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Auteur Sujet: L'Amazonie primitive abritait des civilisations complexes et bien organisées  (Lu 14114 fois)

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titilapin2

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L'express: "L'Amazonie primitive abritait des civilisations complexes et bien organisées"

Découvertes de restes de civilisations urbaines en Amazonie: la cité 'Z' du col. Fawcett?


Samedi 13 Septembre 2008 - Claire DE OLIVEIRA -AFP


Avant l'arrivée des Européens au 16e siècle, l'Amazonie n'était pas un grand territoire vierge peuplé de quelques Indiens primitifs mais abritait des sociétés complexes et bien organisées au sein de "villes" comparables à certaines cités-Etats de la Grèce antique, selon des chercheurs américains et brésiliens.
Cette découverte de cités perdues dans le Haut Xingu, ne peut qu'interpeller ceux qui connaissent la fantastique épopée du colonel Fawcett et de sa découverte d'une mystérieuse cité qu'il nomma "Z" avant de disparaitre avec son fils dans la redoutable selva du Mato grosso.

 "Aux 16e et 17e siècles, les conquistadors n'ont pas trouvé quelques Indiens isolés vivant uniquement de chasse et de pêche mais des populations importantes déjà sédentaires qui plantaient et avaient mis au point des systèmes sophistiqués de barrages. Cela détruit le mythe d'une Amazonie primitive totalement vierge", a déclaré à l'AFP Bruna Franchetto du Musée national de Rio de Janeiro.

Cette linguiste brésilienne a collaboré avec deux anthropologues - l'Américain Michael Heckenberger de l'Université de Floride et le Brésilien Carlos Fausto du Musée national de Rio - à des fouilles archéologiques dans le Brésil central qui ont montré que, de 1200 à 1600 après Jésus-Christ, des civilisations "urbaines" étaient implantées dans la région du Haut Xingu.

Le compte-rendu des ces recherches est paru récemment dans la revue américaine "Science".

"Parler d'urbanisme en Amazonie a un caractère provocateur", reconnaît Mme Franchetto, mais selon elle, les villages n'étaient pas "perdus dans la forêt mais bien planifiés et reliés entre eux par un réseau de routes".

"De 50 à 100.000 personnes vivaient dans la seule région du Haut Xingu", d'une superficie de 30.000 Km2, a-t-elle précisé.

Les recherches sur les sites archéologiques où vivent aujourd'hui les Indiens Kuikuro ont commencé dans les années 90 et avaient déjà fait l'objet d'un article en 2003 dans Science.

La carte de ces villes pré-colombiennes du Haut Xingu, aujourd'hui recouvertes de végétation, a été élaborée à partir de vestiges archéologiques, d'images satellitaires et de la technologie GPS. Les chercheurs ont aussi reçu l'aide fondamentale des Kuikuros pour identifier les lieux ancestraux.

L'occupation de la terre était systématique et se faisait selon des principes astronomiques, écologiques et culturels. Les Indiens utilisaient notamment les périodes de solstice pour construire leurs routes.

Les villes - où vivaient jusqu'à 2.500 indigènes - étaient indépendantes politiquement mais liées géographiquement et socialement, pour les cérémonies religieuses notamment. Elles étaient protégées par des murs en bois de plus de 2 Km de long. Les indiens vivaient dans de grandes huttes collectives en paille. Actuellement les villages Kuikuro gardent ce modèle mais les Indiens y sont beaucoup moins nombreux.

La production des Indiens était centrée sur la culture du manioc avec d'autres cultures annexes telles que celle du "péqui", un fruit brésilien.

"Les Indiens du Xingu connaissent encore aujourd'hui, plus de 20 variétés de manioc", a souligné Mme Franchetto.

Autour des villages, les chercheurs ont trouvé des vestiges de barrages utilisés pour emprisonner poissons et tortues.

Les chercheurs espèrent que les résultats de leur étude pourront contribuer à l'élaboration d'un modèle de développement moins dévastateur pour l'Amazonie. "Le modèle idéal n'est sûrement pas la monoculture du soja", a souligné Carlos Fausto.

Sur les 190 millions d'habitants du Brésil, subsistent moins de 500.000 Indiens vivant dans des réserves, selon la Fondation nationale de l'Indien (FUNAI).

Avant l'arrivée des Européens au 16e siècle, l'Amazonie n'était pas un grand territoire vierge peuplé de quelques Indiens primitifs mais abritait des sociétés complexes et bien organisées au sein de "villes" comparables à certaines cités-Etats de la Grèce antique, selon des chercheurs américains et brésiliens.

Z" la cité perdue découverte par le Colonel Percy Harrison Fawcett dans le haut-xingu

Le Colonel Percy Harrison Fawcett est né en 1867 dans la petite ville de Torquay au Devonshire en Angleterre. À l'âge de 19 ans, il s'engage dans l'artillerie Royale Britannique et exécutera certaines missions soudan pour le compte des services secrets britanniques. La vie militaire ne lui convenant guère et il se reconverti dans la topographie. C'est à ce titre qu'en 1906 lui sera confié l'épuisante mission de délimiter la frontière entre le brésil et la Bolivie. De retour de cette mission périlleuse, ses impressions seront utilisées par sir Conan Doyle pour son célèbre roman « le monde perdu ».
Pris par le virus de l'aventure et des explorations à risque le Colonel accomplira 7 expéditions entre 1906 et 1925. C'est au cours de l'une d'elle en 1916qu'il mettra la main sur un mystérieux document daté de 1757 écrit par un aventurier portugais, faisant mention de la découverte d'une mystérieuse cité en Amazonie,dans la région de la Serra do Roncador (la montagne du ronfleur) à l'est du rio Xingu, cité ou les derniers incas se seraient réfugiés. C'est accompagné de son fils Jack et de Raleigh Rimell, qu'en 1925 le Colonel s'enfonce dans la foret a la recherche des ruines perdues de cette mystérieuse citée. Le dernier message du groupe fut la confirmation de la réussite de l'expédition, la cité fut étrangement baptisée « Z » par l'explorateur puis le groupe disparait à jamais dans le haut Xingu. Aujourd'hui le mystère de cette disparition demeure intact malgré la foultitude d'expéditions pour résoudre cette énigme. Et si cette découverte du haut xingu finissait par amener un nouvel éclairage sur la cité de « Z » que les esprits forts confortablement engoncés dans leurs fauteuils, dénoncent depuis 80 ans comme simple fantasmagorie d'un explorateur devenu fou ?

"Que nous nous en tirions et revenions, ou que nous laissions nos vies là-bas, une chose est certaine : la réponse à l'énigme de l'ancienne Amérique du Sud, et peut être du monde préhistorique, pourra être donnée lorsque ces antiques cités seront repérées et ouvertes aux recherches scientifiques. Mais que ces villes existent, je le sais".
Colonel Percy Harrison Fawcett

Marc Fernandez

source : http://www.rhedae-magazine.com/Decouvertes-de-restes-de-civilisations-urbaines-en-Amazonie-la-cite-Z-du-col-Fawcett_a270.html
« Modifié: 14 août 2013 à 01:03:02 par katchina »
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Sebastiao Salgado - Indiens du Haut Xingu
« Réponse #1 le: 15 septembre 2008 à 23:05:10 »

Sebastiao Salgado - Indiens du Haut Xingu

 
admn : image invalide

« La voix de Sebastião Salgado est l’une des plus puissantes de la photographie contemporaine, capable de dureté dans l'observation impassible des hommes et des femmes au travail, de grandeur épique dans le rendu des vastes mouvements migratoires de notre temps, de beauté lyrique dans la représentation de la nature. Salgado est le poète du plein air, des personnages dans un paysage et, plus récemment, des paysages d'où l'homme est absent pour mieux révéler des réalités plus primordiales : le battement d'une queue de baleine contre un ciel resplendissant, la mystérieuse intimité d'une main de reptile à cinq doigts, les stries en millefeuille d'anciennes formations géologiques. Pas de sentimentalisme dans les images de la misère et du labeur que nous présente Salgado, pas de « glamour » non plus, et pourtant la puissance organisatrice de son oeil ajoute chaque fois du sens à ce qu'il nous montre. »
Salman Rushdie, 2005

Source: http://www.actuphoto.com/5930-sebastiao-salgado-indiens-du-haut-xingu.html

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Sebastião Salgado

Biographie

Le photographe brésilien Sebastião Salgado est l'un des photojournalistes les plus respectés de sa profession. Nommé représentant spécial de l'UNICEF le 3 avril 2001, il raconte depuis des années la vie des dépossédés, une chronique qui s'est déjà traduite par dix livres et de nombreuses expositions et qui lui a valu de nombreuses récompenses en Europe et dans les Amériques.

« J'espère que la personne qui sort d'une de mes expositions n'est plus la même que celle qui y est entrée, explique M. Salgado. Je pense que l'aide des gens ordinaires peut être très importante. Non pas en donnant des biens matériels mais en participant, en prenant part à la discussion, en se sentant réellement concerné par ce qui se passe dans le monde. »

Après des études d'économie, M. Salgado, 57 ans, fit ses débuts de photographe en 1973. Son premier livre, Autres Amériques, sur les démunis d'Amérique latine, a été publié en 1986. Puis vint Sahel : l'Homme en Détresse, publié la même année. Cet ouvrage, qui couvre la sécheresse en Afrique du Nord, est le fruit d'une collaboration de 15 mois avec Médecins sans Frontières.

De 1986 à 1992, il documente le travail manuel dans le monde, un projet qui abouti à un livre et une exposition intitulés La main de l'homme. Ce projet monumental confirme sa réputation de photodocumentaliste de premier plan. De 1993 à 1999, il s'intéresse au phénomène mondial des déplacements massifs de population, et publie en 2000 deux ouvrages qui récoltent de nombreux éloges internationaux, Exodes et Enfants de l'Exode.

M. Salgado, qui ne travaille qu'en noir et blanc, respecte ses sujets et tient à souligner que ce qui leur arrive a une signification plus large. Cela explique la force d'une œuvre photographique qui témoigne de la dignité fondamentale de l'être humain tout en s'élevant avec force contre la violation de cette dignité que constituent la guerre, la pauvreté et autres injustices.

Au cours des ans, M. Salgado a généreusement offert sa collaboration à plusieurs organisations humanitaires, dont l'UNICEF, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Médecins sans frontières et Amnesty International. Avec son épouse, Lélia Wanick Salgado, il se consacre à un projet de reforestation et de revitalisation communautaire dans l'Etat brésilien de Minas Gerais.

En septembre 2000, avec le soutien des Nations Unies et de l'UNICEF, M. Salgado a exposé au siège de l'ONU 90 portraits d'enfants déplacés extraits de son livre Les Enfants de l'Exode. Ces photos extraordinaires rendent un solennel hommage aux 30 millions de personnes, en majorité des femmes et des enfants, qui, dans le monde entier, vivent sans domicile fixe. Mais sa collaboration avec l'UNICEF ne s'arrête pas là. M. Salgado a fait don au Mouvement mondial en faveur des enfants des droits d'auteur qu'il touche pour plusieurs de ses photos. Celles-ci illustreront aussi un livre de Graça Machel, du Mozambique, qui sera une remise à jour du rapport sur l'impact des conflits armés sur les enfants qu'elle avait rédigé en 1996 en tant que Représentante spéciale des Nations Unies sur la question. En ce moment M. Salgado illustre la campagne mondiale pour éradiquer la polio, un projet conjoint de l'UNICEF et de l'OMS.

M. Salgado vit à Paris avec sa famille. Sa femme, Lélia Wanick Salgado, est à la tête de leur compagnie, Amazonas Images, et réalise la conception graphique de ses principaux livres et de ses expositions.

source : http://www.unicef.org/french/salgado/bio.htm
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La population et ses problèmes


Le Xingu couvre une aire de 53,000 km², habité par 14,000 peuples autochtones appartenant à 9 groupes distincts. En 1961, le Parc national de Xingu a été fondé afin de protéger 14 différentes tribus vivant dans la région du Haut-Xingu. La population y était estimée en 1997 à 1200 personnes réparties dans 30 villages et divisées en 17 nations. Parmi elles, on peut nommer les Kayapos (556), les Kalapalos (311), les Kamazuras (326) et les Kayabis (603).

Originellement, le parc devait être de 120,000 km², mais les pressions venues des milieux agricoles l'ont fait diminuer. Son secteur est administré par le Funai (base nationale indienne) mais sous la surveillance du ministère brésilien de la Justice.

Le parc n'est pas resté intact longtemps. Le gouvernement y a en effet fait construire une route qui le coupe en deux et qui augmente ainsi les contacts extérieurs avec les autochtones. Cette route a facilité l'introduction de marchandises non traditionnelles et, pire encore, la diffusion de la maladie (dont la malaria).

Aujourd'hui, le parc est un oasis culturel et biologique menacé par les ranchs qui l'entourent. L'écosystème est en danger. Les éleveurs déclenchent intentionnellement des incendies afin d'étendre leurs productions. Ils ont également commencé à polluer l'eau des fleuves alimentant le Xingu.


La suite ici: http://fr.wikipedia.org/wiki/Rio_Xingu


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Superbe dossier pdf sur le commerce des cultures des indiens

Source: http://www.sru.uea.ac.uk/documents/GRADHIVA-LeCommercedesCultures.pdf

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Aller plus loin sur l'art graphique des indiens:
ource: http://jsa.revues.org/document7393.html
« Modifié: 17 mars 2014 à 18:07:21 par katchina »
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L'Amazonie primitive proche de la Grèce antique (Radio Canada -Science-Europe 1)
« Réponse #2 le: 15 septembre 2008 à 23:43:33 »

L'Amazonie primitive proche de la Grèce antique

Créé le 12/09/08 - Dernière mise à jour à 16h05
Avant l'arrivée des Européens au 16e siècle, l'Amazonie n'était pas un grand territoire vierge peuplé de quelques Indiens primitifs comme on pourrait le penser. Elle abritait en fait des sociétés complexes et bien organisées au sein de "villes" comparables à certaines cités-Etats de la Grèce antique, selon le compte-rendu de recherches qui viennent de paraître dans la revue américaine "Science". Aujourd'hui, sur les 190 millions d'habitants du Brésil, il subsisterait moins de 500.000


Parler d'urbanisme en Amazonie a un caractère provocateur", reconnaît la linguiste brésilienne Bruna Franchetto qui a collaboré avec deux anthropologues - l'Américain Michael Heckenberger de l'Université de Floride et le Brésilien Carlos Fausto du Musée national de Rio de Janeiro - à des fouilles archéologiques dans le Brésil central qui ont montré que, de 1200 à 1600 après Jésus-Christ, des civilisations "urbaines" étaient implantées dans la région du Haut Xingu. Selon elle pourtant, ces villages n'étaient pas "perdus dans la forêt mais bien planifiés et reliés entre eux par un réseau de routes". "De 50 à 100.000 personnes vivaient dans la seule région du Haut Xingu", d'une superficie de 30.000 Km2. Aux 16e et 17e siècles, les conquistadors n'ont pas trouvé quelques Indiens isolés vivant uniquement de chasse et de pêche mais des populations importantes déjà sédentaires qui plantaient et avaient mis au point des systèmes sophistiqués de barrages. Cela détruit le mythe d'une Amazonie primitive totalement vierge", affirme-t-elle.


Les recherches sur les sites archéologiques où vivent aujourd'hui les Indiens Kuikuro ont commencé dans les années 90. Une carte de ces villes pré-colombiennes du Haut Xingu, aujourd'hui recouvertes de végétation, a été élaborée à partir de vestiges archéologiques, d'images satellite et de la technolgie GPS. Les chercheurs ont aussi reçu l'aide fondamentale des Kuikuros pour identifier les lieux ancestraux.

  
Photo: AFP/Eric Feferberg

Un Indien de la tribu des Macuje chasse à la sarbacanne dans la jungle d'Amazonie


L'occupation de la terre était systématique et se faisait selon des principes astronomiques, écologiques et culturels. Les Indiens utilisaient notamment les périodes de solstice pour construire leurs routes. Les villes - où vivaient jusqu'à 2.500 indigènes - étaient indépendantes politiquement mais liées géographiquement et socialement, pour les cérémonies religieuses notamment. Elles étaient protégées par des murs en bois de plus de 2 Km de long. Les indiens vivaient dans de grandes huttes collectives en paille. Actuellement les villages Kuikuro gardent ce modèle mais les Indiens y sont beaucoup moins nombreux. La production des Indiens était centrée sur la culture du manioc avec d'autres cultures annexes telles que celle du "péqui", un fruit brésilien. Autour des villages, les chercheurs ont trouvé des vestiges de barrages utilisés pour emprisonner poissons et tortues.


Ariane Schwab

Source: http://www.europe1.fr/Decouverte/Connaissance/Histoire/L-Amazonie-primitive-proche-de-la-Grece-antique/(gid)/164357
admn : lien sur page d'accueil
Source 2: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Science-Sante/2008/09/12/001-civilisation-amazonie.sht

Source 3: http://qc.news.yahoo.com/s/afp/080912/sciences/br__sil_environnement_amazonie_prev
admn : lien sur page d'accueil

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Science 29 August 2008:
Vol. 321. no. 5893, pp. 1214 - 1217
DOI: 10.1126/science.1159769
 
Pre-Columbian Urbanism, Anthropogenic Landscapes, and the Future of the Amazon
Michael J. Heckenberger,1* J. Christian Russell,2 Carlos Fausto,3 Joshua R. Toney,4 Morgan J. Schmidt,5 Edithe Pereira,6 Bruna Franchetto,7 Afukaka Kuikuro8
The archaeology of pre-Columbian polities in the Amazon River basin forces a reconsideration of early urbanism and long-term change in tropical forest landscapes. We describe settlement and land-use patterns of complex societies on the eve of European contact (after 1492) in the Upper Xingu region of the Brazilian Amazon. These societies were organized in articulated clusters, representing small independent polities, within a regional peer polity. These patterns constitute a "galactic" form of prehistoric urbanism, sharing features with small-scale urban polities in other areas. Understanding long-term change in coupled human-environment systems relating to these societies has implications for conservation and sustainable development, notably to control ecological degradation and maintain regional biodiversity.

1 Department of Anthropology, University of Florida, Gainesville, FL 32611, USA.
2 Land-Use and Environmental Change Institute, University of Florida, Gainesville, FL 32611, USA.
3 Museu Nacional, Universidade Federal do Rio de Janeiro, Quinta da Boa Vista, Rio de Janeiro 20940–040, Brazil.
4 Department of Anthropology, University of Florida, Gainesville, FL 32611, USA.
5 Department of Geography, University of Florida, Gainesville, FL 32611, USA.
6 Coordenação de Ciências Humanas, Museu Paranese Emílio Goeldi, Belém 66077–830, Brazil.
7 Museu Nacional, Universidade Federal do Rio de Janeiro, Quinta da Boa Vista, Rio de Janeiro 20940–040, Brazil.
8 Associação Indígena Kuikuro do Alto Xingu, Parque Indígena do Xingu (PIX), Mato Grosso, Brazil.


 Source: http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/sci;321/5893/1214?maxtoshow=&HITS=10&hits=10&RESULTFORMAT=&fulltext=Bruna+Franchetto+&searchid=1&FIRSTINDEX=0&sortspec=date&resourcetype=HWCIT
« Modifié: 14 août 2013 à 01:16:21 par katchina »
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