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Auteur Sujet: Théories de l'évolution - Homo sapiens - Sphénoïde - Inside story  (Lu 34369 fois)

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void

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Re : Théories de l'évolution - Homo sapiens - Sphénoïde - Inside story
« Réponse #30 le: 30 décembre 2008 à 10:17:15 »

Petite remarque "para-scientifique", elle intéressera peut-être certains "crypto-chercheurs". Ces histoires d'homo sapiens et de néandherthal me font systématiquement remonter à la surface les récits épiques sumériens de Gilgamesh et d'Enkidu. Oui, Gilgamesh, le sage éduqué par les dieux, avant de survivre au déluge, aura la tristesse d'observer la mort de son ami Enkidu, qui n'est pas de la même espèce que lui. Enkidu est, dit-on, en lien avec la nature, "sauvage", vie au milieu d'elle et parle le langage des animaux, alors que Gilgamesh est un "demi dieu éduqué" qui a déjà rompu ses liens avec le monde animal.


"L'histoire commence à Uruk, capitale de Sumer où règne le géant Gilgamesh qui est d'origine divine. Il a en effet dans ses veines un sang aux deux tiers celui d'un dieu. Mais cela ne l'empêche pas d'être sans pitié envers ses sujets. Son appétit gastronomique n'a d'égal que son appétit sexuel et son peuple ne peut plus vivre avec un roi si turbulent.

Les dieux constatant l'état d'esprit de Gilgamesh vont tenter de le remettre dans le droit chemin. Pour cela le dieu Assuru va créer Enkidou, un colosse digne du roi d'Uruk. Mais il vient à la vie en pleine nature et en passe la première partie au milieu des bêtes sauvages qui le considèrent comme l'un des leurs. Mais vient le moment où il doit accomplir son rôle. A cette fin, une courtisane d'Uruk lui enseigne le plaisir, dans le mythe il semble que cela amène Enkidu à l'humanité. Les bêtes ne le reconnaissent plus et le fuient."


http://pagesperso-orange.fr/anciennegypte/etr/gilgamesh.htm

"Voilà Enkidu saisi d’une étrange langueur. Il maudit la courtisane, convaincu que cette soudaine faiblesse lui est imputable. Il perd ses forces. Bientôt Gilgamesh craindra réellement pour la vie de son ami. C’est pour sauver son > qu’il ira chez Unapishti chercher le secret de l’immortalité et entreprendre sa longue descente au royaume des morts. Pourtant, Enkidu va mourir, à l’absolu désespoir de Gilgamesh. Celui-ci ira même jusqu’à demander au dieu Nergal , fils d’Ishtar et époux d’Éreshkigal, déesse des enfers, d’ouvrir un trou dans la terre. L’âme d’Enkidu s’en échappe et Gilgamesh le verra sans pouvoir le toucher. Enkidu n’a été créé par les dieux que pour mourir, pour accroître, par sa mort, quelque chose en Gilgamesh qui est aussi la découverte de l’attachement, tout comme Gilgamesh, par la découverte de l’amour, ouvrira à Enkidu les portes de la conscience. L’un des deux, encore une fois, doit mourir."

http://fanstastiquereve.centerblog.net/6393487-Gilgamesh-et-Enkidu

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Vdéo disponible de l'Homme de Flores dit Hobbit
« Réponse #31 le: 03 janvier 2009 à 13:32:43 »


Je viens de mettre à jour le post de l'homme de Flores dit le Hobbit avec les vidéos du reportage.

Merci à hanakus2006

Lapin fan de Tolkien à la recherche de la Terre du Milieu
« Modifié: 07 avril 2014 à 23:04:24 par katchina »
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Sur les traces de l'homme de Palau - Micronésie - Lee Berger - France 5
« Réponse #32 le: 03 janvier 2009 à 14:30:09 »

[France 5] Sur les traces de l'homme de Palau

France 5 a proposé, mardi 18 novembre 2008 à 15 heures 34, le documentaire écrit par Adam Meyer et réalisé par Ian Marsh, "Sur les traces de l'homme de Palau".

Documentaire/Reportage
GRANDE-BRETAGNE - 2007 - 50 mn
Sous-titrage malentendant (Antiope).
Stéréo

Auteur : Adam Meyer

Le sujet
A la découverte de l'hominidé dont les restes ont été trouvés sur une île de l'archipel de Palau, dans le Pacifique, et gros plan sur les questions qu'il soulève.


C'est sur une île de l'archipel de Palau, dans le Pacifique, que Lee Berger, paléo-anthropologue de l'Université de Johannesburg, découvre dans une grotte une grande quantité d'ossements semblant provenir d'une espèce d'hominidés.

L'équipe de scientifiques appelée à la rescousse par Lee Berger va travailler sans relâche pendant huit jours à trier, répertorier et classer les restes humains qui seront envoyés pour une datation au carbone.

D'hypothèse en conjecture, l'équipe va tenter de percer le mystère de cette tribu perdue de Palau.

Comment ces ossements sont-ils arrivés dans cette grotte difficile d'accès ? Comment et de quoi vivait cette population ? Pourquoi s'est-elle éteinte subitement ? Catastrophe naturelle ? Epidémie fatale ? Invasion et massacre par une autre tribu ?

Malgré des similitudes avec l'homme de Florès, découvert également en Indonésie en 2003 ( stature et boîte crânienne de petite taille ), les ' hommes ' de Palau semblent être bien plus récents.

L'âge mis en évidence par la datation carbone est de 3000 à 1500 ans.

Il est à parier que la résolution de l'énigme de la tribu perdue de Palau ne manquera pas d'apporter de nouvelles pistes pour la compréhension de l'évolution de l'homme.

source

La critique
Quelques ossements trouvés par un paléoanthropologue sud-africain, Lee Berger, alors qu'il passait ses vacances dans l'archipel de Palau en plein milieu du Pacifique, risquent de modifier les théories de l'évolution. Jusqu'alors, on pensait que la transformation physique, intellectuelle et psychique de l'être humain avait pris des millions et des millions d'années. Or, voilà que ces ossements montrent l'inverse.


En reconstituant l'aspect physique de l'homme de Palau, on découvre en effet qu'il ne dépassait pas le mètre vingt, qu'il était trapu, avait un large nez, une petite boîte crânienne et de grandes dents. Il semblait donc, physiquement, plus proche de Lucy, découverte en 1974 en Ethiopie et vieille de 3 millions d'années, que du pharaon Ramsès II, né en 1305 avant notre ère et dont les mesures scientifiques ont pourtant prouvé qu'il était son contemporain. Il devient donc envisageable, pour les scientifiques, qu'une tribu égarée sur cet îlot se soit transformée afin de s'adapter, en quelques siècles seulement, aux conditions de vie précaires qui lui étaient offertes, jusqu'à disparaître complètement dans l'indifférence générale. Comment ? Maladie ? Tsunami ? Extermination par des peuplades voisines en quête de nourriture ? L'énigme reste aussi opaque que le mystère divin.

source

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la suite sur dailymotion

Fiche wiki sur Lee Berger

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March 10, 2008...2:52 pm

3,000 year old small body humans in Palau, Micronesia

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PLoS One completely surprised me today by releasing this paper, “Small-Bodied Humans from Palau, Micronesia.” The research comes from South African and American researchers, and the paper was edited by John Hawks, who apparently can really keep a secret it seems. I had no idea about this study and find it a really remarkable find since fossils of another small bodied human, Homo floresiensis, were found about 1,000 miles south of these new findings.

If I read this correctly, a minimum of 25 individuals have been found. Lots more will be found according the authors, which is always welcoming to me. The Palau fossils are of small people, similar in size to the Flores hominins. Preliminary analysis of more than a dozen individuals, including a male weighing about 43 kg and a female weighing about 29 kg, document that these were tiny. Analyzing some of the cranial and dental features like the distinct presence of a maxillary canine fossa, a clearly delimited mandibular mental trigone, moderate bossing of the frontal and parietal squama, a lateral prominence on the temporal mastoid process, reduced temporal juxtamastoid eminences and an en maison cranial vault profile with the greatest interparietal breadth high on the vault indicates that these individuals were simply small H. sapiens adapted for life on a small island.

So how were these bones found? Lead author, Lee Berger, writes to National Geographic News that he was kayaking around rocky islands about 370 miles east of the Philippines, when he found the bones in a pair of caves in 2006. Crazy story! I wish I would find something like that while vacationing. He reports that the,

“the [Ucheliungs and Omedokel] caves were littered with bones that had been dislodged by waves and piled like driftwood. Others had remained buried deep in the sandy floor, and more, including several skulls, were cemented to the cave walls.”

Radiocarbon dating was applied to pinpoint an age for the bones. The antiquity of the bones is between 1,410 and 2,890 years ago, which is remarkably much more recent than 18,000 year old antiquity of the Flores hominins. Along with the small size, the Palau fossils have similar features to H. floresiensis, such as their pronounced supraorbital tori, non-projecting chins, relative megadontia, expansion of the occlusal surface of the premolars, rotation of teeth within the maxilla and mandible, and dental agenesis.

But again, Berger and colleagues do not infer from these features any direct relationship between the peoples of Palau and Flores; however, they conservatively write that these similarities may be a common adaptation in humans of reduced stature. In their own words,

“Based on the evidence from Palau, we hypothesize that reduction in the size of the face and chin, large dental size and other features noted here may in some cases be correlates of extreme body size reduction in H. sapiens. These features when seen in Flores may be best explained as correlates of small body size in an island adaptation, regardless of taxonomic affinity. Under any circumstances the Palauan sample supports at least the possibility that the Flores hominins are simply an island adapted population of H. sapiens, perhaps with some individuals expressing congenital abnormalities.”

Again the paper is published in PLoS One, which is an open access journal. That means you can download the original report and read it for yourself for free. I really recommend you do, this seems like one of the more significant paleoanthropological finds for 2008. Here’s the citation:

Berger, L.R., Churchill, S.E., De Klerk, B., Quinn, R.L., Hawks, J. (2008). Small-Bodied Humans from Palau, Micronesia. PLoS ONE, 3(3), e1780. DOI: 10.1371/journal.pone.0001780[/justify]

Source: http://anthropology.net/2008/03/10/3000-year-old-small-body-humans-in-palau-micronesia/


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13 mai 2008

L'homme de Flores: le débat change d'île(Agence Science-Presse)

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Les « petits hommes » de l’île de Flores, ces ossements que l’on dit appartenir à une autre espèce humaine, continuent de faire jaser. La découverte, le mois dernier, de nouveaux squelettes sur une autre île, squelettes qui a priori remettaient en question l'hypothèse de Flores, semble prendre un tour plus médiatique que scientifique.
 
Des milliers d’ossements humains ont été retrouvés sur une île de l’archipel de Palau, âgés de 900 à 2900 ans. Parmi eux, certains des plus anciens sont de petite taille et ont rapidement relancé le même débat qu’on avait eu en 2004 autour de l’île de Flores, à 2000 km plus au Sud (voir la carte) : s’agirait-il d’un groupe d’humains primitifs, qui auraient évolué vers une petite taille au fil des millénaires?

Le découvreur, le paléoanthropologue sud-africain Lee Berger, a en effet présenté sa découverte comme telle : ses « petits hommes » à lui, en raison de leur grand nombre, démontreraient que les « petits hommes » de Flores ne constituent pas une espèce distincte —on parlait alors de descendants de l’Homo Erectus— mais que l’évolution vers le nanisme serait au contraire un trait commun à des populations vivant longtemps isolées sur une île.

Sauf qu’il y a ceux qui remettent carrément en doute que les ossements de Palau représentent une population distincte. L’archéologue américain Scott Fitzpatrick, qui a travaillé là-bas depuis une décennie avait trouvé en 2003, à 4 kilomètres de là, des ossements remontant eux aussi à près de 3000 ans —et tous de taille normale. Les ossements plus anciens de Berger seraient tout simplement des adolescents. « Berger, déclare Fitzpatrick dans une entrevue pour Nature, n’a pas fait de comparaisons adéquates avec d’autres ossements de Palau ».
 
Un des problèmes de cette découverte est sa facture médiatique. Elle a été annoncée le 10 mars par la chaîne National Geographic, qui finançait l’expédition de Lee Berger. L’article scientifique est paru le surlendemain dans la revue Public Library of Science One. Les conclusions qui ont fait le plus de bruit, celles de l’émission de télé, n’ont donc pas été validées par un comité de réviseurs —en fait, un des réviseurs de l’article scientifique est terriblement sévère quant à la validité des résultats.

Un autre problème, souligné dans l’article du journaliste de Nature, est que l’hypothèse du nanisme ne colle pas avec ce qu’on connaît de l’histoire de ces îles de l’Ouest du Pacifique —alors que la présence de descendants de l’Homo Erectus sur l’île de Flores, qui auraient débarqué il y a 70 000 ans et auraient survécu jusqu’à voici 12 000 ans, n’est pas invraisemblable.

L’archéologie confirme que les premiers humains se sont établis dans l’Ouest du Paciifique il y a 3000 ans. Les artefacts démontrent qu’il y a 2500 ans, les habitants de l’archipel de Palau maîtrisaient fort bien l’agriculture. Qu’un groupe ait évolué si vite vers le nanisme en raison du manque de ressources ne colle donc pas.

Pascal Lapointe

Source: http://www.sciencepresse.qc.ca/node/20565
« Modifié: 28 novembre 2019 à 22:51:38 par Modération »
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LUCA, 3.8 milliards d'années, ancêtre ultime du vivant
« Réponse #33 le: 04 janvier 2009 à 11:50:39 »

LUCA, 3.8 milliards d'années, ancêtre ultime du vivant

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Un généticien de l'Université de Montréal, en collaboration avec des chercheurs des villes de Lyon et de Montpellier, en France, a publié une étude révolutionnaire qui décrit les caractéristiques du dernier ancêtre commun à tous les êtres vivants, prénommé LUCA (acronyme de Last Universal Common Ancestor).

Selon les résultats de l'étude, dont a fait état un récent numéro de la revue Nature, notre ancêtre vieux de quelque 3,8 milliards d'années n'était pas l'organisme qu'on pourrait imaginer. L'étude vient bouleverser les idées admises et enseignées sur les débuts de la vie sur Terre.

"On croit habituellement que LUCA était un organisme en quête de chaleur ou hyperthermophile, tout comme les êtres étranges qui colonisent aujourd'hui les sources hydrothermales ponctuant les marges continentales des profondeurs océaniques (au-dessus de 90 degrés Celsius), explique Nicolas Lartillot, coauteur de l'article et professeur de bioinformatique à l'Université de Montréal. Nos données suggèrent cependant que LUCA était sensible aux températures plus fortes et qu'il préférait davantage les climats aux températures inférieures à 50 degrés."

L'équipe de recherche a comparé l'information génétique des organismes modernes afin de caractériser l'ancêtre primordial de toute vie sur Terre. "Notre recherche s'apparente à l'étude étymologique des langues modernes, nous tentons d'élucider les fondements de leur évolution, souligne le professeur Lartillot. Nous avons identifié les caractères génétiques communs entre les animaux, les végétaux, les bactéries, à partir de quoi nous avons construit un arbre de vie dont les ramifications représentent des espèces distinctes. Elles proviennent toutes d'un tronc commun, LUCA en l'occurrence, dont nous nous sommes efforcés d'établir plus à fond la composition génétique."

Réconcilier des données divergentes
Les conclusions du groupe marquent un pas important vers le rapprochement d'idées conflictuelles sur LUCA. Elles concordent tout particulièrement bien avec la théorie d'un monde à ARN initial, selon laquelle les premières formes de vie étaient composées d'acide ribonucléique (ARN) plutôt que d'acide désoxyribonucléique (ADN).

Les données viennent particulièrement bien étayer cette théorie. Comme l'ARN est très sensible à la chaleur, il est peu probable qu'il ait pu rester stable sous les températures extrêmes régnant sur Terre au début. Les données du professeur Lartillot et de ces collaborateurs révèlent que LUCA a déniché un microclimat plus froid pour se développer, un constat qui aide à résoudre ce paradoxe et démontre que les microdomaines environnementaux ont joué un rôle essentiel dans le développement de la vie sur Terre.

De l'ARN à l'ADN: Une preuve de l'évolution

"Ce n'est que par après que les descendants de LUCA ont découvert la molécule plus thermostable de l'ADN, qu'ils ont acquise indépendamment (de virus comme on le pense) et qu'ils l'ont utilisée à la place de l'ancien support fragile qu'était l'ARN. Cette invention leur a permis de s'éloigner de leur petit microclimat froid, d'évoluer et de se diversifier en une variété d'organismes sophistiqués capables de tolérer la chaleur," dit le professeur Lartillot.

Source: http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=6152
« Modifié: 28 novembre 2019 à 22:52:10 par Modération »
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Darwin sera l'une des figures de l'année 2009
« Réponse #34 le: 07 janvier 2009 à 20:54:08 »

Darwin sera l'une des figures de l'année 2009

Jean-Luc Nothias
05/01/2009 | Mise à jour : 10:49

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Charles Robert Darwin, né le 12 février 1809 à Shrewsbury (Angleterre), peaufine en secret ses recherches avant de faire paraître, en novembre 1859, son ouvrage fondateur : De l'origine des espèces par voie de sélection naturelle ou la Préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS
[/center]

Il y a 150 ans, l'auteur de la théorie de la sélection naturelle, né il y a exactement deux siècles, publiait son ouvrage de référence.
 
C'est l'un des personnages dont on devrait, plus que jamais, parler en 2009. On célèbre en effet cette année un double anniversaire pour Charles Darwin : sa naissance il y a deux siècles (le 12 février 1809) et la première parution de son ouvrage fondateur, De l'origine des espèces par la sélection naturelle ou la Préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie (en novembre 1859).

La «théorie» de l'évolution, qui n'est plus une théorie au sens hypothétique du terme, continue, aujourd'hui encore, de susciter à la fois de vifs débats «théologiques» et des recherches scientifiques aux prolongements très importants pour le monde vivant et pour l'homme en particulier. Des faits scientifiques qui, soit dit en passant, ne préjugent en rien de l'existence, ou non, de Dieu.

Charles Darwin n'est pas l'inventeur du concept d'évolution. D'autres avant lui, dont son propre grand-père, Erasmus Darwin, ou de son temps le chevalier de Lamarck, y souscrivaient déjà. Ce qui va faire la force de Darwin, c'est de tirer de ses observations une vue d'ensemble tout à fait visionnaire du monde vivant dans une perspective historique.

Solide socle scientifique

Sans rien connaître par exemple à la génétique et au rôle moteur des mutations. Mais en minimisant, il est vrai, les problèmes posés par sa théorie, problèmes que la science, à l'époque, ne pouvait pas résoudre. Et qui vont souvent entraîner de la part de ses supporteurs, comme de ses adversaires, de mauvaises interprétations. Les écrits de Darwin vont susciter un extraordinaire bouillonnement. Comme cette réunion organisée en juin 1860 à Oxford par l'évêque Samuel Wilberforce où le prélat, se moquant du darwinien Thomas Huxley en lui demandant s'il descend du singe «par son grand-père ou sa grand-mère», s'attire cette réponse cinglante : «Mieux vaut un singe qu'un imbécile».

Cette effervescence va néanmoins peu à peu disparaître. D'autant que, pour extraordinaire que soit le travail de Darwin, il n'est pas parfait et sera amendé, et consolidé au fur et à mesure de l'avancée des connaissances. Mais le socle scientifique que Darwin a bâti est toujours aussi solide.

Il nous dit que les êtres vivants ont été lentement modelés au cours d'une évolution. Que celle-ci s'opère, entre autres, par le phénomène de sélection naturelle : au sein d'une même espèce, les individus manifestent une capacité naturelle à varier. Ce qui fait que les plus adaptés à leur milieu vont se reproduire davantage que les autres. Et vont donc peu à peu s'imposer. Enfin, Darwin nous dit que les espèces ont des ancêtres communs.

Et ce sera, après de longues années d'éclipse, la renaissance de Darwin lorsque seront redécouvertes, elles aussi, les lois mendéliennes de l'hérédité au début du XXe siècle. Puis la génétique s'introduira dans la botanique, la zoologie, la paléontologie. Avant de construire un «grand arbre de la vie», généalogie du vivant mettant en relation presque filiale les bactéries, les champignons, les végétaux, les animaux…

On sait aujourd'hui que l'évolution n'est pas un long fleuve tranquille. Qu'elle a agi, et agit encore, par paliers et «bouffées». Qu'elle n'est pas une marche glorieuse vers toujours plus de sophistication et de complexité. Qu'elle peut mener à des impasses. Que les espèces ne sont pas immortelles (99 % des espèces nées sur Terre ont aujourd'hui disparu).

Machinerie biologique «contre-évolutive»

Et que ce n'est pas l'être le plus fort, ou le plus intelligent, qui va forcément survivre, mais celui qui sera capable de s'adapter le mieux au changement. Quitte à devenir plus petit, moins complexe, moins «fort».

On est loin de connaître parfaitement la dynamique de l'évolution, même si l'on sait qu'elle est plus ou moins rapide en fonction des circonstances et des espèces. Une bactérie, qui se «reproduit» en se divisant toutes les vingt minutes, a beaucoup plus de chances adaptatives qu'un animal. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle peut, par exemple, développer aussi vite des résistances aux antibiotiques.

Mais on sait aussi qu'il y a une machinerie biologique «contre-évolutive» qui s'oppose aux changements. Les mécanismes à l'œuvre dans l'évolution des espèces ont créé la biodiversité actuelle. Les comprendre peut permettre de mieux la préserver.

Déjà, les chercheurs se tournent vers le futur. Pour tenter de modéliser ce que sera la nature dans des dizaines de milliers de générations, en fonction de divers scénarios d'évolution, par exemple, du climat. Première conclusion : tout est possible…[/justify]

Source: http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/01/05/01008-20090105ARTFIG00328-darwin-sera-l-une-des-figures-de-l-annee-.php

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La théorie de l'évolution a nécessité plus de vingt ans de gestation

J.-L. N.
05/01/2009 | Mise à jour : 10:49

Tétanisé par l'enjeu, tant scientifique que religieux, Darwin a failli ne jamais publier ses manuscrits.
 
L'année qui s'achève n'a été marquée par aucune de ces découvertes frappantes qui d'un seul coup révolutionnent le domaine de la science sur lequel elles portent[/i][/color].» En cette fin d'année 1858, Thomas Bell, le très éminent président de la Société linéenne de Londres, la plus prestigieuse dans le monde des sciences naturelles, aurait mieux fait de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de prononcer cette phrase.

Car quelques mois plus tôt, le 1er juillet 1858, des textes avaient été lus devant la docte assemblée, présentés entre autres par le géologue Charles Lyell, une sommité dans son domaine. Des documents signés par Charles Darwin et Alfred Wallace.

De l'avis des historiens de la science, il s'agit là de la première présentation publique de la théorie moderne de l'évolution, que Wallace allait populariser sous le nom de « darwinisme ». Un an plus tard, en novembre 1859, paraissait De l'origine des espèces par voie de sélection naturelle ou la Préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie. Toujours d'actualité.

Mais avant d'en arriver là, il aura fallu une très improbable succession d'événements, de rencontres, d'intuitions, de travail, de peurs… C'est presque un miracle que cela se soit produit.

Charles Robert Darwin est né le 12 février 1809 à Shrewsbury, une petite ville médiévale des Midlands de l'ouest (Angleterre). Son père était un médecin fort prospère. Et fort mécontent des médiocres résultats scolaires de son fils. Celui-ci entama tout de même des études de médecine, à Edimbourg. Mais ne supportant pas la vue du sang, il s'essaya au droit. Pas plus de succès. Il finit par passer un diplôme de théologie à Cambridge. Charles Darwin était donc, à ce moment-là, en passe de devenir pasteur de campagne.

Entre-temps, sa passion pour l'histoire naturelle ne faisait que croître. Et, à Cambridge, le jeune homme s'était lié d'amitié avec le professeur Henslow, brillant botaniste, artisan du renouveau de cette discipline à l'université. Et quand, en 1831, l'Amirauté demanda à ce professeur de lui recommander un naturaliste pour partir en mission sur le HMS Beagle, il recommanda son élève favori, Charles Darwin. Son père, d'abord opposé à ce départ, finit par céder.

Innombrables échantillons

Et Darwin, à 22 ans, embarqua pour cinq ans et deux jours à bord du Beagle, navire commandé par Robert FitzRoy, un capitaine de 23 ans. Darwin emportait avec lui quelques livres, dont la Bible et le premier volume des Principes de géologie de Charles Lyell, qui allait avoir une grande influence sur lui. Dans cet ouvrage, Lyell, tout en évitant la question de la création de la Terre, soutenait que les forces à l'origine du façonnage de notre planète (érosion, volcans, sédiments) étaient à l'œuvre depuis l'origine du monde.

Pendant ces cinq années de tour du monde à bord du Beagle, Darwin se forgea le caractère, vécut de nombreuses aventures, découvrit de nouvelles espèces vivantes, fit une foule d'observations et rapporta d'innombrables échantillons. Mais après, il ne quittera plus jamais l'Angleterre. Et s'il commença à écrire les prémices de son concept d'évolution des espèces dès 1837 (l'année suivante sa théorie était déjà formulée…), comme en témoignent ses carnets, il n'en souffla mot. Car il voyait aussi bien la puissance du concept que la difficulté à surmonter ses apparentes failles aux yeux de la science d'alors. Sans parler de la religion… Il étoffa sa théorie en 1842, puis en 1844. Mais toujours en secret.

Travaux similaires

En 1856, seuls quelques proches, dont l'influent Charles Lyell, sont au courant. Darwin ne veut toujours pas s'exposer. Ses manuscrits semblent destinés à rester ad vitam aeternam au fond de ses tiroirs.

C'est alors qu'en 1858 il reçoit une lettre d'un jeune naturaliste gallois, Alfred Russel Wallace, qui travaille en Extrême-Orient. Celui-ci lui demande son avis sur ses travaux qui, surprise, sont en tout point similaires aux travaux et aux conclusions de Darwin. Pour Darwin, nul n'aurait pu faire meilleur résumé de ses textes que Wallace dans sa lettre. Ce dernier prie Darwin de transmettre le document, s'il le trouve satisfaisant, à Lyell, membre de la Société linéenne.

Darwin est alors fort embarrassé. Faut-il transmettre le texte de Wallace et perdre le crédit de ses vingt ans de travaux ? Faut-il publier ses propres textes en lésant Wallace ? La poire va être coupée en deux. Les textes seront finalement présentés comme cosignés et lus devant la Société linéenne de Londres. Un séisme scientifique, d'une ampleur sans précédent depuis la découverte de la gravitation par Newton (1642-1727), était en marche.

Source: http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/01/05/01008-20090105ARTFIG00313-la-theorie-de-l-evolution-a-necessite-plus-de-vingt-ans-de-gestation-.php

« Modifié: 28 novembre 2019 à 22:52:30 par Modération »
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void

  • Invité
Re : Darwin sera l'une des figures de l'année 2009
« Réponse #35 le: 07 janvier 2009 à 21:53:18 »

Et que ce n'est pas l'être le plus fort, ou le plus intelligent, qui va forcément survivre, mais celui qui sera capable de s'adapter le mieux au changement. Quitte à devenir plus petit, moins complexe, moins «fort».

et Bing! Un point Lamarck pour le journaliste !  "Hein ? quoi ? où ? comment ? j'ai rien vu !". Depuis quand la théorie de Darwin admet-elle que les espèces "évoluent POUR s'adapter en DEVENANT plus petite moins complexe ou moins forte" ?

Pourquoi je note ce truc. En fait, c'est parceque ce genre de lapsus, de "glissement" se produis souvent et même chez les scientifiques eux-même. De fait, c'est amusant de les voir défendre une théorie basée sur le hasard (le moteur du Darwinisme, ce sont les mutations génétiques hasardeuses) et parallèlement, montrer une forte tendance à attribuer, sans faire exprès, une intelligence à ces mutations.

Voilà c'était la parenthèse foutage de gueule des darwinistes.
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Carthoris

  • Invité
Re : Théories de l'évolution - Homo sapiens - Sphénoïde - Inside story
« Réponse #36 le: 07 janvier 2009 à 22:27:24 »

 

Bonjour Void,

En préambule, je te présente mes excuses par avance, la biolo et l'étude des espèces n'est pas mon fort, je n'ai donc pas ta pertinence sur le sujet  :-\
il est vrai que ce sont les organismes vivants qui évoluent et se renforcent face au milieu qui lui se transforme ou se dégrade. Mais je ne comprends pas ce qui parait inconcevable dans le fait que lors de cette mutation certaines formes de vies ne pourraient  pas s'affaiblir ou devenir plus petites, est-ce que la regression entraîne fatalement la disparition ?
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void

  • Invité

Bonjour Void,

En préambule, je te présente mes excuses par avance, la biolo et l'étude des espèces n'est pas mon fort, je n'ai donc pas ta pertinence sur le sujet  :-\
il est vrai que ce sont les organismes vivants qui évoluent et se renforcent face au milieu qui lui se transforme ou se dégrade. Mais je ne comprends pas ce qui parait inconcevable dans le fait que lors de cette mutation certaines formes de vies ne pourraient  pas s'affaiblir ou devenir plus petites, est-ce que la regression entraîne fatalement la disparition ?

Attention, je ne discute pas des mécanismes de l'évolution. Mon but était de pointer du doigt les contradictions que les darwinistes entretiennent eux-même vis à vis de leurs croyances et les fréquents dérrapages vers une pensée Lamarckiste. Par exemple, tu dis "ce sont les organismes vivants qui évoluent", mais d'un point de vue strictement darwiniste, cette assertion est fausse, car, d'après le darwinisme, les espèces n'évoluent pas, elles "mutent", et certaines mutations réussissent mieux que d'autres, et plus loin encore, il serait faut de dire "qu'elles mutent", il faudrait plutôt dire les espèces "sont muttés par hasard" et "au petit bonheur la chance" ça les rend adaptés à leur environnement -> c'est ça le darwinisme. Apres, on adhère ou pas, mais si on adhère, il est préférable d'être stricte dans son adhérence, parceque si non, c'est pas du jeu :)

PS : je dis ça, parceque ça m'amuse beaucoup de voir des darwinistes du profond de leur 1500 cm3 de matière grise m'expliquer qu'ils sont le fruit de mutations hasardeuses à partir d'une boue primitive qu'ils jugeraient eux-même parfaitement inerte...
« Modifié: 07 janvier 2009 à 22:54:42 par void »
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BEL23

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Re : Théories de l'évolution - Homo sapiens - Sphénoïde - Inside story
« Réponse #38 le: 08 janvier 2009 à 09:02:47 »

"Ce n'est que plus tard, vers le début du XXe siècle, avec la redécouverte des lois de Mendel, que le darwinisme deviendra véritablement une théorie de l'évolution en s'articulant avec les mécanismes de l'hérédité." Lien
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L'évolution ignore la marche arrière - Drosophila melanogaster
« Réponse #39 le: 14 janvier 2009 à 23:13:18 »

[justify]Le 13 janvier 2009 à 11h26
 
L'évolution ignore la marche arrière

Par Jean Etienne, Futura-Sciences

Une longue expérience sur la mouche drosophile démontre l’impossibilité pour une espèce d’évoluer à rebours, donc de retrouver son état ancestral, même si les conditions de vie redeviennent semblables à celles du milieu originel.

Petite mouche de 1 à 2 millimètres de long, la drosophile, et plus particulièrement Drosophila melanogaster, parmi plus de 400 autres espèces, est l’enfant chéri des biologistes. Faciles à élever en laboratoire et d’un cycle de reproduction de seulement deux semaines, elles ont servi à de multiples expériences, notamment en génétique. De plus, leurs glandes salivaires possèdent curieusement des chromosomes géants qui en facilitent l’étude. Leur génome a d'ailleurs été entièrement séquencé dès 1998.

Aujourd'hui, c'est à la théorie de l'évolution que cet insecte apporte sa pierre. Une équipe de chercheurs de l'Institut scientifique Gulbenkian au Portugal conduite par Henrique Teotonio a soumis la drosophile à différents milieux différant par la quantité de nourriture et l’humidité durant plus de 500 générations et variant au cours du temps.

Ces mouches provenaient d’une souche prélevée dans la nature en 1975 et ont été élevées en laboratoire durant deux décennies dans diverses conditions environnementales. Les insectes ont ensuite été introduits dans un environnement reproduisant leurs conditions de vie ancestrales durant 50 générations.

image invalide
Drosophila melanogaster. Source Commons

L'évolution ne sait pas faire demi-tour...

A ce terme, Henrique Teotonio et ses collègues ont examiné le chromosome 3 des drosophiles. Toutes s'étaient rapprochées de leurs caractéristiques génétiques originelles mais de manière très imparfaite. Non seulement cette évolution à rebours ne s’était pas effectuée avec la même rapidité pour tous les gènes, mais encore celle-ci semble s’arrêter dès que les mouches présentent un bon degré d’adaptation à leur environnement héréditaire.

Autrement dit, certains insectes, qui peuvent avoir retrouvé extérieurement leur état ancestral – et présentent donc un phénotype identique à celui de leurs aïeux –, peuvent en revanche être génétiquement différentes. L’évolution serait donc à sens unique.

« On n'arrive à prévoir les changements au niveau de l'ADN qu'une fois sur deux », conclut Henrique Teotonio, ajoutant que les connaissances actuelles sur les liens entre gènes et évolution restent insuffisantes pour prédire la capacité d’adaptation d’une espèce aux variations du milieu.

Ces découvertes fournissent d’autres perspectives dans la compréhension sur l’évolution des organismes vivants. D’une part, elle démontre que l’évolution se produit par des changements dans la distribution des allèles dans une population donnée de génération à génération, plutôt que par mutations successives. D’autre part, même si certaines mouches présentent un phénotype identique à celui de leurs ancêtres, elles peuvent être génétiquement très différentes. D’où un nouveau type de biodiversité…

Source: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/genetique-1/d/levolution-ignore-la-marche-arriere_17916/
« Modifié: 28 novembre 2019 à 22:53:04 par Modération »
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Un cerveau de l'âge du fer
« Réponse #40 le: 17 janvier 2009 à 20:11:30 »

Un cerveau de l'âge du fer

Mise à jour le lundi 15 décembre 2008 à 9 h 11

image invalide
Photo: York Archaeological Trust
 
Les restes d'un cerveau humain datant d'au moins 2000 ans ont été mis au jour dans le nord de l'Angleterre

La paléontologue Rachel Cubitt, du York Archaeological Trust, a fait la découverte du crâne contenant le cerveau pendant qu'elle procédait à des fouilles dans un site qui date d'au moins 300 ans avant J.-C. près de la ville de York.

L'endroit est reconnu pour avoir abrité des fermes et des terres agricoles.

Selon elle, le crâne aurait servi lors d'une offrande rituelle et contiendrait le cerveau humain qui serait le plus ancien découvert à ce jour.

La chercheuse affirme avoir senti quelque chose bouger à l'intérieur du crâne au moment de sa découverte. Elle a ensuite observé une substance jaune à l'intérieur.

La boîte osseuse a ensuite été analysée à l'hôpital de York, pour confirmer qu'il s'agissait bel et bien d'un cerveau.

Les chercheurs estiment que la survie de restes de cerveau là où aucun autre tissu n'a été préservé est extrêmement rare.[/justify]

Source: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/science/2008/12/12/001-cerveau-prehistoire.shtml
« Modifié: 28 novembre 2019 à 22:53:24 par Modération »
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void

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Re : Un cerveau de l'âge du fer
« Réponse #41 le: 17 janvier 2009 à 20:21:59 »

Les chercheurs estiment que la survie de restes de cerveau là où aucun autre tissu n'a été préservé est extrêmement rare.

L'homme le plus psychorigide de toute l'histoire ?
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BEL23

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Re : L'évolution ignore la marche arrière - Drosophila melanogaster
« Réponse #42 le: 18 janvier 2009 à 12:03:23 »

L'évolution ignore la marche arrière[/b][/color]
Source: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/genetique-1/d/levolution-ignore-la-marche-arriere_17916/

C'est pour cela que l'humain va finir par recréer complètement son environnement, car il s'adapte à une vue "artificielle" par le biais des progrès de la médecine, des mégapoles...il ne vivra plus "à l'extérieur"...imposible de faire marche arrière, on pourrait relier cela au fil sur la peur car j'imagine que l'humain n'ayant lus besoin d'avoir peur il va dominer son stress dans le futur et ne sera plus adapter à un environnement "naturel". La question que je me pose c'est à partir de quel moment l'humain n'est plus humain....mais un robot.....lorsqu'il n'a plus de défauts ? lorsqu'il n'a plus d'émotions ? lorsqu'il n'a plus d'empathie ? lorsqu'il n'a plus peur de la mort ?
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BEL23

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Re : Re : Un cerveau de l'âge du fer
« Réponse #43 le: 18 janvier 2009 à 12:06:22 »

Les chercheurs estiment que la survie de restes de cerveau là où aucun autre tissu n'a été préservé est extrêmement rare.

L'homme le plus psychorigide de toute l'histoire ?

ça me rappelle une chose que j'avais entendue....lorsque quelqu'un est "saint", ou trés évolué spirituellement, lorsqu'il meurt son corps "sens bon" et ne se dégrade beaucoup plus lentement que la normale.....
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"Antecessor", le premier Européen - site de la sierra d'Atapuerca - Espagne
« Réponse #44 le: 18 janvier 2009 à 14:25:58 »

"Antecessor", le premier Européen

image invalide
AP/Jordi Mestre
Un morceau de mâchoire trouvé dans le sol du site de recherches archéologiques d'Atapuerca, en Espagne.



Une pellicule de givre s'est déposée sur les reliefs, rendant plus bleu encore le ciel de la province espagnole de Castille-Léon. Le froid est vif, comme celui, peut-être, qui, aux âges farouches de l'aube de l'humanité, poussa des hordes de chasseurs nomades à chercher refuge dans l'entrelacs de grottes et de galeries de la sierra d'Atapuerca, non loin de l'actuelle Burgos. La végétation, mêlant les influences des climats océanique et méditerranéen, était généreuse - chênes, hêtres, pins sylvestres, oliviers et arbrisseaux. Les terres, arrosées par l'Ebre et le Douro, giboyeuses. Entre le tigre à dents de sabre, l'aurochs, l'ours, le lion, le lynx, la panthère et les hominidés, la compétition pour la vie était féroce


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Homo antecessor, the first European, reconstructed from the Atapuerca fossils. Photograph: Juan Herrero/EPA

Accroupi devant l'entrée d'une fosse, Eudald Carbonell, codirecteur de l'équipe de fouilles, montre du doigt une étiquette fixée à un rivet. Pour le profane, un simple numéro. Mais l'oeil de l'archéologue brille. C'est là qu'a été exhumé, en 2007, un fragment de mandibule humaine vieux de 1,2 million d'années. Le plus ancien témoignage de la présence d'Homo jamais découvert en Europe de l'Ouest. Dans cet aven, baptisé Sima del Elefante ("gouffre de l'Eléphant") parce qu'y a été trouvée une molaire de mammouth, a été déterrée depuis une phalange de main provenant sans doute du même individu, un adulte mâle d'une trentaine d'années. Quelques outils de pierre taillée également.

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Un bout de mâchoire, un os de quelques centimètres de long... Pour les paléoanthropologues, un trésor. Car ces reliques invitent à réécrire l'histoire du peuplement de l'Europe. On savait jusqu'ici que l'Eurasie avait été occupée par vagues migratoires successives, en provenance du berceau africain. La première remonterait à au moins 1,9 million d'années. D'autres, plus récentes et moins certaines, se seraient produites à partir de l'Afrique, mais aussi de l'Asie. Jusqu'à l'arrivée de l'homme moderne, Homo sapiens, parti de son foyer africain voilà 200 000 ans et parvenu sur le Vieux Continent il y a 40 000 ans

Mais, pour le peuplement ancien de l'Europe occidentale, les pistes restent brouillées. Un temps prétendant au titre de plus vieil Européen de l'Ouest, le Français de Tautavel (un crâne de 450 000 ans) a d'abord été détrôné par le Britannique de Boxgrove (un tibia de 500 000 ans). Avant que, au milieu des années 1990, le site de la sierra d'Atapuerca ne livre, dans le gisement sédimentaire de Gran Dolina, les ossements (crânes, maxillaires, côtes, vertèbres...) d'au moins onze hominidés datant de 800 000 ans. Et que les dernières fouilles du site espagnol ne donnent à nos ancêtres européens un coup de vieux de 400 000 ans supplémentaires

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Entre-temps, des fossiles plus anciens encore, de 1,8 million d'années, ont été découverts à Dmanisi, en Géorgie. Ce qui peut laisser supposer que la colonisation de l'ouest de l'Europe s'est effectuée non pas par le détroit de Gibraltar, comme l'imaginent certains préhistoriens, mais à partir de l'Europe centrale.

Qui était donc l'homme d'Atapuerca ? Partageant des traits communs avec les futurs néandertaliens, apparus voilà 250 000 ans (même mâchoire), et avec Homo sapiens (même morphologie faciale), il a parfois été considéré comme leur aïeul commun. A tort probablement. "Tout porte à croire qu'il s'agit d'un rameau du genre Homo resté sans descendance, pense José-Maria Bermudes de Castro, qui codirige les fouilles. Il est sans doute né dans le cul-de-sac que constitue la péninsule Ibérique, et il y est mort."

Une espèce singulière donc, à laquelle les paléontologues ont donné le nom d'Homo antecessor, en référence à l'explorateur aux avant-postes de l'armée romaine. Un éclaireur qui "montre que l'Europe de l'Ouest a eu un peuplement plus précoce et plus important qu'on ne le pensait".

Ce chasseur, qui se servait de galets taillés et connaissait vraisemblablement l'usage du feu, était aussi... anthropophage. C'est ce que révèlent les marques d'incision observées sur les ossements provenant des onze squelettes mis au jour à Gran Dolina, tous des enfants ou des adolescents. Ces marques, semblables à celles que portent les restes d'animaux voisins, montrent que les dépouilles mortelles des jeunes victimes ont été décharnées à l'aide d'un outil tranchant et leur chair consommée. Les crânes de certaines d'entre elles furent fracassés. Et leurs os volontairement fracturés.

Il s'agit là du plus ancien témoignage de cannibalisme. Sans doute n'était-il pas pratiqué, ainsi qu'il le sera plus tard, comme un acte rituel permettant de s'approprier les qualités de la victime, mais plutôt, avance Eudald Carbonell, "afin d'éliminer les descendants d'un clan rival, en raison d'une croissance démographique entraînant une lutte territoriale".

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Découvertes par hasard, à la faveur du percement d'une tranchée de chemin de fer minier, et fouillées depuis trente ans, les couches sédimentaires de la sierra d'Atapuerca sont loin d'avoir dévoilé tous leurs secrets. D'un autre gisement, la Sima de los Huesos ("gouffre des ossements"), ont déjà été sortis de terre plus de 5 000 fragments d'une trentaine de squelettes d'hominidés, datant d'environ 400 000 ans et appartenant à l'espèce Homo heildelbergensis, l'ancêtre de Neandertal. Les corps, entassés au fond d'un puits, semblent y avoir été jetés intentionnellement, ce qui pourrait constituer la plus ancienne preuve d'une pratique funéraire. Un biface en quartzite rouge, dont le fil des arêtes atteste qu'il n'avait jamais été utilisé, était déposé parmi les cadavres, en offrande peut-être.

Classé au Patrimoine mondial de l'Unesco, le site d'Atapuerca "est l'un de ceux qui offrent la plus extraordinaire moisson d'informations sur l'histoire des premiers Européens", commente Jean-Pierre Mohen, directeur de la rénovation du Musée de l'homme. Avant sa fermeture provisoire, l'établissement parisien expose une sélection de ces vestiges, dont certains n'ont jamais été présentés. Ainsi de la phalange de main de 1,2 million d'années, d'autant plus précieuse que les os de petite taille sont rarement conservés dans les gisements fossiles.

Autre pièce remarquable : un crâne d'Heidelbergensis, le plus complet de tous ceux retrouvés à ce jour dans le monde, avec sa mâchoire suggérant une septicémie buccale mortelle. Les collections rejoindront ensuite le Musée de l'évolution humaine, qui ouvrira ses portes en 2010 à Burgos.

SOURCE

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"Atapuerca, sur les traces des premiers Européens", jusqu'au 16 mars au Musée de l'homme, à Paris.


Pierre Le Hir (Atapuerca, Espagne, envoyé spécial)  Article paru dans l'édition du 18.01.09. [/justify]

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« Modifié: 28 novembre 2019 à 22:54:38 par Modération »
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