initiateur  NASA 
Participants  Etats-Unis, Allemagne, France, Russie, Espagne 
Objectifs  Déterminer si la vie a pu exister sur la planète Mars
Caractériser son climat
Caractériser sa géologie
Préparer l'exploration humaine de Mars
Statut  En cours de réalisation 
Lancement  Septembre-octobre 2009 sur Atlas V 
Atterrissage sur Mars  Juillet - septembre 2010 

Source: http://www.cnes.fr/web/CNES-fr/5716-msl-09-mars-science-laboratory.php
modération : lien sur page d'accueil

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11.04.06 Exploration de Mars  La mission Mars Science Laboratory 
 
Le Mars Science Laboratory est un rover qui marque une rupture technologique significative. Par rapport aux générations précédentes, comme Spirit et Opportunity, les deux rovers de la mission Mer, il est sensiblement plus grand et plus puissant ce qui lui permet d'embarquer une charge utile hors du commun de sorte que sa capacité d'analyse sera bien plus performante que les Mars Exploration Rover actuellement sur Mars. Initialement prévu en 2009, son lancement a été reporté en 2011.

Bien que supporté par 6 roues, comme les 2 rovers Mer, Curiosity pèse quelque 775 kg. Il sera alimenté par un générateur isotopique ce qui fait de lui le premier engin nucléaire envoyé sur Mars. Il s'agira également de la première mission à viser un atterrissage de précision de dangers de façon à atteindre des sites scientifiques à la fois prometteurs et difficiles à atteindre. La NASA vise une zone d'atterrissage de 20 par 40 km qui sera choisie à partir des images de la caméra Hirise de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter. Pour atterrir, le rover utilisera un système de parachutes et de retro-fusées.

Curiosity doit étudier les habitats potentiels du vivant comme des roches sédimentaires ou des dépôt hydro-thermiques (actifs ou fossilisés). Il étudiera la géochimie et la minéralogie de la zone en détail. Ses données auront également une portée sur divers aspects marquant le point de départ de l'évolution de planètes de type terrestre sur la base d'une analyse effectuée in situ. Il analysera les roches de surface pour comprendre les les processus géologiques qui les ont formés

Pour cela, le rover sera équipé d'un bras lui permettant de ramasser des échantillons du sol pour analyse chimique de façon à découvrir des composés organiques et les conditions environnementales qui pourraient avoir soutenu la vie microbienne maintenant ou dans le passé. A la différence de Phoenix, il ne sera pas capable de creuser le sol. Il sera également équipé d'un laser capable de vaporiser une fine couche de surface d'un rocher de façon à analyser sa composition élémentaire.

Sa charge utile comprend également des instruments capables d'identifier les composés organiques tels que les protéines, les acides aminés et autres acides et bases qui se lient au carbone et sont essentiel à la vie comme nous la concevons. Il doit identifier des dispositifs, tels que les gaz atmosphériques, qui peuvent être associés à l'activité biologique.

Enfin, il doit étudier l'atmosphère martienne et déterminer la distribution et la circulation de l'eau et du dioxyde de carbone sous ses formes solides, liquides et gazeuses.

Source: http://www.flashespace.com/html/avril06/11m_04.htm

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07.06.06 Une Atlas V pour lancer le Mars Science Laboratory
 

Lockheed Martin a remporté le contrat portant sur le lancement du rover Mars Science Laboratory. Le centre spatial Kennedy de la NASA a donc choisi d'utiliser le lanceur le plus puissant de la famille Atlas. Le lancement est prévu à l'intérieur d'une fenêtre de tir s'ouvrant le 15 septembre 2009 et se fermant le 4 octobre de la même année. L'atterrissage sur la planète Mars est prévu entre le 10 juillet et le 22 septembre 2010.

Le choix d'une Atlas V peut paraître disproportionné, mais s'explique facilement.. Avec une masse de 2800 kg au lancement, MSL est le rover le plus lourd jamais construit et envoyé sur Mars. Surtout, il a besoin d'une coiffe suffisamment vaste pour emporter le bouclier thermique qui sera utilisé lors de la descente dans l'atmosphère martienne. Le choix de la NASA s'est donc porté sur une Atlas V de la série 500. Ce lanceur est capable de lancer plus de 8 tonnes sur l'orbite de transfert géostationnaire. Surtout, il a la particularité d'être équipé d'une coiffe d'un diamètre de 5 m, parfaite pour emporter le Mars Science Laboratory.

Mars Science Laboratory

D'une durée de vie opérationnelle d'au moins 2 ans, le rover marque une rupture technologique significative par rapport aux générations précédentes. Il est sensiblement plus puissant et plus grand, de la taille d'une petite voiture. Avec un poids de quelque 775 kg sur Mars, Mars Science Laboratory sera bien plus lourd que les 10,5 kg du Sojourner de Mars Pathfinder (1997) et les 170 kg de chaque rover des missions MER (2004).

Il embarque une charge utile hors du commun de sorte que sa capacité d'analyse sera bien plus performante que celle des rovers MER Spirit et Opportunity actuellement sur Mars.

Démonstrateur de technologies


On le sait moins, mais la mission s'appuiera sur plusieurs technologiques innovantes sur lesquelles la NASA compte beaucoup. De fait, il est important que la mission réussisse car MSL préfigure ce que sera la prochaine génération de rover. Un échec compromettrait sérieusement les plans futurs de la NASA et marquerait un retour en arrière.

D'un point de vue pratique, MSL doit démontrer la capacité d'un engin martien à se déplacer sur longue distance, de 5 à 20 kilomètres. Dans le cas de MSL, la NASA s'attend à ce que la vitesse moyenne de déplacement de l'engin soit d'environ 30 mètres par heure, bien que le rover soit conçu pour rouler jusqu'à 90 mètres par heure. Cette moyenne s'explique par les niveaux de puissance qui peuvent fluctuer, la texture du terrain qui peut à certains endroits être moins roulant. D'autres paramètres, comme l'inclinaison du terrain ou une faible visibilité (tempête de poussière) peuvent ralentir le déplacement du rover. MSL sera capable de rouler sur des obstacles d'une hauteur d'environ 75 centimètres.

Un générateur isotopique


Autre innovation majeure, le rover sera alimenté par un générateur isotopique ce qui fait de lui le premier engin nucléaire envoyé sur Mars. ce générateur produira l'électricité nécessaire à partir de la chaleur produite par la décroissance radioactive du plutonium. Ce type d'alimentation, bien que difficile à faire accepter au grand public est la seule capable de répondre aux besoins du rover tout au long de sa durée de vie opérationnelle d'au moins une année martienne (687 jours terrestres). D'autant plus que le site d'atterrissage du rover se situe vraisemblablement dans une région des latitudes élevés. Or, ces régions sont connues pour leur environnement extrême. Les changements de saisons s'accompagnent de conditions climatiques difficiles et les températures peuvent descendre jusqu'à -100 degrés C et monter jusqu'à 80 degrés C. De fait, l'usage de panneaux solaires apparaît très risqué. Ils peuvent être dans l'incapacité de produire suffisamment d'énergie pendant plusieurs jours, ce qui peut être fatal au rover.

Un atterrissage de précision

Il s'agira également de la première mission à viser un atterrissage de précision de façon à atteindre des sites scientifiques à la fois prometteurs et difficiles à atteindre. La NASA vise une zone d'atterrissage d'un diamètre de 20 km. Notez que le site sera choisi à partir des images de la caméra Hirise de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter.

Autres technologiques innovantes, un mixte de tout ce qui a été fait pour poser un engin sur Mars avec un final palpitant. Cette phase de la mission sera cruciale du fait que c'est la première fois que la NASA posera une charge aussi lourde sur Mars. il y a les 775 kg du rover, mais c'est jusqu'à 1100 kg qu'il faudra contrôler pendant la phase de descente.

Pendant les 3 dernières minutes avant son atterrissage, le rover utilisera un parachute pour freiner sa chute dans l'atmosphère. 500 mètres avant de toucher le sol, des rétro-fusées entrent en action et quelques secondes avant la partie haute du rover déposera le rover au bout d'un câble sur la surface, telle une grue de chantier.

Les roues des rovers Sojourner, Spirit et Mars



Science Laboratory Le système d'atterrissage final du rover :
une sorte de grue pour le déposer sur la surface

Crédit MSL Science team

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« Modifié: 11 Août 2012 à 01:08:09 par katchina »
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Re : Le rover de la NASA Mars Science Laboratory (MSL) s'envolera bien en 2009
« Réponse #29 le: 23 Novembre 2008 à 22:58:09 »

Mars Science Laboratory : sélection du site d’atterrissage 

le 23-09-2008 à 13:16
 
Alors que Phoenix n’a pas encore terminé sa mission et que les increvables robots Spirit et Opportunity sont eux aussi toujours en course à la surface de Mars, la communauté scientifique prépare déjà le prochain atterrissage d’un engin sur Mars. Prévue pour être lancée dans un an si le calendrier est respecté, la mission Mars Science Laboratory (MSL) a pour but de faire atterrir un robot de 850 kg sur le sol martien, équipé d’une multitude d’instruments scientifiques.

Mars Science Laboratory : le mastodonte martien !

Le robot MSL (aucun nom plus poétique ne lui a été attribué par la NASA pour le moment…donc nous le nommerons conventionnellement MSL) est véritablement un mastodonte par rapport aux robots précédents envoyés sur Mars. De la taille d’une petite jeep, il sera capable de se déplacer jusqu’à 90 mètres par heure grâce à ses six roues motrices, et parcourra peut-être plusieurs dizaines de kilomètres durant sa mission qui est prévue pour durer une année martienne (soit 687 jours terrestres), voire plus si les conditions techniques du robot le permettent ! Mais le plus intéressant dans ce nouveau robot, outre sa taille et ses capacités de déplacement, c’est le formidable ensemble d’instruments scientifiques qu’il possède. Jamais des instruments scientifiques aussi avancés n’ont été envoyés sur la planète rouge. Ces instruments, qui impliquent des centaines de chercheurs à travers le monde, y compris en France, seront capables de donner des informations sur la géologie, l’atmosphère et les conditions environnementales du site d’atterrissage. Certains permettront également d’effectuer des analyses physiques et chimiques d’une grande précision, et détecteront peut-être les traces laissées dans les roches par une forme de vie passée sur Mars... En effet, un des grands enjeux de la mission MSL est de répondre à la question suivante : Mars a-t-elle un jour connu des conditions environnementales propices à l’épanouissement de la vie ? et si oui, ce potentiel d’habitabilité est-il toujours d’actualité aujourd’hui ?

Après les rovers Spirit et Opportunity, dont la mission était de d’éclaircir l’histoire de l’écoulement d’eau liquide sur leurs sites d’atterrissages respectifs, après Phoenix qui a cherché à savoir si la région boréale martienne était habitable et quelle était son histoire, MSL sera chargé d’apporter des indices sur l’habitabilité d’une autre région de Mars, et peut-être découvrira-t-il de possibles bio-signatures dans les roches qu’il analysera.


Le robot Mars Science Laboratory en cours d’assemblage en août 2008
(crédit : NASA/JPL)


La sélection d’un site d’atterrissage : un processus difficile et crucial

Le lancement de MSL est actuellement prévu entre le 15 septembre et le 4 octobre 2009, et l’atterrissage sur Mars s’effectuera entre le 10 juillet et le 14 septembre 2010. Mais on ne sait pas encore dans quelle région martienne se posera le robot.

Où atterrir ? Il s’agit d’une épineuse question pour une mission spatiale de ce type. Il faut arriver à sélectionner un site d’atterrissage qui puisse être à la fois intéressant d’un point de vue scientifique (un site au fort potentiel de découverte, où il serait possible d’identifier d’éventuelles bio-signatures…) et suffisamment sûr pour que l’atterrissage se déroule dans de bonnes conditions (peu de reliefs, pas de gros rochers ni de rafales de vent trop violentes…). La sélection du site d’atterrissage est donc une étape décisive de la mission qui implique à la fois les scientifiques, friands de nouvelles découvertes et désireux de se poser dans une région scientifiquement riche, et les ingénieurs, concepteurs de l’engin, qui font tout pour minimiser les risques d’accidents pouvant compromettre la mission. Ainsi, le meilleur site sera un compromis entre sécurité de l’atterrissage et intérêt scientifique.


Carte de la planète Mars sur laquelle ont été placés les sites d’atterrissage des missions passées (en jaune) et ceux envisagés pour la mission Mars Science Laboratory (en blanc)
(crédit : NASA/JPL)


Du 15 au 17 septembre 2008 en Californie se tenait la troisième réunion pour la sélection du site d’atterrissage de MSL. Lors de cette réunion, chaque équipe de scientifiques présente l’intérêt du site d’atterrissage qu’elle propose à l’aide d’images et de données géologiques inédites obtenues grâce aux sondes actuellement en orbite martienne (Mars Express, Mars Reconnaissance Orbiter et Mars Odyssey). Il s’en suit un débat et un échange de questions entre l’auditoire composé des autres scientifiques et de responsables de la mission. Puis un vote final classe les sites en fonction de leurs intérêts scientifiques. Les réunions précédentes avaient permis d’établir une liste de 33, puis 16 puis 10, puis 7 sites potentiels au fur et à mesure que les débats écartaient les sites trop dangereux, peu intéressants, ou ceux pour lesquels les données sont encore trop peu nombreuses.

À l’issu de cette dernière réunion, la NASA a communiqué le classement provisoire des sites qui ont retenu l’attention des scientifiques (les notes obtenues -ramenées sur 20- sont données entre parenthèses) :
Trois sites sortent du lot, les cratères Eberswalde (17,8), Holden (17,3) et Gale (16,8). Les sites de Nili Fossae (14,8) et Mawrth Vallis (15,2), se placent en deuxième position et les sites du cratère Miyamoto (9,2) et de South Meridiani (11,3) se classent derniers de la liste.


Les 7 sites demi-finalistes sur lesquels a porté la réunion de septembre 2008
(crédit : NASA/JPL)


Il s’agit pour le moment de simples recommandations concernant l’intérêt scientifique des sites, et pas d’un classement définitif. Vers le début du mois de novembre, la NASA sélectionnera 3 sites sur lesquels des analyses plus importantes seront réalisées (davantage de survols par les sondes martiennes, et donc de données relatives à la géologie du site d’atterrissage). Un réunion d’ingénieurs, consacrée à la faisabilité technique de l’exploration de chaque site sera organisée en janvier 2009, une quatrième réunion de la communauté scientifique aura lieu en avril 2009 et après une dernière réunion commune entre ingénieurs et scientifiques, une recommandation de site d’atterrissage sera soumise à la direction de la NASA, à qui reviendra la charge d’approuver définitivement le site d’atterrissage proposé en juin 2009.

La sélection du site d’atterrissage de MSL, comme cela avait été le cas pour Spirit et Opportunity, est donc un processus très organisé où rien n’est laissé au hasard, tout étant fait pour maximiser les chances de réussite de la mission !

Les cratères Eberswalde, Holden et Gale : les favoris (pour le moment…)

Le cratère Gale, d’un diamètre d’environ 100 km, possède en son centre une montagne culminant à 5 km d’altitude, soit bien plus haut que les remparts même du cratère ! En fait, cela signifie que le cratère Gale est très ancien : il a été enseveli sous des couches de sédiments après sa formation, puis a été ré-exhumé par l’érosion. La montagne de 5 km au centre du cratère est donc un immense monticule de sédiments qui peuvent sans doute nous en dire beaucoup sur l’histoire de Mars. D’autant plus que des couches d'argiles et de sulfates, pouvant préserver des traces de vie passée, y ont été détectées. Les scientifiques qui ont étudié ce site d’atterrissage proposent de faire grimper le robot MSL sur les flancs de la montagne centrale du cratère : peut-être ce rêve deviendra-t-il un jour réalité !…


Le cratère Gale, en jaune l’ellipse délimitant la zone d’atterrissage envisagée
(crédit : NASA/JPL)



Vue d’artiste du cratère Gale. Il mesure 100 km de diamètre et le mont en son centre culmine à 5000 mètres d’altitude !
(crédit : NASA/JPL/image Kees Veenenbos)


Le cratère Holden, de 154 km de diamètre, s’est formé assez tôt au début de l’histoire de Mars. Il résulte de l’impact d’un astéroïde sur un vaste réseau fluvial alimentant plusieurs petits cratères. Lors de l’impact, ce réseau a disparu, et une des rivières qui en faisait partie (Uzboi Vallis) a vu son cours coupé par l’apparition du cratère. Puis les flots de Uzboi Vallis ont fini par percer les remparts du cratère et ont déversé leurs eaux dans l’enceinte du cratère Holden. Ce cratère a donc pu lui aussi abriter un ancien lac. Des traces d’argiles ont été détectées sur les bords du cratère et sous des dépôts d’alluvions en son centre. Ces argiles, comme dans le cas du cratère Gale, peuvent être intéressantes pour préserver d’anciennes traces de vie.


Le cratère Holden, en jaune l’ellipse délimitant la zone d’atterrissage envisagée
(crédit : NASA/JPL)



Couches sédimentaires vue par la caméra HiRiSE de Mars Reconnaissance Orbiter dans le cratère Holden. Ces dépôts sont peut-être vieux de 3,7 milliards d’années…
(crédit : NASA/JPL/University of Arizona)


Le cratère Eberswalde est un site d’atterrissage intéressant pour MSL car il possède en son sein un bel exemple de delta. Il s’agit d’un petit cratère d’une vingtaine de kilomètres de diamètre, recouvert lors de l’impact qui a formé le cratère Holden voisin, puis remis au jour par l’érosion. Les scientifiques pensent que le cratère Eberswalde a abrité un lac pendant une longue durée à l’échelle des temps géologiques. Comme on l'observe aussi sur Terre, le delta débouchant dans l’ancien lac de Eberswalde a charrié de grandes masses d’alluvions qui se sont déposées rapidement au fond du lac. Cette sédimentation rapide a peut-être permis d’abriter des traces de vie s’il y en a eu… Il ne reste plus qu’à se rendre sur place pour le vérifier !


Le cratère Eberswalde, en jaune l’ellipse délimitant la zone d’atterrissage envisagée
(crédit : NASA/JPL)



Zoom sur le delta “fossile” du cratère Eberswalde
(crédit : NASA/JPL/MSSS)


La description des autres sites d’atterrissages serait tout aussi passionnante ! Cependant, s’ils ont été moins bien notés, c’est parfois parce que l’eau n’y est peut-être pas restée assez longtemps (en effet, mieux vaut privilégier les endroits où l’eau a stagné pendant une longue durée), ou à cause d’une histoire trop complexe avec de multiples évènements dont les traces seraient difficiles à démêler lors d’analyses sur place… N’oublions pas que cette liste n’a rien de définitif, d’autres sites moins bien classés à l’issu de cette réunion peuvent revenir à l’avant de la scène lors des prochaines étapes du processus de sélection.
Orbit-Mars ne manquera pas de vous en tenir informés !

Sources : NASA/JPL/NAS/Martian Chronicles Blog/MSSS

Par Olivier Poch
Source: http://orbitmars.futura-sciences.com/mars-actu-suite.php?id_news=317
« Modifié: 11 Août 2012 à 01:14:14 par katchina »
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