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Auteur Sujet: Années 50 : la désinformation s’organise (Sign - Grudge ) - CIA - Guerre Froide  (Lu 20834 fois)

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titilapin2

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Années 50 : la désinformation s’organise



Vannevar Bush à son bureau pendant la Seconde Guerre mondiale



Mi-1948, un groupe d’étude secret concurrent, dirigé par le Dr. Vannevar Bush, identifie l’un des schémas d’action des OVNIs : il existe une corrélation indiscutable entre le nucléaire et les apparitions d’engins non-identifiés.
 
Citer
Vannevar Bush (11 mars 1890 à Everett, Massachusetts, États-Unis - 1974) est un ingénieur américain, conseiller scientifique du président Roosevelt et chercheur au Massachusetts Institute of Technology (MIT). Il est principalement connu en tant que maître d’œuvre de la recherche scientifique des États-Unis lors de la Seconde Guerre mondiale et comme l'un des pionniers d'Internet.

Un rapport top-secret de décembre 1948 intitulé « Analysis of Flying Objects Incidents in the US », produit par la direction des renseignements de l’Armée de l’Air et le bureau du renseignement de la Marine, révèle que « le schéma de distribution des observations est définissable ». Il ajoute également que « la fréquence des observations et le nombre de témoins par observation montrent un schéma défini ». Toutes les données renvoient au nucléaire et, notamment, aux essais atomiques.

En affinant son étude, l’équipe du Dr. Bush réussit non seulement à identifier l’origine du phénomène OVNI (révélée dans mon ouvrage « OVNIs – Les Agents du Changement ») et à prédire des vagues d’OVNIs. Ainsi, la plus grande vague d’OVNIs de l’histoire, celle qui donna lieu à l’« invasion de Washington » de juillet 1952, fut prédite et même annoncée à Edward Ruppelt, le responsable du projet officiel sur les OVNIs...

L’origine des OVNIs identifiée, le Haut-Commandement américain remania le projet « Sign », qui n’avait plus raison d’être. Au lieu de le supprimer, il fut décidé de le maintenir en vie et de lui assigner une nouvelle mission.

Ainsi, le 11 février 1949, le « Project Sign » devint le « Project Grudge ». Il n’allait bien évidemment plus étudier le phénomène OVNI mais servir de projet-écran aux recherches secrètes et, surtout, de plate-forme de relation publique visant à expliquer, coûte que coûte, les observations d’OVNIs en termes conventionnels.

En janvier 1953, la commission Robertson de la CIA entérinait définitivement cette politique. Ses recommandations prescrivaient de « réduire l’intérêt du public pour les soucoupes volantes (…) et de définir et de poursuivre une politique d’éducation à travers les mass media, la télévision, les films ou les articles populaires (…) ».

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Biographie Vannevar Bush
 


Né le 11 mars 1890 à Everett (Massachusetts), il soutient sa maîtrise en 1913.

Chargé des inspections du matériel de la US Navy entre 1914 et 1915, il obtient un doctorat au MIT et à l'Université de Harvard entre 1916 et 1917.

En 1919, il intègre le département d'ingénierie électrique du MIT auquel il appartiendra 25 ans durant.

En 1927, il est le co-inventeur de l’ « analyseur différentiel », ordinateur résolvant des équations différentielles simples et se consacre dès lors aux appareils optiques, ainsi qu’au traitement automatisé des microfilms.

En 1932, Bush est nommé doyen de l’Institut, puis président du Carnegie Institute of Technology, (maintenant Carnegie Mellon University, voir Andrew Carnegie) et titulaire d’une chaire au NACA (National Advisory Committee for Aeronautics, comité consultatif national sur l’aéronautique et ancêtre de la NASA) en 1938.

C’est à cette époque que l'État américain fait appel à lui pour réorganiser différentes officines gouvernementales.

En 1940, il est notamment chargé de l’organisation de la nouvelle National Defense Research Committee (NDRC) voulue par le Conseil de défense nationale et le président Franklin D. Roosevelt.

Le but du NDRC était principalement la conception de nouvelles armes. D’éminents scientifiques y furent employés, tels Nikola Tesla et Edward Condon (qui sera chargé de faire taire les rumeurs et de conclure scientifiquement à la non-viabilité de l’étude du phénomène OVNI).

En 1947, le NDRC sera dissous en même temps que l’Office of Scientific Research and Development (OSRD), dont il était partie intégrante depuis juin 1940 par ordre exécutif.

En 1941, Bush prend la tête du OSRD et devient le maître d’œuvre de la recherche scientifique des États-Unis en guerre, avec d’importants effectifs, environ 6 000 scientifiques. Il sera une des têtes pensantes du projet Manhattan qui conférera l’arme atomique aux États-Unis.

Il est l'un des pionniers d'Internet, à travers notamment son article As We May Think (1945) dans lequel il anticipe l'invention de l'hypertexte et qui a depuis accédé à la notoriété. Dans cet article, paru dans le magazine Atlantic Monthly, il décrit un système, appelé Memex, sorte d'extension de la mémoire de l'homme. Ce texte jetait les bases d'un ordinateur et d'un réseau. Il s'agissait de pouvoir y stocker des livres, des notes personnelles, des idées et de pouvoir les associer entre elles pour les retrouver facilement. Il évoquait déjà les notions de liens et de parcours en prenant pour modèle le fonctionnement par association du cerveau humain et proposait de mettre en œuvre un mécanisme similaire pour la gestion des documents de son système. Il est également l'inventeur d'un analyseur différentiel.

Au mois de juillet 1946, Bush est nommé directeur des Joint Research and Development Board (JRDB) aux départements de la guerre et de la marine. Cette organisation dépendait du Département de la Défense des États-Unis et s’efforçait de coordonner les travaux de recherche et de développement des différentes armes.

C’est au sein de cette organisation qu’il aurait rencontré Lloyd Viel Berkner, et lui aurait proposé d’intégrer l'hypothétique agence Majestic 12.

De septembre 1947 à octobre 1948, il dirige le Development Board of the National Military Establishment avant d’être nommé en 1948 à la tête de la firme AT&T, puis de Merck & Co.

Directeur dès 1950 de la National Science Foundation (NSF), qui se proposait de « promouvoir l’avancement de la science ; faire évoluer la santé, la prospérité et le bien-être national ; et sécuriser la Défense nationale » et dont il restera membre jusqu’en 1955.

Il est président de la MIT Corporation de 1957 à 1959, puis président honoraire jusqu’en 1971.

Il était franc-maçon.

Vannevar Bush décède en 1974.

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Vannevar_Bush




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Les officiels s’empêtrent dans le mensonge



La situation n’invite donc guère à la rigolade : on est loin des sarcasmes imbéciles sur les « soucoupes volantes » et des blagues sur les « petits hommes verts » que la propagande du Pentagone et de la CIA ont si bien orchestrée. Nous sommes en présence d’engins, aux performances ahurissantes, violant l’espace aérien et se permettant de survoler les sites les plus sensibles des Etats-Unis !

Les stratèges militaires ont vite mesuré l’abîme technologique qui sépare notre science et celle de la source qui produit les apparitions d’OVNIs. Ces engins non-identifiés sont capables d’apparitions ou de disparitions instantanées, de se scinder en plusieurs objets pour fusionner ensuite, d’anticiper toutes manœuvres agressives qui leur seraient destinées. A vrai dire, les OVNIs bénéficient d’un contrôle quasi total sur notre environnement. Si cette situation est inavouable, c’est parce qu’elle est ingérable.

La seule manière de diminuer drastiquement les apparitions d’OVNIs aurait été de renoncer au nucléaire, car celui-ci agit comme catalyseur à leurs manifestations. Mais une telle éventualité était manifestement inenvisageable. La bombe atomique conditionnait désormais la doctrine stratégique de l’Oncle Sam, et l’Union soviétique, de son côté, avait procédé avec succès à l’explosion de sa première bombe atomique en 1949.

Afin d’éviter une énorme panique, c’est probablement avec rancœur que les initiés décidèrent de tromper et de maintenir le public dans l’ignorance, en instiguant le second projet officiel (en fait, de relation publique) sur les OVNIs, le projet « Grudge » (« Grudge », signifiant, en français « rancœur »).

Source: http://www.mondeinconnu.com/dossiers/alaune/ufologie-ovni-extraterrestres/gouvernements-et-phenomene-ovni/4/

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OVNIs : le sujet tabou des gouvernements



Récapitulons brièvement :  nous avons, d’un côté, des documents anciennement classifiés qui prouvent sans ambiguïté que des OVNIs ont régulièrement violé l’espace aérien de sites ultra-sensibles, principalement liés à l’armement nucléaire. Nous avons également des individus, à haute crédibilité, qui corroborent cette situation en ajoutant que ces OVNIs sont intervenus contre ces installations, désamorçant des ogives et mettant hors services des missiles.

Et de l’autre, nous avons l’Armée de l’Air américaine qui justifiait la clôture du projet officiel de recherche sur les OVNIs en 1969, en arguant de l’« absence d’intérêt pour la sécurité nationale ». On mesure ici la duperie et la densité mensongère des gouvernants, convaincus que l’opinion publique n’a pas le droit de savoir. Pas le droit de savoir que les OVNIs existent. Pas le droit de savoir que les gouvernements sont impuissants à juguler ses interventions contre des infrastructures nucléaires. La situation est inavouable : c’est pourquoi ce sujet est classifié au-dessus de « top-secret », comme l’ont constaté, à leurs dépens, plusieurs acteurs très haut placés qui ont essayé, en vain, d’en savoir plus.

Ces éléments suffisent, à eux seuls, à faire voler en éclat tous les mensonges des spin doctors du Pentagone. Ils suggèrent également que le dossier OVNI est géré par une super élite bloquant l’information à ceux qui « n’ont pas besoin de savoir », des acteurs gouvernementaux tel que Barry Goldwater – pourtant président du tout-puissant Senate’s Select Committee on Intelligence – ou le Président des Etats-Unis – pourtant commandant suprême des forces armées –, comme je l’ai montré dans mon ouvrage.

Nous savons désormais que le sujet des OVNIs est classé au-dessus de « top-secret ». Il a également été prouvé que la CIA et la NSA s’opposent à la divulgation de quantité d’informations sur les OVNIs. Qu’en déduire ? Que la divulgation du dossier OVNI n’aurait pas des « répercussions exceptionnellement graves » sur la sécurité nationale, mais infligerait des dommages d’une gravité inouïe à la sécurité nationale, susceptibles d’entraîner dans sa chute les plus grandes institutions politiques, militaires et sociales des Etats-Unis et, peut-être, du monde entier.

Voilà pourquoi la vérité sur le dossier OVNI, son origine et ses motivations, telles qu’exposées dans mon ouvrage, sont restées classifiées et le resteront. Pour combien de temps ? Certains perçoivent une « levée progressive du secret », annonciatrice d’un grand déballage. Permettez-moi d’en douter…

Fabrice Bonvin
Pour en savoir plus
‘OVNIs : les agents du changement’, Fabrice Bonvin, Editions JMG
L’auteur : Licencié en psychologie, auteur de l’un des premiers sites Internet francophones consacré aux OVNIs et contributeur régulier de revues spécialisées, Fabrice Bonvin a mené ses enquêtes en Suisse, en Australie et au Brésil.

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Biographie Fabrice Bonvin (écrivain ufologue suisse, né en 1975).

Site de l'auteur:   
Il obtient un master en psychologie à l’Université de Genève.

Il s'intéresse au phénomène OVNI dès 1989, ayant lui-même été le témoin d’un phénomène céleste inexpliqué cette année-là. Il devient un spécialiste du phénomène OVNI, et plus particulièrement du rapport entre les OVNIs et l’écologie ainsi que de l’impact psychologique des apparitions sur les témoins.

Il mena des enquêtes sur des cas d’apparitions d’OVNI aussi bien en Suisse, en France, en Australie qu’au Brésil. Dès le début des années 90, il contribue à des revues spécialisées, telles Tau*Ceti, Top Secret, Ufomania, Le Monde de l’Inconnu.

Après avoir été un partisan de l’origine extra-terrestre (HET), il développe un modèle défendant l’idée que le phénomène OVNI est causé par un « système nerveux gaïen », fonctionnant comme un « mécanisme de défense » à l’encontre des facteurs susceptibles d’altérer l’état de la planète. À ce titre, les apparitions d’OVNI seraient fortement corrélées aux essais atomiques et à la gestion globale du nucléaire civile et militaire par le concert des nations.

Déclinant les différentes hypothèses Gaïa, il définit les phénomènes OVNI et connexes comme « un moyen de communication sophistiqué que Gaïa utilise afin de susciter un changement chez l’espère humaine (à travers certains individus prédisposés) qui soit favorable à son objectif de conservation de la vie ».

Les concepts développés par Fabrice Bonvin sont proches de ceux de Jacques Vallée, Jean Sider, John Keel, en ce qu’ils remettent en cause l’HET et attribuent à l’intelligence à l’origine de ces phénomènes un caractère manipulateur, voire trompeur ainsi qu’une forme d’omniscience rendue possible par des processus psychiques restant à identifier.


Les thèses défendues par Fabrice Bonvin convergent vers celles de Kenneth Ring, Leo Sprinkle ou John Mack, qui ont en commun d’affubler au phénomène un potentiel transformateur sur la psyché humaine.

En octobre 2005 paraît son premier ouvrage « OVNIs – Les Agents du Changement », publié par JMG Editions, collection Science Conscience (préface Jean Sider).



Citer
Qu'est-ce que le phénomène OVNI ? Un mythe moderne ? Des prototypes secrets ? Des véhicules extraterrestres ? Sur la base de 15 années d'études et d'enquêtes sur le phénomène, l'auteur - psychologue de formation - livre ses propres conclusions sur l'origine et les buts de cette présence dans son ouvrage : OVNIs - LES AGENTS DU CHANGEMENT, paru aux éditions JMG, novembre 2005.

 Née en marge des théories communément admises, la thèse défendue surprendra plus d'un observateur, qu'il soit néophyte ou fin connaisseur du dossier. Au fil de cet ouvrage rigoureusement référencé, l'auteur se base sur ses propres observations, analyses et enquêtes pour brosser le portrait d'un phénomène dont les manifestations suggèrent une présence antédiluvienne sur Terre.

L'étude des traditions, notamment celtiques, des croyances et pratiques chamaniques, des états modifiés de conscience et l'exposé de récentes découvertes scientifiques viennent alimenter le propos et l'argumentation. Une attention particulière est portée aux composantes psychiques et symboliques des apparitions d'OVNIs, traditionnellement délaissées dans la littérature consacrée à ce sujet.

 Il est également question de leur impact sur le psychisme et la conscience humaine, question centrale si l'on entend résoudre l'énigme. Au fil des chapitres se dessinera graduellement le visage de l'intelligence à l'origine du phénomène OVNI : il sera alors possible de lui donner un nom, une origine et de comprendre ses agissements. 


Le second ouvrage « OVNIs – Le Secret des Secrets » paraît en décembre 2006, chez le même éditeur (préface Didier Gomez) .



 
10 avril 2007 et 15 avril 2007
Présentation radiophonique de l'ouvrage "OVNIs - Le Secret des Secrets", dans le cadre de l'émission "La Vague d'OVNIs" de Didier de Plaige diffusée sur les ondes de "Ici et Maintenant"
 

Citer
Dès 1946, les manifestations d'OVNIs consécutives aux essais atomiques ont conduit les autorités américaines à mettre en place des groupes d'étude du phénomène, tant officiels qu'officieux, ainsi qu'à définir une politique de gestion du secret. C'est à cette page secrète de l'histoire des Etats-Unis que j'invite le lecteur dans mon ouvrage "OVNIs : Le Secret des Secrets", paru en décembre 2006 chez le même éditeur.

Paru aux éditions JMG, décembre 2006

Prolongement logique de "OVNIs : Les Agents du Changement", cet ouvrage propose un traitement rigoureux de la politique du secret en identifiant les acteurs clés, les enjeux majeurs et les raisons du monopole exercé par les Etats-Unis dans ce domaine. L'ouvrage lève également le voile sur les opérations de propagande, la collusion et la complaisance de l'industrie médiatique ainsi que la manipulation qui s'exerce sur la communauté scientifique.

En exclusivité mondiale sont révélés les tenants et aboutissants d'une étude ultra-secrète conduite par des scientifiques et militaires triés sur le volet. Le compte-rendu de cette étude, menée à l'échelle planétaire sur plus d'une année, apporte un éclairage précieux sur les efforts des autorités américaines visant à percer le fonctionnement de ces apparitions. Il s'agit d'un ouvrage indispensable au décryptage de la politique des autorités militaires ainsi qu'à la compréhension du traitement journalistique de la question.

Un chapitre est également consacré au dispositif du futur que constituent les armes géophysiques, capables de modifier le climat et d'altérer l'atmosphère. Que ce soient le projet HAARP ou le phénomène des "chemtrails", j'expose leurs conséquences sur l'environnement et leur relations avec les apparitions d'OVNIs.

Finalement, l'ouvrage explore l'"hypothèse de la matrice" qui suggère que notre réalité est le fruit d'une simulation contrôlée par une intelligence supérieure. Appliquée aux schémas des manifestations d'OVNIs, cette hypothèse offre de surprenantes perspectives.


Ses idées font débat au sein de la communauté ufologique francophone.

La petite phrase de Allen Hynek en octobre 1976 :
 « J ’en suis venu à donner de moins en moins de poids à l ’idée que les OVNIs soient des engins spatiaux en tôle et boulons venant d ’une autre planète.
Trop de choses vont à  l’encontre de cette théorie.
Il me semblerait ridicule qu’une super-intelligence voyage sur de si grandes distances pour se livrer à des activités relativement stupides comme d’arrêter les voitures, de ramasser des échantillons de sol et d’effrayer les gens.
Je crois qu ’il est temps de reprendre l’examen des faits. Il faut chercher plus près de nous
».


« Modifié: 31 décembre 2008 à 18:48:36 par titilapin2 »
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Au fait, que suggère la classification « top-secret » ?

En vertu de l’ordre exécutif 12958, il existe trois niveaux de classification :
« confidentiel », « secret » et « top-secret », qui sont fonctions du degré de dommages causés à la sécurité nationale en cas de divulgation. A savoir que la révélation non autorisée d’information « confidentielle » provoquerait potentiellement des dommages, tandis que la divulgation d’informations « secrètes » susciterait de « graves dommages » et celle d’informations « top-secret » des « dommages exceptionnellement graves » .


* Des documents extrêmement confidentiels
Un mémorandum top-secret rédigé par Wilbert Smith, travaillant au Ministère des Transports du Canada, est particulièrement révélateur. Dans ce document daté du 21 novembre 1950, l’ingénieur nous apprend que :
- Le phénomène OVNI est le sujet le plus hautement classifié au sein du gouvernement des Etats-Unis, à un niveau plus élevé que la bombe H
- Les soucoupes volantes existent
- Leur modus operandi est inconnu mais un effort très intensif est fait actuellement là-dessus par un petit groupe dirigé par le Dr. Vannevar Bush
- L’affaire entière est considérée par les autorités des Etats-Unis comme étant « d’une immense importance ».


Un deuxième document riche d’enseignement provient du Sénateur d’Arizona Barry Goldwater, ancien candidat à la présidence des Etats-Unis et président du Senate’s Select Committee on Intelligence. Dans une lettre datée du 28 mars 1975, il rapportait à un chercheur californien qu’il s’était vu refuser l’accès au dossier OVNI :
« Le sujet des OVNIs est celui qui m’a intéressé le plus depuis bien longtemps. Il y a environ dix ou douze ans, j’ai fait une tentative pour découvrir ce qu’il pouvait bien y avoir là-dessus dans les installations de la base aérienne de Wright Patterson, où toutes les informations rassemblées par l’US Air Force ont été stockées. On m’a naturellement refusé l’accès à ces informations. Le sujet est encore classifié au-dessus du niveau top secret ».
Dans deux lettres du 11 avril 1979 et 19 octobre 1981 adressées au chercheur Lee Graham, Goldwater confirme que « cette affaire a atteint un tel niveau de classification (…), qu’il est impossible d’obtenir des informations à son sujet » .


Source: http://www.mondeinconnu.com/dossiers/alaune/ufologie-ovni-extraterrestres/gouvernements-et-phenomene-ovni/7/

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En 1950, l’ingénieur James Wilbert Smith avait créé le projet “Magnet” avec l’accord des autorités qui s’intéressaient à ses recherches sur le géomagnétisme comme possible source d’énergie.

“Classé secret, Magnet est dirigé jusqu’à sa fin, en août 1954, par Wilbert Smith au sein du Ministère des Transports. Le 10 août 1954, après que le programme ait été éventé auprès de la presse, le Contrôleur des Télécommunications publie un communiqué dans lequel il reconnaît que le ministère est engagé depuis 3 ans et demi dans un programme d’étude des ovnis.”

“Le rapport Magnet conclut que les ovnis sont probablement extraterrestres, et que la prochaine étape de cette étude devrait consister en un effort substantiel pour acquérir autant que possible cette technologie, laquelle pourrait être sans aucun doute d’un grand intérêt pour nous.“
   

James Wilbert Smith s’est trouvé en 1952 dans la position d’intermédiaire privilégié pour transmettre au gouvernement canadien, dans un mémorandum top secret, des informations classifiées que souhaitaient partager les Etats-Unis. On y voit apparaître le Dr. Vannevar Bush à la tête du groupe de coordination, et il est mentionné que le sujet était mieux protégé que les secrets de la Bombe-H.
Smith se concentrera ensuite sur des recherches concernant la maîtrise de la gravité. Plusieurs nations essayeront de récupérer ses archives après sa mort en 1962.

Source; Didier de Plaige http://ovnis-usa.com/   1er septembre 2008



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[justify]Ce que dit de lui lors de la X-Conference 2008 s’est tenue du 18 au 20 avril 2008 au Hilton Hôtel de  Gaithersburg (Maryland),  Paul Hellyer, le fondateur du parti de l’Action du Canada (Canadian Action Party), ancien Vice-premier ministre du Canada, ancien ministre de la Défense, et ayant occupé différents postes dans les cabinets ministériels des précédents gouvernements:[/justify]

[justify]Wilbert Smith, l'un des premiers Canadiens à avoir pris un intérêt actif dans l’étude des OVNI, a demandé aux Visiteurs les raisons de la destruction accidentelle d’un avion qui volait dans le voisinage d'une soucoupe volante.

La réponse a été que si quelques-uns de nos avions ont connu un sort malheureux qui était la conséquence d’une incroyable stupidité de la part de nos pilotes, ils prenaient des mesures correctives afin d'éviter nos appareils.

Je leur ai demandé ce qui s'était passé, et ils ont dit: "Eh bien, les champs qui entourent les soucoupes, et assurent ainsi la propulsion en produisant de la gravité différentielle, produit parfois, en raison du différentiel de champ temporel nécessaire au déplacement, des combinaisons de champs qui réduisent la résistance des matériaux jusqu’au point où ils ne sont plus assez résistants pour supporter les contraintes pour lesquelles ils sont calculés ".


Comme nous le savons maintenant, certains avions, en particulier de type militaire, étaient construits avec un facteur de résistance relativement faible et, aux endroits de l’assemblage de la structure, les matériaux n’étaient plus assez résistants pour supporter les contraintes mécaniques induites, et les avions, tout simplement, se disloquaient.[/justify]

« Modifié: 01 janvier 2009 à 16:16:42 par titilapin2 »
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Archives rim  ;D Chalons - Fabrice BONVIN

Extrait de la conférence 16 octobre 2005  sur le thème du "facteur écologique dans les apparitions d'OVNIs"   aux "Premières Rencontres Ufologiques Européennes de Chalons-en-Champagne


Une vague d’OVNIs provoquée et prédite !

Les apparitions d’OVNIs ont conduit les Etats-Unis à mener une série d’enquêtes dès 1946, tant officielles qu’officieuses. La première étude officielle fut le Projet Sign, lancé en janvier 1948.

Parallèlement aux projets officiels, une petite équipe menée par le Dr. Vannevar Bush et le Dr. Lloyd Berkner, étudiait le phénomène.

L’une de ses premières découvertes fut de mettre en évidence une relation de cause à effets entre les essais atomiques et les manifestations d’OVNIs.

Le groupe d’étude du Dr. Vannevar Bush prédit que les essais atomiques de 1951-1952 devaient provoquer une importante vague d’OVNIs au cours de 1952.

En juillet 1952, un scientifique anonyme prédit – avec une précision diabolique – à Edward Ruppelt, le responsable de l’étude officielle sur les OVNIs, l'invasion de Washington ”, cette vague d’OVNIs qui déferla sur la capitale.

CONSEQUENCES VISIBLES DE CES DECOUVERTES

- le Projet Sign se transforma en Projet Grudge en février 1949 (qui traduit la nouvelle politique sur les OVNIs jusqu’en 1969).
- Consolidation de cette politique avec l ’appui du Comité Robertson   de la CIA
==>          valider et entériner la politique de debunking de l’USAF

==>    promouvoir l’hypothèse extraterrestre par des opérations de désinformation, de manière à détourner l’attention de la véritable origine des OVNIs (instrumentaliser le mouvement des « contactés »)
==>         décisions a priori aberrantes

En 1949, le chef du service de renseignement de l’USAF, Charles P. Cabell, assiste le journaliste Sidney Shallet de l’influent Saturday Evening Post dans la préparation d ’un article sur les soucoupes volantes. Conclusions : les soucoupes volantes n’existent pas.

En 1952, le même Cabell, sur les ordres du général Nathan Twining, assiste les journalistes Robert Ginna et H.B. Darrach du  Life Magazine dans la préparation d ’un nouvel article sur les soucoupes volantes. Cette fois-ci, l ’article est sympathisant de l ’hypothèse extraterrestre.

Anecdote : C.D. Jackson, l’éditeur de Life Magazine était consultant spécial de Eisenhower pour la guerre psychologique. Le fondateur du magazine, Henry Luce, était un proche de Allen Dulles, directeur de la CIA de 1953 à 1961.

L’article créa un mouvement d’opinion : 350 journaux reprirent les conclusions de l'article, et Life Magazine reçut plus de 700 lettres.

L’opération du Pentagone est un succès : la représentation des OVNIs comme vaisseaux extraterrestres est désormais inculquée à l’opinion publique. Cabell est félicité et reçoit une importante promotion : en 1953, il est nommé directeur adjoint de la CIA.

En trois ans – de 1949 à 1952 –, le gouvernement est passé du déni de l’existence des OVNIs au soutien latent de leur origine extraterrestre.

Ce revirement incroyable –  un virage à 90 degrés – de la politique sur les OVNIs reflète, en fait, les progrès de l’équipe d’étude secrète sur l’origine des OVNIs.
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ABBERATION # 1 : REACTIONS A L ’INVASION DE WASHINGTON


C’est dans la nuit du 19 au 20 juillet 1952 que les OVNIs se manifesteront avec fracas au-dessus de Washington, en conformité avec la prédiction du scientifique cité dans l’ouvrage de Ruppelt.

Les premiers avions de chasse arrivent à Washington vers 3 heures du matin, soit plus de deux heures après les premières apparitions ! Bref, pendant 2 heures, des engins non-identifiés, repérés par des radars civils et militaires, du personnel au sol et des pilotes violent l’espace aérien des Etats-Unis, et pas n’importe lequel, celui du Capitole et de la Maison Blanche.

         Période d ’extrême tension avec l ’URSS (Operation Skywatch)

         
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ABBERATION # 2 : REACTIONS BIS A L ’INVASION DE WASHINGTON
Le 26 juillet 1952, le scénario du 19 juillet se répéta : les soucoupes volantes revinrent hanter les cieux de la capitale fédérale.

L’armée fait preuve d’une préoccupante indifférence : elle temporise et décide finalement d’envoyer ses intercepteurs à la poursuite des intrus.

L’un des pilotes, le lieutenant William Patterson, tente de rejoindre l’un des objets mais se fait distancer. “ J’étais à la vitesse maximum mais… j’ai cessé de les chasser car je n’avais aucune chance de les poursuivre ” expliquera-t-il plus tard.

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ABBERATION # 3 : REACTIONS AUX SURVOLS D ’INSTALLATIONS

Décembre 1948 : des « boules de feu vertes » survolent les laboratoires de Sandia, les installations de Los Alamos et celles de Kirtland et Holloman AFB, les installations les plus sensibles au monde. 

==>          Indifférence du haut-commandement qui attendit février 1950, soit plus d’une année après les premières observations, pour diligenter un projet-écran-bidon : le « Projet Twinkle ».

==>         Le Projet Grudge est écarté de ces « enquêtes ». L ’objectif : rassurer les scientifiques en faisant le moins de bruit possible autour de ces apparitions.


Source: site Fabrice BONVIN


L'auteur vous propose de télécharger sa présentation complète au format powerpoint ;)

Ici: http://www.extraterrestres.org/main/page_appearances.html

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Analyses officielles
Il est difficile de prouver que quelque chose n'est pas arrivé, parce que vous ne documentez pas les choses qui n'arrivent pas [Colonel Richard Weaver, Interview de Sheridan D. Cavitt, USAF (Ret), Le Rapport Roswell : Faits versus fiction dans le désert du Nouveau Mexique, 24 Mai 1994]



Etudes de fond émises ou préparées pour des agences gouvernementales ou militaires.

Authenticité non contestée

Quartier-Général de l'USAF, Directoire du Renseignement (Washington), Air intelligence report n° 100-203-79 - Analysis of flying objects in the US, 10 décembre 1948 — Rapport visant à examiner les motifs de "soucoupes volantes" et à développer des conclusions sur la possibilité de leur existence.
[/color]

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« le: 12 Septembre 2008 à 21:07:57 » Citation Modifier Enlever 

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Mi-1948, un groupe d’étude secret concurrent, dirigé par le Dr. Vannevar Bush, identifie l’un des schémas d’action des OVNIs : il existe une corrélation indiscutable entre le nucléaire et les apparitions d’engins non-identifiés.
 
Un rapport top-secret de décembre 1948 intitulé « Analysis of Flying Objects Incidents in the US », produit par la direction des renseignements de l’Armée de l’Air et le bureau du renseignement de la Marine, révèle que « le schéma de distribution des observations est définissable ». Il ajoute également que « la fréquence des observations et le nombre de témoins par observation montrent un schéma défini ». Toutes les données renvoient au nucléaire et, notamment, aux essais atomiques.

En affinant son étude, l’équipe du Dr. Bush réussit non seulement à identifier l’origine du phénomène OVNI (révélée dans mon ouvrage « OVNIs – Les Agents du Changement ») et à prédire des vagues d’OVNIs. Ainsi, la plus grande vague d’OVNIs de l’histoire, celle qui donna lieu à l’« invasion de Washington » de juillet 1952, fut prédite et même annoncée à Edward Ruppelt, le responsable du projet officiel sur les OVNIs...
 

Pour télécharger le fichier:



//foia.abovetopsecret.com/ultimate_UFO/UFO_GOVT/AIR_Intelligence_203/Air_Intelligence_Report_203.pdf


Cadeau pour aller plus loin:

Air_Intelligence_Report_203.pdf
Analysis of Flying Objects Incidents in the United States December 1948
Mostly Readable Scans of once "TOP SECRET" Air Intelligence Report on the Analysis of Flying Objects Incidents in the United States, Study 203,
Document date: 1948-12-10
Department: USAF Air Intelligence Division
Author: Unknown
Document type: Report
pages: 32


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Archivist's Notes: Once considered Top Secret The Air Intelligence Report on the Analysis of Flying Objects Incidents in the US covers sightings of flying objects up to August of 1948, Selected Reports of Flying Objects from credible witnesses and images of Flying Winged Type Aircrafts from Germany, Britain and US. Assumptions were made that flying objects were possibly of Soviet origin and large section is dedicated to hypothetical tactics of the Soviets. Mainly names blacked out, images included are not of great quality

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[edit on 2/20/2008 by JacKatMtn]

PS: je vous invite à télécharger le fichier si cela vous intéresse car on ne sait jamais la durée de vie du lien  ;)

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This document is a larger version of the FOIA file named Memo; Flying Objects Incidents in the USA November 1948. Is issued about a month later and goes into more details regarding unidentified flying objects, investigations taken in the regard, witnesses, testimonies, physical evidences, radar evidences etc. Analyzes the phenomena in four different appendixes as follows:

A. ANALYSIS OF FLYING OBJECT INCIDENTS IN THE U.S. AND HYPOTHETICAL TACTICS EMPLOYED

B. REPORTED SIGHTINGS OF FLYING OBJECTS AS OF 1 AUGUST 1948

C. SELECTED REPORTS OF FLYING OBJECT INCIDENTS

D. FLYING WING TYPE AIRCRAFT

The whole document contains reports and also pics and hand drawings of the unknown flying objects.

Is interesting to mention that at the time Kenneth Arnold was making news around the world, USAF had already files on UFOs and detailed reports from the populace in USA. In the document is stated that they were reports for disc shaped objects as early as April 1947.

ATS related thread: Memo; Flying Objects Incidents in the USA November 1948

[edit on 20-2-2008 by Telos]

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I found very interesting the explanations in the appendixes so let me write some excerpts from each of them.

A.

1. INTRODUCTION.

To formulate the possible tactics of flying objects reported over the U.S. assumes from the outset that firm conclusions have been reached on both the existence and origin of the reported flying objects. The current status of information on such incidents and over-all analysis does not allow substantiation for such conclusions. However, the lack of such firm conclusions points to the necessity for an immediate and sound statistical analysis of every aspect of the situation and does not preclude a concurrent examination of the reported incidents to develop explanations of their possible tactics. The latter will be useful at some future date should the existence and origin of the flying objects be definitely established. Therefore, the following analysis of available information is advanced in order to present evidence on the actual existence of some type flying object and to relate same to tactical purposes for which the objects are possibly designed. The foll owing discussion must be considered a provisional analysis, pending a further detailed analysis of all aspects of the problem.

2. SOME ASPECTS REGARDING FLYING OBJECT INCIDENTS.

A cursory examination of evidence on reported incidents has been made and it is possible to cite certain generalities which it appears may be borne out when detailed analyses have been completed. Among the incidents reported there are many statements by reliable and experienced persons which tend to confirm that flying objects have been seen. The description of such objects seems to fall roughly into three categories: (1) Silver disks or balls, approximating a Horten wing type aircraft; (2) Balls of fire of various colors and intensities; (3) Cigar or pencil-shaped objects similar in appearance to V-2 type rockets in horizontal flight. The numbers of configurations might be further reduced with the following considerations in mind: Silver disks or balls have, for the greater part, been observed in daylight and a number under clear weather conditions with visibility unlimited. In most instances, balls of fire have been observed at night. Cigar, or pencil-shaped objects have been sighted in fewer numbers but with about equal distribution in daylight and at night. A few accounts tell of the disks having a rough cigar-shape when viewed while maneuvering.

The above tends to indicate that some type object has been seen and the possibility exists that the object or objects seen are conventional domestic devices, such as weather balloons, test rockets, or jet-equipped aircraft with pancake or flying wing configurations. The possibility exists that the reporting of flying objects may have been influenced by earlier reports on similar incidents in Scandinavia and Central Europe. The publication in newspaper of details on such incidents, both foreign and domestic, may have induced some of the description provided in reported domestic incidents. However, one of the earliest reported sightings in the U.S. was the one observed by U.S. Weather Bureau personnel in April 1947, at Richmond, Virginia, and on the basis of this one report it appears that the disks are not balloons. It would seem that this sighting was not influenced by the reports of foreign incidents, the newspaper accounts of domestic incidents, nor by misidentification of a conventional object.


B.

In the appendix B we have reports showing maps of sightings of UFO and their specific shapes (note that here we have one more then in the previous document linked in the above post).

* Disks

* Rough Cigar Shapes

* Ball of Fire

* Cone of Fire

* Configuration Undetermined


C.

1. A number of reports on unidentified flying objects come from observers who, because of their technical background and experience do not appear to be influenced by unfounded sensationalism nor inclined to report explainable phenomena as new types of airborne devices. Some of the details of their reports are presented in this appendix, along with those from possibly less reliable sources who have reported evidence which is of such a nature that it cannot be entirely ignored.

2. Descriptions of significant incidents, arranged chronologically, follow:

a. During April 1947, two employees of the Weather Bureau Station at Richmond, Virginia reported seeing a strange metallic disk on three occasions through the theodolite while making PIBAL observations. One observation was at 15,000 feet when a disk was followed for 15 seconds. The disk appeared metallic, shaped something like an ellipse with a flat bottom and a round top. It appeared below the balloon and was much larger in size. The disk appeared to be moving rather rapidly, although it was impossible to estimate its speed. The other observations were made at 27,000 feet in like manner.

b. The following month, Byron B. Savage, a field engineer for Radio Corporation of America, reported a disk flying near his home in Oklahoma City, Oklahoma. The object was thought to be at an altitude between 10,000 feet and 18,000 feet, and was moving toward the north at a high rate of speed, leaving no trailing effects.

c. While flying at 10,000 feet on a course of 300 degrees, 30 miles northwest of Lake Meade, Nevada, an Air Force lieutenant reported seeing five or six white circular objects in close formation and traveling at an estimated speed of 285 miles per hour. This sighting occurred on 28 June 1947.

d. The following day a party of three, two of them scientists, were motoring along Highway 17 toward the White Sand, New Mexico, V-2 firing grounds and reported seeing a large disk or sphere moving horizontally at a high speed and an estimated altitude of 10,000 feet. It was of uniform shape and had no protruding surfaces such as wings. The object was in sight for about 60 seconds before it disappeared to the northeast. The three observers agreed on the details of the sighting except that one thought he had seen vapor trails.

e. On 7 July 1947, five Portland, Oregon police officers reported varying numbers of disks flying over different parts of the city. All observations were made within a minute or two of 1305 hours.

f. On the same day, William Rhoads of Phoenix, Arizona allegedly saw a disk circling his locality during sunset and took two photographs. The resulting pictures (page 9) show a disk-like object with a round front and a square tail in plan form. These photographs have been examined by experts who state they are true photographic images and do not appear to be imperfection in the emulsion or imperfections in the lens. (See Figs. 1, 2, 3 and 4.)


D.

1. Aeronautical Engineers in several countries have been engaged for some time in the design, construction and flight of flying wing type aircraft. The study of flying objects requires, at least, a brief examination of proposed and existing unconventional aircraft whose configurations, when seen by the the uninitiated, could lead to reports of strange flying devices. A description of some of the more significant types by country follows.

2. Germany. At the end of World War II, German aircraft designers had numerous projects under way concerning tailless aircraft which conceivably could be mistaken for "Flying Saucers" or disc-like objects. It is not clear just what the Soviets are doing in the way of developing these projects but it is considered that German studies on tailless, delta-wing, and related configurations are available to the U.S.S.R.

3. Great Britain with The Armstrong Whitworth The AW 52 G, a glider, and the AW 52, a twin-jet airplane, are British designs of tailless aircraft. The vertical stabilizers are located at the tips of the swept-back wing.

4. Usa with Northrop B-35, Northrop YB-49, Chance-Vought XF5U, Arup Tailles Monoplane.

In the document even though not clear, are found the pics of all the above types of crafts.


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« Modifié: 03 octobre 2009 à 18:30:01 par Diouf »
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Analyse des incidents d'objets volants aux Etats-Unis, Etude #203
Rapport du Quartier-Général de l'USAF, Directoire du Renseignement (Washington), 2-7341

Document Top Secret à l'époque, .

10 décembre 1948, DATE   28 AVR 1949, N°    100-203-79, CY. NO 102 OF 103

TOP SECRET AF cy 102, CONTROLE n° 6637,  (déclassé par la suite)



Synthèse et conclusions

Problème

Examiner les schémas de "soucoupes volantes" (désignés ici par la suite comme objets volants) et développer des conclusions quant à la possibilité d'existence.

Faits et discussion

Une discussion détaillée de l'information touchant au problème telle que mise en avant ci-dessus est attachée en annexe "A".

Les points principaux qui y sont établis sont résumés ci-dessous.

La fréquence des indicents signalés, la similarité de nombre des caractéristiques attribuées aux objets observés et la qualité des observateurs dans leur ensemble, soutiennent la controverse qu'un certain type d'objet volant a été observé. Approximativement 210 incidents ont été signalés.

Parmi les observateurs rapportant de tels incidents se trouvent des membres formés et expérimentés du personnel du Bureau Météo U.S., des officiers gradés de l'USAF, des pilotes civils expérimentés, des techniciens associés à divers projets de recherche et des techniciens employés par des lignes aériennes commerciales.
 
Les possibilités que des observations signalées d'objets volants au-dessus des U.S. aient été influencées par des observations antérieures de phénomènes non identifiés en Europe, en particulier au-dessus de la Scandinavie en 1946, et que les observateurs rapportant de tels incidents puisse avoir été intéressés par l'obtention d'une publicité personnelle ont été considérées comme des explications possibles.

Cependant, ces possibilités semble être improbables lorsque certains rapports sélectionnés tels que celui du Bureau Météo U.S. de Richmond sont examinés. Lors d'observations de ballons météos au Bureau de Richmond, un observateur très entraîné a observé des disques métalliques étranges en 3 occasions et un autre observateur a vu un objet semblable en 1 occasion. La dernière observation d'objets non identifiés fut en avril 1947. Sur l'ensemble des 4 occasions le ballon météo et les objets non identifiés étaient en vue à travers le théodolite. Ces observations au Bureau de Richmond eurent lieu plusieurs mois avant que de la publicité sur les soucoupes volantes apparaisse dans un journal des U.S..

Les descriptions des objets volants tombent dans 3 catégories de configuration :
(1) en forme de disque
(2) grossièrement en forme de cigare
(3) boules de feu.


Les conditions variables de visibilité et les différences dans les angles avec lesquels les objets auraient pu être vus introduisent une possibilité qu'un seul type d'objet puisse avoir été observé plutôt que 3 types différents. Cette possibilité est encore justifiée par le fait que dans les zones où de tels objets ont été observés le ratio des 3 configurations générales est approximativement le même.

Par conséquent, il apparaît qu'un certain objet a été vu ; cependant, l'identification de cet objet ne peut être facilement faite sur la base de l'information rapportée dans chaque incident. Il est possible que l'objet, ou les objets, puisse avoir été des appareils lancés domestiquement comme des ballons météo, des fusées, des appareils de type aile volante expérimentaux, ou des phénomènes célestes. Il est nécessaire d'obtenir des informations sur une telle activité domestique pour confirmer ou rejeter cette possibilité. En fonction du degré auquel ceci pourrait être accompli, les appareils étrangers doivent alors être considérés comme une possibilité.

Le schéma des observations est définissable. Les observations ont été les plus intenses dans tous les états bordant les côtes Atlantique et Pacifique, et les états centraux de l'Ohio et du Kentucky. Une carte montrant les lieux des observations est jointe en annexe "B".


L'origine des appareils n'est pas décelable.


 Il y a 2 possibilités :
Les objets sont des appareils domestiques, et si c'est le cas, leur identification ou origine peut être établie par une étude de l'ensemble des lancers d'objets aériens. Les appareils domestiques de type aile volante observés dans divers aspects de vol pourraient être responsables pour certains des objets volants signalés, en particulier ceux décrits comme des disques et des formes grossières de cigare (voir annexes "C" et "D"). Parmi ceux ayant été opérationnels dans les années récentes sont le XF5U-1 ("Crêpe volante") développé par Chance-Vaught, le Northrup B-35 et le Northrup YB-49 propulsé par turbo-jet. L'existence actuelle de tout appareil de type aile volante développé de manière privée n'a pas été déterminée mais un de ces appareils, le monoplane Arup sans queue, était opérationnel à South Bend (Indiana) avant 1935.

Les objets sont étrangers, et si c'est le cas, il semblerait plus logique de considérer qu'ils proviennent d'une source soviétique. Les soviétiques possèdent des informations sur un certain nombre d'appareils allemands de type aile volante tels que le Gotha P60A, le bombardier à réaction longue portée Junkers EF 130 et le chasseur bi-réacteurs Horten 229, qui resemble particulièrement à certaines des description d'objets volants non identifiés (voir annexe "D").

Dès 1924 Tscheranowsky développa un appareil "Parabole", un design entièrement en aile, qui fut le résultat d'une expérimentation soviétique considérable avec des planeurs de la même forme générale. Les appareils soviétiques basés sur ce tels designs auraient pu avoir des vitesses approchant les vitesses trans-soniques attribuées à certains objets volants ou une performance globale supérieure si l'on suppose la réussite du développement de certains dispositifs de propulsion inhabituels tels que le moteur à énergie atomique.

Que les soviétiques ont actuellement un intérêt pour les appareils de type aile volante est suggéré par leur utilisation du Dr. Guenther Bock qui, à la fin de la 2nde guerre mondiale, était en charge du programme d'aile volante en Allemagne (voir annexe "A", paragraphe 3, page 4). Des accomplissements satisfaisants pour l'URSS sont indiqués indirectement par la reconnaissance personnelle dont on rapporte qu'il l'aurait reçue en URSS. Il a été récemment rapportée que l'URSS prévoyait de construire une flotte de 1800 appareils ailes volantes Horten. Une information de faible évaluation a été reçue indiquant qu'un régiment de chasseurs nocturnes à réaction, de modèle Horten XIII, se trouve à Kuzmikha, une base aérienne à 2 miles au sud ouest d'Irkutsk. Kuzmikha est identifié comme l'un d'un certain nombre de terrain d'aviation pour la protection d'une complexe d'énergie atomique à Irkutsk. Le Horten XIII développé par l'Allemagne était un planeur.
 
En supposant que les objets pourraient finalement être identifiés comme des appareils étrangers ou soutenus par l'étranger, les raisons possibles de leur apparition au-dessus des U.S. nécessitent d'être considerées.

Plusieurs explications possibles apparaissent remarquables, à savoir :
De réfuter la confiance U.S. dans la bombe atomique comme l'arme de guerre la plus avancée et la plus décisive.
De réaliser des missions de reconnaissance photographique.
De tester les défenses aériennes U.S..
De mener des vols de familiarisation au-dessus du territoire U.S.



Conclusions

Puisque l'Air Force est responsable du contrôle de l'air dans la défense des U.S., il est impératif que l'ensemble des autres agences coopèrent pour confirmer ou réfuter la possibilité que ces objets ont une origine domestique. Autrement, s'il est catégoriquement indiqué qu'il n'y a pas d'explication domestique, les objets représentent une menace et garantissent des efforts plus actifs d'identification et d'interception.
Il doit être accepté que certains types d'objets volants ont été observés, bien que leurs identification et origine se sont pas discernables.

Dans l'intérêt de la défense nationale il serait imprudent de sous-estimer la possibilité que certains de ces objets puissent être d'origine étrangère.

Source: http://www.rr0.org/data/1/9/4/8/12/10/USAF_AirIntelligenceReport/
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[justify]Annexe "A" - Analyse des incidents d'objets volants aux U.S. et tactiques hypothétiques employées
(Top Secret) [puis déclassifié]

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Introduction.

Formuler les tactiques possibles d'objets volants signalés au-dessus des U.S. suppose dès le début que des conclusions fermes ont été atteintes sur à la fois l'existence et l'origine des objets volants signalés. Le status actuel de l'information sur ces incidents et l'analyse globale ne permet pas la substantiation de telles conclusions. Cependant, l'absence de telles conclusions fermes pointe vers la nécessité d'une analyse statistique immédiate et saine de tout aspect de la situation et n'exclut pas un examen concurrent des incidents signalés pour développer des explications de leurs tactiques possibles. Ce dernier sera utile à une date future si l'existence et l'origine des objets volants devait être définitivement établie. Par conséquent, l'analyse qui suit des informations disponibles est avancée afin de présenter les preuves de l'existence effective d'un certain type d'objet volant et to relate same to tactical purposes for which the objects are possibly designed. The foll owing discussion must be considered a provisional analysis, pending a further detailed analysis of all aspects of the problem.


Certains aspects concernant les incidents d'objet volant. A cursory examination of evidence on reported incidents has been made and it is possible to cite certain generalities which it appears may be borne out when detailed analyses have been completed.

Among the incidents reported there are many statements by reliable and experienced persons which tend to confirm that flying objects have been seen. The description of such objects seems to fall roughly into three categories: (1) Silver disks or balls, approximating a Horten wing type aircraft; (2) Balls of fire of various colors and intensities; (3) Cigar or pencil-shaped objects similar in appearance to V-2 type rockets in horizontal flight. The numbers of configurations might be further reduced with the following considerations in mind: Silver disks or balls have, for the greater part, been observed in daylight and a number under clear weather conditions with visibility unlimited. In most instances, balls of fire have been observed at night. Cigar, or pencil-shaped objects have been sighted in fewer numbers but with about equal distribution in daylight and at night. A few accounts tell of the disks having a rough cigar-shape when viewed while maneuvering. Some of the disks are d escribed as having luminosity in daylight. It therefore is possible that a single type of object may be involved in all sightings, and differences in description may result from viewing the objects at various angles and under differing conditions of visibility.

The above tends to indicate that some type object has been seen and the possibility exists that the object or objects seen are conventional domestic devices, such as weather balloons, test rockets, or jet-equipped aircraft with pancake or flying wing configurations.

The possibility exists that the reporting of flying objects may have been influenced by earlier reports on similar incidents in Scandinavia and Central Europe. The publication in newspaper of details on such incidents, both foreign and domestic, may have induced some of the description provided in reported domestic incidents. However, one of the earliest reported sightings in the U.S. was the one observed by U.S. Weather Bureau personnel in Avril 1947, at Richmond (Virginie), and on the basis of this one report it appears that the disks are not balloons. It would seem that this sighting was not influenced by the reports of foreign incidents, the newspaper accounts of domestic incidents, nor by misidentification of a conventional object.

Although reported domestic incidents are widely scattered throughout the U.S., frequency of sighting and number of observers per sighting assumes a definable pattern. There is a large concentration of sightings along the Eastern Seaboard; another large concentration throughout the Western Coast states, and a few sightings in the Middle West. Distribution of incidents by configuration of object and description of maneuverability is approximately equal in each of these areas and this is believed to further substantiate the possibility that one type of object might have been observed in different aspects of flight.

If sightings are induced by rumor, it seems unusual that more incidents have not been reported from the areas with high concentration of population. Reports from such areas would also have greater facility in channeling either to newspaper or official reporting agencies. For the most part, sightings have been made in fairly open country where there are few restrictions to visibility, which may indicate that obstructed vision has reduced sightings in built-up areas.

It therefore seems that some type of flying object has been observed; the identification of its origin requires the competion (sic) of other analyses.


Origine possible des objets volants inhabituels.

Etant donné, upon the completion of analyses, it is indicated that some or all of the reported flying objects over the U.S. sont d'origine étrangère, les objets pourraient d'un point de vue logique, être considéré comme soviétiques. Il est évident d'après les caractéristiques de performance attribuées aux objets non-identifiés at this time that if they are foreign, they involve efficiencies of performance which have not been realized in any operational airborne device in this country. It would, therefore, be a mistake to analyze the technical aspects of the situation within the limits of our own knowledge of practical developments. It is more desirable to consider then the outer limits of possible Soviet developments and objectives in attempting to formulate some idea of the tactics which might be involved.

First of all, the scientific objectives of the URSS have been stated many times and indicated in many forms. The most clearcut statement of this objective is probably contained in the preamble to the Fourth Five-year Plan (1946-50) which states that the objective of Soviet science is to overtake and surpass the scientific and technical developments of the capitalist nations. It apparently would be an impossible task for the Soviet Union to accomplish such an objective by proceeding step-by-step along the same lines of development already achieved in the capitalist nations. This would mean that it would be necessary to rapidly proceed through each phase of aeronautical development that has already been accomplished in this country, and this probably would never have any prospects of accelerating Soviet development beyond any point reached by the U.S. The obvious answer to accomplish their objective of not only overtaking, but surpassing the capitalist countries would be a scient ific shortcut. This possibility is not so remote when examined on the basis of our knowledge of the current situation in the URSS. Provided Soviet emphasis was given to the most promising and advanced ideas acquired from Germany in 1945 and the work aided by German scientists, the possibility of catching up and possibly surpassing other nations in technical developments becomes more realistic. It becomes even more realistic if the Soviets have shown a tendency to concentrate on certain developments which have still not received a maximum of priority in our own programs.

Il est connu que l'URSS a depuis 1945 enlisted the service of Dr. Guenther Bock, a German who headed all development of low aspect ratio (flying wing) type aircraft in Germany. Dr. Bock is believed to be the top German scientist in charge at TSAGI and TSIAM qui sont des organisations du type "Commandement du Matériel Aérien" en URSS. Further, it is believed that Dr. Bock has made available all German plans for flying wing type aircraft to the Soviets. Among the designs considered by the Germans and possibly exploited by the URSS, are jet-propelled, flying wing type aircraft whose configuration would be similar to descriptions of certain objects reported flying over the U.S. The estimated speeds of such aircraft are within range of the lower limits of speed attributed to flying objects over the U.S. It Is not impossible that emphasis on surpassing foreign developments has led to unusual progress in fuels and propulsion by the URSS. In connection with possible advancemen ts in the field of fuels and propulsion, it should be observed that the Russian oil situation (regardless of estimated oil reserves) is quite different from that in the U.S. For example, U.S. oil industry is prepared to turn out tremendous quantities of highly fractionated petroleum products, while the URSS. cannot reasonably approach such capabilities. This consideration dictates different solutions on fuels for propulsion in the two countries and in turn, dictates the direction taken in development of jet motors or the use of other propulsive devices. We must therefore, arrive at the conclusion that any Soviet device which may have made its appearance over the U.S. as described, would possess unusual performance characteristics which, in all probability, would include unusual range. The possibility that they could have been launched at fairly close range should not be discarded.


Raisons ou tactiques possibles pour l'utilisation d'appareils soviétiques non conventionnels au-dessus des U.S. Predicated on all the foregoing assumptions, des appareils soviétiques non conventionnels pourraient avoir été envoyés voler au-dessus des U.S. pour l'une, toutes, ou une combinaison des raisons suivantes :


Pour nier la confiance U.S. en la bombe atomique comme l'arme la plus avancée et la plus décisive.

Si les objets ont été utilisé dans un sens de propagande, il serait raisonnable de supposer que les soviétiques choisiraient d'abord d'effrayer les nations pro-américaines en Europe avec l'apparence d'une arme radicalement nouvelle pour contrecarrer la capacité des U.S. à obtenir une pleine efficacité de propagande avec la bombe atomique. On se souviendra que les objets étranges sont d'abord apparus au-dessus des pays scandinaves en 1946. Les objets observés à cet endroit avaient des caractéristiques inhabituelles de portée et de performance. Alors que cette démonstration au-dessus des pays scandinaves avait lieu, les U.S. menaient une campagne vigoureuse pour l'alignement économique et politique de ces nations avec d'autres nations occidentales pro-américaines. Lorsque ces incidents diminuèrent, des objets volants étranges commençèrent à être observés à un rythme croissant au-desus des U.S. La conclusion sur ce point est que les objets volants pourraient avoir été utilisés pour effrayer à la fois les nations européennes et les U.S. avec l'apparence d'un nouvel appareil, and that failure to identify such a Soviet object would give them invaluable indication that U.S. development is far behind that of the Soviets. Except for this indication, it is believed that the use of the objects to promote fear has been worthless in that the U.S. public has tended to characterize these incidents entirely as hallucinations by "crack pots", misidentification of conventional objects, or that they represent a secret American project which should not be publicized. Any fear that might result from Soviet use will come only by a discovery that the objects have been Soviet aircraft and that they involve radical developments which are in advance of our own accomplishments.


Pour la reconnaissance photographique.

Il est possible que les soviétiques ont employé les objets volants pour la collecte de renseignement photographique ou la cartographie de certaines régions des U.S. L'action evasive employée par tous les objets observés indique pas tant une tentative d'éviter d'être vu, qu'une tentative d'éviter la révélation du type exact d'appareil volant et de sa mission. Les observations d'objets au-dessus des U.S. ont été plus intenses dans les états côtiers de l'est et de l'ouest. De plus, des observations d'objets volants ont été faites près de Oak Ridge, dans le Tennessee, Las Cruces, au Nouveau Mexique, et dans la région générale des Hanford Works dans l'Oregon. Généralement, des observations n'ont pas été faites au-dessus de ce que nous considérons comme des zones industrielles stratégiques. La raison à cela pourrait être soit que les objets volants n'ont été observés qu'en route vers ou de retour de missions au-dessus de ces zones stratégiques concentrées, ou que les soviétiques ont obtenu suffisamment d'informations durant leur liaison de la 2nde guerre mondiale avec l'industrie U.S. pour satisfaire leurs besoins en renseignement et ont un besoin plus actif d'information sur les industries et zones qui ne leur étaient pas accessibles pendant les contacts de la 2nde guerre mondiale. Ceci est intéressant relativement aux observations près de Oak Ridge, Las Cruces et dans la région générale des Hanford Works puisque ces établissements n'étaient pas, et ne sont pas, accessibles aux collecteurs soviétiques de renseignement photographique.


Test des défenses U. S..

Il est possible que l'utilisation d'objets volants soviétiques au-dessus des U.S. n'ait pour but que de déterminer la capacité des défenses U.S. à repérer un appareil étranger. Cela serait d'une importance extrême pour l'URSS dans l'éventualité où une attaque one-way all-out de bombardiers stratégiques soviétiques serait prévue. La capacité à opérer au-dessus des U.S. uninhibited at a time when the U.S. is supposedly re-arming and putting great stress on defenses would provide valuable information on which to base estimates for probability of success in bombing strategic objectives in the U. S.


Familiarisation de vols au-dessus du territoire U.S..

Cette raison possible est peut-être la plus improbable. Il est supposé que, si ce but devait être impliqué, d'autres objectifs sont probablement aussi accomplis dans son exécution. Etant donné que l'URSS a des appareils d'une performance inhabituellement élevée ils pourraient trouver avantageux de se familiariser avec la topographie des U.S. en anticipation de missions de combat futures vers des cibles stratégiques.


Conclusion.

La conclusion qu'un certain type d'objet volant a été observé au-dessus des U.S. semble être étayée. Il n'est pas connu à l'heure actuelle si ces observations sont des méprises d'appareils domestiques lancés, de phénomènes naturels ou d'appareils étrangers non-conventionnels. Il est, par conséquent, impossible de fournir une quelconque explication fiable à leur apparition au-dessus des U.S. ou des tactiques qu'ils pourraient employer si les objets observés incluent de quelconques développements dans les domaines aéronautiques. Il est de la même manière impossible à l'heure actuelle de contenir des discussions sur les caractéristiques de performance ou les tactiques possibles dans les limites du sens commun, if for no other reason than the fact that proof of the existence of a foreign development of this type would necessarily introduce considerations of new principals and means not yet considered practical possibilities in our own research and development.


Source: http://www.rr0.org/data/1/9/4/8/12/10/USAF_AirIntelligenceReport/AnnexeA.html[/justify]
« Modifié: 05 décembre 2008 à 22:57:53 par titilapin2 »
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USAF AIR BRIEFING- April 27, 1949   Aerial Anomalies Research Exchange

This is a document released under the Freedom Of Information Act.  The original format has been preserved as much as possible .


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Citer
Freedom of Information Act

(F.O.I.A., loi sur la liberté d’information)
Office of the General Counsel
La FOIA est une loi fédérale des états unis qui permet au public d’accéder aux archives du gouvernement fédéral . Le principe de base de la FOIA est la disponibilité au public de toutes les archives des agences du gouvernement à moins que leur diffusion ne puisse être nuisible. .La FOIA décrit neuf catégories d’archives que les agences ne doivent pas divulguer .Ces catégories sont habituellement appelées "exemptions" du fait que les archives qu’elles décrivent sont exemptes de la règle générale de la FOIA relative à la divulgation.

Pour ce qui est des documents relatifs au phénomène ovni ,certains sont disponibles au public. Suite bien souvent à de nombreuses plaintes d'ufologues, Mais sont trés généreusement censurés.[/b][/color]
 

 




SECRET SECRET

Auth by CS, USAF

PART TWO 27 Apr 1949

AIR BRIEF - SPECIAL STUDY

UNIDENTIFIED AERIAL OBJECTS

During the past six months very few reports have appeared in the press on the subject of flying saucers. However, recent allegations on the radio and in the press that the saucers are actually Soviet guided missiles find no real support in the continuing, exhaustive investigations and analyses which have been conducted as project "Grudge" (formerly project "Sign") by the USAF Air Materiel Command. Realistic treatments of the subject will appear this week in the Saturday Evening Post.

A total of 294 incidents involving unidentified aerial objects have been recorded. The majority of these are domestic observations but there are many reports from foreign sources. Data on unidentified aerial objects places them in several distinct groups; disc, spherical, elliptical, or cylindrical shaped objects, winged objects, and light phenomena. The extreme lack of accurate observed details and the unpredictable occurrence of incidents have made positive identification difficult. However, extensive checks by field investigators, project personnel and such agencies as Air Weather Service and the Rand Corporation in addition to the study of incidents by specialists such as Dr. G. E. Valley (USAF Scientific Advisory Board) and Dr. Hynek, Ohio State University astro-physicist, point to the following conclusions:

1. The majority of reported incidents are reliable to the extent that they have involved actual sighting of some object or light phenomena.

2. The majority of reported incidents have been caused by misidentification of weather balloons, high altitude balloons with lights or electronic equipment, meteors, bolides, and celestial bodies.

3. There are numerous reports from reliable and competent observers for which a conclusive explanation has not been possible. Some of these involve descriptions which would place them in the category of new manifestations of probable natural phenomena, but others involve con- figurations and described performance which might conceivably represent an advanced aerodynamical development. A few unexplained incidents surpass these limits of credibility.

Representative of an unexplained incident which has credible features, but which has defied definite proof or denial, was the sighting by two

(This paper was presented to the DCS/O Staff Meeting on 27 April.)

SECRET


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SECRET

Eastern Air Lines pilots in the air near Montgomery, Alabama, of an object resembling a V-2 in horizontal flight. While the cigar or torpedo-shaped body represents an efficient form for the fuselage of an airplane or of a guided missile, it has not been used as a primary lift-producing surface. It is estimated, however, that a fuselage of the dimensions reported by the Eastern Air Lines pilots, could support a load comparable to the weight of an aircraft of this size at speeds in the subsonic range. Although the craft sighted by these pilots was re- ported to be without wings and fins, it is possible that such a craft could be equipped with extensible wings for take-off and landing. The propulsion system of this type of vehicle would appear to be by jet or rocket, and the specific fuel consumption of such engines for this type craft would be rather high. This, coupled with the fact that aerodynamic lift on such a body would be accompanied by high drag, places a serious limitation on the range of this type of craft for any particular gross weight. If this type of unidentified aerial object has extremely long range, a method of propulsion far in advance of presently known engines would be required. It is believed unlikely that this and similar unexplained incidents represent a foreign craft. It seems improbable that a foreign power would expose any superior aerial weapon by a prolonged ineffectual penetration of the United States, and there is no basis on which to speculate that advanced civilizations exist outside the earth and are responsible for any such activity.

Recently, the repeated occurrence of green fireball phenomena in New Mexico was given special attention by Dr. Joseph Kaplan, Member of the USAF Scientific Advisory Board. This phenomena has caused considerable concern on the part of Hq. Fourth Army, and has occupied the interests of Dr. Lincoln LaPaz of the University of New Mexico. Dr. LaPaz believes that the phenomena are not meteorites. Because of Dr. LaPaz' outstanding ability for accurate observation and his experience in identification of meteoric phenomena, Dr. Kaplan expressed the belief that the green fireball phenomena should be further investigated. Dr. Kaplan's views were discussed with Dr. Theodore von Karman, Chairman of the USAF Scientific Advisory Board, who feels that the problem might belong more properly in the field of upper atmosphere research than the field of intelligence.

Investigations continue in an effort to find definite explanations for the many unidentified aerial objects which have been reported during the past two years.

SECRET
 
Source: http://www.roswellfiles.com/FOIA/Airbriefing.htm
« Modifié: 13 septembre 2008 à 12:03:45 par titilapin2 »
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Le gouvernement américain étudie t-il les OVNI ?


     

2457 W. Peterson, Chicago, IL 60659
(773) 271-3611



Le gouvernement des USA étudie t il les OVNI ?

A l'heure actuelle, le gouvernement des États-Unis n'est pas officiellement impliqué dans l'étude des observations des OVNI, même s'il y a de nombreuses preuves que les agences gouvernementales continuent d'avoir un intérêt secret sur le sujet. Au cours des quarante dernières années, toutefois, il y a eu des différents projets et des équipes d'étude investigatrices qui ont examiné les preuves des OVNI, au moins superficiellement. Puisque un OVNI est un phénomène aérien, entre 1947 et 1969 l'armée de l'air des USA (USAF) a été chargée d'organiser différents projets pour étudier les témoignages OVNI. Le plus célèbre d'entre eux est le "Projet Livre Bleu" (Project Blue Book), qui a existé de 1952 à1969. Malgré le grand nombre de rapports d'observations au cours de cette période, dont de nombreux témoignages par des pilotes civils américains et des membres du personnel technique, l' USAF a continué d'affirmer que les OVNI n'existaient pas. Les militaires considèrent les témoignages OVNI sérieusement seulement au cas où ils pouvaient être utilisés pour tromper et anéantir les opérations de renseignement et les systèmes de communications, de sorte que l'Amérique soit vulnérable à des attaques surprises ou prise au dépourvu par d'autres puissances étrangères.

Des experts militaires ont admis la possibilité que l'Union Soviétique, avec l'aide de quelques savants allemands, était en train de développer des technologies beaucoup plus puissantes que celle des États-Unis. Donc, l'Air Force en conclut que les témoignages OVNI auraient du être bien étudiées jusqu'au moment où ces possibilités ne seraient plus valables. Par les enquêtes, l'USAF a expliqué de nombreuses observations et les a classées comme des phénomènes naturels ou des avions conventionnels. Toutefois, il n'a pas été possible d'expliquer des centaines d'autres observations OVNI, si facilement.

En 1966 il y a eu une vague d'observations spectaculaires d'OVNI dans toute l'Amérique dont on a beaucoup parlé sur les journaux et à la télévision. Les leaders politiques, en particulier les représentants au congrès, ont été pressés par leurs électeurs qui demandaient des explications, d'une façon insistante.


Une commission du congrès fut chargée de faire une enquête sur toutes les observations d'OVNI, et l'USAF fut chargée de résoudre cette question une bonne fois pour toutes.

En toute réponse, l'USAF s'accorda avec l'Université du Colorado pour réaliser ce que on espérait être l'étude définitive sur le phénomène OVNI, un étude qui aurait une bonne fois pour toutes expliqué la question.

Le projet fut conduit par le Professeur Edward U. Condon, un physicien célèbre qui avait déjà manifesté des points de vue négatifs sur l'existence de la vie sur d'autres planètes, et même sur l'existence des OVNI.

Plusieurs membres de l'équipe du Colorado (qui fut nommée Rapport Condon) accusèrent Condon de conduire l'étude sans ouverture d'esprit et avec une optique tout à fait partiale, et en cela de fausser l'enquête même.

Malgré les controverses soulevées, en particulier après que différents membres de la commission furent licenciés et que le congrès ait organisé son propre symposium sur les OVNI, le Rapport Condon affirmait que 21 ans d'études des OVNI n'avaient abouti à rien et n'avaient rien apporté à la connaissance scientifiques, donc d'autres recherches n'auraient pas été justifiées du tout. D'autres affirmaient que la conclusion du Rapport Condon ne suivait pas les données de l'étude et qu'elle était une véritable honte dès le début. Malgré la controverse sur le Rapport Condon, l'USAF en utilisa le résultat final pour abandonner le Projet Livre Bleu en 1969 et en détruire son intérêt pour le sujet OVNI.

Malgré la suppression du projet, beaucoup d'ufologues croient encore que le gouvernement a des fichiers importants sur les OVNI et qu'il continue à conduire des recherches secrètes sur les observations. Leur avis est renforcé par le fait que les agences de renseignement des États-Unis ont publié des documents montrant qu'ils collectaient des informations sur les OVNI encore classifiées "Top Secret".

Le gouvernement ne permet pas l'accès du public a ces documents, malgré les d'essais des ufologues à travers la "Loi sur la liberté de l'information" ou FOIA (Freedom of Information Act), créée pour donner aux citoyens américains le droit d'accéder à n'importe quel document gouvernemental, à moins que cela ne soit une menace pour la sécurité nationale.

En réponse à l'hésitation du gouvernement à délivrer les documents OVNI, le groupe OVNI "Ground Saucer Watch" commença une action légale pour obtenir la publication des documents sur les observations des OVNI au dessus des bases militaires au cours des années 70.

Mais le Ground Saucer Watch eut des difficultés financières et la cause fut reprise par le CAUS ou "Citoyens contre le secret sur les OVNI" (Citizens Against UFO Secrecy). Même si le CAUS affirma que la délivrance d'informations officielles OVNI n'aurait absolument pas menacé la sécurité nationale, les agences de renseignement des USA répondirent que leur opérations auraient été mises en danger par cette délivrance. Même quand le CAUS mit en évidence que le but était d'obtenir des informations sur les OVNI et pas d'autre matériel lié aux opérations secrètes des États-Unis, le gouvernement refusa obstinément de délivrer ces informations. En plus, le juge fédéral Gerhardt Gesell trancha en faveur du gouvernement, en fournissant des arguments valables à l'appui de la thèse des raisons de sécurité nationale. Le CAUS protesta contre cette décision en affirmant que cette décision était injuste et en mettant en évidence que on n'avait donné au juge qu'un résumé expliquant les raisons pour lesquelles le gouvernement ne pouvait pas délivrer ces documents, des documents qui étaient absolument nécessaires au juge même pour prendre une décision à cet égard.

Malgré l'échec (la cause fut perdue), le CAUS continue à travailler pour la délivrance des documents gouvernementaux OVNI par le biais de la "Loi sur la liberté de l'information" ou FOIA .

Source: FAQ en Français du CUFOS:

http://www.cufos.org/FAQ_French_index.html

Les autres questions abordées sont:

Les questions les plus fréquemment posées au sujet des OVNIs --  un FAQ sur les OVNIs

Cette liste représente les questions les plus fréquemment posées par les personnes qui abordent les OVNI pour la première fois. Nous avons essayé de fournir des réponses simples, afin que les étudiants et les autres personnes intéressées puissent saisir l'essentiel du phénomène OVNI engénéral, et ce quel que soit leur âge. Si vous recherchez des informations sur Roswell, les enlèvements ou d'autres sujets connexes, reportez vous aux pages concernant ces sujets. Traduit de l'anglais par Jean Lejeune (France) et Cristina Furini (Italie).


Que sont les OVNI ?
Qui voit des OVNI ?
A quoi ressemblent les OVNI ?
Quand ont été observé les premiers OVNI ?
Comment reconnaît-on une mystification OVNI ?
A quoi ressemblent les " Aliens " ?
Des personnes ont-elles été blessées par des OVNI ?
Le gouvernement des USA étudie t il les OVNI ?
Qu'est-ce qu'un OVI ?
Quels sont les cas les plus intéressants ?
Où et quand voit-on le plus d'OVNI ?
Utilise t-on des ordinateurs pour étudier les OVNI ?
Utilise t-on des radars pour surveiller les OVNI ?
Quelles sont les théories évoquées par les chercheurs pour expliquer les observations d'OVNI ?
Y a t il de la vie intelligente sur les autres planètes ?
Que dire aux sceptiques qui ne croient pas aux OVNI ?
Que faire lorsqu'on voit un OVNI ?
Comment devenir Ufologue ?
 
 
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Projet Sign

Le Projet Sign (signe en français) a été la première étude scientifique officielle de l'US Air Force sur les OVNI.

Le projet a été créé en décembre 1947 et dissout le 16 décembre 1948, remplacé par le projet Grudge.


Contexte
Le projet Sign a été créé sous l'impulsion du général Nathan F. Twining, suite à une vague d'OVNI (appelées "soucoupes volantes" à l'époque) en 1947 aux États-Unis, dont les deux plus célèbres cas sont l'observation de Kenneth Arnold en juin et l'incident de Roswell en juillet. Par ailleurs, le projet a été précédé d'une enquête du général James H. Doolittle en 1946 durant l'affaire des "Fusées Fantômes", et d'une étude du général Schulgen durant l'été 47, laquelle étude prouvait l'existence matérielle de ces objets volants. Par ailleurs, Twining lui écrit, dans un mémo secret de septembre 1947 :

Le phénomène rapporté est quelque chose de réel et non une vision ou un canular
Il y a des objets ayant approximativement la forme d'un disque, d'une taille suffisamment importante pour sembler aussi grands qu'un appareil humain.
Il est possible que certains des incidents puissent être causés par des phénomènes naturels, tels que des météores.
Les caractéristiques opérationnelles rapportées telles qu'une vitesse ascensionnelle extrême, la manœuvrabilité (particulièrement au niveau du roulis), et des manœuvres qui doivent être considérées comme évasives face à des avions ou radars amicaux, portent à croire à la possibilité que certains des objets sont contrôlés manuellement, automatiquement ou à distance.

La description apparemment courante des objets est comme suit :
  • Surface métallique ou réfléchissant la lumière
    Absence de trainée, à l'exception de quelques cas lorsque l'objet opére apparemment dans des conditions de hautes performances
    De forme circulaire ou elliptique, plat à la base et dômé au-dessus.
    Plusieurs rapports de vols en formation bien tenue variant de 3 à 9 objets
    Normalement aucun son associé, à l'exception de 3 cas où un rugissement grondant a été noté


Il est possible dans les connaissances américaines actuelles (si un développement détaillé étendu est entrepris) de construire un appareil piloté ayant l'allure générale de l'objet décrit en sous-paragraphes (e) ci-dessus qui serait capable d'une autonomie approximative de 7000 miles à des vitesses subsoniques.

Tous développements dans ce pays suivant les lignes indiquées seraient extrêmement coûteux, consommateurs de temps et aux dépens considérables des projets actuels et par conséquent, s'ils étaient menés, devraient être mis en place indépendamment des projets existants.

Une considération adéquate doit être donnée à ce qui suit :
la possibilité que ces objets soient d'origine américaine - le produit d'un projet de haute sécurité non connu de l'AC/AS-2 ou de ce commandement
le manque d'indices physiques sous la forme d'éléments récupérés de crash qui prouveraient indéniablement l'existence de ces objets
la possibilité qu'une nation étrangère ait une forme de propulsion éventuellement nucléaire, qui est hors de notre connaissance scientifique.
Twining recommande ensuite une étude approfondie du phénomène.


 Projet Sign
La proposition de Twining est approuvée par le gouvernement le 30 décembre 1947, et le projet Sign débute le 22 janvier 1948, sur la base aérienne de Wright-Patterson, dans l'Ohio. Il est placé sous le commandement du capitaine Robert R. Sneider. Bien que le projet ait été classifié "d'accès restreint", son existence est connue du grand public, souvent sous le nom de "Projet Soucoupe". Le projet engage aussi des consultants scientifiques, comme l'astronome américain Josef Allen Hynek, chargé de distinguer les cas de méprises avec des étoiles ou des météorites.

Le Dr Michael D. Swords écrira : « le personnel de ce projet était probablement le plus talentueux groupe d'étude sur les OVNI jusqu'à ce que l'Air Force ait finit ses recherches en 1969. Pour aider l'officier commandant, le capitaine Robert R Sneider, il y avait deux ingénieurs aéronautiques exceptionnels, Alfred Loedding et Albert B. Deyarmond. Il y avait aussi l'expert en nucléaire et balistique Lawrence Truettner. La qualité de ce personnel indique le sérieux (surtout en comparaison avec les années suivantes) avec lequel l'Air Force considérait le phénomène OVNI ».


La première entreprise de grande envergure du projet Sign fut l'étude du célèbre incident de Mantell.


Le 7 janvier 1948 , le pilote de l'Air Force Thomas Mantell avait repéré un OVNI dans le ciel du Kentucky et s'était lancé à sa poursuite (chose confirmée par ses coéquipiers qui avaient dû rentrer à leur base avant le drame).

On retrouva les débris de son avion éparpillés sur des kilomètres, comme s'il avait été détruit en haute altitude. Les enquêteurs de Sign arrivèrent à la conclusion que Mantell avait confondu la planète Vénus (en plein après-midi) et qu'il avait été victime d'une défaillance d'oxygène. Ils n'expliquèrent cependant pas les observations concordantes de témoins au sol, ni pourquoi l'avion avait explosé en plein vol.

Les enquêteurs furent moins sceptiques lorsqu'en juillet 1948, deux pilotes de ligne virent un OVNI approchant de manière "intelligente". Ils accordèrent une grande crédibilité à ce témoignage et estimèrent que l'objet était peut-être occupé.


Le rapport "Estimation de la situation"

Au fil des enquêtes, le personnel de Sign perdit peu à peu son scepticisme initial face à de nombreux cas troublants et inexpliqués. Petit à petit, l'idée que certains de ces OVNI pouvaient être d'origine extra-terrestre fut admise par les experts du projet. Ce fut la rédaction d'un rapport secret resté fameux, nommé "Estimation de la situation". Ce rapport expliquait qu'au vu des performances aériennes de certains des OVNI et de l'impossibilité de les faire correspondre à des phénomènes naturels, l'explication la plus probable et rationnelle était donc qu'une partie des OVNI avaient une origine extra-terrestre.

Ce rapport fut rejeté catégoriquement par le général Hoyt S. Vandenberg, d'autant plus qu'un groupe de scientifiques sceptiques avaient rédigé un autre rapport aux conclusions inverses.

Cependant, malgré ce rejet, les scientifiques de Sign continuèrent leur étude du phénomène, ce qui confirma leur première conclusion sur l'origine extra-terrestre des OVNI. C'est alors que le général Charles P. Cabel demanda au personnel de Sign de rédiger un nouveau rapport, lequel devrait exclure l'HET. Ils rendirent un rapport qui ne fut pas aussi explicite que le premier, mais qui sous-entendait la même conclusion.

C'est alors qu'en décembre 1948, le Projet Sign fut dissous et remplacé par le Projet Grudge, composé de scientifiques ne croyants pas à l'HET.




Le projet Grudge


Le projet Sign est refondu sous le nom de projet Grudge ("rancune") le 11 février 1949, et gratifiée d'une priorité inférieure.


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Parfois référencé sous le nom de Commission "Soucoupe", ce projet est centralisé à la base de Wright-Patterson (Ohio).

Le but cette refonte de l'étude des ovnis par l'USAF peut être qualifié de désinformation, puisqu'ayant pour 1er but de donner l'apparence d'un l'intérêt de l'USAF pour les observations qui lui sont signalées, de collecter confidentiellement un maximum de véritables informations sur le sujet, mais de systématiquement fournir des explications "rationnelles" à diffuser au public, voire aux militaires, et déclarer publiquement que les ovnis n'existent pas réellement [1].

Le 27 décembre 1949, le projet présente un rapport officiel sur 244 observations, dont les 23 % de cas inexpliqués sont attribués à une cause d'ordre psychologique. Le groupe est alors mis en sommeil, lorsque les cas semblent officiellement diminuer.

En 1950 se développe un équivalent canadien du projet, sous le nom de projet Magnet.

Le 10 septembre 1951 intervient à Fort Monmouth une observation qui va remettre en cause le traitement fort contestable que l'USAF appliquait jusqu'ici au phénomène au travers du projet Grudge. Lorsque le rapport de l'observation atterrit sur le bureau du général Cabell, celui-ci ordonne une enquête pousée, souhaitant être tenu personnellement au courant de l'affaire. Ses ordres parviennent au lieutenant Cummings, le tout nouveau responsable du projet. En mettant son nez dans le dossier, Cummings est très surpris de découvrir que d'autres membres du projet Grudge on déjà "résolu" le cas, sans quitter leurs bureaux de l'ATIC. Selon le rapport qu'ils ont élaboré pour le Pentagone, l'incident se résume ainsi : Il s'agit seulement d'un groupe de jeunes gens impressionnables ; l'équipage du T-33 n'a vu qu'un reflet.

Dans les heures qui suivent, conscient que sa réputation est en jeu, Cummings se rend lui-même dans le New Jersey avec le lieutenant-colonel Rosengarten. Ils interrogent tout le monde, y compris le pilote du T-33 et son passager, certains d'avoir aperçu non pas un simple reflet, mais un engin contrôlé par une intelligence. Le lendemain, Cummings et Rosengarten s'envolent pour la capitale, afin de faire un compte-rendu à Cabell.

Après voir écouté leur version des faits, Cabell s'informe sur la façon dont le projet Grudge traite habituellement ce genre d'affaires. Cummings prend alors son courage à deux mains, et lâche :

Tout le monde se moque des enquêteurs du Grudge. [Sur l'ordre du patron de l'ATIC, le général Harold Watson, les employés du projet Grudge] déprécient systématiquement les rapports qui leur sont envoyés. Leur seule activité consiste à proposer des explications nouvelles ou originales pour plaire à Washington.

Cabell enrage : On m'a menti ! hurle-t-il. Cummings et Rosengarten sont renvoyés avec ordre de retourner à Dayton pour réorganiser le projet Grudge. Cabell indique : Je ne veux pas de préjugés, j'interdis les préjugés. Que ceux qui ont des préjugés s'en aillent immédiatement.

Le projet Grudge est donc réactivé de fait le 12 septembre, mais ce ne sera pas Cummings qui s'occupera de la réorganisation de l'enquête sur les ovnis. Il retourne bientôt à la vie civile, en charge d'un autre projet gouvernemental classé confidentiel. C'est au jeune capitaine Ruppelt qu'incombe la tâche de restaurer un semblant d'objectivité dans la manière dont l'USAF aborde le dossier ovni. Sous sa direction, le projet est rebaptisé Blue Book.

Le projet Twinkle
Sous-commission du projet Grudge, instaurée fin mars 1950, le projet Twinkle ("scintillement") vise à enquêter sur le phénomène des "boules lumineuses vertes" au Nouveau Mexique.

Les gens du projet Grudge ne participèrent pas aux investigations.

L'USAF confie la direction de Twinkle au docteur Lincoln LaPaz, et seuls les laboratoires de Cambridge (Massachussetts) furent concernés [2]. On trouve parmi les scientifiques impliqués le docteur Edward Teller.

Avec la disparition progressive de ces phénomènes et le peu de résultat, le projet s'acheve à l'automne 1951. Le 27 décembre 1951, le docteur LaPaz déclare que le projet Twinkle est un échec et y met définitivement un terme. Le rapport final du projet signale diverses observations, dont celle, par 9 témoins différents, tous travaillant pour le compte de la société aéronautique Bell, dans le périmètre de la base aérienne d'Holloman, de 14 à 30 "corps" (sic) se déplaçant en vol groupé, le nombre variant selon les témoins et les angles d'observation.

Quelqu'un au Pentagone suggére que "Grudge" donne l'impression que le projet abordait le travail begrudgingly. Le code "Blue Book" est alors choisi en remplacement, inspiré du nom donné aux livres bleu de college traditionnels qui avaient toutes les réponses aux questions des examens [3].


J. Allen Hynek, Jerry Cummings et Edward Ruppelt, directeurs du projet en 1951 et 1952
Ruppelt, E. J.: "Green Fireballs, Project Twinkle, Little Lights, and Grudge", The Report on Unidentified Flying Objects, 1956
Ruppelt, E. J.: "Why Don't The Damn Things Swim so we can turn them over to the Navy!", True, mai 1954


Source: http://www.rr0.org/org/us/dod/af/amc/atic/projet/grudge/
« Modifié: 13 septembre 2008 à 12:51:19 par titilapin2 »
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Projet Grudge  Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Le Projet Grudge (rancune en français) était une étude de l'US Air Force, chargée d'étudier le phénomène OVNI entre 1949 et 1952. Elle succède au projet Sign, qui avait le même but. Ce projet était dirigé par le général Charles Cabell. Le projet était de tendance sceptique, mais on peut légitimement lui reprocher son manque d'enquêtes sur le terrain, contrairement au projet Blue Book.



Historique
Suite à la vague d'OVNI de 1947, l'US Air Force lance sous l'impulsion du général Twining un programme d'études des OVNI, le projet Sign. Le projet fut dissous en 1949 et remplacé par le Projet Grudge en février 1949.


Le Projet Grudge fut la seconde étude officielle de l'US Air Force chargée d'étudier le phénomène OVNI entre 1949 et 1952.

Le Projet, dirigé par le général Charles Cabell, fut très controversé en raison d'un certain nombre de "débunkings" (entreprises de dénigrement) douteux. Certains y virent une tentative de désinformation de l'US Air Force en réponse aux conclusions du projet Sign. Comme Sign, Grudge avait établi que la majorité des cas d'OVNI étaient dus à des méprises.

Mais là où les enquêteurs du projet Sign admettèrent l'existence de cas mystérieux, les enquêteurs du projet Grudge affirmèrent que tous les cas non-identifiés étaient probablement causés par des phénomènes connus et des fabulations.

Le Projet Grudge fut mis en sommeil puis réactivé le 12 Septembre 1951, et le capitaine Edward J. Ruppelt en prit la direction.

Le projet Grudge devint le projet Blue Book l'année suivante, et Ruppelt lui donna la rigueur scientifique qui manquait à Grudge.


 Le Rapport Grudge
En Août 1949, le personnel de Grudge rendit son rapport, dans lequel il fut inscrit :

Toutes les analyses indiquent que les observations d'OVNI résultent :
1. D'une méprise avec des objets conventionels
2. D'une forme d'hystérie collective et de nervosité
3. D'individus qui inventent ces observations pour faire des canulars ou se rendre intéressants
4. De personnes atteintes de troubles psychiatriques


Les conclusions du projet Grudge rejoignent ainsi les grandes lignes du modèle sociopsychologique du phénomène ovni.


Controverses
Comme le soulignera en 1956 le futur chef du projet Blue Book, Ruppelt (dans son livre intitulé The Report on Unidentified Flying Objects), à propos du projet Grudge (ex-projet Sign) :

« Avec le changement de nom et de personnel, vint le changement d'objectif, clairement affiché, qui était de se débarrasser des ovnis. Ce ne fut jamais écrit nulle part, mais il ne fallait guère d'efforts pour voir qu'il s'agissait là du véritable objectif du Projet Grudge. Ce but inavoué transparaissait dans chaque mémorandum, rapport ou directive. »

Le lieutenant Jerry Cummings, nommé responsable du projet Grudge au début de l'été 1951, déclara : « Tout le monde se moque des enquêteurs du Grudge. [Sur l'ordre du patron de l'ATIC, le général Harold Watson, les employés du projet Grudge] déprécient systématiquement les rapports qui leur sont envoyés. Leur seule activité consiste à proposer des explications nouvelles ou originales pour plaire à Washington. »[1]

L'astronome américain Josef Allen Hynek, une fois devenu partisan de l'hypothèse extraterrestre, critiqua Grudge pour les mêmes raisons. Ce dernier avait été chargé d'expliquer une partie des OVNI par des confusions avec des étoiles ou des planètes, ce qu'il ne put bien sûr pas toujours faire. Néanmoins, certains y voient un moyen pour lui de rendre responsable sa hiérarchie des erreurs qu'il a pu commetre dans ses enquêtes.

C'est pour cela que le projet Grudge est généralement perçu par les ufologues défendants l'hypothèse extraterrestre comme une opération de debunking visant à désintéresser la population des OVNI.

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_Grudge


« Modifié: 13 septembre 2008 à 12:42:34 par titilapin2 »
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Debunking  Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Le debunking (de l'anglais to debunk : démystifier) désigne l'action de prouver l'inexactitude de théories ou d'affirmations en utilisant les divers outils de la logique et de la science. Les debunkeurs appliquent ces outils à ce qu'ils considèrent comme faux, non scientifique, bizarre ou anormal et les emploient particulièrement dans les domaines du paranormal, des OVNI ou des théories du complot. Dans son sens originel de démystifier, le debunking se confond avec le Scepticisme scientifique dans le monde anglo-saxon et avec la zététique en France.

Dans le cadre du débat sur la nature du phénomène ovni, les critiques de l'hypothèse extra-terrestre qui considèrent l'ufologie comme une pseudo-science développent plutôt le modèle sociopsychologique du phénomène ovni. Dans certains milieux ufologiques, surtout non anglophones, le terme de debunking prend une connotation négative. Ils utilisent le terme dans un sens différent, debunking désignant alors ce qu'ils perçoivent comme des procédés de désinformation dont le but est de dénigrer, de ridiculiser les témoins ou chercheurs ufologues, de désinformer et de manipuler.


De même, certains sceptiques, tel que Joe Nickell du Committee for Skeptical Inquiry par exemple, rejettent l'usage du terme debunking à cause de l'interprétation péjorative de ce terme, et préfèrent dire que les sceptiques appliquent la méthode scientifique et la pensée critique aux phénomènes paranormaux. Dans ce contexte, le debunking désignerait une mauvaise forme de scepticisme, où la personne resterait derrière son bureau et n'irait pas enquêter sur le terrain. Or, la plupart des auteurs du Committee for Skeptical Inquiry insistent sur l'importance de l'enquête de terrain lorsqu'il s'agit d'expliquer le paranormal.


 Le debunking

Le debunking consiste généralement à apporter une explication logique et scientifique à un phénomène qui possède une explication paranormale. En partant des mêmes observations de départ, le debunker crée un raisonnement logique qui explique le phénomène, en s'appuyant sur les "preuves" connues et les connaissances scientifiques. Il critique également les éléments de preuves, et tente de prouver qu'elles sont erronées, mal interprétées ou issues d'une manipulation accidentelle ou volontaire.

Ainsi, le debunker recherche les éléments d'une photographie ou d'une vidéo qui permettraient d'identifier un montage, étudie les acteurs et les témoins du phénomène à la recherche de contradictions ou de signe de manipulation, et propose parfois un montage ou une manipulation donnant des résultats identiques.

Dans le cadre du Projet Alpha, le sceptique James Randi organisa, avec la collaboration de deux amis illusionnistes, l'infiltration d'un laboratoire de recherche sur le paranormal et les pouvoirs télékynétiques. Utilisant leur expérience d'illusionnistes, les deux sujets d'expériences parvinrent à leurrer les chercheurs, démontrant les failles du protocole opératoire utilisé dans la recherche et l'observation des phénomènes paranormaux.

L'émission télévisée MythBusters réalise des debunking des légendes urbaines ou croyances populaires en tentant de reproduire des expériences.


Le debunking dans le monde ufologique
Deux techniques de débunking peuvent être identifiées :


Debunking extérieur
Le debunking extérieur est le plus classique : il s'agit de chercher à discréditer les défenseurs d'une théorie en leur opposant des explications triviales visant à remettre en cause leur bon sens. On peut citer les exemples suivants :

En Mars 1966, le docteur Josef Allen Hynek, alors consultant scientifique auprès du projet Blue Book, révéla que des officiers de l'armée américaine lui avaient intimé l'ordre d'expliquer l'affaire de Ann Arbor, dans le Michigan, par une émission de gaz des marais. Lors de cette observation, 40 personnes, dont 12 policiers, avaient vu un OVNI qui semblait être escorté par quatre objets volants plus petits se poser dans des marais, la nuit.


Le NICAP (association ufologique américaine principalement constituée de militaire de carrière) cessa toute activité véritable à partir de 1969, après que John Acuff ait remplacé Donald Keyhoe à la tête de cette association. John Acuff reconnut être membre de la CIA plusieurs années après la fin des activités de ce groupe de recherche ufologique.


En 1947, lorsque lors de l'affaire Roswell, l'US Air Force affirma que les débris retrouvés sur le lieu de crash étaient ceux d'un banal ballon-sonde météorologique. Mais on soupçonne également l'armée d'être à l'origine de la thèse du crash d'OVNI afin de camoufler le fait qu'il s'agissait d'un ballon-espion Mogul (matériel de renseignement ultra secret au moment des faits).
La thèse de l'attaque de chouettes pour l'Incident de Kelly-Hopkinsville en 1955.

 Debunking intérieur

Le debunking intérieur est plus subtil. On pourrait également l'appeler debunking d'infiltration, puisqu'il s'agirait d'une technique de désinformation consistant à ridiculiser un groupe et les théories qu'il prône en l'infiltrant et en le décrédibilisant "de l'intérieur" auprès du grand public. Pour autant que l'existence de ce type de debunker soit avéré, il ne peut alors se confondre avec un sceptique, puisqu'il prétendra partager les théories du groupe infiltré et le ridiculisera en proposant des thèses ou des arguments volontairement ridicules ou faux qui pourront ensuite être debunkés, exposant au grand jour le ridicule du groupe.

Comme exemple de ce type de debunking, on pourra citer :

le fait que la théorie d'une prétendue récupération de cadavres d'extraterrestres par l'armée américaine à Roswell soit apparue pour la première fois en 1994 dans un livre écrit par un ex-agent de la CIA ; cela est interprété par certains ufologues comme une tentative par le gouvernement américain de discréditer la thèse extra-terrestre en la rendant ridicule.

le fait que certaines des théories du complot à propos des attentats du 11 septembre 2001 les plus bizarres pourraient avoir été l'œuvre du gouvernement américain lui même afin de discréditer tout contradicteur de la thèse officielle.
Dans ce sens, le debunking intérieur peut donc être assimilé à une théorie du complot.


 Exemples de debunkings

Voici une liste non-exhaustive de cas où les sceptiques proposent des explications pour des cas a priori inexpliqués. Les cas sont classés chronologiquement.

1947: L'observation de Kenneth Arnold, à l'origine du phénomène ovni, s'explique pour certains sceptiques par une méprise complexe avec un troupeau de pélicans blancs américains. Un autre point important est qu'Arnold a observé des objets en forme de boomerangs[1], et pas en forme de soucoupe. Par contre, il a décrit aux journalistes le mouvement des objets comme similaire à ceux de soucoupe qu'on lancerait sur l'eau (un déplacement par ricochets). Le journaliste s'est trompé dans son article et a dit que les objets avaient des formes de soucoupe, ce qui donna le terme de soucoupes volantes. Or, dans les semaines qui suivirent, des dizaines de témoins se manifestèrent, pour dire qu'ils avaient vu des soucoupes volantes. Ils décrivirent non pas la forme réellement observée par Arnold (boomerangs), mais celle véhiculée par la presse. C'est un exemple parfait de l'importance de la suggestion[2] des médias, et de l'influence qu'ils ont lorsqu'ils façonnent les témoignages fortéens en général, ou d'ovni en particulier...

1947: L'Incident de Roswell s'explique par le crash d'un ballon Mogul. Il s'agit tout d'abord de l'explication officielle concernant cette affaire, mais différents enquêteurs sceptiques sont arrivées à la même conclusion que les experts du gouvernement après leurs propres enquêtes indépendantes: Philip J. Klass[3] et Kal K. Korff[4] pour ne citer que les deux plus célèbres d'entres eux. Le projet Mogul était un projet top-secret qui au début de la guerre froide consistait à envoyer des ballons-sondes dans la haute atmosphère afin d'espionner l'Union soviétique et de voir si elle effectuait des tests nucléaires. Un lancement de ballon Mogul a été réalisé peu avant le crash allégué de Roswell. Les débris sur la photo de presse où les militaires montrent les restes de la « soucoupe » correspondent aux débris d'un ballon-sonde Mogul.
 
1955: La Rencontre de Kelly-Hopkinsville est un bel exemple de rencontre rapprochée du 3ème type qui s'explique pour certains sceptiques par une méprises complexes avec des rapaces nocturnes (explication proposée par Renaut Leclet, du CNEGU).

1961: L'enlèvement allégué par des extraterrestres de Betty et Barney Hill. Les sceptiques considèrent que Betty Hill avait une personnalité encline à l'imagination[5]. Suite à une vision classique d'ovni et à des lectures dans le domaine de l'ufologie, Betty Hill s'est mise à faire des rêves vivaces, ce qui est une des caractéristiques d'une telle personnalité. L'analyse des sceptiques est la suivante : via l'hypnose, Betty et Barney Hill ont tous deux développé un syndrome des faux souvenirs ; avant que le couple ne consulte un hypnothérapeute, Betty a raconté ses rêves vivaces à son mari Barney, ce qui explique les éléments communs aux témoignages de l'épouse et du mari, celui-ci n'ayant fait que répéter sous hypnose ce que sa femme lui avait dit. En ce qui concerne la sincérité du couple, il faut souligner que si le couple s'est bel et bien construit un faux souvenir via l'hypnose prétendument régressive, comme le pensent les sceptiques, il est tout à fait logique qu'ils aient l'air sincères dans ce qu'ils témoignent ; la sincérité d'une personne n'implique absolument pas qu'elle décrive les événements tels qu'ils se sont réellement produits. Les sceptiques considèrent ce cas comme essentiel pour la compréhension du phénomène des enlèvements allégués par les extraterrestres, puisque les témoins ultérieurs se baseront sur ce récit, très largement médiatisé, pour construire inconsciemment le leur. Le récit des Hill est devenu le narratif type pour tous les enlèvements allégués ultérieurs. Les « Gris » sont devenus depuis extrêmement populaires, et cette « espèce » extraterrestre est à l'heure actuelle la plus représentée dans la mythologie ufologique.

1969: L'observation du président des USA Jimmy Carter a été déboulonnée par le sceptique Robert Sheaffer[6]. Il est très intéressant de constater qu'un président est un être humain comme les autres, et qu'il peut aussi expérimenter une méprise complexe avec Vénus.

1981: Cas de Trans-en-Provence.[7] Rien ne prouve que les traces examinées ont bien été provoquée par un atterrissage de vaisseau spatial extraterrestre. Les sceptiques penchent plutôt pour un ripage de pneu, peut-être dû à une bétonnière utilisée dans les travaux de maçonneries qui ont eu lieu à cette époque ou à un autre véhicule. De plus, ce n'est pas parce qu'un témoin affirme qu'il dit la vérité prouve qu'il dit la vérité, de même que ce n'est pas parce qu'un témoin affirme ne rien connaître au phénomène ovni qu'il ne connaît effectivement rien au phénomène ovni...

2004: L'observation de Campeche, au Mexique, eut lieu lorsqu'une caméra infrarouge d'un avion de l'Armée de l'Air mexicaine filma 11 ovnis dans l'espace aérien mexicain. L'explication apportée par les sceptiques pour ce cas est que la caméra infrarouge a filmé des torchères des puits de pétrole (détectables à très grande distance par une caméra infrarouge à cause de la chaleur que dégage les torchères). Dans ce cas, un indice révélateur était que si la caméra avait bel et bien filmé quelque chose, les pilotes de l'avion n'avaient rien vu à l'œil nu...

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Debunking
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Le rôle de la CIA dans l’etude des OVNIS 1947-90  Par Gerald K. Haines

www.paranormal-info.com remercie le GREPI pour la traduction française de ce document. Les publications légales de la CIA appartiennent au domaine public. Ce document est diffusé avec l’accord la CIA et du traducteur (association GREPI).

Titre original « A Die-Hard Issue - CIA’s Role in the Study of UFOs, 1947-90 » Publié dans Studies in Intelligence, Semiannual Edition, No. 1, 1997.
Traduction d'un article rédigé pour la CIA par Gerald K. Haines, historien du NRO, et publié en 1997 dans le N°1 des Etudes en Renseignement (Studies In Intelligence) de l'agence.

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La Central Intelligence Agency des Etats-Unis admet son rôle de "correction" de l'opinion publique en ce qui concerne les OVNIS ces cinquante dernières annés.


Le lien sur le site de la CIA (le nouveau) par l'historien officiel: https://www.cia.gov/library/center-for-the-study-of-intelligence/csi-publications/csi-studies/studies/97unclass/ufo.html

Un pourcentage remarquable de 95% d’Américains ont au moins entendu parler ou lu quelque chose à propos des Objets Volants Non Identifiés (OVNI), et 57% croient à leur réalité. Les anciens présidents Carter et Reagan prétendent avoir vu un OVNI. On trouve des ufologues (néologisme désignant les passionnés d’OVNI) et des organismes privés s’occupant d’OVNI à travers tous les Etats-Unis. Beaucoup d’entre eux sont convaincus que le gouvernement US, et en particulier la CIA, sont les acteurs d’une vaste conspiration et d’une occultation de cette affaire.


La thèse selon laquelle la CIA a camouflé secrètement sa recherche sur les OVNI a été un des thèmes majeurs en vigueur chez les fanatiques des OVNI depuis que le phénomène moderne des OVNI a émergé à la fin des années 40. (2)

A fin 1993, après avoir subi la pression des ufologues pour la publication par la CIA d’information supplémentaire sur les OVNI, (3) le Directeur du Renseignement Central (DCI) R. James Woolsey ordonna un nouvel examen de tous les dossiers de l’Agence sur les OVNI. Se basant sur des données de la CIA compilées pour cet examen, cette étude relève l’intérêt de la CIA et son engagement dans la controverse des OVNI de la fin des années 1940 à 1990. Elle passe en revue, chronologiquement, les efforts de l’Agence pour résoudre le mystère des OVNI, ses programmes qui eurent un impact sur les observations d’OVNI, et ses tentatives pour tenir caché l’engagement de la CIA dans toute l’affaire des OVNI. Ce qui ressort de cet examen est que, tandis que l’intérêt de l’Agence pour les OVNI était substantiel jusqu’au début des années 1950, la CIA, depuis, n’a porté qu’une attention limitée et périphérique au phénomène.

Background

L’émergence, en 1947, de la Guerre froide, confrontation entre les USA et l’URSS, fut simultanée aux premières observations d’OVNI.

 Le premier rapport d’une "soucoupe volante" au-dessus des Etats-Unis advint le 24 juin 1947, quand Kenneth Arnold, pilote privé et businessman réputé, tandis qu’il était à la recherche d’un avion qui s’était écrasé, observa neuf objets en forme de disque près du Mont-Rainier, dans l’état de Washington, qui volaient à une vitesse estimée à plus de 1000 miles à l’heure (1850 km/h). Le rapport d’Arnold fut suivi d’un flot d’observations, y compris des rapports de pilotes civils et militaires et de contrôleurs du trafic aérien, dans tous les Etats-Unis. (4)

En 1948, le Général de l’Air Force Nathan Twining, chef de l’Air Technical Service Command, mis en place le Projet SIGN (baptisé initialement Projet SAUCER) pour réunir, comparer, évaluer et distribuer au sein du gouvernement toute information relative à de telles observations, en partant du principe que les OVNI pourraient être réels et constituer un objet d’intérêt pour la sécurité nationale. (5) La Division du Renseignement Technique de l’Air Material Command (AMC) à Wright Field (qui devint plus tard Wright-Patterson Air Force Base), situé à Dayton, dans l’Ohio, assuma le contrôle du Projet SIGN et commença son travail le 23 janvier 1948. Bien que craignant tout d’abord que les objets ne fussent des armes secrètes soviétiques, l’Air Force parvint bientôt à la conclusion que les OVNI étaient réels, mais facilement explicables et pas du tout extraordinaires. Le rapport de l’Air Force découvrit que presque toutes les observations trouvaient leur origine dans une ou davantage des trois causes suivantes : hystérie de masse et hallucination, canular, ou mésinterprétation d’objets connus. Néanmoins, le rapport recommandait la poursuite d’un contrôle du renseignement militaire sur l’investigation de toutes les observations, et n’excluait pas la possibilité d’un phénomène extraterrestre. (6)

Au milieu d’observations d’OVNI toujours croissantes, l’Air Force continua de collecter et d’évaluer les données OVNI à la fin des années 1940, sous un nouveau Projet, GRUDGE, qui tentait de soulager l’anxiété du public à propos des OVNI par une campagne de relations publiques conçue de façon à persuader le public que les OVNI ne constituaient en rien quelque chose d’inhabituel ou d’extraordinaire. Les observations d’OVNI étaient expliquées par des ballons, des avions conventionnels, des planètes, des météores, des illusions d’optique, des réflections du soleil, ou même "de gros grêlons". Les responsables de GRUDGE ne trouvèrent pas, dans les observations d’OVNI, d’indice sérieux de la conception ou du développement d’armes étrangères évoluées, et ils conclurent que les OVNI ne menaçaient pas la sécurité des Etats-Unis. Ils recommandèrent qu’on réduise la visibilité du Projet, parce que l’intérêt manifeste des responsables de l’Air Force poussait les gens à croire aux OVNI et contribuait à l’atmosphère d’"hystérie de guerre". Le 27 décembre 1949, l’Air Force annonça la clôture du Projet. (7)

Avec la tension croissante due à la guerre froide, à la guerre de Corée, et aux observations d’OVNI qui se poursuivaient, le Directeur du Renseignement de l’US Air Force, le Major Général Charles P. Cabell, ordonna un nouveau Projet en 1952. Le Projet BLUE BOOK devint le plus important effort de l’Air Force dans l’étude du phénomène OVNI, tout au long des années 1950 et 1960. (8) La tâche d’identification et d’explication des OVNI continuait à incomber à l’Air Material Command, à Wright-Patterson. Avec une petite équipe, l’Air Technical Intelligence Center (ATIC) tentait de persuader le public que les OVNI ne sortaient pas de l’ordinaire. (9) Les Projets SIGN, GRUDGE et BLUE BOOK donnèrent le ton de la position officielle du gouvernement US concernant les OVNI pour les 30 années qui suivirent.


Premiers intérêts de la CIA, 1947 - 52

La CIA contrôlait de près le travail de l’Air Force, consciente du nombre croissant d’observations et de plus en plus inquiète que les OVNI puissent représenter une menace potentielle pour la sécurité. (10)

 Vu la répartition des observations, les responsables de la CIA, en 1952, se demandèrent si elles pouvaient être un effet de la "folie de l’été". (11) Les responsables de l’Agence acceptèrent les conclusions de l’Air Force sur les rapports d’OVNI, cependant ils en conclurent que "puisqu’il y a une lointaine possibilité qu’ils puissent être des appareils interplanétaires, il est nécessaire d’enquêter sur chaque observation". (12)

Un amoncellement massif d’observations au-dessus des Etats-Unis en 1952, particulièrement en juillet, alarma l’administration Truman.

Les 19 et 20 juillet 1952, des radars au Washington National Airport et à Andrews Air Force Base reçurent de mystérieux échos. Le 27 juillet, les échos réapparurent. L’Air Force fit décoller des avions d’interception pour aller y voir de plus près, mais ils ne trouvèrent rien. Les incidents, cependant, firent les gros titres des journaux du pays. La Maison-Blanche voulut savoir ce qui se passait, et l’Air Force offrit rapidement l’explication selon laquelle les échos radar pourraient résulter d’"inversions de température". Par la suite, une enquête de la Civil Aeronautics Administration confirma que de tels échos radar étaient chose courante et qu’ils étaient causés par des inversions de température. (13)

Bien qu’elle ait surveillé les rapports d’OVNI pendant au moins trois ans, la CIA réagit à la nouvelle éruption d’observations en formant un groupe d’étude spécial au sein de l’Office of Scientific Intelligence (OSI) et de l’Office of Current Intelligence, pour examiner la situation. (14) Edward Tauss, chef en exercice de la Division des Armes et de l’Equipement de l’OSI, rapporta pour le groupe que la plupart des observations d’OVNI pouvaient s’expliquer facilement. Néanmoins, il recommanda que l’Agence continuât à contrôler le problème, en coordination avec l’ATIC. Il insista aussi pour que la CIA dissimulât son intérêt vis-àvis des medias et du public, "étant donné leurs probables tendances alarmistes" qui leur feraient accueillir un tel intérêt comme une confirmation de l’existence des OVNI. (15) A la réception du rapport, le Directeur Adjoint pour le Renseignement (DDI), Robert Amory, Jr., attribua la responsabilité des enquêtes sur les OVNI à la Division Physique et Electronique de l’OSI, A. Ray Gordon étant l’officier en charge. (16)

Chaque branche de la Division devait contribuer à l’enquête, et Gordon devait assurer une coordination étroite avec l’ATIC. Amory, qui demanda au groupe de se focaliser sur les implications des OVNI en matière de sécurité nationale, transmettait l’intérêt du DCI (Directeur du Renseignement Central) Walter Bedell Smith. (17)

Walter Bedell Smith DCI (Directeur du Renseignement Central) voulait savoir si oui ou non, l’étude des OVNI par l’Air Force était suffisamment objective, et combien d’argent et de personnel supplémentaires seraient nécessaires pour déterminer la cause du petit pourcentage de soucoupes volantes inexpliquées. Smith croyait qu’"il n’y avait qu’un risque sur 10.000 que le phénomène représentât une menace pour la sécurité du pays, mais même ce risque ne devait pas être pris." D’après Smith, c’était une responsabilité statutaire de la CIA de coordonner le travail d’investigation requis pour résoudre le problème. Smith voulait également savoir quel usage il pourrait être fait du phénomène OVNI en connection avec les efforts de guerre psychologique des Etats-Unis. (18) Sous la conduite de Gordon, le Groupe d’Etude de la CIA rencontra les responsables de l’Air Force à Wright-Patterson et analysa leurs données et leurs conclusions. L’Air Force prétendait que 90% des observations rapportées trouvaient facilement une explication. Les 10% restants se caractérisaient par "un nombre de rapports incroyables d’observateurs crédibles".

L’Air Force rejetait les théories impliquant le développement d’armes secrètes américaines ou soviétiques, ou des "hommes de Mars" ; il n’y avait aucune preuve qui pussent soutenir de telles idées. Les spécialistes du dossier de l’Air Force cherchaient à expliquer ces rapports d’OVNI par la mésinterprétation d’objets connus ou de phénomènes naturels mal compris. (19) Les responsables de l’Air Force et de la CIA reconnurent que la connaissance extérieure de l’intérêt de l’Agence pour les OVNI aggraverait le problème. (20) Cette dissimulation de l’intérêt de la CIA contribua grandement aux accusations ultérieures de conspiration et de camouflage contre la CIA.

Le Groupe d’Etude de la CIA fouilla aussi la presse soviétique à la recherche de rapports d’OVNI, mais il n’en trouva point, ce qui amena le Groupe à conclure que l’absence de rapports devait être due à une politique délibérée du gouvernement soviétique. Le groupe envisagea aussi l’utilisation possible des OVNI comme moyen de guerre psychologique par l’URSS. De plus, ils craignaient que si le système d’alerte aérien se trouvait délibérément surchargé par des observations d’OVNI, les Soviétiques ne pussent y gagner l’avantage de la surprise en cas d’attaque nucléaire. (21) A cause de la situation tendue de la guerre froide et des capacités soviétiques croissantes, le Groupe d’Etude de la CIA vit un grave sujet de sécurité nationale dans la situation des soucoupes volantes. Le groupe croyait que les Soviétiques pourraient utiliser les rapports d’OVNI pour provoquer une hystérie de masse et une panique aux Etats-Unis.

Le groupe croyait aussi que les Soviétiques pourraient utiliser les observations d’OVNI pour surcharger le système d’alerte aérien américain de telle façon qu’il ne soit plus en mesure de distinguer les cibles réelles des OVNI fantômes. H. Marshall Chadwell, Directeur Assistant de l’OSI, ajouta qu’il considérait le problème comme étant d’une telle importance "qu’il devrait être porté à l’attention du Conseil National de Sécurité (NSC), pour qu’un effort de toute la communauté soit entrepris pour le résoudre." (22) Chadwell mit le DCI Smith au courant du dossier des OVNI en décembre 1952. Il le poussa à l’action, car il était convaincu que "quelque chose se passait qui devait recevoir une attention immédiate" et que "les observations d’objets inexpliqués à haute altitude et se mouvant à grande vitesse à proximité des plus grandes installations de défense des Etats-Unis sont de telle nature qu’on ne peut les attribuer à un phénomène naturel, ni à des types connus de véhicules aériens." Il rédigea un mémorandum du DCI au Conseil National de Sécurité (NSC) ainsi qu’une proposition de Directive du NSC établissant l’investigation des OVNI comme un projet prioritaire dans la communauté du renseignement et de la recherche et du développement de la défense. (23) Chadwell pressa aussi Smith d’établir un projet de recherche externe comprenant des scientifiques de haut niveau pour étudier le problème des OVNI. (24) Après ce briefing, Smith ordonna au DDI Amory de préparer une NSC Intelligence Directive (NSCID) à soumettre au Conseil National de Sécurité, sur le besoin de poursuivre l’étude des OVNI et de coordonner cette étude avec l’Air Force. (25)

Le Jury Robertson, 1952 - 53

Le 4 décembre 1952, l’Intelligence Advisory Committee (IAC) s’empara de la question des OVNI. (26) Amory, en tant que président effectif, soumit la requête du DCI Smith au comité, qu’il débatte informellement du sujet des OVNI. Puis Chadwell passa brièvement en revue la situation et le programme en cours de l’ATIC concernant les OVNI. Le comité fut d’accord que le DCI "engage les services de scientifiques sélectionnés pour analyser et estimer les éléments disponibles à la lumière de théories scientifiques pertinentes", et qu’il rédige une NSCID sur le sujet. (27) Le Major Général John A. Samford, Directeur du Renseignement de l’Air Force, offrit sa totale collaboration. (28)

Au même moment, Chadwell s’intéressa aux tentatives britanniques dans ce domaine. Il apprit que les Britanniques étaient aussi actifs dans l’étude du phénomène OVNI. Un éminent scientifique britannique, R. V. Jones, dirigeait un comité permanent sur les soucoupes volantes, créé en juin 1951. Les conclusions de Jones et de son comité sur les OVNI étaient similaires à celles des officiels de l’Agence : les observations n’étaient pas un aéronef ennemi, mais une mauvaise interprétation de phénomènes naturels.

Le Britannique remarquait, par ailleurs, que pendant un récent show aérien, des pilotes de la RAF et des responsables militaires de haut rang avaient observé "une soucoupe volante parfaite". Vu l’écho dans la presse, d’après l’officier, Jones traversait une période des plus difficiles en tentant de corriger l’opinion publique au sujet des OVNI. Le public était convaincu qu’ils étaient réels. (29)

En janvier 1953, Chadwell et H. P. Robertson, un physicien renommé du California Institute of Technology, rassemblèrent un jury éminent formé de scientifiques non-militaires pour étudier la question des OVNI.

Il comprenait Robertson, son président ; Samuel A. Goudsmit, un physicien nucléaire des Brookhaven National Laboratories ; Luis Alvarez, physicien des hautes-énergies ; Thornton Page, le directeur-adjoint du John Hopkins Operations Research Office, expert en radar et en électronique ; et Lloyd Berkner, un directeur des Brookhaven National Laboratories et spécialiste en géophysique. (30) La tâche du jury était d’analyser les éléments diponibles sur les OVNI et d’estimer les dangers possibles du phénomène pour la sécurité des Etats-Unis.

Le jury se réunit du 14 au 17 janvier 1953. Il éplucha les données de l’Air Force sur les cas-types d’histoires d’OVNI et, après avoir étudié le phénomène pendant 12 heures, déclara que des explications rationnelles pouvaient être suggérées pour la plupart, sinon pour toutes les observations. Par exemple, après avoir examiné le film d’une observation d’OVNI près de Tremonton, Utah, le 2 juillet 1952, et un autre pris près de Great Falls, Montana, le 15 août 1950, le jury conclut que les images du film de Tremonton étaient causées par le reflet du soleil sur des mouettes, et que les images de Great Falls étaient des réflections de la lumière solaire sur la surface de deux intercepteurs de l’Air Force. (31) Le jury conclut à l’unanimité qu’il n’y avait pas de preuve d’une menace directe contre la sécurité nationale dans les observations d’OVNI.

 Le jury ne trouvait pas non plus d’éléments prouvant que les objets observés puissent être extraterrestres. Il pensait que la collecte continuelle de rapports d’OVNI pourrait menacer "le fonctionnement normal" du gouvernement en encombrant les canaux de communication avec des rapports hors de propos et en induisant "un comportement hystérique de masse" dommageable pour l’autorité constituée. Le jury craignait également que des ennemis potentiels projetant d’attaquer les Etats-Unis pussent exploiter le phénomène des OVNI et les utiliser pour disloquer la défense aérienne US. (32) Pour faire face à ces problèmes, le jury recommandait au Conseil National de Sécurité de déboulonner les rapports d’OVNI et de mettre sur pied une politique d’éducation publique pour rassurer le public sur le manque d’éléments solides derrière les OVNI. I

l suggérait d’utiliser les mass-medias, la publicité, les clubs d’affaires, les écoles, et même la société Disney, pour faire passer le message. Etablissant son rapport en plein maccarthysme, le jury recommandait également que les groupes d’études privés sur les OVNI, tels que le Civilian Flying Saucer Investigators de Los Angeles, soient surveillés pour activités subversives. (33) Les conclusions du jury Robertson étaient remarquablement similaires à celles des rapports des projets antérieurs de l’Air Force, SIGN et GRUDGE, et à celles du propre Groupe d’Etude de l’OSI à la CIA. Tous les groupes de recherche parvinrent à la conclusion que les rapports d’OVNI ne comportaient pas de menace directe contre la sécurité nationale, ni de preuves de la visite d’extraterrestres. Se conformant aux conclusions du jury Robertson, l’Agence abandonna son projet de rédiger une NSCID sur les OVNI. (34)

Le Scientific Advisory Panel sur les OVNI (le jury Robertson) soumit son rapport à l’IAC, au Secrétaire à la Défense, au Directeur de l’Administration de la Défense Civile Fédérale, et au président du National Security Resources Board. Les responsables de la CIA dirent qu’aucune considération ultérieure du sujet n’apparaissait garantie, bien qu’ils continuèrent à contrôler les observations dans l’intérêt de la sécurité nationale. Philip Strong et Fred Durant, de l’OSI, informèrent aussi le Bureau des Evaluations Nationales de leurs conclusions. (35) Les officiels de la CIA voulaient que l’intérêt de toute agence pour le sujet des soucoupes volantes soit le moins connu possible, remarquant que non seulement le rapport du jury Robertson était "classifié", mais aussi que toute mention du soutien de la CIA à ce jury était interdite. Cette attitude causera plus tard de gros problèmes à l’Agence relativement à sa crédibilité. (36)

Les années 1950 : Diminution de l’intérêt de la CIA pour les OVNI

Après le rapport du jury Robertson, les responsables de l’Agence mirent toute l’affaire des OVNI de côté.

En mai 1953, Chadwell transféra la responsabilité en chef de la surveillance des OVNI à la Division de Physique et d’Electronique de l’OSI, tandis que la Division des Sciences Appliquées continuait à fournir tout soutien nécessaire. (37) Todos M. Odarenko, le chef de la Division de Physique et d’Electronique, ne voulait pas se charger du problème, arguant que cela requerrait trop d’heures de bureau et d’analyse pour sa division. Au vu des conclusions du jury Robertson, il proposa de considérer le projet comme "inactif", et de ne consacrer qu’un analyste à temps partiel et un employé au classement pour maintenir un dossier de référence des activités de l’Air Force et des autres agences sur les OVNI. Ni la Marine, ni l’Armée ne montraient de grand intérêt pour les OVNI, d’après Odarenko. (38) Odarenko, qui ne croyait pas aux OVNI, chercha à faire relever sa division de la responsabilité du contrôle des rapports d’OVNI. En 1955, par exemple, il recommanda que la totalité du projet soit close, parce qu’aucune nouvelle information concernant les OVNI n’était apparue. Par ailleurs, arguait-il, sa division devait faire face à une sérieuse réduction budgétaire et ne pouvait pas épargner ses ressources. (39) Chadwell et d’autres responsables de l’Agence, néanmoins, continuaient à s’inquiéter à propos des OVNI. Des rapports d’outre-mer faisant état d’observations d’OVNI, ainsi que des prétentions selon lesquelles des ingénieurs allemands détenus par les Soviétiques étaient en train de développer une "soucoupe volante" en tant que future arme de guerre, retenaient particulièrement leur attention. (40)

Pour la plupart des dirigeants politiques et militaires des Etats-Unis, l’Union soviétique était devenue, au milieu des années 50, un dangereux adversaire. Les progrès des Soviétiques en matière d’armes nucléaires et de missiles guidés étaient particulièrement alarmants. Pendant l’été de 1949, l’URSS avait fait sauter sa première bombe atomique. En août 1953, neuf mois seulement après que les Etats-Unis eurent testé une bombe à hydrogène, les Soviétiques en faisaient sauter une. Au printemps 1953, une étude top-secret de la RAND Corporation mettait également en évidence la vulnérabilité des bases du SAC à une attaque surprise par les bombardiers soviétiques à longue portée. L’inquiétude quant au danger d’une attaque soviétique sur les Etats-Unis continuait de croître, et les observations d’OVNI ajoutaient au malaise des politiciens US. Une augmentation des rapports d’OVNI sur l’Europe de l’Est et l’Afghanistan éveillèrent aussi des soupçons sur un progrès rapide des Soviétiques dans ce domaine.

Les responsables de la CIA savaient que les Britanniques et les Canadiens expérimentaient déjà des "soucoupes volantes".

Le Projet Y était une opération de développement canado-britannico-US pour produire un appareil non-conventionnel de type soucoupe volante, et les responsables de l’Agence craignaient que les Soviétiques ne testassent un engin semblable. (41) L’observation d’une soucoupe volante par le sénateur américain Richard Russell et sa suite alors qu’ils voyageaient en URSS par le train, en octobre 1955, ajouta à l’inquiétude. Après avoir longuement interrogé Russell et ses accompagnants, cependant, les officiels de la CIA conclurent que l’observation de Russell n’apportait pas de soutien à la théorie selon laquelle les Soviétiques avaient développé un appareil volant non conventionnel ou ressemblant à une soucoupe. Herbert Scoville, Jr., le Directeur Assistant de l’OSI, écrivit que les objets observés étaient probablement des jets ordinaires montant en chandelle. (42) Wilton E. Lexow, chef de la Division des Sciences Appliquées de la CIA, était également sceptique. Il posa la question de savoir pourquoi les Soviétiques continuaient de développer des avions de type conventionnel s’ils avaient une "soucoupe volante". (43) Scoville demanda à Lexow d’assumer la responsabilité de déterminer les capacités et les limites d’un appareil non-conventionnel, et de tenir à jour le dossier central de l’OSI sur le sujet des OVNI.

L’U-2 et l’OXCART  (SR-71, ou Blackbird), de la CIA en tant qu’OVNI

En novembre 1954, la CIA était entrée dans le monde de la haute technologie avec son projet de reconnaissance verticale U-2. Travaillant avec les installations de Développement Avancé de Lookheed à Burbank, Californie, connues sous le nom de Skunk Works, et Kelly Johnson, un éminent ingénieur aéronautique, l’Agence testa un avion expérimental à haute altitude, l’U-2, en août 1955.

Il pouvait voler à 20.000 mètres ; au milieu des années 50, la plupart des avions de ligne commerciaux volaient entre 3500 et 7000 mètres. Par conséquent, quand l’U-2 eut commencé ses vols d’essai, les pilotes commerciaux et les contrôleurs du trafic aérien se mirent à faire des rapports plus nombreux d’observations d’OVNI. (44) Les premiers U-2 étaient argentés (ils furent peints en noir par la suite) et ils reflétaient les rayons du soleil, particulièrement au lever et au coucher de celui-ci. Ils apparaissaient souvent comme des objets enflammés aux observateurs placés plus bas.

 Les enquêteurs du Projet BLUE BOOK de l’Air Force, connaissant les vols de l’appareil secret U-2, tentaient d’expliquer de telles observations en les liant à des phénomènes naturels tels que des cristaux de glace ou des inversions de température. En vérifiant avec l’équipe du Projet U-2 de l’Agence à Washington, les enquêteurs de BLUE BOOK furent en mesure d’attribuer de nombreuses observations d’OVNI aux vols de l’U-2. Ils prenaient garde, cependant, de ne pas révéler la véritable cause de l’observation au public. D’après les estimations ultérieures des responsables de la CIA qui travaillèrent sur le projet U-2 et sur le projet OXCART (SR-71, ou Blackbird),plus de la moitié de tous les rapports d’OVNI de la fin des années 50 à celle des années 60, furent attribuées à des vols de reconnaissance habités (en l’occurrence l’U- 2) au-dessus des Etats-Unis . (45) Ceci conduisit l’Air Force à faire des déclarations trompeuses et mensongères au public pour apaiser les craintes du public et pour protéger un projet extrêmement sensible au niveau de la sécurité nationale. Bien qu’ils fussent justifiés, ces mensonges alimentèrent par la suite les théories de conspiration et la controverse du cover-up des années 70.

Le pourcentage de ce que l’Air Force considérait comme des observations d’OVNI inexplicables tomba à 5.9% en 1955, et à 4% en 1956. (46)

Dans le même temps, la pression montait pour obtenir la publication du rapport du jury Robertson sur les OVNI.

En 1956, Edward Ruppelt, ancien chef du Projet BLUE BOOK de l’Air Force, révéla publiquement l’existence du jury.

Un best-seller de l’ufologue Donald Keyhoe, un major des Marines à la retraite, plaidait en faveur de la publication de toute l’information sur les OVNI détenue par le gouvernement. Les groupes de recherche privés, tels le National Investigation Committee on Aerial Phenomena (NICAP) et l’Aerial Phenomena Research Organization (APRO) s’empressèrent de faire pression pour la publication du rapport du jury Robertson. (47)

Sous la pression, l’Air Force approcha la CIA en vue d’obtenir la permission de déclassifier et de publier le rapport. En dépit des pressions, Philip Strong, le Directeur Assistant Adjoint de l’OSI, refusa de déclassifier le rapport et évita de révéler le soutien de la CIA au jury.

Comme alternative, l’Agence prépara une version aseptisée du rapport, expurgée de toute référence à la CIA, ainsi que de toute mention d’un quelconque potentiel de guerre psychologique dans la controverse à propos des OVNI. (48)
Les réclamations pour plus d’information gouvernementale au sujet des OVNI, cependant, ne tarirent point. Le 8 mars 1958, Keyhoe, dans une interview avec Mike Wallace, de CBS, prétendit que la CIA était profondément engagée dans les OVNI, et que l’Agence avait financé le jury Robertson. Ceci provoqua une série de lettres à l’Agence, de Keyhoe et du Dr Leon Davidson, un ingénieur chimiste et ufologue. Ils réclamaient la publication du rapport du jury Robertson dans son intégralité et la confirmation de l’engagement de la CIA dans la question des OVNI. Davidson s’était convaincu que l’Agence, et non l’Air Force, portait la plus grande responsabilité pour l’analyse des OVNI, et que "les activités du gouvernement des Etats-Unis étaient responsables des observations d’OVNI de la dernière décennie." Evidemment, en raison des vols toujours secrets des U-2 et OXCART, Davidson était plus près de la vérité qu’il ne le soupçonnait. La Centrale de Renseignement, néanmoins, se tint fermement à sa politique consistant à ne pas révéler son rôle dans les enquêtes sur les OVNI, et refusa de déclassifier l’intégralité du rapport du jury Robertson. (49)

Lors d’une réunion avec des représentants de l’Air Force pour discuter de la façon dont de futures demandes comme celles de Keyhoe et de Davidson devaient être traitées, les responsables de l’Agence confirmèrent leur opposition à la déclassification du rapport complet, et exprimèrent la crainte que Keyhoe n’ait l’oreille de l’ancien DCI V Adm. Roscoe Hillenkoetter, qui était membre du conseil des gouverneurs du NICAP. Ils débattirent la question de savoir s’il fallait que le Général Conseil de la CIA Lawrence R. Houston montre le rapport à Hillenkoetter, pour se sortir de la situation. L’officier de la CIA Frank Chapin laissa aussi entendre que Davidson pourrait avoir des motifs ultérieurs, "certains d’entre eux n’étant peut-être pas dans le meilleur intérêt de ce pays", et suggéra d’amener le FBI à enquêter. (50)

Bien que le dossier soit peu clair sur la question de savoir si le FBI entreprit jamais une enquête sur Davidson ou sur Keyhoe, ou si Houston rencontra une fois Hillenkoetter à propos du rapport Robertson, Hillenkoetter démissionna du NICAP en 1962. (51)

L’Agence était aussi engagée dans deux cas d’OVNI assez fameux avec Davidson et Keyhoe dans les années 1950, ce qui contribua à accroître la méfiance du public à l’égard de la CIA en ce qui concerne les OVNI. On se focalisait sur ce qui avait été rapporté comme étant un enregistrement sonore d’un signal radio provenant d’une soucoupe volante ; l’autre cas présentait ce qui était rapporté comme étant des photos d’une soucoupe volante.

L’incident du "code radio" commença assez innocemment en 1955, quand deux sœurs âgées de Chicago, Mildred et Marie Maier, rapportèrent au Journal of Space Flight leurs expériences avec les OVNI, y compris l’enregistrement d’un programme radiophonique dans lequel un code non identifié avait été entendu. Les sœurs enregistrèrent le programme, et d’autres opérateurs de petites radios prétendirent aussi avoir entendu le "message de l’espace". L’OSI fut intéressé et demanda à la Scientific Contact Branch d’obtenir une copie de l’enregistrement. (52) Des officiers de terrain de la Contact Division (CD), dont Dewelt Walker, prirent contact avec les sœurs Maier, qui "frissonnèrent de l’intérêt du gouvernement", et convinrent d’un moment pour les rencontrer. (53) En essayant de s’assurer de la bande magnétique, les officiers de l’Agence rapportèrent qu’ils étaient tombés dans une scène d’Arsenic et Vieilles Dentelles. "Il ne manquait plus que le vin de sureau", câbla Walker au Siège. Après avoir épluché l’album où elles conservaient des coupures de presse du temps où elles étaient sur scène, les officiers purent prendre possession de l’enregistrement. (54) L’OSI analysa la bande et découvrit qu’il n’y avait rien de plus qu’un code en morse d’une station radio US. L’affaire en resta là jusqu’à ce que l’ufologue Leon Davidson ne parle avec les sœur Maier en 1957. Les sœurs se souvinrent qu’elles avaient parlé avec un Mr Walker qui disait faire partie de l’US Air Force. Davidson écrivit alors à un Mr Walker, pensant qu’il était un officier de renseignement de l’US Air Force de Wright-Patterson, pour lui demander si la bande avait été analysée par l’ATIC. Dewelt Walker répondit à Davidson que la bande avait été transmise aux autorités chargées de l’évaluer, et qu’aucune information n’était disponible quant aux résultats. Insatisfait, et suspectant Walker d’être en fait un officier de la CIA, Davidson écrivit ensuite au DCI Allen Dulles, réclamant de savoir ce que le message codé révélait, et qui était Mr Walker. (55) L’Agence, souhaitant garder secrète l’identité de Walker comme employé de la CIA, répondit qu’une autre agence du gouvernement avait analysé la bande en question et que Davidson aurait des nouvelles de l’Air Force.(56) Le 5 août, l’Air Force écrivit à Davidson, disant que Walker "était et est un officier de l’Air Force", et que la bande "était analysée par une autre organisation du gouvernement". La lettre de l’Air Force confirmait que l’enregistrement ne contenait qu’un code en morse identifiable, provenant d’une station de radio connue disposant d’une autorisation gouvernementale. (57) Davidson écrivit de nouveau à Dulles. Cette fois, il voulut connaître l’identité de l’opérateur morse, et de l’agence qui avait conduit l’analyse. La CIA et l’Air Force se trouvaient maintenant dans une impasse. L’Agence avait nié précédemment qu’elle avait effectivement analysé la bande. L’Air Force avait aussi nié l’analyse de la bande et avait prétendu que Walker était un officier de l’Air Force. Des officiers de la CIA, sous couverture, contactèrent Davidson à Chicago et lui promirent d’obtenir la traduction du code et l’identification du transmetteur, dans la mesure du possible. (58) Lors d’une autre tentative pour calmer Davidson, un officier de la CIA, toujours sous couverture, et portant son uniforme de l’Air Force, contacta Davidson à New-York City. L’officier de la CIA expliqua qu’il n’y avait pas de super-agence impliquée, et que la politique de l’Air Force n’était pas de divulguer qui faisait quoi. Tandis qu’il semblait accepter cet argument, Davidson insista néanmoins pour la divulgation du message de l’enregistrement, ainsi que de la source. L’officier consentit à voir ce qu’il pouvait faire. (59) Après s’en être assuré auprès du Siège, l’officier de la CIA téléphona à Davidson pour lui dire qu’une recherche consciencieuse avait été faite et, comme le signal était d’une origine américaine connue, la bande et les notes prises à l’époque avaient été détruites pour ménager de la place pour le classement. (60)

Saisi d’une vive colère contre ce qu’il percevait comme une volte-face, Davidson dit à l’officier de la CIA que "lui et son agence, quelle qu’elle soit, agissaient comme Jimmy Hoffa et la Teamster Union en détruisant des preuves qui pouvaient les accuser". (61) Persuadée que tout nouveau contact avec Davidson ne ferait qu’encourager la spéculation, la Division de Contact se lava les mains de la question en rapportant au DCI et à l’ATIC qu’elle ne répondrait plus à Davidson ni n’essaierait plus de le contacter. (62) Ainsi, un incident mineur plutôt bizarre, mal géré par la CIA et l’Air Force, s’est transformé en un événement majeur, qui renforça le mystère croissant entourant les OVNI et le rôle de la CIA dans leur étude. Un autre événement mineur, quelques mois plus tard, s’ajouta aux questions en constante augmentation sur le rôle réel de l’Agence concernant les soucoupes volantes. L’anxiété de la CIA à propos du secret ne fit, une nouvelle fois, qu’empirer les choses. En 1958, le Major Keyhoe accusa l’Agence de demander délibérément à des témoins oculaires d’OVNI de ne pas rendre publiques leurs observations. (63) L’événement naquit d’une demande de l’OSI de novembre 1957 à la Division de Contact (CD) pour obtenir de Ralph C. Mayher, un photographe de KYW-TV à Cleveland, Ohio, certaines photos qu’il avait prises en 1952 d’un objet volant non identifié. Harry Real, un officier de la CD, contacta Mayher et obtint des copies des photos pour analyse. Le 12 décembre 1957, John Hazen, un autre officier de la CD, rendit les cinq photos de l’OVNI présumé à Mayher sans commentaire. Mayher demanda à Hazen l’évaluation des photos faite par l’Agence, expliquant qu’il essayait d’organiser une émission TV pour informer le public sur les OVNI. Il voulait mentionner dans l’émission qu’une organisation américaine de renseignement avait examiné les photographies et les avait trouvées intéressantes. Bien qu’il ait conseillé à Mayher de renoncer à cette idée, Hazen déclara que Mayher était un citoyen américain, et qu’il devait prendre lui-même la décision de ce qu’il convenait de faire. (64) Plus tard, Keyhoe contacta Mayher qui lui raconta son histoire de la CIA et des photographies. Keyhoe demanda alors à l’Agence de confirmer par écrit l’emploi de Hazen, tentant de mettre au jour le rôle de la CIA dans les enquêtes sur les OVNI. L’Agence s’y opposa, en dépit du fait que les représentants de la CD travaillaient normalement à découvert et qu’ils avaient des justificatifs identifiant leur association avec l’Agence. L’assistant du DCI Dulles, John S. Earman, envoya simplement à Keyhoe une lettre diplomatique notant que, du fait que les OVNI étaient d’un intérêt essentiel pour le Département de l’Air Force, l’Agence avait transmis sa lettre à l’Air Force pour une réponse appropriée. Comme pour la réponse à Davidson, la réponse de l’Agence à Keyhoe n’a fait qu’alimenter la spéculation selon laquelle l’Agence était impliquée profondément dans les observations d’OVNI. La pression pour la publication des informations de la CIA sur les OVNI continuait de croître. (65) Bien que l’intérêt de la CIA pour les cas d’OVNI diminuât, elle continua de contrôler les observations d’OVNI. Les officiels de l’Agence ressentaient le besoin de se tenir informés sur les OVNI, ne fût-ce que pour alerter le DCI sur les rapports et événements les plus sensationnels concernant les OVNI. (66)

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Les années 1960 : l’engagement de la CIA diminue et la controverse augmente au début des années 60, Keyhoe, Davidson, et d’autres ufologues, maintinrent leurs attaques contre l’Agence pour la publication d’informations sur les OVNI. Davidson déclarait alors que la CIA "était l’unique responsable de la création de la folie des Soucoupes Volantes comme arme psychologique dans la guerre froide depuis 1951." En dépit des appels pour des auditions au Congrès et de la publication de tous les documents relatifs aux OVNI, peu de choses changèrent. (67) En 1964 cependant, à la suite de discussions à haut niveau à la Maison-Blanche sur la question de savoir ce qu’il fallait faire si une intelligence étrangère était découverte dans l’espace, et après une nouvelle éruption de rapports et d’observations d’OVNI, le DCI John McCone demanda une mise à jour de l’évaluation des OVNI par la CIA. En réponse à la demande de McCone, l’OSI demanda à la CD d’obtenir du NICAP des échantillons récents divers et des rapports d’observations d’OVNI. Avec Keyhoe, l’un des fondateurs, qui n’était plus actif dans l’organisation, les officiers de la CIA rencontrèrent Richard H. Hall, le directeur suppléant. Hall donna aux officiers des échantillons de la base de données du NICAP sur les observations les plus récentes. (68) Après que les officiers de l’OSI eurent examiné ce matériel, Donald F. Chamberlain, Directeur Auxiliaire de l’OSI, assura à McCone que peu de choses avaient changé depuis le début des années 1950. Il n’y avait toujours pas de preuve que les OVNI fussent une menace pour la sécurité des Etats-Unis, ou qu’ils fussent "d’origine étrangère". Chamberlain dit à McCone que l’OSI contrôlait toujours les rapports d’OVNI, y compris l’enquête officielle de l’Air Force, le Projet BLUE BOOK. (69) En même temps que la CIA menait cette dernière étude interne sur les OVNI, la pression publique contraignit l’Air Force à établir un comité spécial ad-hoc pour examiner BLUE BOOK. Présidé par le Dr Brian O’Brien, membre du Comité Consultatif Scientifique de l’Air Force, le jury comprenait Carl Sagan, le célèbre astronome de Cornell University. Son rapport n’apporta rien de nouveau. Il déclara que les OVNI ne menaçaient pas la sécurité nationale, et qu’il ne put trouver "aucun cas d’OVNI qui représentât une avance technologique ou scientifique au-delà d’une conception terrestre." Le comité recommandait que les OVNI soient étudiés intensivement avec une grande université pour diriger la coordination du projet, afin d’apporter une conclusion décisive à la question. (70) Le House Armed Service Committee tint également de brèves auditions sur les OVNI en 1966, qui produisirent des résultats semblables. Le Secrétaire de l’Air Force Harold Brown assura au comité que la plupart des observations s’expliquaient facilement et qu’il n’y avait pas de preuves que des "étrangers d’outre-espace" eussent visité la Terre. Il dit aux membres du comité, cependant, que l’Air Force garderait un esprit ouvert et continuerait à enquêter sur tous les rapports d’OVNI. (71) A la suite du rapport de son comité O’Brien, des auditions du House sur les OVNI, et de la révélation du Dr Robertson dans une émission de CBS Reports, disant que la CIA avait bien été impliquée dans l’analyse des OVNI, l’Air Force approcha à nouveau l’Agence en juillet 1966 pour la déclassification de l’intégralité du rapport du jury Robertson de 1953, et de l’intégralité du rapport Durant sur les délibérations et conclusions du jury Robertson. L’Agence, à nouveau, refusa de bouger. Karl H. Weber, Directeur Adjoint de l’OSI, écrivit à l’Air Force que "nous sommes très inquiets qu’une publicité future ne soit donnée à l’information selon laquelle le jury avait été soutenu par la CIA." Weber remarquait qu’il y avait déjà une version aseptisée disponible pour le public. (72) La réponse de Weber était plutôt à courte vue et irréfléchie. Elle n’a fait qu’attirer davantage l’attention sur le rapport du jury Robertson vieux de 13 ans, et sur le rôle de la CIA dans les enquêtes sur les OVNI. Le rédacteur scientifique de The Saturday Review attira l’attention de tout le pays sur le rôle de la CIA dans l’investigation des OVNI quand il publia un article critiquant la "version aseptisée" du rapport du jury Robertson de 1953, et lança un appel pour la publication de l’intégralité du document. (73) Inconnu des responsables de la CIA, le Dr James McDonald, un physicien de l’atmosphère renommé de l’Université d’Arizona, avait déjà vu le rapport Durant sur les débats du jury Robertson à Wright-Patterson le 6 juin 1966. Quand McDonald retourna à Wright-Patterson le 30 juin pour copier le rapport, cependant, l’Air Force refusa de le laisser le voir encore une fois, affirmant que c’était un document classé par la CIA. Devenu une autorité en matière d’OVNI, McDonald déclara publiquement que la CIA était derrière la politique de secret et de dissimulation de l’Air Force. Il exigea la publication de l’intégralité du rapport du jury Robertson et du rapport Durant. (74) Sous la pression publique, et selon la recommandation de son Comité O’Brien, l’Air Force annonça en août 1966 qu’elle cherchait à conclure un contrat avec une université pour entreprendre un programme d’investigations intensives sur les observations d’OVNI. Le nouveau programme était conçu pour désamorcer les attaques continues selon lesquelles le Gouvernement américain avait dissimulé ce qu’il savait sur les OVNI. Le 7 octobre, l’Université du Colorado accepta un contrat de $325.000 avec l’Air Force pour une étude de 18 mois sur les soucoupes volantes. Le Dr Edward U. Condon, un physicien de Colorado et ancien directeur du Bureau National des Standards, accepta de conduire le programme. Se déclarant lui-même "agnostique" sur le sujet des OVNI, Condon fit remarquer qu’il avait un esprit ouvert sur la question et pensait que de possibles origines extraterritoriales étaient "improbables, mais pas impossibles." (75) Le Général de Brigade Edward Giller, USAF, et le Dr Thomas Ratchford, du Bureau de Recherche et de Développement de l’Air Force, devinrent les coordinateurs de l’Air Force pour le projet. En février 1967, Giller contacta Arthur C. Lundahl, Directeur du Centre National d’Interprétation Photographique de la CIA (NPIC), et proposa une liaison informelle entre le NPIC et le Comité Condon pour fournir des conseils techniques et des services dans l’examen des photographies d’OVNI présumés. Lundahl et le DDI R. Jack Smith approuvèrent l’arrangement comme un moyen de "garder une fenêtre" sur la nouvelle étude. Ils voulaient que la CIA et le NPIC gardent un profil bas, cependant, et ne participent en aucun cas à l’écriture de conclusions pour le comité. Aucun travail fait pour le comité par le NPIC ne devait être reconnu officiellement. (76) Ratchford demanda ensuite que Condon et son comité soient autorisés à visiter le NPIC pour discuter des aspects techniques du problème et pour voir le matériel spécial dont le NPIC disposait pour les analyses de photos. Le 20 février 1967, Condon et quatre membres de son comité visitèrent le NPIC. Lundahl souligna auprès du groupe qu’aucun travail du NPIC pour aider le comité ne devait être identifié comme un travail de la CIA. De plus, le travail exécuté par le NPIC serait d’une nature strictement technique. Après avoir reçu ces directives, le groupe bénéficia d’une série d’instructions sur les services et l’équipement, introuvable ailleurs, que la CIA avait utilisé dans son analyse de quelques photographies d’OVNI fournies par Ratchford. Condon et son comité furent impressionnés. (77) Condon et le même groupe se rencontrèrent encore en mai 1967 au NPIC pour prendre connaissance d’une analyse de photographies d’OVNI prises à Zanesville, Ohio. L’analyse démonta cette observation. Le comité fut une fois encore impressionné par le travail technique effectué, et Condon remarqua que pour la première fois, l’analyse scientifique d’un OVNI confortait l’enquête. (78) Le groupe discuta aussi du projet du comité de lancer un appel aux citoyens américains pour obtenir d’autres photographies, et de publier des directives pour prendre des photographies d’OVNI qui puissent être utiles. De plus, les officiels de la CIA consentirent à ce que le comité Condon publie le rapport Durant dans son intégralité, sauf quelques suppressions mineures. En avril 1969, Condon et son comité publièrent leur rapport sur les OVNI. Le rapport concluait que peu de choses, sinon rien, n’était sorti de l’étude des OVNI dans les 21 dernières années, et que la poursuite d’une étude plus intensive des observations d’OVNI n’était pas souhaitable. Il recommandait aussi que l’unité spéciale de l’Air Force, le Projet BLUE BOOK, soit dissoute. Il ne mentionnait pas la participation de la CIA dans l’enquête du comité Condon. (79) Un jury spécial nommé par l’Académie Nationale des Sciences examina le rapport Condon et se joignit à sa conclusion qu’"aucune priorité urgente dans les enquêtes sur les OVNI n’était justifiée à la vue des données des deux dernières décennies." Il conclut sa révision en déclarant, "Sur la base des connaissances actuelles, l’explication la moins vraisemblable des OVNI est l’hypothèse de visites extraterrestres par des êtres intelligents." Suivant les recommandations du comité Condon et de l’Académie Nationale des Sciences, le Secrétaire de l’Air Force, Robert C. Seamans, Jr., annonça le 17 décembre 1969 la clôture de BLUE BOOK. (80) Les années 1970 et 1980 : La question des OVNI refuse de mourir le rapport Condon laissa beaucoup d’ufologues insatisfaits, qui l’ont considéré comme une dissimulation des activités de la CIA dans la recherche sur les OVNI. De nouvelles observations au début des années 1970 ont alimenté des croyances selon lesquelles la CIA était impliquée d’une certaine façon dans une vaste conspiration. Le 7 juin 1975, William Spaulding, chef d’un petit groupe OVNI, le Ground Saucer Watch (GSW), écrivit à la CIA pour une copie du rapport du jury Robertson et tous les documents relatifs aux OVNI. (81) Spaulding était convaincu que l’Agence retenait des dossiers importants sur les OVNI. Les officiels de l’Agence fournirent à Spaulding une copie du rapport du jury Robertson et du rapport Durant. (82) Le 14 juillet 1975, Spaulding écrivit à nouveau à l’Agence en mettant en doute l’authenticité des rapports qu’il avait reçus et prétendant que la CIA dissimulait son activité à propos des OVNI. Gene Wilson, le Coordinateur du Secret et de l’Information de la CIA, tenta de répondre de manière satisfaisante à Spaulding, "A aucun moment avant la formation du jury Robertson et subséquemment à l’émission du rapport du jury, la CIA n’a été engagée dans l’étude du phénomène OVNI." Le rapport du jury Robertson, d’après Wilson, était "la somme de l’intérêt de l’Agence et de sa participation dans le domaine des OVNI." Wilson en déduisait également qu’il n’y avait pas de documents supplémentaires relatifs aux OVNI en possession de la CIA. Wilson était mal informé. (83)

En septembre 1977, Spaulding et le GSW, non convaincus par la réponse de Wilson, intentèrent un procès contre l’Agence au nom du Freedom of Information Act, demandant spécifiquement tous les documents sur les OVNI en possession de la CIA. Submergée de demandes similaires du FOIA pour l’information de l’Agence sur les OVNI, les officiels de la CIA consentirent, après de longues manœuvres légales, à mener une "recherche raisonnable" dans les dossiers de la CIA pour des documents sur les OVNI. (84) En dépit d’une attitude antipathique de l’ensemble de l’Agence envers la requête, les responsables de l’Agence, menés par Launie Ziebell, du Bureau de Conseil Général, ont mené une recherche consciencieuse des documents liés aux OVNI. Insistant, exigeant, et parfois même menaçant, Ziebell et son groupe ont récuré l’Agence. Ils sont même parvenus à trouver un vieux dossier OVNI sous le bureau d’une secrétaire. La recherche produisit finalement 355 documents représentant approximativement 900 pages. Le 14 décembre 1978, l’Agence les remit tous, sauf 57 documents (environ 100 pages), au GSW. Ces 57 documents furent retenus pour des motifs de sécurité nationale et de protection des sources et des méthodes. (85) Bien que les documents publiés n’aient pas produit de révélations sensationnelles et n’aient révélé qu’un intérêt mineur de l’Agence pour le phénomène OVNI après le rapport du jury Robertson de 1953, la presse traita cette publication de manière sensationnelle. Le New-York Times, par exemple, déclara que les documents déclassifiés confirmaient un vif intérêt du gouvernement pour les OVNI et l’implication secrète de l’Agence dans la surveillance des OVNI. (86) Le GSW intenta alors un procès pour la publication des documents retenus, déclarant que l’Agence détenait encore des informations clefs. (87) C’était tout à fait semblable à l’affaire des documents sur l’assassinat de Kennedy. Qu’importe le nombre de documents que l’Agence a rendus publics, et qu’importe le manque d’intérêt et l’insignifiance de l’information, les gens continuaient à croire dans une dissimulation et une conspiration de l’Agence. Le DCI Stansfield Turner fut si bouleversé quand il lut l’article du New-York Times qu’il demanda à ses officiers supérieurs, "Nous occupons-nous d’OVNI ?" Après avoir examiné les registres, Don Wortman, Directeur Adjoint pour l’Administration, rapporta à Turner qu’il n’y avait "pas d’effort organisé de l’Agence pour faire des recherches à propos du phénomène OVNI, ni d’effort organisé pour collecter des renseignements sur les OVNI depuis les années 1950." Wortman assura à Turner que les registres de l’Agence ne contenaient que des enregistrements "sporadiques de correspondance traitant du sujet", y compris différentes sortes de rapports d’observations d’OVNI. Il n’y avait pas de programme de l’Agence pour rassembler activement l’information sur les OVNI, et les documents remis au GSW contenaient peu de suppressions. (88)Ainsi rassuré, Turner avait l’appui du Conseil Général pour un jugement sommaire contre le nouveau procès introduit par le GSW. En mai 1980, les cours ont écarté le procès, trouvant que l’Agence avait conduit de bonne foi une recherche consciencieuse et adéquate. (89) Pendant la fin des années 1970 et les années 1980, l’Agence maintint son faible intérêt pour les OVNI et les observations d’OVNI. Comme la plupart des scientifiques écartaient maintenant les rapports de soucoupes volantes en les considérant comme une bizarrerie des années 1950 et 1960, quelques personnes au sein de l’Agence et dans la Communauté du Renseignement portèrent leur intérêt sur l’étude de la parapsychologie et des phénomènes psychiques associés aux observations d’OVNI. Les officiels de la CIA se penchèrent également sur le problème OVNI pour déterminer quelles observations d’OVNI pouvaient les instruire sur les progrès soviétiques dans le domaine des fusées et des missiles, et reconsidérèrent ses aspects de contre-espionnage. Les analystes de l’Agence, de la Division de la Science de la Vie de l’OSI et l’OSWR consacrèrent officiellement une petite partie de leur temps aux questions relatives aux OVNI. Celles-ci comprenaient les soupçons du contre-espionnage selon lesquels les Soviétiques et le KGB utilisaient des citoyens américains et des groupes OVNI pour obtenir des informations sur les programmes sensibles de développement d’armement américains (tels que l’avion Stealth), la vulnérabilité du réseau de défense aérienne américain à la pénétration par des missiles étrangers imitant les OVNI, et les signes d’une technologie soviétique avancée associée à des observations d’OVNI. La CIA a maintenu aussi la coordination de la Communauté du Renseignement avec d’autres agences concernant leur travail dans les domaines de la parapsychologie, des phénomènes psychiques et des expériences de "vision à distance". En général, l’Agence s’en tint à une vue scientifique et conservatrice de ces questions scientifiques non conventionnelles. Il n’y avait pas de projet OVNI formel ou officiel au sein de l’Agence dans les années 1980, et les officiels de l’Agence ont gardé à dessein des dossiers OVNI réduits au minimum pour éviter de créer des enregistrements qui auraient pu égarer le public s’ils avaient été publiés. (90) Les années 1980 ont également produit des accusations renouvelées selon lesquelles l’Agence détenait encore des documents relatifs à l’incident de Roswell en 1947, durant lequel une soucoupe volante s’était soi-disant écrasée au Nouveau-Mexique, et l’émergence de documents qui auraient révélé l’existence d’une opération de renseignement américaine top-secret, n’ayant à répondre qu’au Président, de recherche et de développement sur les OVNI, à la fin des années 1940 et au début des années 1950. Les ufologues ont longtemps argué que suite au crash d’une soucoupe volante au Nouveau-Mexique en 1947, le gouvernement récupéra non seulement les débris de la soucoupe écrasée, mais aussi quatre ou cinq corps d’Aliens. D’après certains ufologues, le gouvernement resserra la sécurité autour du projet et refusa de divulguer les résultats de son enquête et de ses recherches depuis lors. (91) En septembre 1994, l’armée de l’air américaine publia un nouveau rapport sur l’incident de Roswell, qui concluait que les débris trouvés au Nouveau-Mexique en 1947 provenaient probablement d’une opération de ballons, top-secret à l’époque, le Projet MOGUL, conçu pour surveiller l’atmosphère en cherchant à déceler des tests nucléaires soviétiques. (92) Vers 1984, une série de documents sont remontés à la surface, dont certains ufologues dirent qu’ils prouvaient que le Président Truman avait créé un comité top-secret en 1947, le Majestic-12, pour sécuriser la récupération de l’épave d’OVNI de Roswell et de tout autre OVNI qui se serait écrasé en vue d’une étude scientifique, et pour examiner tous les corps d’Aliens retrouvés sur de tels sites. La plupart, pour ne pas dire tous ces documents, se sont révélés être des fabrications. Cependant, la controverse persiste. (93) Comme les théories sur la conspiration autour de l’assassinat de JFK, les OVNI ne sont probablement pas près de disparaître, quoi que l’Agence fasse ou dise. La croyance selon laquelle nous ne sommes pas seuls dans l’univers est trop attirante émotionnellement, et la méfiance envers notre gouvernement est trop envahissante pour que la question puisse être amenée sur le terrain des études scientifiques traditionnelles, des explications rationnelles et des preuves.

Notes

(1) Voir les résultats du sondage d’opinion Gallup de 1973, parus dans le New York Times, 29 novembre 1973, p. 45, et Philip J. Klass, UFOs : The Public Deceived (New York : Prometheus Books, 1983), p.3.

(2) Voir Klass, UFOs, p.3 ; James S. Gordon, "The UFO Experience," Atlantic Monthly (août 1991), pages 82-92 ;

David Michael Jacobs, The UFO Controversy in America (Bloomington : Indiana University Press, 1975) ;

Howard Blum, Out There : The Governement’s Secret Quest for Extraterrestrials (New York : Simon et Schuster, 1990) ;

Timothy Good, Above Top Secret : The Worldwide UFO Cover-Up (New York : William Morrow, 1987) ;

et Whitley Strieber, Communion : The True Story (New York : Morrow, 1987.)

(3) En septembre 1993, John Peterson, une connaissance de Woolsey, a approché au départ le DCI avec un paquet de documents lourdement censurés de la CIA sur les OVNIs donnés à l’ufologue Stanton T. Friedman. Peterson et Friedman ont voulu savoir les raisons de ces rédactions. Woolsey a consenti à étudier la question.

Voir Richard J. Warshaw, Assistant Exécutif, note à l’auteur, 1er novembre 1994 ;

Warshaw, note à John H. Wright, Coordinateurdu Secret et de l’Information, 31 janvier 1994 ;

et Wright, note au Secrétariat Exécutif, 2 mars 1994. (Excepté si notées, toutes les citations des documents de la CIA dans cet article sont les documents collectés durant la fouille de 1994 de l’ensemble de l’Agence dirigée par l’Assistant Exécutif du DCI.)

(4) Voir Hector Quintanilla, Jr., "The Investigation of UFOs," Vol. 10, No. 4, Studies in Intelligence (automne 1966) : pp.95-110 et CIA, note sans signature, "Soucoupes Volantes," 14 août 1952.

Voir aussi Good, Above Top Secret, p. 253. Pendant la seconde guerre mondiale, les pilotes américains ont rapporté des "foo fighters" (lumières claires suivant les avions américains.) Craignant qu’elles ne soient peut être des armes secrètes japonaises ou allemandes, l’OSS enquêta mais ne put trouver de preuves concrètes d’armes de l’ennemi et classa souvent de tels rapports dans la catégorie "fariboles". L’OSS a aussi enquêté sur des observations possibles de fusées V-1 et V-2 allemandes avant leur utilisation opérationnelle pendant la guerre.

Voir Jacobs, UFO Controversy, p. 33. Le Central Intelligence Group, le prédécesseur de la CIA, a également contrôlé des rapports de " fusées fantômes" en Suède en 1946. Voir CIG, Intelligence Report, 9 avril 1947.

(5) Jacobs, The UFO Controversy, p. 156, et Quintanilla, "The Investigation of UFOs," p.97.

(6) Voir US Air Force, Air Material Command, "Unidentified Aerial Objects : Project SIGN, no. F-TR 2274, IA, février 1949, Records of the US Air Force Commands, Activities and Organizations, Record Group 341, National Archives, Washington, DC.

(7) Voir US Air Force, Projects GRUDGE and BLUEBOOK Reports 1 - 12 (Washington, DC ; National Investigations Committee on Aerial Phenomena, 1968), et Jacobs, The UFO Controversy, pp. 50-54.

(8) Voir Cabell, memorandum au Commanding Generals Major Air Commands, "Reporting of Information on Unconventional Aircraft," 8 septembre 1950, et Jacobs, The UFO Controversy, p. 65.

(9) S Voir Air Force, Projets GRUDGE et BLUE BOOK et Jacobs, The UFO Controversy, p. 67.

(10) Voir Edward Tauss, memorandum pour Deputy Assistant Director, SI, "Flying Saucers," 1 août 1952. Voir également United Kingdom, Report by the "Flying Saucer" Working Party, "Unidentified Flying Objects," pas de date (approximativement 1950). (11) Voir Dr. Stone, OSI, memorandum au Dr. Willard Machle, OSI, 15 mars 1949, et Ralph L. Clark, Acting Assistant Director, OSI, memorandum pour DDI, Le téléchargement d’un article ne dépossède pas l’auteur de ses droits "Recent Sightings of Unexplained Objects," 29 juillet 1952.

(12) Stone, memorandum à Machle. Voir également Clark, memorandum for DDI, 29 juillet 1952.

(13) Voir Klass, UFOs, p. 15. Pour une bref aperçu des observations de Washington voir Good, Above Top Secret, pp. 269-271.

(14) Voir Ralph L. Clark, Acting Assistant Director, OSI, memorandum au DDI Robert Amory, Jr., 29 juillet 1952. OSI et OCI étaient dans le conseil de direction du Renseignement. Établi en 1948, l’OSI a servi comme point focal de la CIA pour l’analyse des développements technologiques et scientifiques étrangers. En 1980 l’OSI a été fondu dans le Office of Science and Weapons Research. L’ Office of Current Intelligence (OCI), créé le 15 janvier 1951, avait pour tâche de fournir des renseignements courants de toute source au Président et au Conseil National de Sécurité.

(15) Tauss, memorandum pour Deputy Assistant Director, SI (Philip Strong), 1er août1952.

(16) Le 2 janvier 1952, le DCI Walter Bedell Smith a créé un Deputy Directorate for Intelligence (DDI) composé de six organisations dépendante de la CIA - OSI, OCI, Office of Collection and Dissemination, Office National Estimates, Office of Research and Reports, et l’Office of Intelligence Coordination pour produire l’analyse des renseignements pour les politiciens américains.

(17) Voir les procès-verbaux de la réunion des Chefs de Branches, 11 août 1952.

(18) Smith a exprimé ses opinions dans une réunion dans la salle de conférence du DCI face à ses officiers supérieurs. Voir Deputy Chief, Requirements Staff, FI, memorandum for Deputy Director, Plans, "Flying Saucers," 20 août 1952, Directorate of Operations Records, Information Management Staff, Job 86- 00538R, Box 1.

(19) Voir CIA memorandum, non signé, "Flying Saucers," 11 août 1952.

(20) Voir CIA, memorandum, non signé, "Flying Saucers," 14 août 1952.

(21) Voir CIA, memorandum, non signé, "Flying Saucers," 19 août 1952.

(22) Voir Chadwell, memorandum pour Smith, 17 septembre 1952 et 24 septembre 1952, "Flying Saucers." Voir également Chadwell, memorandum pour DCI Smith, 2 octobre 1952 et Klass, UFOs, pp. 23-26.

(23) Chadwell, memorandum pour DCI avec annexes, 2 décembre 1952. Voir également Klass, UFOs, pp. 26- 27 et Chadwell, memorandum, 25 novembre 1952.

(24) Voir Chadwell, memorandum, 25 novembre 1952 et Chadwell, memorandum, "Approval in Principle - External Research Project Concerned with Unidentified Flying Objects," pas de date. Voir également Philip G. Strong, OSI, memorandum pour enregistrement, "Meeting with Dr. Julius A. Stratton, Executive Vice President and Provost, MIT and Dr. Max Millikan, Director of CENIS." Strong croyait que pour entreprendre une telle une révision, ils auraient besoin de l’appui entier et du soutien du DCI Smith.

(25) Voir Chadwell, memorandum pour DCI, "Unidentified Flying Objects," 2 décembre 1952. Voir également Chadwell, memorandum for Amory, DDI, "Approval in Principle - External Research Project Concerned with Unidentified Flying Objects," pas de date.

(26) L’IAC a été créé en 1947 pour servir d’organe de coordination dans l’établissement des demandes de renseignement. Présidé par le DCI, l’IAC comprenait des représentants du Département d’État, de l’Armée, de l’Air Force, des Chefs Communs de Personnel, du FBI, et de l’AEC.

(27) Voir Klass, UFOs, p. 27.

(28) Voir Richard D. Drain, Acting Secretary, IAC, "Minutes of Meeting held in Director’s Conference Room, Administration Building, CIA," 4 décembre 1952.

(29) Voir Chadwell, memorandum pour enregistrement, "British Activity in the Field of UFOs," 18 décembre 1952.

(30) Voir Chadwell, memorandum pour DCI, "Consultants for Advisory Panel on Unidentified Flying Objects," 9 janvier 1953 ; Curtis Peebles, Watch the Skies ! A Chronicle of the Flying Saucer Myth (Washington, DC : Smithsonian Institution Press, 1994). pp. 73-90 ; et Jacobs, The UFO Controversy, pp. 91-92.

(31) Voir Fred C. Durant III, Report on the Robertson Panel Meeting, janvier 1953. Durant, sous contrat avec l’OSI et ancien président de l’American Rocket Society, a assisté aux réunions du Jury Robertson et a écrit un résumé des débats. Le téléchargement d’un article ne dépossède pas l’auteur de ses droits

(32) Voir Report of the Scientific Panel on Unidentified Flying Objects (the Robertson Report), 17 janvier 1953, et le rapport de Durant sur les discussions au sein du jury.

(33) Voir Robertson Report et Durant Report. Voir aussi Good, Above Top Secret, pp. 337-38, Jacobs, The UFO Controversy, p. 95, et Klass, UFOs, pp. 28-29.

(34) Voir Reber, memorandum au IAC, 18 février 1953.

(35) Voir Chadwell, memorandum pour DDI, "Unidentified Flying Objects," 10 février 1953 ; Chadwell, lettre à Robertson, 28 janvier 1953 ; et Reber, memorandum for IAC, "Unidentified Flying Objects," 18 février 1953.

Pour l’information du Bureau, Voir Durant, memorandum pour enregistrement, "Briefing of ONE Board on Unidentified Flying Objects," 30 janvier 1953, et CIA Summary disseminated to the field, "Unidentified Flying Objects," 6 février 1953.

(36) Voir Chadwell, lettre à Julius A. Stratton, Provost MIT, 27 janvier 1953.

(37) Voir Chadwell, memorandum pour Chief, Physics and Electronics Division/OSI (Todos M. Odarenko), "Unidentified Flying Objects," 27 mai 1953.

(38) Voir Odarenko, memorandum à Chadwell, "Unidentified Flying Objects," 3 juillet 1953. Voir également Odarenko, memorandum to Chadwell, "Current Status of Unidentified Flying Objects (UFOB) Project," 17 décembre 1953.

(39) Voir Odarenko, memorandum, "Unidentified Flying Objects," 8 août 1955.

(40) Voir FBIS, report, "Military Unconventional Aircraft," 18 août 1953 et des rapports variés, "Military-Air, Unconventional Aircraft," 1953, 1954, 1955.

(41) Développé par la filiale canadienne de Britain’s Ltd, le Projet Y a produit un modèle réduit qui planait à quelques pieds au-dessus du sol. Voir Odarenko, note à Chadwell, "Flying Saucer Type of Planes" 25 mai 1954 ; Frederic C.E. Oder, note à Odarenko, "USAF Project Y," 21 mai 1954 ; et Odarenko, T. M. Nordbeck, Ops/ SI, et Sidney Graybeal, ASD/ SI, note pour le dossier, "Intelligence Responsibilities for Non- Conventional Types of Air Vehicles," 14 juin 1954.

(42) Voir Reuben Efron, memorandum, "Observation of Flying Object Near Baku," 13 octobre 1955 ; Scoville, memorandum pour enregistrement, "Interview with Senator Richard B. Russell," 27 octobre 1955 ; et Wilton E. Lexow, memorandum pour information, "Reported Sighting of Unconventional Aircraft," 19 octobre 1955.

(43) Voir Lexow, memorandum pour information, "Reported Sighting of Unconventional Aircraft," 19 octobre 1955. Voir également Frank C. Bolser, memorandum pour George C. Miller, Deputy Chief, SAD/SI, "Possible Soviet Flying Saucers, Check On ;" Lexow, memorandum, "Possible Soviet Flying Saucers, Follow Up On," 17 décembre 1954 ; Lexow, memorandum, "Possible Soviet Flying Saucers," 1 décembre 1954 ; et A. H. Sullivan, Jr., memorandum, "Possible Soviet Flying Saucers," 24 novembre 1954.

(44) Voir Gregory W. Pedlow and Donald E. Welzenbach, The Central Intelligence Agency and Overhead Reconnaissance : The U-2 and OXCART Programs, 1954-1974 (Washington, DC : CIA History Staff, 1992), pp. 72-73.

(45) Voir Pedlow and Welzenbach, Overhead Reconnaissance, pp. 72-73. Ceci a également été confirmé dans une interview téléphonique entre l’auteur et John Parongosky, le 26 juillet 1994. Parongosky surveillait au jour le jour le programme OXCART.

(46) Voir Jacobs, The UFO Controversy, p.135.

(47) Voir Peebles, Watch the Skies, pp. 128-146 ; Ruppelt, The Report on Unidentified Flying Objects (New York : Doubleday, 1956) ; Keyhoe, The Flying Saucer Conspiracy (New York : Holt, 1955) ; et Jacobs, The UFO Controversy, pp. 347-49.

(48) Voir Strong, lettre à Lloyd W. Berkner ; Strong, lettre à Thorton Page ; Strong, lettre à Robertson ; Strong, lettre à Samuel Goudsmit ; Strong, lettre à Luis Alvarez, 20 décembre 1957 ; et Strong, memorandum pour le Major James F. Byrne, Assistant Chief of Staff, Intelligence Department of the Air Force, "Declassification of the ’Report of the Scientific Panel on Unidentified Flying Objects’," 20 décembre 1957. Voir également Berkner, lettre à Strong, 20 novembre 1957 et Page, lettre à Strong, 4 décembre 1957. Les membres du jury étaient aussi peu disposés à voir leur association avec l’Agence révélée.

(49) Voir Wilton E. Lexow, memorandum pour enregistrement, "Comments on Letters Dealing with Unidentified Flying Objects," 4 avril 1958 ; J. S. Earman, lettre au Major Lawrence J. Tacker, Office of the Secretary of the Air Force, Information Service, 4 avril 1958 ; Davidson, lettre à Berkner, 8 avril 1958 ; Berkner, lettre à Davidson, 18 avril 1958 ; Berkner, lettre à Strong, 21 avril 1958 ; Davidson, lettre à Tacker, 27 avril 1958 ; Davidson, lettre à Allen Dulles, 27 avril 1958 ; Ruppelt, lettre à Davidson, 7 mai 1958 ; Strong, lettre à Berkner, 8 mai 1958 ; Davidson, lettre à Berkner, 8 mai 1958 ; Davidson, lettre à Earman, 16 mai 1958 ; Davidson, lettre à Goudsmit, 18 mai 1958 ; Davidson, lettre à Page, 18 mai 1958 ; et Tacker, lettre à Davidson, 20 mai 1958.

(50) Voir Lexow, memorandum pour Chapin, 28 juillet 1958.

(51) Voir Good, Above Top Secret, pp. 346-47 ; Lexow, memorandum pour enregistrement, "Meeting with the Air Force Personnel Concerning Scientific Advisory Panel Report on Unidentified Flying Objects, dated 17 January 1953 (S)," 16 mai 1958. Voir également La Rae L. Teel, Deputy Division Chief, ASD, memorandum pour enregistrement, "Meeting with Mr. Chapin on Replying to Leon Davidson’s UFO Letter and Subsequent Telephone Conversation with Major Thacker, [sic]" 22 mai 1958.

(52) Voir Edwin M. Ashcraft, Chief, Contact Division (Scientific), memorandum to Chief, Chicago Office, "Radio Code Recording," 4 mars 1955 and Ashcraft, memorandum to Chief, Support Branch, OSI, 17 mars 1955.

(53) La Division de Contact a été créée pour recueillir de l’information de renseignement étranger par des sources à l’intérieur des États-Unis. Voir Directorate of Intelligence Historical Series, The Origin and Development of Contact Division, 11 juillet 1946-1 juillet 1965 (Washington, DC ; CIA Historical Staff, juin 1969.)

(54) Voir George O. Forrest, Chief, Chicago Office, memorandum to Chief, Contact Division for Science, 11 mars 1955.

(55) Voir Support Division (Connell), memorandum à Dewelt E. Walker, 25 avril 1957.

(56) Voir J. Arnold Shaw, Assistant to the Director, lettre à Davidson, 10 mai 1957.

(57) Voir Support (Connell) memorandum to Lt. Col. V. Skakich, 27 août 1957 et Lamountain, memorandum to Support (Connell), 20 décembre 1957.

(58) Voir Lamountain, cable to Support (Connell), 31 juillet 1958.

(59) Voir Support (Connell) cable to Skakich, 3 octobre 1957 et Skakich, cable to Connell, 9 octobre 1957.

(60) Voir Skakich, cable to Connell, 9 octobre 1957.

(61) Voir R. P. B. Lohmann, memorandum for Chief, Contact Division, DO, 9 janvier 1958.

(62) Voir Support, cable to Skakich, 20 février 1958 et Connell (Support) cable to Lamountain, 19 décembre 1957.

(63)Voir Edwin M. Ashcraft, Chief, Contact Division, Office of Operations, memorandum for Austin Bricker, Jr., Assistant to the Director, "Inquiry by Major Donald E. Keyhoe on John Hazen’s Association with the Agency," 22 janvier 1959.

(64) Voir John T. Hazen, memorandum to Chief, Contact Division, 12 décembre 1957. Voir également Ashcraft, memorandum to Cleveland Resident Agent, "Ralph E. Mayher," 20 décembre 1957. D’après ce memorandum, les photographies ont été vues à " haut niveau et nous ont été retournées sans commentaire." L’Air Force possède les négatifs originaux. Les documents de la CIA ont été probablement détruits.

(65) La question refera surface dans les années 1970 avec l’action en justice du GSW dans le cadre du FOIA.

(66) Voir Robert Amory, Jr., DDI, memorandum for Assistant Director/Scientific Intelligence, "Flying Saucers," 26 mars 1956. Voir également Wallace R. Lamphire, Office of the Director, Planning and Coordination Staff, memorandum for Richard M. Bissell, Jr., "Unidentified Flying Saucers (UFO)," 11 juin 1957 ; Philip Strong, memorandum for the Director, NPIC, "Reported Photography of Unidentified Flying Objects," 27 octobre 1958 ; Scoville, memorandum to Lawrence Houston, Legislative Counsel, "Reply to Honorable Joseph E. Garth," 12 juillet 1961 ; et Houston, lettre à Garth, 13 juillet 1961.

(67) Voir, par exemple, Davidson, lettre au membre du Congrès Joseph Garth, 26 juin 1961 et Carl Vinson, Chairman, House Committee on Armed Services, lettre à Rep. Robert A. Everett, 2 septembre 1964.

(68) Voir Maxwell W. Hunter, staff member, National Aeronautics and Space Council, Executive Office of the President, memorandum for Robert F. Parkard, Office of International Scientific Affairs, Department of State, "Thoughts on the Space Alien Race Question," 18 juillet 1963, File SP 16, Records of the Department of State, Record Group 59, National Archives. Voir également F. J. Sheridan, Chief, Washington Office, memorandum to Chief, Contact Division, "National Investigation Committee on Aerial Phenomena (NICAP)," 25 janvier 1965.

(69) Chamberlain, memorandum for DCI, "Evaluation of UFOs," 26 janvier 1965.

(70) Voir Jacobs, The UFO Controversy, p. 199 et US Air Force, Scientific Advisory Board, Ad Hoc Committee (O’Brien Committee) to Review Project BLUE BOOK, Special Report (Washington, DC : 1966). Voir également The New York Times, 14 août 1966, p. 70. (71) Voir "Congress Reassured on Space Visits," The New York Times, 6 avril 1966.

(72) Weber, lettre au Col. Gerald E. Jorgensen, Chief, Community Relations Division, Office of Information, US Air Force, 15 août 1966. Le rapport Durant était un résumé détaillé des procédures du jury Robertson.

(73) Voir John Lear, "The Disputed CIA Document on UFOs," Saturday Review (3 septembre 1966), p. 45. L’article de Lear était par ailleurs défavorable aux les observations d’OVNIs et à la possibilité que des extraterrestres aient été impliqués. L’Air Force s’était empressée de fournir à Lear le rapport entier. Voir Walter L. Mackey, Executive Officer, memorandum for DCI, "Air Force Request to Declassify CIA Material on Unidentified Flying Objects (UFO)," 1 septembre 1966.

(74) Voir Klass, UFOs, p. 40, Jacobs, The UFO Controversy, p. 214 et Everet Clark, "Physicist Scores ’Saucer Status,’" The New York Times, 21 octobre 1966. Voir également James E. McDonald, "Statement on Unidentified Flying Objects," soumis au House Committee on Science and Astronautics, 29 juillet 1968.

(75) Condon est cité dans Walter Sullivan, "3 Aides Selected in Saucer Inquiry," The New York Times, 8 octobre 1966. Voir également "An Outspoken Scientist, Edward Uhler Condon," The New York Times, 8 octobre 1966. Condon, un scientifique extraverti, bourru, s’est de bonne heure embrouillé dans une controverse avec le House Unamerican Activities Committee qui a demandé si Condon était "un des plus faibles liens dans notre sécurité atomique." Voir également Peebles, Watch the Skies, pp. 169-195.

(76) Voir Lundahl, memorandum for DDI, 7 février 1967.

(77) Voir memorandum pour enregistrement, "Visit of Dr. Condon to NPIC, 20 February 1967," 23 février 1967. Voir également l’analyse des photographies dans memorandum for Lundahl, "Photo Analysis of UFO Photography," 17 février 1967.

(78) Voir memorandum pour enregistrement, "UFO Briefing for Dr. Edward Condon, 5 May 1967," 8 mai 1967 et "Guidelines to UFO Photographers and UFO Photographic Information Sheet" qui lui sont associés. Voir également Condon Committee, Press Release, 1er mai 1967 et Klass, UFOs, p. 41. Les photographies de Zanesville se sont révélées être un canular.

(79) Voir Edward U. Condon, Scientific Study of Unidentified Flying Objects (New York : Bantam Books, 1969) and Klass, UFOs, p. 41. Le rapport contenait le rapport Durant sauf quelques suppressions mineures.

(80) Voir Office of Assistant Secretary of Defense, News Release, "Air Force to Terminate Project BLUEBOOK," 17 décembre 1969. L’Air Force a transféré les documents de BLUEBOOK aux archives de l’US Air Force à Maxwell Air Force Base en Alabama. En 1976 l’Air Force a remis tous les dossiers de BLUEBOOK à la National Archives and Record Administration, qui les a rendu disponibles au public sans restrictions majeures. Quelques noms ont été enlevés des documents. Voir Klass, UFOs, p. 6. (81) Le GSW était un petit groupe d’amateurs d’OVNIs basé à Phoenix, Arizona, et dirigé par William H. Spaulding.

(82) Voir Klass, UFOs, p. 8.

(83) Voir Wilson, lettre à Spaulding, 26 mars 1976 et GSW v. CIA Civil Action Case 78-859.

(84) GSW v. CIA Civil Action Case 78-859, p. 2.

(85) Interview de l’auteur avec Launie Ziebell, 23 juin 1994 et interview de l’auteur avec l’analyste de l’OSI, 21 juillet 1994. Voir également affidavits of George Owens, CIA Information and Privacy Act Coordinator ; Karl H. Weber, OSI ; Sidney D. Stembridge, Office of Security ; et Rutledge P. Hazzard, DS&T; GSW v. CIA Civil Action Case 78-859 et Sayre Stevens, Deputy Director for National Foreign Assessment, memorandum for Thomas H. White, Assistant for Information, Information Review Committee, "FOIA Litigation Ground Saucer Watch," sans date.

(86) Voir "CIA Papers Detail UFO Surveillance," The New York Times, 13 janvier 1979 ; Patrick Huyghe, "UFO Files : The Untold Story," The New York Times Magazine, 14 octobre 1979, p. 106 ; et Jerome Clark, "UFO Update," UFO Report, août 1979.

(87) Jerome Clark, "Latest UFO News Briefs From Around the World," UFO Update, août 1979 et GSW v. CIA Civil Action No. 78-859.

(88) Voir Wortman, memorandum for DCI Turner, "Your Question, ’Are we in UFOs ?’ Annotated to The New York Times News Release Article," 18 janvier 1979.

(89) Voir GSW v. CIA Civil Action 78-859. Voir également Klass, UFOs, pp. 10-12. (90) Voir John Brennan, note pour Richard Warshaw, Executive Assistant, DCI, "Requested Information on UFOs," 30 septembre 1993 ; Interviews de l’auteur avec l’analyste de l’OSWR, 14 juin 1994 et l’analyste de l’OSI, 21 juillet 1994. Cet auteur n’a trouvé pratiquement aucune documentation sur l’engagement de l’Agence dans les OVNIs dans les années 1980. Il y a un Centre Psychique de la DIA et la NSA étudie la parapsychologie, cette branche de la psychologie qui traite de l’étude des phénomènes psychiques comme la voyance, la perception extrasensorielle et la télépathie. La CIA serait aussi membre d’un Incident Response Team chargé d’enquêter sur les atterrissage d’OVNIs, si cela devait se produire. Cette équipe ne s’est jamais rencontrée. Le manque de documentation solide de la CIA sur les activités de l’Agence liées aux OVNIs dans les années 1980 laissent la question entière quelque peu obscure pour cette période. Beaucoup de littérature OVNI se centre pour l’instant sur les contactés et les abductés. Voir John Mack, Abduction, Human Encounters with Aliens (New York : Charles Scribner’s Sons, 1994) et Howard Blum, Out There (New York : Simon and Schuster, 1990).

(91) Voir Charles Berlitz et William L. Moore, The Roswell Incident (New York : Berkeley Books, 1988) ; Moore, "The Roswell Incident : New Evidence in the Search for a Crashed UFO," (Burbank, California : Fair Witness Project, 1982), Publication Number 1201 ; et Klass, UFOs, pp. 280-281. En 1994 le membre du congrès Steven H. Schiff (R-NM) a lancé un appel pour une étude officielle de l’incident de Roswell. Le GAO conduit une enquête séparée sur l’incident. La CIA n’est pas impliquée dans l’enquête. Voyez Klass, UFOs, pp. 279-281 ; John H. Wright, Information and Privacy Coordinator, lettre à Derek Skreen, 20 septembre ; et l’interview avec l’analyste de l’OSWR. Voir également le film fait pour la télévision, Roswell, qui est passé sur le câble le 31 juillet 1994 et Peebles, Watch the Skies, pp. 245-251.

(92) Voir John Diamond, "Air Force Probes 1947 UFO Claim Findings Are Down to Earth," 9 septembre 1994, Associated Press release ; William J. Broad, "Wreckage of a `Spaceship’ : Of This Earth (and U.S.)," The New York Times, 18 septembre 1994, p. 1 ; et USAF Col. Richard L. Weaver et 1st Lt. James McAndrew, The Roswell Report, Fact Versus Fiction in New Mexico Desert (Washington, DC : GPO, 1995).

(93) Voir Good, Above Top Secret ; Moore and S. T. Friedman, "Philip Klass and MJ-12 : What are the Facts," (Burbank California : Fair-Witness Project, 1988), Publication Number 1290 ; Klass, "New Evidence of MJ-12 Hoax," Skeptical Inquirer, vol. 14 (hiver 1990) ; et Moore et Jaime H. Shandera, The MJ- 12 Documents : An Analytical Report (Burbank, California : Fair-Witness Project, 1990), Publication Number 1500. Walter Bedell Smith a soit-disant remplacé Forrestal le 1er août 1950 suite à la mort de Forrestal. Tous les membres inscrits étaient décédés quand les " documents " MJ-12 sont parus en 1984. Voir Peebles, Watch the Skies, pp. 258-268. Le Dr. Larry Bland, éditeur de The George C. Marshall Papers, a découvert que les documents appelés Majestic-12 étaient une fraude complète. Ils utilisaient exactement les mêmes termes contenus dans une lettre de Marshall au candidat à la présidence Thomas Dewey concernant les interceptions " Magic " en 1944. Les dates et noms avaient été changés et "Magic" avait été changé en "Majic." De plus, c’était une photocopie, pas un original. Aucun document original du MJ-12 n’a jamais fait surface. Conversation téléphonique entre l’auteur et Bland, 29 août 1994.

Traduction du GREPI (le texte original en anglais fait foi, celui-ci peut être consulté à l’adresse : http://www.cia.gov/csi/studies/97unclass/ufo.html).

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www.paranormal-info.com remercie le GREPI pour la traduction française de ce document. Les publications légales de la CIA appartiennent au domaine public. Ce document est diffusé avec l’accord la CIA et du traducteur (association GREPI).

Titre original « A Die-Hard Issue - CIA’s Role in the Study of UFOs, 1947-90 » Publié dans Studies in Intelligence, Semiannual Edition, No. 1, 1997.

Source: http://www.paranormal-info.com/Le-role-de-la-CIA-dans-l-etude-des.html

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Extrait de l'opinion du GREPI sur ce document:

Ce rapport (à la signature de Gerald K. Haines) est accessible sur le site Web officiel de la C.I.A....

 Le rédacteur, qui se réfère à des ouvrages comme Above Top Secret de Timothy Good (!), admet enfin que non seulement la C.I.A. a contrôlé toutes les activités de l'Air Force en matière d'ovnis, mais qu'elle était également le véritable promotteur du fameux Jury Robertson. Ce comité de scientifiques triés sur le volet, qui plancha sur un sujet qui lui demeurait un peu étranger, du 14 au 17 janvier 1953, allait émettre la première conclusion officielle cautionnée par la Science, selon laquelle toutes ces manifestations "ne présentaient aucune preuve d'une menace pour la sécurité nationale", ni aucune preuve qu'elles fussent d'origine extraterrestre... mais qu'en revanche, elles mettaient en péril le "fonctionnement normal" du gouvernement en "surchargeant les voies de communication avec des rapports malvenus, et en induisant un comportement hystérique de masse nuisible à l'autorité constituée"!

Après que le jury eût recommandé au Conseil National de Sécurité de "démonter les rapports d'OVNI et d'instaurer une politique d'éducation publique pour conforter le public dans le manque de preuves derrière les OVNI" - recommandation plus politique que scientifique - des conséquences concrètes s'ensuivirent, qui allaient aboutir à la fermeture de la plupart des associations privées d'étude du phénomène avant la fin de l'année 1953. (De cela, évidemment, le récent rapport n'en parle pas!)

Tous les rapports que la CIA chargea ensuite l'Air Force de publier suivirent la voie ouverte par le Jury Robertson. Des gaz des marais de Hynek aux analyses de la commission Condon, l'Agence de Langley guignait toujours par-dessus l'épaule des huiles du Pentagone, tout en niant avoir un quelconque intérêt pour le phénomène OVNI.

Le rapport .../... est un chef d'oeuvre d'habileté: tout en faisant des aveux que le monde de l'ufologie attendait depuis longtemps, l'Agence se livre à un exercice de banalisation du phénomène, que renforce une autocritique sévère sur ses propres maladresses dans la gestion du dossier vis-à-vis des groupes privés et du public. De discrets clins d'oeil sont cependant lancés en direction des pro-soucoupes. Par exemple, après avoir mentionné les conclusions d'un comité d'étude britannique sur les soucoupes volantes (et s'être en quelque sorte abrité derrière elles: "ce n'était que des confusions avec des phénomènes naturels"), le rédacteur du rapport officiel d'aujourd'hui relève que les Anglais avaient pris note de l'observation, par des pilotes de la R.A.F. et des officiers supérieurs, d'une "soucoupe volante parfaite"...

Alors? Faut-il se réjouir d'une telle publication? Certainement, dans la mesure où les autorités de Langley semblent vouloir (entr)ouvrir les dossiers "UFO" (fort chargés) qui dorment depuis trop longtemps dans leurs tiroirs... Ce rapport représente un pas important dans la direction d'une transparence que les ufologues américains, au nom de la démocratie, réclament depuis bientôt 50 ans. Sa publication, à en croire les arguments de l'Agence elle-même pour garder le secret sur le dossier des OVNI, est peut-être une conséquence des changements fondamentaux intervenus dans la situation politico-militaire mondiale ces dernières années. L'Amérique, se sentant moins directement menacée, semble se détendre un peu.

Quant à se satisfaire de ces révélations, ce n'est pas encore demain la veille, tant le ton de ce rapport reste méprisant pour les témoins (Carter et Reagan ont-ils été victimes, eux aussi, de l'"hystérie de masse"?) et, quand il le faut (pour ses initiateurs) fuyant au possible sur les aspects les plus pointus des relations du pouvoir avec les ovnis, et tout ce qui les entoure !... Les lacunes sont encore béantes, et comme Gerald Haines fait état d'un "Information and Privacy Coordinator" de la CIA qui "était mal informé", on peut se demander dans quelle mesure lui-même n'a pas eu accès qu'à une information restreinte. Pour notre part, cela ne fait aucun doute.

Les connaisseurs vont se livrer à un travail de dépouillement et de comparaison entre ce qui apparaît dans ce rapport, et ce qui a pu être connu par d'autres voies. Les résultats promettent d'être intéressants.

Le Dr Bruce Maccabee a déjà démontré, par exemple, que l'assertion selon laquelle les essais de l'avion U2 auraient provoqué un net accroissement du nombre d'observations d'OVNI est totalement infondée. Se basant sur les statistiques du Projet Blue Book (qu'on ne peut soupçonner d'être défavorables à l'Air Force...), Maccabee prouve que le nombre d'observations n'a varié que de 2,6 % l'année suivant les premiers vols de l'U2... On ne peut sérieusement considérer cette variation comme massive!
(Commentaires (en anglais) du Dr Bruce Maccabee sur le site d'UFO Folklore)



 
PS: j'ai supprimé les références au 50  ème anniversaire et au fait que le GREPI pensait que ce document avait été rédigé suite à son intervention alors qu'il était disponible sur le site web de la CIA depuis quelques années.


 Source: http://www.ovni.ch/conspira/cia.htm

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L'histoire ovni de la CIA                          Rodeigher, Mark [CUFOS]: IUR, 21 août 2001




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Jérome beau de RR0 a toujours un coup d'avance :)

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Mark Rodeghier

Source: http://www.rr0.org/data/2/0/0/1/08/21/Rodeigher_CIA-UFO-History_IUR/





Après la fin de la Guerre Froide, la culture du secret et le style operationnel de la CIA commencèrent à changer. Son directeur apparut sur un talk show radiophonique, et il devint possible pour les citoyens de faire pression sur la CIA d'une manière sans précédent. L'ufologie avait été une des bénéficiaires de ces changements.

Fin 1993, des demandes de plusieurs chercheurs sur les ovnis amenèrent le Directeur de la CIA R. James Woolsey à commander une étude de l'ensemble des fichiers de la CIA sur les ovnis. Cette recherche au niveau de toute l'agence eut lieu en 1994 et centralisa les fichiers sur les ovnis de la CIA. Saisissant cette occasion, l'historien du gouvernment Gerald K. Haines examina les documents, mena des interviews et rédigea une étude examinant l'intérêt et l'implication dans les enquêtes sur les ovnis de la CIA ainsi que la polique du gouvernement sur les ovnis de 1947 à 1990.

L'étude de Haines fut publiée dans les Etudes en Renseignement, un journal classé publié trismestriellement pour la communauté du renseignement. L'article, Le rôle de la CIA dans l'étude des ovnis, 1947–90, apparut dans la 1ère édition semi-annuelle déclassée pour 1997, dans les pages 67 à 84. Elle peut être trouvée à http://www.odci.gov/csi/studies/97unclass/ufo.html.

C'est un document relativement important parce que c'est la 1ère fois qu'une agence du gouvernement a rédigé une étude de son implication dans les ovnis. Bien que l'étude ait été disponible au moins depuis Juin lorsque je l'ai téléchargé depuis le site Web de la CIA, elle n'a pas reçu une large publicité avant début août. Mais lorsque la presse apprit l'existence de l'étude de Haines, l'attention fut dramatique. L'histoire fut reprise dans la plupart des grands journaux, sur les NBC Nightly News et de nombreux autres media outlets. Un titre typique du Chicago Sun-Times indique : La CIA craint une hystérie des ovnis. Plusieurs chroniqueurs utilisèrent l'histoire de la CIA comme une occasion de bash la CIA et le secret du gouvernement, comme cela est exemplifié par la chronique de David Wise (auteur de La politique du mensonge : tromperie, secret et pouvoir du gouvernement) dans Gros mensonges et petits hommes verts du New York Times.

Les media ne sont généralement concentrés sur 2 aspects de l'article de Haines:

Dans une brève section intitulée Le U-2 de la CIA et OXCART comme des ovnis, Haines déclare que de nombreuses observations d'ovnis à la fin des années 1950s et 1960s étaient en fait des avions espions américains incorrectement identifiés.
De plus, il indique que le Projet Blue Book de l'Air Force aurait participé à la dissimulation, aurait délibérément trompé le public et falsifié (Haines n'a pas utilisé ce mot qui est basiquement ce que l'Air Force aurait fait) les explications par d'ovnis. Il s'agit de nouvelles importantes si elles sont vraies, et les media rightly played up this angle.

Notez que la CIA n'est pas accusée de tromperie par Haines ; plutôt, c'est l'Air Force qui concocta volontairement les explications fausses. Les journalistes demandèrent à l'Air Force de commenter, et le 4 août, le général de brigade Sconyers dit à la presse : Je ne peux confirmer ou nier que nous ayons menti. L'Air Force est committed à fournir une information exacte et timely dans les limites de la sécurité nationale.

Le général Sconyers sonne un peu comme un politicien weasel-worded, et sa déclaration ne sert pas vraiment une réduction de la controverse. Il second topic seized upon par la presse and played up as news was the Panel Robertson sponsorisé par la CIA from 1953. Oui, c'est exact, le Panel Robertson, dont le rapport est bien connu de toute personne intéressée par les ovnis depuis plus de 30 ans maintenant. Que la presse puisse considérer les recommandations du panel comme étant des nouvelles à cette date tardive speaks volumes for the intelligence, reporting skills, and historical knowledge of the Fifth Estate (Le Washington Post, in full damage-control mode, dit dans un éditorial que l'étude n'était pas un exposé rempli de nouvelles révélations, mais le journal avait déjà publié un article déclarant le contraire).

La couverture de la presse focalisée sur les recommandations du panel selon lesquelles les rapports d'ovnis devraient être démontés (une politique de Blue Book suivie assidieusement après 1953), que les groupements ufologiques decraient être surveillés, et qu'il y avait un danger que les soviétiques puissent utiliser les ovnis pour entraver les canaux de communication avant de lancer une attaque nucléaire. La manipulation concernant nos avions espions constituait juste une petite partie de cette stratégie.

Bien que la presse soit seulement en retard de 40 ans, leur couverture de cet aspect du rapport est une note positive pour l'ufologie. Ce qui est clair d'après le ton de la plupart des articles est que les mensonges de la CIA (et de l'Air Force) sur les ovnis sont juste d'autres exemples de l'ensemble des nombreux mensonges racontés au public américain durant la Guerre Froide. Et pour une fois, les ufologues sont vus sous un jour sympathique par les media en tant que victimes directes de la manipulation du gouvernement.

Talonnant le 2nd rapport de l'Air Force sur Roswell, la vague a commencé à se retourner contre le gouvernement dans le débat sur les ovnis. Il devient de plus en plus apparent que le gouvernement a menti sur les ovnis pendant des années, et qu'il pourrait toujours mentir aujourd'hui. Malgré la large couverture donnée par la presse à l'article de Haines, cette dernière a raté une partie de l'histoire, échoué à mener une enquête indépendante, et généralement avalé le rapport tel qu'il était. Comme le dit Paul Harvey, voici maintenant le reste de l'histoire.


Le secret excessif de la CIA


Le rapport de Haines est remarquablement bref, étant donné l'implication complexe de la CIA dans les ovnis. Dans sa version sur Internet l'article complet fait 21 pages de long, dont 8 pages de notes (avec plusieurs interesting tidbits qui y sont enfouis). Des pans entiers de l'histoire, comme celle du début des années 1970s, sont comprimés en quelque paragraphes ou phrases. Une étude plus complète peut certainement être faite, et peut-être la version classée est-elle un peu plus longue.

Néanmoins, à ce crédit, Haines rend clair plusieurs fois que la CIA gâcha la prise en charge des ovnis en raison de ses politiques de secret excessif, avec l'effet d'alimenter l'idée d'une dissimulation massive des ovnis (au sujet de laquelle, sans surprise, Haines ne trouve aucune indice). Par exemple, en 1957 Leon Davidson, un enquêteur sur les ovnis qui travaillait à faire publier le rapport du Panel Robertson et était un croyant en une dissimulation du gouvernement, travaillait sur un cas d'ovni impliquant un enregistrement audio étrange effectué par les soeurs Maier de Chicago. Cette bande avait en fait été analysée par le Bureau du Renseignement Scientifique (OSI) de la CIA et trouvé n'être rien de plus que du code Morse d'une station de radio US.

Lorsque Davidson écrivit à Dewelt Walker, l'officier de la CIA qui avait contacté les soeurs Maier, Walker s'assombri et refusa de fournir une réponse directe sur son rôle. Lorsque Davidson persista, la CIA fit en sorte que l'Air Force contacte Davidson en disant que Walker était et est un officier de l'Air Force. Alors pour faire empirer les choses, la CIA fit mettre un uniforme de l'Air Force à l'un de ses officiers et contacter Davidson, déclarant parler au nom de l'Air Force. On ne peut repprocher à Davidson de croire qu'il existe une dissimulation car, à l'évidence, il y en avait une. Comme l'écrit Haines : Ainsi, un incident mineur, plutôt bizarre, géré de piètre manière par la CIA comme l'Air Force, se mua en une vague majeure qui alimenta le mystère grandissant entourant les ovnis et le rôle de la CIA dans l'enquête de ceux-ci.

Dans un autre incident, des officiers de la Division de Contact (CD) de la CIA obtirent une photographie d'ovni de Ralph Mayher en novembre 1957. Après que les photos aient été retournées (sans aucun commentaire ou analyse pour Mayher), il contacta la CD pour avoir une évaluation de la CIA parce qu'il voulait la mentionner à un programme télévisé où il allait apparaître. La CIA refusa.

Le major Donald Keyhoe, directeur du NICAP, eut vent de ces événement et contacta la CIA pour confirmer l'histoire. Mais la CIA refusa, reférant la question à l'Air Force, même si, comme l'écrit Haines, les représentants sur le terrain de la CD se présentaient normalement ouvertement portaient des accréditations identifiant l'association à leur Agence. Pas la peine de se demander, encore une fois, si les ufologues allaient conclure que le gouvernement mentait sur les activités sur les ovnis.

Surveiller les enquêteurs sur les ovnis

Bien que la CIA ait clairement menti à Davidson et Keyhoe, les événements ufologiques effectifs au coeur de chaque histoire étaient banals pas d'une importance particulière. Plus sinistre est la suggestion que la CIA (ou le FBI à la direction de la CIA) a surveillé les groupements et enquêteurs ufologiques. Haines n'a pas de preuve directe de cela, mais l'endroit où de telles archives seraient gardées ou si elles seraient même à la CIA (plutôt qu'au FBI) n'est pas clair. Certainement, le FBI possède des dossiers sur divers ufologues, dont Richard Hall, directeur du Fond pour la Recherche sur les Ovnis et membre de longue date du NICAP.

Une histoire complète de l'implication de la CIA dans les ovnis aurait dû discuter cette question critique en profondeur ; après tout, le Panel Robertson recommenda que les groupements ufologiques soient surveillés pour activités subversives. Que Haines ne discute pas pleinement ce sujet peut probablement être attribué à son ignorance de l'histoire des ovnis, au manque de documentation sur ce sujet dans les archives de la CIA, et peut-être, au périmètre de son article qui est plus préoccupé de l'enquête sur les ovnis que de l'enquête sur les ufologues.

Le peu d'élements que Haines inclut implique à nouveau Leon Davidson. En 1958, inquiète à propos de futures demandes sur l'enquête du gouvernement sur les ovnis, la CIA se réunit avec l'Air Force pour discuter ce ce qu'il fallait faire de ces requêtes. L'officier de la CIA Frank Chapin laissa entendre que Davidson pourrait avoir des motifs ultérieurs et suggéra que le FBI enquête sur Davidson. Haines indique que le document n'est pas clair quant au fait que le FBI ait jamais agit sur la base de cette suggestion, mais on ne saurait dire à quel point Haines a enquêté sur cette possibilité.

Bien que les élements soient circonstantiels, il existe d'autrs indices que le gouvernement surveillait les groupements ufologiques longtemps avant ces discussions. Dans leur livre UFOs Over the Americas, Jim et Coral Lorenzen détaillent plusieurs incidents plutôt bizarres de ce qui semblerait être des tentatives plutôt maladroites de connaître les motivations des Lorenzens pour leurs enquêtes sur les ovnis et le travail de l'APRO, l'organisation qu'ils avaient fondé. Ils eurent lieu dans plusieurs états sur au moins une douzaine d'années, et les Lorenzens ont l'air plus amusés que scandalisés par l'experience.

En effet, simplement pratiquement n'importe quel ufologue aurait été ravi de voir l'Air Force ou la CIA les approcher et leur demander conseil pour les enquêtes sur les ovnis ou quels types de cas recevait l'enquêteur. Le problème faced by these agencies, comme le dégage Haines, est qu'une politique de secret excessif les a empêché de contacter ouvertement des enquêteurs sur les ovnis qui auraient très probablement coopéré aux demandes d'information du gouvernement. Pour preuve, début 1965 des agents de la CIA finirent par rencontrer ouvertement Richard Hall aux bureaux du NICAP, qui fut ravi de leur donner des copies des rapports d'ovnis pour la propre étude de la situation ovni de la CIA.

Le Panel Robertson

Il n'y a pas d'événements plus pivotal dans l'implication de la CIA dans les ovnis, peut-être dans l'intérêt du gouvernement U.S. pour les ovnis, que le Panel Robertson de janvier 1953. Haines consacre simplement plus d'une page à cette étude critique, qui ne lui offre aucune latitude à la nuance ou à bien plus qu'une simple récitation des faits.

Dans cette étude des documents de la CIA il démontre l'intérêt de très haut niveau de la CIA pour les ovnis engendré par la vague d'ovnis à l'été 1952 et, en particulier, les observations au-dessus de Washington (D.C). Un groupe d'étude spécial fut formé au sein de l'OSI pour examiner la situation des ovnis. Le directeur Walter Bedell Smith voulait savoir si l'enquête de l'Air Force sur les soucoupes volantes était suffisamment objective ou non, et il se demanda quel usage pouvait être fait du phénomène des ovnis dans le cadre d'efforts de guerre psychologique aux US.

Memos et réunions furent fréquents fin 1952 alors que la CIA examinait ce qui devait être fait concernant le problème des ovnis. La recherche de Haines montre que les préoccupations du Panel Robertson sur l'engorgement des canaux de communication et l'utilisation des ovnis pour perturber les défenses aériennes U.S. furent directement tirées des préoccupations de la CIA exprimées dans des memos internes lors de l'été de 1952. En d'autres mots, le Panel Robertson, malgré l'éminence des scientifiques impliqués, semble avoir été méticuleusement orchestré par la CIA pour parvenir aux conclusions qu'il a émises, qui incluaient le démontage des signalements d'ovnis avec l'aide du Projet Blue Book de l'Air Force. Haines ne commente pas cet élément du rôle de la CIA dans sa détermination de la politique du gouvernement.

Avions espions et ovnis
Je me tourne maintenant vers la question qui a tant dominé la couverture par la presse de l'article de Haines, la déclaration selon laquelle de nombreux signalements d'ovnis avaient été causés par des vols d'appareils secrets. Etant donnée la nature de nombreux signalements d'ovnis d'objets vus à courte distance bas sur le sol, les ufologues ont uniformément trouvé cette déclaration absurde. J'ai au cours des années personnellement examiné la majorité des rapports Blue Book et sait qu'ils ne furent pas causés par des avions espions mal identifiés. Mais parce qu'il s'agit d'une déclaration importante, voici la totalité de la discussion de cette question par Haines :

En novembre 1954, la CIA était entrée dans le monde de la haute technologie avec son projet de reconnaissance U-2 au-dessus de nos têtes. Travaillant avec les installations de Développement Avancé de Lockheed à Burbank (Californie), connue comme Skunk Works, et Kelly Johnson, un ingénieur aéronautique éminent, l'Agence testait vers août 1955 un appareil experimental de haute altitude — le U-2. Il pouvait voler à 60 000 pieds ; au milieu des années 1950s, la plupart des avions de ligne commerciaux volaient entre 10 000 et 20 000 pieds. En conséquence, une fois les vols d'essais du U-2 commencés, les pilotes de lignes commerciales et les contrôleurs de traffic aérien commencèrent à signaler une grande augmentation des observations d'ovnis.

Les premiers U-2 étaient argentés (ils furent plus tard peints en noir) et reflétaient les rayons du Soleil, en particulier au crépuscule et à l'aube. Ils apparaissaient souvent comme des objets flamboyants pour les observateurs en-dessous. Les enquêteurs du Blue Book de l'Air Force au courant des vols secrets de l'U-2 tentèrent de fournir d'autres explications de ces observations en les reliant à des phénomènes naturels tels que des cristaux de glaces et des inversions de température. En vérifiant avec l'Equipe du Projet U-2 de l'Agence à Washington, les enquêteurs de Blue Book furent capables d'attribuer de nombreuses observations d'ovnis aux vols U-2. Ils firent attention, cependant, à ne pas révéler la véritable cause de l'observation au public.

Selon des estimations ultérieures de représentants de la CIA qui travaillèrent sur les projet U-2 et OXCART (SR-71, ou Blackbird), plus de la moitié de l'ensemble des rapports d'ovnis de la fin des années 1950s jusqu'aux années 1960s furent expliqués par des vols de reconnaissance pilotés (c'est-à-dire de U-2) au-dessus des Etats-Unis. Ceci amena l'Air Force à faire des déclarations trompeuses et mensongères au public afin d'appaiser les craintes du public et de protéger un projet de sécurité nationale extrêmement sensible. Bien que peut-être justifiée, cette tromperie alimenta les théories de conspiration et la controverse de dissimulations ultérieures dans les années 1970s. Le pourcentage de ce que l'Air Force considéra comme des observations d'ovnis inexpliquées tombe à 5,9 % en 1955 et 4 % en 1956.

Quels sont exactement les éléments soutenant la déclaration que plus de la moitié des signalements d'ovnis ... furent expliqués par des vols de reconnaissance pilotés ?

 Dans une note, Haines mentionne la monographie L'Agence Centrale de Renseignement et les Reconnaissances Overhead : les programmes U-2 et OXCART, 1954–1974, de Gregory W. Pedlow et Donald E. Welzenbach (1992). Un collègue au CUFOS tenta d'obtenir une copie de cette référence, qui fut publiée par le Personnel de l'Historique de la CIA, mais reçu la réponse que la monographie était classée. Cela rend impossible de vérifier son exactitude. Dans une 2nde note, Haines mentionne une interview téléphonique avec un John Parongosky, qui supervisa les affaires au jour le jour du programme OXCART. J'aimerai appeler M. Parongosky moi-même, mais ai été incapable de trouver un quelconque répertoire ou adresse le concernant.

Dans tous les cas, il y a une étape très directe qui pourrait vérifier cette déclaration sur les avions espions, dont je suis surpris qu'elle n'ait pas été entreprise par au moins un journaliste. Si l'Air Force mentait sur la cause des observations d'ovnis pour protéger le secret de nos avions espions, alors à l'évidence les directeurs de Blue Book auraient dû être au centre de la manipulation. Cependant personne ne semble avoir contacté aucun de ces officiers, dont la plupart sont toujours en vie, pour avoir leur commentaire.

J'ai auparavant parlé au lieutenant-colonel (à la retraite) Robert Friend, directeur de Blue Book de 1958 environ jusqu'en 1963, on a matter of UFO history, so I called him again recently to discuss this subject. Friend n'avait pas entendu parler du rapport de la CIA (il ne regarde pas beaucoup la télévision et ne suit pas l'actualité des ovnis de près ces jours-ci), mais était très intéressé d'apprendre son existence. Il me demanda une copie ainsi que toutes les récits d'actualité que j'avais sur le rapport.

Je lui lu la discussion de Haines reproduites ci-dessus et demanda son commentaire. Pratiquement les premiers mots qu'il dit furent qu'il n'était absolument pas vrai que lui ou son équipe de Blue Book dissimulaient les vols espions prétendus par Haines. Il trouva l'idée risible dans son ensemble, et savait que Blue Book n'avait pas reçu plus de signalements de pilotes et de contrôleurs de traffic aérien après que l'U-2 ait commencé à voler.

Je luis demandais s'il avait jamais caché des activités classées qui avaient été signalées comme des ovnis. Friend indiqua que, en fait, c'était arrivé en quelques occasions, mais n'était pas régulier. Je lui demandais s'il avait eu un contact régulier avec la CIA chez Blue Book. Il me dit que c'était le cas parce que la CIA ne sous-estimait aucune source d'information potentielle et voulait garder tabs sur l'ensembles des activités de renseignement du gouvernement. De plus, l'Air Force avait utilisé les services du Centre National d'Interprétation Photographique, le bureau d'analyse photo de la CIA, pour analyser les photos d'ovnis. Cependant, dans aucun de ses contacts avec la CIA ou l'équipe du projet U-2 la CIA ne demanda à Friend de cacher des observations du U-2.

Pour être absolument sûr avant de mettre un terme à la conversation, je demandais à Friend si le projet avait jamais reçu une observation qu'il avait reconnu comme étant causée par un U-2 (ou un autre appareil secret). Il dit que, d'après ce dont il se souvenait, non. Une nouvelle fois, il pouffa quant à la l'idée que la moitié des signalements d'ovnis aient été causés par des vols de connaissance pilotés. Je lui lus alors la déclaration de Sconyers citée précédemment, dans laquelle le général ne peut ni confirmer ni nier que nous avons menti. This brought a guffaw from Friend, qui se demandait pourquoi Sconyers, ou quiconque actuellement au Pentagone, devrait savoir ce qui s'était passé il y a 30 ans de cela. Nous étions tous les 2 émerveillés de la manière dont la presse et les militaires (et Haines) n'avaient pas réussi à contacter les figures centrales évidentes de cette dissimulation supposée.

En résumé, alors, la déclaration qui motiva la couverture par la presse du rapport de Haines est inexacte et n'est pas la preuve d'une dissimulation des observations d'ovnis par la CIA et de l'Air Force et ment au public américain. Yet the CIA et l'Air Force did knowingly debunk UFO sightings, and Blue Book personnel often came up with any old explanation so that the yearly summary sheets would have only a small percentage of unidentified sightings. Je ne suis donc pas trop mécontent que la CIA et l'Air Force were taken to task for something they didn't do, but it is important to set the record straight.

Forcer le dévoilement des documents de la CIAA partir du milieu des années 1970s, les chercheurs sur les ovnis commencèrent à utiliser l'Acte sur le Droit à l'Information (FOIA) pour demander au gouvernement, y compris la CIA, des documents sur les ovnis. Une fois de plus, la CIA traita mal les requêtes. Après que William Spaulding, directeur du Ground Saucer Watch, écrivit en 1975 pour demander des archives sur les ovnis, le Coordinateur de l'Information et de la Confidentialité de la CIA Gene Wilson écrivit à Spaulding que le Panel Robertson était the summation of the Agency interest and involvement in UFOs. Comme l'indique Haines, Wilson était mal renseigné.

Ne croyant pas les déclarations de Wilson, des ufologues poursuivirent la CIA pour obtenir des archives et obtinrent la publication de près de 800 pages en décembre 1978. La CIA ayant, imprudemment, nié son implication dans les questions d'ovnis, les media furent surpris d'apprendre que tant de nombreux documents étaient détenus par l'agence. Le New York Times déclara en conséquence que la CIA était probablement secrètement impliquée dans l'étude des ovnis..

Le directeur de la CIA Stansfield Turner fut si en colère de cela qu'il demanda à ses officiers senior : Sommes-nous dans les ovnis ? Il reçu une réponse négative de son adjoint et so moved to quash a new lawsuit asking for the withheld documents from the first release.Notwithstanding the reply Turner got, Haines found that the CIA continued a few activities during the 1980s. As he writes:

Au cours de la fin des années 1970s et des années 1980s, l'Agence continua à maintenir son faible intérêt pour les ovnis et les observations d'ovnis. La plupart des scientifiques écartant alors les rapports de soucoupes volantes en les considérant comme une bizarrerie des années 1950s et 1960s, quelques personnes au sein de l'Agence et de la Communauté du Renseignement portèrent leur intérêt sur l'étude de la parapsychologie et des phénomènes psychiques associés aux observations d'ovnis. Des responsables de la CIA se penchèrent également sur le problème ovni pour déterminer quelles observations d'ovnis pouvaient les instruire sur les avancées soviétiques dans le domaine des fusées et des missiles, et reconsidérèrent ses aspects de contre-espionnage. Les analystes de l'Agence, de la Division de la Science de la Vie de l'OSI ainsi que l'OSWR consacrèrent officiellement une petite partie de leur temps aux questions touchant aux ovnis. Celles-ci comprenaient les soupçons du contre-espionnage selon lesquels les Soviétiques et le KGB utilisaient des citoyens américains et des groupes ovnis pour obtenir des informations sur les programmes sensibles de développement d'armement américains (tels que l'avion furtif), la vulnérabilité du réseau de défense aérienne américain à la pénétration par des missiles étrangers imitant les ovnis, et les signes d'une technologie soviétique avancée associée à des observations d'ovnis.

Si je n'avais pas vérifié le calendrier après avoir lu ceci, j'aurai juré que l'on était en 1952 et que je lisais les préoccupations de la CIA sur la manière dont les ovnis pourraient être exploités par les soviétiques contre les Etats-Unis, comme ce fut finalement exprimé dans les recommandations du rapport du Panel Robertson. Certaines choses ne changent jamais, au moins durant la Guerre Froide. Haines note que durant cette période, les responsables de l'Agence purposely gardèrent les dossiers sur les ovnis à un minimum pour éviter de créer des archives qui pourraient tromper le public si elles étaient diffusées, et Haines dit n'avoir trouvé pratiquement aucune documentation sur l'implication de la CIA dans les ovnis dans les années 1980s. C'est certainement une méthode efficace pour éviter le FOIA, mais cela incite difficilement à accorder plus de confiance à la CIA.

Finalement, dans une note intriguante, Haines indique que la CIA serait aussi prétendumment un membre d'une Equipe de Réponse aux Incidents chargée d'investiguer les atterrissages d'ovnis, s'il en arrivait un. Cette équipe n'a jamais été rencontrée. Say what? Il n'offre aucun élement pour cette déclaration, qui, si elle est vraie, invalide la notion que le gouvernement ignore complètement les rapports d'ovnis.

A la fin, l'article de Haines is not as revealing as press reports indicated, mais ouvre une fenêtre sur les activités de la CIA ayant longtemps été fermées au public. Peut-être sa chief contribution will be the documents referenced in the footnotes which can now be specifically requested through FOIA by an enterprising UFO historian. Son analyse historique est unremittingly pedestrian, mais il admet que les erreurs de la CIA de commission et d'omission ont contribué directement à la notion d'une dissimulation sur les ovnis, et il demonstre qu'il y a effectivement bien eu une dissimulation, bien que non pas d'avions espions, d'un crash d'ovni près de Roswell, ni d'autres événements de similar import.

Un autre effet de l'article de Haines est un décalage progressif de l'opinion des media vers une plus grande crédibilité pour les déclarations de groupements et enquêteurs ufologiques et un manque de confiance croissant concomitant dans les déclarations du gouvernement sur ses activités concernant les ovnis. Tout est pour le mieux et ici le vieux dicton "mieux vaut tard que jamais" s'applique sûrement.

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Ceux souhaitant acquérir le texte complet de l'article peuvent en télécharger une copie depuis le site Web de la CIA à http://www.odci.gov/csi/studies/97unclass/ufo.html (ce site a depuis été supprimé du site web de la CIA). Des copies papier peuvent être obtenues via le Service de Photoduplication du Service National de l'Information Technique, 5285 Port Royal Road, Springfield, VA 22161. Pour le service expedite, appeler le Bureau de Commandes du NTIS au (703) 487-4650.

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Mark Rodeiger biography


Rodeghier naît à Hammond (Indiana) en 1953. En 1962 il commence à s'intéresser aux ovnis, entend parler de Hynek, auquel il écrit en 1965 pour lui demander comment devenir astronome. Il écrit encore une ou deux fois, sans réponse.

En 1974, il décide de se rendre aux bureaux du CUFOS à Evanston (Illinois). Avec Mark, un de ses amis, il examine son planning de cours à la Northwestern University et vont l'attendre à la porte de l'observatoire. Hynek ne les accueille pas très bien mais les écoute et les prend au sérieux, et dans la semaine le jeune Rodeghier travaille au CUFOS, d'abord sur des tâches ingrates.

En 1975, il obtient un B.S. d'astrophysique qu'il obtient à l'Université d'Indiana. Cette Eté-là il commence à cataloguer les cas, en parallèle de ses études à l'Université du Sussex (Angleterre), et de son travail pour le BUFORA.

En 1976 il préfère revenir aux USA, termine un M. A. et un doctorat de sociologie à l'Université d'Illinois de Chicago (UIC) et à l'Eté retourne au CUFOS, dont il devient membre du comité directeur en 1980.

Sa dissertation, Factors Influencing Attitudes Toward Controversial Research : Quantitatively Disentangling the Social from the Scientific, explore les attitudes envers l'étude de l'intelligence extraterrestre par la communauté scientifique. D'autres publications incluent de nombreux articles pour l'IUR et le Journal of UFO Studies, ainsi que UFO Reports Involving Vehicle Interference: a Catalog and Data Analysis (Evanston, IL: Center for UFO Studies, 1981).

A la mort de Hynek en 1986, Rodeghier devient président et directeur scientifique du CUFOS.

Du 29 septembre au 4 octobre 1997, Rodeghier présente ses travaux d'enquêteur sur les ovnis au symposium de Pocantico.

Auteur de :

L'histoire ovni de la CIA
Rodeghier, Mark: "UFO Reports Involving Vehicle Interference - A catalogue and data analysis" - Un catalogue de 441 cas avec interférences EM avec date, lieu, description
Références :

Mark Rodeiger biography (CUFOS)
« Modifié: 14 septembre 2008 à 12:40:02 par titilapin2 »
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