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Auteur Sujet: Jean SIDER - La vague d'ovnis - ovnis usa - Les hommes en noir ou MIB  (Lu 5431 fois)

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Une théorie avancée par certains ufologues laisse entendre que les Hommes en Noir (Men In Black) peuvent être des agents du gouvernement, ou bien des androïdes d’origine d’extraterrestre, chargés de faire taire les témoins.

Didier de Plaige du blog Ovnis-usa et de l'émission radio La vague d'ovnis" sur Radio Ici et Maintenant propose de réécouter sur son blog son  émission de 90 minutes, réalisée en 2004 sur Radio Ici & Maintenant! où Jean Sider expose son point de vue au sujet des “Men in Black” :  Ovnis-USA.com/ post du mercredi 3 septembre 2008  http://ovnis-usa.com/2008/09/03/mercredi-3-septembre/



OVNIS : dossier diabolique - Désinformation, délires paranoïaques, crop-circles, hommes en noir et enlèvements

Jean Sider  Broché
Paru le: 25/11/2003
Editeur : JMG Editions Collection : Science-Conscience
ISBN : 2-915164-00-2 EAN : 9782915164008
Nb. de pages : 364 pages Poids : 490 g Dimensions : 14,5cm x 20,5cm x 2,5cm

Résumé:
Les ovnis et les phénomènes qu'ils engendrent ont conduit les gens de pouvoir à se montrer malicieux, donc diaboliques, quand ils s'emploient à nier ces étrangetés.
Ce livre en apporte de nouvelles preuves. Savez-vous par exemple que la NASA a reçu l'ordre de dissimuler les découvertes d'artefacts extraterrestres qu'elle pourrait faire lors de ses missions spatiales ? En Angleterre, la presse, inféodée à l'establishment, ignore sciemment - et avec malice - de nombreuses anomalies constatées auprès des crops-circles - les fameux cercles dans les champs de blé - ramenant ces phénomènes d'une rare complexité à de simples canulars.
Que penser des " hommes en noir " (les fameux " men in black ") ou des abductions, ces enlèvements mystérieux, qui relèvent de formes d'expression diabolique, dans tous les sens du terme ? Car qui dit malice dit mal, et qui dit mal dit " malin ". Bon nombre de cas qui n'avaient pas été signalés dans les précédents ouvrages de Jean Sider sont détaillés dans ce nouveau livre où l'odeur de soufre est d'autant plus perceptible qu'elle n'est pas toujours d'origine humaine.
Comme d'habitude, avec ce diable d'auteur, les lecteurs ne seront pas déçus, car son livre est très riche en informations.


Citer
Jean Sider
Jean Sider est un auteur connu par tous ceux qui se passionnent pour l’ufologie. Il a déjà publié de nombreux ouvrages sur ce sujet. Entre autres : Ultra top secret : ces Ovnis qui font peur, aux éditions Axis-Mundi en 1990, et Ovnis : Dossier secret, aux éditions du Rocher en 1994.


Articles de cet auteur
Les « extraterrestres » avant les soucoupes volantes   janvier 2008
 
L’énigme des Men-in-black  avril 2007
 
Les armées fantômes  décembre 2006
 
L’énigme des Men-in-black  mai 2006
 
Ovnis : créateurs de l’humanité  novembre 2005
 
Ovnis : dossier diabolique  novembre 2005
 
La vie vient d’une intelligence supérieure  novembre 2005


mai 2006   L’énigme des Men-in-black  Jean Sider


Comme ce fut le cas pour les ovnis, ces mystérieux personnages ont d’abord surgi aux États-Unis en 1947. Plus tard, l’acronyme « MIB » s’est substitué à Men-in-black. Mais si l’on cherche bien avant cette date, on peut en trouver dans le très riche dossier relatif au domaine paranormal...


Historique

La plupart des chercheurs qui étudient les manifestations d’ovnis, dont les rencontres rapprochées avec leurs occupants, négligent à tort les divers contacts avec d’autres types de phénomènes paranormaux. Or, la complexité de l’interrelation que ces phénomènes ont avec des croyances plus anciennes liées aux folklores et aux religions mérite une attention plus grande. Par exemple, les « enlèvements » à bord d’ovnis ne sont ni plus ni moins que les « transports au sabbat » révélés par les procès de sorcellerie du temps de l’Inquisition. Cela suggère une même causalité, d’ailleurs largement démontrée dans deux chapitres de mon livre, La vie vient d’une intelligence supérieure (éditions JMG). Le lecteur intéressé pourra y trouver de très nombreuses analogies rigoureusement référencées L’apparition des hommes en noir dans le domaine des ovnis est un exemple évident de cette connexion, car elle constitue la partie ésotérique de l’expérience ufologique, tout comme des traditions populaires, dont en particulier leur étroite relation avec les mythes engendrés par les religions chrétiennes. Les MIB ont une nature mystérieuse qui implique un continuum de phénomènes discrets et de croyances en rapport avec les manifestations d’ovnis. On peut dire sans hésitation qu’ils s’apparentent à une résurgence moderne des superstitions liées au Diable et à ses suppôts, cristallisées dans l’esprit des théologiens paranoïaques obsédés par l’idée que les pratiques païennes étaient considérées comme des pactes avec le Malin. Ce sont surtout les procès de sorcellerie instaurés par l’Inquisition qui ont révélé pleinement ce genre de situations bizarres, je l’ai démontré dans mon autre livre : Ovnis : dossiers diaboliques, toujours publié chez JMG.

Le phénomène s’adapte

Toutefois, la perception de ces entités mythiques ayant évolué, les phénomènes ont suivi le mouvement et ont pris une dimension plus actualisée, moins sulfureuse si l’on peut dire, mais dans des représentations où l’absurde et l’incohérence transparaissent comme dans les siècles passés. Les MIB peuvent donc être considérés comme faisant partie d’un archétype de phénomènes qui se sont développés avec l’enseignement du christianisme à partir du Moyen Âge sous l’impulsion des religieux qui s’employaient à éradiquer le paganisme, notamment dans les campagnes. En effet, selon l’Église médiévale, ces usages étaient considérés comme étant de nature démoniaque. En réalité il s’agissait, du moins pour les gens qui s’y adonnaient, de pratiques anciennes bénignes avec les « Esprits » et autres « divinités » de la nature. D’ailleurs, même certains récits d’enlèvements à bord d’ovnis ou de visites en chambre par de supposés extraterrestres, comportent un voire plusieurs épisodes à connotation religieuse. Par exemple, Mme Betty Andreasson-Luca, célèbre abductée (enlevée), comme disent les Anglo-Saxons, a été présentée à une entité divine dans un vaisseau spatial. M. Cecil Michael, pour sa part, a bénéficié d’une apparition de Jésus dans la soucoupe volante où il avait été emmené comme je l’ai expliqué dans mon article publié dans le n° 56 de cette revue.

Pourquoi se laisser faire ?

Les personnes qui ont eu affaire aux MIB sont en grande majorité des gens qui ont observé un ovni de plus ou moins près, ou qui ont été mêlées directement ou indirectement à ce type d’incidents. Quand elles ont affaire à ces êtres élusifs, elles ont leurs capacités de réaction annihilées, comme si leur cerveau était contrôlé au point de les empêcher d’agir comme elles le voudraient. Elles n’ont donc plus la liberté de leurs décisions. Ainsi, les MIB pénètrent dans les domiciles contre la volonté de leurs occupants qui subissent leurs interrogatoires agressifs, pénibles, contraignants et désobligeants, sans avoir la possibilité d’émettre la moindre protestation. Par la suite, ces personnes ne parviennent pas à comprendre comment elles ont pu accepter cette situation sans réagir ni ordonner aux MIB de quitter les lieux, ni même sans avoir eu la présence d’esprit d’appeler la police. Le premier cas contemporain de ce type s’est produit à Maury Island, État de Washington, en juin 1947. Il a été considéré par la suite comme un canular, ce qui n’est pas sûr du tout. En 1953, le chercheur Gray Barker, a publié un livre dans lequel il évoque ce sujet. Il cite le cas des trois MIB vus par le « contacté » Albert K. Bender. C’est cette affaire - très controversée elle aussi - qui est considérée par les ufologues comme la première intrusion de ces personnages insolites dans le mystérieux phénomène ovni (mais pas du monde paranormal, semble-t-il).

MIB vus par des chercheurs

Parmi les ufologues témoins de MIB, figurent le médecin brésilien Olavo Fontes, en 1957, l’Américain John Keel, en 1966, le Français Robert David, en 1972, le médecin américain Herbert Hopkins, en 1976. C’est durant une vague d’apparitions d’ovnis au milieu des années 1960 que plusieurs histoires de MIB ont été rapportées dans un livre de John Keel, mais cet auteur américain est avare de références, ce qui est regrettable pour sa crédibilité. Selon un courrier reçu de M. Jean-Pierre Thibault, en septembre 1994, M. Maurice Masse, qui avait fait une rencontre rapprochée du 3è type à Valensole en 1965, aurait reçu la visite d’un MIB quelque temps après son expérience. Mon informateur prétend avoir obtenu ce détail de vive voix lors d’une conversation avec le témoin, il y a plusieurs années. Maurice Masse est décédé le 14 mai 2004. Les MIB ont un aspect sinistre, habillés d’un costume noir neuf, comme sortant de chez le tailleur. Ils portent un chapeau mou, une cravate et des chaussures généralement noirs également. Ils font penser à des ordonnateurs de pompes funèbres, ou encore à des pasteurs anglicans, mais quand on les détaille de plus près, on peut s’apercevoir qu’ils n’appartiennent pas à ces corporations. Ils sont généralement de grande taille et possèdent des bras et des doigts anormalement longs. La peau de leur visage est souvent très blanche comme si elle était exsangue, mais il arrive aussi qu’elle soit hâlée. Leurs yeux sont parfois bridés ou protubérants, ou encore cachés derrière des lunettes à verres fumés. Ils ne sourient jamais, et leur faciès ne traduit pas leurs émotions, si tant est qu’ils puissent en avoir. Leur démarche peut être raide, vacillante, ou même sans à-coups comme s’ils glissaient ou roulaient. Leurs gestes sont quelquefois mécaniques et étranges et ils réagissent de façon bizarre, comme s’ils étaient des êtres dénués de toute personnalité individuelle. Ces êtres présentent souvent une anomalie physique. Par exemple, on a vu un MIB manchot, d’autres sans cou, les pieds tournés à 45°, ou portant des chaussures à semelles épaisses de plus de 10 cm, etc.

Comportements aberrants

Les MIB se déplacent généralement dans des voitures rutilantes noires ou de couleur très foncée, d’un coût onéreux, et de modèles anciens qui ne sont plus commercialisés. Aux États-Unis, un tel véhicule s’est même élevé dans les airs et a disparu brusquement, comme si on avait éteint une lumière devant les yeux effarés du témoin. D’autres MIB se sont évanouis en un clin d’œil, comme s’ils étaient devenus subitement invisibles ou s’étaient dématérialisés. En général, les MIB exigent des témoins qu’ils taisent leur observation, avant même qu’ils en aient fait part à qui que ce soit. Ils font pression sur les enquêteurs pour qu’ils cessent leurs recherches, voire qu’ils détruisent les documents en leur possession. Si des photos ont été prises, ou si des débris ont été ramassés sur un site d’atterrissage, ils réclament ces objets à ceux qui les ont trouvés, même s’ils ne sont plus en leur possession. Tout cela est assorti de menaces plus ou moins voilées qui, apparemment, ne sont pratiquement jamais mises à exécution si le témoin ne s’est pas exécuté. Du moins on ne connaît pas de cas formellement établis ayant débouché sur la mort brutale d’un témoin qui n’aurait pas obéi à leurs injonctions. D’ailleurs, la plupart des rapports collectés indiquent que les témoins n’ont pas tenu compte des avertissements et n’ont pas eu à s’en plaindre par la suite. Les interventions de MIB paraissent ridicules, aberrantes, voire même comiques. Par exemple, un chasseur qui avait blessé d’un coup de fusil le passager d’un ovni atterri, a été prié de montrer aux MIB les vêtements et les bottes qu’il portait ce jour-là ; ils les ont examinés puis sont repartis sans faire la moindre allusion à l’incident. On ne voit pas très bien à quoi rime ce genre d’action, ce qui explique que beaucoup de chercheurs rejettent catégoriquement ces témoignages. Toutefois, on sait que l’intelligence qui crée les phénomènes paranormaux, introduit dans ses manifestations des éléments qui renient sa propre existence en créant sciemment des situations grotesques et burlesques. À mon sens, les MIB sont ce que nos ancêtres croyaient être des démons. Ils se sont adaptés à notre époque, puisqu’ils sont vêtus un peu comme les agents fédéraux américains des films policiers hollywoodiens. J’estime qu’ils ont probablement pour but, comme c’est le cas pour d’autres facettes du monde paranormal, de susciter la peur et d’alimenter des croyances mythiques.

Voici deux cas exemplaires

Les cas de MIB en France sont rares, Celui qui sera détaillé ci-dessous est donc particulièrement intéressant. Il se déroule à Draguignan, dans le Var, en mai 1972. Robert David est le pseudonyme d’un chercheur indépendant qui tient à rester anonyme. En 1989, il m’a fait parvenir son témoignage, publié d’abord dans Contacts supraterrestres, (tome 1, éditions Axis Mundi, 1994, épuisé). Puis, dans Ovnis : dossiers diaboliques, (JMG, 2003). J’ai repris in extenso un second compte rendu du témoin comportant des détails supplémentaires. Voici un large résumé de ces deux textes.

Une conférence

Vers la fin mai 1972, une conférence sur les ovnis fut organisée à Draguignan par l’ufologue Jean Chasseigne, peu avant le décès du Dr. René Hardy, fondateur du groupe privé GEPA, spécialisé sur les observations d’ovni. C’était un samedi soir et le public était très nombreux. Dès le début, un MIB vint s’installer au premier rang, dans une tenue vestimentaire qui tranchait avec les blues jeans et les pull-overs à col roulé des autres spectateurs. Il portait un costume noir flambant neuf, une chemise blanche, et des chaussures noires polies comme des miroirs. Il avait un visage à la peau brune comme celle d’un Indien (des Indes) ou d’un Afghan, ovale, très régulier et lisse, sans particularités quelconques. Ses yeux étaient également noirs, et, à part des cheveux noirs comme du jais, il n’avait aucune autre pilosité visible. Chose peu courante chez les MIB, il était plutôt petit, environ 1,65 m, et ses doigts courts avaient des ongles qui semblaient avoir été traités par une manucure. Pendant une pause, il accompagna Robert David à la buvette pour lui faire la conversation, tout en refusant de prendre la moindre consommation. Dans un français impeccable, il lui dit que les ovnis ne se déplaçaient pas au sens matériel du terme, mais prenaient des raccourcis spatio-temporels. Il affirma aussi que ceux qui les dirigeaient communiquaient parfois avec les êtres humains en leur envoyant des impulsions créant divers phosphènes de diverses couleurs, mais sans l’intervention de l’œil, directement dans le cerveau. De plus, il indiqua que le signe de l’ovni atterri près de Socorro, Nouveau-Mexique, observé par le policier Loonie Zamora, en 1964, dont une figuration artistique avait été montrée sur une diapositive projetée sur écran par Jean Chasseigne, était un faux et qu’il ne fallait pas en tenir compte. Or, à l’époque, le livre qui a révélé le vrai graphisme de ce symbole n’était pas encore publié. Il s’agit de Socorro Saucer in a Pentagon Pantry, de Ray Stanford, qui fut édité seulement en 1976. Robert David posa plusieurs questions pertinentes à l’individu, lequel se contenta de les éluder par des pirouettes qui laissèrent mon correspondant sur sa faim. Enfin, le MIB déclara qu’il était dangereux de vouloir tenter des expériences en direction des ovnis, et il ajouta : « Il y en a un dans cette région qui cherche un peu trop. Il risque gros et il ferait bien de se méfier ». Or, celui qui cherchait beaucoup, à l’époque, c’était le Dr. René Hardy, qui avait d’ailleurs annoncé à ses amis peu de temps après cette conférence : « J’ai découvert le défaut de la cuirasse des ovnis, mais je ne peux pas en parler maintenant, seulement plus tard en petit comité dans ma villa à Saint Raphaël ». Malheureusement il devait se suicider quelques jours plus tard, du moins selon la version officielle, car, selon ses proches, il n’avait aucune raison de se donner la mort.

Le MIB disparaît

Vers minuit, à la fin de la réunion, le MIB sortit de la salle. Robert David et quelques amis coururent derrière lui pour essayer de le faire parler encore, mais à l’extérieur la rue était vide de piétons et aucune voiture n’y circulait. Une disparition trop rapide pour être normale, selon mon correspondant. D’autres personnes remarquèrent bien la présence de ce personnage, dont Jean Chasseigne lui-même, mais elles ne lui accordèrent pas une attention particulière. Il est vrai qu’à l’époque, les histoires de MIB n’avaient pas encore été portées à la connaissance du milieu ufologique francophone. La seconde histoire se déroule à Portland, dans le Maine, aux États-Unis, en 1976. Le Dr. Hopkins, allergologue traitant par hypnothérapie, était à l’époque âgé de 58 ans. Il effectua une enquête sur le cas de David Stephens, un jeune homme qui avait observé de très près l’atterrissage d’un ovni, en octobre 1975, près d’Oxford, dans le Maine. C’est ce médecin qui exerça une régression hypnotique sur le témoin, ce qui eut pour résultat de révéler un apparent enlèvement temporaire. Est-ce cette affaire qui fut à l’origine de l’incident qui sera décrit ci-après ? On peut le supposer.

Un mystérieux visiteur

Toujours est-il que le 11 septembre 1976, vers 20 heures, le praticien reçut un coup de téléphone. Une voix d’homme se prétendant le vice-président d’une association de chercheurs privés du New Jersey lui demanda s’il acceptait de le recevoir pour discuter de l’affaire David Stephens. Il insista pour être reçu le soir même et prit la précaution de s’assurer que son interlocuteur était seul. C’était d’ailleurs le cas puisque son épouse et ses enfants venaient de partir au cinéma. Aussi, le médecin donna son accord. Dès qu’il eut raccroché le combiné, il alla aussitôt à l’entrée de son pavillon pour allumer la lampe du perron, et aperçut immédiatement un homme vêtu de noir qui se dirigeait à pied vers l’escalier de sa résidence, ce qui le surprit beaucoup car il n’y avait aucun téléphone public à plusieurs kilomètres à la ronde - les portables n’existaient pas encore à l’époque - et aucune voiture n’était garée dans le vaste espace visible de sa maison. Le Dr. Hopkins fit entrer l’homme sans rien lui demander, comme si sa volonté était annihilée. De plus, l’individu ne se présenta même pas et ne prononça pas la moindre formule de politesse conventionnelle. Tout ce qu’il portait sur lui était noir, hormis une chemise d’un blanc immaculé. Son costume semblait sortir en droite ligne de chez un tailleur de luxe, sans la moindre froissure, sans bosses aux genoux ni aux coudes. Les deux plis du pantalon étaient fortement marqués, impeccables, droits et fins comme des lames. Il n’avait ni cils ni sourcils, et la peau de son visage était d’un blanc terne. Quand il enleva son chapeau il montra un crâne absolument lisse, comme un œuf. Il avait un nez minuscule et de petites oreilles. Sa tête ne bougea jamais durant sa présence, et, de plus, elle semblait directement reliée au tronc, car il avait le menton fuyant dans le prolongement du cou. Chose curieuse, il portait du rouge à lèvres. Cela se vérifia peu après lorsqu’il mit la main sur sa bouche, et que des traces du produit restèrent sur un gant en peau grise qu’il se garda bien d’ôter. Après s’être assis, l’inconnu demanda des détails sur l’expérience de David Stephens et le Dr. Hopkins s’exécuta. Puis l’homme en noir lui dit ceci : « Vous avez deux pièces dans votre poche, prenez-en une et placez-la dans votre paume ouverte ». Ce qui fut fait, puis le MIB ajouta : « Ne me regardez pas, regardez plutôt la pièce ». Le médecin fixa l’objet et constata avec stupéfaction qu’elle prenait une couleur argentée très brillante, puis, petit à petit elle devint bleue. Enfin, devant les yeux exorbités du médecin, elle prit la forme d’une petite boule qui disparut graduellement... « Mais où est-elle passée ? », s’exclama-t-il. Le MIB répondit : « Ni vous ni personne d’autre sur ce plan ne reverra cette pièce ! »

D’étranges traces

Ensuite, l’étrange personnage lui demanda s’il savait pourquoi Barney Hill était mort. Cet homme, avec son épouse Betty, est célèbre pour un enlèvement dans un vaisseau spatial qui eut lieu en 1961, premier cas du genre connu des chercheurs. Le Dr. Hopkins répondit que c’était à la suite d’une longue maladie. « Faux ! » s’écria le MIB, « C’est parce qu’il savait trop de choses. Et s’il est mort c’est parce qu’il n’avait plus de cœur, le sien s’est évaporé comme votre pièce de 25 cents ! ». L’allergologue en fut fortement effrayé. Le MIB lui ordonna alors de détruire systématiquement toutes les archives qu’il possédait sur les ovnis, y compris les bandes d’enregistrement sur David Stephens, en laissant planer la menace suivante : « Sinon, il vous arrivera la même chose qu’à Barney Hill ! ». Il ajouta qu’il pouvait savoir si le médecin obéirait ou s’abstiendrait, puis il quitta les lieux en vacillant avec cette phrase : « Mon énergie diminue, je dois partir », et il disparut rapidement dans l’obscurité comme s’il s’était dématérialisé. Des traces bizarres furent trouvées à l’endroit où le MIB s’était évaporé par les proches du médecin quand ils rentrèrent du cinéma. Mis au courant de ce qui s’était passé, l’épouse et les enfants du Dr. Hopkins le supplièrent d’obéir aux injonctions de l’individu et le médecin fit donc table rase de toute sa documentation. Durant plusieurs nuits consécutives il fut sujet à des cauchemars dans lesquels il revit le visage du visiteur grossir démesurément et s’approcher de lui au plus près. Ils durèrent une semaine et cessèrent brusquement. D’autres anomalies se produisirent, notamment sur le téléphone du témoin. Elles durèrent également une semaine et disparurent ensuite définitivement. Il existe d’autres épisodes dans cette affaire, comme le MIB vu plus tard par le fils du Dr. Hopkins et son épouse, qui avait un bras plus long que l’autre, mais la place manque pour vous les raconter.

Absurdité...

Tout ce qui vient d’être exposé sur le cas du Dr. Hopkins a été confirmé au psychiatre Berthold Schwarz, spécialiste des phénomènes paranormaux bien connu aux États-Unis, qui fit une enquête auprès de la famille Hopkins. Le lecteur aura noté le côté absurde de cette rencontre. Par exemple, l’aspect du personnage est ridicule. De plus, le fait qu’il ait affirmé que Barney Hill savait trop de choses est une ineptie, d’autant que durant son « enlèvement » cet homme garda les yeux fermés, ce que confirma son épouse Betty. De plus, toujours d’après Betty Hill, son mari est mort d’une attaque d’apoplexie. Enfin, demander de brûler des documents dont certains existent par centaines d’exemplaires n’a aucun sens.

Un cas de rouge à lèvres porté par deux MIB a été signalé par un témoin français des environs de Tours à la fin des années 1990. Il a été rapporté en détail dans le bimestriel Lumières Dans La Nuit n° 370, uniquement accessible par abonnement (BP. 3, 85 800, St.Julien-l’Ars). Toutefois il ne développe pas le même degré de bizarrerie que celui qui vient d’être détaillé ci-dessus.

Les MIB et le Pentagone

Aux États-Unis, il est arrivé que des MIB aient montré des cartes d’agents fédéraux, ou de la National Security Agency (NSA), pendant que d’autres se sont présentés en uniforme de l’Armée de l’Air. Pourtant, des enquêtes officielles ordonnées par les militaires ont montré qu’ils n’appartenaient pas à ces organismes d’État. D’ailleurs, en 1967, le colonel George Freeman, porte-parole du Pentagone, délivra un communiqué de presse à ce sujet, repris dans plusieurs grands journaux américains, y compris le Sunday Telegraph de Londres, du 5 février 1967. De plus, une circulaire déclassifiée de l’US Air Force datée du 1er mars 1967, signée du général de division Hewitt T. Wheless, est libellée comme suit : « Des informations non vérifiables sont parvenues au Q. G. de l’USAF, au sujet de personnes qui prétendent appartenir à l’Armée de l’air ou d’autres organismes de la Défense. Elles ont pris contact avec des citoyens qui ont fait des observations d’objets volants non identifiés. Dans un des cas signalés, un individu portant des vêtements civils s’est présenté comme étant un agent du NORAD et s’est fait remettre des photos appartenant à un témoin. Dans un autre cas, un homme portant l’uniforme de l’Armée de l’air a rendu visite à un policier municipal et d’autres citoyens qui avaient signalé une observation d’ovni. Il les a rassemblés dans une salle de classe, et les a incités à ne divulguer à personne ce qu’ils avaient vu. Tous les personnels civils et militaires, en particulier les services de renseignements et les agents chargés des enquêtes sur les ovnis, qui ont eu vent de tels rapports, devront les signaler immédiatement au bureau de l’OSI de leur base ». L’original de ce document officiel est reproduit dans The Truth Behind Men in Black, de Jenny Randles (St. Martin’s Paperbacks, New York, 1997, p. 96).

Retour vers le passé

En fait, l’homme en noir n’est pas né avec l’apparition des soucoupes volantes après la Deuxième Guerre mondiale. C’est une entité qui possède plusieurs siècles d’ancienneté. On peut trouver mention de son existence dans des manuscrits byzantins des XIe et XIIe siècles, dans lesquels le Diable est décrit en forme humaine et tout vêtu de noir. Aux mêmes époques, les Manichéens de Toulouse évoquaient le Diable sous la forme d’un grand homme noir, selon l’historien Roland Villeneuve dans son livre Les procès de sorcellerie, Payot, 1979. C’est surtout dès la création de l’Inquisition, en 1245, que la croyance au Diable et aux démons va se développer petit à petit pour prendre une dimension encore plus grande dès la publication de la Bulle papale Summis Desiderantes Affectibus, le 9 décembre 1484. Celle-ci donnait les pleins pouvoirs aux autorités religieuses pour lutter contre les cultes païens, considérés comme diaboliques par le magistère. Les tribunaux de l’Inquisition vont alors s’employer à éliminer physiquement voyantes, magiciens, nécromanciennes et autres individus accusés d’accointances et de commerce avec le Diable. Le phénomène s’est alors adapté à ce mythe, et a produit des hommes en noir pour abuser celles et ceux qui souhaitaient obtenir des faveurs qui se transforment toujours en désavantages pouvant les conduire au bûcher ou à la potence. Beaucoup de femmes accusées de sorcellerie ont avoué aux inquisiteurs avoir eu des relations charnelles avec « un grand homme noir ». Ce fut le cas de Françoise Secrétain, cité dans le livre du juge laïc Henri Boguet. À noter que, dès la fin du Moyen Âge, les inquisiteurs avaient observé que les descriptions du Diable le montraient toujours avec un physique imparfait. Le juge laïc Pierre de Lancre a même écrit cette phrase : « Les mauvais anges apparaissent avec quelque imperfection, ou quelque autre très grand défaut et incommodité ». Or, c’est aussi le cas des MIB de l’ère des ovnis, comme nous l’avons vu plus haut. Cela démontre bien le lien entre les MIB et les mythes religieux. D’évidence, les phénomènes ovnis et les manifestations connexes qu’ils engendrent : aliens, MIB, poltergeists, et autres étrangetés du monde paranormal, s’expriment en interaction avec le degré de croyance des personnes qui les perçoivent. Ainsi, les entités qui les produisent se calquent sur l’univers conceptuel des témoins, entretenant leurs croyances, voire les suscitant, et, peut-être aussi, s’en nourrissant, pourquoi pas ?

Un cas au XIXe siècle

Voici par exemple un cas qui est survenu à la fin du XIXe siècle, repris par Charles Hoy Fort dans son livre Lo ! Le nouveau livre des damnés, (Belfond, 1981). Il n’a donc aucune relation avec les phénomènes ovnis, mais il se pourrait que les témoins aient été des habitués des séances de spiritisme, très à la mode à cette époque-là. L’affaire s’est passée le 7 mai 1893, entre 17 h et 18 h . Une jeune fille, Miss Scott, se rendait à pied à Saint-Boswells, en Angleterre. Soudain elle aperçut devant elle un homme de grande taille tout vêtu de noir, qui aurait pu être éventuellement un religieux. Prudente, elle préféra arrêter sa marche et le laisser s’éloigner. Elle vit l’individu tourner à un coude de la route qu’elle suivait, le haut de son corps restant visible au-dessus de la haie qui bordait ce chemin, puis il disparut en un clin d’œil comme par magie. Non loin de l’endroit de cette disparition, Miss Scott reconnut sa sœur qui était figée de stupeur ; elle avait bien vu l’homme en noir disparaître sous ses yeux alors qu’elle le regardait s’approcher.

Dans mon livre Contact supraterrestre, vol. 2, chapitre 2, j’évoque le mouvement religieux « revivaliste » qui déferla sur le pays de Galles durant l’hiver 1905-1906. Certains incidents de l’époque impliquent l’apparition de MIB.

Le mot de la fin

J’ai pu réunir des cas de MIB de différents lieux émanant de sources sérieuses, surtout de pays anglo-saxons (États-Unis, Canada et Angleterre). On a même signalé un cas en Chine communiste rapporté par Shi Bo dans son livre OVNI : Nouveaux dossiers chinois, (1999 éditions Aldane, Case postale 100, 1216, Cointrin, SUISSE, Aldane, Suisse). Pour sa part, la très prolifique ufologue anglaise Jenny Randles admet son impuissance à expliquer les MIB. Du reste, dans son livre cité auparavant. Presque tous les cas qu’elle y mentionne concernent des affaires qui se sont déroulées dans son pays. Le Major Keyhoe, qui fut en son temps un enquêteur particulièrement bien informé, pensait que les MIB appartenaient à une « conspiration du silence » orchestrée par des groupes politiques fascistes, et non par l’USAF ou la CIA comme d’autres chercheurs l’ont affirmé. L’auteur Jim Keith, « conspitationniste » bien connu, avoue dans ses livres ne pas savoir dans quelle catégorie les ranger, notamment dans Casebook on the Men in Black, (1997). Si ces chercheurs avaient consulté toutes les sources anciennes auxquelles j’ai eu accès et s’ils avaient daigné s’intéresser à des phénomènes paranormaux autres que les ovnis, peut-être disposeraient-ils d’une solution à ce mystère. En effet, il s’avère finalement que les hommes en noir ne sont pas apparus seulement avec l’irruption des « soucoupes volantes » dans le paysage nord-américain, en 1947. Ils ne sont peut-être pas vieux comme le monde, mais ils sont très anciens et, d’évidence, ils font partie intégrante des phénomènes paranormaux, dont les ovnis ne sont qu’une des mille et une formes d’expression qu’utilise une intelligence inconnue qui passe son temps à nous mystifier et, qui sait, peut-être, à exploiter notre espèce...

Extraits de “L’énigme des hommes en noir (Jean Sider)”


http://www.parasciences.net/spip.php?article123

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Nom du fichier:                                                Didier de Plaige-Jean Sider-MIB-060104-1h52mns.mp3
Date d'enregistrement:                                     dimanche 02 décembre 2007 20:11
Durée de l'émission:                                          1hr 51mins 26secs
Qualité d'enregistrement:                                   64 Kbps
Taille du fichier:                                               51.02 Mo


Pour commander l'émission chez IM: http://rimcast.fr
« Modifié: 18 mars 2015 à 23:31:42 par katchina »
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Re : Jean SIDER - La vague d'ovnis - ovnis usa - Les hommes en noir ou MIB
« Réponse #1 le: 05 septembre 2008 à 22:42:19 »

Merci à http://rimarchives.com/siderMIB.htm et au  transcrïpteur, Gérard Le Nerrant

"La Vague d'OVNIs" - Jean SIDER Les Men in Black - 6 janvier 2004

Didier de Plaige - Ici & Maintenant! 95.2, la Vague d’Ovnis, Didier de Plaige, Alex à la réalisation, et notre invité est Jean Sider – Il nous parle au moyen du téléphone puisqu’il est en Bretagne. Bonjour Jean Sider.


Jean Sider - Bonjour, Didier !

D. de Plaige – Alors c’est le tome deux, puisque lors de notre émission précédente, autour du livre "La vie vient d’une intelligence supérieure", aux éditions JMG, nous n’avions pas reçu à ce moment-là le tout nouveau, que vous venez de publier en novembre 2003, "Ovnis, dossier diabolique". Alors évidemment, je me suis penché, aussitôt reçu, sur ce livre, ce qui donne matière à cette nouvelle émission, qui sert de complément, et c’est fort intéressant sur plusieurs chapitres, sur plusieurs points.

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OVNIS : dossier diabolique - Désinformation, délires paranoïaques, crop-circles, hommes en noir et enlèvements

Jean Sider  Broché
Paru le: 25/11/2003
Editeur : JMG Editions Collection : Science-Conscience
ISBN : 2-915164-00-2 EAN : 9782915164008
Nb. de pages : 364 pages Poids : 490 g Dimensions : 14,5cm x 20,5cm x 2,5cm
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Toujours les enlèvements, bien sûr, puisque le dossier est inépuisable ; et puis, ce que vous n’aviez que peu abordé dans "La vie vient d’une intelligence supérieure", ce sont les fameux MIB, les "Men in Black", et là il y a un fort dossier à l’intérieur de ce livre, dossier comme je n’en ai trouvé nulle part ailleurs, et ça donne le sentiment en vous lisant, Jean Sider, qu’on lit quinze bouquins en en lisant un seul, parce que vous disposez d’une documentation abondante et vous nous présentez les meilleurs cas, puisés dans des ouvrages souvent américains et souvent aussi qui n’ont pas été traduits. Alors on s’enrichit d’un seul coup en vous lisant d’un dossier assez conséquent – voilà – puisé aux bonnes sources.

Ce dossier "Men in Black", il est souvent amusant bien que très inquiétant.

J. Sider – Oui, c’est ce qui ressort un petit peu de toutes ces histoires que j’ai pu compiler. Effectivement, la plupart de ces récits viennent des États-Unis, quelques-uns viennent d’Angleterre, mais il y a eu quelques cas aussi dans d’autres pays, y compris chez nous. J’en connais au moins un, peut-être un deuxième – on en reparlera tout à l’heure.

Alors tout d’abord je tiens à rectifier un tir : le deuxième tome de "La vie vient d’une intelligence supérieure" est en gestation en ce moment, hein ; il ne sortira qu’en 2004 ou en 2005. Le livre avec mon dossier sur les "Men in Black" est un livre à part, que j’avais déjà commencé à rédiger il y a déjà plusieurs années, mais je m’étais arrêté, j’avais repris ensuite petit à petit, puis finalement j’ai décidé de le publier.

Alors en ce qui concerne le phénomène "Men in Black", ou Hommes en Noir en français, c’est un phénomène qui est né avec l’apparition… du moins la version moderne des Hommes en Noir est née avec l’apparition des soucoupes volantes en 1947, puisque le premier personnage à avoir rapporté une histoire de ce genre-là, c’est un témoin de l’affaire de Maury Island, qui a été, à la suite d’une observation qu’il avait faite, visité par un homme, qui est arrivé dans une voiture flambant neuve, noire, de type officiel. Il était lui-même costumé de noir ; il avait une allure assez inquiétante et il a invité le témoin dans une brasserie pour prendre un café ensemble. Et là il a pris la parole, il n’a fait que parler : il a raconté pratiquement toute la vie du témoin comme s’il la connaissait par cœur, et ensuite il lui a fait comprendre avec des menaces plus ou moins voilées qu’il avait intérêt à ne pas parler de son observation, sinon il lui arriverait des "bricoles".

Et le témoin, bon, il n'a pas tenu trop compte de ces avertissements, quand il a repris son travail, il a commencé à raconter à toutes ses collègues l’observation dont il avait été témoin et puis finalement, il a eu quelques petits pépins mais je pense que ces petits pépins, ce sont des coïncidences de la vie de tous les jours. Mais sinon, il n’a pas eu à pâtir des menaces de l’Homme en Noir. En général, d’ailleurs, les Hommes en Noir ne mettent pas leurs menaces à exécution, du moins on ne connaît pas de cas dans lesquels ils s’en sont pris à la vie du témoin. Il y a peut-être des cas mais on ne les connaît pas. Voilà.

D. de Plaige - Alors ils ont une apparence fantaisiste, des voitures démodées; à chaque fois qu’on a pu l’observer, les plaques étaient fausses. Et ils sont habillés à l’ancienne, complètement décalés… Vous en citez un cas, par exemple en Amérique, vêtu d’un costume noir, d’une cravate noire, chemise blanche, chaussures vernies et chapeau melon, ce qui est totalement incongru…

J. Sider – Voilà. C’est vrai, c’est le cas qui a été rapporté par un médecin, qui était d’ailleurs un ufologue, un excellent ufologue, et surtout c’était un médium aussi, hein, il avait des dispositions pour extérioriser différents phénomènes. Et cet homme s’est présenté à son domicile à la suite d’une enquête que ce médecin – qui s’appelle Herbert Hopkins, et qui n’a rien à voir avec Bud Hopkins, ça n’est pas du tout de la même famille – et il avait fait une enquête sur un abducté qui s’appelle David Stephens… un abducté canadien, qui lui-même d’ailleurs a été visité par un Homme en Noir également. Et à la suite de son enquête, ce personnage s’est présenté au domicile du Dr Hopkins, en l’absence comme par hasard de sa famille qui était partie au cinéma – sa femme et ses deux fils –, et il lui a fait un petit tour de prestidigitation, si j’ose dire, pour exercer sur lui une menace qui pouvait effectivement avoir les résultats escomptés. C'est-à-dire qu’il a fait sortir une pièce de la poche du Dr Hopkins, une pièce de 5 cents ou de 10 cents, je ne sais plus, et il lui a dit : "Mettez-là dans une de vos mains", et ensuite il a dit : "Regardez bien la pièce", et la pièce s’est transformée en fumée. Et il a dit ensuite au Dr Hopkins : "Si vous ne détruisez pas toutes vos dossiers sur les Ovnis, et en particulier ceux, tous les enregistrements que vous avez faits sur l’affaire Stephens, il va arriver à votre cœur ce qui est arrivé à la pièce. Voyez-vous ?" Et il a cité aussi en exemple, ça je ne l’ai pas mis dans mon bouquin, il a parlé de Barney Hill, le mari de Betty Hill, qui ont été…

D. de Plaige – …semble-t-il les premiers abductés, oui.

J. Sider – …les premiers abductés connus, les premiers enlevés dans une soucoupe volante, qui ont été connus en 1961. Et il a dit : "Vous savez, Barney Hill, il en savait trop, et il est mort comme ça parce qu’il en savait trop, il a trop parlé". En fait, quand le Dr Hopkins s’est renseigné auprès de l’épouse de Barney Hill, celle-ci lui a dit : "Non non, rassurez-vous, mon mari n’est pas mort d’un arrêt cardiaque, il est mort d’une crise d’apoplexie" (hémorragie cérabrale).

Donc voyez, il y a eu de la part de ce personnage une menace qui a été bien ficelée, puisque le Dr Hopkins a tellement été épouvanté que, tout de suite, il commencé par détruire tous ses dossiers. Vous voyez que par moment ils sont particulièrement convaincants.

D. de Plaige – Oui, en effet, donc on ne saura jamais ce que contenaient ces dossiers d’aussi important…

J. Sider – Non, voilà. On sait qu’il y a eu un cas, le fameux Stevens, mais on n’a pas toutes les retranscrïptions des séances de régression hypnotique.

D. de Plaige – Alors voulez-vous nous raconter cet épisode d’une conférence qui se passe dans le Midi de la France : un conférencier a réuni un groupe d’amateurs éclairés, et à l’entracte...

J. Sider – Alors. Il s’agit d’un cas qui s’est déroulé en 1972, à Draguignan. C’était un samedi soir ; les organisateurs d’un petit groupe d’ufologues, dont Jean Chassaigne, qui est un ancien pilote civil, Jean Chassaigne et ses amis avaient organisé une conférence sur les Ovnis. La salle était pratiquement pleine, et mon correspondant qui m’a signalé cette affaire et qui a été témoin, qui a bavardé avec l’homme en noir, s’est trouvé au premier rang. Et le personnage en question est venu s’installer à côté de lui.

Ce personnage avait l’allure un petit peu d’un Indien des Indes, voyez, il avait un teint très hâlé, il avait une tenue qui semblait sortir de chez le faiseur, il était impeccablement habillé et il avait toujours un petit sourire sur les lèvres, et à l’entracte mon ami s’est dirigé vers la buvette. Et à peine était‑il arrivé qu’il voit venir se mettre à côté de lui le personnage qui était au premier rang avec lui. Et ils ont commencé à engager la conversation. Et le personnage lui a dit : "Vous savez, les Ovnis c’est pas ce que vous croyez, c’est pas du tout matériel, ce sont des phosphènes qui sont projetés sur les yeux des gens pour leur faire croire qu’effectivement ils sont matériels, mais en fait ils ne sont pas matériels". Et puis il a ajouté cette phrase-là : "Il y en a un dans votre secteur, là, qui cherche beaucoup trop, c’est dangereux pour lui. S’il continue, il va pas tarder à avoir des ennuis". Et le chercheur en question, c’était le Dr Hardy.

Le Dr Hardy qui travaillait comme ingénieur pour le gouvernement sur des projets secrets. Il avait fait savoir à ses amis, dont Jean Chassaigne et compagnie, qu’il avait découvert une faille dans le phénomène Ovni et qu’il comptait révéler ce qu’il avait découvert dans une huitaine de jours chez lui à Saravelle (?) où il résidait.

D. de Plaige – Oui. Révélations destinées à un petit groupe.

J. Sider – Voilà. Et malheureusement entre-temps il est mort. Et il est mort dans des circonstances quand même assez mystérieuses, bien que la version officielle a conclu à un suicide, mais enfin le Dr Hardy n’avait aucune raison apparemment de se suicider.

Enfin voilà, c’est comme ça.

Alors est-ce qu’il faut rapprocher la menace de l’Homme en Noir au fait que le Dr Hardy est mort dans des circonstances pas toujours très claires ? Enfin je ne sais pas s’il faut relier ça à cet événement.

D. de Plaige – Alors nous sommes à l’entracte de cette conférence, à la buvette, l’Homme en Noir refuse le soda qui lui est proposé, et l’échange se poursuit jusqu’au moment où, semblant faiblir en énergie, il se dirige vers la sortie.

J. Sider – Ah, c'est-à-dire je ne pense pas que ce soit une perte d’énergie. Mon ami, qui m’a envoyé son témoignage, n’en parle pas dans son courrier. Par contre, c’est à la fin de la séance, lorsque la conférence s’est terminée, le personnage est tout de suite sorti, de façon à sortir le premier, je crois. Et quand mon ami – qui est Robert David – l’a vu sortir, il s’est tout de suite précipité avec des jeunes qui étaient là, des jeunes de son groupe, pour dire : Il faut qu’on se trouve le bonhomme, vite, allons vite voir si on peut le faire parler encore. Et quand ils sont sortis, il n’y avait plus personne ! Alors qu’il n’y avait que quelques secondes qui s’étaient passées entre le moment où l’Homme en Noir est sorti et où Robert David et ses copains sont sortis pour essayer de lui poser encore quelques questions.

Et il a expliqué qu’à la sortie de la Maison de Culture, donc, de Draguignan le type ne pouvait pas disparaître comme ça dans une ruelle adjacente, ce n’était pas possible parce qu’il y a qu’une grande rue qui passe devant la Maison de la Culture, et on ne pouvait pas bifurquer dans une autre rue parce qu’il n’y en avait pas. Il fallait aller beaucoup plus loin. Et il pense, sans toutefois l’affirmer ouvertement, que le bonhomme s’est évaporé, eh bien, d’une manière qu’il ignore.

D. de Plaige – Hum hum. Cette perte d’énergie, j’ai dû l’emprunter à une autre histoire racontée dans votre livre…

J. Sider – Oui. C’est celle du Dr Herbert Hopkins.

D. de Plaige – Hum.

J. Sider – A un moment donné, quand l’Homme en Noir a fait son petit numéro, il s’est levé pour partir et puis il a dit au Dr Hopkins : Il faut que je m’en aille maintenant parce que je perds mon énergie. Ça, il l’a bien dit. Et quand il est sorti, il est sorti en titubant. Et pour descendre les quelques marches qui étaient devant le porche d’entrée de la maison du Dr Hopkins, il a descendu les marches une par une mais, vous savez, comme s’il avait du mal à se déplacer. Et ensuite le Dr Hopkins qui était resté sur le palier de sa porte l’a vu traverser l’espace libre qui était devant sa maison, toujours en titubant, il a traversé la route puis ensuite il a disparu. (5)

D. de Plaige – Alors ce n’est pas le seul cas de disparition…

J. Sider – Non, il y en a eu d’autres.

D. de Plaige – Bien sûr, vous citez le cas de cette femme, cette Américaine, qui après un entretien sur le pas de sa porte a congédié l’homme, ou l’homme est parti, puis saisie d’une inspiration elle a ouvert la porte pour l’interpeller, et il avait disparu.

J. Sider – C’est exact. C’est exact. Et ça me rappelle un cas qui est à peu près identique, mais pas avec un Homme en Noir, c’était avec un autre personnage, un personnage aussi qui appartient à la phénoménologie des paranormaux, qui s’était présenté chez une dame – je crois que c’était dans un pays nordique : la Suède ou la Finlande, je ne me souviens plus – il y avait une énorme couche de neige, et quand le bonhomme s’est présenté à la porte, bon, je sais plus très bien à quel propos… Ensuite il est parti, la dame a claqué la porte ; prise d’une inspiration, elle voulait lui poser une question… une dernière question, elle a ouvert sa porte : le bonhomme n’était plus là, et en plus de ça il y avait peut‑être quatre ou cinq traces de pas, puis ensuite ça s’arrêtait. Il n’y avait plus de traces de pas, comme si le type s’était dématérialisé sur place.

Alors qu’est‑ce qu’il faut croire ? Comment peut‑on considérer cette affaire ? C’est difficile. Bon, ça fait partie des phénomènes paranormaux…

Alors il y a un autre cas de disparition, que je cite je crois dans mon livre, peut-être un peu résumé d’ailleurs parce que je l’avais déjà cité dans un livre précédent, c’est l’affaire qui a été signalée au Dr Hynek, qui je crois est très connu dans les milieux ufologiques puisque c’est une grande figure de la recherche ufologique aux États-Unis et dans le monde. Le Dr Hynek avait appris par un policier qu’il était arrivé une étrange aventure à un automobiliste. Cet automobiliste avait fait une observation d’Ovni ; il a voulu téléphoner, je ne sais plus si c’est à la police ou à un journal, ou à sa famille, pour raconter ce qu’il avait vu. Il était sur une autoroute donc il a attendu de voir une cabine téléphonique sur le bord de la route pour s’arrêter pour tenter de téléphoner. A ce moment‑là, au moment où il allait rentrer dans la cabine téléphonique avec une pièce pour mettre dans le monnayeur, une voiture flambant neuve a surgi, un Homme en Noir a sauté de la voiture, a couru vers l’automobiliste, lui a arraché la pièce qu’il avait en main et est remonté dans sa voiture !

Alors ce manège‑là s’est déroulé trois fois, d’après le Dr Hynek, et la troisième fois le type en avait tellement marre, il était furieux, il décide de prendre en chasse la voiture. Il prend en chasse la voiture ; à un moment donné, donc, il se rapproche un peu de la voiture au point qu’il a pu noter le numéro de la plaque d’immatriculation, mais au moment où il s’en approchait vraiment de très près la voiture a décollé du sol, elle s’est élevée à peut‑être 20 m de hauteur puis ensuite elle s’est évaporée dans l’air comme… comme si elle s’était dématérialisée – même chose.

Voyez, c’est le genre d’histoire qui est très difficile à accepter, mais enfin quand vous en avez plusieurs qui vous tombent comme ça entre les mains, vous êtes obligé quand même de vous poser la question de savoir si vraiment il y a un réel phénomène qui se produit.

Je pense que c’est vrai, je pense que les gens sont sincères. Ceci étant dit, attention, ils peuvent avoir été victimes d’une histoire de réalité virtuelle dans l’esprit. C’est fort possible. Ce n’est pas forcément matérialisé. (6)

D. de Plaige – Oui, alors Jean Sider, il arrive aussi que l’Homme en Noir se dématérialise en face du témoin, en présence du témoin Vous en citez un cas… Oui…

J. Sider – Oui, il y en avait un cas, je crois. Il y a un cas, mais alors je ne l’ai plus en mémoire, hein, c’est… Je m’occupe de tellement de choses dans la journée ! Ha ! Ha ! Mais je sais que ce cas existe : il y a eu un Homme en Noir qui s’est évaporé devant le témoin.

Alors voyez, ça fait toujours partie du même cinéma qui est joué, quoi. Alors comme je vous l’ai dit tout à l’heure, ce n’est pas forcément un être matériel qui se dématérialise, c’est peut‑être une vision en esprit, je ne sais pas. Il doit y avoir les deux, aussi, hein, parce qu’il y a des cas où il y a des traces au sol, tout ça, donc on ne peut pas dire que ce soit une vision en esprit à partir du moment où y a des traces au sol, notamment dans les histoires d’atterrissages d’Ovnis. Mais bon, je pense quand même qu’il y en a beaucoup ; il y a beaucoup de cas où le phénomène doit être induit dans le cerveau du témoin par un artifice quelconque.

D. de Plaige – Vous citez aussi cette aventure qui se passe dans une galerie marchande, habituellement fréquentée, et un homme est interpellé par deux Hommes en Noir et à ce moment‑là le témoin s’aperçoit que, contrairement à l’habitude, les passants se raréfient, et il les voit à travers les vitres ailleurs dans les autres pièces mais là ils sont seuls…

J. Sider – Oui, c’est un cas canadien, effectivement, je me souviens. C’est un jeune homme qui voulait rentrer dans un grand magasin. Avant d’entrer dans le magasin, il y avait une espèce de pièce libre où se trouvaient des téléphones – il voulait téléphoner, il est donc rentré dans ce hall pour téléphoner et à ce moment‑là il a senti que quelque chose n’allait pas, parce qu’il voyait les gens dans le magasin, et puis dehors, dans l’allée principale qui donnait accès au magasin, il n’y avait personne. Et en plus de ça, il n’y a personne qui est rentré dans le magasin et personne n’en sortait, alors que normalement dans une grande surface il y a sans arrêt des allées et venues.

Alors ce jeune homme, il avait vu un Ovni quelques jours ou quelques heures plus tôt, et à un moment donné il a repéré deux hommes, deux MIB, qui avaient une allure mécanique – il a utilisé, je crois, le mot « robots » pour dépeindre ces deux personnages –, et… Oui ! il pleuvait, il pleuvait des cordes ; les deux bonhommes ont fait demi‑tour, ils sont partis à pied d’un air mécanique dans une zone pleine de boue, ils se sont arrêtés en plein milieu de cette zone pleine de boue et pfuit ! ils ont disparu. Devant les yeux du témoin.

D. de Plaige – Donc tout comme dans la neige, il n’y avait plus de traces dans la boue…

J. Sider – Alors là je… Il parle pas des traces de pas dans la boue. Le témoin n’a pas parlé de ça. Il faudra que je refouille encore dans mes archives pour trouver ce cas, hein !

D. de Plaige – Ouais ben, le lecteur fouillera dans votre livre, comme ça il pourra goûter les histoires…

J. Sider – Ouais. Ouais… Alors il y a une autre histoire aussi, que j’ai rapportée, c’est une histoire anglaise. Le témoin principal était un père de famille tout à fait ordinaire puisqu’il ne s’intéressait pas du tout aux Ovnis. Puis un jour il a pris une photo de sa fille, et en développant la photo il y a un étrange petit personnage qui est apparu, en partie caché par la tête de la fillette du témoin. Et c’est la police qui, en fait, a mis la presse au courant, parce que sinon, lui, voulait pas faire trop de tapage avec cette histoire.

Donc la photo a été publiée, il y a eu une enquête qui a été faite, etc. On a dit que c’était un trucage, que le témoin avait fait un petit montage pour faire croire que c’était une photo paranormale. En fait, je ne vois vraiment pas quel bénéfice il aurait pu en tirer, parce que cet homme-là il n’a eu que des ennuis. Parce qu’il a été visité par des tas de personnages, dont des gens qui étaient parfaitement farfelus, d’autres qui étaient des rationalistes qui lui ont dit : "Mais vous avez truqué votre photo", etc. Bref, la preuve du trucage n’a jamais été donnée.

Et quelques temps après, chose que connaissent peu de chercheurs d’ailleurs, cet homme a reçu la visite de deux Hommes en Noir, qui sont arrivés dans une voiture de type Jaguar, flambant neuve comme d’habitude, qui lui ont demandé : "Voulez-vous nous accompagner ?" Lui, pensait que c’étaient des agents fédéraux - enfin des agents du Ministère de l’Intérieur, il est donc monté dans la voiture des MIB, qui lui ont demandé de les mener à l’endroit où il avait pris cette fameuse photo.

Il les a donc guidés et, arrivés sur place, alors il s’est passé une chose ahurissante, c’est que les hommes… enfin, l’un des deux Hommes en Noir lui a posé des questions apparemment absurdes. Il lui a dit : Quel temps faisait‑il ce jour‑là ? Est‑ce qu’on entendait les oiseaux chanter ? Est‑ce qu’on entendait les bruits de la circulation sur la route qui passe un peu plus loin ? Etc.

Et le type a répondu à ces questions du mieux qu’il a pu, et les autres insistaient, plusieurs fois ils ont répété leurs questions, le témoin répétait toujours les mêmes réponses, puis finalement les deux Hommes en Noir l’ont laissé tomber, ils ont repris leur voiture sans emmener le témoin, qui a dû rentrer chez lui à pied ! Et comme il y avait pas mal de kilomètres, ha ! ha ! ça l’a obligé à faire une petite marche à pied forcée.

Alors ce cas‑là m’en rappelle un autre qui a été divulgué par Jacques Vallée et Hynek dans un livre qu’ils ont publié ensemble – je crois que c’est "Les mystères de la réalité", enfin je ne me souviens plus très bien du titre… Mais Jacques Vallée avait appris une histoire du même genre. Ça s’est passé aux États-Unis. Il y avait quatre amis qui avaient décidé d’aller à la chassevii ; ils sont allés à la chasse, la nuit n’était pas tout à fait tombée, il était peut‑être cinq heures du soir, cinq ou six heures du soir, tard en automne, et à un moment donné dans une clairière qu’est‑ce qu’ils voient ? Un Objet Volant Non Identifié – une soucoupe, pour parler plus simplement – avec trois personnages qui semblent s’activer à côté de la soucoupe. Et pour une raison inconnue l’un des quatre hommes tire en direction des personnages. L’un de ces personnages près de la soucoupe tombe, les deux autres se précipitent et le soutiennent pour le ramener dans la soucoupe. Alors du coup les quatre hommes ont été pris de panique, ils ont réalisé qu’ils avaient fait une grosse bourde : ils sont rentrés chez eux précipitamment et ils se sont juré les uns les autres de ne pas révéler cette histoire à qui que ce soit. Parce qu’ils avaient peur, ils pensaient que peut‑être c’était un objet disons appartenant à la technologie de l’US Air Force, qui était un programme secret qui était peut‑être en train d’être testé. Donc ils se sont dit : Si jamais on a tué quelqu'un ou blessé grièvement quelqu'un, on risque d’avoir des ennuis. Donc tout le monde rentre chez soi, motus et bouche cousue.

Le bonhomme qui avait tiré, le lendemain repart à son travail – qui était distant, encore, de plusieurs kilomètres – il travaillait dans une grande administration. A peine entré dans son bureau, son chef le convoque, il lui dit : Venez tout de suite, il y a des gens qui sont dans mon bureau qui veulent vous parler.

Il se rend dans le bureau de son chef et il voit assis sur des chaises à côté du bureau de son chef deux hommes habillés en noir. Il pense qu’il s’agit des agents fédéraux, mais lui il ne comprend pas parce qu’il se dit : Mais alors, personne n’a parlé, c’est pas possible, on avait juré de pas parler. Et les bonhommes lui disent tout simplement : Pouvez‑vous nous emmener chez vous ? Alors le bonhomme est tout surpris, il s’attendait à ce qu’on l’accuse d’assassinat ou… hou ! hou ! hou ! de blessure grave, il dit : Bon, ben d’accord, on va à la maison...

Et les bonhommes l’emmènent dans leur voiture. Ils arrivent au domicile du témoin – la première chose que demande l’un des deux Hommes en Noir : "Montrez-nous les chaussures que vous portiez hier soir quand vous étiez à la chasse".

Alors le bonhomme il se dit : il n’y a pas de raison que… Oui, je vais vous montrer mes chaussures. Les voilà, c’est des bottes spéciales de chasse… Bon, ben… Et l’Homme en Noir commence à examiner de très près, sous toutes les coutures, la paire de chaussures. Puis au bout d’un moment il paraît satisfait, il rend la paire de chaussures et il s’en va, et les deux hommes repartent en laissant le type chez lui, le témoin chez lui, au lieu de le ramener à son boulot !

Voilà, c’est une histoire qui a été rapportée également par Jacques Vallée à Hynek, donc je pense qu’on peut lui accorder quand même une dose de crédit.

D. de Plaige – Hum hum. On va marquer une pause musicale, Jean Sider…

J. Sider – Entendu.

D. de Plaige – Hein, on se retrouve dans un court instant.

(Pause)

Radio Ici & Maintenant!, La Vague d’Ovnis. Nous sommes en compagnie de Jean Sider qui, après de nombreux livres, et celui en particulier que nous avions analysé-développé il y a quelques semaines, La vie vient d’une intelligence supérieure, a publié Ovnis, dossier diabolique. Et il contient donc plusieurs chapitres, il aborde plusieurs domaines, et nous avons choisi en particulier, dans le cours de cette émission, d’aborder le dossier des MIB (M-I-B, les Men in Black, autrement dit les Hommes en Noir).

Jean Sider, on vient d’évoquer plusieurs cas. Si je vous demande quel est le cas le plus signifiant qui vous ferait plaisir de raconter, quel serait-il ?

J. Sider – Eh bien, contrairement à ce que les auditeurs pourraient penser, ce n’est pas un cas américain, c’est un cas anglais, qui a fait l’objet d’une enquête par la chercheuse Jenny (Jennifer) Randles qui est une enquêtrice très très prolifique également en bouquins, en Angleterre.

L’histoire commence ainsi : un soir vers 11 heures, la nuit donc était tombée – je ne me souviens plus de l’année, mais c’était… c’est dans les années 80 – un convoi de quatre voitures se dirige donc vers une ville, et en passant devant un grand terrain, un grand espace libre, les automobilistes aperçoivent une grosse boule lumineuse. Bon, les deux premières voitures ne s’arrêtent pas, par contre la troisième s’arrête, et puis la quatrième qui était une voiture de policiers ne s’arrête pas non plus. Donc on a une seule voiture qui s’arrête, qui est occupée par un couple, le mari et l’épouse. Ils descendent, la femme veut aller sur place voir de plus près, et puis le mari, quand même, réussit à la convaincre de ne pas y aller, ne pas s’approcher du phénomène parce qu’il pense qu’il s’agit probablement d’un terrain de manoeuvres militaire et il suppose qu’il y a des manoeuvres militaires qui sont en train de se dérouler. Et à un moment donné dans la boule s’ouvre une sorte de porte en forme de T. A ce moment-là, les témoins sont quand même interloqués et même saisis d’une peur bien compréhensible, au point qu’ils décident tout de suite de rentrer sans attendre. Et ils rentrent.

Ensuite le lendemain il y a une femme policier qui vient sonner à leur porte et qui vient leur demander s’ils ont quelque chose à dire en ce qui concerne leur observation faite. Alors ils pensent que la voiture de police qui suivait la leur a dû faire un rapport également et puis signaler le numéro d’immatriculation de leur voiture de façon à ce qu’on puisse les retrouver.

Et ils disent : Ben non, y a rien d’extraordinaire. Non non, quelque chose.. Alors la bonne femme leur dit : "Ben ce que vous avez vu, vous savez, c’est pas… un ovni, hein, non non. C’est une tente".

Ah !... Ha ! Ha ! Le couple en reste baba. Une tente ? Ben, c’est parfaitement scandaleux ! C’était pas une tente, c’était quelque chose... on ne sait pas trop, mais c’était probablement un vaisseau aérien, mais lequel, ça on ne sait pas.

Bon, la femme s’en va, et comme l’affaire s’était ébruitée dans les journaux du fait que la police avait mis la presse au courant, voilà que le téléphone commence à sonner chez les témoins, toutes sortes de quémandeurs, des chercheurs, des parapsychologues, etc. Tout le monde s’y met pour essayer de soutirer d’eux un témoignage de première main, etc. Bref, voilà que les ennuis commencent et, pour avoir la paix, ils décident de faire une conférence dans leur pavillon, et il y a un policier qui dit : Bon, ben d’accord, moi je viendrai vous donner un petit coup de main.

Alors le policier prévient la presse locale – c’était dans une petite ville du sud de l’Angleterre –, donc un après‑midi plusieurs personnes se retrouvent comme ça dans le salon d’attente, en attendant le début de la conférence. Tout à coup arrive une voiture, toujours flambant neuve, comme d’habitude, avec deux Hommes en Noir, dont l’un est manchot (8). Et les deux hommes se précipitent donc à l’intérieur du pavillon, et demandent à parler au témoin ; le témoin les reçoit – les témoins les reçoivent, et l’un des deux hommes dit au couple : Écoutez, vous ne devez pas parler de votre observation. Voilà. – Oui, mais j’ai convoqué la presse, dit le témoin, regardez, ils sont ici, ils sont dans le salon. Ne vous en faites pas, je m’occupe d’eux.

L’Homme en Noir sort de la pièce, va dans le salon d’attente et se débarrasse on ne sait trop comment des journalistes qui étaient là. Et tout le monde s’en va en grommelant un peu, mais enfin bon, tout le monde s’en va.

Et voilà que l’Homme en Noir revient vers les témoins et leur renouvelle certaines menaces, plus ou moins voilées : Il faut pas parler de ça, etc.

(Pause)

Il y a l’histoire, cette fois c’est une histoire américaine qui est arrivée à un ufologue – parce qu’il y a eu quand même plusieurs ufologues qui ont eu le privilège, si j’ose dire, d’être confrontés à des Hommes en Noir, ou un Homme en Noir, parce que quelquefois ils sont seuls, quelquefois ils sont deux, quelquefois ils sont trois. Il y a par exemple Albert Keith Bender en 53, y a le Dr Olavo Fontesix, le Brésilien, en 57 ou 58 ; John Keelx en 66 a prétendu qu’il avait vu plusieurs Hommes en Noir mais enfin avec John Keel il faut se méfier parce que John Keel a le tort souvent de raconter des histoires qui sont pratiquement invérifiables. Il ne cite pas toujours ses sources…

Il y a eu donc Robert David en France en 72 à Draguignan. Il y a eu le Dr Herbert Hopkins en 76, et puis il y a eu l’enquêteur américain – en fait ce n’est pas un enquêteur, c’est plutôt un analyste, c’est Peter Roskhevitch. Alors quand Peter Roskhevitch a fait connaître son observation, il n’a pas dit que c’était lui, il a utilisé un certain… un nom d’emprunt, comme si c’était un autre personnage que lui qui avait fait cette observation. Il se faisait appeler Monsieur Elliot mais, en fait, moi j’ai su par la suite que c’était Peter Roskhevitch lui‑même qui avait fait l’observation. Alors ça c’est passé, tenez‑vous bien, dans une bibliothèque où Peter Roskhevitch faisait des recherches (parce que je crois qu’il est spécialisé dans le folklore, la musicologie, des choses comme ça). Il faisait donc des recherches dans les bouquins dans cette bibliothèque, et à un moment donné il a vu arriver un bonhomme, habillé tout en noir, qui s’est installé en face de lui.

Au bout d’un petit moment l’Homme en Noir lui a dit : Alors vous vous intéressez aux soucoupes volantes ? Et Peter Roskhevitch le regarde, surpris et il lui dit : Vous savez, les soucoupes volantes, c’est le cadet de mes soucis, hein, moi j’ai autre chose à faire. – Comment ! s’écrie l’Homme en Noir, c’est le cadet de vos soucis ! Vous vous rendez compte, c’est le plus grand problème de tous les temps !

Alors l’autre était tellement estomaqué, alors qu’il ne travaillait pas sur les soucoupes volantes à ce moment‑là, il était à la bibliothèque pour faire autre chose que de se renseigner sur les soucoupes volantes… Bref, il est quand même surpris, décontenancé même de voir que ce bonhomme savait qu’il s’intéressait aux soucoupes volantes.

Alors le type a élevé tellement la voix… alors vous savez qu’en général dans les bibliothèques quand on élève la voix, c’est mal vu, hein. Et Peter Roskhevitch s’est tourné vers les employés, il y avait deux employés, en principe, qui étaient dans la salle : ils n’étaient plus là – il n’y avait plus personne, ils étaient tous les deux seuls, alors que lorsque Roskhevitch était venu s’installer il y avait d’autres personnes qui étaient là, qui compulsaient des ouvrages. Et là, tout à coup, ils n’étaient plus que tous les deux : lui et l’Homme en Noir !

Voilà, l’histoire s’arrête là, parce que Peter Roskhevitch n’a jamais dit ce qui s’était passé par la suite. Il s’en est tenu à la version que je vous ai servie.

D. de Plaige – Oui, mais ça se rapproche de l’événement cité précédemment, du magasin, où la rencontre semble se situer dans un contexte spatio‑temporel autre, sans témoins.

J. Sider – C’est exact, oui. C’est exact. Il y a des modifications dans l’environnement des Hommes en Noir. Les bruits de la nature ne sont plus perçus… Il y a toujours quelques petits changements : la circulation ne se fait plus, etc.

Alors il y a quelque chose aussi qui est important à dire, c’est que les Hommes en Noir ont toujours – presque toujours, pour ne pas dire toujours – un défaut : soit un défaut physique, soit un défaut vestimentaire. Par exemple, bon là tout à l’heure je vous ai parlé du MIB manchot qui était là ; dans un cas, je crois que c’est le cas qui est arrivé aussi au fils du Dr Herbert Hopkins, qui a été visité quelques temps après son père par un Homme en Noir qui avait un bras plus long que l’autre. Voyez ?

Ou il y a un cas canadien aussi, je pense l’avoir résumé brièvement dans mon bouquin, où il y a un Homme en Noir qui avait une allure mécanique, et en plus de ça il avait des chaussures à talons hauts, des énormes talons hauts ! C’était vraiment étonnant, complètement incongru et aberrant.

D. de Plaige – Vous citez également, à propos des pieds, un cas d’Homme en Noir avec un pied à 90°…

J. Sider – Oui.

D. de Plaige – Ce qui n’est pas évident pour marcher.

J. Sider – Ce n’est pas évident pour marcher ! Et il y en a d’autres qui se déplacent de façon curieuse. Alors comme des robots, c'est-à-dire de façon mécanique, mais aussi quelquefois ils paraissent glisser ou rouler parce qu’on ne voit pas les mouvements des jambes. C’est assez curieux, ça. Ça je ne l’ai trouvé qu’une seule fois, ce cas, un cas comme ça.

D. de Plaige – Ils pratiquent le moonwalker avant l’heure, semblant glisser tout en marchant.

J. Sider – Ouais. Et on a vu des cas comme ça d’entités qui sortaient d’un Ovni dans la Vague de 54, que j’ai étudiée à fond, des entités qui avançaient en glissant aussi, qui semblaient comme patiner, si j’ose dire. On ne voyait pas les mouvements des jambes. Il y en a eu, je crois, un ou deux seulement. Ce qui montre bien que tous ces phénomènes de MIB sont bien à relier aux phénomènes paranormaux en général, puis aux Ovnis en particulier. Bon, pour les Ovnis, c’est assez évident puisqu’à chaque fois le contexte concerne des témoins qui ont vu un Ovni ou des enquêteurs qui s’intéressent aux Ovnis. Mais sinon il n’y a pas d’autres contextes que ceux là – en ce qui concerne les Hommes en Noir.

D. de Plaige – Alors, Jean Sider, il semble que les Hommes en Noir débarquent chez vous à peine avez‑vous été témoin de quelque chose, avez‑vous pris une photo quelque part, ils sont déjà là.

J. Sider – Oui. Ils sont souvent là. Pas toujours, hein, c’est pas toujours le cas mais il y a eu des cas où effectivement ils se sont présentés au témoin avant que celui‑ci n’avertisse la police ou une autorité quelconque. Et parfois – ça a été confirmé d’ailleurs par des enquêtes qui ont été faites par l’US Air Force – ils se sont présentés aussi avec des uniformes de l’US Air Force, hein. Dans d’autres cas, ils étaient habillés en civil, les vêtements noirs, mais ils ont montré rapidement une carte de la National Security Agency ou peut‑être de la CIA, je ne sais plus, et donc ils se sont fait passer pour des agents fédéraux. Et il y a eu des enquêtes qui ont été faites pour déterminer si vraiment ces gens‑là étaient des enquêteurs fédéraux, mais il s’avère qu’en fait ils n’étaient pas du tout qualifiés pour appartenir à ce genre de catégorie.

« Modifié: 18 mars 2015 à 23:34:02 par katchina »
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Re : Jean SIDER - La vague d'ovnis - ovnis usa - Les hommes en noir ou MIB
« Réponse #2 le: 05 septembre 2008 à 22:44:00 »

La suite ...

D. de Plaige – Ce qui a même poussé l’US Air Force, de la bouche de ses porte‑paroles, à publier, à faire des conférences de démentis.

J. Sider – Exact. Exact… J’ai publié la traduction du communiqué de presse qui a été délivré par le Pentagone à l’époque, hein, c’était je ne sais plus, dans les années 60, je crois, et effectivement dans lequel l’officier qui a rédigé ce rapport reconnaît qu’il y a eu des cas où des personnages type Hommes en Noir ou alors revêtus d’uniformes de l’US Air Force se sont présentés chez des témoins d’Ovnis, soit pour leur soutirer des documents, comme des photos qu’ils avaient faites – comme par exemple il y a eu un témoin, je ne sais plus très bien son nom, qui était connu pour avoir pris une photo qui a fait le tour du monde à l’époque, c’était dans les années 50 ou 60, et il s’est fait remettre les négatifs. Je ne me souviens plus de quel témoin c’était. Mais c’est une photo qui a fait le tour du monde, qui a été publiée dans de nombreux ouvrages.

Je pense que c’est surtout les photos qui les intéressaient – ou qui paraissaient les intéresser, parce qu’on ne voit vraiment pas ce qu’une photo peut constituer comme danger pour ces gens‑là, c’est… On en a fait des milliers, de photos d’Ovnis, hein. Même – bon – si dans le lot il y a toujours un gros pourcentage de trucages, bien sûr, il y a toujours des plaisantins qui s’amusent à faire des truquages. Mais il y a des cas authentiques, et je ne vois vraiment pas ce qu’ils peuvent tirer comme profit en essayant de soustraire des documents, d’autant que les documents avaient déjà été publiés, hein.

Ce sont des situations qui finalement sont absurdes, ridicules et même grotesques. Je crois que c’est voulu, ça. C’est voulu parce que je pense que le phénomène, comme disait d’ailleurs Jacques Vallée en son temps, du temps où il publiait pas mal de livres sur les Ovnis, il disait : le phénomène renie sa propre existence parce qu’il introduit dans ses manifestations des éléments qui vont conforter celui qui croit aux Ovnis, puis en même temps il introduit d’autres éléments qui vont faire ricaner les rationalistes.

D. de Plaige – Alors parfois les interrogatoires sont extrêmement pénibles. Ils se nomment de noms curieux, comme « commandeur », ou simplement par des numéros…

J. Sider – Voilà. En Angleterre, oui.

D. de Plaige – Et les témoins, chaque fois, rapportent que l’entretien s’est mal déroulé.

J. Sider – Oui, alors là il y a une indication très forte montrant que les témoins, lorsqu’ils ont affaire aux Hommes en Noir, sont privés de leur volonté. Par exemple, dans les cas anglais que vous avez cités, dans un de ces cas les témoins ont accepté de recevoir les deux Hommes en Noir alors qu’ils s’étaient mis d’accord tous les deux pour ne plus recevoir qui que ce soit – ils en avait marre des‑de tous les quémandeurs qui leur téléphonaient ou qui venaient sonner à leur porte.

Donc ils ont été privés de leur volonté et les Hommes en Noir se sont comportés de façon un peu agressive dans leur langage, et ça, ça a fortement déplu aux témoins, mais ils ont été dans l’incapacité d’émettre des protestations, comme ils auraient pu le faire en temps normal. Voyez ? On dirait que le phénomène Homme en Noir influe sur le cerveau des témoins pour les empêcher de prendre des initiatives visant soit à écourter la conversation, soit à poser des questions comme ils l’auraient voulu. C’est souvent ça : ils veulent poser des questions, même dans les rencontres rapprochées du IIIe ou du IVe type, les témoins veulent poser des questions, mais ils sont empêchés par quelque chose qui ne permet pas, justement de prendre cette initiative. Comme si leur mémoire était, disons, bloquée.

D. de Plaige – Alors le sujet des Hommes en Noir a inspiré les scénaristes de BD, a inspiré Hollywood.

J. Sider – Oui. Ça c’est classique dans le cinéma, notamment dans le cinéma américain. Ils exploitent tous les filons possibles, y compris – alors là ça devient de plus en plus à la mode d’ailleurs en ce moment – il sort régulièrement plein de films sur les phénomènes paranormaux, hein. Entre les films sur les exorcismes, les...

D. de Plaige – Poltergeists

J. Sider – Il y a les Hommes en Noir, y a eu deux films sur les Hommes en Noir, il y a la série qui passe toujours en ce moment, là, Disparitions…

D. de Plaige – Hum. Taken…

J. Sider – …de Steven Spielberg. Il y a eu des films sur les enlèvements, etc. Et je pense que c’est une source de profit pour les films‑makers américains. Ils trouvent que ça plaît à une certaine clientèle, on vient voir ces films, les salles sont remplies et ça rapporte gros. Ha ! Ha ! Ha !

Malheureusement, c’est rarement fidèle aux événements tels qu’ils ont été rapportés par les témoins. C’est toujours aménagé avec des histoires mirobolantes et puis des… qui n’ont rien à voir avec les véritables observations soit d’Ovnis, soit d’autres phénomènes paranormaux. Ils romancent beaucoup trop.

D. de Plaige – Ouais. Comme si la réalité en soi n’était pas déjà assez fantastique.

J. Sider – Oui, elle est déjà très fantastique, la réalité, donc.. Même par moment, par exemple, comme dans les deux films des "Men in Black" qui sont sortis en France, franchement c’est... Bon, évidemment, c’est amusant, c'est distrayant, mais c’est ridicule finalement. Quand on compare l’histoire qui est rapportée par ces films avec la réalité ou disons, une certaine réalité, eh bien, on s’aperçoit quand même qu’ils exagèrent beaucoup, les cinéastes américains.

D. de Plaige – Ça peut faire partie d’une campagne de désinformation…

J. Sider – On peut aussi penser ça, c’est… Ah oui, c’est pas du tout impossible puisque déjà la commission Robertson en 53 avait recommandé qu’on utilise toutes sortes de médias pour discréditer le phénomène Ovni. Donc je pense que ça continue.

Il y a eu ensuite la Commission Colorado du Dr Condon qui a émis la même suggestion : qu’il fallait absolument faire barrage à toutes ces histoires en les banalisant du mieux qu’on peut. D’ailleurs, je crois que j’ai passé dans la revue de Roch Saüquere, Top Secret, qui est vendue en kiosque, un article pour expliquer pourquoi le gouvernement américain, puis les autres gouvernements, bien entendu, qui suivent la politique américaine dans ce domaine‑là, ont mis une chape de plomb et de censure sur tout ce qui concerne les phénomènes Ovnis. J’ai apporté pas mal d’éléments et je pense que cet article, quand même, a dû être apprécié des lecteurs…

Alors dans le prochain, il y aura un article sur la peur des gouvernements – peur qui est prouvée officiellement, hein, parce que j’ai eu accès à des documents qui démontrent de façon absolument officielle que les gens du pouvoir – notamment aux États-Unis, bien sûr – ont une trouille monstre de ces phénomènes. Ils les redoutent particulièrement. Pour différentes raisons mais chacun a une bonne raison de les redouter. Y compris les scientifiques, hein ! Pas forcément les politiques – les scientifiques aussi ont peur.

D. de Plaige – Bien, Jean Sider, après une courte pause musicale, on va tenter d’aborder les explications. On se retrouve tout de suite.

J. Sider – Entendu !

(Pause)

D. de Plaige – Ici & Maintenant!, La Vague d’Ovnis, avec Jean Sider, et il s’agit pour l’instant de Men in Black, les Hommes en Noir. Les auditeurs trouveront dans l’autre volet d’entretien avec Jean Sider beaucoup d'autres facettes du phénomène Ovni – les abductions, etc. –, là c’est le sujet, donc, les Men in Black, les Hommes en Noir plus particulièrement, mais fatalement ça nous amène – ça nous ramène, si l’on peut dire, aux enlèvements, autrement dit abductions, du fait d’être enlevé, et les explications que Jean Sider tente d’y apporter, à ce phénomène. Donc on ne peut pas isoler non plus les Men in Black des enlèvements et de l’explication générale de ce que vous avez surnommé dans cette autre émission la « théorie unifiante », si l’on peut dire, proposée par Jean Sider qui tend à nous montrer que tout cela n’est que manipulation due à des êtres fluidiques, à des entités. Et on arrive au point précis « entités malveillantes », et c’est pourquoi Jean Sider a titré ce nouveau livre paru en novembre 2003 : "Ovnis, dossier diabolique".

Alors, Jean Sider, nous retrouvons, Jean Sider, les enlèvements, les Hommes en Noir, de même que, vous le dites, tous les phénomènes parapsychologiques, communication avec les défunts, poltergeists, etc., auraient une explication commune, simple, à savoir la manipulation par des êtres d’une intelligence supérieure.

J. Sider – Oui, c’est… disons, c’est l’hypothèse que j’ai développée dans mes différents ouvrages, après avoir longtemps été un assidu de la soucoupe « écrous et boulons ». Et il est de fait que ces phénomènes sont beaucoup plus mentaux que physiques. Je ne dis pas qu’il n’y a que du mental, il y a aussi peut‑être dans certains cas des matérialisations, parce qu’il semble que ces entités – c’est même prouvé puisqu’on en a eu déjà des preuves à plusieurs reprises – que ces entités puissent se matérialiser dans notre espace‑temps, sous des formes qui leur complaisent, hein, aussi bien en forme humaine comme en forme de monstre ou tout ce qu’ils veulent, quel que soit l’aspect sous lequel ils veulent paraître ils peuvent le faire, parce qu’ils ont apparemment des capacités sur les particules de la matière, et je pense que, à ce niveau‑là, la nature des entités est beaucoup plus fluidique que de chair et de sang comme nous.

Alors en ce qui concerne les Men in Black et les enlèvements, à ma connaissance – mais je peux me tromper –, à ma connaissance il n’y a pas de rapport direct entre enlèvements et Men in Black. Il y a des cas d’abductés qui ont affaire à des Hommes en Noir, mais bien après leur enlèvement. Par contre lorsqu’ils sont enlevés – ou qu’ils croient être enlevés –, ces témoins ont eu souvent affaire à des… disons, des entités, des êtres différents, et il y a pratiquement autant de types de ravisseurs que de témoins, si on excepte les Petits Gris classiques qui font 1,20 m. Sinon dans d’autres cas où on a vu des êtres, des êtres de grandeur normale, comme nous, même plus grands que nous ou… C’est très diversifié – il y a même carrément des monstres.

Alors les Men in Black, pour revenir sur ce sujet sur lequel on parle aujourd’hui, il y a une connotation quand même qui est religieuse dans cette affaire, parce que les Men in Black représentent la résurgence du Diable (11) et des démons. Autrefois, du temps de l’Inquisition, puisque c’est du temps de l’Inquisition qu’on a mis à jour ce type d’entité, avec les procès de sorcellerie, les témoins qui étaient interrogés, quelquefois sous la torture, etc.

D. de Plaige – Hum…

J. Sider – Il y a eu des cas donc de sorciers ou de sorcières, ou du moins des gens… qu’on appelait sorciers et sorcières, mais bon c’étaient des gens qui souvent étaient des rebouteux, des rebouteuses, des gens qui jetaient des sorts ou qui escroquaient peut‑être autrui en leur faisant croire des choses qui n’existaient pas. Mais ces gens‑là ont eu affaire à des Hommes en Noir. Pas toujours mais c’est souvent ; souvent le terme « homme en noir » apparaît dans la littérature spécialisée sur les procès de sorcellerie, les transports au sabbat. Donc je pense qu’il y a une coloration religieuse et… diabolique, si j’ose dire, par le fait que les Hommes en Noir laissent dans la perception des témoins une petite idée de la présence du Diable, surtout si les personnes – et je pense que la plupart des gens qui ont vu les Hommes en Noir, à mon avis c’étaient des gens qui étaient très proches des religions, des gens croyants voire pratiquants. Par exemple, le Dr Herbert Hopkins était un assidu de l’Église Baptiste ou je ne sais plus bien, il allait au Temple ou à l’église très souvent, avec sa famille. Donc c’était quelqu'un de croyant, et je pense que la plupart des gens qui voient les Hommes en Noir ont un psychisme qui prédispose les entités à s’extérioriser sous cette forme.

D. de Plaige – Il y a un parallèle avec les vampires. La couleur noire ayant la faculté d’absorption de la lumière et la non restitution…

J. Sider – Voilà.

D. de Plaige – Alors que le blanc reflète, le noir absorbe.

J. Sider – Oui, il y a ça, et puis il y a le fait que le noir (en occident), c’est la couleur de la mort. Et la mort - qui dit mort dit Diable aussi, parce que le Diable est toujours là et on a souvent attribué au Diable des morts d’individus, sans pouvoir apporter de preuve, bien entendu, parce qu’en général les individus qui avaient perdu la vie dans des circonstances tout à fait naturelles, soit maladie soit accident, même s’ils sont morts peu de temps après avoir été visités par soit une entité diabolique, soit un Homme en Noir, soit un autre personnage du paranormal, ils ont perdu la vie dans des circonstances naturelles. Donc on ne peut pas accuser vraiment le phénomène d’avoir tué des gens, mais il y a des chercheurs qui sont convaincus que les entités, parfois, se livrent, disons, à des faits répréhensibles, même à des homicides. Mais personne n’a jamais pu prouver une telle chose.

D. de Plaige – Les homicides, c’est ce qu’on retrouve symétriquement dans les enlèvements au sabbat, les sacrifices…

J. Sider – Alors là, les enlèvements au sabbat, disons que, oui, il y a eu beaucoup de morts, mais en fait c’était surtout les Inquisiteurs qui les envoyaient au bûcher ! Ou à la potence. Mais effectivement le phénomène n’a rien fait pour empêcher ces gens de mourir dans des circonstances particulièrement horribles, et plusieurs fois il y a des sorcières qui ont dit : Mais pourquoi vous nous faites mourir comme ça. – Mais, ils disent : "C’est pas nous ! Ce sont les Inquisiteurs". Vous comprenez.. Ha ! Ha ! Ha ! Ha !

Mais en fait, en réalité, tout ces gens qui ont été envoyés au bûcher ou à la potence, de façon indirecte ce sont quand même les entités qui les ont envoyés à leur triste fin, hein.

D. de Plaige – Alors dans vos recherches, Jean Sider, la piste vous mène, si l’on peut dire, à donc la présence parmi nous, au-dessus de nos têtes, dans notre environnement, au-dessus de la planète et à l’intérieur même de notre vie quotidienne, permanente depuis des millénaires, d’entités dites fluidiques, agissantes par le pouvoir de se matérialiser-dématérialiser…

J. Sider – Oui. C’est l’hypothèse que je défends, mais comme je dis à mes lecteurs, pardon, je peux me tromper, hein, je ne suis pas… je n’ai pas la réponse définitive à ce mystère. Je doute d’ailleurs qu’un jour on puisse la trouver mais enfin, étant donné que je m’intéresse au sujet, je me suis permis quand même d’émettre mes opinions, même si certains de mes lecteurs ne les partagent pas. Mais enfin, ça c’est une question d’univers conceptuels, hein. Chacun a sa façon d’entrevoir la réponse à cette énigme. Moi, j’en ai une, mais je reconnais que je peux me tromper et qu’il y a d’autres solutions. Ça peut très bien être des extraterrestres qui sont en chair et en os et puis qui ont des facultés, qui disposent d’une technologie tellement supérieure à la nôtre qu’ils nous font croire à des tas de choses, qu’ils peuvent très bien... Moi je pense qu’on n’aura jamais la réponse (13) à la question.

D. de Plaige – En tout cas, il y a, de manière permanente, le phénomène de tromperie, et de non-sens.

J. Sider – Alors là, oui. Et ça, c’est… ça m’a beaucoup frappé, parce que si ce phénomène passe son temps à nous tromper, ça suppose de mauvaises intentions. C’est pour ça que je pense que le phénomène est un phénomène qui tire de nous un profit, et j’ai pensé qu’il pouvait s’agit d’entités parasitaires qui exploiteraient les humains à un certain niveau – et j’ai pensé qu’il pouvait peut‑être s’agir des émotions, les émotions les plus fortes.

C’est une supposition hein, attention.

D. de Plaige – Hum hum…

J. Sider – Je n’ai pas la prétention d’avoir des éléments probants qui démontrent le bien fondé de cette hypothèse, hein. C’est simplement des éléments qui, quand on les met bout à bout, me font penser à ça. Ceci étant dit, ça peut être autre chose.

D. de Plaige – Oui, on va y revenir, sur les émotions… Mais dans un premier temps vous dites que les êtres fluidiques ont la capacité d’agir sur la matière au niveau de ses particules élémentaires. Autrement dit, les assembler, les désassembler.. dans un ordre choisi.

J. Sider – Oui. Oui, parce qu’il y a quand même plusieurs exemples qui illustrent ce propos. C’est par exemple les enquêtes qui ont été faites à la fin du XIXe siècle par un scientifique anglais, qui était un physicien de grande renommée – William Crookes pour le citer –, qui a participé pendant trois années, je crois, de 1870 à 1873, à différentes expériences avec des médiums.

A l’époque, c’était la grande mode en Angleterre, puis même en France aussi, hein, et dans d’autres pays d’Europe : c’était la mode des fameuses tables tournantes. On faisait venir un médium, et puis on essayait d’engager des conversations avec l’esprit… avec les esprits, soit les esprits des défunts, soit les esprits supérieurs du « plan astral », comme disent les spécialistes.

Il est arrivé que le physicien William Crookes ait pu constater la matérialité d’une entité qui s’était formée devant ses yeux, et devant d’autres spectateurs. Il a pu contrôler que cette entité avait un cœur qui battait, qu’elle avait un pouls – qui battait également ; il a pu peser l’entité et la mesurer – et mesurer sa taille. Alors ce qui est curieux, c’est que chaque fois… alors c’était toujours la même entité, une dénommée Katie King qui se matérialisait dans un cercle de spirites, donc Anglais, à cette époque. Et à chaque fois qu’il faisait une pesée, le poids et la taille changaient !

Et à la fin de son petit numéro, l’entité a même distribué des mèches de cheveux et des morceaux de sa robe – on lui avait donné des ciseaux pour qu’elle les coupe ; elle donnait des morceaux, donc, de ses cheveux et de ses vêtements aux témoins qui étaient là, et ensuite, quand elle disait « Il est temps que je m’en aille », elle s’écroulait comme un château de cartes, elles fondait comme de la cire, voyez, et hop ! il n’y avait plus rien !

Et ça, ça a été constaté, donc, par un scientifique, William Crookes, et des témoignages comme ça – il les a publiés, d’ailleurs, hein, il a publié je crois deux ou trois livres – et malgré le fait que sa hiérarchie n’était pas du tout d’accord pour le voir faire ce qu’il était en train de faire… Il a été obligé d’interrompre d’ailleurs : au bout de trois ans, il a arrêté parce qu’il y avait trop de critiques à son sujet, ses collègues se moquaient de lui et lui reprochaient son intéressement pour les tables tournantes. Il a donc arrêté, mais il n’empêche qu’il a publié des ouvrages dans lesquels il constate que le phénomène est bien réel et qu’il peut se matérialiser un certain temps dans notre espace-temps.

Donc, voyez qu’en ce qui concerne les Ovnis, il y a moins de preuves de ce genre, hein, c’est beaucoup plus, disons, élusif.

D. de Plaige – Oui, on observera que la matérialisation-dématérialisation nous la pratiquons tous les jours, en faisant par exemple chauffer une casserole d’eau : l’eau se transforme en vapeur invisible.

J. Sider – Ah ! par exemple, oui. Là, on entre dans un autre sujet, mais pourquoi pas. Voilà un exemple, oui. Oui. Un exemple.

D. de Plaige – Non, ça peut nous paraître fantastique de parler de matérialisation, un peu court, un peu facile, mais il est vrai que l’eau se transforme en vapeur invisible, puis cette vapeur condensée se transforme à nouveau en eau. C'est un changement d'état.

J. Sider – Exact. Exact, c’est un processus, donc, qui peut illustrer aussi le fait que des entités auraient pu maîtriser à un niveau bien supérieur ce qu’on fait tous les jours, et au niveau pratiquement des particules de la matière.

D. de Plaige – Un assemblage-désassemblage de particules.

J. Sider – Assemblage et désassemblage. D’ailleurs, dans le cas de Jean-Claude Pantel - vous connaissez certainement, je crois qu’il est venu parler dans une de vos émissions…

D. de Plaige – Oui.

J. Sider – Eh bien, il y a quand même des phénomènes absolument ahurissants d’interpénétration de la matière ! Et même Jean-Claude Pantel s’est évaporé devant des amis au moins une fois, peut-être plus, je ne sais pas.

D. de Plaige – Mais il y a aussi le cas célèbre du Padre Pio, le phénomène de bilocation : se trouver présent en deux endroits à la fois.

J. Sider – Exact, il y a aussi les phénomènes de bilocation, et puis il y a aussi Marie d’Agreda, qui avait un double... Alors elle, elle était en Espagne et puis son double allait au Mexique pour prêcher la religion catholique aux Indiens. Ha ! Ha ! Ha ! Ça c’est assez extraordinaire, d’ailleurs.

D. de Plaige – Alors vous dites aussi Jean Sider que les êtres fluidiques ne sont pas sujets aux limitations spatio‑temporelles.

J. Sider – Ben je pense quand même que les histoires de retour dans le passé et puis voyage dans le futur, je pense que ça, ce sont des leurres, hein. Dans l’espace oui, mais l’espace temporel, ça c’est une autre affaire.

D. de Plaige – Précisément, là je vous cite : Ils ont accès à un milieu ondulatoire où le temps n’existe pas.

J. Sider – Oui, c’est ce que je suppose, hein. C'est toujours pareil, on est toujours dans le domaine des suppositions. Peut‑être que mon discours a l’air d’être affirmatif dans mon livre, mais en fait il faut bien comprendre que ce sont des suppositions. Il n’y a pas de preuves scientifiques. Là, on extrapole, etc. Mais c’est possible parce qu’on a noté par exemple dans certains cas, notamment à l’époque des fées, mais je crois qu’il y a eu trois ou quatre cas modernes où les gens ont été enlevés et qui... ils ont passé par exemple, je ne sais pas, cinq ou six jours, ou cinq ou six mois dans un endroit sur lequel ils ignoraient tout, qui n’appartenait pas à notre monde, puis quand ils ont été restitués, en fait, dans leur environnement habituel, il s’était passé un temps beaucoup plus court. Donc apparemment il y aurait une anomalie temporelle dans le milieu où se situent ces entités.

D. de Plaige – Oui, Jean Sider, vous citez également le modèle de David Bohm (16), un enseignant qui nous a quitté maintenant, enseignant de physique théorique à Londres…

J. Sider – Oui.

D. de Plaige – ...qui met conscience et matérialité sur le même plan, en quelque sorte, disant qu’ils ne sont qu’unité, le temps étant illusion.

J. Sider – Oui, ça, c’est de la théorie aussi, bon…

D. de Plaige – Enfin, c’est un modèle.

J. Sider – Oui, un modèle. Bon, j’ai cité Bohm parce que c’est un monsieur qui a fait parler de lui en son temps, ça méritait quand même d’être connu des lecteurs. Il y a aussi une autre théorie qui est un peu proche de la mienne, d’ailleurs.. Alors je ne me souviens plus le nom du scientifique qui a pondu cette théorie, ça me reviendra peut-être tout à l’heure, mais il pense que chaque être humain a en lui une entité dans son cerveau. En fait, il s’agirait d’une espèce de système composé d’un jeu de particules. Alors il appelle ça les « bions », les bions qui seraient dirigés par un feuille-temps (?) il appelle ça - c’est le vocabulaire qu’il a employé, je ne fais que le répéter - et que ce système serait en liaison avec une matrice. Alors située où ? Bon, j’ai supposé pendant un moment que c’était peut-être au centre de la Terre ou quelque part dans notre environnement. Et chaque être humain serait une excroissance d’un vaste réseau d’information, et... je pense que c’est Lovelock, je crois…

D. de Plaige – Oui, sur l’hypothèse Gaïa…

J. Sider – L’hypothèse Gaïa, voilà. Il pense que la planète Terre est un organisme doté d’une conscience

D. de Plaige – Dont nous serions l’inconscience…

J. Sider – Dont nous serions, donc, les extensions…

D. de Plaige – Hum hum…

J. Sider – Et que pour récolter des informations sur son environnement, elle utiliserait les êtres humains. Mais enfin, bon… Ça, c’est encore une autre théorie.

D. de Plaige – Alors il y a aussi cette séduisante théorie de Robert Monroe disant que les entités ont façonné des êtres émotionnels, autrement dit nous-mêmes, humains…

J. Sider – Oui.

D. de Plaige – ...pour se nourrir de leurs émotions.

J. Sider – Oui, alors là, c’est ce qui extraordinaire dans les révélations, enfin disons ce qu’a écrit Robert Monroe, c’est que évidemment ça colle comme un gant à mon hypothèse.

D. de Plaige – Hum.

J. Sider – Mais ceci étant dit, dans le prochain volume de "La vie vient d’une intelligence supérieure", je publie différentes informations, qui ont été trouvées dans les croyances de certaines civilisations disparues, dont les Sumériens, les Mayas, les hindous, etc., et qui disent que l’homme a été créé pour nourrir les dieux. Alors comment faut-il comprendre ça ? Voyez ?

D. de Plaige – C’est pas très réjouissant !...

J. Sider – Hé ! Hé ! Alors je ne sais pas s’il faut comprendre « nourrir les dieux » en tant que « nourriture » – l’homme, l’homme serve de nourriture aux dieux, ou plutôt quelque chose en lui. Je pense que c’est plutôt ça. Quelque chose en lui qui permet aux entités de se sustenter.

D. de Plaige – Alors justement, vous faites parler Stanislas de Guaïta, mage et célèbre occultiste du XIXe siècle…

J. Sider – Oui. Oui…

D. de Plaige – Vous le citez dans votre conclusion, et vous mentionnez que l’humain suscite et entretient des entités en les évoquant, d’où la nécessité pour les entités de se manifester sporadiquement afin d’entretenir le mythe.

J. Sider – Oui, Stanislas de Guaïta a émis cette hypothèse à une époque où d’ailleurs, dans son milieu, la plupart des personnes qui s’occupaient de ce sujet-là étaient à peu près toutes sur la même longueur d’onde, en étaient arrivés à peu près à un consensus voulant qu’effectivement les entités profitent de quelque chose sur nous.

D. de Plaige – Mais alors pour un Stanislas de Guaïta, l’idée est que lorsque l’homme envisage quelque chose, il suscite son existence disons embryonnaire ; y penser à nouveau ou y penser à plusieurs, c’est lui donner corps, ensuite l’entité peut prendre une autonomie et réclamer son dû (en termes de nourriture) à partir d’exhalaisons de notre partie fluidique émotionnelle, si l’on peut dire.

J. Sider – Oui, oui, je pense que c’est une option qui peut être envisagée. Bon, encore une fois, il s’agit toujours de suppositions et les preuves manquent, hein, pour … vraiment démontrer le bien fondé de cette théorie.

D. de Plaige – Mais alors, Jean Sider, vous êtes assez caustique, si on peut dire, envers toute forme de religion, montrant par là qu’elles sont un moyen – et elles ont toujours été un moyen – de discipliner l’homme…

J. Sider – J’ai l’impression, j’ai le sentiment que les religions ont été créées par ces entités, ou du moins suscitées. D’ailleurs vous savez très bien que le plupart des grandes religions du Moyen-Orient ont été suscitées, ont été créées par des prophètes, des gens qui ont reçu des messages d’un dieu, etc., Il y a Moïse, il y a Mahomet, etc. Donc on peut penser qu’effectivement ce sont les entités qui ont incité certains prophètes à créer les religions de façon à ce qu’on leur donne un culte, et que ça permette aux entités d’avoir des êtres obéissants, qui ont peur d’eux, qui se livrent totalement, sans soupçonner qu’ils peuvent être exploités, etc. C’est possible. Bon, encore une fois, hein, je peux très bien encore être dans l’erreur, hein, ce n’est pas…

D. de Plaige – C’est assez parlant quand même de constater que la plupart des religions ont créé, produit et entretiennent des hommes courbés.

J. Sider – Oui oui. Et dans les mythes sumériens, et dans les mythes mayas il y a eu au moins, d’après ce que disent ces mythes, il y aurait eu deux Créations. Alors il y aurait eu – je parle de l’Homme –, la première création, où les créatures n’étaient pas conformes à ce qu’espéraient les entités, et ils en ont fait donc une deuxième ; ils ont détruit la première création, et ils en ont créé une deuxième. Et il était dit dans les textes qui ont été exhumés sur des sites archéologiques de l’ancienne Mésopotamie, sur des tablettes d’argile – qui sont dispersées dans différents musées mais dont le contenu a été largement publié dans tous les pays du monde, pratiquement –, il est dit donc dans ces textes que la deuxième création a été faite pour nourrir les dieux, et surtout pour qu’ils adorent les dieux, pour qu’ils leur rendent un culte.

D. de Plaige – Hum.

J. Sider – C’est quand même étonnant parce que quel rapport pouvait-il y avoir entre la civilisation sumérienne de l’ancienne Mésopotamie et celle des Mayas du Mexique ?

D. de Plaige – Avec les sacrifices animaux…

J. Sider – Avec des sacrifices humains, oui, en plus de ça, oui

D. de Plaige – Animaux et humains, oui.

J. Sider – Oui, oui.

D. de Plaige – Jean Sider, vous donnez cet exemple assez saisissant, le parallèle des 40 jours chez les Sumériens pour entendre le message de Enki (17) et Moïse recevant les Tables de la Loi.

J. Sider – Oui. Oui, mais il y a encore…

D. de Plaige – C’est 40 jours…

J. Sider – Mais oui. Oui, il y a un parallèle, un parallèle étonnant, mais il y en a encore un autre qui est plus saisissant, c’est celui de Moïse et du roi Sargon, qui a vécu au moins 1500 ans avant Moïse (18). Il est arrivé à Sargon exactement ce qui est arrivé à Moïse, c'est-à-dire qu’il a été trouvé dans une corbeille qui flottait sur l’Euphrate, il a été élevé par des personnages de haut rang et il est devenu lui‑même attaché, ministre d’un roi puis lui-même il est devenu roi.. Il a eu le même cursus que Moïse. Alors de là à dire que l’histoire de l’un a été attribuée à l’autre, je ne sais pas... Je ne sais pas ce qu’il faut en penser mais enfin je n’ai pas de crit… Ce n’est pas une découverte de moi, hein, ça a été…. Tout le monde le sait déjà depuis bien longtemps, du moins les historiens.

D. de Plaige – On fait une dernière pause musicale, et on aborde la conclusion si vous voulez bien, Jean Sider.

J. Sider – D’accord.

(Pause)

D. de Plaige – Radio Ici & Maintenant! - 95.2, "La Vague d’Ovnis", Didier de Plaige. Notre invité est Jean Sider.

Jean Sider, vers la fin de votre livre vous citez un rapport d’une agence américaine, un correspondant d’une agence d’État, en réponse à un écrivain qui lui soumettait ses recherches, montrant que les agences gouvernementales s’intéressent à cette théorie d’entités fluidiques, et de manifestations diaboliques…

J. Sider – Oui. De toute façon, je pense que dans le secret des programmes officiels de recherche – parce qu’il y en a, c’est à peu près certain, il n’est pas possible d’imaginer que les gouvernements laissent de côté complètement ce sujet, il doit y avoir des recherches secrètes –, il est probable qu’ils ont émis toutes sortes d’hypothèses et que celle que je défends doit être également, disons, envisagée. Pourquoi pas, mais bon ceci étant dit, ces recherches du gouvernement, on ne les connaîtra probablement jamais.

D. de Plaige – En tout cas, pour l’exemple que vous donnez, une personne d’une agence américaine se mouille au point de commenter favorablement ces recherches; c’est une personne qui avait été mise en rapport par le chercheur Ray Pauch ( ? )…

J. Sider – Oui.

D. de Plaige – Et là il y a deux pages d’un texte en réponse…

J. Sider – Voilà.

D. de Plaige – …disant effectivement : "Nous-mêmes avons tenté des manipulations mentales, et nous nous sommes aperçus que nous étions nous-mêmes manipulés par des entités dangereuses".

J. Sider – Oui, c’est Linda Moulton Howe, qui est une chercheuse américaine assez performante, hein, qui a publié trois énormes pavés sur les enquêtes qu’elle a pu faire ; elle s’est déplacée dans différents lieux, aux États-Unis, en Angleterre et même dans d’autres pays étrangers pour faire ses recherches. Et effectivement, elle a reçu un jour un courrier d’un personnage qui s’est présenté comme un ancien, disons, agent d’organisme de sécurité qui a été apparemment bien informé du temps de ses activités professionnelles, et... Je ne sais pas ce qu’il faut exactement penser de ce courrier, parce que, vous savez, les gens qui ont été dans le secret et puis qui se montrent si bavards que ça. Ah !... Je ne sais pas. J’ai un doute, quand même. J’ai un doute, parce qu’en général ces gens-là sont astreints au secret, et on lâche pas les secrets comme ça, parce qu’il y a quand même... ils ont pris des engagements, ces gens‑là, et ça peut avoir des… ils peuvent faire l’objet de poursuites pour ne pas avoir respecté leurs engagements. Alors je ne sais pas. C’est possible, hein, il se peut que ce soit un texte tout à fait de bonne foi, mais ceci étant dit il y aura toujours un doute, hein.

Parce que Linda Moulton Howe, qui fait pourtant un excellent travail, accorde souvent du crédit à des gens qui n’en méritent pas. Il faut faire très attention, d’autant que ça peut faire partie aussi d’une campagne de désinformation, parce que Linda Moulton Howe a déjà été l’objet de manipulations par un dénommé Richard Doty, qui était un sous-officier de l’AFOSI, (Air Force’s Office of Special Investigations), je crois, c’est un organisme de renseignement de l’US Air Force.

Elle avait été convoquée un jour dans une base - je crois que ça doit être la base d’Albuquerque -, d’ailleurs elle n’était pas seule, il y avait également un certain John Lear qui était avec elle, et puis un autre chercheur qui s’appelle Peter Gersten, ils avaient été donc convoqués par ce sous‑officier, Richard Doty, et celui-ci avait montré, donc, aux trois enquêteurs que j’ai nommé un document... eh bien, c’est le fameux document Majectic 12, qui depuis a été considéré comme un faux, et d’ailleurs c’est prouvé que c’est un faux maintenant.

Donc voyez que déjà Linda Moulton Howe a fait l’objet de manipulations visant à la discréditer, et peut‑être que la lettre qui a été publiée dans son livre et dont j’ai reproduit la traduction est aussi une action d’intoxication, de désinformation – je ne sais pas comment il faut dire – et visant à, disons, lui faire croire quelque chose qui est vrai alors que ce quelque chose est faux.

D. de Plaige – Hum hum. Jean Sider, vous publiez un démenti des agences gouvernementales à propos des mutilations animales et des hélicoptères noirs, où ce porte-parole d’une agence dit : "Il y a deux types d’hélicoptères : il y a les nôtres et puis il y a les autres".

J. Sider – Oui. Et puis il n’y a pas si longtemps que ça, j’ai fait un article pour Roch Saüquere et sa revue "Top Secret", qui parle de ces mutilations de bétail et des actions qui sont attribuées à des hélicoptères qui n’ont aucuns signes d’identification, et ce texte sera publié probablement au printemps.

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Re : Jean SIDER - La vague d'ovnis - ovnis usa - Les hommes en noir ou MIB
« Réponse #3 le: 05 septembre 2008 à 22:44:45 »

Suite et fin   



D. de Plaige – Hum hum.

J. Sider – Et quand j’ai composé ce texte, j’ai encore fait des découvertes. J’ai plein de bouquins à la maison, je ne les lis pas tous ! Alors en feuilletant des bouquins que je n’avais pas lus complètement, j’ai encore fait des découvertes.

Alors par exemple, à un moment j’ai trouvé une histoire d’hélicoptère, donc, qui survole un site de mutilations. Le témoin est un shérif. A un moment donné, l’engin se transforme en Ovni. Alors ça fait quand même terriblement bizarre !

Alors par contre, il y a effectivement des hélicoptères soit de l’US Air Force, soit de la Garde Nationale ou d’un autre service étatique militaire ou civil, qui ont des missions de surveillance, dans certaines zones. Alors ça se passait à l’époque des mutilations de bétail, dans les années 70 et 80, je ne sais pas si ça se passe toujours, mais il y a toujours des hélicoptères qui circulent dans les cieux américains. Donc dans certains cas, il y a peut‑être eu des confusions, peut‑être que des gens ont mal vu, ils ont vu un hélicoptère classique et puis ils ont cru voir un hélicoptère dit fantôme, ceux auxquels on attribue les mutilations animales. Mais il est évident que les mutilations animales sont attribuables à des engins volants, parce qu’on a retrouvé des carcasses dans des arbres. Une fois on a retrouvé une vache en haut d’un énorme pin qui montait à plus de 10 m ! Alors il est évident que ce ne sont pas les animaux prédateurs qui font ça. Ça n’est pas non plus les viandards qui viennent se découper des quartiers de bovins pour se nourrir ou les revendre après. C’est autre chose. Ils viennent par le haut.

Par exemple, il y a eu un cas aussi, celui‑là je crois l’avoir cité, je ne m’en souviens plus, dans un de mes premiers livres : on a trouvé en 75 la carcasse d’une vache mutilée devant l’entrée de la porte du Norad, hein, qui se trouve à Peterson Air Force Base à Colorado Spring. Et le Noradxix c’est… vous savez, comme vous devez le savoir.

D. de Plaige – C’est le commandement Nord-Américain, oui…

J. Sider – Voilà. Et surtout la surveillance de l’espace aérien des États-Unis ainsi que la surveillances des satellites.

D. de Plaige – Huhum. Et les rentrées atmosphériques, oui.

J. Sider – Voilà. Et, alors que c’est une base qui est très protégée, qui a un réseau de surveillance radar puissant, on ne peut pas s’approcher sans être tout de suite détecté, et puis on envoie tout de suite du personnel et des engins ou quelquefois même on peut, en cas de danger, faire feu sur l’intrus. Donc l’engin qui a amené la vache devant l’entrée du Norad, eh bien, il est passé inaperçu des radaristes.

D. de Plaige – Oui, vous laissez entendre que ces mutilations animales seraient une tentative des entités de crédibiliser les E.T., les Ovnis « tôles et boulons », et également par ailleurs de faire porter le chapeau aux autorités.

J. Sider – Oui, c’est une impression que j’ai eue, parce que je ne vois pas très bien ce qu’ils peuvent tirer des parties qu’ils enlèvent sur les bêtes. En général c’est toujours à peu près les mêmes. Ce n’est jamais la viande qui est prise, ce sont les parties sexuelles, ce sont les zones rectales, les mamelles pour les vaches, quelquefois les yeux, les oreilles, la langue aussi. Mais bon.

D. de Plaige – Oui, c’est un autre sujet, par ailleurs.

J. Sider – C’est un autre sujet, peut‑être un jour on en reparlera.

D. de Plaige – Là, en guise de conclusion, à vous lire, ça donne envie de considérer que des entités fluidiques à la matérialité fluctuante, instable, pourraient avoir envie, pendant une matérialisation, de procréer et d’hybrider, en somme, notre espèce.

J. Sider – Oui, c’est ce qu’ils veulent faire croire aux gens qu’ils enlèvent, mais je ne suis pas du tout convaincu que ce soit la réalité. A mon avis, c’est un scénario qu’on leur fait pour leur faire croire qu’ils ont besoin de matériaux génétiques, soit pour faire des hybridations, soit pour... Ils donnent plusieurs raisons, ce n’est pas toujours la même. Le fait qu’il y ait plusieurs versions qui sont servies aux abductés relève donc d’une contradiction flagrante. Alors quelquefois, ils disent que c’est pour hybrider notre race avec les aliens, d’autres fois ils disent : on a besoin de matériaux génétiques pour sustenter les ressources génétiques de notre espèce qui s’appauvrissent de plus en plus, etc. Il y en a une autre, je ne sais plus encore ce qu’il y a eu comme version mais il y en a eu au moins trois ou quatre qui ont été servies aux abductés, comme je l’ai dit. Mais j’ai beaucoup de mal à croire que tout ça soit le reflet de la véritable réalité. Je pense qu’il s’agit encore une fois d’un scénario, de scénarios qui sont distillés aux victimes de ces événements, quoi. A mon avis, ce sont des images virtuelles qui sont imprimées dans leur cerveau.

D. de Plaige – Toutefois, il reste permis de penser que, au point de rencontre, de jonction, à l’interface entre notre espèce dite matérielle – bien qu’ultimement la matière ne soit que particules lumineuses, ça je crois que tout le monde l’aura compris –, entre notre espèce dite matérielle et ces entités immatérielles, avec la possibilité pour eux de se matérialiser temporairement, des actions, des actes, des phénomènes se produisent à ce point de rencontre, ce point de jonction.

J. Sider – Ouais. Souvent, dans les cas de rencontre rapprochée, quel que soit le type, hein, 1er, 2ème, 3ème, 4ème type, il y a souvent différents phénomènes qui se déclenchent par la suite dans l’environnement des témoins. Alors en général ce sont des phénomènes de poltergeist, on les appelle comme ça, hein, c’est un mot allemand, qui veut dire « coups frappés » ou quelque chose comme ça [ « esprit frappeur », geist = « esprit » ], mais en fait ça recouvre toute une gamme de phénomènes, qui peuvent aller des objets qui se déplacent tout seuls dans une pièce, qui se dématérialisent pour se rematérialiser deux ou trois jours après dans un autre endroit, etc., à des formes lumineuses, des boules lumineuses qui apparaissent dans la pièce où vivent les gens, etc. Toutes sortes de phénomènes, de catégories de phénomènes qui se passent. Je n’arrive pas très bien à saisir la motivation de tous ces événements. En général, ça tracasse les gens, ça les harcèle, ça aigri leur caractère, ils se renferment sur eux‑mêmes… Donc ce sont des phénomènes qui ne sont pas bénéfiques, hein, bien au contraire.

D. de Plaige – D’où le titre du bouquin : "Ovnis, dossier diabolique". Effectivement, c’est…

J. Sider – Voilà.

D. de Plaige – Le titre est ainsi justifié.

J. Sider – Oui, mais enfin il faut prendre le mot « diabolique » dans son sens le plus large, hein, et non pas dans son sens religieux. Parce que le Diable, comme vous le savez, est une invention des théologiens… Mais bon, dans la perspective de la lutte du Bien contre le Mal, bon, les religions ont créé le Diable pour décharger Dieu du Mal. Hé ! Hé ! Et le phénomène, le phénomène, lui, adore se calquer sur nos mythes et nos croyances. Peut-être même qu’il les suscite pour faciliter son emprise sur le genre humain – du moins sur certains individus parce qu’heureusement on n’est pas tous comme ça, hein. Moi personnellement, je n’ai pas eu à me plaindre des Ovnis ni quoi que ce soit, même si j’ai vécu une expérience en 70 quand j’étais en Algérie. Mais enfin, ça, c’est une expérience tout à fait différente, qui relève un peu du mysticisme et puis je n’aime pas trop en parler.

D. de Plaige – Hum.

J. Sider – J’ai vu un Ovni en 54 (xx), aussi, mais alors c’était en compagnie de militaires dans une cour de caserne. Alors on a vu un truc qui passait en zigzagant dans le ciel. Bon, ça a duré quelques secondes, mais bon... Sinon, je n’ai pas été harcelé par des Hommes en Noir, ni par d’autres phénomènes de ce type.

D. de Plaige – Alors Jean Sider, en fait, vous êtes loin d’être seul à penser ce que vous évoquez dans ces récents livres. Après avoir été un compilateur de phénomènes « tôles et boulons », maintenant vous vous ouvrez à cette théorie entière illusoire, manipulations d’entités fluidiques. Il y a de nombreux chercheurs que vous citez, qui partagent exactement le même point de vue, ou des points de vue très très proches.

J. Sider – Oui. Il y a Jacques Vallée, pour le citer – puisque j’ai eu la chance de le rencontrer chez moi un jour qu’il passait à Nantes, et il a fait un saut de voiture jusqu’à chez moi. Je l’avais déjà rencontré à Paris, quand j’habitais à Clichy… Bon, donc lui c’est si vous voulez, c’est un peu Jacques Vallée qui m’a incité à fouiller dans d’autres histoires que les histoires d’Ovnis, hein. Parce que lui il a été le premier à noter qu’il y avait des parallèles entre les nains, les farfadets, les lutins qui couraient dans les campagnes autrefois, et les entités de notre siècle. Donc c’est grâce à lui, si j’ose dire, que j’ai pioché mon sujet dans des directions qui ne sont pas toujours comprises par d’autres chercheurs. Et c’est dommage, parce que si tout le monde faisait ce que je fais, on arriverait peut‑être mieux à s’entendre. Et dans mes relations, il y a d’autres chercheurs aussi qui sont un petit peu sur la même longueur d’onde que moi, mais avec des petites variantes.

Bon, on arrive quand même à se tolérer, et puis mais il faut se
dire qu’après tout on n’est pas seul, et on n’a pas forcément raison, et que les autres, c’est peut‑être les autres, ou du moins quelqu’un d’autre qui, lui, détient la bonne solution.

D. de Plaige – Mais alors, Jean Sider, vous n’êtes pas le seul donc à penser à ces manipulations d’entités, d’êtres fluidiques, d’intelligences supérieures qui nous manipulent – peut‑être une voie de recherche serait de savoir si ces entités se nourrissent de nos émotions, serait de savoir quel est le chemin, la trajectoire de nos émotions. Que deviennent nos impressions, nos vécus, nos ressentis, nos colères, par exemples ? Où passent‑ils

J. Sider – Ah ! C’est ça le problème ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha !

D. de Plaige – Pour découvrir si effectivement quelque chose s’en nourrit.

J. Sider – Là, on entre dans un domaine qui vraiment me dépasse totalement. D’ailleurs mes connaissances, hein, qui sont modestes…

D. de Plaige – Non, c’est une recherche sur nos corps énergétiques, par exemple…

J. Sider – Ouais, faudrait …

D. de Plaige – …pour aller à la rencontre de ceux qui s’en nourrissent.

J. Sider – Ouais. Je doute d’ailleurs qu’il y ait des scientifiques qualifiés qui puissent répondre à cette question. Parce que déjà le fait que les scientifiques évitent de s’intéresser à ces sujets sulfureux comme les Ovnis, et puis tous les phénomènes qui s’y rattachent - les Hommes en Noir -, donc déjà pour trouver un scientifique qui s’intéresse à la question, il faut « ramer la galère » !

D. de Plaige – Hum hum. En guise de super-conclusion, à la fin de votre ouvrage, vous dites en quelque sorte : "l’affaire des Ovnis est ultimement la recherche de nos origines et de notre finalité".

J. Sider – Je le pense. Et d’ailleurs dans le deuxième tome de "La vie vient d’une intelligence supérieure", ça sera amplement débattu dans mon livre, et j’apporte des éléments costauds. Je peux vous le dire tout de suite, il va être encore plus costaud que le premier tome. Car il semblerait que - j’emploie le conditionnel à dessein - que les entités soient à l’origine au moins de l’homo sapiens.

Je suis obligé de prendre le conditionnel parce que je n’en ai pas la certitude absolue, mais d’après les dernières recherches qui ont été faites, donc, dans le domaine de la génétique, par exemple, on a identifié, je crois en 2001, on a identifié le gène du langage. Et le gène du langage a été introduit dans un primate hominien pour en faire l’homo sapiens il y a environ 200 000 ans. Enfin, en fait c’est une fourchette qui se situe entre 175.000 et puis 225.000 ans ou un truc comme ça, enfin moi j’arrondis à 200.000 ans.

Donc il y a là déjà une indication assez sérieuse, parce qu’il n’est pas venu tout seul, le gène du langage. Il n’est pas venu tout seul. Et qui dit langage dit intelligence, hein. A mon avis, le gène du langage a été mis en même temps que l’intelligence, parce que les deux vont de pair. Et comme je vous l’ai dit tout à l’heure, dans tous les mythes des civilisations disparues anciennes, les grandes civilisations comme Sumer, les Mayas, les Hindous, etc., vous avez dans les mythes, dans les croyances, les légendes d’autrefois de ces peuples anciens, la notion de dieux qui sont venus sur Terre et qui ont apporté la vie, et qui ont apporté des semences aux hommes pour qu’ils puissent se nourrir, etc. Et la notion de création du genre humain à partir d’un primate local. Pas un homme-singe mais… parce que, à mon avis, l’homme ne descend pas du singe mais disons d’un primate hominien qui devait exister avant, et qui avec une manipulation génétique a été transformé en homo sapiens. C’est mon impression. Maintenant… d’autres peuvent penser différemment.

D. de Plaige – On va citer la Bible, que vous placez en exergue de votre conclusion, c’est chez Isaïe 45, 7 : "Je forme la lumière et je crée les ténèbres. Je produis le bonheur et le malheur. Moi, Yahvé, je fais tout cela".

Donc des créateurs pas toujours bien intentionnés.

J. Sider – Exactement. Le dieu Yahvé s’est montré particulièrement dur et même sanguinaire avec les peuples hébreux. Il ordonnait les massacres – quand il ne les commettait pas lui-même. Et quand on lit toute cette série effarante de drames qui ont touchés le peuple hébreu à ces époques lointaines, on reste effaré, parce qu’on se dit : mais c’est pas possible ! C’est pas un dieu, ça, c’est un démon ! Ha ! Ha !

D. de Plaige – Enfin les conclusions des conflits religieux et autres qui ensanglantent la planète sont peut-être à rechercher dans la manipulation d’entités fluidiques qui se font passer pour des dieux..

J. Sider – Oui. Stanislas de Guaïta, dont on a évoqué le nom tout à l’heure, pensait la même chose. Alors je ne sais pas sur quoi il s’appuyait pour dire ça - mais il pensait que certains massacres, certains accidents, certaines morts d’individus étaient provoqués par ces entités.

D. de Plaige – Jean Sider, vous avez ouverts des pistes, des portes, des voies…

J. Sider – Ah oui !

D. de Plaige – …d’étude et d’exploration. Je rappelle que vous êtes publié, là, depuis plusieurs ouvrages, chez JMG, autant pour "La vie vient d’une intelligence supérieure" que pour "Ovnis, dossier diabolique", paru en novembre 2003. Et puis je vous donne rendez-vous pour une prochaine émission…

J. Sider – Oui, pourquoi pas !

D. de Plaige – Merci Jean Sider.

J. Sider – Je vous en prie ! Au revoir.

NOTES du transcrïpteur, Gérard Le Nerrant:

4. René Hardy s’est suicidé le lundi 12 juin 1972 à 7 h 45 du matin, sur la terrasse de son appartement, quartier Claret à Toulon

5. Autre récit : le MIB ne traverse pas la route, il disparaît seulement au coin de l’immeuble où il apparaît au Dr Hopkins comme "nimbé d’une sorte de lumière blanc bleuté, son corps ne projetant pas d’ombre" - Cf. note 6.

6. Autre version, sensiblement différente de cette même histoire, lue sur le site du GREPI - ce qui ne veut pas dire qu'elle est plus conforme (www.ovni.ch\conspira\mib1.htm#21 "La Cadillac volante"). Le témoin ne fait aucune observation d’Ovni préalable; il se trouve en voiture en compagnie de sa femme et se souvient d’un coup de fil à passer : il s’arrête une première fois à une cabine devant un motel. Une Cadillac alors arrive qui lui bloque l’accès à la cabine : en sort un MIB qui lui brûle la politesse (il ne lui arrache pas sa pièce). Ce même manège se renouvelle ensuite effectivement à deux reprises. Au bord de la crise de nerf, les deux automobilistes engagent alors une course poursuite où ils parviennent à relever le numéro de la voiture, et soudain alors qu’ils sont à quelques mètres, la voiture s’élève au-dessus de la chaussée et disparaît comme "dans une autre dimension". Enfin, il se révèle que le numéro relevé est réellement l’immatriculation d’un véhicule et que celui-ci appartient à un habitant de la région… témoin de Jéhovah ! Ce dernier considère le phénomène plus comme une manifestation religieuse que comme quelque chose lié au phénomène ovni. L’histoire enfin aurait été racontée par Hynek à Timothy Green Beckley (journaliste de Abelard Press, N. Y.). Peut-être faudrait-il aller au texte original ? [Timothy Green Beckley: The UFO Silencers ?].

7. Cas de Paul Miller (1961).

8. Ici Jean Sider doit mélanger deux histoires : la première, celle qu’il raconte, d’une observation d’Ovnis au sol par deux témoins ayant eu lieu en août 1972 à Menwith Hill dans le Yorkshire, la seconde - ou apparaît le manchot - en janvier 1976 dans le Lancashire ne comportant qu’un seul témoin (une jeune femme).

9. Dr Olavo Teixeira Fontes, gastroentérologue, professeur à l’Ecole Nationale de Médecine de Rio de Janeiro (1924-1968).

10. John Alva Keel (1930). Auteur de "La Prophétie des Ombres" (The mothman prophecies ), 1975. J. Keel est l’inventeur de l’expression "Men in Black".

11. Lorsqu’on lit un certain nombre d’histoires de MIB on n’y trouve pas de signes «religieux ». En revanche les points communs avec le monde du Renseignement sont innombrables.

14. Cette idée a été développée par l'écrivain de science-fiction américain Eric Franck Russel, qui dans un de ses romans, "Guerre aux invisibles" (Denoël, 1971), évoque les « Vitons », extraterrestres prédateurs se nourrissant de nos émotions, dans les termes suivants :

"On sait depuis longtemps que l’énergie nerveuse produite par la pensée, de même que la réaction des émotions glandulaires, est de nature électrique ou para-électrique : c’est de cette énergie que se nourrissent nos mystérieux seigneurs. Ils peuvent, et ils ne s’en privent pas, augmenter le rendement quand bon leur semble en attisant les rivalités, les jalousies, les haines, afin d’exciter les émotions. Chrétiens contre musulmans, Blancs contre Noirs, communistes contre catholiques, tout est bon pour les Vitons, tout sert sans que nous le sachions à nourrir des estomacs que nous ne pouvons imaginer.

De même que nous cultivons les plantes qui nous nourrissent, les Vitons nous cultivent. De même que nous labourons, semons et récoltons, ainsi font les Vitons. Nous ne sommes qu’un terrain de chair, où les circonstances imposées par les Vitons viennent creuser leurs sillons ; nos maîtres y sèment des sujets de controverse, sur lesquels ils répandent l’engrais des fausses rumeurs, des mensonges délibérés, ils arrosent tout cela de méfiance et de jalousie, et font lever ainsi de splendides moissons d’énergie émotionnelle. Chaque fois que quelqu’un hurle à la guerre, les Vitons se préparent à festoyer !".

"Alors que l’énorme majorité des hommes moyens de toutes races et de toutes croyances aspire instinctivement à la paix et à la sécurité, notre monde, peuplé de gens pourtant raisonnables et sains, ne peut arriver à satisfaire cette aspiration. On ne leur permet pas de la satisfaire ! La paix, la paix véritable implique la disette pour ces êtres qui sont au-dessus de nous dans l’échelle de la vie. Il leur faut des émotions, de l’énergie nerveuse ; il leur en faut d’énormes moissons dans le monde entier, et peu importent les moyens !".

"Ils hantent en général les endroits fréquentés par la foule; pour des raisons terribles, ils s’amassent en plus grand nombre là où la population est la plus dense."

16. Physicien, élève d’Einstein et grand ami de Krishnamurti, David Bohm est l’auteur de "Wholeness and the implicate order", ARK Edition, London and New York, 1983 (traducton française aux Editions du Rocher).

17. "Enki-éa" : Enki est la moins importante des trois divinités de la grande triade cosmique mésopotamienne, les deux autres étant Anu et Enlil. Il apparaît dès les plus anciens textes sumériens connus. La tradition assyro-babylonienne lui donne le nom d’Éa. Il règne sur l’Apsu, l’abîme des eaux profondes sur lequel repose la terre; et son temple, dans sa ville sainte d’Eridu, au sud de la Babylonie, porte le nom de «Maison de l’Apsu». De là son culte a non seulement gagné la Mésopotamie du Nord, mais a atteint, au sud, l’île de Faylika, dans le golfe Persique.

Dieu des eaux, Enki-Éa est aussi celui des sources et des fleuves. Cet élément jouant un grand rôle dans les incantations, il devient le maître de la magie et le patron des exorcistes, qui déclarent opérer sous sa direction. Il a transmis sa science à son fils Marduk, qui recourt à lui dans les cas difficiles. Il apparaît dans les mythes, où il joue souvent un rôle important, comme le créateur de l’homme, qu’il protège contre les colères d’Enlil. Diverses hypostases de ce dieu industrieux sont les patrons des guildes d’artisans. Son symbole est une bête composite, mi-chèvre, mi-poisson, prototype du Capricorne."

18. Sargon c'est ~2300, Moïse ~1200-1250. Ça fait env. 1100 ans avant, pas 1500.

19. Norad (North American Aerospace Defense) - organisme américain qui surveille tous les objets gravitant autour de la Terre.

20. A 21 ans, Jean Sider étant né en 1933.

http://rimarchives.com/siderMIB.htm
« Modifié: 16 mars 2011 à 19:27:11 par Nemo492 »
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Re : Jean SIDER - La vague d'ovnis - ovnis usa - Les hommes en noir ou MIB
« Réponse #4 le: 05 septembre 2008 à 23:19:30 »

Pour aller plus loin et voir trois vidéo, merci de cliquer sur le lien suivant pour consulter l'excellent post de Labbe :

Ici&Maintenant ! 95.2 FM > La Vague d'Ovnis > Encyclopédie Ovnis collective[/b][/color] (Modérateurs: labbe, elevenaugust, Nemo492)

Hommes en noir - Men in black


http://icietmaintenant.fr/SMF/index.php?topic=3682.0
« Modifié: 18 mars 2015 à 23:35:04 par katchina »
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Re : Jean SIDER - La vague d'ovnis - ovnis usa - Les hommes en noir ou MIB
« Réponse #5 le: 06 septembre 2008 à 23:59:09 »

Une autre émission de Jean SIDER dans La vague d'ovnistmerci au Transcripteur, Gérard Le Nerrant

"La vie vient d'une intelligence supérieure", chez JMG.

"La Vague d'OVNIs" - Jean SIDER

Didier de Plaige - Ici & Maintenant 95.2, Didier de Plaige présente la Vague d'Ovnis, Alex à la réalisation, et notre invité est Jean Sider, que nous attendions depuis des mois déjà, mais des difficultés de communication nous avaient empêché de le recevoir bien plus tôt et nous le regrettons. Jean Sider en effet n'est pas tout à fait parisien, il est à l'ouest de Paris, à quelques centaines de kilomètres, et cet entretien avec lui que nous présentons va donc devoir se réaliser par téléphone. Bonjour, Jean Sider.

Jean Sider - Bonjour, Didier de Plaige !

D. de Plaige - Je suis bien content de vous recevoir. Vous êtes l'incontournable ufologue français, un petit peu en retrait de la vie publique...

J. Sider - C'est exact. Je n'aime pas trop les contacts avec les médias, d'autant que je suis maintenant retraité et que je vis dans un petit village au bord de la mer, et… je suis très casanier, je n'aime pas beaucoup sortir de chez moi.

D. de Plaige - Alors vous avez « pondu », si l'on peut dire, beaucoup d'ouvrages sur les Ovnis…

J. Sider - Oui, j'en ai produit onze, et il y en a un douzième qui est en gestation, qui sortira peut-être fin 2004 ou dans le courant 2005. Ça sera le deuxième tome de "La vie vient d'une intelligence supérieure", chez JMG.

D. de Plaige - Oui, c'est celui principalement dont nous allons parler aujourd'hui…
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La vie vient d'une intelligence supérieure de Jean Sider - L’hypothèse extraterrestre

  Pour l’auteur de ce livre, il n’y a pas eu mutations d’espèces en d’autres espèces chez tous les êtres vivants. L’homme ne descend pas du singe. Il démontre que l’évolutionnisme n’est qu’un mythe. Des preuves scientifiques irréfutables montrent que ce dogme est utopique.

Jean Sider le pense et le démontre : la vie sur Terre a été importée ou créée par une intelligence supérieure, en d’autres termes par des extraterrestres.
Selon lui, il existe une forme de conscience inconnue qui s’active dans notre environnement planétaire depuis l’aube des civilisations. Des preuves testimoniales et historiques de sa présence sur notre planète l’indiquent sans aucun doute possible.
De nombreux individus, au cours de notre histoire, ont vécu des contacts avec cette intelligence supérieure qui s’est présentée sous diverses identités. Des Dieux d’antan aux Extraterrestres de notre ère spatiale, en passant par les Fées, les Démons, et les Esprits, ce ne sont que des stratagèmes qu’elle a utilisés pour tromper les êtres humains.
Ce livre, qui bouscule les idées reçues de l’orthodoxie scientifique, s’appuie sur des arguments cohérents et solides pour laisser entrevoir de fantastiques perspectives sur la finalité du genre humain. Il indisposera les partisans d’un rationalisme dur et impur, mais il conviendra aux amateurs d’idées révolutionnaires sur nos origines et leur lien avec le monde paranormal. 

L’auteur :
Jean Sider est un auteur connu par tous ceux qui se passionnent pour l’ufologie.
Il a déjà publié de nombreux ouvrages sur ce sujet. Entre autres : Ultra top secret : ces Ovnis qui font peur, aux éditions Axis-Mundi en 1990, et Ovnis : Dossier secret, aux éditions du Rocher en 1994.

360 pages - N°ISBN : 2-912507-74-X.

Ouvrage publié par JMG Editions - Collection Science-conscience



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J. Sider - D'accord.


D. de Plaige - En 90 vous avez publié un livre sur l'ufologie américaine, "Ultra Top Secret"…


J. Sider - Oui, c'est exact.


D. de Plaige - Ensuite vous avez voulu réhabiliter en quelque sorte la Vague de 1954…


J. Sider - La Vague de 1954, qui est une vague extraordinaire qui s'est déroulée en France, et j'ai essayé de faire une compilation de tous les cas qui avaient été publiés dans la presse, et puis dans différents ouvrages publiés par des auteurs comme Aimé Michel, Jacques Vallée, etc. Jimmy Guieu aussi. Et, ma foi, ça a donné un ouvrage assez consistant, avec un cahier iconographique intéressant avec des reproductions de coupures de presse originales de la presse française. Et ça nous a permis, à nous ufologues français, de… d'avoir un autre regard sur cette Vague, qui était beaucoup plus consistante, beaucoup plus riche en informations qu'on l'avait supposé jusqu'ici.


Voilà. Alors c'est un ouvrage qui s'est bien vendu puisqu'on en a sorti 1000 exemplaires qui se sont tous vendus.


Je pense pas qu'il y ait eu une autre édition.


D. de Plaige - Bien. Vous collaborez également à différentes revues…


J. Sider - Oui, je collabore à "Lumières dans la nuit", qui est une revue vendue par abonnement, et je collabore à Top Secret, la revue de Roch Saüquere, qui sort en kiosques, et qui depuis un an environ, de temps en temps, reprend des affaires d'Ovnis, et je suis un des rédacteurs d'ailleurs, spécialisé sur les histoires d'Ovnis.


D. de Plaige - Alors je vais avoir l'air de vous flatter, en parlant de votre érudition…


J. Sider - Oh, non ! Alors là, je vous dis tout de suite, je suis pas du tout un érudit. Je suis un autodidacte, je n'ai aucun diplôme – je n'ai même pas mon Certificat d'Études, parce que j'étais pas assez courageux à l'école pour pouvoir m'intéresser à ce que me disaient mes professeurs. J'ai fait un peu de lycée, j'ai fait un peu d'école de commerce et puis j'ai travaillé très tôt, vers 17-18 ans. Voyez, je ne suis pas du tout un érudit. Alors j'ai amassé pas mal d'informations au cours de mes recherches, et j'ai de bonnes connaissances en ufologie et dans différents autres domaines, mais enfin c'est surtout l'ufologie qui est mon… mon dada numéro un !


D. de Plaige - Oui, mais quand même, vous avez des milliers de bouquins dans votre bibliothèque…


J. Sider - Ah, des milliers. J'en ai peut-être deux mille maximum. Mais c'est déjà pas mal.


D. de Plaige - Et vous vous procurez les livres qui ne sont pas encore traduits en français, ce sont vos sources…


J. Sider - J'ai surtout beaucoup de livres américains, parce que j'ai un fournisseur qui m'envoie son catalogue mensuel, et ça fait au moins trente ans que je lui achète des bouquins. Voilà. C'est rare quand je ne lui en achète pas au moins un par mois. Ça m'est arrivé plusieurs fois, mais de temps en temps je lui en prends 5 ou 6 d'un seul coup. Ça dépend ce qu'il produit, parce qu'il faut faire attention avec les productions de livres américains aux États-Unis, parce qu'il sort aussi beaucoup de choses qui s'annoncent pas valables, des livres écrits par des farfelus, des paranoïaques et tout, faut faire très attention.


Ca m'est arrivé plusieurs fois avec des livres qui n'étaient pas intéressants. Mais par contre, y en a d'autres qui sont intéressants, qui sont écrits par des scientifiques…


D. de Plaige - Est­ce que vous participez à la vie de l'information sur Internet ?


J. Sider - Je n'ai pas Internet parce que.. Bon, j'aurais pu le prendre, mais on m'a dit : « Tu sais, tu vas perdre un temps fou à chercher des documents, etc., et puis c'est pas toujours très bon, on dit n'importe quoi ». Alors bon. Peut-être que je m'y mettrai, mais pour l'instant je n'envisage pas encore de me pencher sur Internet. Mais ça viendra peut-être, je ne dis pas. Je suis pas contre à 100 %.


D. de Plaige - Alors pour les besoins de cette démonstration du livre présent dont nous allons parler aujourd'hui, "La vie vient d'une intelligence supérieure"…


J. Sider - Oui.


D. de Plaige - Vous avez dû vous pencher sur les travaux des biologistes, des paléontologues, etc.


J. Sider - Oui.


D. de Plaige - …parce que vous vous en prenez à ce « socio-virus », si on peut dire, qui est la Théorie de l'Évolution.


J. Sider - Voilà. J'ai observé - je suis pas le premier, hein, il y en a d'autres avant moi, comme le Pr Rémy Chauvin, qui est d'ailleurs une de mes relations, qui a écrit un bouquin y a 5-6 ans pour dénoncer le néodarwinisme, quoi, l'évolutionnisme carrément, et lui il est beaucoup plus compétent que moi. Il a produit un bouquin qui est assez technique, moi j'ai voulu, si vous voulez, essayer de traduire dans le langage de tous les jours tout ce que peuvent dire les scientifiques dans ce domaine-là, et j'ai noté quand même qu'il y avait beaucoup de choses qui n'allaient pas dans l'évolutionnisme, et c'est vrai. Et il y a des américains aussi qui ont fait ce constat. C'est beaucoup plus libéral aux États-Unis quand il s'agit de dénoncer l'évolutionnisme, même si ça n'a pas d'écho dans la presse. La grande presse ne parle pas de ces livres-là. Mais certains scientifiques prennent parfois des risques en écrivant des livres sur ce sujet sulfureux, tandis qu'en France il faut faire très attention parce que ça peut porter certains préjudices sur la carrière.


Alors le Pr Chauvin est à la retraite depuis longtemps, donc il peut se permettre, lui, hein. Ha ! Ha ! Ha !


D. de Plaige - Oui. Mais pour autant Rémy Chauvin ne donnera pas le nom de ses élèves afin de ne pas les griller. C'est ce qu'il nous a dit.


J. Sider - Oui, oui, c'est c'est vrai.


D. de Plaige - Alors cette théorie de l'évolution…


J. Sider - Ben je pense qu'il y a autre chose à chercher et à trouver. Il y a trop d'imperfections dans... Vous savez, la théorie de l'évolution, elle a été mise au point au XIXe au milieu du XIXe siècle, c'était surtout pour contrer les créationnistes qui disaient : Ah ben non, c'est Dieu qui a créé l'homme et la femme. Regardez, lisez la Bible : dans la Genèse c'est écrit en toutes lettres, et tout. Et la science, qui a voulu complètement se débarrasser de l'influence de la religion a mis au point, donc, cette théorie avec les travaux de Charles Darwin et puis d'autres chercheurs comme Ernst Haeckel, etc. Mais ça ne correspond pas à la réalité des faits, parce que maintenant il sort de plus en plus d'éléments qui indiquent effectivement que l'évolution n'est pas linéaire comme le prétend la science. Il y a eu à un moment donné une intelligence X - je suis obligé de l'appeler comme ça - qui est intervenue et qui a donné un petit coup de pouce.


D. de Plaige - Oui, alors donnons l'exemple de cette soupe primordiale qui a été connue, popularisée en 1954, qui a été produite par différents labos. Vous dites que l'atmosphère enfermée dans le ballon scellé n'a jamais pu, à l'époque en 54, être conforme à l'atmosphère régnant sur la terre au début.


J. Sider - Oui, c'est vrai, l'expérience de Urey et Miller [Il s'agit de Stanley Lloyd Miller, élève à l'Université de Chicago du chimiste Harold Clayton Urey (1893-1981) qui suggéra l'hypothèse du mélange gazeux de méthane, d'hydrogène, d'ammoniac et d'eau sur lequel Miller effectua son expérience] n'est plus valable, elle n'est même plus du tout considérée comme valable dans les milieux scientifiques, mais on le dit pas trop trop fort, hein, on le dit à voix basse, mais il y a d'autres scientifiques qui ont fait des expériences depuis et qui se sont rendu compte que cette expérience-là n'était pas concluante, d'autant que la composition du gaz primordial, telle que l'avait conçue les chercheurs Miller et Urey s'est avérée ne correspondant pas à la réalité. On a découvert depuis des éléments qui indiquent que la composition du gaz de la Terre était complètement différente.


D. de Plaige - Et vous ramenez sur le devant de la scène, de l'actualité, le chercheur Crick, qui avec Watson à découvert l'ADN, et qui lui...


J. Sider - Ah oui ! Ah la la ! On a un scientifique quand même qui a fait un travail extraordinaire, en plus c'est celui qui a découvert l'ADN, hein, la double hélice de l'ADN, et lui a carrément dit que la vie avait été importée, c'est lui le père de la théorie de la panspermie dirigée, c'est-à-dire qu'il a dit carrément que ce sont les extraterrestres qui ont implanté la vie sur terre.


D. de Plaige - Oui, on a eu Fred Hoyle aussi


J. Sider - Ah ! Alors Fred Hoyle, oui, lui il était plutôt dans l'astronomie, c'était un astronome. Mais lui aussi il était tout à fait opposé à l'évolutionnisme, hein. Et chaque fois qu'il parlait du Big Bang, il s'en gaussait parce que... C'est d'ailleurs lui qui est le père de l'expression Big Bang, pour évoquer l'explosion de la vie dans l'Univers.


D. de Plaige - Pour se moquer, dites-vous. « Le Grand boum ».


J. Sider - Oui, le « Grand Boum », c'est ça. Nous on dit « Big Bang », on emploie encore la formule anglo-saxonne. Et Fred Hoyle disait : c'est pas possible que la vie soit née comme ça de multiples hasards successifs, et il prenait comme exemple celui que je vais vous citer, il disait : c'est comme si une tornade arrivait sur un dépôt de vieilles voitures et transformait tout ça en un Boeing 747. Voyez ? Hé ! Hé ! Hé ! Il avait le sens de l'humour.


D. de Plaige - En effet, vous ne manquez pas de critiquer ce que vous appelez la « science étatique » et le trucage des manuels…


J. Sider - Oui, parce que ça pèse de tout son poids sur les dogmes, sur les lois, etc., et la science qui dépend de l'État pour le financement de ses travaux, eh bien, est obligée de suivre la voie qui lui est dictée. J'ai expliqué ça, je crois, dans un chapitre ou deux, et notamment dans mon dernier bouquin qui est sorti chez Jean-Michel Grandsire, qui s'appelle "Ovnis, Dossier Diabolique", et j'ai expliqué dans le premier chapitre qu'il y a une mainmise étatique sur tous les sujets tabou parce que on ne veut pas, ou ils ont peur. Ils ont peur que la société peut être soit un petit peu traumatisée par le fait que les vérités scientifiques actuelles soient fichues en l'air avec de nouvelles théories, quoi. La science elle-même ne supporterait pas un tel changement. C'est ce qu'ils disent, hein…


D. de Plaige - Oui mais... Vous ne manquez pas d'accuser les scientifiques d'un certain milieu, de les accuser de tricherie. Par exemple, sur les croquis qui sont reproduits dans les manuels scolaires, étudiants…


J. Sider - Ah oui ! Ah ben, c'est pas moi qui ai dénoncé cette tricherie le premier, hein. C'est un scientifique lui-même, hein. Ha ! Ha ! j'ai reproduit pas mal de ces arguments dans le livre qu'il a publié, et que j'ai acquis. Et je lui avais d'ailleurs demandé, à ce scientifique, l'autorisation de reproduire une partie des arguments qu'il avait dispensés dans son livre, il m'a donné cette autorisation. J'ai publié sa lettre d'ailleurs dans mon livre. Et effectivement, y a des abus quand les scientifiques veulent démontrer le… la justesse de leurs théories à partir de croquis. Et j'ai un de mes amis, qui est un scientifique retraité, qui m'a dit : « Vous savez, … » Il a lu mon bouquin, et quand il est tombé sur Haeckel, le fameux Haeckel qui avait dessiné des embryons d'êtres divers, d'animaux et d'humains qui se ressemblaient étrangement, il avait ajouté sa touche personnelle, il avait carrément triché, hein. Et il m'a dit : « Vous savez, vous ne trouverez jamais un scientifique qui n'a pas plus ou moins triché quand il a produit des dessins pour illustrer ses écrits ». Bon. Voyez, il m'a dit carrément « tout le monde triche ». Tout le monde triche, parce que c'est la règle, si j'ose dire, dans ce milieu, pour pouvoir maintenir le dogme en place. Ça peut paraître extraordinaire, et pourtant c'est vrai ! C'est absolument vrai.


D. de Plaige - Et donc, on enseigne toujours dans les manuels scolaires…


J. Sider - On enseigne toujours dans les écoles, dans les universités, la justesse des théories qui sont illustrées de croquis qui sont quelquefois faussés. Malheureusement c'est vrai.


D. de Plaige - Alors on voit toutes sortes de choses dans ce domaine, y compris un scientifique qui a proposé la théorie de l'évolution à l'envers : à savoir, le singe descend de l'homme, les reptiles retournent à la mer et deviennent poissons…


J. Sider - Oui.


D. de Plaige - Vous pouvez nous développer un petit peu, ça paraît assez fantastique.


J. Sider - Oui, c'est un zoologue et un ichtyologue, hein, spécialiste des poissons, qui s'appelle Monsieur François de Sarre, avec qui je suis en relation. D'ailleurs il a, à la suite de la petite mention de son nom qui est apparue dans mon livre, il m'a écrit pour dire qu'il était pas très satisfait de la façon dont j'avais daté. Alors bon, on s'est raccommodés depuis, au contraire, on est devenus maintenant des amis, et dans mon prochain bouquin, jje fais passer un texte en annexe pour, disons, le dédommager, si j'ose dire, pour lui permettre de s'exprimer lui-même et d'exposer sa théorie. Qui est pas inintéressante en soi, mais je pense qu'il doit se tromper. Mais après tout, moi, vous savez, je dis aussi dans mes livres que je peux me tromper. Y a rien qui est sûr dans ce domaine.


D. de Plaige - C'est vrai. Mais alors vous, vous dites à plusieurs reprises, donc : l'homme paraît sur terre, puis des dérivés, des dégradés produisent des singes, selon lui, c'est ça ?


J. Sider - Ben, j'ai pas suivi complètement sa pensée, parce quand j'ai vu sur quelle voie il s'engageait, je me suis dit : Oh la la ! à mon avis, il se plante, hein. J'ai peut-être eu tort de pas complètement prendre connaissance de son hypothèse, mais c'est une hypothèse, bon, qui à mon avis ne tient pas la route, mais ceci étant dit, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, y a rien de sûr dans ce domaine… il n'y a que des théories, on n'a aucune certitude. Et une théorie, ça ne restera toujours qu'une supposition.


D. de Plaige - Jusqu'au moment où elle est remplacée par quelque chose qui est…


J. Sider - Voilà.


D. de Plaige - sur des bases solides.


J. Sider - Oui, mais pour l'instant ce n'est pas le cas. Il y a des théories qui chassent d'autres théories, mais ça restera toujours des théories. Y a aucune preuve formelle.


D. de Plaige - Alors l'homme ne sait actuellement pas d'où il vient...


J. Sider - Nous ne savons pas d'où nous venons, et d'ailleurs, y a pas si longtemps que ça…


D. de Plaige - Quelles sont les trois théories ?


J. Sider - Il n'y a pas si longtemps que ça - puisque je suis abonné à plusieurs revues scientifiques, dont Science & Vie - dans Science & Vie j'ai vu, j'ai même repris la phrase de Science & Vie pour la mettre dans mon deuxième tome, là, et cette phrase dit : "A l'heure actuelle, on ne sait toujours pas d'où nous venons". Ça, c'est quand même intéressant. Surtout dans Science & Vie, parce qu'en général, Science & Vie ils n'aiment pas trop dire qu'il y a des choses qu'ils ne comprennent pas, hein ! C'est une revue qui est très rationaliste.


D. de Plaige - Effectivement, Science & Vie est assez dure avec les théories « différentes ».


J. Sider - Oui, mais depuis quelque temps je note dans certains articles qu'on lâche , comme ça, quelques informations qui dénotent l'impuissance des scientifiques à cerner la vérité dans ce domaine-là.


D. de Plaige - Alors quelles sont les théories en présence à part la Théorie de l'Evolution, que vous venez de balayer, enfin que vous balayez plus en détails évidemment dans votre livre, et qui est un gros morceau ; vous avez évoqué, comme ça en passant, la panspermie, mais il y a aussi la panspermie dirigée…


J. Sider - Oui…


D. de Plaige - Et puis l'usine volcanique océanique.


J. Sider - Je n'ai pas voulu non plus trop développer cette théorie, parce qu'elle n'est pas... à mon avis ça ne correspond pas non plus aux éléments que nous avons rassemblés depuis quelques années.


D. de Plaige - Mais quoi qu'il en soit, on est toujours à la recherche de ces fameux acides aminés, les briques constitutives [des protéines], et on recherche l'origine des ces acides aminés.


J. Sider - Voilà. Voilà.


D. de Plaige - Alors les acides aminés venant de l'Espace, venant du fond des océans…


J. Sider - Oui, on a supposé, on a émis différentes théories. On a surtout, dernièrement, pensé qu'il s'agissait d'acides aminés qui auraient été transportés par des météorites – en provenance de l'Espace, mais bon... On n'est pas sûrs non plus parce que vous savez, traverser l'Espace, ça implique quand même pour ces acides aminés d'être détruits, carrément…


D. de Plaige - Peut-être pas dans la glace…


J. Sider - Dans le froid, dans le froid glacial de l'Espace. Et puis les rayons cosmiques aussi, qui peuvent détériorer les acides aminés, donc c'est pas certain. C'est une théorie qui tient encore, mais c'est pas encore définitif.


Vous m'avez demandé mon avis sur l'évolutionnisme, sur les éléments qui contredisaient l'évolutionnisme, alors je vous signale qu'il y en a quand même un qui est énorme ! et qui est connu depuis très longtemps mais on n'en parle pas, bien entendu, dans les universités, c'est le fait que les fossiles qui ont été trouvés dans différentes couches, que ce soit le primaire, le tertiaire, le secondaire, etc., invalident complètement l'Evolutionnisme. Tout simplement parce que les animaux et les plantes fossilisées qui ont été retrouvées, soit correspondent à des espèces qui ont maintenant disparu, soit correspondent à des espèces qui sont toujours existantes et qui n'ont pas évolué. C'est-à-dire que en plusieurs centaines de millions d'années, puisqu'il y en a qui ont jusqu'à 400 000, presque 500 000 – même je crois qu'il y a des fossiles qui ont dépassé 500 millions d'années – on retrouve exactement la même structure physique, donc dans ces couches de terrain vieilles, très vieilles, de plusieurs centaines de millions d'années, que leur descendance actuelle. Y a aucune modification, y a pas de mutants, y a pas de chaînon manquant. Et ça, c'est une sérieuse épine dans le pied des évolutionnistes. Mais y en a d'autre encore, hein, mais j'ai pas tout en tête; comme je ne suis pas scientifique, je n'ai pas la capacité, toujours, de retenir les informations très techniques que je décortique dans les bouquins. Mais enfin, les fossiles, ça c'est vraiment le bât qui blesse dans le domaine de l'évolutionnisme. Dans toutes les disciplines de la science, il y a des faits qui s'opposent à l'évolutionnisme, mais on le dit pas aux étudiants dans les universités, c'est passé sous silence. Et même quand vous avez, par exemple, une découverte qui se fait, qui invalide l'évolutionnisme, qui est donc une découverte qui a été rendue publique, eh bien, les manuels universitaires ne répercutent pas l'information dans les éditions qui viennent par la suite. Par exemple, je vais vous citer un cas : récemment, on a découvert que l'Homme de Néandertal [Homo sapiens neanderthalensis ] n'était pas l'ancêtre de l'homme c'était pas un ancêtre de l'homme. On l'a découvert en 97 à partir de l'analyse de l'ADN donc d'un os qui provenait des fameux restes en question, et on a découvert qu'il n'avait aucune parenté, notamment au niveau de l'origine maternelle, aucune parenté avec l'être humain. Ça, ça a été divulgué récemment, je crois, dans La Recherche, ou dans Science & Vie, je ne me souviens plus. Mais enfin, c'est tout récent, hein, c'est… la divulgation, parce que la découverte, elle a été faite en 1987 par une équipe de six scientifiques. Alors évidemment, tout de suite il y a eu une levée de bouclier : Ah ! ils se sont trompés ! C'est toujours comme ça vous comprenez chez les scientifiques : s'il y a une équipe qui sort du chemin dictatorial de l'évolutionnisme *, tout de suite l'opposition se dresse comme un seul homme et fait chorus pour nier l'évidence, pour nier la validité des recherches qui ont été faites.


Bon, jusqu'à preuve du contraire, l'homme de Néandertal, il est pas l'ancêtre de l'être humain. Donc, c'est peut-être pas encore définitif parce qu'il faut des contre-analyses mais vous savez, dans le domaine de la science, quand il s'agit de dissimuler quelque chose, on n'a pas peur de dire qu'il y a des scientifiques qui se sont trompés - à partir du moment où ça gêne le dogme, on dit qu'ils se sont trompés.


D. de Plaige - Ce dogme auquel on s'accroche... Bon, alors ça, ça constitue à peu près la moitié de votre ouvrage...


J. Sider - Oui.


D. de Plaige - ...pour savoir sur quelles bases nous parlons. Et puis on rentre dans un aspect pour moi assez inédit, c'est le comparatif entre les enlèvements au sabbat, les sorcières d'antan et du temps de l'Inquisition aussi, mais jusqu'aux Sumériens, pour dire…


J. Sider - Ah oui ! Y en a eu de tous les temps. Mais disons qu'ils ont été mis en exergue du temps de l'Inquisition, puis y a eu des procès, y a eu, donc, des comptes rendus qui ont été enregistrés, etc., donc on a encore des livres, qui ont été écrits par certains Inquisiteurs, certains juges laïques aussi. Et on a tous ces ouvrages?là, qui apportent une somme d'informations extraordinaire.


D. de Plaige - Et vous les mettez en parallèle avec les enlèvements des abductions…


J. Sider - Voilà. J'ai découvert plusieurs parallèles - j'en ai cité vingt dans mon livre mais j'aurais pu en citer beaucoup plus -, des parallèles des analogie, si vous voulez, entre enlèvements modernes et enlèvements anciens ; y a les mêmes schémas mais dans un autre habillage. Voilà, aujourd'hui c'est la soucoupe volante, donc les gens en principe sont emmenés du moins on leur fait croire qu'ils sont emmenés dans un vaisseau spatial, et autrefois =y avait pas de soucoupes volantes, y avait pas ces concepts-là de vie extraterrestre, donc on emmenait les gens dans un lieu pour faire des ripailles, et se livrer à toutes sortes de de manifestations orgiaques, etc. On les transportaient pas à ce moment?là sur des soucoupes volantes, on les transportaient sur un démon, sur un animal, sur un balai, sur le dos d'une sorcière, etc.


Voilà, c'était comme ça. Mais sinon, il y a exactement les mêmes scènes de réalité virtuelles qu'on leur induit dans l'esprit. Et parfois les gens d'ailleurs ne quittaient pas leur domicile ; manifestement c'était, disons, des subterfuges qui étaient induits dans le cerveau des gens.


D. de Plaige - On va détailler tout cela.


J. Sider - Voilà.


D. de Plaige - Là, le décor est planté, on a une idée du contenu, du moins de la trame de votre livre. On va détailler tout cela après une pause musicale.


J. Sider - D'accord.


D. de Plaige - Et je rappelle que nous sommes avec Jean Sider.


(Pause)


Ici et Maintenant 95.2, La Vague d'Ovnis, notre invité est Jean Sider. Alors on vient de situer un peu le décor… Euh Jean Sider, pendant quelques années, votre réputation est celle d'un propagateur de la théorie « tôle et boulons », en quelque sorte…


J. Sider - C'est exact.


D. de Plaige - Oui, et puis vous avez viré dans la filière Jacques Vallée, un peu, l'hypothèse psycho?folklorique…


J. Sider - C'est pas tout à fait ça, hein. Je pense qu'il existe une intelligence supérieure au?dessus des hommes qui produit les phénomènes paranormaux en général et Ovnis en particulier, mais je suis pas du tout convaincu que cette intelligence est extraterrestre, d'une part, et est humaine comme nous. Je pense plutôt qu'il s'agirait - mais encore une fois je dis que je peux me tromper -, il s'agirait plutôt d'une intelligence énergétique, fluidique, qui aurait la possibilité de se matérialiser dans n'importe quelle forme. Elle a une maîtrise absolue sur les particules de la matière, et il y a beaucoup de témoignages qui vous donnent cette impression-là, beaucoup plus même qu'on le croit.


Par exemple, y a des cas de… qui ont été rapportés par des gens qui se disent avoir été abductés dans un Ovni, c'est-à-dire avoir été enlevés à bord d'une soucoupe volante - où d'un vaisseau spatial, si vous préférez -, et qui ont vu des êtres qui se transformaient : soit en animal, soit qu'ils changeaient de forme, soit ils prenaient l'apparence d'un être humain connu de la personne qui était enlevée (ce qui est quand même assez extraordinaire) ou encore qui prenaient la forme d'un être humain décédé connu de la personne abductée.


Voyez que ça implique quand même beaucoup de choses. Bon, ça implique d'une part la manipulation de l‘esprit du témoin qui a pu être leurré avec des artifices, mais ça implique aussi, dans le cas où cette entité aurait la possibilité de se matérialiser dans notre espace-temps, la possibilité pour elle de se manifester sous n'importe quelle forme.


Voilà, c'est une des raisons qui m'incite à penser que c'est pas forcément des créatures de chair et de sang comme nous.


D. de Plaige - Donc vous n'écartez pas...


J. Sider - Je n'écarte pas l'idée qu'il s'agisse d'extraterrestre en chair et en os, hein, je dis simplement que la somme des données que nous avons collectées depuis déjà pas mal d'années - 50 ans - indiquent qu'il y a une possibilité pour que la solution ne soit pas celle à laquelle beaucoup de gens ont pensé, y compris moi. Effectivement, pendant plus de dix ans j'ai cru qu'il s'agissait d'extraterrestres qui venaient dans des vaisseaux spatiaux nous visiter, et puis qu'ils n'osaient pas prendre contact avec nous, etc., pour des raisons qui étaient les leurs, et tout. Mais maintenant j'ai changé d'avis ; je ne suis plus du tout « tôle et boulons »


D. de Plaige - Là, cette fois vous proposez carrément ce que j'appellerais une "théorie unitaire" de tous les phénomènes Ovnis ou parapsy, ou spirites…


J. Sider - Oui…


D. de Plaige - …médiumniques, défunts, etc. Votre théorie unitaire est que l'on retrouve derrière chacun de ces phénomènes apparemment distincts - bien distincts, qui font école dans des domaines cloisonnés - votre théorie unitaire c'est qu'il s'agit des mêmes entités manipulatrices, menteurs et menteuses, mensongères, les mêmes, la même source derrière tous ces phénomènes.


J. Sider - Oui, je pense qu'il s'agit de la même intelligence, mais il pourrait s'agir évidemment, en ce qui concerne les entités elles-mêmes, des extensions multiples, hein - y aurait une matrice qui serait directrice de toute cette opération, et qui se situerait… alors là, je sais pas où elle se trouve. Elle se trouve sur Terre, probablement, mais où exactement, je n'en sais rien, et elle manipulerait les êtres humains à partir d'entités qui auraient une certaine autonomie. C'est pour ça qu'elles sont assez diversifiées, et y a pas que les extraterrestres, y a les esprits des morts, autrefois y avait les fées, les dieux, les esprits du plan astral, etc. Elles s'identifient selon les concepts des personnes qui ont affaire à elles. Donc y a toute une diversité d'identités, mais y a aussi les mêmes techniques qui sont employées par ces différentes identités apparentes, mais en fait je pense que ces sont les mêmes. D'ailleurs dans certains cas d'Ovnis, des observations rapprochées, ou encore des témoignages d'enlèvements, il y a interférence de plusieurs types de phénomènes, comme les phénomènes de poltergeists, les apparitions religieuses. Y a eu des gens, y a des gens qui ont vu des apparitions religieuses - Jésus, Marie, etc. - qui sont apparues dans l'Ovni où ils se trouvaient ! C'est ça qui est extraordinaire.


D. de Plaige - Le meilleur exemple c'est Raël. Que dites vous aux raëliens ? Raël prétend avoir vu Moïse, Abraham, etc. à bord des Ovnis à l'occasion de dîners somptueux…


J. Sider - Ah ben, je ne sais pas. Je ne me suis jamais trop intéressé à Raël, parce que je pense que là il est allé beaucoup trop loin, et puis je pense qu'il tire surtout un bénéfice lucratif, dirons?nous,  a se faire passer pour un envoyé des extraterrestres ou un envoyé de Dieu, je sais pas exactement... il se prend pour un prophète ou quelque chose comme ça, je crois ? Il a fondé une secte ; il est établi maintenant, je crois oui, il est au Canada maintenant !


D. de Plaige - C'est ça, oui. Et il sort d'un récent procès qu'il a perdu d'ailleurs contre un ancien, un ami d'enfance auquel il avait avoué qu'il n'avait fait que mentir, évidemment.


J. Sider - Ouais, moi je pense qu'il a appuyé beaucoup sur le champignon, hein…


D. de Plaige - Revenons aux visions, donc, y compris religieuses à bord des engins, que l'on produit… alors pour vous c'est une hallucination produite dans le champ de la conscience de l'enlevé.


J. Sider - Oh, je pense, oui. Je pense que la plupart de ce que, pour ne pas dire tout ce que prétendent voir les abductés, tout ça, ça se produit dans leur cerveau. L'entité est carrément dans le cerveau de la personne, à mon avis c'est ça. D'ailleurs, y a eu une affaire que j'ai citée - je sais plus si je l'ai citée dans mon dernier livre, mais je l'ai citée dans un de mes livres -, c'est l'affaire du policier Schirmer qui s'est déroulée aux États-Unis en 1967. C'est un policier ui avait vu un Ovni atterrir, il avait été emmené à bord de l'Ovni, et à bord de l'Ovni il avait vu des êtres humains normaux , qui avaient des uniformes assez curieux, et on lui avait montré un tas de choses, etc. Et quand il a été restitué à son environnement, il a tout de suite averti ses supérieurs. Il a dit : Je crois que j'ai été enlevé, et tout. Et on l'a mis sous régression hypnotique, et sous régression hypnotique, il répondait aux questions de l'hypnotiseur, et il donnait tellement d'informations sur ce qu'il avait vu et sur ce qu'il avait appris dans l'engin supposé où il avait été emmené que, à la fin de la séance, celui qui menait la séance lui a dit : Mais comment ça se fait que vous connaissez toutes ces informations ? Alors il a répondu : Mais c'est quelque chose qui me le dit dans mon esprit. Quand vous posez votre question, ils me donnent la réponse.


D. de Plaige - Hum hum.


J. Sider - Donc vous voyez, l'entité était présente pendant la séance de régression hypnotique ! Et y a un autre chercheur, c'est un chercheur mexicain dont j'ai pas le nom en tête, mais qui s'est aperçu lui aussi en faisant des régressions hypnotiques que les gens répondaient, c'était l'entité qui faisait répondre, qui donnait les réponses aux personnes qui étaient hypnotisées. Et ça, ça a complètement échappé aux chercheurs américains.


Euh y a… j'ai plusieurs livres dans ma bibliothèque qui parlent du cas Schirmer mais qui ne donnent pas ce détail. Je l'ai trouvé dans un tout petit bouquin d'Eric Norman, je crois qu'il s'appelle, l'auteur, qui donnela retranscription complète de la séance de régression qu'a subie le policier Herbert Schirmer, et lui, donne cette indication. Alors que ses collègues, comme Jerome Clark, etc., ne donnent pas cette indication. Alors qu'elle aurait dû tout de suite sauter aux yeux des chercheurs américains. Mais je sais pas pourquoi ils ont fait l'impasse sur cette indication, qui est quand même primordiale.


D.de Plaige - Ben non, elle leur paraissait pas signifiante, c'était pas ce qu'ils cherchaient.


J. Sider - Ouais. Ben, je vais vous citer au autre exemple de cen… d'autocensure des chercheurs américains. Y a… à peu près 5?6 ans, j'ai réussi à placer un texte dans la revue américaine MUFON Ufo Journal, qui est une des revues - c'est un mensuel -, une des revues disons les plus anciennes et puis aussi peut-être les plus sérieuses concernant le phénomène Ovni aux États-Unis. J'ai réussi donc à placer un texte ; je l'avais traduit en anglais, je l'ai fait corriger par Anne Drufel, qui est une chercheuse américaine avec qui j'ai eu quelques correspondances ces dernières années, elle m'a parrainé su j'ose dire auprès du directeur de la revue américaine, et mon texte a été publié.


Ensuite, quand j'ai mis à jour les affaires de transports au sabbat, qui étaient très proches des enlèvements modernes, j'ai envoyé un autre texte - toujours corrigé par Anne Drufel - et toujours avec son parrainage, je l'ai envoyé au MUFON Ufo Journal : il n'a jamais été publié. On a fait la même opération, toujours avec le parrainage d'Anne Drufel, auprès de Gordon Creighton, - il est décédé depuis peu d'ailleurs, je crois qu'il est mort cette année -, qui était directeur de la Flying Saucer Review, la plus grande revue anglaise dévolue au phénomène Ovni, on lui a envoyé un texte trapu, bien charpenté, bien référencié : il n'a jamais été publié. Il y a quelque chose qui leur est pas passé dans la gorge, quoi, c'est resté coincé. Et j'ai noté souvent comme ça que les chercheurs - même chez les Français, y a pas que les Américains, c'est général - ils ont des tabous, y a des choses qu'ils ne supportent pas. Il y a des chercheurs qui n'admettent pas que des gens puissent être enlevés à bord des Ovnis ; y en a d'autres qui n'acceptent pas que des mutilations de bétails puissent se produire aux États-Unis, en Argentine, etc. Y a des tas de tabous qui règnent, et puis chacun a sa petite opinion et c'est pour ça que les querelles d'école abondent et qu'on n'arrive pas à s'entendre. Y a deux chercheurs qui ont exactement le même type d'opinion, qui sont sur la même longueur d'onde - y en a aucun !


D. de Plaige - Mais, Jean Sider, vous créez vous-même un nouveau tabou : celui des enlèvements « non enlevés », des ravis non enlevés par exemple …


J. Sider - Non, c'est pas un tabou…


D. de Plaige - Si, parce que vous êtes seul dans votre cas et…


J. Sider - Ah non, pas du tout. Non non j'ai…


D. de Plaige - …à affirmer qu'il n'y a aucuns enlèvements physiques.


J. Sider - Ah ! je n'ai pas dit ça ! Je dis simplement qu'il y a des éléments dans certaines restitutions des séances hypnotiques qui ont été faites sur des gens supposés avoir été enlevés qui indiquent qu'ils n'ont pas été enlevés corporellement. Ceci étant dit, je reconnais qu'il y a des gens qui ont été déplacés corporellement. Ils ont été enlevés à partir d'un endroit précis, ils ont été rendus à leur environnement à - je sais pas - 5 km, 50, 100, 1000 km plus loin. C'est vrai, c'est tout à fait vrai. Y a donc une … une indication qui tend à nous laisser penser que ces entités ont le pouvoir de déplacer dans l'espace des corps humains. Par contre, je suis pas du tout convaincu que quand on les emmène dans une soucoupe volante, ce soit une vraie soucoupe volante, hein. Ha ! Ha ! Ha !


D. de Plaige - Oui, on va y venir. Mais dans le cas de déplacement d'automobilistes, vous laissez entendre qu'il est possible que le conducteur ait luii-même … ce soit luii-même déplacé dans un endroit inattendu…


J. Sider - Ouais.


D. de Plaige - Par une conduite en état hypnotique.


J. Sider - Oui, je vous explique pourquoi. Parce que il y a plusieurs cas -qui sont pas nombreux, je vous le dis tout de suite, hein - mais il y a plusieurs cas d'automobilistes qui ont été abductés à partir de leur automobile, et quand ils ont repris conscience, la voiture roulait en plein trafic.


D. de Plaige - Hum hum…


J. Sider - Alors qu'est-ce qui s'est passé ? S'ils ont été enlevés dans une soucoupe volante, la voiture, elle roulait toute seule ? Donc y a quelque chose qui va pas. Et à mon sens, c'est l'entité qui a avait pris le contrôle du cerveau du conducteur, qui a fait ce qu'elle avait à faire dans le cerveau du conducteur, et le conducteur n'avait pas la maîtrise de sa conduite, c'était l'entité qui dirigeait la manoeuvre.


D. de Plaige - Hum. Je me suis aperçu, Jean Sider, encore très récemment, que même le terme « abducté » n'était pas familier à tous nos auditeurs…


J. Sider - Non.


D. de Plaige - …l'histoire, l'idée d'enlèvement…


J. Sider - Voilà.


D. de Plaige - …à moins d'avoir fréquenté les oeuvres de Marie-Thérèse de Brosses, par exemple, ou d'avoir suivi longuement ces programmes de "La Vague d'Ovnis" sur cette antenne, ou d'avoir lu un certain nombre d'ouvrages, on ne sait pas, communément, en quoi peut bien consister un enlèvement. Est-ce que vous pourriez nous donner un schéma type, avec ses variantes ?


J. Sider - Voilà. Alors d'abord, que je vous dise, j'ai choisi le le… de franciser le terme anglo?saxon abducting pour en tirer abducter, abduction pour enlèvement, et abducté pour enlevé. Pourquoi ? Parce que j'ai voulu faire la différence entre enlèvement, qui a l'air plutôt d'être un rapt corporel, physiquement réalisé, alors que « abduction », à mon avis, est plus nuancé.


Alors en ce qui concerne les enlèvements ou abductions, comme vous préférez, y a plusieurs types d'abduction. Il y a l'abduction chez soi, y a l'abduction dehors, soit vous êtes en pleine nature, à marcher à pied, ou vous êtes en voiture… Et puis y a plusieurs façons aussi de concevoir l'abduction. Ça commence en général, je… mais pas toujours, par l'observation soit d'une petite boule de lumière, soit on entend un son très aigu, une sorte de sifflement, la petite boule de lumière peut se transformer petit à petit en grosse boule puis ensuite en Ovni - mais c'est pas systématique : quelquefois il y a des gens qui sont enlevés simplement parce qu'ils ont entendu un son, et ensuite… ou alors ils ont vu une petite boule lumineuse - ça, ça arrive souvent dans les histoires de bedroom visits, hein. Les bedroom visits, c'est les visites en chambre, ça veut dire que la personne est couchée dans son lit, et elle est abductée à partir de son lit. Mais quelquefois elle est même abductée pendant son sommeil, donc elle a rien vu elle a rien entendu.


Alors y a plusieurs type d'abductions et c'est pas toujours le même scénario qui se déroule pour indiquer qu'il va y avoir abduction.


« Modifié: 18 mars 2015 à 23:37:24 par katchina »
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Re : Jean SIDER - La vague d'ovnis - ovnis usa - Les hommes en noir ou MIB
« Réponse #6 le: 07 septembre 2008 à 00:01:01 »

La suite ...

D. de Plaige - Huhum.


J. Sider - Voilà.


D. de Plaige - Donc la personne est amenée à suivre ou à accompagner ou se trouve portée, quel que soit le cas, par des êtres de diverses apparences, dans un lieu où il subit - souvent - un examen médical.


J. Sider - Voilà. C'est la constante, un petit peu, de tous ces événements. Il y a plusieurs épisodes qui sont récurrents dans ce type de phénomènes, hein. Il y a donc l'enlèvement, la personne est amenée à bord de la machine - quelquefois elle ne sait pas comment elle a été amenée, mais quelquefois elle le sait : elle a été amenée par une espèce de rayon tracteur ou un faisceau lumineux tracteur qui l'amène à bord d'une machine volante qui se trouve à proximité de l'endroit où elle se trouvait, et elle est amenée à bord. Elle de toute façon, elle ne peut plus faire quelque chose de sa propre initiative, elle est entièrement sous le contrôle des entités.


A bord de la machine, bon, il y a effectivement une espèce de check-up qui est pratiqué sur sa personne ; on la… en général on l'étend sur une table ou quelquefois on l'installe dans un fauteuil qui ressemble un petit peu à un fauteuil de dentiste, voyez ce que je veux dire…


D. de Plaige - Huhum.


J. Sider - …et y a des entités qui viennent autour de cette personne, on lui passe des petits instruments sur le corps. Quelquefois ce sont des instruments qui ressemblent à des stylos ou à des petites lampes poche ou des chose comme ça ; y a des tas d'appareillages autour, dont les entités se servent pour faire des prélèvements de sang, des prélèvements de cheveux, des prélèvements d'ongles, des prélèvements de tissus divers,


D. de Plaige - Ou d'ovules…


J. Sider - …mais sans trop faire de mal, enfin ça dépend, y a quelquefois des gens qui souffrent quand même, qui ressentent des douleurs, mais en général ça se passe pas trop mal.


Voilà. Et puis ensuite on l'envoie faire un tour pour une sorte de visite des lieux ; c'est pas toujours le cas non plus, tous les épisodes ne se répètent pas systématiquement, mais la visite, le check?up, ça, c'est pratiquement dans chaque cas.


D. de Plaige - Oui oui mais, on est tout à fait d'accord là-dessus. Ce que je vous convie à faire, en quelque sorte, c'est la description que fait Raymond Moody dans "La vie après la vie", paru en 75, lorsque il aborde la décorporation aux approches de la mort…


J. Sider - Oui…


D. de Plaige - …le schéma type, sachant qu'évidemment toutes les composantes ne s'y trouvent pas à chaque fois. Le schéma type, là vous êtes effectivement en train de nous le décrire, en gros c'est cela. Puis la personne se trouve ramenée, et garde une partie ou très peu mémoire de ces événements…


J. Sider - Voilà, es souvenirs conscients varient selon les individus, y a des individus qui ne se souviennent strictement de rien de ce qui s'est passé à l'intérieur de l'engin, ils ne soupçonnent même pas avoir été enlevés. C'est plus tard, ils ont des flashs, ou peut-être à la lecture de livres spécialisés, ils se rendent compte que « tiens, moi j'ai peut-être vécu ça aussi. Je vais contacter un hypnothérapeute, pour voir si j'ai vécu le même genre d'expérience, etc. ».


Par contre, y a des gens qui ont gardé des souvenirs conscients. D'ailleurs dans le livre du professeur de psychiatrie John Mack, qui a été traduit en français, il dit bien que la plupart de ses patients, disons 7 sur 10, lui ont rapporté des souvenirs en parfaite conscience, il a pas eu besoin de les hypnotiser. Donc il part de ce principe pour dire que les gens n'affabulent pas, parce que, bon c'est un psychiatre professionnel, donc il peut savoir quand il a affaire à un menteur pathologique ou à une personne qui est saine d'esprit et qui raconte la vérité, du moins sa vérité, ce qu'elle croit être la vérité. **


D. de Plaige - Bien, alors ça, c'est, disons, c'est le…


J. Sider - Il faut pas croire que tout le monde restitue des souvenirs sous hypnose, hein, il y a des gens qui gardent le souvenir conscient de ce qui se serait passé dans la machine durant leur abduction.


D. de Plaige - Alors ça c'est le schéma général. On ne s'est pas encore étendu sur les préoccupations apparemment sexuelles récurrentes des entités, très préoccupées par l'activité sexuelle humaine…


J. Sider - C'est vrai.


D. de Plaige - …les prélèvements d'ovules, de sperme…


J. Sider - Ouais. L'activité sexuelle des êtres humains intéresse beaucoup les entités, semble-t-il, et d'une façon générale la plupart des abductés, enfin une grande partie, ont fait l'objet de prélèvements, de sperme pour les hommes, d'ovocites pour les femmes, mais c'est pas non plus systématique, hein. Mais disons qu'on retrouve de plus en plus souvent ce schéma-là. Et les ent…. quand ils posent des questions, quand ils arrivent à poser des questions, ou du moins quand on leur permet de poser des questions parce qu'en général l'esprit des témoins est sous le contrôle des entités, les gens disent : Mais pourquoi vous faites ça ? Alors les réponses varient mais, en général, celle qui revient le plus souvent c'est le fait que les entités prélèveraient des matériaux génétiques pour préserver la race humaine d'une disparition éventuelle, suite à une catastrophe naturelle qui peut survenir dans les prochaines années, ou peut-être dans les prochains siècles, je ne sais pas, hein.


Mais c'est pas toujours cette réponse-là qui est faite, parfois on dit : Ah, c'est parce qu'on veut mélanger les gènes de l'être humain avec les gènes de nos représentants pour créer une race hybride, parce que cette race hybride est appelée à remplacer la vôtre, dans un avenir qui se situe on ne sait pas trop quand, hein.


Y a différentes réponses qui sont faites, mais en général c'est ces deux-là qui reviennent le plus souvent.


D. de Plaige - Alors ces préoccupations sexuelles les mènent parfois à accomplir de véritables viols en prenant le masque et l'apparence du conjoint pour faciliter les choses…


J. Sider - Exact. Ça arrive quand ils ont des difficultés avec certains… enfin, c'est ce qui me paraît à moi pas évident forcément, mais disons c'est ce que je pense… quand certains abductés font des difficultés, ne coopèrent pas totalement avec les entités et ne font pas toujours ce qu'elles veulent, il se peut qu'une certaine violence intervienne. Donc on peut penser que dans certains cas il y a une forme de viol qui est opéré, chez certaines femmes notamment, et pour faciliter cette opération, il arrive que l'entité prenne la forme d'un être cher, soit d'un mari, d'un amant, d'un fiancé ou j'ai même un cas dans les dossiers, là, que je vais citer dans mes prochains bouquins, qui cite le cas d'une femme qui a été, disons « honorée » de la visite sexuelle de… d'un acteur de cinéma parmi ceux… disons que c'était l'acteur de cinéma qu'elle préférait, quoi ! Ha ! Ha ! Ha !


Donc l'entité a puisé dans son cerveau l'image de cette vedette de cinéma pour faciliter son opération.


D. de Plaige - Eh oui ! Donc ils sont polymorphes…


J. Sider - Ils sont polymorphes ou du moins ils le font croire. Euh je ne suis pas certain… mais si, je pense quand même qu'ils sont polymorphes, puisqu'ils arrivent à matérialiser des formes dans notre espace-temps, puisque… On a des preuves de cela, hein, ça s'est passé dans les années 1870, 1871-1872 - le professeur Crookes, qui est scientifique anglais de haut niveau, qui a obtenu en son temps pas mal de distinctions, à fait des études sur les manifestations ectoplasmiques d'entités – vous savez dans ces fameuses expériences de tables tournantes qui étaient très à la mode à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, et surtout en Angleterre mais enfin il y en a eu en France aussi - et il a pu contrôler la matiéralité… la matérialité d'une entité qui s'est matérialisée en présence de plusieurs témoins, dont le professeur Crookes et quelques scientifiques qui avaient accepté de venir, il a pu la toucher, écouter son coeur qui battait, écouter le pouls, la peser, et ce qui était curieux c'est que quand il la pesait à à… plusieurs intervalles de temps, le poids… le poids était différent ainsi que la taille. Hin ! Hin ! C'est quand même amusant !


D. de Plaige - Hum hum.


J. Sider - Et donc on sait qu'elles peuvent… que ces entités peuvent matérialiser des formes corporelles temporairement. Et elles peuvent se mettre à l'image de… de ce qu'elles veulent ; elle peut prendre le faciès d'une personne même vivante, ou morte… En l'occurrence, le professeur Crookes, il a eu affaire à une jeune femme qui lui a dit : Moi, je suis l'esprit d'une jeune femme qui est morte il y a tant d'années, etc. Bon… Elle se faisait appeler Katie King - je sais pas si c'était pas son vrai nom, d'ailleurs. Bon, on l'appelait comme ça, Katie King, et elle a donné plusieurs fois des... elle est apparue plusieurs fois dans ces cercles de spirites anglais, et sous contrôle parfait, y a pas eu de supercherie parce que quelquefois y a eu aussi supercherie dans ce domaine-là. Et là c'était pas de la supercherie, ça a été prouvé donc scientifiquement, mais bon la science n'a pas tenu compte de ça, et on a fait comprendre au professeur Crookes que s'il continuait ses petites expériences de spiritisme, ça allait entacher sa carrière, et puis au bout d'un certain temps il a abandonné.


D. de Plaige - Hum hum. Donc ils sont polymorphes, capables de manipuler notre esprit, mais capables également de créer le décor…


J. Sider - Oui.


D. de Plaige - …et de créer ce qu'on appelle « tôle et boulons » se déplaçant dans le ciel … si l'on suit votre explication.


J. Sider - Voilà. Oui, je pense qu'il peuvent aussi, donc, s'ils peuvent le faire avec les humains ils peuvent le faire avec aussi le matériel, hein. Ils peuvent matérialiser des formes d'objets, de toutes sortes, y compris des machines volantes. C'est pour ça que je pense qu'on peut comprendre pourquoi y a le phénomène de visibilité et d'invisibilité subite qui se passe. Quelquefois les gens disent : J'ai vu l'ovni apparaître brusquement. Ou alors c'est le contraire, l'ovni a disparu sur place, comme s'il s'était… comme on éteint une lumière. Et je pense que c'est ça ; y a pas de déplacement dans l'espace - c'est pas toujours le cas, bien sûr – mais quand ça arrive, je suppose que c'est l'objet qui se dématérialise quand il disparaît ; et s'il apparaît brusquement, je pense que c'est l'effet de la matérialisation brutale.


D. de Plaige - Donc, Jean Sider, pour résumer à ce stade, parce que nous n'en sommes qu'au début…


J. Sider - Oui.


D. de Plaige - De la théorie de l'ovni « tôle et boulons », vous en êtes venu à une version actuellement 100 % immatérielle, manipulée par des entités. Toutefois, il y a deux ou trois éléments que nous n'avons pas envisagés, c'est les échos radar, d'une part ou le déplacement, esquissé tout à l'heure, de la personne dans un véhicule, qui se retrouve à des distances considérables. Comment l'immatérialité pourrait-elle se manifester pour produire ce genre de chose ?


J. Sider - Euh moi j'explique ça à ma manière, bien sûr. Evidemment, ça va faire bondir pas mal d'auditeurs ! Je pense que les gens ne voyagent pas corporellement; je pense qu'ils voyagent sous une autre forme. Ils doivent voyager sous la forme des entités, c'est-à-dire sous une forme fluidique – ils sont eux-mêmes dématérialisés. C'est ce que je suppose, attention, hein ! Je m'engage là mais…


D. de Plaige - Prudemment.


J. Sider - Ha ! Ha ! Ha ! Non mais… ils n'ont pas besoin de matériel pour se déplacer. Si ces entités sont, comme je le suppose, énergétiques, fluidiques, et qu'elles se déplacent donc comme des ondes, elles n'ont pas besoin de matériel, pas besoin d'engins comme nous nous en avons – les avions, la navette spatiale, etc. - elles n'ont pas besoin de ça.


D. de Plaige - Oui, mais comment peuvent?ils déplacer nos engins - par exemple une voiture ?


J. Sider - Ils ont accès à… à la matière de… de l'objet ou de la personne qu'ils veulent soulever en l'air ; ils s'intègrent carrément dans… dans le… l'objet ou la personne qu'ils doivent soulever, qu'ils doivent déplacer.


D. de Plaige - D'accord, et les échos radar ?


J. Sider - Comment ? Alors les échos radar, les échos radar ça peut effectivement être de vrais échos qui ont été faits à partir d'une machine qui a été matérialisée dans l'espace à une certaine distance et qui a renvoyé un écho. Mais il peut aussi s'agir tout simplement de l'entité qui émet un faux écho - dans le radar lui-même.


D. de Plaige - Bien, Jean Sider, on va faire une nouvelle pause musicale. Et là on doit remarquer que à la fois vous nous donnez une idée 100% immatérielle du phénomène, mais ce qui ne vous empêche pas, dans le récent Top Secret Magazine de produire un dossier extrêmement pointu sur le crash de Roswell…


J. Sider - Voilà.


D. de Plaige - …qui serait « tôle et boulons ». Donc vous êtes un petit peu entre deux chaises, c'est le côté intéressant. On y revient, si vous voulez.


J. Sider - On y reviendra tout à l'heure.


D. de Plaige - Et puis, après cette pause musicale, on va partir en sabbat.


(Pause)


Ici & Maintenant 95.2. Nous sommes en compagnie de Jean Sider, auteur d'une dizaine d'ouvrages sur le sujet, mais en particulier, aujourd'hui, nous traitons de ce livre paru chez JMG, "La vie vient d'une intelligence supérieure".


Nous avons abordé la contestation de la théorie de l'évolution, la science étatique, etc., et puis abordé cette idée que développe Jean Sider de l'immatérialité du phénomène Ovni, et une sorte de théorie unifiée, si on peut dire, de tous les phénomènes parapsychologiques, de tous les domaines passant sous la même commune explication des entités manipulatrices immatérielles. Et, Jean Sider, ce qui vous a caractérisé en particulier dans ce travail, c'est le parallèle entre les enlèvements et le sabbat, le sabbat ancien, qui va nous ramener jusqu'aux sumériens, puisque par défait d'écriture précédente nous ne pouvons remonter antérieurement.


Ce parallèle, il est frappant, et en particulier sexuel. On en était aux enlèvements et aux examens gynécologiques, aux coïts, etc., et à la fécondation, à l'hybridation. Cette préoccupation des entités ne ferait en sorte que permettre à l'inconscient perturbé de s'exprimer, attisée par les entités préoccupées de reproduction, de connaître nos mécanismes sexuels ?


J. Sider - Oui. Euh c'est une possibilité aussi. Peut-être qu'elles se basent sur les fantasmes, les obsessions des gens, mais je pense quand même que c'est autre chose. Je ne pense pas que ce soit les obsessions, les fantasmes sexuels, je pense qu'elles sont vraiment intéressées ou du moins qu'elles veulent faire croire qu'elles sont intéressées par les matériaux génétiques et les possibilités d'hybridation, ou de collecte des matériau génétique pour je ne sais trop quelle opération de survie qu'elles ont programmée. Et c'est très difficile de dire exactement…


D. de Plaige - Les motivations, bien sûr…


J. Sider - Les motivations. Y a aucune preuve. Et de toute façon, comme ces entités passent leur temps à nous fourvoyer, à nous envoyer dans des culs-de-sac, il est impossible de sortir une vérité avec du faux, hein. Ça c'est sûr. Les seuls éléments qu'on a, ce sont des régressions hypnotiques, hein, en ce qui concerne ce type d'incidents. Donc ou bien on prend tout au premier degré et alors là on tombe dans certains travers « paranoïdes » qui vont nous faire croire que bientôt ça va être la fin du monde et puis qu'on va être envahis par une race d'extraterrestres reptiliens, comme l'affirment certains auteurs, ou bien alors on on on… on garde la tête froide, on se dit : Attention, on est en train de se faire blouser, gardons notre sang-froid, et ne prenons pas ça surtout au premier degré. Il faut donc envisager une autre hypothèse.


D. de Plaige - Alors ce parallèle avec le sabbat…


J. Sider - Le parallèle avec le sabbat, il est surtout axé, comme vous l'avez dit vous-même, sur l'intéressement des démons – puisqu'on les appelait comme ça autrefois - pour la sexualité des êtres humains. Il y avait effectivement une abondance d'épisodes qui ont été consignés par les Inquisiteurs lorsqu'on interrogeait les gens, quelquefois sous la torture, hein, c'est même souvent sous la torture… Alors évidemment sous la torture on peut faire dire n'importe quoi aux gens, mais la… y a un thème général qui revenait toujours, toujours pareil, c'était le sabbat. C'est-à-dire, on emmenait les gens en pleine nature, ou on leur faisait croire qu'on les emmenait quelque part ; en pleine nature, ils se trouvaient dans une assemblée qui réunissait parfois plusieurs centaines de personnes, il y avait des « démons » qui présidaient les assemblées, il y avait des rituels, des espèces de « messes noires » qui étaient faites, et puis tout se terminait dans la débauche et les orgies. Quelquefois même il y avait des humains qui copulaient entre eux, quelquefois comme je l'ai dit il y avait aussi des rapports incestueux, et … on n'en trouve pas beaucoup de rapports incestueux dans les histoires d'enlèvements modernes ; on en trouve deux ou trois, comme ça. Mais autrefois c'était assez courant dans l'histoire des sabbats.


D. de Plaige - Alors vous développez ce parallèle assez frappant, vous donnez (parce qu'il faut se fixer un chiffre) une vingtaine d'exemples, mais il y en aurait bien d'autres. Vous pouvez nous développer ce parallèle ?


J. Sider - Comment ?


D. de Plaige - Vous pouvez développer ce parallèle ? A titre d'exemple, par exemple dans les… en prenant l'exemple des grandes lignes que l'on retrouve, les similitudes entre enlèvements ovnis…


J. Sider - Oui ben, les similitudes, on en trouve beaucoup. Donc y a le même schéma directeur qui se passe, c'est-à-dire que les gens sont dans leur lit, et c'était pas toujours le cas, quelquefois ils sont auprès du feu, ou chez eux à vaquer à leurs occupations, et puis tout à coup ils perdent le contrôle de leurs sens et leur esprit passe sous le contrôle d'une entité, les gens perdent complètement la notion de la réalité, de l'environnement dans lequel ils sont et on leur fait voir toutes sortes de scènes. Ils sont paralysés, ils n'ont pas d'initiative personnelle - ils peuvent pas prendre d'initiatives personnelles, autrefois on vivait ce qu'on vit aujourd'hui, mais dans un autre habillage, et avec des épisodes quelquefois légèrement différents mais qui se rapportent à la même chose. Hein, il y avait toujours cette histoire de sexe qui revenait sans arrêt, et des copulations quelquefois avec les entités, des entités qui prenaient des apparences soit de diable, soit d'homme en noir à l'aspect tout à fait humain, et on retrouve tous ces parallèles-là. Je ne peux pas vous les décrire tous, parce que je n'en finirais pas, mais par exemple, bon, y a aussi la… les entités qui se transforment à l'image d'un animal. On en trouve dans les cas modernes aussi, on en trouve dans les cas anciens. Comme par exemple une apparition de Jésus, on trouve dans les cas modernes, on en trouve dans les cas anciens. Par exemple, les gens, quand ils se rendaient compte qu'ils avaient affaire à des entités diaboliques, démoniaques, ils faisaient appel quelquefois à Dieu, et ou bien la scène disparaissait complètement, ou bien y avait l'apparition d'un personnage religieux qui leur disait : Je suis là mon enfant pour te protéger, n'aie pas peur, etc. Voilà.


D. de Plaige - Alors comme dans le cas des enlèvements extraterrestres…


J. Sider - Oui, oui…


D. de Plaige - …dont on vient de parler, dans le sabbat, de même, il ne s'agirait pas de s'éloigner de l'endroit mais simplement d'être manipulé, fantasmé par un décor artificiel. Des témoins - vous citez, dans le cas du sabbat -, des témoins affirment que la personne n'a pas quitté la pièce, bien qu'elle prétende s'être trouvée à distance.


J. Sider - Ouais. Y a plusieurs cas comme ça qui ont été prouvés - on peut pas le faire pour tous les gens, bien sûr, hein, pour tous les gens qui ont été arrêtés par l'Inquisition et puis condamnés ou même brûlés ou pendus - mais y a des cas où la présence permanente de la personne qui a prétendu aller au sabbat s'est avérée exacte, c'est-à-dire par exemple dans le cas de personnes qui étaient emprisonnées. Elles n'ont pas quitté leur cellule. Euh dans le cas de nonnes, y a eu beaucoup de nonnes aussi qui ont intéressé les démons autrefois ; dans les couvents, les nonnes ne quittaient pas leur couvent : elles se réveillaient le lendemain matin avec des traces de rejets organiques sur leur corps qui les incitaient à penser qu'elles avaient eu affaire à un démon uxurieux. Donc ces cas de nonnes qui étaient enfermées dans un couvent et de prisonnières, donc, dans des géoles indiquent que le corps n'a pas été déplacé, d'autant qu'il y a des géoliers quelquefois qui les voyaient; on a vu des géoliers qui surveillaient les soi-disant transportés au sabbat, et ils les ont vu simplement s'agiter de convulsions diverses sur leur paillasse, mais le corps était toujours là.


D. de Plaige - Oui, il y a aussi 'explication selon laquelle l'entité produirait un corps illusoire pendant que la personne voyage…


J. Sider - Oui, on a… ça, c'est les Inquisiteurs qui ont lancé cette explication pour justifier le transport en corps. Parce qu'ils étaient partagés en deux camps, les Inquisiteurs…


D. de Plaige - Comme les ufologues aujourd'hui !


J. Sider - Comme les influo… Ça n'a pas changé, hein, on changera pas les humains pour ça. Euh les... les Inquisiteurs… certains Inquisiteurs… en général, c'était les Inquisiteurs religieux qui pensaient que le transport était réalisé en corps. Et puis vous aviez les juges laïques qui eux estimaient que c'était des fantasmagories, des illusions du Diable, que les gens ne bougeaient pas de chez eux et puis qu'ils fantasmaient, etc., etc. Mais d'une façon générale, quand même, même les laïques pensaient que c'était le Diable, mais que les transportés au sabbat vivaient leur expérience sur place, chez eux, ou du moins là où ils se trouvaient au moment du début de l'expérience et qu'ils ne voyageaient pas du tout pour aller participer à des agapes et puis des bacchanales quelque part.


D. de Plaige - Alors votre hypothèse immatérielle couvre également tout le domaine de ce qu'on appelle les Elfes, les Lutins, les Farfadets. Vous nous faites voyager en Irlande, en Angleterre et encore une fois du temps de Sumer, pour montrer que tout au long des âges, tout au long de l'Histoire, les populations - selon les régions en leur attribuant des noms différents - en fait étaient sujet(tes) à des manifestations semblables.


J. Sider - C'est exact. Les entités ont pris des identités diverses selon les temps, les lieux, les ethnies, les croyances du moment. Elles se sont calquées, donc, sur tout ce que croyaient les gens, tous les mythes qui circulaient pour prendre les identités qui correspondaient aux croyances locales. Et c'est pour ça qu'on a différentes identités selon les époques et les lieux, comme ça a commencé avec les dieux, les déités diverses, les Esprits de la Nature, les Élémentaux, les fées, etc. Bon et puis par la suite les fées ont disparu, ont laissé place aux Esprits des Morts, les vies spirituelles de l'au-delà, et lorsque nous sommes arrivés au siècle donc de l'industrialisation et qu'on a commencé à faire voler des avions, etc., bon ben, y a eu les extraterrestres qui sont… du moins qui se sont présentés comme ça - les entités se sont présentées sous les apparences qui suggéraient la présence d'extraterrestres. Mais c'est rare quand elles disent qu'ils sont extraterrestres, quand ils arrivent à leur poser des questions ou du moins lorsqu'ils croient avoir la volonté de poser des questions aux entités. Les entités en général ne disent pas qu'ils sont extraterrestres; parfois ils disent qu'ils viennent d'un « monde lointain », quelquefois ils arrivent à définir une constellation un soleil - une étoile -, et puis ils la désignent par les noms que les scientifiques, que nos scientifiques donnent à ces corps, ça c'est quand même un peu curieux, quoi. Par exemple, ils disent : on vient d'une planète qui tourne autour d'une étoile Tau Seti ou autour de Zêta reticuli, etc. Ça fait quand même bizarre.


D. de Plaige - Oui, il y a une trentaine d'années, le philosophe américain Timothy Leary s'était penché sur le Livre des Morts tibétain, avec ses déités irritées, ses déités paisibles, et il en avait fait une adaptation moderne, montrant que le l'univers fantasmatique, si l'on peut dire, contemporain ne verrait pas la même chose mais projetterait son contenu, son contexte culturel actuel. Exemple : ils verraient, plutôt que des déités irritées, ils verraient des robots, des mécaniques effrayantes. Voilà, juste une traduction dans le temps.


J. Sider - Oui. Je ne connais pas, malheureusement, le Livre des Morts tibétain, mais là je prends note quand même parce que peut-être je vais me le procurer.


D. de Plaige - Huhum.


J. Sider - Mais il est exact que chaque culture a ses formes d'entités, dans son vocabulaire, dans sa façon de les concevoir. On les trouve partout, hein : y a pas une culture qui n'a pas ses entités, et dieux, démons, esprits supérieurs… Chaque ethnie possède ses entités dans ses croyances, mythiques ou pas, dans sa culture.


D. de Plaige - Alors à la différence des tenants de l'explication psycho-folklorique, Jean Sider, vous semblez être beaucoup plus convaincu de la réalité de ces entités, à la différence par exemple d'un Jacques Vallée qui pense qu'il ne s'agit que d'extériorisation d'un fantasme, tout au long de votre ouvrage, vous nous dites que ces entités sont réelles et agissantes.


J. Sider - Oui. Oui, je pense qu'on peut dire qu'elles ont une réalité, pas forcément physique comme la nôtre, mais elles ont une réalité, elles existent sous une forme quelconque, sous une nature quelconque qu'on ignore encore. Probablement qu'on n'arrivera jamais à résoudre ce mystère ; il dépasse de loin tous nos acquis scientifiques, et je pense pas qu'on puisse un jour percer la véritable nature de ces entités, ça demeurera perpétuellement un point d'interrogation, à mon avis.


Mais en ce qui concerne Jacques Vallée, pour revenir à ce chercheur que j'aime bien d'ailleurs - il est d'ailleurs venu chez moi en 95, on a discuté longuement -, il est pas tout à fait sur la… sur la notion de psycho-fantasme. Lui, il parle de « système de contrôle », hein. J'en ai discuté avec lui, à la maison, il est d'accord pour admettre qu'il y a une forme d'intelligence qui est à l'origine de ces phénomènes. Il est pas quand même totalement bloqué sur l'hypothèse des phénomènes socio?psychologiques.


D. de Plaige - D'accord. Mais lui-même - puisqu'on parle de Jacques Vallée deux trois minutes -, lui-même est toutefois coincé à la croisée de chemins, étant par exemple, entre autres, administrateur du NIDS, ce fonds de recherche américain basé à Las Vegas, de Robert Bigelow, pour l'étude des implants du Dr Leir - donc matérialité. Il est à la fois dans l'explication immatérielle mais aussi très intéressé par l'aspect « tôle et boulons » quand même.


J. Sider - Oui. C'est une des contradictions de certains chercheurs comme Jacques Vallée. Et c'est vrai, à travers ses écrits, bien qu'il nous ait apporté beaucoup de choses à travers les témoignages qu'il a pu récolter dans différentes parties du monde, il y a une notion de contradiction qui transparaît dans sa littérature. Et… ben, ça fait partie aussi de la recherche ufologique. Moi-même, parfois, vous l'avez noté vous-même, mon lecteur a l'impression que je suis en contradiction avec moi-même, mais en fait c'est peut-être parce que je n'arrive pas à me situer exactement où je suis en ce qui concerne la compréhension de ce mystère. J'avoue moi-même que par moment je me dis : mais, au fond, peut-être que ce sont des habitants d'une autre planète ui ont choisi un style bien particulier pour nous empêcher de parvenir à la solution du mystère, et puis qu'ils utilisent toutes sortes de techniques pour semer la confusion, la zizanie, et personne comprendra plus rien, on n'arrivera jamais à cerner le problème à cause de toutes les ruses qu'ils emploient pour nous empêcher de les percer à jour.


D. de Plaige - Les deux formules peuvent coexister.


J. Sider - Les deux formules peuvent coexister.


D. de Plaige - Enfin là, aujourd'hui, nous sommes surtout avec vous et à propos de votre récent ouvrage sur l'explication 100% immatérielle. On a noté que ça n'excluait pas l'aspect « tôle et boulons ».


J. Sider - Non, ça ne l'exclut pas complètement, parce qu'il a bien fallu qu'ils viennent de quelque part, hein. Bon, moi j'ai toujours pensé que cette intelligence, donc quand j'ai viré ma cuti, si j'ose dire, que cette intelligence pouvait être née sur Terre, mais je suis pas convaincu, quand même, c'est pas possible, elle a dû venir de quelque part, donc quelque part d'une autre planète, vraisemblablement. Et dernièrement j'ai pensé que il y avait une possibilité pour que cette intelligence, avant d'être sur Terre, ait pu opérer ce qu'elle a fait sur Terre sur Mars. Parce que comme vous le savez si vous avez eu en main tous les numéros de Top Secret, la revue de Roch Saüquere, il y a quand même des images de Mars - j'en ai publié deux ou trois dans mon dernier bouquin, que vous aurez bientôt en main - qui suggèrent très fortement la présence d'artefact sur Mars. Il y a des structures étonnantes, y a plusieurs visages, hein. Pas seulement celui qui est très connu et puis qui est très sujet à caution, mais y en a d'autres.


D. de Plaige - Ouais, le Cydonien…


J. Sider - Ouais. Y a aussi des espèces de cuspides ou des aiguilles qui semblent artificielles en grand nombre dans un petit espace de terrain qui suggèrent effectivement l'installation de... je sais pas, on ne sait pas trop ce que c'est.


D. de Plaige - Oui mais pas seulement sur Mars, Jean Sider, on a de nombreux témoignages sur la Lune.


J. Sider - Y a des témoignages aussi qui font état d'une présence d'artefacts sur la Lune - des photos surtout, hein…


D. de Plaige - Huhum…


J. Sider - …des témoignages, je pense pas…


D. de Plaige - Si si, on a eu, à travers de Jean-Marc Roeder, le témoignage de l'astronaute R. Schweickart qui nous parle d'installation industrielles.


J. Sider - Oui … J'ai pas eu connaissance de cela.


D. de Plaige - Voir nos précédentes émissions !


J. Sider - Il y a eu des témoignages qui ont été attribués à des gens comme Armstrong et puis bien d'autres – Cooper, etc. Cooper dans son livre qui est sorti en français y a deux ou trois ans, là, il dit « Non, non, y a rien sur la lune », mais en fait je pense qu'il a dû quand même être mis au pas par ses anciens employeurs, qui ont dû lui dire : bon… Il a dû jurer de ne pas dire la vérité parce que c'est pas possible. Il connaît, il admet le crash de Roswell comme s'étant produit, par contre… en ce qui concerne la Lune, il dit que « Non non, y a rien. J'y suis allé, etc., j'ai rien vu… ». Et il dit ses collègues aussi, Armstrong, etc., n'ont rien vu…


D. de Plaige - Non, mais intéressons-nous à ceux qui parlent, Schweickart en particulier, effectivement, c'est assez troublant. Schweickart se lâche …


J. Sider - Je connais pas ce témoignage. Non non… Mais va falloir que je me renseigne auprès de mes correspondants pour avoir quelque chose là?dessus. Ça mérite d'être cité.


D. de Plaige - Bien sûr. Jean Sider, on va faire une nouvelle pause musicale, et puis on va essayer de tracer, dans un prochain chapitre, les motivation supposées de ces entités manipulatrices.


J. Sider - D'accord !


(Pause)


D. de Plaige - Ici & Maintenant 95.2, La Vague d'Ovnis. Notre invité est Jean Sider. Alors le sujet est tellement vaste que évidemment J. Sider a pondu plus de dix bouquins sur le thème, tout au long de sa vie. Il fallait bien s'arrêter sur… se fixer sur un exposé, on a pris l'un des plus récents, La vie vient d'une intelligence supérieure. Et J. Sider nous évoque ce constat qu'il a fait, qui l'amène à considérer que ces entités existent, qu'elles nous manipulent par tous les moyens possibles, et expliquent tous les phénomènes parapsychologiques de la même manière, en en quelque sorte.


Ces entités, Jean Sider, donc elles nous manipulent ; parmi les hypothèses qu'on peut formuler quant à leur but, vous donnez l'image de l'apiculteur qui exploite les abeilles sans qu'elles s'en rendent compte, leur soutire leur bien précieux, eux se nourrissent en l'occurrence de nos émotions.


J. Sider - Oui, c'est l'hypothèse à laquelle j'ai pensé, mais bon c'est pas forcément la bonne. Et je pars du principe suivant : si ces entités nous roulent dans la farine en nous faisant croire des choses qui n'existent pas, en nous faisant voir des paysages qui n'existent pas, des scènes qui n'existent pas, pour moi ça cache un but disons qui ne peut pas nous être profitable. Quand on trompe les gens, c'est pour tirer un profit. Et effectivement, je pars du principe que ces entités nous manipulent pour en tirer un profit, et je ne vois vraiment pas quel peut être ce profit en dehors de celui qui consisterait à nous « parasiter », si j'ose dire, pour tirer de nous un « jus ». Mais quel genre de jus ? Je pense qu'il s'agit d'un fluide, d'une énergie que les êtres humains émettent et qui servirait un petit peu et même beaucoup, de subsistance à ces entités, qui leur permettrait de survivre, à nos dépens. En fait nous serions parasités, mais encore une fois, au risque de me répéter, je dis bien : c'est une impression personnelle, ça n'est pas une certitude.


D. de Plaige - Oui, mais ces impressions sont confortées par les témoignages, parce que certains channels, certains médiums, certains contactés, certains enlevés requiè… arrivent à retirer… retirent de l'information de leur contact. Alors il faut faire la part du mensonge, qui souvent a l'apparence de la vérité, ou il y a une dose de vérité dans beaucoup de mensonge, selon les cas, ces personnes, ces entités, plutôt, disent à ces personnes qu'elles veulent leur bien, tout en ayant besoin de les entretenir, de les maintenir en vie pour les exploiter, selon les cas, ou leur soutirer une énergie rajeunissante, pour l'un des témoins.


J. Sider - Oui. Il y a eu…


D. de Plaige - Dont ils auraient besoin.


J. Sider - Il y a eu quelques cas comme ça. Ce qui est constant dans ce type de contact c'est que les personnes qui sont aux prises avec les entités, lorsqu'elles reprennent conscience, elles éprouvent toutes une grande fatigue, comme si on avait tiré d'elles des énergie. Il n'y a pas si longtemps que ça, j'ai encore parlé avec une une personne de mes amis qui se dit abductée aussi… elle aurait vécu une abduction en 1972, en France, et elle se souvient parfaitement que quand elle a récupéré, donc, sa connaissance au milieu de chez elle - elle a été enlevée à partir de chez elle, au moment où elle s'activait à faire son ménage -, elle a été restituée chez elle et la première chose qu'elle m'a dit, elle a dit : Quand j'ai repris pied chez moi, la première chose que j'ai ressentie c'était une lassitude intense. Et elle m'a dit : comme si on avait tiré de moi des énergies. C'est exactement l'expression qu'elle a utilisée.


Et il y a, dans tous les phénomènes de contact, que ce soit en ufologie ou que ce soit en parapsychologie, ou par exemple ceux qui dialoguent avec les morts - le spiritisme; y a le « nouveau spiritisme » aussi puisque maintenant on dialogue avec des entités de l'au-delà, c'est le channeling, on appelle ça le channeling - et beaucoup de médiums avouent que, après une séance de contact avec les entités, elles sont particulièrement vidées de leur forces, épuisées à l'extrême. C'est très courant. Tous les médiums ne le disent pas, mais il faut admettre que les côtés négatifs de ces contacts, souvent, ne sont pas admis par les personnes qui les vivent, parce que, évidemment, c'est pas un côté bénéfique, donc elles redoutent peut-être un petit peu qu'on leur reproche le fait de s'adonner à cette passion.


D. de Plaige - Oui, mais il y a aussi l'exploitation des émotions de foules, que vous citez également…


J. Sider - Oui, j'ai suggéré effectivement qu'il pouvait y avoir une possibilité pour que dans certaines manifestations de foule, les stades de football, des choses comme ça, la…


D. de Plaige - Ou les concerts de rock…


J. Sider - Les concerts de rock, oui, bien sûr. Ça implique toutes les formes de réunions culturelles, sportives, religieuses, etc. Et effectivement, il se pourrait - mais c'est encore une supposition, une fois de plus - que ces entités puissent profiter de cette occasion pour soutirer de la foule ce dont elles ont besoin. Mais enfin, bon, attention, hein, il faut quand même pas aller trop loin. Contentons-nous de voir ce qui se passe, ou plutôt d'essayer de deviner ce qui se passe avec les enlèvements, parce que si on s'attaque au problème des foules réunies dans les stades ou les salles de rock'n'roll, on n'en sortira pas.


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Re : Jean SIDER - La vague d'ovnis - ovnis usa - Les hommes en noir ou MIB
« Réponse #7 le: 07 septembre 2008 à 00:03:43 »

D. de Plaige - Oui, mais là on évoque des témoignages… Par exemple, certains témoins font porter le fait du génocide du Rwanda ou de Bosnie à des entités qui manipulent pour générer du sang, de la violence dont elles se nourrissent.

J. Sider - Il y a des chercheurs qui affirment - et ils affirment péremptoirement, hein, ils font pas comme moi, ils disent pas « je peux me tromper », pratiquement y a aucun qui le dit - mais y en a qui affirment péremptoirement que les entités sont responsables de certaines actions de violence, des conflits entre ethnies, des massacres, des guerres … Bon, pff, qu'est-ce qu'on peut dire de ça ? On ne peut rien prouver. De toute façon la guerre, la violence, c'est un trait humain. Depuis que l'homme taille des silex, il se bat avec ses congénères, plus ça va, plus ça a pris de l'ampleur avec la technologie, bien sûr, hein. Maintenant, les massacres, ça tombe par milliers. Et encore, heureusement, en dehors du Japon, on n'a pas utilisé l'arme atomique. Heureusement. Mais bon, j'pense pas quand même qu'il faille aller si loin que ça…

D. de Plaige - Non non, on est dans le recueil de témoignages, on est dans le pia-pia, dans le récit de ce qui se raconte. Voilà.

J. Sider - Ouais, ouais… Oh, mais y a beaucoup de rumeurs qui circulent, hein, notamment chez les paranoïaques américain y a toutes sortes de farces qui répandent les informations les plus alarmistes. Y a un Anglais qui fait croire que les grands de ce monde sont des extraterrestres reptiliens déguisés en terriens…

D. de Plaige - Oui, lui il a été repéré, oui.

J. Sider - Ah, la la, la la ! Il a publié deux bouquins en France, qui se sont vendus paraît-il comme des petits pains. Mais enfin bon … S'il y a des gens qui nourrissent leur esprit avec des fantasmes comme ça, moi personnellement ça me dérange pas, mais ça me rend un peu triste.

D. de Plaige - Oui, bien sûr. Non mais lui est connu, repéré, identifié comme un délirant notoire …

J. Sider - Ouais. Ouais… Et il est pas seul, malheureusement. En Angleterre ils sont pas nombreux, mais aux États-Unis, ça pullule ! Ha ! Ha ! Ha !

D. de Plaige - Revenons au thème de… parasitage d'esprits prédateurs…

J. Sider - Oui…

D. de Plaige - Vous faites parler, à travers Castaneda le chaman mexicain Don Juan Matus, qui parle « d'un prédateur tapi dans l'ombre depuis l'origine de l'humanité »…

J. Sider - Oui, j'ai cité ce témoignage-là parce que il émanait quand même d'une personne qui était quand même relativement sérieuse, qui a fait des enquêtes de terrain, et qui a une formation, je crois, d'anthropologue, quelque chose comme ça. Et… il a rencontré effectivement des chamans mexicains - les chamans sont des médiums aussi, hein, ils dialoguent avec les esprits, les esprits de leurs ancêtres ou les esprits des guides spirituels - et certains chamans ont reçu semble-t-il des informations quelquefois différentes, mais quelquefois qui se recoupent, sur effectivement l'origine de ces entités, qui seraient effectivement des entités parasitaires qui seraient venues de l'espace, on sait pas trop d'où, qui se seraient abattues sur terre et puis qui utiliseraient les humains pour se nourrir. Un peu comme les vampires, quoi.

D. de Plaige - Huhum…

J. Sider - Et c'est peut-être… c'est peut-être cette notion qui a pu se colporter … dans différentes couches de populations à travers le monde qui a donné naissance au vampirisme, c'est peut-être ça.

D. de Plaige - Huhum…

J. Sider - Hum hum. Mais enfin c'est pas des vampires du sang, hein, c'est pas comme dans les films de Dracula, des choses comme ça. On n'en est pas là, heureusement.

D. de Plaige - Non, mais vampire d'émanations fluidiques…

J. Sider - Des émotions, oui, des émotions humaines, qui peuvent produire quelque chose que notre science n'a pas encore établi - ça viendra peut-être un jour, mais enfin j'en doute. Mais pourquoi pas ? Peut-être qu'un jour on admettra que les émotions fournissent des particules exceptionnellement invisibles et difficiles à identifier mais qu'on aura pu en localiser, je ne sais pas. C'est une supposition aussi.

D. de Plaige - Dans le sens où tout est énergie vibration, et il est évident que nos émotions, un champ d'émotions est une richesse qui est susceptible d'intéresser des… des entités en manque.

J. Sider - Bien sûr. C'est un champ exploratoire encore que nos scientifiques n'ont pas abordé, donc si un jour quelqu'un se penche sur ce sujet?là, peut-être qu'il arrivera à trouver quelque chose de cohérent qui pourra nous conforter dans cette voie.

D. de Plaige - Alors ça c'est la version paranoïaque-parasitaire, disons. Maintenant, on constate aussi que certains enlevés disposent ensuite de possibilités de guérison après un enlèvement.

J. Sider - Voilà. Alors là c'est un petit peu le paradoxe de la recherche ufologique. C'est que, dans l'ensemble, le phénov… le phénomène Ovni, avec notamment les enlèvements, apparaît un peu comme négatif, dangereux, et puis à côté de ça il arrive que des gens qui disons étaient atteints de maladie incurable - comme le cancer, par exemple, ou le Sida - soient guéris de ce mal après leur abduction. Ça, c'est le côté si vous voulez positif, mais c'est peut-être voulu, justement, pour contrebalancer l'aspect négatif qui se dégage en général des enlèvements. C'est une contrepartie qui est habilement distillée à certaines personnes, donc, qui souffrent de ces maux-là et qui ont l'immense chance de se retrouver un jour guéri. Mais attention, il y a des cas, peu nombreux mais il y en a eu, où le mal est réapparu ! Voyez, c'est très subtil, on sait pas trop comment ça fonctionne. Si des gens sont guéris et qu'il y en a qui repiquent dans la maladie peu de temps après… Alors c'est lié à quoi, je sais pas, je l'ignore.

D. de Plaige - Oui, Jean Sider, certains médecins … de l'école holistique laissent entendre… enfin, et énergétique, laissent entendre que la maladie est en fait une tache ou une tare, ou une entité disons négative attachée sur le corps éthérique des personnes, lequel corps éthérique endommagé traduit dans le corps physique une plaie ou une maladie.

J. Sider - Oui… J'ai pas encore abordé ce domaine?là. J'en ai entendu vaguement parler. C'est une possibilité qu'on peut pas rejeter de prime abord mais…

D. de Plaige - Non, ce qui voudrait dire qua dans ce cas l'entité nous agresse, mais peut aussi provisoirement nous lâcher.

J. Sider - Oui. Elle peut, aussi. Mais bon, moi je pense plutôt que chacun de nous a ce que Jacques Vallée appelle le système de contrôle - moi j'appelle ça « entité », hein, le vocabulaire diffère, mais on a à peu près la même idée - et je pense que ça… que cette intelligence, donc, qui diffuse tous ces phénomènes (en particulier le phénomène des Ovnis et des abductions), qui nous a implanté dans l'esprit, y a à peu près 200.000 ans environ, une forme d'intelligence. Je vous signale d'ailleurs que tout récemment, dans la revue La Recherche, en 2002 je crois, qui a diffusé l'information suivante concernant le gène du langage qui avait été identifié. Et le gène du langage, d'après les calculs faits par les généticiens, donc, qui l'ont identifié, établissent son ancienneté dans une fourchette dont la moyenne se situe à 200.000 ans. C'est-à-dire qu'il y a 200 000 ans le gène du langage est apparu chez l'être humain, et qui dit langage dit intelligence. Donc en principe - c'est une théorie mais elle peut changer encore - l'intelligence de l'homme aura été donnée il y a environ 200.000 ans, l'intelligence de l'homo sapiens sapiens.

D. de Plaige - Hum hum….

J. Sider - Voilà.

D. de Plaige - Jean Sider, intéressons-nous, si vous le voulez bien, à cette possibilité que la manipulation par des prédateurs soit malgré tout bienveillante, comme un « levier » d'évolution…

J. Sider - Oui. Il y a des gens qui ont rencontré, au cours de leur abduction, des entités qui leur ont paru bienveillantes – il y en a même qui parlent « d'anges de Dieu », carrément, ce sont des anges , ils sont au services d'un créateur … Ils disent pas toujours Dieu… ils prononcent pas le mot « Dieu », ils disent « un Créateur », ils emploient le mot « Créateur », avec un C majuscule. Mais bon, ça revient au même, hein, finalement. Et ces gens-là ont bénéficié de contacts, donc, qu'on peut qualifier de positifs, euphorisants même. C'est le cas par exemple Mme Andreasson-Lucas, Betty Andreasson-Lucas, qui est célèbre aux États-Unis parce que y a eu six livres qui lui ont été consacrés. Ce qui montre bien qu'elle a vécu des expériences extraordinaires (j'en parle dans mon prochain bouquin).

Et … je pense que c'est lié à la personnalité des témoins. La coloration de l'expérience est liée au psychisme du témoin, la « couleur de l'âme » du témoin, si j'ose dire : si une personne a une balance de la psyché qui va vers le positif, et surtout si elle est croyante, elle va automatiquement - enfin, « automatiquement »… - elle va davantage bénéficier d'une rencontre qui va lui sembler, disons, divine si j'ose dire, avec des êtres qu'elle estimera être des êtres divins, comme des anges ou des choses comme ça, tandis qu'une autre qui aura une balance de la psyché portée sur le négatif, qui aura beaucoup de défauts, des tares de la psyché, etc., elle, pourra au contraire bénéficier de rencontre avec des entités qui vont se montrer violentes, colériques, désagréables, etc.

A mon avis, c'est l'esprit humain, c'est la couleur de l'âme qui détermine le scénario. Enfin du moins le type de scénario.

D. de Plaige - Oui, vous rapportez, toutefois, que selon différents témoignages, les entités pourraient avoir différentes provenances, donc des intérêts divergents.

J. Sider - Euh différentes provenances…

D. de Plaige - Oui, par exemple un témoignage de R. D. que vous citez, un de vos contacts, sous les initiales R. D., au fil des années vous l'avez observé, vous le connaissez depuis longtemps…

J. Sider - Oui, je le connais…

D. de Plaige - …aurait reçu des messages supplantant les messages antérieurs…

J. Sider - Oui, alors maintenant ça y est, j'ai compris votre question… Ce sont les entités qui font croire à tous les abductés pratiquement, à tous les contactés y compris les contactés du channeling, que il y a une ribambelle d'extraterrestres qui se promènent dans notre environnement terrestres. Et le dernier chiffre…. alors je croyais que le chiffre le plus grand c'était celui qui avait été avancé par Betty Andreasson-Lucas, qui avait reçu ce chiffre, donc, de l'entité avec qui elle dialoguait : 70 races extraterrestres ! Mais on est loin du compte parce qu'il n'y a pas longtemps j'ai trouvé un cas - américain aussi - dans lequel le contacté parle de 128 races d'extraterrestres différentes dans notre environnement planétaire ! Alors ça fait quand même beaucoup, et même beaucoup trop… Je pense qu'il n'y a qu'une, ha ! ha ! ha ! Je suis obligé de raisonner comme ça parce que franchement quand on voit ces chiffres-là, on se rend compte que ça tient pas la route. La Terre n'est quand même pas un zoo pour des multiples mondes extraterrestres…

D. de Plaige - Qui sait…

J Sider - …qui viendraient pour se livrer à toutes sortes de facéties. Ça tient pas la route.

D. de Plaige - Alors penchons?nous un moment sur les messages de ces channels, de ces « conduits » si l'on peut dire en français. Selon les messages qu'ils reçoivent, on constate qu'il y a une part de vérité et beaucoup de mensonge – et parfois l'inverse.

J. Sider - Rarement l'inverse. Je pense… je crois même… j'peux même vous dire que c'est jamais l'inverse. C'est toujours beaucoup de mensonge, avec de temps à autre ce qui peux paraître être une vérité. En général, d'ailleurs, la vérité c'est une vérité évidente, hein. Par exemple les entités vont dire : attention, la guerre en Iriak, c'est pas bien… Bon, ça c'est une vérité. Mais évidemment, si c'est une vérité vérifiable immédiatement il faut pas conclure que toutes les autres, non vérifiables, le sont aussi. Mais d'une façon générale, c'est le mensonge qui prévaut. Le mensonge est le fer de lance des entités, et elles disent n'importe quoi aux abductés, ou plutôt ce qui correspond à leurs attentes. Si les gens qui montent dans les soucoupes volantes ou qui croient monter dans les soucoupes volantes pensent qu'ils ont affaire à des extraterrestres, on leur servira un scénario adapté à cette croyance.


D. de Plaige - Là où il y a beaucoup de vérité, c'est dans ce pronostic sur l'évolution de la Russie, qui date de 84 et que vous citez…

J. Sider - Oh, c'est une vérité parmi un flot de mensonges. Oui oui, c'est mon ami R. D. - Robert David...

D. de Plaige - En 84.

J. Sider - … Je sais plus, d'ailleurs, faudra que je lui demande s'il reçoit toujours ces messages, mais ça fait longtemps… depuis longtemps il est en contact avec des entités, mais qui s'identifient sous des identités complètement différentes, quoi : un coup c'est des extraterrestres, un coup c'est des esprits, on sait pas trop comment elles sont ou pas … Ça change tout le temps.

D. de Plaige - Comme si les uns prenaient la place des autres …

J. Sider - Voilà. Et de temps en temps…

D. de Plaige - …alternativement.

J. Sider - Puis de temps en temps y avait des morts qui intervenaient aussi … C'est quand même bizarre, hein, tout ça ! Ha ! Ha !

Non, je pense qu'il faut rester quand même pragmatique, et puis surtout prendre du recul avec toutes ces histoires de contact, channeling et puis d'abductions. Il faut pas prendre au premier degré tout ça, il faut essayer de dégager une idée, en analysant tranquillement tous ces témoignages, essayer de dégager quelque chose. Mais c'est pas facile à faire, je l'avoue.

D. de Plaige - A deux ou trois reprises, vous citez le "contacté" français Jean-Claude Pantel. L'avez-vous rencontré ?

J. Sider - Non, malheureusement non, comme je vous le dis je suis très casanier, puis alors quant à Jean-Claude Pantel, il est à Marseille, moi je suis… pas loin de Nantes, donc pour le rencontrer, pour moi ça pose problème. Comme je vous l'ai dit, je préfère… D'autant que j'ai des ennuis de santé, pour me déplacer alors ça pose problème.

D. de Plaige - Oui, toutefois vous rapportez, le concernant, la traversée de de… de matière, le passage à travers des murs, bien que vous n'y ayez pas assisté…

J. Sider - Non, j'ai pas assisté à ça. Mais il y a un témoin qui s'appelle Monsieur Bidault, qui a écrit un livre sur les Ovnis…

D. de Plaige - Oui, "Ovnis, attention danger"…

J. Sider - Voilà. Et qui parle de Jean-Claude Pantel. Et puis il n'y a pas longtemps, il a produit aussi un article [Bernard Bidault] dans la revue de Jean-Michel Grandsire qui s'appelle "Parasciences et transcommunication", un article où il avait invité Jean-Claude Pantel chez lui à Bordeaux où il habite, et il a constaté au cours de la présence de Jean-Claude Pantel et de son épouse chez lui la manifestation de différents phénomènes de poltergeists, comme on les appelle, c'est-à-dire toutes sortes… des objets qui se déplacent, qui disparaissent, qui réapparaissent dans d'autres endroits, etc.

D. de Plaige - Oui oui, j'ai lu cet article…

J. Sider - Et il a constaté de visu…

D. de Plaige - Hum.

J. Sider - …que Jean-Claude Pantel à un moment donné a traversé une porte fermée – interpré… interpénétration de la matière ! Bon, alors j'veux pas quand même dire qu'il ment, quand même, je pense pas qu'il mente. J'pense quand même qu'il a assisté à… à cette extraordinaire exhibition de phénomènes, mais je suis pas du tout certain que Jean-Claude Pantel ait réellement traversé une porte. Monsieur Bidault a peut-être été victime d'une hallucination. Enfin… j'veux dire d'une manipulation de son esprit par l'entité…

D. de Plaige - Hum. Hum.

J. Sider - …plus exactement.

D. de Plaige - Euh… oui.

J. Sider - Mais enfin j'écarte pas le principe selon lequel les entités qui manipulent les molécules le… les particules de la matière comme elles le veulent, semble-t-il, aient pu quand même réaliser cette performance. Puisque y a aussi un autre cas où Jean-Claude Pantel a disparu, comme « effacé » comme par magie en présence de plusieurs témoins. Donc c'est pas le premier qui raconte cette histoire, y en a eu d'autres. Ils sont rares, hein, on trouve pas comme ça ces témoignages partout, hein, c'est… Mais on trouve de temps en temps … Y en a eu aussi du temps du spiritisme de la Belle Époque, hein, on a eu quelques cas de disparitions de personnes, et puis qui sont réapparues à un autre endroit, etc.


D. de Plaige - Oui, mais alors concernant Jean-Claude Pantel, il insiste, lui, particulièrement sur la qualité du Message. Or le Message, comme dans bien d'autres cas, peut être parfaitement trompeur. Puisqu'il trompe ailleurs, pourquoi est-ce qu'il ne serait pas trompeur dans son cas ?


J. Sider - Bien sûr. Bien sûr. A mon avis c'est une mystification, qui est très habilement faite. Pour qui pour quoi, j'en sais rien. D'ailleurs là les phénomène vécus par Jean-Claude Pantel sont complètement différents des phénomènes vécus par les abductés américains, du moins ceux qui dialoguent avec des entités prétendues extraterrestres. Mais… il y a chez Pantel quand même un fond de vérité qui qui tranche, hein, par rapport à d'autres qui peuvent… d'autres témoignages qui peuvent paraître suspects.


Beaucoup de personnes de son entourage ont assisté à des phénomènes, même Jimmy Guieu, de son temps, qui connaissait bien Pantel, qui a parlé de lui dans un de ses bouquins, a assisté lui-même à différents phénomènes, comme par exemple des portes qui sortent de leurs gonds ou des phénomènes de petites boules qui tombent par terre, des cailloux tombent, lancés par une main invisible, etc. Bon, les phénomènes de poltergeist sont bien connus, ils ont fait l'objet de recherches de nombreuses personnes, les parapsychologues en particulier. Il y a eu de nombreux ouvrages qui été publiés sur le sujet, donc les témoignages abondent, hein, y a pas à nier… D'une façon tout à fait indubitable, ce sont des phénomènes qui se produisent, en général dans l'entourage d'une médium, et y a eu des témoins donc le médium ne fantasme pas, il raconte pas de bêtises, il ment pas. Il y a eu des témoignages, donc c'est la vérité ; il faut considérer quand même que ce sont des phénomènes réels.


D. de Plaige - Jean Sider, ça donne l'impression que l'on joue avec nous, et vous dites quelque part dans cet ouvrage que ces entités laissent suffisamment de preuves pour ceux qui sont disposés à les admettre, mais pas assez pour bousculer la communauté scientifique.


J. Sider - C'est exact. C'est exact, c'est voulu, à mon avis. Les entités s'arrangent toujours pour qu'il y ait des éléments qui vont être restitués par le témoin, ou les témoins en l'occurrence, et qui vont effectivement permettre aux sceptiques, aux rationalistes et aux scientifiques de dire : Ah, ben non, regardez, c'est incohérent, ils ont fait ça puis ensuite ils ont fait ça, ou ils ont dit ça puis ils ont dit le contraire après, etc. Il y a toujours un élément, et quelquefois qui appartient au grotesque, qui va dévaloriser le témoignage de la personne, alors que la personne, elle est convaincue, à travers ce qu'elle a vécu, de la réalité des phénomènes, ceux qui n'ont pas vécu vont les contester, en s'appuyant sur des petites imperfections, sur des petits défauts, sur le caractère, donc, drolatique et ridicule parfois de certaines exhibitions, et en fait, personne ne croit, donc, en la réalité de l'histoire, tout le monde pense qu'il s'agit de fantasmes ou d'affabulations.


D. de Plaige - Que dites-vous des « enfants indigos », des « enfants des étoiles », « star children », etc. ? Si le phénomène est totalement immatériel, est-ce qu'il est capable de produire des sortes d'hybridations bien physiques dans notre monde ?


J. Sider - Ah !… Là, je suis partagé, un peu, parce que comme je sais que les entités peuvent matérialiser des… des corps humains… palpables, donc matériels, il est possible qu'ils puissent de temps en temps en produire dans notre environnement. Par exemple, les Hommes En Noir (MIB) dont je parle dans le livre que vous recevrez bientôt, les Hommes en Noir qui ont été vus tant aux États-Unis qu'en Angleterre, et puis je crois qu'il y a un ou deux cas en France, des gens qui étaient parfaitement « physiques », qui étaient vus de plusieurs témoins… Mais encore une fois, s'il s'agit de matérialisations provisoires, je pense pas qu'ils puissent vivre en permanence sous cette forme-là avec nous parmi nous. Mais ils peuvent le faire disons pendant un certain temps, mais on saura jamais combien de temps !


D. de Plaige - Non, j'envisageais le fait que il serait en cours actuellement une manifestation d'hybridation progressive, c'est-à-dire qu'une modification génétique progressive transforme la race humaine sous une influence extérieure…


J. Sider - Ouais… Moi je ne crois pas du tout à ça, parce que ce sont les entités qui l'affirment. Mais à partir du moment…


D. de Plaige - Parce qu'elles l'affirment, c'est donc inexact ?


J. Sider - Ouïlle, aïe aïe ! Je pense que oui ! Mais il y a plusieurs, effectivement, abductés américains qui ont avoué sous régression hypnotique avoir reçu des informations dans ce sens de la part des entités qui les manipulaient.


D. de Plaige - Huhum…


J. Sider - Mais bon, je pense pas, quand même. Parce que, bon, y a un problème de génétique, là… En principe, deux espèces différentes peuvent pas se croiser comme ça, hein. D'un point de vue génétique, ça tient pas la route. Ou alors il faudrait qu'ils soient des humains comme nous, hein. Pour se croiser. Il faudrait que ce soit une variété de l'espèce humaine, mais ayant le même nombre de chromosomes. Et je pense pas que ce soit le cas.


D. de Plaige - Bon, la recherche reste …


J. Sider - C'est encore ouvert ! Ha ! Ha ! Ha ! Non, je pense qu'il faut pas s'arrêter sur des affirmations de ce genre, surtout lorsqu'elles proviennent des entités elles-mêmes. Car elles mentent comme des arracheurs de dents, comme je l'ai dit dans mes livres.


D. de Plaige - Alors on va faire une nouvelle pause musicale. Nous remarquons, Jean Sider, qu'on n'en est pas à se demander si les entité existeraient : nous avons déjà franchi un grand pas - elles existent. Nous allons après cette pause musicale tenter d'expliquer davantage leurs motivations et leurs modes de manifestation.


J. Sider - Entendu !


(Pause)


D. de Plaige - Ici & Maintenant 95.2. "La Vague d'Ovnis". Notre invité est Jean Sider. Alors on va emprunter à Platon une adaptation, si l'on veut, du mythe de la Caverne montrant que les humains sont manipulés comme des marionnettes…


J. Sider - Oui, c'est un peu ça, mais pas tous, hein, certains. Certains. Alors évidemment on peut toujours se lancer dans des hypothèses alarmistes, en disant que nos dirigeants sont également des marionnettes manipulées par des entités… Alors déjà qu'ils sont les financiers, les banquiers, les industriels, etc., alors si en plus ils sont manipulés par les entités, où s'arrête la manipulation ! Mais je pense pas qu'il faille aller si loin. Non, je pense que les entités manipulent, disons les médiums en particulier, mais d'une façon générale ça représente peu de monde, ça représente une petite quantité parfaitement infime par rapport à la population de la Terre.


Donc pff… Evidemment, vous avez les américains qui vous disent : Ah oui ! mais tout le monde ne dit pas qu'il a vécu des expériences. C'est vrai, tout le monde ne parle pas. On a estimé qu'il y avait environ 9 personnes sur 10 qui ne voulaient pas parler de ces… des expériences qu'elles avaient vécues. Mais ça, c'est un calcul arbitraire qui émane des États-Unis, on n'a pas de bases solides, en fait, pour savoir réellement. Il y a eu quelques sondages qui ont été fait, notamment par la Ruppert Organisation, qui ont fait apparaître qu'il y avait un certain nombre de citoyens américains - 2 % de la population, je crois - qui semblaient avoir vécu au moins une expérience de type paranormal au cours de leur vie. Mais bon…


D. de Plaige - Vous dites également que les psychiatres et les hypnotiseurs, hypnothérapeutes qui s'intéressent à ce phénomène sont eux-mêmes des abductés…


J. Sider - Certains.


D. de Plaige - …souvent.


J. Sider - Certains. Du moins certains l'ont admis, pas tous. Je connais par exemple, de nom, un chercheurs américain célèbre qui n'a jamais écrit dans ses bouquins qu'il avait été abducté, ou du moins qu'il avait vécu une expérience paranormale pouvant suggérer une abduction, mais il a fait cette confidence à un de mes amis qui vit en France, et cette confidence il me l'a répercutée. Et ça ne m'a pas du tout étonné, parce que effectivement, il y a par exemple David Jacob, pas John Mack, hein, John Mack il dit pas qu'il a vécu une expérience mais vous avez par exemple Herman Sprinke Herreo, qui est un psychologue qui vit, je crois, dans le Wyoming, et qui a vécu, il admet carrément, qu'il a été abducté et qu'il a été abducté pour s'intéresser aux autres abductés. Voyez comme c'est extraordinaire. Et le jour où il a fait cet aveu, quand même, on l'a prié de démissionner de son poste de professeur à l'université où il enseignait, et maintenant il s'est reconverti dans un cabinet de psychologie privé.


Mais enfin tout ça, ça vous fait comprendre quand même qu'il faut être extrêmement prudent, notamment quand on est scientifique fonctionnaire, et qu'il faut pas s'amuser à faire des déclarations intempestives qui peuvent déplaire à ses hiérarchies, hein. Disons que quelquefois le couperet tombe. Et c'est arrivé en France aussi à deux ou trois personnes que je connais, mais je veux pas parler d'elles ici à l'émission, parce que je tiens pas non plus à leur faire une mauvaise publicité… C'est arrivé aussi à deux ou trois chercheurs français, qui ont dû avoir à encourir les foudres de leur hiérarchie, parce qu'ils s'étaient montrés un peu trop bavards.


D. de Plaige - Ouais… Vous citez le cas du policier Herbert Schirmer, en 1967…


J. Sider - C'est ça.


D. de Plaige - …où les entités lui ont révélé leur mode de tromperie.


J. Sider - Euh c'est pas leur mode de tromperie. Disons qu'on a compris que c'était de la tromperie, mais en fait ils ont révélé le système qu'ils utilisaient, carrément, puisque lors de la régression hypnotique dont il a été sujet, Herbert Schirmer a fait l'aveu, il a dit : Mais chaque fois que vous me posez une question, les réponses me sont fournies par l'entité qui se trouve dans mon crâne ! Enfin, il a pas dit « l'entité qui se trouve dans (son) crâne », il a dit « quelque chose dans mon crâne me dicte les réponses »…


D. de Plaige - Huhum…


J. Sider - Ou quelque chose comme ça, hein, une réponse de ce genre. Au fur et à mesure que l'hypnotiseur posait les questions, la réponse parvenait dans le cerveau de Schirmer, qui la répétait de vive voix à celui qui lui avait posé la question (Leo Sprinkle).


D. de Plaige - Jean Sider, des entités parasites, prédatrices, auraient plutôt intérêt, si nous sommes une ressource pour elles, une ressource énergétique, plutôt intérêt à nous préserver qu'à précipiter notre destruction…


J. Sider - C'est une question pertinente que vous poser là, et elle me rassure parce que je pense effectivement que si elles ont besoin de nous elles ont tout intérêt à ce qu'on conduise pas le monde à sa perte. Ceci étant dit, il faut se garder quand même d'être trop optimiste de ce côté-là, parce que il y a eu plusieurs civilisations qui ont disparu - on le sait, hein, puisque les archéologues ont mis à jour des vestiges de civilisations qui ont complètement disparu sans laisser de traces - certains chercheurs pensent qu'il y a des cycles humains qui se développent, et puis quand les entités jugent que ce cycle est arrivé à sa fin, elle détruit ses propres créatures, si j'ose dire, pour qu'une autre civilisation puisse renaître de ses cendres, comme le Phénix, un peu. Et c'est d'ailleurs ce qu'elles disent ; elles ont fait cet aveu-là à plusieurs abductés - pas des masses, je crois qu'il y a 3 ou 4 abductés qui ont reçu cette confidence au cours de leur abduction. Mais bon, est-ce que c'est vraiment des destructions qui sont provoquées par les entités, ou est-ce plutôt tout simplement les civilisations humaines qui se détruisent elles-mêmes ? Là encore, la question est posée.


D. de Plaige - Dans les cas des abductions on retrouve fréquemment le thème de l'oubli, puisqu'on doit passer par une régression hypnotique afin de connaître les détails, le récit de ce qui s'est passé, comme si les entités, que ce soit dans un vaisseau « tôle et boulons » ou dans l'espace illusoire immatériel, s'adressant à la personne enlevée, lui disent : maintenant, il va falloir que tu oublies.


J. Sider - Oui, alors dans les débuts des abductions, on a noté que les entités... Ça a commencé d'ailleurs avec le fameux cas Betty et Barney Hill…


D. de Plaige - Oui.


J. Sider - …hein, que vous connaissez bien, en 1961, et Betty Hill avait dit à l'entité : "Ah ! mais quand je vais raconter ça à mes amis, tout ça, on va raconter toute notre aventure à nos amis" Et l'entité lui a dit : "Vous oublierez, vous aurez oublié tout". Bon, effectivement, elle avait tout oublié. Et ensuite elle a été soumise à une régression hypnotique.


Alors ce schéma de contact s'est passé aussi dans plusieurs autres cas. En fait, disons qu'il y a eu un changement après dans la façon d'opérer des entités. Alors au début tout le monde oubliait, et les gens se rendaient compte qu'ils avaient vécu une expérience bizarre parce qu'il y avait un trou dans leur emploi du temps, soit ils notaient des cicatrices sur leur corps qu'ils n'arrivaient pas à s'expliquer et qu'ils n'avaient pas auparavant, avant leur abduction, ou il y avait des phénomènes bizarres qui se passaient dans leur entourage, des phénomènes de poltergeist, etc. Et par la suite, y a eu un changement. Des gens sont revenus d'une abduction supposée avec des souvenirs. John Mack, je vous l'ai dit tout à l'heure, parmi ses patients en a un grand nombre.


D. de Plaige - Alors est­ce que c'est un accident…


J. Sider - Alors je pense pas qu'il s'agit d'un accident, je pense que c'est voulu. Alors pour qui pour quoi, je sais pas, je n'ai aucune réponse à vous fournir. Les entités ont choisi d'oeuvrer comme ça peut-être pour... je sais pas. Honnêtement, je trouve pas de réponse !


D. de Plaige - Jean Sider, à ce propos je vais citer une deuxième fois Platon et vous ramener à l'histoire de Er, ce guerrier mort au champ de bataille, mais qui n'était pas tout à fait mort et qui a fait une visite dans le monde de l'entre-deux vies. Ses guides, appelé les Daïmôns - et non pas les démons mais les daïmôns…


J. Sider - Oui, les daïmôns grecs…


D. de Plaige - …daïmôns dans le sens de guides, guides spirituels, après lui avoir fait envisager les possibilités de son incarnation future, le conduisent à boire le liquide, le breuvage, l'élixir de l'oubli.


J. Sider - Oui. Il y a eu un cas comme ça aussi, qui s'est passé au Brésil, où on a fait ingurgiter à un abducté un liquide - qui était absolument infect, d'ailleurs, d'après ce qu'il a raconté - mais c'était pas un élixir, on ne lui a pas dit que c'était un élixir d'oubli, on lui a fait boire ça. Il y a deux ou trois abductées américaines aussi auxquelles on a fait ingurgiter un liquide…


D. de Plaige - Donc ça remonte jusqu'à Platon.


J. Sider - Oui. Eh bien, là vous m'apprenez quelque chose, parce que là j'avais pas lu cette histoire de Platon. Et ça montre bien que finalement le phénomène était présent dans toutes les civilisations, même les plus anciennes, hein. D'ailleurs vous avez cité les Sumériens vous-même tout à l'heure… Ben c'était pareil chez les anciens égyptiens, les pharaons, ils étaient confrontés aussi à des entités qui leur jouaient toutes sortes de tours.


D. de Plaige - Sachant pour Platon que il n'est paraît?il pas bon que le nouvel incarné se souvienne, ce serait un handicap et un vrai boulet pour lui de se souvenir trop précisément de ce qu'il avait vécu précédemment.


J. Sider - Ouais. Ouais… Mais là, là vous soulevez un problème qui nécessite explication de ma part…


D. de Plaige - Je vous en prie.


J. Sider - Du moins, c'est l'hypothèse que je suis en train de bâtir - que j'ai bâtie déjà mais que j'exposerai en détail dans mon prochain bouquin… A mon sens, il semblerait que ces entités aient laissé tout au long de l'histoire humaine des traces qui permettent aux chercheurs actuels d'entrevoir un schéma de réponse dirigé sur les extraterrestres. Je pense que tout le long de notre histoire, dans tous les témoignages qui ont pu être consignés par différents chroniqueurs en leur temps, et tout, il y a des éléments volontairement donnés par les entités, de façon telle à ce que ces éléments, lorsqu'ils seront traduits par les chercheurs modernes, vont déboucher sur l'hypothèse extraterrestre.


Et c'est pas forcément la bonne, comme je vous l'ai déjà dit.


D. de Plaige - C'est-à-dire qu'ils ont semé tout au long de l'histoire…


J. Sider - Ils ont planifié des contacts avec différents éléments dans différents pays et à différentes époques, qui lorsqu'ils seront décryptés par nos chercheurs actuels, et ceux qui viendront après nous, déboucheront sur l'hypothèse extraterrestre. Comme par exemple l'a fait Monsieur Zecharia Sitchin aux États-Unis. Il a choisi de compulser tous les écrits sumériens qui ont pu être compilés et traduits, et il en a tiré une hypothèse qui est tout simplement l'hypothèse extraterrestre. Et c'est bien fait, mais attention : Monsieur Zecharia Sitchin, qui a fait du bon travail, il a aussi eu disons des interprétations « osées », dirais-je. Quand il dit par exemple que la Tour de Babel, c'était une tour de lancement de fusée en construction, ça me paraît quand même sans rapport avec la réalité.


D. de Plaige - Bien, intéressons-nous au domaine des esprits. Je vais vous raconter une petite histoire de spirite, disant après une séance avoir rencontré Till l'Espiègle. « Mais enfin ! Till l'Espiègle, mais enfin tu n'existes pas, tu es un personnage de littérature ! » L'entité lui répond : « Certes, je n'ai jamais eu d'existence matérielle, je suis un personnage pensé, créé par un littérateur, mais j'ai eu tellement de lecteurs, ils ont tous abondé dans le fantasme de mon existence qu'ils m'ont en quelque sorte donné vie ».


J. Sider - Ha ! Ha ! Je connaissais pas cette histoire !


D. de Plaige - Ce qui voudrait dire, et vous en parler à différentes reprises dans votre livre, qu'un égrégore se nourrit d'une force pensée collective tellement puissante qu'elle prend une pseudo?réalité agissante.


J. Sider - Oui, j'ai pas tellement d'exemple en tête, là, pour illustrer votre propos, mais c'est pas du tout impossible. Bon, par exemple, quand je vous ai parlé des abductés qui de temps en temps voient apparaître dans l'ovni où ils sont supposés être des apparitions religieuses, y compris des apparitions d'anges, bon… L'ange est un personnage fictif, qui a été créé par les religions, donc … C'est peut-être le seul exemple que je peux vous citer, mais des personnages de roman, non, j'en ai pas d'exemple à vous citer.


D. de Plaige - Disons que Harry Potter, avec ses millions de lecteurs à travers le monde, commence à prendre une existence dans un domaine restreint…


J. Sider - Ah ! Ah, là oui. Là c'est possible. Bon ben…


D. de Plaige - Tellement il est nourri par la projection mentale, la substance si l'on peut dire mentale de ses lecteurs.


J. Sider - C'est possible, mais bon je sais pas si un jour un abducté verra apparaître dans la soucoupe volante où il se trouve l'image de Potter, mais bon Harry Potter. Je sais pas. Ça m'étonnerait, quand même ! Ça serait quand même pousser le bouchon un peu loin de la part des entités, mais enfin pourquoi pas. On a vu pire.


D. de Plaige - Ben, c'est qu'en quelque sorte un personnage de roman qui est lu à des millions d'exemplaires produit l'effet d'un égrégore.


J. Sider - Oui, c'est possible aussi, hein, peut-être que une certaine forme de littérature, surtout quand elle passe dans le domaine télévisuel, cinématographique, ça peut effectivement produire chez les spectateurs et les téléspectateurs un surcroît émotionnel qui se transforme en énergie appréciée par les entités. En restant dans cette optique, on peut effectivement avancer cette chose-là.


D. de Plaige - Alors vous parlez également, en démonologie, des incubes et des succubes traditionnels, qui nous ramènent des siècles et des siècles en arrière. Ces personnages voraces qui incubent et qui font succomber les pauvres humains que nous sommes et qui nous entourent et qui se nourrissent comme des larves mentales.


J. Sider - Oui, les incubes et les succubes, eh bien se sont les démons des religieux - incube pour mâle, succube pour femelle -, c'est la transposition ancienne du rapport sexuel actuel entre humains et entités. A l'heure actuelle, on a des extraterrestres qui copulent avec les humains, puis autrefois c'était les démons. Ce qui fait dire à certains que les extraterrestres de nos jours sont en fait des démons, mais en fait ils sont ni l'un ni l'autre.


D. de Plaige - Oui, ou les Lémures chez les Romains…


J. Sider - Les Lémures chez les Romains, c'étaient les mêmes entités, la même chose, oui. Oh ben, dans tous les folklores, dans toutes les cultures y a eu des entités luxurieuses. On en trouve chez les Grecs aussi, on en trouve chez les Sumériens, dans le folklore judaïque il y a la fameuse Lilith, qui est citée d'ailleurs dans la Bible, qui était un démon femelle qui a charmé plus d'un monarque. On en trouve partout y compris dans les folklore, mais moins tranchées dans les folklores amérindiens. Dans les folklores mayas y a eu, je crois, quelques cas de démons luxurieux, mais c'est beaucoup moins tranché que dans les cas modernes américains.


D. de Plaige - Mais alors, puisque nous sommes dans le domaine de la religion, Jean Sider, vous abordez dans le cours du livre, vers les conclusions, un sujet qui fâche sur la personne de Yahvé en montrant que Moïse a reçu dans des textes reconnus et inspirés - « reconnus » avec force guillemets, donc déclarés inspirés - des instructions d'un personnage qui est assez «foudroyant », qui n'hésite pas à décimer les populations, un dieu de colère et de courroux, qui n'avait rien de juif essentiellement puisqu'en fait c'était, dites-vous, un transfuge de la civilisation sumérienne.


J. Sider - Exact. Nous savons depuis longtemps que les écrits bibliques sont des emprunts à la Torah judaïque, notamment en ce qui concerne la Genèse, et la Torah judadique… le… judaïque, pardon, émane, pour beaucoup de ses épisodes, du moins en ce qui concerne la Genèse - bereshit pour les Juifs - d'écrits babyloniens qui eux-mêmes ont été empruntés aux Sumériens, et qui eux-mêmes n'ont pas vécu les événements qui sont décrits dans leurs écrits, puisqu'ils disent dans leurs écrits que tout ce que nous savons, ce sont les dieux qui nous les ont dictés, qui nous les ont donnés.


Et… où en étais-je, déjà ? J'ai perdu le fil !


D. de Plaige - Oui, que Yahvé …


J. Sider - Ah ! Yahvé, oui… Oui, effectivement, le personnage de Yahvé, qui est considéré comme le Dieu, a quand même une image assez négative, parce que y a beaucoup de massacres qui lui sont attribués ou alors…


D. de Plaige - Oui, il n'hésite pas… il fait décimer des populations entières…


J. Sider - Il fait décimer beaucoup de populations par les tribus juives, effectivement, Josué notamment, hein, Josué qui passe au fil de l'épée plus d'une trentaine de ville en Palestine, y compris les femmes et les enfants qui tètent encore leur mère, etc. Enfin c'est quand même bizarre dans la Bible, quand on voit un comportement de Dieu comme ça. Ou alors je me suis demandé si par hasard y aurait peut-être pas autre chose qu'un dieu, une entité malveillante ou qui faisait aussi le bien. D'ailleurs dans la Bible, Yahvé dit lui-même, enfin il a fait dire par des prophètes qu'il était responsable du malheur et du bonheur des hommes, hein. C'est écrit dans Isaïe, hein. Isaïe, je sais plus quel paragraphe, 45 ou 47, il cite une phrase de Yahvé qui va dans ce sens. Donc l'entité Yahvé elle-même reconnaît qu'elle est responsable des malheurs des hommes, comme de leur bonheur, mais plus souvent c'étaient des malheurs, du moins pour les Juifs, hein. Encore que maintenant, bon, on peut dire aussi que nos malheurs sont attribuables à Dieu, mais enfin on va pas aller jusque là !


D. de Plaige - Oui, mais vous faites le rappel que cette entité Yahvé, qui ne serait que simplement une entité et non pas un dieu…


J. Sider - Un dieu bienveillant tel que l'Église nous l'enseigne, oui…


« Modifié: 18 mars 2015 à 17:31:21 par katchina »
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Re : Jean SIDER - La vague d'ovnis - ovnis usa - Les hommes en noir ou MIB
« Réponse #8 le: 07 septembre 2008 à 00:04:40 »

La fin de l'émission

D. de Plaige - …bienveillant, miséricordieux, etc., qui révèle son esprit mauvais à plusieurs reprises, dans les textes.


J. Sider - Ah ! Oui, c'est tout à fait juste et je suis pas le seul à avoir remarqué ça, hein, il y en a d'autres. Il y en a d'autres, à commencer par Voltaire, par exemple… Mais enfin, bon, c'est pas toujours facile à exposer dans un ouvrage, surtout quand on sait que parmi les lecteurs il y a des croyants et puis des gens qui sont encore attachés disons au folklore religieux. Et quand on parle de Yahvé et qu'on dit que c'était pas un personnage sympathique qui peut vraiment représenter le dieu tel qu'il est enseigné dans le Nouveau Testament, évidemment quelquefois ça passe mal auprès de certains lecteurs. Mais moi je suis partisan de dire ce que je pense, j'ai toujours dit ce que je pensais dans mes livres…


D. de Plaige - Non mais là, Jean Sider, vous ne dites pas ce que vous pensez, vous faites parler les textes eux-mêmes…


J. Sider - Oui, les textes parlent d'eux-mêmes, mais il y a beaucoup de gens qui ignorent cet aspect de Yahvé, parce qu'il y a beaucoup de gens qui ont entendu parler de la Bible mais qui n'ont pas lu la Bible, ou qui ont lu que peut-être quelques petits fragment de ci de là, et qui n'ont pas accordé beaucoup d'importance à ce qui était écrit dans… notamment dans la Genèse. Ils ont dit « se sont des affabulations » et tout ça. Bon. C'est pas forcément des affabulations ; je pense que c'est des transpositions, des altérations de récits plus anciens.


Alors les récits anciens sont-ils – correspondent-ils, plutôt, à une certaine réalité ? Je pense que oui, mais dans quelle mesure ? Dans quelle mesure – c'est pas forcément la réalité à 100 %.


D. de Plaige - Enfin, ça montre bien quel poids, quel fardeau… quel boulet culturel nous traînons, avec un dieu Yahvé, entité Yahvé, à l'esprit parfois mauvais, qui inspire la crainte, le respect par la peur…


J. Sider - Ouais.


D. de Plaige - ...au nom de son perpétuel courroux.


J. Sider - Ouais. Oui, c'est vrai. Les populations juives, autrefois, ont vécu des périodes particulièrement douloureuses avec cette entité… Euh bon, faut-il accorder du crédit à 100 % à ce qui est écrit sur ces fameux massacres ? Je ne sais pas. Peut-être qu'il y a des exagérations, hein, c'est possible…


D. de Plaige - La chaîne Encyclopédia diffuse un documentaire international tendant à prouver scientifiquement les « plaies d'Égypte » et les fléaux de ce dieu courroucé.


J. Sider - Ouais. Ben, évidemment c'est pas rassurant. Si si si si tout ce qui est écrit comme événements particulièrement douloureux dans la Bible sont vraiment des réalités, c'est pas rassurant. Mais je peux pas vous en dire plus ….


D. de Plaige - Donc on y voit à l'oeuvre plutôt une entité démiurge…


J. Sider - Démiurge, c'est un peu ce qu'un de mes correspondant m'avait dit, puis j'ai pensé que ce terme était beaucoup plus adéquat. Plutôt que Dieu, avec un grand D majuscule.


D. de Plaige - On recherche toujours le Grand Bienfaiteur !


J. Sider - Ah ! le grand bienfaiteur, je sais pas. Je pense que c'est un rêve. Une utopie. Ha ! Ha ! Ha ! Ha !


D. de Plaige - Alors Jean Sider vous êtes familier du mot karma, j'imagine…


J. Sider - J'ai pas tellement pioché dans cette voie. J'en ai entendu parler, bien sûr, le karma, mais j'ai pas pioché dans cette voie.


D. de Plaige - Bon, la loi de cause à effet, à la fois individuelle et planétaire. Je vous invite à répondre sur cette hypothèse que l'humanité actuelle subit le juste retour - voilà, appelons ça le juste retour, le karma - subit le juste retour de s'être elle-même comportée autrefois comme manipulatrice et se trouve maintenant en situation d'être le manipulé. Ou alors inversement, constatant que nous sommes manipulés par ces entités, c'est bien que nous sommes en situation inverse d'avoir produit nous-mêmes la situation dans laquelle nous sommes pour l'avoir exercée nous-mêmes.


J. Sider - Oui, on peut supposer effectivement que cette hypothèse tienne la route, mais bon, encore, comme je vous l'ai déjà dit, les hypothèses sont nombreuses : on peut interpréter comme on veut, y'en a peut-être quelques unes qui vont se dégager plus facilement que d'autres mais il restera toujours un certain nombre d'hypothèses qu'on peut avancer pour expliquer cette situation. Mais encore une fois, aucune preuve n'est formelle pour démontrer le bien-fondé de ces hypothèses.


D. de Plaige - Et cette série produite par Spielberg, en anglais "Taken" - en français, "Disparitions" -, est-ce que vous avez eu l'occasion de la voir ?


J. Sider - J'ai vu le premier épisode. Oh, ça me paraît … très science-fiction !
Par contre, ils utilisent la thématique Ovnis-abductions-contact avec des entités extraterrestres, et malheureusement le traitement infligé par Spielberg - que je respecte, quand même, parce qu'il a fait du bon travail, là, il a eu des productions tout à fait extraordinaires -, mais le traitement est fantaisiste, il correspond un petit peu au traitement habituel qui est fait quand on prend un fait établi, et qui est considéré quand même comme mythique par l'intelligentsia, et on l'accommode pour le transformer en récit de science?fiction. Par exemple le crash de Roswell, je me souviens le début du film, je crois, c'est le crash de Roswell…


D. de Plaige - Hum hum…


J. Sider - Complètement fantaisiste ! Mais complètement ! Les personnages ne correspondent en rien aux véritables protagonistes de l'affaire - à part le fameux Brazel, à la rigueur, mais les enquêteurs de l'US Air Force c'était pas ça, y avait pas de Capitaine, c'était un lieutenant-colonel, c'est le lieutenant-colonel Jesse Marcel qui s'occupait de l'enquête, qui a fait la découverte. Et puis y avait pas des entités vivantes comme ça, les entités vivantes, c'est des rumeurs qui circulent, qui ont été lancées par les paranoïaques de l'ufologie américaine. Et puis ce personnage qui se métamorphose en être humain puis qui vit quelques temps avec une femme…


D. de Plaige - Justement, on a là la métamorphose, le polymorphisme…


J. Sider - C'est ça. C'est disons pour traduire l'idée de polymorphisme. Et mais c'est… c'est accommodé à une sauce, vraiment, qui est pas… Bon, pour le public qui est pas averti, bon, ça peut plaire, mais pour des gens comme moi et puis d'autres collègues ufologues qui s'occupent du sujet depuis longtemps sur des bases sérieuses, un film comme ça, ça n'apporte rien.


D. de Plaige - Oui, quelques éléments, toutefois. Donc le côté polymorphe, d'une part, qui vous est cher…


J. Sider - Ouais…


D. de Plaige - …tout au long de votre ouvrage, on le retrouve dans ces épisodes du nouveau Spielberg, où l'une des entités ayant échappé et survécu au crash de Roswell prend l'aspect d'un humain, et conçoit le premier hybride contemporain avec une terrienne.


Et puis l'idée aussi - pour avoir trouvé ça dans votre ouvrage - que le vaisseau n'a pas de tableau de commandes et qu'il obéit comme un prolongement du pilote…


J. Sider - Alors ça, c'est l'opinion du Colonel Corso, que j'ai cité mais avec des réserves, parce que le Colonel Corso même si ça a été un excellent officier au sein de l'Armée américaine, il est très contesté aux États-Unis, et on commence en France aussi depuis un certain temps à avoir des doutes sur la validité de son témoignage, qui par certains côtés paraît quelque peu outrancier. Il y a notamment l'affaire... ça se passe au début des années 60; en 1960 ou 1961 il travaille avec le général Trudeau dans un bureau au Pentagone, et le général Trudeau lui dit : "Ecoutez, Phil, regardez dans l'armoire à droite, là, vous allez trouver des objets trouvés dans un crash d'Ovni au Nouveau-Mexique"


Bon, alors, déjà ça, c'est suspect, hein. On laisse pas traîner dans un tiroir des débris qui proviennent d'un engin censé venir d'une autre planète, ça tient pas la route. On les conduit dans un laboratoire, pour être examinés, pour être éventuellement exploités… Bon, à ce moment-là le général Trudeau dit à Corso : "Prenez ces objets, et puis essayez d'en tirer quelque chose pour voir si on peut découvrir de nouvelles technologies qui peuvent être utiles aussi bien pour nous, militaires, que pour l'industrie qui travaille pour nous". Alors l'industrie civile qui travaille en principe sur des programmes militaires. Et Corso s'exécute. Et puis il prétend qu'à partir de certains de ces objets, on a découvert le laser, la fibre optique, la vision nocturne, la protection pour les gilets pare-balles, etc. Moi ça me laisse très sceptique. Parce qu'attendre 1960 pour mettre ces objets entre les mains de spécialistes qui vont ensuite découvrir des... Non, là y a quelque chose qui passe pas.


Ensuite, le colonel Corso a fait d'autres déclarations, soit directement soit par l'intermédiaire de son fils quand le colonel est mort en juillet 98 je crois ou en juin 98, et il en a rajouté une couche, il a dit que, par exemple, quand il était affecté dans une base de l'Armée de Terre américaine, pas très loin de Wright Paterson le fameux grand terrain d'essais du Nouveau-Mexique, il a fait une rencontre rapprochée du IIIe type. Alors les circonstances dans lesquelles il a fait cette rencontre rapprochée sont tellement abracadabrantes que moi je suis pas d'accord, pour moi c'est de la filouterie. Il a prétendu avoir rencontré une entité humaine - qui portait un casque, un uniforme et tout. Enfin, à l'époque, il était responsable d'une base où il y avait beaucoup de radars. Il a dit : Vous allez rentrer à votre base et donner l'ordre de couper les radars. Alors le colonel dit : Et pourquoi vous voulez… - Parce qu'il faut qu'on rentre dans un périmètre où les ondes de radar nous gênent… Haha ! Moi ça m'a beaucoup fait rire ! Le colonel a obéi, il est rentré chez lui, il a ordonné à ses officiers qui étaient responsables des radars de couper, d'éteindre tous les radars, de les mettre en état de non-fonctionnement.


Alors l'autre lui avait dit « pendant un quart d'heure ou dix minutes, vous coupez votre radar »… Voilà.


Bon, moi, je suis désolé, je marche pas. Ils ont pas besoin qu'on coupe les radars pour circulez chez nous, hein. C'est pas… Comme je vous l'ai expliqué… les engins qui'ils projettent dans l'espace, c'est pas forcément des engins matériels. Même si c'étaient des engins matériels comme nos avions, etc., ils s'en fichent pas mal des ondes radar, ça ne les gêne pas. Je sais de quoi ça provient, ça. Ça provient du fait que, au début de l'affaire de Roswell, le fameux crash de Roswell de juillet 47, y a une rumeur qui a circulé. En fait, elle circulé plus tard… Lorsque le gouvernement a voté la loi sur la liberté de l'information, des tas de chercheurs ont écrit au FBI, à la CIA, à l'US Air Force, etc., pour avoir des documents déclassifiés. Parmi les documents déclassifiés obtenus par certains chercheurs auprès de l'US Air Force, il y a un mémorandum dans lequel il est question d'un agent qui dit à sa hiérarchie : J'ai rencontré un… Ah oui ! c'est un mémo du FBI, hein. Il a été publié dans de nombreux livres. Et cet agent du FBI rapporte donc à sa hiérarchie dans un mémorandum : « J'ai rencontré un agent de l'US Air Force, qui m'a déclaré qu'il y a eu trois crash d'Ovnis au Nouveau-Mexique, et que ces crashs avaient été provoqués par nos ondes radar ». Voilà.


D. de Plaige - Hum.


J. Sider - Je pense qu'il s'est basé là-dessus, le colonel, pour affabuler. Mais ça ne tient pas la route, son discours. Donc je pense qu'il y a une possibilité pour que le colonel Corso ait été manipulé par disons ses supérieurs, et que on lui a fait comprendre que la patrie était en danger et qu'il fallait démystifier les soucoupes volantes et puis surtout le crash de Roswell en particulier.
Et à mon avis, c'est ce qui a dû se passer. Au début, j'ai mordu à l'hameçon, hein. Bon, maintenant je suis beaucoup plus réticent. Je pense que le colonel Corso a fait partie d'une opération d'intoxication.


D. de Plaige - Huhum…


J. Sider - Mais je peux me tromper… Mais enfin, vous savez, comme je vous l'ai dit les descriptions qu'il a données, l'affaire du cadavre qui paraît-il a transité par Fort Bliss, j'sais pas…


Un cadavre sur quatre aurait transité par Fort Bliss et aurait été stationné dans un hangar où le colonel se trouvait comme par hasard comme officier de permanence… Il a soulevé une bâche, il a vu le corps… Mais ça ne tient pas la route non plus, ça.


On sait, d'après des témoins beaucoup plus sûrs, que les corps ont été envoyés prétendument sur Washington, et on a eu le témoignage du commandant de l'avion - c'était Monsieur Anderson, qui était chef-pilote, chef de bord, qui a convoyé les corps. On a rapporté son témoignage... c'est sa femme, hein, parce que lui de son vivant il a pas parlé... Ensuite, un jour, il a parlé à sa femme et c'est sa femme, lorsqu'elle est devenue veuve, qui ensuite a accepté de divulguer ce que lui avait dit son mari.


Alors est-ce que son mari lui a raconté des bêtises ? Non, il était affecté à Roswell à l'époque, ça a été prouvé par ses états de service et tout, donc ce qu'il a raconté ça tient la route.


Mais ce que dit le colonel Corso dans son livre, ben, je le regrette mais y a quand même de la suspicion.


D. de Plaige - Hum hum. C'est ce que vous développez entre autres dans Top Secret Magazine paru en novembre.


J. Sider - Voilà. Voilà. Parce que des manœuvres d'intoxication, c'est pas la première, y en a eu d'autres avant, hein. Y a eu… bien avant le colonel Corso, y a des gens qui sont venus : Oui, j'étais militaire, à telle époque, tel endroit, j'ai vu ceci j'ai vu cela. A tel point qu'à un moment donné il y avait au moins six ou sept crashes différents ha ! ha ! ha ! à peu près à la même époque, en différents endroits, qui auraient été vus par différents témoins !


Alors y a eu l'affaire aussi du crash des plaines de San Agustin, avec le fameux témoin Gerald Anderson, tout le monde a cru au début - moi aussi j'ai cru, j'ai cru que Gerald Anderson était franc. Il racontait lui, il rapportait le témoignage de son frère aîné ou de son père, je ne sais plus, qui était militaire à l'époque, puis en fait il s'est avéré que, le type, il avait complètement inventé son histoire. Il a été pris en flagrant délit de mensonge à plusieurs reprises, et à la fin, bon, son témoignage ne valait plus rien.


Alors y a eu comme ça d'autres témoins. Il y a même Franck Kaufmann qui pendant longtemps m'avait paru être aussi un témoin de première main extrêmement sérieux - il était à l'époque agent du Counter Intelligence Service, je crois, je me souviens plus… C'était l'unité qui était chargée à la base de Roswell de la sécurité de la base, parce qu'à m'époque l'Armée de Terre était chargée de la sécurité des bases aériennes. Donc lui il appartenait à l'Armée de Terre, hein, et il avait assisté, lorsque le crash de Roswell s'est produit, il a été un des premiers enfin, pas le premier, mais disons qu'il a été un des agents de sécurité à être le premier sur le lieu du crash ; il a rapporté son histoire à plusieurs auteurs, dont Randle, et ça a fait l'objet de commentaires, une polémique s'est développée, et puis maintenant il apparaît que même Randle admet que Kaufmann a exagéré, même menti carrément. Alors voyez que c'est pas facile de démêler cet écheveau… Alors entre les bons témoins et les faux témoins, ha ! ha ! on a du mal à s'y retrouver ! Mais enfin, il y a une chose qui est sûre : le crash s'est produit. Voilà.


Ceci étant dit, y a quand même beaucoup de flou qui reste encore sur cette affaire, et on sait pas exactement où les corps sont allés, y a plusieurs versions qui circulent. D'après Corso y a eu une autopsie qui s'est faite dans un hôpital à côté de Washington, l'hôpital Walter Reed, il dit aussi qu'il y a un cadavre qui a échoué dans un hôpital de la Marine américaine à Bethesda on se demande pourquoi, hein. Que vient faire la Marine là-dedans ?


Alors ce qui fait que ça fait vraiment in imbroglio … Alors est-ce que… Je pense qu'il y a beaucoup de re… d'éléments comme ça, qui sont volontairement balancés aux chercheurs pour ensuite les ridiculiser.


D. de Plaige - Hum hum. Signe qu'il y a donc un fait matériel à cacher.


J. Sider - Il y a un fait matériel à cacher, mais comme je le dis, moi j'interprète le crash de Roswell comme étant un leurre, c'est un leurre matérialisé qui a été balancé aux Américains. C'est comme ça que j'interprète l'affaire, parce que j'ai du mal, vraiment, à imaginer qu'une organisation aussi pointue du point de vue technologique, qui est chez nous depuis des milliers d'années, puisse se servir d'engins qui tombent comme des mouches ou plutôt comme nos propres appareils, pour un oui ou pour un non. J'ai vraiment du mal à imaginer ça !


D. de Plaige - C'est pas pour un oui pour un non, c'est peut-être un accident sur des milliers de vol…


J. Sider - Oh non !... Non non non. Y a pas d'accidents à ce niveau-là. Ils ont supprimé, je pense, le facteur accident depuis longtemps.


D. de Plaige - Vous pensez, vous, que le « zéro défaut », ils l'ont obtenu sortie d'usine …


J. Sider - Tout simplement, parce qu'elle s'accorde avec mon hypothèse. Puis que, comme je vous ai dit, ce ne sont pas de véritables appareils aériens ou ni même spatiaux. Ce sont des leurres qui... Alors le leurre de Roswell, c'est un leurre matérialisé


D. de Plaige - D'accord, je vois…


J. Sider - …qui a été balancé aux Américains, et je ne peux pas vous dire s'il existe toujours, parce que comme ils ont la possibilité de dématérialiser tout ce qu'ils balancent aux humains, ils peuvent très bien maintenant avoir dématérialisé l'appareil. Peut?être que les Américains n'ont plus rien.


D. de Plaige - Huhum. Donc avec vous nous avons établi une nouvelle fois, dans le cadre de cette émission, la réalité des phénomènes, et on s'interroge quant à sa matérialité. Tout votre travail dans cet ouvrage, précisément, Jean Sider, consiste effectivement à évoquer la nature « quantité fluidique » de toutes ces manifestations, y compris la communication avec les défunts, la parapsychologie, etc. Je dis ça pour résumer.


J. Sider - Oui. Il y a des analogies, que l'on trouve dans tous les types de toutes les facettes des phénomènes paranormaux, et je pense que le phénomène Ovni fait partie intégrante de tous ces phénomènes. C'est un phénomène comme le dialogue avec les morts, comme les apparitions de fées autrefois, les transports au sabbat, les dieux antiques, les fées, enfin, tous ces personnages élusifs et plus ou moins mythiques qui font partie de la culture de toutes les civilisations humaines…


D. de Plaige - Huhum.


J. Sider - …pour moi, c'est pas matériel... Attention ! y a peut-être derrière tout ça une matérialité, mais que l'on n'arrive pas à cerner ; y a peut-être une volonté de la part de cette intelligence, qui vise à nous faire aller dans plusieurs voies, mais plusieurs culs-de-sac. A mon avis, y a aucune vérité sur la nature, les intentions et les origines de cette intelligence qui sont données aux hommes. L'intelligence qui, donc, manipule les êtres humains n'a pas du tout intérêt à dévoiler ses batteries. Au contraire, elle a tout intérêt à dissimuler tout ce qu'elle fait, d'où elle vient, et de quoi elle est constituée, parce que on n'a pas besoin de savoir, voilà. Tout simplement, d'après elle.


D. de Plaige - Hum. Oui, il faut entretenir la partie de cache-cache sinon le jeu est terminé.


J. Sider - Exactement. Et de toute façon, comme je l'ai dit dans mon bouquin, vous avez tous les différents types d'identité qui ont été livrés aux hommes depuis la nuit des temps, depuis que l'homme est intelligent, ce sont des identités fallacieuses, et ce sont en général, et même toujours entités qui n'ont aucune matérialité. Donc, partant de ce principe?là, je me dis que les entités actuelles, qui se font passer pour des extraterrestres dans des vaisseaux d'apparence matérielle très sophistiquée, sont de la même essence. Voilà.


D. de Plaige - Donc c'est ce que j'avais surnommé la théorie « unifiante »…


J. Sider - C'est ça, on peut parler de « théorie unifiante ». Il y a beaucoup trop d'analogies entre ces phénomènes. Et puis ce sont des phénomènes aussi qui interfèrent les uns avec les autres, comme je vous l'ai déjà dit…


D. de Plaige - Huhum.


J. Sider - Des morts qui apparaissent dans des soucoupes volantes, mêmes dans les phénomènes de... notamment ceux qui sont enregistrés par Jean-Claude Pantel, il y a toute une gamme de phénomènes qui appartiennent à des gens différents : y a les poltergeists, y a les esprits des morts, y a les esprits d'entités X, etc., etc. Ça prouve déjà la même parenté.


D. de Plaige - Si cela existe - ça prouve, si ça existe. Nous avons reçu nous-mêmes Jean-Claude Pantel sur cette antenne, le cas est encore difficile à cerner.


J. Sider - Oui. Très difficile, hein, parce qu'il a vécu, il faut le dire, des expériences qui sont peut-être uniques au monde. Je sais pas, il y a peut-être d'autres personnes comme Jean-Claude Pantel qui extériorisent les mêmes phénomènes, mais bon… Aux États-Unis, je sais qu'il y a une personne aussi un peu dans ce genre-là, mais pas autant que Jean-Claude Pantel. Je crois que lui il est en train de battre le record du monde, hein, dans ce domaine. Ou alors, il y a peut-être aussi d'autres personnes qui n'osent pas, disons, le dire et qui subissent cette calamité. Parce que c'est une calamité. Jean-Claude Pantel l'a écrit dans le premier volume des deux bouquins qu'il a publiés : pour lui ça a été très très difficile. Il a fallu qu'il déménage plusieurs fois, ses voisins se plaignaient du bruit, il y a eu toutes sortes d'inconvénients de de…


D. de Plaige - Certes, certes, certes… Mais le problème avec Jean-Claude Pantel, ce qui est troublant chez Pantel, je vous le dis comme ça entre nous, c'est qu'il a toujours rêvé de faire de la scène, il avait fait partie un temps de la compagnie du Big Bazar de Michel Fugain, il était chef d'orchestre, d'un orchestre de bal tous les dimanches dans la région de Marseille quand il était petit, et actuellement il veut produire une tournée pour l'interpréter sur scène, en musique, les Messages qu'il reçoit. Donc ce besoin de mise en avant qui le démange depuis tout petit peu aussi expliquer en partie le côté showy, le côté démonstratif. Quand on est rongé comme ça par un tel besoin de se produire, de se mettre en avant, on est aussi capable comme d'autres en leur temps - Annie Besant, Blavatski ou autres, ou Uri Geller - de faire des trucages et…


J. Sider - Oui. Oui…


D. de Plaige - …de fausser la vérité des messages.


J. Sider - Oui, ça c'est le propre des médiums. On l'a vu notamment lors des séances de spiritisme, aussi bien au siècle passé qu'au XXe…


D. de Plaige - Un tel besoin de se mettre en avant que ça en devient parfois suspect.


J. Sider - Oui, alors ce qu'il y a chez les médiums, c'est qu'ils n'ont pas toujours leur don, ils expriment pas toujours leur don, ce qui fait que par exemple quand ils organisent une séance de tables tournantes ou autres systèmes d'exhibition du paranormal, et que tout à coup ils n'ont plus leur don, ils ont… ils tendent à vouloir truquer pour ne pas perdre la face. Et c'est précisément ce truquage qui va leur faire perdre la face. C'est l'erreur qu'ils commettent. Il y a eu des grands médiums qui ont truqué, c'est vrai. Pourquoi ? Parce qu'ils avaient perdu momentanément leur don. Par contre, il y en a un qui n'a jamais truqué, c'est Douglas Home, un Anglais qui pratiquait la lévitation…


D. de Plaige - Ah oui !


J. Sider - …devant… devant témoins. Il sortait d'une fenêtre du deuxième ou du troisième étage, il était donc en sustentation dans l'air à l'extérieur, et il rentrait toujours dans la même position par une autre fenêtre devant des témoins, qui étaient là – y compris le Pr Crookes que j'ai cité auparavant. Et il n'a jamais truqué. Et quand il perdait son don, eh bien, il disait à son entourage : Je peux plus faire, je peux plus léviter, il faut attendre que le don revienne. Et il restait quelquefois plusieurs mois, il ne donnait aucune séance parce qu'il savait qu'il pouvait pas… rééditer ses exploits.


D. de Plaige - Hum hum…


J. Sider - Lui il est resté, disons, honnête jusqu'au bout. Par contre, il y en a d'autres qui ont truqué, effectivement.


D. de Plaige - Moui… Ça…


J. Sider - Pas dans la lévitation, parce que la lévitation c'est quand même difficile, hein. Surtout, bon, encore que maintenant y a des prestidigitateurs qui arrivent à faire des numéros extraordinaires, mais enfin ça demande tout un luxe de préparations, de truquages, etc. Mais là, en ce temps là, on n'était pas capables de faire de fausses lévitations comme on peut le faire maintenant, qu'on voit quelquefois dans les music-halls ou les émissions de Variétés à la télévision. Y avait aucun moyen pour faire ça, donc ça partait d'un don authentique, ou du moins provisoire qui était octroyé par l'entité qui possédait le… le médium. Oui, parce que je crois qu'on peut parler de possession, hein. Quand je dis « possédé », c'est vraiment l'entité qui se trouve dans le crâne des témoins.


D. de Plaige - Oui, une incorporation…


J. Sider - Une incorporation, voilà. Alors est-ce qu'elles vivent en permanence chez certaines personnes comme Jean-Claude Pantel, ou est-ce qu'elles vont et qu'elles viennent, et si elles sortent du corps, où vont-elles, etc. ? Ben, ça pose quand même pas mal de questions, mais là encore on ne peut que se livrer à des suppositions. On toujours au même niveau, on n'avance… on n'avance pas tellement dans la compréhension des phénomènes. On peut collecter une somme importante d'informations, mais pour tirer le jus, l'essence même de tout ce qui se produit, c'est pratiquement impossible. D'autant que si la science refuse, rejette ces phénomènes, pensez bien que c'est pas des gens comme moi qui n'ont aucune formation scientifique qui risquent d'apporter ces preuves-là.


D. de Plaige - Hum... Oui, pour moi par exemple, lorsqu'une pipe tombe d'un arbre, semblant tomber du ciel après avoir passé à travers l'arbre, et qu'elle est emprisonnée dans un bloc de glace et qu'il n'y a personne autour… il n'est pas difficile non plus, parce qu'elle est dans un bloc de glace, cette pipe, d'avoir posé le bloc à la croisée d'une branche, et dès que le bloc a un peu fondu, eh bien, il va tomber dans l'herbe et attirer l'attention.


J. Sider - Ouais. C'est la pipe de Monsieur Bidault dont tu parles. Ha ! Ha ! Ha ! Oui.


D. de Plaige - Mais oui… mais oui… J'attends plus fort, voyez, que ça.


J. Sider - Oui, y a eu plus fort, quand même. Y a eu beaucoup plus fort. Bon, ce qu'il y a c'est que ou bien on fait confiance au témoin, ou bien on ne lui fait pas confiance, et à ce moment là, bon, il faut occuper ses loisirs à faire autre chose.


D. de Plaige - On peut l'entendre mais garder vigilance.


J. Sider - Garder un certain recul, ouais.
Oui, y a des petits phénomènes qui peuvent être reproduits, effectivement, qui peuvent faire l'objet d'un truquage, mais il y en a d'autres c'est pas possible, quand même.


D. de Plaige - Bien sûr.


J. Sider - C'est pas possible. Ou alors il faut dire que le témoin ment, quoi. Mais quand il y a plusieurs témoins qui sont là en train de voir ce qui se passe, c'est difficile quand même de tout rejeter, je pense pas que ce soit des gens qui se soient mis d'accord pour monter une grosse blague et puis faire croire qu'il arrive des choses qui n'existent pas.


D. de Plaige - Non, bien sûr, mais on a la certitude maintenant que les voix manifestées autour de Pantel sont simplement issues de sa propre gorge, ça c'est évident.


J. Sider - Ouais…


D. de Plaige - Oui. Alors lorsqu'il nous dit : "Je ne sais d'où elles proviennent; on a le sentiment d'un «écho spatial, elles sont à la fois nulle part et partout dans la pièce"… En réalité, c'est lui qui dédouble.


J. Sider - Oui, ben c'est pas du tout impossible. Parce que, effectivement, ça prouverait déjà que c'est l'entité qui manipule… l'esprit de Pantel pour … proférer les paroles et puis diffuser les messages qu'il entend par une voix audible.


D. de Plaige - On est d'accord, mais ce n'est pas une voix surgie comme ça, de nulle part dans la pièce…


J. Sider - Dans l'air ambiant, quoi.


D. de Plaige - Dans l'air ambiant, sans qu'il y ait une gorge pour le vocaliser


J. Sider - Oui, ben effectivement. Du temps de l'Inquisition, y a eu des personnes comme ça qui s'exprimaient - alors évidemment les Inquisiteurs disaient que c'était le Diable, et l'entité se faisait passer effectivement pour le Diable pour les conforter dans leur opinion, probablement - et on a assisté à des séances extraordinaires, d'après les écrits qu'ils ont laissés… Y compris des religieuses qui parlaient avec la voix du Diable, ou du moins avec leur voix mais en imitant une voix d'homme.


D. de Plaige - Ben décidément l'entité s'acharnait à la perte du sujet…


J. Sider - Ah, oui !


D. de Plaige - …à la condamner au bûcher, alors !


J. Sider - C'est effrayant parce que y a des religieuses… y en a pas beaucoup qui ont été conduites au bûcher, hein ; y a un prêtre, je sais, qui a été conduit au bûcher, mais les religieuses, non, j'crois pas, j'ai pas eu d'écho, au cours de mes lectures, de religieuses qui ont été brûlées, sauf peut-être une… J'en suis pas certain, faudra que je vérifie. Par contre, je sais qu'il y a eu un prêtre qui a été brûlé. Ouais.


D. de Plaige - On va, donc en conclusion, Jean Sider, se lancer une invitation à cette même antenne lors de votre prochain bouquin…


J. Sider - Pourquoi pas !


D. de Plaige - Hum, si vous voulez bien.


J. Sider - Pourquoi pas… Ouais.


D. de Plaige - Et puis rappeler que la plupart de vos ouvrages sont encore disponibles, mais chez différents éditeurs…


J. Sider - Je crois maintenant que en ce qui concerne les Editions Ramuel, je crois que ces livres sont épuisés maintenant. Par contre, ceux que j'ai produits chez Jean-Michel Grandsire, JMG, les Editions JMG, sont encore disponibles.


D. de Plaige - Hum hum. Alors lui, est très bien distribué, on le trouve pratiquement partout.


J. Sider - Ouais. Ouais…


D. de Plaige - Bien, Jean Sider, il est temps de conclure. J'invite nos auditeurs à se procurer votre récent ouvrage : "La vie vient d'une intelligence supérieure", chez JMG. Et je vous remercie et je vous donne rendez vous à la sortie du prochain livre ?


J. Sider - Oui. Merci, et vous êtes vraiment sympathique d'avoir accepté qu'on puisse bavarder comme ça pendant trois heures, hein. Ça n'arrive pas souvent sur les chaînes de télévision ! Ha ! Ha !


D. de Plaige - C'est Ici & Maintenant ! Merci beaucoup.


J. Sider - Merci. Au revoir.
« Modifié: 07 septembre 2008 à 00:29:00 par Nemo492 »
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Re : Jean SIDER - La vague d'ovnis - ovnis usa - Les hommes en noir ou MIB
« Réponse #9 le: 21 juillet 2020 à 18:00:06 »

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