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Auteur Sujet: Théories de l'évolution - Homo sapiens - Sphénoïde - Inside story  (Lu 33642 fois)

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titilapin2

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En images : l'Homme de Flores serait bien une nouvelle espèce d'hominidé
« Réponse #45 le: 25 janvier 2009 à 20:38:35 »

En images : l'Homme de Flores serait bien une nouvelle espèce d'hominidé

Paru le 2009-01-22 13:11:00

Indonésie - Les scientifiques ayant analysé un crâne humanoïde découvert il y a cinq ans confirmeraient aujourd'hui que le fossile n'appartient pas à l'espèce humaine, mais à une nouvelle espèce d'Hominidé : Homo floresiensis.  

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Découvert en Indonésie, l'ossement avait été officieusement baptisé Homo floresiensis. Les chercheurs du département de sciences anatomiques de la Stony Brook University l'ayant analysé affirment aujourd'hui que ce crâne possède une forme le faisant possiblement appartenir à un ancêtre d'Homo sapiens sapiens mais en aucun cas à un homme moderne. Ces conclusions ont été tirées après des analyses tridimensionnelles de la forme, de la taille et de l'asymétrie du crâne, qui ont ensuite été comparées à celles d'autres espèces d'hominidés éteintes, d'hommes modernes et même de singes. Le docteur Karen Baab, participant à l'étude, explique : "La forme générale du crâne ressemble plus à celle de fossiles vieux d'1,5 million d'années découverts en Afrique ou en Eurasie, qu'à un crâne d'homme moderne, même si Homo floresiensis serait vieux de 17 000 à 95 000 ans." Les chercheurs pensent que leurs découvertes contredisent la thèse avancée par d'autres scientifiques selon laquelle ce crâne serait celui d'un homme moderne atteint de microcéphalie. L'asymétrie du crâne ne serait en effet pas assez prononcée pour étayer cette thèse. De même, les analyses menées sur le reste du squelette vont dans le sens d'une nouvelle espèce. Le Dr Baab reconnaît cependant que l'origine d'Homo floresiensis n'a pas fini de semer la controverse dans le milieu des sciences de l'évolution.

http://www.maxisciences.com/cr%e2ne/en-images-l-039-homme-de-flores-serait-bien-une-nouvelle-espece-d-039-hominide_art677.html

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Homme de Flores : fossiles et reconstructions faciales d'une espèce dont l'existence fait débat

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Depuis sa découverte en 2003, l'Homme de Flores ou Homo floresiensis fait débat dans la communauté scientifique : humain moderne microcéphale ou nouvelle espèce ? La controverse reste vive, même si de récentes découvertes effectuées par les chercheurs du département de sciences anatomiques de la Stony Brook University confirmeraient aujourd'hui qu'Homo floresiensis est une espèce à part entière.

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Photo : Ce sont diverses mesures effectuées sur un crâne d'H.Floresiensis qui auraient permis aux chercheurs de l'université Stony Brook de confirmer son existence en tant qu'espèce [/center]


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Photo : Crâne d'H.Floresiensis sous différents angles

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Photo : Taille comparée de crânes d'H.Floresiensis (à gauche) et d'H.sapiens sapiens (à droite)

crédits photos : P. Brown, DR

Source: http://www.maxisciences.com/cr%e2ne/homme-de-flores-fossiles-et-reconstructions-faciales-d-039-une-espece-dont-l-039-existence-fait-debat_art678.html
« Modifié: 28 novembre 2019 à 18:39:13 par katchina »
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Un mécanisme génétique simple pour expliquer l'origine des espèces
« Réponse #46 le: 31 janvier 2009 à 20:21:35 »

Un mécanisme génétique simple pour expliquer l'origine des espèces


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Paru le 2009-01-31 11:59:00

France - Comment se créent les barrières de reproduction qui isolent les espèces les unes des autres ? Une étude réalisée par l’équipe d’Olivier Loudet, à l’INRA de Versailles en collaboration avec l’université de Nottingham, révèle un des aspects de leur mise en place dans le génome au cours de l’évolution.

Spécialisés dans la génétique de la plante modèle Arabidopsis thaliana, les chercheurs ont d’abord constaté que la descendance issue du croisement entre deux souches naturelles de la plante -Columbia (Col) et Cape Verde Island(Cvi)- n’obéissait pas totalement aux lois classiques de l’hérédité de Mendel : certains individus résultant d’une combinaison génétique spécifique des deux génomes parentaux manquaient à l’appel.Ils ont découvert que ce phénomène résultait d'une incompatibilité entre deux régions chromosomiques, portées par le chromosome 1 de Col et le chromosome 5 de Cvi, qui ne se retrouvaient jamais ensemble à l’état homozygote dans le génome des plantes issues de leur croisement.

Une étude génétique plus poussée leur a permis d’attribuer cette incompatibilité à un seul gène, celui de l’histidinol phosphate aminotransférase (HPA) : celui-ci est porté par le chromosome 1 chez la souche Cvi et est présent en deux copies, sur les chromosomes 1 et 5, chez la souche Col.

L’inactivation au cours de l’évolution de la copie de HPA présente sur le chromosome 1 de Col a abouti à ce que, au sein de l’espèce Arabidopsis, le gène fonctionnel soit porté par un chromosome différent dans Cvi et Col. Or le gène HPA code pour une enzyme indispensable à la synthèse de l’histidine, un acide aminé essentiel : les descendants de ces deux souches qui héritent à la fois du gène HPA inactif porté par le chromosome 1 de Col et du chromosome 5 de Cvi ne peuvent donc pas se développer, privés de gène HPA fonctionnel.Preuve que l’absence de ce gène est bien la cause de l’incompatibilité chromosomique observée, les chercheurs ont constaté que ces embryons se développaient normalement si les plantes qui les portaient étaient arrosées avec une solution contenant de l’histidine."Le fait que la descendance de certains croisements ne soit pas toujours fertile est connu chez presque toutes les familles d’espèces végétales, précise Olivier Loudet. Mais ici, pour la première fois, nous avons mis le doigt sur un mécanisme simple qui l’explique dans une espèce."

La duplication et la dispersion de gènes essentiels au sein du génome, suivies de l’inactivation de certaines copies de ces gènes au cours de l’évolution, pourraient réduire progressivement les possibilités de croisements féconds entre différentes souches et aboutir à terme à leur séparation en espèces distinctes. Ce mécanisme simple et rapide pourrait expliquer en partie l’origine génétique des espèces. Ces résultats sont publiés dans la revue Science du 30 janvier 2009.

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Re : Théories de l'évolution - Homo sapiens - Sphénoïde - Inside story
« Réponse #47 le: 01 février 2009 à 00:11:26 »

(je ne vois pas le rapport entre, le titre de l'article, le contenu de l'article, et la conclusion de l'article... )
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Neandertal pas si bestial
« Réponse #48 le: 12 février 2009 à 00:05:14 »

Neandertal pas si bestial

Par Gilbert Charles, publié le 11/02/2009 09:37 - mis à jour le 11/02/2009 12:23

AFP/ PIERRE ANDRIEU

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Fréquentable Longtemps relégué aux confins de l'animalité, l'homme de Neandertal (ici, représenté au musée de la Préhistoire des Eyzies-de-Tayac) se voit désormais paré de capacités étendues. Certains scientifiques mettent un bémol.[/center]

Il taillait la pierre, pouvait parler... Notre lointain cousin, disparu voilà trente-six mille ans, n'aurait pas été l'attardé longtemps dépeint. De nouvelles découvertes lui assurent un étonnant retour en grâce.

On le présente encore dans les manuels scolaires comme une brute velue armée d'un gourdin, front bas, cou épais, démarche voûtée, tel un singe à peine descendu de son arbre. Depuis qu'on a découvert ses restes fossilisés, en 1856, dans une grotte de la région de Düsseldorf, en Allemagne, l'homme de Neandertal n'a cessé de susciter les conjectures sur ses origines, ses moeurs et sa disparition mystérieuse, voilà quelque 36 000 ans. 

La représentation de cette figure mythique de la préhistoire a varié au gré des préjugés de l'époque. Après avoir été dépeint sous des traits simiesques, l'ancêtre fait aujourd'hui l'objet d'un surprenant retour en grâce. Une sorte de réhabilitation argumentée par une série de découvertes récentes qui dressent un nouveau portrait de ce laissé-pour-compte de l'évolution

Un gougnafier sans conscience? Il enterrerait ses morts sur des fleurs...

Dans le monde entier, les paléontologues reprennent des fouilles sur des sites abandonnés et réexaminent ses restes grâce aux technologies les plus sophistiquées: génétique, scanners, modélisation informatique, analyse isotopique... Les résultats de leurs travaux tendent à prouver que cet avatar éteint de l'espèce humaine était loin du portrait désobligeant qu'on en a tracé. Ainsi, son habileté à fabriquer des armes et des outils n'aurait pas été si limitée, affirment des chercheurs britanniques de l'université d'Exeter après avoir comparé pendant trois ans ses techniques de taille de silex avec celles utilisées par Homo sapiens. Il aurait même fait évoluer ses procédés avant que les hommes modernes ne débarquent en Europe, alors qu'on estimait jusque-là qu'il s'était beaucoup inspiré de ses concurrents. C'est ce que vient de montrer une paléontologue de l'Institut royal des sciences naturelles de Bruxelles, Isabelle Crèvecoeur, en datant au carbone 14 des fossiles retrouvés sur le site de Spy, en Belgique.

Un cerveau plus volumineux que le nôtre

Notre lointain cousin n'était pas non plus un gougnafier dépourvu de conscience, y compris religieuse. Quand, il y a un siècle, trois ecclésiastiques passionnés de préhistoire, les abbés Louis Bardon et Jean et Amédée Bouyssonie, ont mis au jour ce qu'ils croyaient être une sépulture néandertalienne à La Chapelle-aux-Saints, en Corrèze, les scientifiques de l'époque leur ont ri au nez. Depuis, pourtant, il a été établi que le primitif enterrait bien ses morts. Parfois sur des lits de fleurs, comme l'ont montré des fouilles réalisées dans la grotte de Shanidar, dans le nord de l'Irak, où l'on a retrouvé des traces de pollen sous les ossements. Stupide, l'homme de Neandertal? Que nenni! Son cerveau était plus volumineux que le nôtre et, contrairement à un autre mythe, il était bel et bien capable de parler. Une équipe d'anthropologues allemands de l' Insititut Max-Planck de Leipzig, dirigée par Johannes Krause, a réussi à isoler dans des échantillons d'ADN de néandertaliens un gène, baptisé FOXP2, jouant un rôle essentiel dans le développement des aires du cerveau associées au langage. On a par ailleurs identifié sur un squelette découvert dans une sépulture à Kebara, en Israël, l'os hyoïde, qui permet l'articulation des sons. 

Le mystère de sa disparition continue d'intriguer. Une équipe franco-américaine (CNRS et université de Bordeaux pour la partie française) a publié le 24 décembre une étude qui remet en question une théorie en vogue attribuant la fin des néandertaliens à une période de glaciation particulièrement sévère. Les chercheurs ont reconstitué sur ordinateur le climat de cette époque dans les différentes régions d'Europe occupées par notre hominidé. Ils ont montré que celui-ci avait succombé non pas aux rigueurs du froid, mais à la concurrence avec les hommes modernes venus d'Afrique, bien moins résistants mais plus évolués...

Après avoir été relégué aux confins de l'animalité, notre cousin apparaît donc aujourd'hui paré de toutes les vertus de l'humanité moderne. Au point que certains préhistoriens en viennent à affirmer que peu de choses le distingueraient d'un honnête bourgeois si on le croisait aujourd'hui dans le métro vêtu d'un costume-cravate. Mais d'autres spécialistes commencent à s'agacer de cette neandertalomania naissante. "A l'époque coloniale, on soulignait son caractère primitif, en écho aux théories racistes d'alors; aujourd'hui, le balancier est reparti dans l'autre sens, avec beaucoup de fantasmes et d'exagérations", estime Jean-Jacques Hublin, professeur d'anthropologie et directeur du département de l'évolution humaine à l'Institut Max-Planck, qui vient de publier un livre sur l'histoire de l'humanité (1). Sans pitié pour l'enthousiasme débridé des "réhabilitateurs", il affirme que bon nombre de découvertes récemment médiatisées sont à prendre avec des pincettes. Les rites funéraires? On en a observé des formes embryonnaires chez certains primates et d'autres animaux. Les techniques de taille de pierre ? L'identification des artefacts néandertaliens reste sujette à caution, surtout dans la période tardive, et rien ne prouve qu'ils ne se sont pas inspirés des hommes modernes avec qui ils ont cohabité pendant 4 000 ans. Quant à l'aspect "civilisé" qu'on voudrait leur prêter aujourd'hui, cela fait carrément sourire l'anthropologue: "Si vous en croisiez un dans le métro, vous tireriez aussitôt la sonnette d'alarme!"

Y a-t-il eu des croisements entre les néandertaliens et Homo sapiens?

La morphologie de l'homme de Neandertal s'apparentait effectivement à celle d'un vigile de boîte de nuit fondu de culturisme: très massif et musclé, son organisme était aussi extrêmement gourmand en énergie. On a calculé qu'il consommait près de 5000 kilocalories par jour, soit l'équivalent de ce que brûle un coureur du Tour de France sur une étape de montagne! Quant au volume de son cerveau, le plus gros qu'un hominidé ait jamais possédé, il ne représentait en fait, une fois rapporté à la masse corporelle, que trois cinquièmes du nôtre. Il semble aussi que la croissance des enfants néandertaliens était plus rapide que celle des humains modernes, comme le suggèrent deux études récentes à partir des microstructures des dents, impliquant un temps d'apprentissage plus court que le nôtre, et donc des capacités mentales plus limitées.

Reste enfin la grande question: y a-t-il eu des croisements entre les néandertaliens et Homo sapiens? Notre patrimoine héréditaire porterait-il encore des traces de l'hominidé, ou bien les deux espèces se sont-elles ignorées totalement? Les chercheurs de l'Institut Max-Planck se sont attelés au décryptage intégral de l'ADN des fossiles de huit individus retrouvés dans la grotte d'El Sidron, en Espagne, dans un état de conservation exceptionnel. Le 15 février, ils vont présenter à Leipzig leurs premiers résultats : une séquence représentant 65% du génome. "On devrait bientôt avoir le fin mot sur un bon nombre de questions", promet Jean-Jacques Hublin. 36 000 ans plus tard, le suspense continue.

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Documentaire: Le monde perdu de Darwin sur National Geographic
« Réponse #49 le: 13 février 2009 à 23:15:20 »

Sciences et technique
Date de diffusion : dimanche 08 février
Horaire : 20:40 - Durée : 55 min 
Réalisateur : Geoff Luck

Histoire : Le professeur Armand Leroi part aux îles Galápagos pour reconstituer l'aventure qui a inspiré le travail révolutionnaire de Darwin sur l'origine des espèces.

Résumé : En 1831, le professeur Henslow propose à Charles Darwin, jeune diplômé de 22 ans, d'accompagner le capitaine FitzRoy pour un voyage d'études autour du monde à bord du HMS Beagle. De retour en Angleterre, Darwin commence à réfléchir à la théorie de l'évolution et publie en 1859 «L'Origine des espèces». Pour célébrer le 150e anniversaire de cet ouvrage révolutionnaire, National Geographic part aux îles Galápagos, en compagnie du professeur Armand Leroi, sur les traces du naturaliste qui a remis en question les origines divines de l'homme.

source : commentaire de la vidéo htt ://www.tagtele.com/videos/voir/33688/



Le monde perdu de Darwin sur National Geographic

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Une collection de Glyptodons - tatou géant - les fossiles sont exposés au Musée de La Plata en Argentine.


Le professeur Armand part aux iles Galapagos pour reconstituer l'aventure qui à inspiré le travail révolutionnaire de Darwin sur l'origine des l'espèces.

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Le Dr. Armand Leroi examinant le fossile géant d'un glyptodon - ancêtre géant du tatou.

[justify]Un incroyable voyage sur les traces des plus grandes découvertes de Darwin aux îles Galápagos.

Le Monde perdu de Darwin

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Darwin's Lost Voyage
Darwin a étudié les îles volcaniques dans les îles Galapagos, en Équateur. Les îles volcaniques et ses créatures sont à la base de sa première publication scientifique.

Durant les cinq années qu'il a passé à bord du HMS Beagle à faire le tour du monde, Darwin n'est resté que cinq semaines sur les îles Galapagos et, contrairement aux croyances collectives, ce n'est pas sur ces fameuses îles qu'il eut le déclic et fonda ses théories.
Au contraire, ses théories furent le fruit de ses années d'exploration de la nature sauvage en Amérique du Sud où les forêts devinrent la cathédrale de sa foi.
La rencontre avec un monde grouillant de vie qu'il n'avait jamais vu auparavant éveilla ses sens, mais pour un naturaliste du 19ième siècle, ses découvertes le rendirent perplexe.
Il se demandait pourquoi les fossiles qu'il a recueillis ressemblaient à une version géante  des tatous et paresseux vivant actuellement à proximité ; pourquoi les pingouins et autres oiseaux qu'il a rencontrés utilisaient leurs ailes comme des palmes mais pas pour voler ; ou comment des coquillages se sont retrouvé incrustés dans de la roche à des centaines de kilomètres de la côte. Ce n'est qu'après sont départ des îles Galapagos, où les oiseaux moqueurs attirèrent son attention (et non pas les pinsons) qu'il fût en mesure d'apprécier pleinement les découvertes qu'il avait fait et de rassembler ses idées dans son chef-d'œuvre : L'Origine des espèces.
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« Modifié: 28 novembre 2019 à 18:41:54 par katchina »
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la théorie de l'évolution la baleine qui marche
« Réponse #50 le: 16 février 2009 à 22:18:51 »


la théorie de l'évolution la baleine qui marche

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D’une baleine qui marche à l’ancêtre dinosaure de la dinde, National Geographic Channel explore les connexions étranges mais fascinantes entre les animaux d’aujourd’hui et d’hier.


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Evolution
Cette série en trois parties explore les connexions entre les animaux d'aujourd'hui et leurs ancêtres.


- La baleine qui marchait
Il y a 50 millions d'années, l'ancêtre de la baleine marchait sur terre et ressemblait à un loup.Pakistan, 1978. Un paléontologue casse un caillou en deux. A l'intérieur, un fossile énigmatique qui va se révéler être une extraordinaire découverte. « Cela ne ressemblait à rien de ce que je ne connaissais », déclare Philip Gingerich de l'université du Michigan. Le fossile est celui d'une... mâchoire de baleine. Ce qui implique qu'avant d'être le sublime mammifère marin que l'on connaît, la baleine évoluait... sur terre ! Avec de stupéfiantes images de synthèse, National Geographic Channel remonte le temps, il y a exactement 50 millions d'années. Pour survivre au changement climatique, le Pakicetus, un animal de la taille et au corps d'un loup, va tenter sa chance dans l'eau et évoluer au cours de quatre millions d'années afin de devenir l'un des plus gros animal marin.

- L'illustre ancêtre de la dinde
Le vélociraptor était couvert de plumes. Et surtout, il n'a pas disparu de la surface de la Terre... Vedettes de « Jurassic Park », les animaux préhistoriques font partie du passé. Mais de nouvelles preuves suggèrent qu'un type de dinosaure n'a pas disparu de la surface de la Terre. Cet animal a évolué et vit à nos côtés. A quoi ressemble-t-il et comment a-t-il survécu jusqu'à notre époque ? Après le Pakicetus, sorte loup préhistorique qui s'est transformé en baleine, la série « La Théorie de l'évolution » revient sur une incroyable découverte, faite dans le désert de Gobi, en 1998. Des paléontologues trouvent les restes d'un vélociraptor. Près de dix ans plus tard, Alan Turner comprend que cet animal préhistorique devait être couvert de plumes ! Avec des images de synthèse, National Geographic Channel remonte 220 millions en arrière et raconte l'évolution du vélociraptor, jusqu'à nos jours.

- L'ours et ses vicissitudes
Les espèces d'ours ont depuis toujours enduré une bataille titanesque contre à la fois les changements de condition climatique et à la fois contre la domination humaine. Certains ont développé des armes étonnantes et uniques afin de survivre mais d'autres, tels que la plus grande espèce de cette famille ont été anéantis. A travers ce documentaire nous ai conté l'histoire d'un petit animal proche du chien qui est devenu en 30 millions d'années une des espèces les plus diverses et les plus répandues à travers le monde.

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« Modifié: 28 novembre 2019 à 18:41:33 par katchina »
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dificultnspa

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Fil généraliste : Archéologie, paléonthologie et histoire de l'homme
« Réponse #51 le: 11 juillet 2009 à 18:50:51 »

lemonde.fr
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Une dent relance le débat sur les origines de l'homme

LE MONDE | 10.07.09 | 14h59  •  Mis à jour le 10.07.09

Qu'on exhume, dans une forêt d'Asie, les restes fossilisés d'un mammifère et c'est toute l'histoire de nos ancêtres qu'il faut envisager de repenser. Ainsi de ce fragment de mâchoire d'un petit primate - baptisé Ganlea megacanina - vieux de quelque 37 millions d'années et découvert en novembre 2008 dans le centre de la Birmanie. Selon ses "inventeurs", qui en publient la description et l'analyse dans la dernière édition de la revue Proceedings of the Royal Academy, ce nouveau fossile appuie l'hypothèse d'une origine asiatique de l'un des deux principaux rameaux de l'ordre des primates. Celui qui évoluera bien plus tard vers Homo sapiens.

Pour le béotien, la preuve peut sembler ténue : elle ne tient qu'à la forme d'une canine. Mais, pour les auteurs de la découverte, c'est un indice qui ne trompe pas. Il montre que Ganlea megacanina, qui devait avoir l'aspect d'un petit singe arboricole d'environ trois kilos, "disposait d'une dentition adaptée pour percer la coque, dure, de certains fruits tropicaux afin d'en consommer le coeur", explique Jean-Jacques Jaeger (université de Poitiers), coauteur de la découverte. Or le développement de ces grandes canines est l'une des plus anciennes caractéristiques acquises par ceux des primates qui évolueront vers le genre Homo.

Il faut savoir que l'ordre des primates se divise schématiquement en deux grandes catégories : les strepsirrhiniens et les anthropoïdés. Les principaux représentants du premier embranchement sont les lémuriens actuels qui, parmi les primates, présentent les traits les plus archaïques. Quant aux anthropoïdés, ils regroupent notamment les singes, les hominoïdes (gorilles, orangs-outangs, chimpanzés) et les hommes. Or les lémuriens actuels ne disposent pas de ces grandes canines ; celles-ci sont l'apanage des anthropoïdés.

Découvrir en Asie un primate pourvu de cette dentition au cours de l'Eocène supérieur (il y a 37 millions à 33 millions d'années) suggère, du coup, l'origine asiatique des anthropoïdés. "Voilà encore une douzaine d'années, il était impensable pour la majorité des paléontologues que cette origine puisse se trouver ailleurs qu'en Afrique", dit Jean-Jacques Jaeger. Les découvertes d'anthropoïdés au Fayoum, en Egypte, réalisées par le paléontologue américain Elwyn Simons, semblaient enraciner les anthropoïdés en Afrique. Avec, là aussi, des fossiles très anciens, remontant à 36 millions à 37 millions d'années. Mais, depuis une douzaine d'années, de nombreux spécimens d'Amphipithecidæ - membres de la même famille que Ganlea megacanina - ont été découverts en Birmanie, en Thaïlande et au Pakistan.

Inclure les Amphipithecidæ dans les anthropoïdés pose donc question : les singes et les hommes viennent-ils d'Afrique ou d'Asie ? Les canines de megacanina ne tranchent pas la question. Le paléontologue Marc Godinot (Muséum national d'histoire naturelle) dit ainsi accueillir ces travaux et leurs conclusions avec "beaucoup de scepticisme". Selon certains chercheurs, les spécimens retrouvés en Asie pourraient en effet n'être que les représentants d'une famille éteinte dont les traits auraient été similaires à ceux développés en Afrique par les anthropoïdés. Tandis que ceux-ci se seraient développés sur le continent africain, d'autres primates, confrontés en Asie à un environnement similaire, auraient acquis des caractéristiques morphologiques identiques, avant de s'éteindre sans descendance, selon un phénomène de "convergence" de deux processus évolutifs.

"Il faut se méfier des conclusions tirées de l'analyse des caractères dentaires, prévient Marc Godinot. En effet, les lémuriens actuels ne disposent pas de grandes canines, mais certains adapiformes (primates n'appartenant pas aux anthropoïdés) ont, malgré tout, des dents un peu comparables, quand bien même elles ne sont pas aussi importantes..."

Tout, dans cette affaire, ne se résume pas à une simple canine. Sur l'ensemble des spécimens apparentés à Ganlea megacanina, d'autres caractères comme l'astragale ou les incisives spatulées semblent les rattacher aux anthropoïdés. "On peut avoir de la convergence sur un trait adaptatif, mais avoir de la convergence sur plusieurs caractéristiques devient très improbable", explique M. Jaeger. Mais, pour M. Godinot, aucun des traits décrits chez Ganlea megacanina et ses cousins asiatiques ne suffit à les placer de manière certaine d'un côté ou de l'autre de l'embranchement : du côté des singes et des hommes, ou du côté des lémuriens...

La même question s'est récemment posée avec la médiatisation d'"Ida", un fossile de primate découvert en Allemagne et vieux de plus de 45 millions d'années, qui s'est avéré ne pas appartenir aux anthropoïdés, mais à une lignée de primates européens éteinte il y a environ 30 millions d'années. Comment éteindre le débat ? En découvrant d'autres fossiles. "C'est sur les caractères de l'oreille moyenne et ceux de la fermeture post-orbitaire que sont reconnus sans ambiguïté les anthropoïdés", assure Marc Godinot.

Derrière ces discussions sur l'origine géographique des hommes et des singes apparaît, en filigrane, le débat sur le rôle de l'Asie dans l'ensemble des mécanismes évolutifs qui ont mené au genre Homo. Le consensus qui prévaut aujourd'hui est que son évolution tardive s'est faite en Afrique. Mais de nombreuses questions demeurent ouvertes sur les époques les plus hautes. "L'origine des ancêtres de Toumaï (Sahelanthropus tchadensis, vieux de quelque 7 millions d'années et découvert au Tchad en 2001) est aujourd'hui inconnue, dit ainsi Jean-Jacques Jaeger. On ne lui trouve pas d'ancêtres en Afrique. Et il n'est pas exclu que ceux-ci puissent avoir été originaires d'Asie."

Stéphane Foucart



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Un Néandertalien sorti des eaux
« Réponse #52 le: 30 juillet 2009 à 22:02:41 »


Le fragment de Zélande (et son image miroir) apposé sur le crâne d’un Néandertalien de la Chapelle-aux-Saints. (Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, Leipzig)

Un Néandertalien sorti des eaux
Citer
NOUVELOBS.COM | 15.06.2009 | 18:13
 
Pour la première fois, un fossile d’homme de Neandertal a été remonté du fond de la mer du Nord.

Le premier fossile de Néandertalien hollandais a été présenté officiellement aujourd’hui au muséum de Leyde, en Hollande. Ce fragment de crâne est aussi le premier fossile appartenant à la famille humaine provenant de sédiments sous-marin, dans la mer du Nord.

Le fossile a en effet été remonté il y a quelques années dans les filets d’un bateau de pêche, à environ 15 kilomètres des côtes de la province de Zélande, et repéré par un paléontologue amateur. L’étude scientifique du fragment, un morceau du front et de l’arcade sourcilière, a été menée par l’équipe de Jean-Jacques Hublin, de l’Institut Max Planck d’anthropologie évolutive (Leipzig, Allemagne) et des chercheurs de l’Université de Leyde.

Grâce à la tomographie assistée par ordinateur, les chercheurs ont pu superposer virtuellement le fragment de la mer du Nord à un crâne de Néandertalien retrouvé dans le sud de la France et constater qu’il s’adapte parfaitement à l’anatomie de ce crâne. Le fragment de Zélande appartenait à un jeune homme au régime carnivore typique des Néandertaliens, ont déterminé les chercheurs.

Le fossile est âgé de 40.000 à 100.000 ans. Les paléontologues n’ont pas pu le dater d’après les sédiments et n’ont pas procédé à des analyses du collagène car il aurait fallu pour cela détruire une bonne partie du fossile.

A l’époque où vivait ce jeune Néandertalien, la mer du Nord était une plaine. De nombreux os de mammouths et d’autres animaux ont été remontés par les bateaux de pêche mais c’est le premier fossile humain ainsi découvert. Il est exposé au musée de Leyde. Quant aux travaux, ils vont être publiés dans le Journal of Human Evolution
Sciences-et-Avenir.com
15/06/09
« Modifié: 12 avril 2014 à 01:05:29 par katchina »
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Re : Théories de l'évolution - Homo sapiens - Sphénoïde - Inside story
« Réponse #53 le: 30 juillet 2009 à 22:11:51 »


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Un petit pas pour l'homo erectus mais un grand pas pour l'homo sapiens


Dans une région qu'on connaît aujourd'hui comme le nord du Kenya, des homo erectus foulent une couche argileuse. Un million et demi d'années plus tard, des scientifiques découvrent ces traces de pas, fossilisées. Un petit pas pour l'homo erectus mais un bond pour l'homo sapiens à la recherche de ses ancêtres hominidés.

Les plus anciennes empreintes d'hominidés ont été laissées par un australopithèque il y a 3,7 millions d'années. Ces traces de pas révèlent cependant un pied et une façon de se déplacer à mi-chemin entre le singe et l'humain.

Les chercheurs disposent de très peu de données sur la morphologie du pied des anciens hominidés parce que (les âmes sensibles peuvent sauter au paragraphe suivant) les extrémités des hominidés - mains et pieds - sont souvent consommées par des carnivores. Les traces de pas fossilisées fournissent donc de très précieuses informations.

Les empreintes nouvellement découvertes près d'Ileret, au Kenya, constituent une importante découverte car ce sont les plus vieilles traces de pas qui montrent un pied et une locomotion similaires à ceux des humains modernes.

Ces empreintes fossilisées ont été étudiées et analysées par une équipe d'anthropologues et d'archéologues dirigée par Matthew Bennett de l'Université de Bournemouth (Royaume-Uni). Le compte rendu de ces travaux est publié dans l'édition du 27 février 2009 de la revue Science.

Grâce à des matériaux volcaniques présents dans les couches sédimentaires, les chercheurs ont d'abord pu déterminer avec précision l'âge de ces empreintes: de 1,53 à 1,51 million d'années. Certaines des traces auraient été laissées par un individu adulte mesurant environ 1m70, et d'autres par un enfant d'une taille d'un peu moins d'un mètre.

Les empreintes ont été numérisées très précisément grâce à un laser, et le relief tridimensionnel ainsi obtenu a été soigneusement analysé. Les chercheurs ont pu en déduire que ces lointains ancêtres possédaient, comme nous, des orteils orientés parallèlement.

Plus important encore, ces orteils étaient utilisés de façon à pousser sur le sol et propulser l'individu vers l'avant, après que le poids ait été reçu par le talon, comme chez l'humain moderne.

«Nos travaux sur Ileret montrent que, il y a 1,5 million d'années, ces individus avaient évolué de telle sorte que la fonction de leur pied était essentiellement la même que celle des humains modernes, et qu'ils possédaient une locomotion bipède que nous reconnaîtrions aujourd'hui», explique Matthew Bennett.

Selon Matthew Bennett et ses collaborateurs, toutes les données déduites de ces traces de pas - taille, profondeur (fonction du poids), etc. - indiquent qu'elles auraient été laissées par des homo erectus ou ergaster.

Les chercheurs estiment que l'homo erectus est l'hominidé qui a quitté le berceau africain pour peupler les autres continents. Apparu il y a environ 1,9 million d'années, il aurait été le premier ancêtre humain à domestiquer le feu.
(Photo Wikipedia: reconstitution du buste d'un homo erectus)

source anglais

Source: http://science.branchez-vous.com/2009/03/un_petit_pas_pour_lhomo_erectu.html
admn : lien inaccessible
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Le "nain" de Flores: différent de la tête aux pieds
« Réponse #54 le: 30 juillet 2009 à 22:44:40 »


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Le "nain" de Flores: différent de la tête aux pieds
NOUVELOBS.COM | 07.05.2009 | 12:54

Le petit hominidé de Flores était peut-être un nain aux grands pieds mais ce n’était pas un homme moderne atteint d’une pathologie du développement, d’après les conclusions de deux nouvelles études publiées aujourd’hui par la revue Nature.

Avec une boîte crânienne pas plus grosse que celle d’un chimpanzé, une taille adulte d’environ un mètre pour 30 kg, le petit habitant de Flores, qui vivait il y a entre 17.000 et 95.000 ans sur cette île, ne cesse d’intriguer les paléoanthropologues. La publication de sa découverte en 2004 entraîna une vive controverse entre scientifiques. Les découvreurs estiment qu’H. floresiensis est un Homo erectus devenu nain à cause de ses conditions de vie insulaires, donnant naissance à une nouvelle espèce d’Homo. D’autres contestent cette interprétation et affirment qu’il s’agit d’un Homo sapiens atteint de microcéphalie.

Petite tête d’hippopotame

La petitesse de son crâne est de fait une énigme. En admettant que l’habitant de Flores ait rapetissé pour s’adapter à son environnement, aboutir à une aussi petite tête est étonnant et échappe aux proportions connues entre la tête et le corps au cours du développement.

Eleanor Weston et Adrian Liston, du Musée d’histoire naturelle de Londres (GB), sont allés chercher la réponse chez une espèce naine…d’hippopotames de Madagascar. Ces deux chercheurs montrent que la réduction endocrânienne, conséquence de leur isolement insulaire, atteint jusqu’à 30% de la taille d’origine de ces hippopotames africains, soit bien plus qu’on ne pensait.

Marcheur mais pas marathonien

D’autres indices intéressants sur la nature de l’hominidé de Flores proviennent de l’étude détaillée de son pied. Selon William Jungers (Stony Brook University,USA) et ses collègues, le pied d’H. floresiensis est très différent de celui de l’homme moderne. Certes son anatomie permet la station debout et la bipédie : le gros orteil est aligné avec les autres (et non pas opposable comme chez les grands singes ou sur notre main), le pied est rigide et permet au marcheur de se propulser en pliant ses orteils. Cependant ce pied est très long, disproportionné par rapport au fémur ou au tibia, un trait observé chez les chimpanzés et les australopithèques.

De plus ce pied ne possède pas de voûte comme celui de l’homme moderne : le petit hominidé de Flores pouvait donc marcher mais pas courir sur une longue distance, précisent les chercheurs.

D’autres études réalisées récemment sur l’omoplate ou le poignet d’H. floresiensis révèlent ce même mélange étonnant entre des caractères primitifs et des caractères modernes.

L’hominidé indonésien serait donc bien une nouvelle espèce mais il n’est peut-être pas issu d’une branche d’Homo erectus. Il pourrait être issu d’un hominidé plus primitif, soit un Homo erectus très ancien soit un Homo habilis. Autant d’hypothèses qui demandent à être étayées par d’autres découvertes. La présence d’outils de pierre taillés trouvés dans les mêmes sédiments à Liang Bua ajoute une pièce au puzzle : comment ces hominidés pouvaient-ils fabriquer de tels outils avec un aussi petit crâne?

Cécile Dumas
Sciences-et-Avenir.com
07/05/09
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Re : Théories de l'évolution - Homo sapiens - Sphénoïde - Inside story
« Réponse #55 le: 30 juillet 2009 à 22:53:18 »

Les racines africaines décryptées
NOUVELOBS.COM | 04.05.2009 | 17:42

Pour la première fois, une vaste enquête sur la diversité génétique des Africains vient d’être publiée. Elle permet de remonter aux origines de l’évolution humaine et de mieux comprendre l’histoire de ce continent.

Dans le domaine de la génétique des populations comme dans beaucoup d’autres, le continent africain avait jusqu’à présent été un peu laissé de côté. Le berceau de l’espèce humaine moderne abrite pourtant la plus grande diversité génétique de la planète, fruit de l’accumulation de variantes au cours de 200.000 ans d’histoire. Une vaste étude offre pour la première fois un tableau détaillé de cette diversité, basé sur l’analyse de l’ADN nucléaire de plus de 3.000 individus appartenant à 121 populations du continent noir.

L’équipe internationale coordonnée par l’Américaine Sarah Tishkoff (University of Pennsylvania) montre ainsi que les Africains actuels sont les descendants de 14 populations ancestrales qui se sont brassées et mélangées au cours des migrations à travers le continent. Les tribus de pygmées et de chasseurs-cueilleurs d’aujourd’hui, comme les bochimans du sud de l’Afrique (San), ont toutes un ancêtre commun, vieux de 35.000 ans.

Les connaissances actuelles sur les cultures et les langages africains coïncident avec ces données génétiques, précisent les chercheurs, qui publient leurs travaux dans la revue Science (édition électronique).

Collecter plus de 3.000 échantillons, auprès de populations isolées, après avoir obtenu toutes les autorisations nécessaires, a été un véritable parcours du combattant pour Tishkoff et ses collègues. La collecte a commencé il y a dix ans.

Les résultats de cette vaste enquête génétique confirment aussi que les hommes modernes qui ont quitté l’Afrique pour gagner d’autres continents étaient issus de l’Est de l’Afrique, non loin de la mer Rouge.

En comparant l’ADN des Africains avec celui des Afro-Américains, les descendants des esclaves Noirs amenés aux États-Unis, les chercheurs montrent que leurs ancêtres étaient originaires d’Afrique de l’Ouest à 71% (8% pour le reste de l’Afrique et 13% d’Européens). Un scénario conforme à ce que l’on sait de l’ancien commerce triangulaire. Le niveau de brassage des populations étant élevé, il est difficile de tracer précisément les origines des Afro-Américains, estiment les auteurs, contrairement à ce que proposent certaines sociétés aux États-Unis.

Cette somme de données génétiques devraient aider un grand nombre de travaux, qu’il s’agisse d’anthropologie ou de recherches biomédicales

Cécile Dumas
Sciences-et-Avenir.com
04/05/09
« Modifié: 12 avril 2014 à 23:26:51 par katchina »
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L'origine asiatique des hommes et des singes
« Réponse #56 le: 30 juillet 2009 à 23:01:15 »

L'origine asiatique des hommes et des singes
 
Marc Mennessier   
10/07/2009    | Mise à jour : 10:09   

La découverte en Birmanie d'un nouveau fossile prouve que le plus vieil ancêtre commun aux hommes et aux singes n'était pas africain mais asiatique.

Les «racines profondes» de la lignée commune aux hommes et aux singes se trouvent bien en Asie et non en Afrique. La découverte, en Birmanie, d'un nouveau primate fossile, daté de 37 millions d'années par une équipe internationale de paléontologues à laquelle collaborent Laurent Marivaux, de l'Institut des sciences de l'évolution de Montpellier (université Montpellier 2/CNRS), et Jean-Jacques Jaeger, professeur à l'Institut international de paléoprimatologie (IPHEP) de Poitiers, vient confirmer cette hypothèse formulée, il y a douze ans, par ce même groupe de chercheurs.

Entendons-nous bien. Il ne s'agit ni des australopithèques Lucy ou Abel ni des premiers représentants du genre Homo qui arpentaient les savanes africaines, il y a quelques millions d'années. Ganlea megacanina, dont les restes fossiles ont été exhumés près du petit village de Ganlé dans le centre de la Birmanie, est une espèce très primitive qui apparaît juste après la séparation entre les deux grandes lignées de primates. D'un côté, les anthropoïdes, qui regroupent les singes et les hominidés, de l'autre, les prosimiens dont les représentants actuels les plus connus sont les lémuriens de Madagascar ou les loris de Malaisie.

Migration vers le continent noir
Depuis la fin des années 1950, il était admis que les premiers primates anthropoïdes étaient originaires d'Afrique. Le paléontologue américain Elwyn Simons avait mis au jour en Égypte, dans des dépôts vieux de 31 à 37 millions d'années, ce que l'on pensait être les plus vieux ancêtres de la lignée que nous partageons avec les singes. Sauf que l'on n'avait pas encore cherché ailleurs.
La découverte, en 1997, toujours en Birmanie, de plusieurs types d'anthropoïdes très primitifs dans des dépôts plus vieux que ceux d'Afrique, va ébranler cette certitude bien ancrée. «Cela supposait en effet qu'une radiation (ou diversification, NDLR) s'était déjà opérée et que l'origine de la lignée était encore plus ancienne», souligne Jean-Jacques Jaeger. La mise au jour, quelques années plus tard, en Chine, d'un autre anthropoïde (Eosimias sinensis) vieux de 45 millions d'années viendra enfoncer le clou. On suspecte même que les premiers anthropoïdes auraient émigré d'Asie vers le continent noir, il y a environ 40 millions d'années, et non l'inverse…
Cette fois, le coup de grâce est apporté par l'imposante canine de Ganlea megacanina, le bien nommé, dont les paléontologues ont retrouvé une mandibule très bien conservée en novembre dernier. La forte abrasion de cette dent d'une longueur démesurée prouve que ce petit primate qui pesait à peine 3 kg était capable de briser la coque dure des fruits tropicaux, afin d'en extraire la graine nutritive à l'intérieur. Il s'agit d'une forme singulière d'adaptation alimentaire qui n'a jamais été observée parmi les primates prosimiens, type lémuriens. Elle est en revanche caractéristique des singes sakis d'Amérique du Sud, eux-mêmes membres de la grande famille des primates anthropoïdes. «Ganlea megacanina prouve que les premiers anthropoïdes sont bel et bien originaires d'Asie plutôt que d'Afrique», concluent les chercheurs dont les travaux sont publiés dans la revue Proceedings of the Royal Society.

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« Modifié: 17 octobre 2014 à 00:23:09 par katchina »
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«Ida», le lémurien de 47 millions d'années - le «chaînon manquant»?
« Réponse #57 le: 30 juillet 2009 à 23:06:59 »

«Ida», le lémurien  de 47 millions d'années

Lefigaro.fr   
20/05/2009    | Mise à jour : 11:12    |



L'importance de ce lémurien vient du fait qu'il a vécu juste avant la séparation de deux branches :
d'un côté celle des singes et des êtres humains, de l'autre celle des lémuriens et d'autres primates. (AP/A&E Television, Luis Marin)


Cet ancêtre commun possible à l'homme et au singe a été présenté mardi à New York.

«C'est comme si nous avions trouvé l'Arche perdue», affirme Jorn Hurum, paléontologue norvégien de l'Université d'Oslo et membre du groupe qui a mis en évidence l'importance d'«Ida» pour la compréhension de l'évolution des espèces et de l'origine de l'être humain.
Vieux de 47 millions d'années, l'animal aurait vécu juste avant la séparation de deux branches : d'un côté celle des singes et des êtres humains, de l'autre celle des lémuriens et d'autres primates plus éloignés de l'Homo sapiens. De telle sorte qu' Ida pourrait bien constituer le «chaînon manquant», l'ancêtre commun jusqu'à présent inexistant de l'homme et du singe.
Considéré comme le fossile de primate le plus complet jamais trouvé, l'animal découvert en 1983 près de Francfort avait été vendu dans une foire spécialisée en Allemagne et séparé en deux parties par des collectionneurs. Jusqu'à ce que des scientifiques comprennent son intérêt, le recomposent et se mettent à l'étudier.
«Ce fossile figurera dans tous les ouvrages didactiques des 100 prochaines années», prédit désormais Jorn Hurum.

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« Modifié: 12 avril 2014 à 23:33:39 par katchina »
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Les premiers Européens étaient-ils cannibales ?
« Réponse #58 le: 30 juillet 2009 à 23:16:01 »

Les premiers Européens étaient-ils cannibales ?
M. P. (avec AFP)   
22/06/2009    | Mise à jour : 18:20   

José Maria Bermudez de Castro (à gauche) et Eudald Carbonell, deux des trois codirecteurs des fouilles d'Atapuerca,
sur le chantier situé dans le nord de l'Espagne. Crédits photo : AFP

Un archéologue espagnol affirme que des restes fossilisés découverts sur le gisement d'Atapuerca en Espagne portent des traces d'anthropophagie.

Des restes fossilisés attribués aux premiers Européens découverts sur le gisement d'Atapuerca en Espagne ont révélé que ces hommes préhistoriques étaient des cannibales qui appréciaient la chair d'enfant et d'adolescent. «Nous savons qu'ils pratiquaient le cannibalisme», affirme à l'AFP José Maria Bermudez de Castro, l'un des codirecteurs du projet Atapuerca, un des gisements les plus importants d'Europe, inscrit en 2000 au Patrimoine mondial de l'Unesco.
L'étude des restes a aussi révélé qu'ils se livraient à l'anthropophagie pour s'alimenter et non par rituel, qu'ils mangeaient leurs rivaux après les avoir tués, principalement leurs enfants et adolescents. «C'est le premier cas de cannibalisme bien documenté de l'histoire de l'humanité, ce qui ne veut pas dire que c'est le plus ancien», souligne-t-il, étayant de premières informations déjà diffusées à ce sujet.
Des restes découverts sur le gisement dit de Gran Dolina sont apparus éparpillés, cassés, fragmentés, mélangés à des restes d'autres animaux comme des chevaux, des cerfs, des rhinocéros, tout type d'animaux produits de la chasse et consommés par l'être humain, selon M. Bermudez de Castro. «Ces fossiles avaient aussi comme les animaux des marques de couteau en pierre, de dépeçage, réunissant tous les éléments caractéristiques d'une accumulation d'os utilisés par les êtres humains, a-t-il expliqué. Cela nous donne une idée de cannibalisme de type gastronomique, et non rituel, car ils n'avaient pas la capacité symbolique qu'a l'être humain d'aujourd'hui.»


Crédits photo : AFP

Longue migration

Les restes fossilisés, trouvés à partir de 1994 à Gran Dolina, correspondent probablement aux premiers êtres humains qui se sont développés en Europe, baptisés Homo antecessor. Ce dernier, qui a vécu avant l'homme de Néandertal et l'Homo sapiens, s'est installé il y a environ 800 000 ans dans les grottes d'Atapuerca probablement après une longue migration depuis l'Afrique et via le Proche-Orient, le nord de l'Italie puis la France.
Il n'a pas choisi par hasard cet espace de 13 km² situé dans une zone «privilégiée» du nord de la péninsule Ibérique, à la confluence de deux rivières, avec un climat agréable et riche en faune et en flore. Il y bénéficiait d'eau et de nourriture en abondance, pouvait chasser des sangliers, des chevaux, des cerfs. «Ils tuaient leurs rivaux et profitaient de la viande», explique M. Bermudez de Castro, après l'analyse des restes de onze victimes apparentes. Nous avons par ailleurs découvert deux niveaux comportant des restes cannibalisés, ce qui veut dire qu'il ne s'agit pas d'un cannibalisme ponctuel, mais continu dans le temps. Un autre aspect intéressant, mais que nous n'expliquons pas encore très bien, est que la majorité des onze individus identifiés comme victimes sont des enfants ou adolescents. Nous pensons qu'il y a aussi deux jeunes adultes dont une femme, ce qui signifie qu'ils tuaient la base de la pyramide démographique du groupe.»
Atapuerca, situé aux confins de l'Eurasie, a permis à l'Homo antecessor de développer un patrimoine génétique isolé, avec des traits caractéristiques, à la fois archaïques et modernes. En plus de la chasse, il pratiquait la cueillette, fabriquait des outils. Le paysage était alors caractérisé par des zones de forêt, de chênes, de châtaigniers, de genévriers, avec des prairies, accueillant notamment des ours, des lynx, des panthères, des renards et des hyènes.

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« Modifié: 12 avril 2014 à 23:39:43 par katchina »
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Une dent relance le débat sur les origines de l'homme
« Réponse #59 le: 30 juillet 2009 à 23:38:17 »

Une dent relance le débat sur les origines de l'homme


AP/Mark A. Klingler
Dessin de Mark A. Klingler représentant des "ganlea megacanina".

LE MONDE | 10.07.09 | 14h59  •

Qu'on exhume, dans une forêt d'Asie, les restes fossilisés d'un mammifère et c'est toute l'histoire de nos ancêtres qu'il faut envisager de repenser. Ainsi de ce fragment de mâchoire d'un petit primate - baptisé Ganlea megacanina - vieux de quelque 37 millions d'années et découvert en novembre 2008 dans le centre de la Birmanie. Selon ses "inventeurs", qui en publient la description et l'analyse dans la dernière édition de la revue Proceedings of the Royal Academy, ce nouveau fossile appuie l'hypothèse d'une origine asiatique de l'un des deux principaux rameaux de l'ordre des primates. Celui qui évoluera bien plus tard vers Homo sapiens.

Pour le béotien, la preuve peut sembler ténue : elle ne tient qu'à la forme d'une canine. Mais, pour les auteurs de la découverte, c'est un indice qui ne trompe pas. Il montre que Ganlea megacanina, qui devait avoir l'aspect d'un petit singe arboricole d'environ trois kilos, "disposait d'une dentition adaptée pour percer la coque, dure, de certains fruits tropicaux afin d'en consommer le coeur", explique Jean-Jacques Jaeger (université de Poitiers), coauteur de la découverte. Or le développement de ces grandes canines est l'une des plus anciennes caractéristiques acquises par ceux des primates qui évolueront vers le genre Homo

Il faut savoir que l'ordre des primates se divise schématiquement en deux grandes catégories : les strepsirrhiniens et les anthropoïdés. Les principaux représentants du premier embranchement sont les lémuriens actuels qui, parmi les primates, présentent les traits les plus archaïques. Quant aux anthropoïdés, ils regroupent notamment les singes, les hominoïdes (gorilles, orangs-outangs, chimpanzés) et les hommes. Or les lémuriens actuels ne disposent pas de ces grandes canines ; celles-ci sont l'apanage des anthropoïdés.

Découvrir en Asie un primate pourvu de cette dentition au cours de l'Eocène supérieur (il y a 37 millions à 33 millions d'années) suggère, du coup, l'origine asiatique des anthropoïdés. "Voilà encore une douzaine d'années, il était impensable pour la majorité des paléontologues que cette origine puisse se trouver ailleurs qu'en Afrique", dit Jean-Jacques Jaeger. Les découvertes d'anthropoïdés au Fayoum, en Egypte, réalisées par le paléontologue américain Elwyn Simons, semblaient enraciner les anthropoïdés en Afrique. Avec, là aussi, des fossiles très anciens, remontant à 36 millions à 37 millions d'années. Mais, depuis une douzaine d'années, de nombreux spécimens d'Amphipithecidæ - membres de la même famille que Ganlea megacanina - ont été découverts en Birmanie, en Thaïlande et au Pakistan.

Inclure les Amphipithecidæ dans les anthropoïdés pose donc question : les singes et les hommes viennent-ils d'Afrique ou d'Asie ? Les canines de megacanina ne tranchent pas la question. Le paléontologue Marc Godinot (Muséum national d'histoire naturelle) dit ainsi accueillir ces travaux et leurs conclusions avec "beaucoup de scepticisme". Selon certains chercheurs, les spécimens retrouvés en Asie pourraient en effet n'être que les représentants d'une famille éteinte dont les traits auraient été similaires à ceux développés en Afrique par les anthropoïdés. Tandis que ceux-ci se seraient développés sur le continent africain, d'autres primates, confrontés en Asie à un environnement similaire, auraient acquis des caractéristiques morphologiques identiques, avant de s'éteindre sans descendance, selon un phénomène de "convergence" de deux processus évolutifs.

"Il faut se méfier des conclusions tirées de l'analyse des caractères dentaires, prévient Marc Godinot. En effet, les lémuriens actuels ne disposent pas de grandes canines, mais certains adapiformes (primates n'appartenant pas aux anthropoïdés) ont, malgré tout, des dents un peu comparables, quand bien même elles ne sont pas aussi importantes..."

Tout, dans cette affaire, ne se résume pas à une simple canine. Sur l'ensemble des spécimens apparentés à Ganlea megacanina, d'autres caractères comme l'astragale ou les incisives spatulées semblent les rattacher aux anthropoïdés. "On peut avoir de la convergence sur un trait adaptatif, mais avoir de la convergence sur plusieurs caractéristiques devient très improbable", explique M. Jaeger. Mais, pour M. Godinot, aucun des traits décrits chez Ganlea megacanina et ses cousins asiatiques ne suffit à les placer de manière certaine d'un côté ou de l'autre de l'embranchement : du côté des singes et des hommes, ou du côté des lémuriens...

La même question s'est récemment posée avec la médiatisation d'"Ida", un fossile de primate découvert en Allemagne et vieux de plus de 45 millions d'années, qui s'est avéré ne pas appartenir aux anthropoïdés, mais à une lignée de primates européens éteinte il y a environ 30 millions d'années. Comment éteindre le débat ? En découvrant d'autres fossiles. "C'est sur les caractères de l'oreille moyenne et ceux de la fermeture post-orbitaire que sont reconnus sans ambiguïté les anthropoïdés", assure Marc Godinot.

Derrière ces discussions sur l'origine géographique des hommes et des singes apparaît, en filigrane, le débat sur le rôle de l'Asie dans l'ensemble des mécanismes évolutifs qui ont mené au genre Homo. Le consensus qui prévaut aujourd'hui est que son évolution tardive s'est faite en Afrique. Mais de nombreuses questions demeurent ouvertes sur les époques les plus hautes. "L'origine des ancêtres de Toumaï (Sahelanthropus tchadensis, vieux de quelque 7 millions d'années et découvert au Tchad en 2001) est aujourd'hui inconnue, dit ainsi Jean-Jacques Jaeger. On ne lui trouve pas d'ancêtres en Afrique. Et il n'est pas exclu que ceux-ci puissent avoir été originaires d'Asie."

Stéphane Foucart

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« Modifié: 12 avril 2014 à 23:42:53 par katchina »
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