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Auteur Sujet: Les ovnis et l'écologie F. BONVIN / JACQUES VALLEE, une approche différente.  (Lu 4462 fois)

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Les ovnis et l'écologie

Extrait d'un texte de Fabrice BONVIN publié dans Top-secret d'avril mai - mai 2007:
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Le site pour retrouver le sommaire complet dans la boutique : http://www.topsecret.fr/

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Archives rim  ;D Chalons - Fabrice BONVIN

Très vite, les militaires firent le lien entre les facteurs d'atteinte à l'environnement et les apparitions d'ovnis. L'observation attentive du phénomène leur permit de tirer les premières conclusions : les observations se concentrent autour des sites de production et de stockage d'uranium, de tirs de missile ou du complexe militaro-industriel en général. Le fameux crash de Roswell de juillet 1947 se produisit à proximité du 509th Bomb Group, la première et unique base à abriter les bombardiers atomiques au monde.

Le phénomène ovni est au coeur de la question de la santé planétaire et de l'écologie. Le nucléaire joue donc un rôle déterminant dans les apparitions d'ovnis, comme l'attestent les documents officiels du FBI, de la CIA ou de l'Armée de l'Air.

Par exemple, H. Marshall Chadwell, assistant directeur du renseignement scientifique de la CIA, adressait les lignes suivantes au directeur du renseignement, Walter Smith, en décembre 1952 : "des observations d'engins non-identifiés (.,) dans les environs des principales installations de défense américaines sont d'une telle nature qu'elles ne sont pas attribuables à un phénomène naturel ou à un type de véhicule connu'.

Depuis plusieurs décennies, les États-Unis, qui polluent davantage que n'importe quelle nation et qui présentent un risque nucléaire majeur, sont ainsi au centre de l'attention du phénomène. En termes d'empreinte écologique (la superficie terrestre ou marine biologiquement productive nécessaire pour répondre à l'ensemble de nos besoins à l'échelle du globe), la demande moyenne en surface représente 2,3 hectares par personne alors qu'aux États-Unis, elle se monte à 9,7 hectares par habitant. Aussi, les États-Unis - qui n'abritent que 4 % de la population mondiale - cumulent 36 % du total des émissions de CO2, Finalement, n'oublions pas qu'Oncle Sam détient le record du nombre d'essais nucléaires effectués à ce jour ainsi que l'arsenal d'ogives nucléaires le plus imposant au monde.

La matrice écologique des ovnis

 Une étude scrupuleuse des données montre que le spectre entier des manifestations ovnis témoigne de la matrice écologique du phénomène. Ainsi, les discours des contactés des années 50 transpirent l'urgence écologique : il faut se débarrasser du nucléaire. En effet, les premiers "contactés" - George Adamski, Truman Bethurum, Daniel Fry et Orfeo Angelucci - répercutaient le message "extraterrestre" de mise en garde contre le risque de destruction et d'holocauste nucléaire.

Avant tout, ce sont les messages que nous délivrent les manifestations d'ovnis qui illustrent le rapport "écologie - ovni". Le phénomène ovni ne se limite pas aux ovnis mais s'étend à une palette de manifestations qui vont des ovnis aux phénomènes des mutilations animales ou des enlèvements en passant par les apparitions de MIBs. Ces manifestations composent les éléments d'un système. Et un système, par définition, est organisé en fonction d'un but : ces manifestations ambitionnent une prise de conscience écologique globale, rendue possible par la densité symbolique qu'elles contiennent.

Par exemple, suite à son observation d'un énorme ovni au-dessus de Salida, Colorado, le 27 août 1995, le témoin Tim Edwards expérimenta un renouveau spirituel s'accompagnant d'une sensibilité écologique exacerbée. Pour lui, 'les ovnis surveillent la planète car ils sont inquiets (...). Nous devons nous débarrasser du nucléaire".

C'est à Ruwa, Zimbabwe, le 16 septembre 1994 que 62 élèves âgés de 8 à 12 ans observent une "soucoupe volante" ainsi que deux "extraterrestres", dont les descriptions se recoupent. Enquêtant sur place, feu John Mack, professeur de psychiatrie à Harvard, prend note que les occupants de l'ovni auraient adressé une communication télépathique aux enfants. Interrogée sur les raisons de cette visite "extraterrestre", une élève explique que les "extraterrestres nous communiquèrent l'imminence de la fin du monde. Ils veulent nous faire prendre conscience que nous détruisons la planète. Ces idées me sont venues comme cela dans la tête. L'humanoïde ne parlait pas. Il s'exprimait avec ses yeux. Il avait l'air horrible". Effrayée, la fillette décrit sa vision d'horreur, communiquée par les "êtres" "C'était comme si tous les arbres du monde agonisaient, qu'il n'y avait plus d'air respirable et que les gens allaient tous mourir".


Lire la suite: http://benzemas.zeblog.com/2009/01/25

Voir dossier ici: http://icietmaintenant.fr/SMF/index.php?topic=3582.msg26737#msg26737  à partir de la réponse 12

La communication symbolique du phénomène ovni
La composante symbolique est particulièrement explicite dans le phénomène des enlèvements. Les abductés subissent un bombardement de messages télépathiques de nature écologique, tout en interagissant avec des êtres et un environnement qui renvoient directement à notre propre détresse écologique. De l'aspect stérile des "vaisseaux", à l'aspect rachitique des entités aux "procédures" médicales, tout est affaire de communication symbolique et métaphorique sur notre rapport à la Terre et aux vivants. Par exemple, la kidnappée Betty Andreasson Luca, dont les enlèvements répétés ont fait l'objet d'un ouvrage intitulé The Watchers, affirme que les "Gris" sont, en fait, au service de la Terre : "Ils sont les gardiens de la nature et de toutes formes de vie. Ils aiment l'humanité et la planète Terre. Voilà pourquoi ils se préoccupent du sort de la planète et de l'Homme depuis le commencement... Or, l'Homme est en train de détruire la nature". Une autre abductée expliquait que la "Terre mère est, à mon avis, un organisme vivant. C'est une perle, ou c'était une perle du système solaire. L'humanité a tout bouleversé.


Ce discours est représentatif de l'ensemble des abductés, en témoigne l'étude du professeur de psychologie Kenneth Ring qui montre que 85 % de ces sujets expriment une vive préoccupation pour l'état de la planète. Pour feu l'éminent professeur John Mack, l'enjeu du phénomène de l'enlèvement est tout à fait clair : "La protection de la Terre est au coeur du phénomène des enlèvements (...). Je suis arrivé à la conclusion que ce phénomène est l'aboutissement d'un engagement complexe d'une intelligence en faveur de l'évolution de la conscience et de la préservation de notre planète".

Dans la gamme des manifestations ovnis, on peut également isoler le phénomène des mutilations animales. Ces massacres concernent la race bovine, et en particulier la vache. Or, celle-ci cumule les distinctions symboliques comme nul autre animal : sa nature généreuse - pour la viande et pour le lait - incarne la mère nourricière et, plus largement, la Terre mère. Ses noces fulgurantes avec le taureau la désignent comme symbole de l'énergie sexuelle et de la fécondité. Elle est le symbole de la vie et de la survie. Bref, la vache est l'emblème féminin du pouvoir génératif et nutritif de la Terre. En somme, ces mutilations préfigurent, de manière symbolique, notre propre destruction.

Thomas Bearden, auteur de plusieurs ouvrages sur les ovnis, est l'un des rares chercheurs à avoir saisi la composante symbolique de ces massacres. Symbole de richesse et de sécurité, la vache tisse des liens forts avec l'humanité. En consommant la chair de l'animal et sans en avoir conscience, nous incorporons symboliquement ses qualités. ''Les mutilations de bétail sont des cauchemars matérialisés, annonciateurs des horreurs de la fin du monde qui nous attend"analyse-t-il.
Quant au phénomène des trop cirdes, ils s'inscrivent dans le blé, symbole de la Terre, de la fertilité et de la vie. Le blé représente la céréale sacrée, dont le grain meurt pour renaître. Bref, les configurations géométriques sont inscrites dans le symbole même de la vie, tout comme les incisions chirurgicales pratiquées sur les bovins. Si le support des figures géométriques - le blé - est porteur de symboles, les figures mêmes suggèrent une forme de communication symbolique, renvoyant à la nécessité de changer notre rapport au vivant. L'enquêteur Eltjo Haselhoff rapporte le travail d'une femme, Riet de Graaf, douée de dons paranormaux qui a interprété les messages symboliques contenus dans les agencements des figures.
Eltjo Haselhoff rapporte que les messages "tenaient en de courtes phrases, où revenaient les idées d'êtres cosmiques" et de "réformer" ou "aider le monde". (...) Quelle que soit leur origine, dans l'esprit de Riet de Graaf, il ne fait pas de doute que ces entités se soucient de nous, parce qu'elles attendent un changement décisif sur Terre, à court terme".


En résumé, toutes ces manifestations - qui relèvent de la communication symbolique -ont un impact profond sur nos collectivités et suscitent une prise de conscience écologique. "Communication" et "symbole" constituent les pierres angulaires de l'énigme des ovnis.

John Mack reconnaît qu'"avant de commencer mes recherches, j'imaginais les récits d'enlèvement en termes d'expériences traumatisantes tournant autour de procédures de prélèvement de sperme et d'ovules. Alors que mon enquête progressait, je fus surpris de découvrir que l'enlèvement est -avant toute chose - affaire de transmission d'informations aux enlevés". Il est important de souligner que cette communication s'exprime à travers des symboles. Ce mode de communication prend tout son sens quand on sait que le symbole propose un langage compréhensible de tous, car il constitue un héritage collectif appartenant à l'humanité. De plus, le symbole est un vecteur communicationnel extrêmement puissant : il ne s'adresse pas qu'à l'intellect, mais il passe par le coeur et atteint les puissances spirituelles. Il permet de se libérer de la matière et du temps, de transcender le sens conventionnel des choses, de passer du tangible au dissimulé et de s'élever vers le monde de l'esprit. À ce propos, l'astrophysicien et ufologue Jacques Vallée n'hésitait pas à avancer : "je crois que le phénomène ovni est l'un des moyens par lesquels une forme d'intelligence étrangère, d'une complexité extraordinaire, communique avec nous symboliquement".


Des entités qui s'adaptent à notre évolution

Les "extraterrestres" contemporains interagissent avec le genre humain selon des procédés semblables au"petit peuple"  ou "esprits élémentaires" du passé. Effets sur la conscience, sur l'environnement, mobiles apparents, styles interactionnels, contenus et formes du discours des "esprits élémentaires" et des "extraterrestres" sont absolument identiques. Ne serait-on pas en présence d'une intelligence commune, capable de s'adapter à l'air du temps, à son époque ? Les esprits élémentaires n'étaient-ils pas décrits, par les Anciens, comme les gardiens de la nature, l'âme de la vie sur Terre ? Les ovnis sont le produit d'une intelligence supraterrestre plutôt qu'extraterrestre. C'est, en tout cas, ce que suggérait l'astrophysicien Allen Hynek, le fameux consultant de l'Armée de l'Air américaine durant 20 ans, en 1976 : "J'en suis arrivé à de moins en moins soutenir l'idée que les ovnis sont des vaisseaux faits de tôle et de boulons venus d'un autre monde (...). Je pense que nous devons commencer à réexaminer le dossier. Nous devons commencer à regarder plus près de chez nous". C'est également ce qu'il a suggéré à mon amie et ufologue Cynthia Luce, vers la fin des années 70 : "L'idée que les ovnis proviennent d'une autre dimension est intéressante. Mais je ne peux en dire davantage parce que le public n'est pas encore prêt à accepter cette idée".


Il y a 30 ans, le cybernéticien et biologiste britannique James Lovelock a prouvé scientifiquement que la Terre est une entité vivante, avec l'hypothèse Gaia.


Actuellement, un nombre croissant de recherches suggèrent que notre planète est douée d'une forme de conscience. Le projet du "Global Consciousness Project" mené par le Dr. Nelson, docteur en psychologie expérimentale, à l'Université de Princeton, en est l'une des illustrations les plus flagrantes.


Il est donc naturel que cette conscience planétaire communique à l'espèce la plus évoluée sur Terre - l'Homme - l'urgence de revoir nos rapports à elle.


Fabrice Bonvin
écrire a l'auteur :
fabricebonvin@holinail.com
L'auteur est aussi le welmaster du site internet :
http://www.extraterrestres.org



A propos de l’auteur :

Fabrice bonvin fait partie de la nouvelle génération d'ufologues. Il est de ces auteurs très prometteurs qui commencent à émerger en France. Nous sommes très fiers de sa collaboration à TOP SECRET. Une collaboration fidèle puisqu'il nous soutient et nous a donné sa confiance depuis le premier numéro de TOP SECRET. Appelé à devenir une référence dans le milieu ufologique, sympathique, et d'une intelligence rare, Fabrice Bonvin est cité de plus en plus souvent en exemple par les chercheurs. Les éloges ne lui tourneront pas la tête et nous souhaitons un bel avenir à cet enquêteur passionné, animé d'une réflexion à la fois posée et originale, qui s'appuie de surcroît sur une documentation abondante et une solide expérience. Les lecteurs qui apprécieront cet article pourront découvrir son premier livre paru chez JMG : "Ovnis, Les agents du changement" que nous recommandons à tous.

« Modifié: 22 novembre 2019 à 23:56:27 par Modération »
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31 août 2008 OVNI : INTERVIEW DE FABRICE BONVIN
« Réponse #1 le: 18 septembre 2008 à 23:37:46 »

31 août 2008 OVNI : INTERVIEW DE FABRICE BONVIN

LES CHRONIQUES DE JC (LE BLOG DE J.C.GRELET)
http://leschroniquesdejc.blogspot.com/


FABRICE BONVIN, vous êtes l’auteur en autres d’OVNIs Les agents du changement (JMG – 2005) et d’OVNIs Le secret des secrets (JMG – 2006). Pouvez-vous nous dire quel est le but de ces deux ouvrages et qu’est-ce qui vous prédestinait dans votre parcours personnel ou professionnel à écrire ce type de livres ?

F.B : Au travers de mes recherches et enquêtes, j’avais amassé une somme d’informations considérables et souvent inédites. La démarche consistait donc à transmettre ces connaissances à un large public, sous la forme de publications qui soient largement distribuées. Je profite donc de cette occasion pour remercier mon éditeur, JMG Editions, et l’ufologue Jean Sider pour leur soutien et confiance.

Pour répondre à la seconde partie de votre question, plusieurs observations de phénomènes aériens non-conventionels m’ont amené à m’intéresser au sujet. Mes études supérieures en psychologie ont consolidé cet intérêt.

Dans la première partie de votre parcours ufologique, vous avez été un défenseur de l’hypothèse extra-terrestre (HET). Aujourd’hui vous développez un modèle défendant l’idée que le phénomène OVNI est causé par un « système nerveux gaïen ». Pouvez-vous nous en dire plus ?

F.B : J’ai pris connaissance de ce vaste sujet qu’est l’ufologie au travers des ouvrages dits " classiques ", à savoir ceux de Keyhoe, Hynek, Steiger, Guieu, etc… publiés durant l’âge d’or de l’ufologie, c’est-à-dire jusqu’à la fin des 70s.

À l’époque, la plupart des auteurs étaient plus occupés à " prouver " l’existence des OVNIs qu’à analyser les données disponibles afin d’évaluer la validité de l’hypothèse extraterrestre (HET) qu’ils estimaient, de toute façon, comme acquise. Bref, conditionné par cette littérature et l’avis de la majorité, j’ai suivi le troupeau., comme on dit…


C’est ensuite en consultant les travaux de certains auteurs (Jacques Vallée, Jean Sider, John Keel, Terence McKenna parmi d’autres) et en discutant avec d’autres que j’ai réalisé que l’HET n’était pas suffisante pour rendre compte de certains schémas dans les apparitions d’OVNIs. M’étant aperçu que ma prémisse (HET) était très probablement fausse, j’ai repris l’analyse des données à zéro en cherchant de nouvelles pistes et en complétant les recherches initiées par ces auteurs " dissidents ".

Après ces années de recherche, j’en suis venu à la conclusion que l’hypothèse gaïa appliquée au phénomène OVNI est la meilleure hypothèse disponible – actuellement - pour expliquer les mécanismes du phénomène. Cette hypothèse sera un jour, je l’espère, remplacée par une hypothèse capable de mieux rendre compte des événements observés. Ainsi, nous nous rapprocherons de la solution du mystère, qui sait ?

Je profite de cet espace pour signaler à mes détracteurs, souvent de facto allergiques aux thèses qui entrent en contradiction avec l’HET, que je n’exclue PAS que CERTAINS OVNIs soient d’origine extraterrestre. Comme je l’ai déjà dit, le fait que notre planète ne fasse pas l’objet de sondes extraterrestres me semblerait même étonnant. Nous sommes en présence de plusieurs type de phénomènes OVNIS, d’origines diverses. Je tiens pourtant à défendre l’idée que la plupart des phénomènes OVNIs irréductibles sont d’émanation gaïenne.


Contrairement à beaucoup d’autres ufologues Francophones, vous avez eu la chance de faire des enquêtes dans beaucoup d’autres pays. Pouvez-vous nous en dire plus ?

F.B : J’ai mené quelques enquêtes dans mon pays, en Suisse ainsi qu’en France. Sinon, je me suis entretenu avec plusieurs témoins en Australie alors qu’une vague d’OVNIs déferlait sur la côté est. L’un de ces témoignages se trouve d’ailleurs dans mon premier ouvrage. Il y a quelques années, je me suis rendu au Brésil, un pays au bénéfice d’une riche culture ufologique, pour m’entretenir avec témoins et enquêteurs. Grâce à feu Bob Pratt, je suis entré en contact avec divers ufologues à Rio de Janeiro, Florianopolis, Recife, etc.… J’ai également eu l’occasion de me rendre à Varginha en compagnie de l’ufologue Cynthia Luce pour visiter les lieux de l’incident et m’entretenir avec témoins et enquêteurs. L’année dernière, je me suis rendu en Inde. Je suis revenu avec un film.

Le phénomène OVNI est universel. Il est intéressant de l’appréhender dans différents contextes culturels pour mieux pouvoir apprécier sa puissance et sa signification. Faire des enquêtes de terrain est coûteux en temps et en argent, mais c’est cela l’ufologie. Les témoins nous apportent la matière première à notre travail d’enquêteurs et d’analystes. Faire de l’ufologie, ce n’est pas surfer sur Internet et perdre son temps à divaguer sur des listes de discussion qui ne sont, en fin de compte, qu’une plateforme servant de foire aux egos. Faire de l’ufologie, c’est prendre son bâton de pèlerin et partir enquêter.


On a pu voir au mois de Mars dernier, sur Canal +, un documentaire intitulé : OVNI Quand l’armée enquête. Est-ce que vous l’avez vu et si oui, qu’en pensez-vous et notamment des commentaires ridicules des deux " journalistes " au début et à la fin de l’émission à propos des ufologues ?


F.B : Oui, je l’ai vu. La prise de position des journalistes traduit une forme de pensée typiquement " française ". Ils voient, d’un côté, les ufologues comme des amateurs sans formation en méthodologie scientifique et incapable de penser rationnellement, des doux rêveurs passionnés par la mythologie de bazar. De l’autre, ils considèrent des hommes bardés de diplômes, représentant un apostolat de l’intelligence, seuls capables de donner une réponse intelligence au mystère des OVNIs. Cette manière de représenter les choses fait écho à cette forme d’élitisme qu’on trouve qu’en Hexagone (les " grandes Ecoles ", par exemple). En Suisse, nous n’avons pas ce problème.

On constate ces derniers temps, une reconnaissance " d’un phénomène OVNI " par plusieurs pays comme la France ou le Japon par exemple. Pensez-vous que ces déclarations soient juste des effets d’annonces (sans grand intérêt), ou est-ce qu’elles sont révélatrices d’un climat favorable pour ce type de sujet, auprès notamment des responsables politiques ? L’émergence de l’exo-politique (aux Etats-Unis), renforce-t-elle pour vous ce type d’intérêt?

F.B : Le Japon n’a pas reconnu officiellement le phénomène OVNI. Il s’agit uniquement d’un politique qui s’est exprimé, à titre personnel, en faveur de l’existence des OVNIs et a soulevé le problème de l’inexistence d’une politique en matière de sécurité nationale.

Je constate également une plus grande ouverture de la part des Institutions depuis 2 ans. Nous assistons à 3 phénomènes :


1. Certains pays rendent public leurs dossiers (la France, la Grande-Bretagne et le Pérou).

2. Certains " insiders " commencent à parler

3. Les médias exposent de plus en plus le sujet à la masse et en parlent favorablement et sans sarcasmes.[/color]

On peut faire l’hypothèse qu’il n’y a pas de politique délibérée de divulgation. Si la France, par exemple, rend public ses dossiers, c’est uniquement dans un souci de transparence démocratique ou pour se soumettre à certaines procédures internes en matière de transparence. Si de plus en plus d’insiders commencent à parler, c’est parce qu’ils sont encouragés à le faire par les témoignages précédants d’autres insiders. Il s’agirait d’un effet " boule de neige ". Quant aux médias, ils se seraient mis, tout d’un coup et sans se concerter entre eux, à parler favorablement du sujet.


Je pense que ces raisons expliquent, en partie, l’ouverture sur le sujet. Or, nous assistons à un véritable virage à 180 degrés de la part des institutions médiatiques et politiques. Il me semble évident qu’il existe, à un certain niveau, une intention de divulgation. D’abord, nous assistons à ces 3 phénomènes relevant d’une action concertée dans le temps. Et c’est surtout l’attitude des médias qui me semblent extrêmement suspectes.


Durant des décennies, ce sont les médias locaux (les petits tirages) qui ont rapporté les observations locales, souvent de manière impartiale. A contrario, les grands médias, liés aux intérêts politiques et économiques, ont abattu une chape de plomb sur le phénomène OVNI quand ils ne l’ont pas tournée en dérision. Les grandes corporations médiatiques (c’est-à-dire les faiseurs d’opinion) se doivent d’obéir au diktat imposé par les décideurs politiques, militaires et économiques s’ils veulent continuer à bénéficier de certains avantages. Or, nous assistons, depuis 2 ans, à un virage à 180 degrés de la part de ces grandes corporations, qui sont d’ailleurs de plus en plus concentrées. Nous voyons CNN (Larry King), Fox News et d’autres donner la parole aux témoins, aux lobbyistes pro-divulgation, à traiter le sujet avec impartialité et même avec complaisance. Prenez les observations de Stephenville, qui auraient été snobé il y a encore 5 ans, qui ont fait l’objet d’une couverture médiatique extraordinaire. À mon sens, nous assistons à une action concertée des grands médias pour exposer le phénomène OVNI au grand jour et de manière favorable. Ce n’est pas innocent. Assiste-t-on à la mise en place d’un processus d’habituation des masses destiné à préparer une divulgation officielle du phénomène ? J’en sais rien mais c’est une possibilité étant donné les circonstances…. L’avenir proche nous le dira.


Lors d’une conférence, Jean-Jacques Velasco vient de déclarer qu’il avait remis personnellement en 1999 (au Premier Ministre de l’époque, Lionel Jospin), le rapport COMETA. Qu’en pensez-vous ?

F.B : Velasco a eu beaucoup de courage et de détermination en faisant étalage de ses opinions. Il a également " re-découvert " le lien fondamental existant entre le nucléaire et les OVNIs, ce qui est tout à son honneur.

Quant au rapport COMETA, ce fut un non-événement. Ufologiquement parlant, le rapport n’a pas fait avancer la connaissance, ni la cause. Il a cependant eu l’avantage d’avoir diffusé dans l’opinion publique les cas détaillés dans le rapport (merci VSD). De plus, l’analyse était légère, voire relativement naïve. Ce rapport est à oublier.

En ce qui vous concerne, quelles sont vos conclusions sur le phénomène OVNI ?

F.B : Le phénomène OVNI est un moyen de communication actionné par une forme de conscience planétaire (une matrice gaïenne) dont l’objectif est de susciter un changement chez l’espère humaine (à travers certains individus prédisposés) qui soit favorable à son objectif de conservation de la vie.

Parmi les parutions récentes (en Français et en Anglais), quelles sont celles qui vous paraissent les plus importantes ?

F.B : Dans ce domaine, le nombre d’ouvrages médiocres est bien supérieur à ceux de bonne qualité, à l’image des sites internet. Il faut donc faire un petit travail de recherche pour trouver les joyaux qui nourriront votre esprit. Parmi ceux-ci, un coup de cœur : " Supernatural " de Graham Hancock (l’auteur du best-seller Fingerprints of the Gods), publié en anglais en 2007 par Disinformation Company. Comme son titre ne l’indique pas, cet ouvrage traite, sur plus de 450 pages, du phénomène OVNI.


SUPERNATURAL, 2005

La communauté ufologique française est probablement passée complètement à côté de cet ouvrage de grande qualité qui fera date dans l’histoire de l’ufologie. L’auteur traite, de manière détaillée et intelligente, de certains thèmes capitaux abordés dans mon premier ouvrage, publié en 2005 : la relation entre Conscience/OVNI, Chamanisme/OVNI, phénomènes d’enlèvement d’antan et actuel, Petit Peuple/OVNI, DMT/Enlèvement/OVNI. C’est un ouvrage brillant, extrêmement bien référencé et argumenté. L’auteur a pris la peine de s’entretenir avec les meilleurs spécialistes de chaque domaine discuté (Rick Strassman, David Jacobs), comme je l’avais fait pour mes ouvrages.




FINGERPRINTS OF THE GODS , 1996


Graham Hancock a même passé 5 semaines dans l’Amazonie péruvienne avec les chamanes et a lui-même ingéré de l’ayahuasca pour en saisir les effets sur la conscience. Ces expériences, durant lesquelles il a pu rencontrer des " Gris " durant des états altérés de conscience, lui ont permis de livrer aux lectures un compte-rendu de première main des liens existant entre état altéré de conscience, le chamanisme, le DMT et l’espace abritant le phénomène OVNI et leurs " occupants ". Graham Hancock a montré la voie : c’est précisément dans cette direction que devrait se diriger la recherche ufologique….



Préparez-vous un nouvel ouvrage ?



F.B : Rien n’est prévu pour l’instant. Je n’écrirai un ouvrage qu’à condition d’avoir à disposition de nouvelles données susceptibles d’intéresser le public. Faire une simple compilation de cas ou du copié/collé d’Internet n’est pas mon genre.


Source: http://leschroniquesdejc.blogspot.com/

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Interview faite par Internet - Août 2008
« Modifié: 12 mars 2015 à 00:49:29 par katchina »
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JACQUES VALLEE, une approche différente... Grégory Gutierez (UFOCOM) 1998
« Réponse #2 le: 18 septembre 2008 à 23:43:37 »

Par Grégory Gutierez (UFOCOM) greguti@infonie.fr son blog portail: http://www.greguti.com/



Pourquoi un article sur Jacques Vallée ?

 

Toute personne intéressée par l’ufologie connaît son nom et sait bien que c’est lui qui inspira le rôle du scientifique français joué par François Truffaut dans le film de Spielberg, Rencontre du IIIème type. Mais à part ça, que sait-on aujourd’hui de son travail considérable depuis les années 50, dans la petite communauté virtuelle qui chasse l’OVNI ?

Et pourtant, à la lecture de ses nombreux livres, on ne peut qu’être favorablement impressionné par le temps et l’argent qu’il a investis à la recherche des sacrés soucoupes, par toutes les pistes d’étude qu’il a pu défricher, et par son habitude d’aller directement enquêter sur le terrain, quel que soit le pays concerné, plutôt que de se fier aux habituelles informations de seconde main qui dénaturent tant les rapports... Bien entendu Vallée n’est pas parfait, loin de là, et nous verrons qu’il a parfois sous-estimé l’importance de certains aspects du dossier, mais il n’en reste pas moins que son travail est incontournable pour toute personne qui voudrait en savoir plus.

Je vous propose donc un petit tour d’horizon de ce que je sais de l’homme et de son travail... D’abord son parcours ufologique et ses livres, puis quelques unes des pièces qu’il apporte au débat et qui peuvent intéresser les autres chercheurs.


À vous de vous faire votre avis...

***
I - Parcours ufologique...

1 - Première approche du phénomène OVNI

Tout commence pour l’étudiant Jacques Vallée en France, dans les années 50. Il vit à Cergy-Pontoise et par un beau matin de 1955, dans le jardin de la maison familiale, il aperçoit dans le ciel un objet bizarre, " un disque avec une coupole transparente dessus ", qui reste stationnaire dans le ciel durant plusieurs minutes... Il refoule cette expérience pendant de nombreuses années, se persuadant que ce devait être un quelconque prototype militaire, mais au fond de lui-même cette explication est loin de le satisfaire.
Jacques Vallée, à son domicile de Cergy-Pontoise, en 1957
En 1961, sa maîtrise en astrophysique lui permet d’entrer à l’Observatoire de Paris, au tout nouveau service des satellites artificiels (basé à Meudon). Son travail consiste à traquer tout les objets traversant le ciel en haute altitude, afin de tenir à jour les éphémérides. Il travaille avec 2 autres astronomes à cette tâche. C’est à cette époque qu’il se rend compte que des choses tout à fait inhabituelles et inexpliquées parcourent le ciel. Il lui arrive parfois de traquer des cibles qui ne correspondent à rien de connu, qui ne sont pas des météorites et qui ne sont répertoriées nulle part... Il est alors confronté au mutisme des institutions : lorsqu’avec ses camarades il fait part de ces observations étranges à son supérieur direct, celui-ci se contente de les jeter à la poubelle : pas question de se tourner en ridicule, les Américains se riraient bien de nous !
Jusque là, Vallée s’était dit que si les OVNI existaient vraiment (à l’époque on parle encore de M.O.C., mystérieux objets célestes, comme les avait baptisés Aimé Michel), les astronomes les auraient vus et étudiés depuis belle lurette. Désormais il sait que les choses ne sont pas si simples. À titre personnel, il se met en contact avec des scientifiques, en France et aux États-Unis. La même attitude de censure instinctive se retrouve partout, mais aussi une tripotée de collègues qui se rendent bien compte que la situation doit changer, qu’on ne pourra continuer ainsi longtemps, à faire comme si rien ne se passait.

2 - Passons aux choses sérieuses...
En 1962, il part aux États-Unis pour aller travailler au département d’astronomie de l’université du Texas. Il prend rapidement contact avec le professeur J. Allen Hynek qu’il rejoint en 1963, à l’université de Northwestern, près de Chicago. Hynek est alors le conseiller scientifique de l’armée de l’Air pour le projet Blue Book. Cet universitaire Américain est encore confiant et optimiste à l’époque, persuadé que son gouvernement s’intéresse véritablement au problème.
En 1969, le rapport Condon met un terme définitif au projet Blue Book : les OVNI ne présentent aucun intérêt scientifique, leur étude ne sert à rien. Ouf, la communauté scientifique peut vaquer à ses occupations légitimes, et le public se rendormir sur ses deux oreilles (comme le faisait d’ailleurs Condon pendant les réunions qu’il dirigeait).
Mais pour Hynek et son bras droit Vallée, la réalité est tout autre. Durant leur collaboration avec l’armée de l’Air, ils s’aperçoivent petit à petit que tous les rapports d’observation ne sont pas envoyés à Hynek, loin de là : on ne lui transmet que les cas les moins probants... Les militaires avec qui ils travaillent semblent adopter 2 attitudes : certains veulent à tout prix se débarrasser de ce dossier encombrant qu’ils jugent sans intérêt, d’autres sont bien réservés, faisant des cachotteries et mêlant le chaud et le froid. Hynek et Vallée ont la forte impression d’être manipulés comme des marionnettes, utilisés comme caution. Vallée finit par avoir la certitude que le rôle de l’armée n’est pas clair du tout, qu’elle cache une grosse partie de ce qu’elle sait, et qu’enfin elle mène discrètement de son côté des recherches bien plus poussées, à partir de rapports très bien fournis qui restent confidentiels. Le projet Blue Book ne serait qu’une façade bien pratique pour calmer les esprits...


"Vallée fut parmi les premiers à critiquer l'attitude très douteuse de certains services gouvernementaux, utilisant la désinformation et la noyautage afin de "couler" la recherche civile... (ci-dessus, la très discrète NSA et la DIA)"
N’ayant plus vraiment confiance en une collaboration militaires - universitaires, Vallée se retire progressivement des turpitudes officiels et se met à travailler à titre personnel sur le sujet...

En 1965, Vallée publie sa première étude sur le sujet, Anatomy of a phenomenon : unidentified objects in space - A scientific apraisal. Toute la communauté ufologique Américaine reçoit avec enthousiasme ce livre écrit par un scientifique, à mille lieux des divagations extrêmes de la littérature OVNI du moment.

Puis en 1966 et en français cette fois, il écrit Les phénomènes insolites de l’espace.

Il pose dans ces livres les bases d’un travail rigoureux de collecte des témoignages, et d’analyse des caractéristiques qui en ressortent.
En 1969 est publié un livre plus ambitieux, Passport to Magonia - from folklore to flying saucers (bêtement traduit en français sous le tire Chroniques des apparitions extraterrestres !).

Vallée y met en parallèle les témoignages modernes d’OVNI d’une part, et des récits folkloriques de tous pays de l’autre. Gnomes, lutins, elfes qui dansent dans les champs et laissent des " ronds de fées " où l’herbe ne repousse plus, qui capturent parfois un humain pendant une journée alors qu’une année s’est écoulée pour ses proches, qui donnent des galettes aux humains rencontrés dans la forêt, qui s’envolent dans leurs grands paniers volants... font curieusement penser aux histoires de soucoupes et aux actes de leurs occupants...


Qu’en déduire ? Vallée parle de " folklore en formation ", sans déterminer l’origine de cette formation. Visiblement, depuis très longtemps, ces phénomènes sont là et interagissent avec l’homme, modifiant sa culture et ses croyances de manière non négligeable. Il faut se méfier de l’explication moderne de vaisseaux extraterrestres visitant la Terre dans un but d’étude, car celle-ci colle trop à notre culture et à nos connaissances actuelles, comme le " Petit Peuple " collait bien à la conception que l’on avait du monde au moyen âge...
Dès cette époque, Vallée systématise ses recherches, il est en relation avec de nombreuses personnes, Aimé Michel est son ami depuis longtemps, tout comme Hynek, mais il a aussi fréquenté le major Quintinilla du Blue Book, et tous les acteurs de l’ufologie américaine, notamment l’APRO. Il correspond aussi beaucoup avec des ufologues d’Amérique Latine, d’Italie, d’Espagne, et avec de nombreux scientifiques qui s’intéressent à titre privé et anonymement au problème OVNI...

Se forme alors autour de lui et d’Hynek tout un cercle de chercheurs. Des réunions sont organisées chez lui à Chicago. On baptise le groupe le " Collège invisible ". Des histoires incroyables, simples rumeurs et faits plus crédibles, sont amassées durant cette période.


3 - Un système de contrôle ?

Quelques années plus tard, en 1975, Vallée publie The Invisible college - What a group of scientists has discovered about UFO influences on the human race. C’est certainement un de ses plus importants livres. On y trouve les pistes de recherches et de réflexion qui faisaient le quotidien du groupe de " UFO brainstorming  " qu’était le collège. Notamment les témoignages des siècles passés, des bas-reliefs Phéniciens par exemple qu’on peut interpréter dans une optique OVNI (mais attention, Vallée se garde bien d’en tirer des conclusions hasardeuses comme le fit Von Danïken).

Mais Vallée développe surtout dans ce livre l’hypothèse du " système de contrôle ". Le phénomène OVNI semble se dissimuler lui-même, aujourd’hui le camouflage consiste en vaisseaux extraterrestres, parce que cette explication s’adapte à notre culture. Mais à chaque époque de l’humanité, le même phénomène s’adapterait aux croyances alors en vigueur...

Mais qu’est ce que c’est que ce " système de contrôle " ? La notion reste vague malgré ses tentatives d’explication. Personnellement, j’ai cru y discerner l’idée qu’un élément totalement inconnu de nous, naturel dans une certaine mesure puisqu’il semble avoir toujours été présent, influe sur l’humanité de manière discrète mais profonde, en modifiant petit à petit la psychologie des masses, et ce pour une raison qui nous échappe totalement. Pour prendre une image, la fonction et l’existence de mon PC échappent totalement à l’insecte qui vient de se poser sur mon écran parce que la luminosité l’attirait... (bon, l’image est de moi, et elle vaut ce qu’elle vaut...).

Certains rapprochements de Vallée sont audacieux. Il cite par exemple un des miracles dûs à la grotte de Lourdes : au XIXème siècle, un ouvrier était immobilisé depuis plusieurs années par une jambe parce qu’une section de l’os de quelques centimètres avait été détruite au cours d’un accident de travail. Miraculeusement, il fut guéri et la section manquante réapparut, fait attesté par les médecins qui le suivaient depuis son accident, et qui ne trouvèrent évidemment aucune explication. Et Vallée d’avancer comme hypothèse de travail qu’une technologie suffisamment avancée pourrait greffer, voire synthétiser, des parties d’os du squelette tout aussi bien que ne le ferait le bon Dieu....

Vallée se pose aussi la question de la part " psychique " du phénomène OVNI. Il prend l’exemple d’Uri Geller, qui prétendait avoir été contacté par des OVNI dans sa jeunesse, et en avoir développé ses dons paranormaux.... Évidemment Geller était un habile manipulateur, mais Vallée s’intéresse moins à la validité de l’histoire, qu’au fait que Geller et ses amis aient pu y croire sincèrement, ce qui aurait influencé leur parcours. Vallée passe ainsi en revue plusieurs histoires de " contactés " s’étant par la suite découvert des dons de clairvoyance ou de télékinésie, et ayant constitué de véritables cercles culturellement séparés du reste de la société...


La sonnette d’alarme

En 1979 est publié Messengers of deception - UFO contacts and cults (titre français : La grande manipulation).

Cette fois-ci, Vallée étudie les répercutions du phénomène sur de micro-groupes sociaux. Il s’alarme de l’augmentation progressive de cultes voués aux Visiteurs, et qui ont parfois comme base de véritables observations. Dans quelle mesure le témoin/futur gourou est-il seul responsable de la tournure que prennent les événements ? À quoi joue l’intelligence qui se cache derrière le phénomène ? Vallée tire la sonnette d’alarme. Il se pourrait très bien que ses groupements sectaires se développent au-delà de toute attente, et finissent par ruiner une recherche sérieuse. Claude Vohrilon (aussi appelé Raël, aussi appelé " celui-qui-lave-plus-que-blanc " à cause de ses tenues) semble assez inoffensif en 79, qu’en sera-t-il dix ans plus tard ? Enfin, quel est le rôle exact des autorités dans ce jeu trouble et confus ? L’État est-il un simple observateur, ou bien un acteur particulièrement actif ?


Le travail de synthèse

Après quelques années de silence pendant lesquels Vallée s’éloigne de plus en plus de la scène ufologique et de ses polémiques, tout en continuant une étude personnelle, il publie coup sur coup trois volumes, qui synthétisent et détaillent son approche.

Dimensions - a casebook of alien contacts en 1988
Confrontations - a scientist’s search of alien contact en 1990
Revelations - alien contact ans human deception en 1991


N’ayant pas encore lu Dimensions, vous me permettrez de ne pas le résumer.
Dans Confrontations, Vallée se penche sur quelques dossiers qu’il connaît très bien, puisqu’il a personnellement participé aux enquêtes. Il consacre de longs chapitre aux effets physiques des rencontres, modification biologique de certains végétaux (le célèbre cas de Trans-en-Provence), guérisons miraculeuses (cas du fameux docteur X français), voire mort pure et simple (vague brésilienne de 1977)...
Vallée veut démontrer ainsi qu’on en sait un peu plus aujourd’hui qu’il y a 40 ans, les dossiers s’accumulent, mais malheureusement aucun travail de synthèse n’est effectué... Enfin, il insiste beaucoup sur les vertus du travail sur le terrain : inspecter soi-même les lieux, interroger les témoins plusieurs fois, recouper des informations diverses ; vérifier encore et encore ses sources. Il s’est ainsi aperçu que souvent, l’événement réel n’avait rien à voir avec ce qui était raconté et discuté en long et en large dans le milieu ufologique : aller sur le terrain est la base de tout travail sérieux... C’est ainsi qu’un chapitre est consacré à la vague brésilienne de 1977, totalement ignorée par la communauté ufologique jusqu’à ce qu’il se rende lui-même sur les lieux pour savoir de quoi il retournait. Et pourtant, cette vague fut importante : pendant 2 mois, toute la population d’une petite ville isolée put voir, tous les soirs, de nombreux ovnis aux formes très diverses vaquer à d’obscures occupations, et parfois même prendre en chasse des personnes isolées, lesquelles souffraient par la suite de symptômes précis (baisse de tension, fatigue générale, apparition de " cloques " sur le corps, perte passagère de pilosité par endroits...). Une paranoïa collective fit se dépeupler petit à petit les environs, pendant qu’une équipe de militaires était envoyée sur les lieux.

Dans Révélations, il aborde un autre sujet en profondeur : le rôle trouble joué par les autorités dans certains dossiers. Ainsi, Hynek et lui-même furent contactés par des représentants officiels de l’Air Force par exemple, qui leur racontaient avec le plus grand sérieux de fantastiques histoires sur des contacts entre ufonautes et militaires.

Des preuves ? Évidemment qu’il y en avait, il suffisait d’attendre encore quelques semaines, le temps que les dernières formalités administratives soient remplies... Mais les preuves promises se faisaient toujours désespérément attendre. Vallée parle de " technique de la carotte et du bâton ". Lorsque lui et Hynek se lassèrent de ce petit jeu stérile, alors tout simplement les " informateurs " se tournèrent vers d’autres chercheurs moins regardants, moins méfiants, plus crédules.

Et l’on vit progressivement apparaître sur la scène ufologique les rumeurs les plus extraordinaires : MJ-12, Zone 51, pacte entre E.T. et gouvernement...  Toutes allégations qui s’avéraient plus bancales et infondées les unes que les autres si on se donnait la peine d’aller au fond des choses. Mais ces manœuvres de désinformation avaient réussies. En quelques années, Vallée vit les débats sombrer dans des méandres de plus en plus paranoïaques et fumeux, alors que les observations continuaient à s’accumuler, sans que personne ne se donne plus la peine d’y prêter attention.

Vallée passe en revue quelques unes de ces manipulations et désinformations, notamment l’affaire de Bentwaters en Angleterre en 1980, les allégations de Bill Moore (qui avoua lui-même par la suite avoir travaillé avec les services de renseignements américains pour une opération de désinformation), le canular de l’APEN, l’étrange et inextricable affaire des six de Gulf Breeze...

Il dégonfle au passage quelques baudruches, entre autres la fameuse histoire de " l’expérience de Philadelphie " : en 1943, l’armée américaine aurait procédé à un test secret visant à rendre un porte-avion invisible. Nous sommes en 1943 et la technologie du radar est en plein boum...


Effectivement, dit Vallée, il s’agissait de rendre le navire invisible... mais invisible aux radars !

Les sous-marins allemands ayant la désagréable habitude de repérer constamment les flottes alliées... Quant aux suites de cette expérience, on les trouve dans l’actuelle technologie " stealth "...

Enfin, autre manipulation gouvernementale selon Vallée, le dossier Ummo... Nous y reviendrons tout à l’heure.


En 1992 sort UFO chronicles of the Soviet Union : a cosmic samizdat, écrit en collaboration avec la journaliste Martine Castello.

À l’heure actuelle, l’ouvrage n’est toujours pas traduit en français, ce qui est bien dommage vu qu’il traite de la vague russe de 1989-1991 (on notera la concordance des dates avec la fameuse vague belge). Il faut noter que ces événements furent tout simplement occultés par l’ufologie américaine et européenne, qui s’en désintéressa rapidement.

Selon Vallée, se désintérêt serait dû en partie à cause des a priori de l’ufologie actuelle : les témoignages parlent de sphères lumineuses d’où sortaient des " géants " blonds d’au moins 3 m. de haut. Or, tout ufologue averti sait bien que les pilotes des ovnis sont petits, gris, poilus et qu’ils travaillent de concert avec le gouvernement américain !

Enfin, en 1996, Vallée publie Forbidden science - Journals 1957-1969. Ce gros volume est un document exceptionnellement intéressant : tout simplement la chronique au jour le jour de la vie et du travail de Vallée pendant une période phare (l’époque du Blue Book). On y croise des personnes aussi intéressantes et disparates que Aimé Michel, J. Allen Hynek, Jacques Bergier, Betty et Barney Hill, Serge Hutin, le capitaine Edward J. Ruppelt... On y comprend aussi quelle était l’atmosphère de l’époque, le rôle trouble de l’armée, les groupements privés qui sont encore sérieux pour la plupart, les médias et leur manière outrancière de galvauder le sujet...

Le plus intéressant dans tout cela étant sans doute la présence du " rapport Pentacle ", que Vallée retrouve dans des archives que Hynek avait laissées s’agglutiner sans espoir d’y mettre de l’ordre...

Il faut aussi noter l’excellente édition française de ce livre, qu’on doit aux éditions O.P. (Observatoire des Parasciences), qui éditent aussi la revue Anomalies, dirigée par Yves Bosson et Pierre Lagrange. Même si le travail de Lagrange est très discutable, il faut rendre hommage à cette équipe pour ce superbe volume.

Et aujourd’hui ?
Voici comment Vallée termine son Journal :
" Il y a longtemps que des amis bien informés de conseillent de me retirer à nouveau dans les coulisses. J’ai l’intention de les écouter. Je ne peux pas justifier de rester associé à l’ufologie telle qu’elle se présente au public aujourd’hui. D’ailleurs, je soupçonne que le phénomène offre à nos yeux une structure fort différente dès que l’on abandonne les sentiers battus et les faux débats qui cachent ou défigurent les questions "recherchables". "
Remarquons que Vallée n’est pas le seul chercheur sérieux à choisir cette attitude de repli et de travail " en coulisses ", ce qui est évidemment bien dommage : la scène ufologique est ainsi laissée aux pires amateurs, qui marchent dans tous les pièges, et s’attachent aux théories les plus fantasques au détriment d’une recherche raisonnée et scientifique...


Voilà pour ce tour d’horizon du parcours de Jacques Vallée.
Voyons maintenant de plus près quelques uns des éléments que Vallée a développé tout au long de sa carrière...

II - Quelques pièces et outils versés au dossier OVNI...

1 - La classification Vallée
Depuis les années 60, époque de sa collaboration avec Allen Hynek qui était alors le conseiller scientifique du projet Blue Book, Vallée a rassemblé des milliers de témoignages sur les ovnis, issus de tous pays. Ce nombre peut paraître trop généreux, mais il ne faut pas oublier qu’il a pu inclure dans son travail beaucoup de témoignages préalablement centralisés par l’armée américaine, ainsi que ceux que lui fournissaient ses correspondants un peu partout dans le monde. De plus, lorsque le reste des ufologues se battait au sujet du MJ-12 ou de la zone 51, Vallée continuait tranquillement, loin du tumulte, à collecter de nouvelles observations.
Mais une fois toutes ces données rassemblées, encore faut-il pouvoir les trier, les classer, avec si possible le plus de rigueur et de maniabilité possible. S’il est astronome de formation, Vallée est informaticien de métier. Il est conscient du formidable outil de recherche que représente l’ordinateur, et les bases de données qu’il permet de créer puis de manipuler...
Vallée a ainsi créé une méthode de classification du phénomène. Elle inclut la catégorie des Rencontres Rapprochées de Hynek, si célèbres, mais insuffisantes. C’est dans son livre Confrontations qu’il expose cette méthode de classification.
Elle comprend 2 parties, le " Type de phénomène " à proprement dit, et le critère de fiabilité " SVP ". Ce dernier est très important, il permet de donner une estimation de l’intérêt de l’observation.
Voyons cela de plus près...
TYPE D’OBSERVATION
Vallée considère 4 types d’observations :
Anomalie (AN),
Survol (SU),
Manœuvre (MA),
Rencontre Rapprochée (RR).
Pour chacun, 5 sous-groupes différents :
1-Observations simples,
2-Effets physiques,
3-Créatures vivantes,
4-Transformation de réalité,
5-Traumatisme.
"Tableau de la Classification Vallée (tiré du livre Confrontations,éditions J'ai Lu, 1992)"

Ce classement permet de considérer 20 types différents d’événements, allant du plus basique, AN1 (une simple lumière anormale dans le ciel) au plus impressionnant, RR5 (guérison miraculeuse ou au contraire mort à la suite de l’observation de l’ovni).
Notez que les catégories AN3 et AN4 permettent de prendre en compte une observation où n’apparaît pas un ovni, mais simplement une créature anormale (cas des observations de Varghina au Brésil en 1995), et pouvant altérer la réalité du témoin.

ÉCHELLE DE FIABILITÉ SVP
Ces trois lettres désignent les mots Source (de l’observation), Visite (du lieu de l’observation) et Possibilité (d’une explication naturelle).
À chacune des lettres est associé un coefficient de fiabilité allant de 0 (nul) à 4 (excellent). Ce qui donne en fin de compte une " note " pour l’observation considérée, allant de 000 (sans intérêt) à 444 (Bingo ! Cas très sérieux !).
Voici l’échelle détaillée pour chaque critère.
S = Source :
S0 = Source inconnue, invérifiable
S1 = Source connue mais dont on ne peut estimer le degré de fiabilité
S2 = Source digne de foi mais de seconde main
S3 = Source digne de foi et de première main
S4 = Interview directe du témoin, recueillie par un enquêteur compétent
V = Visite (du lieu de l'observation) :
V0 = Pas de visite du site
V1 = Visite par une personne non spécialisée
V2 = Visite par une personne familiarisée avec le phénomène
V3 = Visite par une personne spécialisée en "ufologie"
V4 = visite par un enquêteur chevronné qui a fait une enquête
approfondie sur les lieux
P = Possibilité (d'une explication naturelle) :
P0 = Les données concordent avec une explication naturelle
P1 = une explication naturelle peut être appliquée si l'on modifie légèrement les données originales
P2 = Il faudrait modifier excessivement un des paramètres pour trouver une explication naturelle
P3 = Il faudrait modifier plusieurs paramètres pour trouver une explication naturelle
P4 = L'évidence fournie ne permet pas de conclure à une explication naturelle

Évidemment Vallée a appliqué cette méthode de classification pour ses dossiers. Il donne dans Confrontations une longue liste de cas ainsi traités. La méthode semble porter ses fruits puisqu’il pourra en tirer plusieurs courbes, dont une qui permet de conclure que les cas de Rencontre Rapprochée se déroulent principalement en soirée (21h-23h), puis juste avant l’aube (vers 5h du matin). Ces résultats sont confirmés par les travaux d’autres chercheurs (Poher, Randles...) qui aboutirent à la même conclusion, quelle que soit la " vague " considérée.
Je ne peux qu’encourager le lecteur à lire de lui-même l’exposé de cette méthode de classification par Vallée dans Confrontations, qui constitue un modèle du genre pour toute enquête sur le terrain puis traitement des données collectées.
2 - Les sept pièges du faux raisonnement
Dans Révélations, Vallée explique le mécanisme de 7 pièges de faux raisonnement, qui finissent par faire croire à tout et à n’importe quoi, au-delà de toute attitude rationnelle et critique, comme il le constata autour de lui lorsque les faux documents du MJ-12 par exemple commencèrent à circuler.
Voici, résumés, ces 7 pièges :

Piège numéro 1 : la transitivité de l’étrangeté
" Nous sommes tous enclins à commettre cette erreur qui se développe comme suit : quelqu’un fait une déclaration très étrange que j’appellerai (A). (A) pourrait être par exemple l’affirmation "Je suis en contact avec une civilisation extraterrestre." Quand on demande à cette personne d’en apporter la preuve, elle fait une seconde déclaration que l’on appellera (B). Par exemple : "Ils m’ont donné le pouvoir de tordre cette petite cuiller par le simple fait d’y penser." "
La personne en fait alors la démonstration, bluffant les observateurs en tordant réellement la petite cuiller en question.
" L’esprit humain, prompt à tirer des conclusions hâtives, a établi une transition (B est vrai, il a été énoncé dans le contexte de A, donc A doit être vrai), qui est complètement injustifiée. "

Piège numéro 2 : l’effet d’engrenage
" Cette illusion particulière a été mise en lumière par un sceptique qui a remarqué que la plupart des passionnés de phénomènes paranormaux ne reviennent jamais à des croyances ordinaires après avoir été convaincus de la réalité d’un fait surnaturel, même s’il est prouvé par la suite qu’il était totalement faux. (...) Cette illusion n’est pas limitée aux ufologues. Si l’on parvient à convaincre quelqu’un d’acheter une seule fois un billet de loterie en lui faisant miroiter la perspective de gagner un million de dollars, il continuera probablement à acheter des billets, même s’il ne fait que perdre : il serait trop pénible de renoncer à l’illusion de pouvoir gagner un million la semaine suivante, d’autant plus que les pertes (considérées désormais comme des "investissements") continuent de s’accroître. "

Piège numéro 3 : le séquançage des aberrations
" Cette illusion est de nature émotionnelle et, de ce fait, elle est encore plus dévastatrice que les deux premières. Elle montre que la plupart des enquêteurs sur le phénomène, lorsqu’ils ont été dupés une fois, continueront d’être fascinés par les "révélations" successives, même en sachant pertinemment qu’elles sont fausses. "
Ainsi, un mystérieux informateur vous prévient qu’une soucoupe va atterrir en tel lieu à telle date. En enquêteur consciencieux, vous êtes au rendez-vous. Mais il ne se passe rien, aucune soucoupe à l’horizon... (la mésaventure est arrivée à Vallée lui-même !)
Malgré tout... " ce correspondant est maintenant devenu pour vous une source d’aventures excitantes et de renseignements confidentiels. Vous craignez, en le contrariant, d’être privé de ces renseignements. De nombreux ufologues tirent une curieuse forme de satisfaction et un sentiment de puissance personnelle de ces sources bidons dont les informations sont toutes mensongères ! Peu importe si le mystérieux individu se trompe à chaque fois, du moment qu’il continue de fournir de bonnes histoires qui répondent à vos espérances. "

Piège numéro 4 : l’attrait du matériel
" J’ai remarqué que des chercheurs expérimentés, des gens qui, pendant des années, avaient patiemment étudié des phénomènes paranormaux et les effets qui s’y rapportent, pouvaient basculer totalement, en quelques heures, en écoutant des interviews enregistrées de farceurs comme Faucon et Condor. Un jour, à San Fransisco, tout le gratin de la recherche parapsychologique californienne écouta ainsi une conférence du célèbre Arthur Young (...). (Il) présenta une bande vidéo renfermant des révélations sur les prétendus extraterrestres et leurs bases secrètes de la Zone 51. La majorité des participants quittèrent la salle convaincus que des preuves décisives étaient enfin à portée de main. (...)
Il va sans dire qu’il n’en était rien. Tout ce que nous avions était une bande montrant "Dennis", un inconnu sympathique, en train de faire des déclarations farfelues. (...)
Quelle ironie de voir une pleine salle de "lumières" psychiques se laisser embobiner par une histoire de soucoupe écrasée, pour cette seule raison qu’enfin il y a "quelque chose de tangible". "
Bref, le 4ème piège, c’est celui de la preuve matérielle toujours annoncée pour dans très peu de temps...

Piège numéro 5 : l’illusion de la noix de coco
Un ami intéressé par la parapsychologie raconte à Vallée une histoire qui lui est arrivée...
" On m’avait dit que si je me rendais dans un monastère, à 2 heures de route de Bénarès, j’y trouverais un saint homme ayant le pouvoir de faire apparaître un objet à l’intérieur d’une noix de coco que je tiendrais dans la main. Ils ne s’attendaient pas à ce que je le fasse. Mais, avec l’obstination d’un scientifique américain, je me rendis immédiatement au marché local pour y acheter une noix de coco : je me fis conduire dans le monastère situé à deux heures de Bénarès où je trouvai des moines qui me conduisirent vers un homme d’une grande sainteté qui méditait dans sa cellule étouffante et poussiéreuse. Il m’assura qu’il était en mesure de faire apparaître un objet à l’intérieur de la noix de coco par le seul pouvoir de son esprit, mais me demanda ce qui me permettait de penser que j’étais capable de tenir la noix de coco. "
En ufologie, si le gouvernement affirme qu’il détient des soucoupes dans un hangar qui doit rester secret et auquel aucun enquêteur ne pourrait prétendre accéder, alors nous somme dans la même situation : affirmation totalement invérifiable, on devrait faire aveuglément confiance...

Piège numéro 6 : la fusion des mystères
" Quand deux événements étranges (A) et (B) se produisent dans un intervalle de temps et d’espace rapproché, il est naturel pour l’esprit humain de les unir en un seul mystère. C’est souvent une grave erreur. Le fait que des citoyens dignes de foi aient vu d’étranges objets volants au-dessus de Groom Lake (événement A), ne confirme en aucune manière les affirmations de John Lear selon lesquelles il existe des hangars abritant des disques (événement B) sur la base aérienne de Nellis. Et même si ces disques existaient, rien ne prouve qu’ils soient liés au mystère des ovnis.
On trouve le même défaut dans les déclarations publiées sur le cas de Roswell (...). Tout ce que nous savons, c’est que quelque chose s’est écrasé sur un ranch (événement A) et que l’affaire a été étouffée par l’armée de l’air, qui utilisa l’explication ridicule du ballon-sonde pour nier les faits. Les débris ne semblaient par provenir d’un objet discoïdal et il n’y avait pas de cadavres.
En revanche, un disque et des corps auraient été découverts à plusieurs kilomètres de là presque une semaine plus tard (événement B). Où se trouve le lien logique entre ces deux événements et pourquoi les ufologues amalgament-ils automatiquement ces deux événements pour en faire "l’incident de Roswell" ? "

Piège numéro 7 : l’amplification du secret
" Ceux qui adhèrent à la théorie extraterrestre brandissent souvent à la télévision des documents gouvernementaux abondamment censurés, pour prouver qu’ils sont dans le vrai. Le public adore le scandale, et ces hommes tirent un grand prestige et une influence accrue à soutenir la thèse que les agences gouvernementales essaient à tout prix de dissimuler les faits.
En réalité la censure peut provenir d’une grande variété de raisons fort banales, allant de la nécessité évidente de protéger les nouvelles découvertes techniques à la pure stupidité bureaucratique. Quand la censure est levée, le texte censuré se révèle souvent être de nature purement technique. Les ufologues ont tout simplement magnifié la nature et le sens du secret. "

Vallée conclut ainsi son exposé des 7 pièges :
" Le fait même que les militaires américains fassent en secret leurs propres recherches, interrogeant des témoins et menant de discrètes analyses en laboratoire, montre combien ils en savent peu sur le sujet, et non le contraire ! (...)
Serait-il nécessaire de mener des expériences clandestines, de surveiller des groupes de recherche civils, ou encore de financer par des moyens douteux les recherches de certains ufologues, si l’armée de l’air avait déjà des soucoupes volantes dans ses hangars et des petits extraterrestres sous le scalpel de ses chirurgiens ? Tout indique une conclusion évidente : l’attente de visiteurs venant du ciel est systématiquement encouragée et exploitée par divers groupes, parce qu’elle sert leur propre dessein. "


3 - Ummite-moi un extraterrestre
Comme beaucoup d’autres chercheurs, Vallée a reçu chez lui des lettres Ummites. La première, envoyée de New York, était même sur-timbrée à 10 dollars ! On était pressé de rentrer en contact avec lui !

Mais Vallée est toujours resté très critique envers le dossier " U ".
À la lecture de ses critiques, notamment dans Révélations où il consacre tout un chapitre au dossier, on ne peut s’empêcher de constater quelques lacunes, et l’on a la désagréable impression qu’il n’a pas étudié sérieusement le sujet...

Ainsi, voici un de ses arguments pour démonter l’histoire ummite :
" Dans un de ses documents les plus curieux, la source Ummo déclare que le tout premier atterrissage d’un de ses engins eut lieu le 24 avril 1950 près de La Javie, dans les Alpes françaises. Un équipage aurait établi une base temporaire dans une caverne et aurait ensuite effectué un certain nombre d’incursions dans les environs. (...)
En 1974, je me rendis à La Javie avec deux enquêteurs français, Aimé Michel et Fernand Lagarde (...). Nous parlâmes aux habitants d’un hameau accroché au flanc de la montagne, où la route s’arrêtait. Ils n’avaient jamais entendu parler de cavernes dans la région. De plus, la géologie de l’endroit semblait peu propice à la formation de cavités naturelles. "

Vallée semble croire que les Ummites se sont cachés dans une grotte naturelle, ce qui ne colle pas avec la nature du terrain... Mais ce n’est pas du tout ce qu’explique la lettre dont il parle !

Voici ce que précise la lettre en question :
" Peu après sortaient (des nefs ummites) les six expéditionnaires accompagnés de 20 membres de l'équipage. Il était nécessaire de commencer les travaux d'une construction souterraine d'urgence. (...)
Il était nécessaire de réaliser la perforation en fondant à grande température des grés et des calcaires. la haute composition silicieuse du sol provoqua au début un sérieux problème qui fut rapidement résolu. Les matériaux ainsi fondus furent transmutés en un isotope d'azote. De cette façon, à l'extérieur n'apparaissaient pas des tas de terre qui auraient révélé notre présence à d'éventuels observateurs humains terrestres. L'on travailla toute la nuit jusqu'à 7 heures. Peu avant l'aube nos EUWA se déplacèrent dans un petit bois d'étranges arbres à feuilles filamenteuses identifiés après sous le nom terrestre de "PINUS MONTANA".
La galerie ouverte dans le sous-sol d'une longueur de 4 mètres, à une profondeur de 8 mètres et étayée avec des IGAAYUU (sortes de CINTRES extensibles modulaires d'un alliage de Magnésium très léger), se maintenait à une température très élevée (quelques 500 degrés) bien que la fusion au moyen d'un processus énergétique nucléaire des produits ou des composés du sous-sol s'accompagne ensuite d'un refroidissement très rapide. De plus il était nécessaire de résoudre le problème de la condensation de vapeur d'eau sous forme de petits nuages qui en se décrochant de la galerie en une haute colonne pouvaient révéler notre présence. Il fut nécessaire d'obturer la bouche du tunnel ou galerie avec une plaque de plastique et de recueillir aussi par aspiration les fumées décrochées à partir de la combustion des substances organiques du sol ".
Vallée a-t-il bien lu cette lettre ? En tout cas son argument se base sur une grossière erreur de lecture... Il a sans doute dû uniquement parcourir la lettre, sans y prêter vraiment attention, voire n’en a eu qu’un rapide résumé entaché d’erreurs, ce qui laisse planer un sérieux doute sur le bien fondé de son opinion au sujet des Ummites...
Malgré cette largesse, au moins une de ses critiques est recevable. On a souvent lu que les lettres Ummites étaient tellement riches, variées et nombreuses qu’un seul homme, voire même un petit groupe, n’aurait pu toutes les écrire, depuis tant de dizaines d’années. Il lui aurait fallu une imagination et des connaissances tout à fait fabuleuses.
Faux, répond Vallée. On connaît au moins un cas tout à fait exceptionnel : un homme, Kirk Allen, brillant savant américain travaillant pour le gouvernement, avait été étudié par le psychiatre Robert Lindner, lequel raconte l’histoire de Allen dans son livre L’heure de cinquante minutes.
Il est clair, à la lecture de l’exposé du cas par Vallée dans Révélations, qu’il reprend en grande partie, presque mot pour mot, un article paru dans la revue française Planète en 1963. Il s’agit d’un extrait du livre, intitulé Le fabuleux voyage d’un atomiste, paru dans le 9ème numéro (p.123 à 135). Bizarrement, Vallée ne cite pas une seule fois sa source, et pourtant il emprunte énormément à l’article en question.
En tout cas, l’histoire de Kirk Allen laisse rêveur...

Ce brillant physicien croyait passer une partie de son temps sur une autre planète, Seraneb, sur laquelle il pouvait se rendre à volonté par la simple pensée. Comme il passe de plus en plus de temps à rédiger des mémoires et des études sur cette planète, son travail s’en ressent et c’est ainsi que Lindner est contacté par des collègues s’inquiétant de l’importance grandissante de ses " voyages "... En traitant Allen, Lindner se prend à son tour de passion pour la planète Seraneb et découvre les textes rédigés par son patient, qui comprennent :
- 100 pages de dictionnaire
- 82 cartes minutieuses en couleurs et à l’échelle
- 161 études sur la géologie et l’architecture
- 12 tableaux généalogiques rigoureux
- 18 pages de description du système galactique auquel appartient Seraneb, avec 9 cartes d’étoiles
- 200 pages d’une histoire de l’Empire dirigé par Allen
- 44 brochures de 2 à 20 pages chacune traitant avec beaucoup de rigueur scientifique d’aspects particuliers de la vie sur Seraneb, tels que " Application de la théorie du Champ Unifié à la propulsion hyperphonique ", " Métabiologie des habitants des Vallées ", " Culte du Feu et sacrifices rituels sur Srom Sodrat II ", ou encore " La sexualité chez les Crystopèdes "...
Après quelques mois de travail commun entre le patient et son psychiatre, Allen avoue un jour à Lindner qu’il ne croit plus à toutes ces histoires, et qu’il se considère désormais comme guéri... Lindner le laisse partir, mais avoue dans son livre qu’il eût l’impression que Allen voulait se débarrasser de lui.

L’article de Planète se termine ainsi :
" Je n’ai pas vu Allen depuis des années, mais je pense souvent à lui et aux jours où nous parcourions ensemble les galaxies. Son image revient me hanter, certaines nuits d’été, sur Long Island, quand le ciel, recouvrant Peconic Bay, est tout frémissant d’étoiles. Et parfois, levant les yeux, je me murmure en souriant : "Comment vont les crystopèdes ?" "

Et Vallée termine ainsi son chapitre sur les Ummites :
" Au cours des longues nuits d’été de Long Island, quand le ciel est constellé d’étoiles, il arrive encore au docteur Lindner de lever la tête et de murmurer en souriant : " "Comment vont les crystopèdes ? Que se passe-t-il à Seraneb ?"
De même, je suis parfois tenté de me demander : "La paix règne-t-elle sur le système planétaire d’Iumma ? Les Ummites sont-ils entièrement satisfaits de la fonction transcendantale d’Oemii ?" "
Que peut-on en conclure ? Certains n’hésiteront pas à avancer le fait qu’on a tiré des textes Ummites quelques idées scientifiques très intéressantes, ce qui est loin d’être le cas pour les textes de Seraneb... Oui mais, encore eut-il fallu qu’un scientifique de bon niveau se penche, par exemple, sur l’Application de la théorie du Champ Unifié à la propulsion hyperphonique, ce qui n’a jamais été fait...
Imaginons que Kirk Allen, peut-être avec la complicité de quelques amis, se mette à envoyer par vois postale ses rapports et mémoires sur Seraneb à des ufologues... Belle concurrence pour les Ummites !

4 - Cinq arguments contre l’origine extraterrestre des OVNI
C’est le titre que donne Vallée à un article d’abord publié en anglais dans le Journal of scientific exploration, puis repris en annexe à la fin de Révélations.
Vallée explique :
" ...les données accumulées tendent à montrer, de diverses manières, que les ovnis existent bel et bien, qu’ils relèvent d’un phénomène précédemment non reconnu, et que les faits ne corroborent guère l’hypothèse de "visiteurs de l’espace", tels qu’on les conçoit généralement. "

Puis il expose ses 5 arguments. À vous de vous faire votre opinion...
Argument 1 :
Les rencontres rapprochées sont beaucoup plus nombreuses que ne l’exigerait toute exploration physique de notre planète.
Argument 2 :
La morphologie humanoïde des prétendus " visiteurs " a peu de chances d’être apparue sur une autre planète, et d’un point de vue biologique, elle est mal adaptée au voyage dans l’espace.
Argument 3 :
Le comportement rapporté dans des milliers de récits d’enlèvements est en contradiction avec l’hypothèse d’expérimentations génétiques ou scientifiques menées sur des humains par une race plus avancée.
Argument 4 :
La présence du phénomène tout au long de notre histoire prouve que les ovnis ne constituent pas une manifestation propre à notre époque.
Argument 5 :
L’apparente aptitude des ovnis à manipuler l’espace et le temps suggère des hypothèses radicalement différentes et plus riches. (ces hypothèses sont : des lumières sismiques (travaux de Derr et Persinger), un " système de contrôle " naturel (Vallée) et les " trous de vers ", c’est-à-dire l’hypothèse de voyageurs temporels (Randles)...)

Tout au long de son article Vallée développe ces 5 arguments. Remarquons que les 2ème et 4ème arguments sont pour le moins discutables et semblent partir d’une simple opinion de l’auteur (notamment, en quoi la présence du phénomène dans les siècles passés invalide-t-elle l’hypothèse extraterrestre ?).

***
Conclusion
Ce résumé du travail de Jacques Vallée est donc terminé.

J’espère avoir pu montrer que ce travail est essentiel pour toute personne s’intéressant sérieusement au phénomène OVNI. On peut évidemment discuter plusieurs conclusions de Vallée. On a vu qu’il semble avoir traité avec beaucoup de légèreté le dossier des Ummites par exemple, ce qui peut laisser planer des doutes sur le reste de ses recherches.
Malgré tout son travail force le respect par son ampleur et sa richesse.
On l’a parfois catalogué à tort dans la catégorie " sceptiques ", parce qu’il est toujours resté méfiant envers certains dossiers. On se rend compte avec le recul qu’il n’avait peut-être pas tord...
Il fut tout de même l’un des premiers à s’inquiéter de la montée en puissance des cultes voués aux Visiteurs, à prévenir la communauté ufologique contre les manœuvres de debunking de certains gouvernements, et à insister sur l’aspect psychologique et culturel du phénomène OVNI à travers les siècles...

Source: www.ufocom.org/UfocomS/vallee.htm

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Grégory Gutierez 
Photo Jérome Beau et Grégory Gutierez chez Didier de Plaige - La vage d'ovnis

Gutierez le 27 septembre 2006 [1] 
Gutierez naît le 22 avril 1975 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

Il s'intéresse à la parapsychologie et à son histoire comme à l'ufologie et à ses diverses tendances, et est journaliste pour les revues Science Frontières et The Fortean Times.

IMI (1999-2006) A partir de 1999, il est membre du Comité Directeur de l'IMI.

En 2001, crée la liste de discussion Aleph 1, pour débattre des phénomènes fortéens. Il travaille un moment dans une start up qui ne survivra pas à l'explosion "bulle Internet", et le redirigera vers le journalisme et l'écriture.

Suite au décès de Nicolas Maillard en 2000, il poursuit et acheve la rédaction de l'histoire de la parapsychologie que ce dernier avait commencée [2].

En juillet 2003 il crée le site Roswell-fr.

En 2004, suite à une annonce de la fermeture du SEPRA, et sur une idée de Patrick Gross, il crée le site Ovniland 2 afin de recueillir des signatures pour une pétition visant à sauvegarder et publier les archives du SEPRA. Rapidement, ce site va se muer en un site ufologique plus généraliste, présentant divers articles et projets de recherche dans le domaine.

Au début de 2007, il quitte l'IMI.


Fermée en 2006
Aujourd'hui CielInsolite.fr
"Faut-il croire aux phénomènes inexpliqués", L'Arène de France, France 2
Gutierez, G. & Maillard, N.: Les Aventuriers de l'esprit, 5 octobre 2005, Presses du Châtelet
 
Source: http://www.rr0.org/personne/g/GutierezGregory/index.html

Source photo: http://nseo.com/ARIM952/ovnis.htm
« Modifié: 12 mars 2015 à 00:56:59 par katchina »
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titilapin2

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Pour aller plus loin au sein des posts du forum sur Jacques VALLEE:


A propos de Jacques Vallée
dans Portraits Anglo-US & Projet Camelot par RIM952
http://icietmaintenant.fr/SMF/index.php?topic=2212.0


Ici&Maintenant ! 95.2 FM > La Vague d'Ovnis > La vague d'ovni(s) (Modérateurs: elevenaugust, XavierD, Nemo492) > Livre: Science interdite de Jacques Valléehttp://icietmaintenant.fr/SMF/index.php?topic=4253.0
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JuanTolosa

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"
Attention, il n'y a pas eu de réponse à ce sujet depuis au moins 300 jours.
À moins que vous ne soyez sûr de vouloir répondre, pensez éventuellement à créer un nouveau sujet. "


Et cela m'étonne un peu.

Merci beaucoup titilapin2!!!

En cherchant plus d'informations sur les travaux de Fabrice Bonvin,je suis retombé ici.  ;D
La théorie gaïenne est très intéressante.
Je m'intéresse au"chamanisme" depuis quelques années et j'ai constaté que les guérisseurs et guérisseuses rapportent des récits de rencontre avec des personnages très évolués qui les aident à guérir le ou les malades.
Selon,les cultures,ces "êtres"peuvent revêtir différents aspects.
Bien sûr,cette théorie n'ampute pas la théorie HET. Les deux sont valables.(ama)
A nous de faire la différence entre les deux,selon les cas.
Ce n'est qu'une hypothèse,mais il est fort probable que les enlevé(e)s qui se réveillent chez eux soient en contact avec Gaïa et ceux que l'on retrouve loin de chez eux,soit dans l'espace et/ou dans le temps,aient été en contact avec des ET.
Quoiqu'il en soit,cette nouvelle approche met beaucoup d'eau dans "mon" moulin. ;)
(je sens que je vais bien dormir ce soir)
« Modifié: 12 mars 2015 à 01:07:57 par katchina »
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mistigrigri

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en tous cas vu l'affairisme actuel de nôtre Sâr Cosy sur le nucléaire, nul doute que nous allons bénéficier d'une petite vague d'ovnis ! A vos bonnettes !
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