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Auteur Sujet: Fil généraliste: exoplanètes (photographiées et traces de vie)  (Lu 56039 fois)

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titilapin2

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La première exoplanète photographiée !

[ suite du blog de Didier: http://ovnis-usa.com/2008/10/09/jeudi-9-octobre/ ]

La première image d'une observation directe d'une exoplanète !


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Gemini adaptive optics image of 1RSX J160929.1-210524 and its likely ~8 Jupiter-mass companion (within red circle). This image is a composite of J-, H- and K-band near-infrared images. All images obtained with the Gemini Altair adaptive optics system and the Near-Infrared Imager (NIRI) on the Gemini North telescope. Photo Credit: Gemini Observatory
Crédits : "Gemini Observatory/AURA"

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Un groupe de trois scientifiques de l’université de Toronto va sans doute rentrer dans la légende des découvertes astronomiques majeures, ils sont les premiers à avoir observé en direct une exoplanète. En utilisant le Gemini North Telescope de Mauna Kea à Hawaï, ils ont pris des images d’un jeune étoile qui répond au doux nom de 1RXS J160929.1-210524 et se situe à quelques 500 années lumière de la Terre et d’un astre proche de cette l’étoile.

L’analyse du spectre de cet astre a révélé qu’il s’agit d’une masse d’environ 8 fois la taille de Jupiter. Une distance de 330 fois la distance Terre-Soleil sépare les deux corps, à titre de comparaison Neptune la planète la plus éloignée du Soleil orbite à une distance de 30 fois la distance Terre-Soleil (les scientifiques disent 30 U.A ou unité astronomique). L’étoile centrale est d’une masse similaire à celle du Soleil mais bien plus jeune.

"C’est la première fois que nous voyons directement un objet d’une masse correspondant à une planète qui semble orbiter autour d’une étoile du même type que le Soleil [..] Si nous arrivons à montrer que cet objet est relié sous l’influence des effets gravitationnels à l’étoile centrale, nous aurons fait un grand pas en avant, " déclare Davis Lafrenière.

Jusqu’à présent les seuls corps hors du système solaire ressemblant à des planètes que l’on avait pu visualiser directement étaient des astres flottant librement dans l’espace sans orbiter autour d’une étoile ou alors des naines brunes très petites.

L’existence d’un corps de taille équivalente aux planètes orbitant si loin de l’étoile centrale est une surprise et soulève de vraies questions théoriques quant aux mécanismes de formation des planètes et des étoiles. "Cette découverte est un exemple supplémentaire pour illustrer à quelle point la diversité de l’univers est remarquable, il est fort possible que la nature ait réservé plusieurs processus différents pour produire des objets de taille planétaire orbitant autour d’une étoile," avance Ray Jayawardhana un membre de l’équipe.


De telles observations étaient irréalisables sans l’utilisation du télescope Gemini et de sa technologie d’optique adaptative qui réduit les phénomènes de distorsion causé par la turbulence de l’atmosphère terrestre. Les images prises dans le proche-infrarouge et le spectre de la supposée planète indique que l’objet est trop froid pour être une étoile ou une naine brune et qu’il est très jeune.

Les différentes étapes de vérification et d’observation vont prendre deux ans au cours desquelles les scientifiques vont étudier les trajectoires des deux astres dans l’espace. Il est prématuré de dire que le nouvel objet orbite définitivement autour de son étoile, mais les preuves sont très convaincantes.

Le résultat de ce travail est le fruit d’un projet qui vise à surveiller un groupe de plus de 85 étoiles situé dans la constellation du Scorpion. Cette découverte ne devrait pas être la dernière confient les membres de l’équipe.

La constellation du Scorpion Crédits: NASA
source

L'article de David Lafrenière et all. source de cette news :
http://arxiv.org/PS_cache/arxiv/pdf/0809/0809.1424v1.pdf

http://www.unisciences.com/espace/news/photographie_exoplanete.php?id=224
modération : lien sur page d'accueil

http://www.wikio.fr/article/71656424
modération : la page n'existe plus
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Une nouvelle méthode pour détecter facilement des exoterres ?
« Réponse #1 le: 22 octobre 2008 à 22:30:58 »

Le 20 octobre 2008 à 09h31                Une nouvelle méthode pour détecter facilement des exoterres ?

Par Laurent Sacco, Futura-Sciences
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La découverte d’exoterres, plus généralement de planètes telluriques, est aujourd'hui l’un des objectifs les plus intensément poursuivis par les astronomes. Deux chercheurs américains pensent avoir trouvé un moyen radicalement nouveau et bien plus simple : chercher des effets de lumière sur la poussière...

Les planètes telluriques sont particulièrement difficiles à détecter du fait de leurs faibles masses. En effet, contrairement aux « Jupiter chauds » massifs et de grande taille, ces poids plume n’éclipsent que très peu la lumière de leur étoile et surtout ne lui imposent pas un mouvement d’amplitude assez grande. La vitesse à laquelle l’étoile, successivement, se rapproche et s’éloigne est alors trop faible pour que l’effet Doppler décale son spectre de façon significative. Quelle que soit la méthode, détection de ce décalage spectral ou de la baisse de luminosité de l’étoile lors d’un transit planétaire, les exoplanètes telluriques ne se signalent que de manière excessivement discrète.
 
Simuler l'effet de planètes virtuelles pour savoir lire les disques de poussière

Christopher Stark de l’Université du Maryland et Marc Kuchner du Goddard Space Flight Center de la Nasa à Greenbelt viennent de publier un article dans lequel ils proposent d’utiliser les propriétés des disques de poussières qui entourent les étoiles de type solaire. Selon eux, il serait possible d'en inférer la présence de planètes dont la masse peut aller de celle de Mars à cinq fois celle de la Terre. Un tel disque existe aujourd’hui encore autour du Soleil. Beaucoup plus ténu qu’au début de l’histoire du système solaire, il persiste car il est continuellement alimenté par les comètes et les chocs entre astéroïdes de la ceinture s’étendant entre Mars et Jupiter.

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L'effet sur la structure d'un disque de poussière d'une planète (dust ring) de 5 fois la masse de la Terre. Des anneaux se forment et des zones brillantes apparaissent. Crédit : Nasa/Christopher Stark, GSFC

Cette poussière réfléchit les rayons solaires. Sur Terre, elle nous offre la lumière zodiacale, cette faible lueur dans le ciel nocturne, de forme vaguement triangulaire et qui s'étend à partir du côté du Soleil le long du plan de l'écliptique (ou du zodiaque qui lui a donné son nom). Les poussières qui en sont responsables sont réparties dans un volume en forme de lentille, centré sur le Soleil et s'étendant bien au-delà de l'orbite de la Terre.

Des résonances gravitationnelles peuvent apparaître dans ce disque de poussières et produire des anneaux. Ceux de Saturne ont la même origine. Les structures qui s’y forment sont dynamiques et génèrent, voilà la clé, des zones plus réfléchissantes que les autres. Comme il s’agit de structures de grandes tailles éloignées de l’étoile, bien que peu brillantes, elles devraient pouvoir être observées avec des télescopes sans nécessiter un très fort pouvoir de résolution ni des techniques de traitement de l’image pour soustraire le flot de lumière stellaire, des conditions indispensables pour repérer une exoplanète avec les autres méthodes.

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Une des simulations de Clark et Kuchner. En rouge les régions de plus hautes densités et en violet les plus basses. Crédit : Nasa/Christopher Stark, GSFC

Encore faut-il savoir déduire de l'observation de ces effets lumineux d'utiles informations sur la ou les planètes telluriques qui en sont la cause. C'est ce moyen qu'ont cherché à mettre au point Clark et Kuchner. A l'aide de 120 simulations différentes comportant chacune 25.000 particules figurant les grains de poussières, ces deux chercheurs ont relié le profil de luminosité des disques et de leur anneaux aux paramètres de masse et d’orbite d'exoplanètes telluriques variées. Il devrait donc désormais être possible d'effectuer le chemin inverse et de remonter aux caractéristiques de planètes invisibles à partir de ces profils de luminosité...


Les catalogues ainsi produits devraient être précieux lorsque les télescopes spatiaux  James Webb et Terrestrial Planet Finder seront lancés. Le premier devrait l’être en 2013 et il succédera à Hubble

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http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/une-nouvelle-methode-pour-detecter-facilement-des-exoterres_17051/
La lumière zodiacale. Crédit : Yuri Beletsky/ESO Paranal
« Modifié: 14 octobre 2019 à 23:17:35 par Modération »
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ASTROPHYSIQUE Etoiles : COROT fait ses preuves
« Réponse #2 le: 23 octobre 2008 à 23:51:53 »

ASTROPHYSIQUE   Etoiles : COROT fait ses preuves

NOUVELOBS.COM | 23.10.2008 | 21:47

Les observations du télescope spatial COROT ont permis d’étudier les vibrations de trois étoiles avec la même précision que notre Soleil. Les résultats publiés ce vendredi marquent un tournant pour la sismologie stellaire.

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Représentation d’une oscillation faisant vibrer toute une étoile. (Aarhus University/ S. Frandsen/ Science)

Même s’il est moins connu du grand public que la quête d’exoplanètes similaires à la Terre, le second volet de la mission du télescope européen COROT est crucial pour la connaissance des étoiles. COROT a en effet été conçu pour mesurer les vibrations qui rythment les étoiles et qui permettent de connaître leur structure interne. Les premiers résultats publiés aujourd’hui dans la revue Science sont très probants : la technique fonctionne bien. Une nouvelle phase d’étude des étoiles peut véritablement commencer, se réjouissent les chercheurs.

Comme les sismologues traquent les ondes sismiques pour connaître l’intérieur de la Terre, les astroséismologues mesurent les oscillations des étoiles pour étudier leur structure. «Une étoile vibre en rythme de manière cohérente» a expliqué Eric Michel, chercheur au Laboratoire d’études spatiales et d’instrumentation astrophysique (Lesia, Observatoire de Paris, CNRS), lors de la présentation des résultats. Cela produit des oscillations de très faible amplitude, détectables via les infimes variations de la quantité de lumière émise par l’étoile.

COROT est le premier observatoire spatial à appliquer cette technique à d’autres étoiles que notre Soleil. Trois étoiles assez semblables au Soleil, bien qu’un peu plus chaudes, ont été choisies. C’était un véritable défi, a expliqué Eric Michel. «Les oscillations que nous mesurons engendrent à la surface de l’étoile des variations de températures inférieures à un centième de degré». Pour détecter d’aussi faibles amplitudes, il a fallu éliminer plusieurs perturbations, a détaillé Michel Auvergne (Lesia) : la lumière diffusée par la Terre a été réduite par un facteur 10 puissance 13 ; les variations de températures subies par le télescope (lorsqu’il passe en éclipse), réduites à un centième de degré !

Résultats : Eric Michel et ses très nombreux collègues français et européens ont observé des amplitudes 1,5 fois plus importantes que pour les oscillations du Soleil, mais 25% plus faibles que ce que prédisent les modélisations théoriques. Aux oscillations s’ajoute l’observation des granulations, ces gros grains visibles à la surface de l’étoile qui sont le reflet du transport de la chaleur au sein de l’étoile –autrement dit de la convection.

«Tout ce que nous savons aujourd’hui des étoiles est bâti sur la modélisation théorique et à sa comparaison avec les mesures de surface. Là nous apportons des informations sur l’intérieur de l’étoile» a précisé Eric Michel.

Lancé en décembre 2006, COROT devait fonctionner trois ans. Cependant, ses instruments fonctionnant au-delà des espérances de ses concepteurs, sa durée de vie sera prolongée. Jolie revanche pour un télescope qui a failli faire des frais des restrictions budgétaires il y a quelques années.

Cécile Dumas
Sciences et Avenir.com
24/10/08
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/espace/20081023.OBS7522/_etoiles__corot_fait_ses_preuves.html

Sur Internet
Le site de Corot (ESA)

La physique solaire (Lesia/ Observatoire de Paris)
Le projet Corot (Cnes)


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Connaître l'intérieur des étoiles, pourquoi faire ?  


Les étoiles sont un des constituants principaux de l'Univers ; elles sont une des sources d'information majeure le concernant. Il est donc essentiel de les étudier si l'on veut comprendre l'Univers. Pour s'en persuader, il suffit de se rappeler que c'est dans le coeur des étoiles, et là seulement, que se forment quasiment tous les éléments chimiques, autres que l'Hydrogène et l'Hélium, qui constituent l'Univers.
Presque tous les domaines de l'Astrophysique s'appuient sur les "résultats" de la théorie de l'évolution stellaire, par exemple pour connaître l'âge des amas globulaires, qui nous donne une indication incontournable sur l'âge de l'Univers, ou pour calibrer les estimateurs de distance dans l'Univers, ou encore pour comprendre l'origine des éléments chimiques, ou l'histoire passée du Soleil et du système solaire.
La physique de l'intérieur des étoiles reste mal connue, contrairement à une idée assez répandue, et cette mauvaise connaissance se traduit par de graves incertitudes d'abord sur la modélisation de la structure interne et de l'évolution des étoiles, mais aussi évidemment dans tous les domaines de l'Astrophysique qui utilisent ses résultats.
 

Parmi les différents ingrédients de physique nécessaire à la construction d'un modèle d'étoile, on trouve d'abord de la physique microscopique: les taux de réactions nucléaires, les opacités, l'équation d'état, dans des conditions physiques tres diverses et tres eloignees de celles realisables en laboratoire.
Mais le coeur de la modélisation s'appuie sur des hypothèses concernant la dynamique des fluides, les processus de transport, et en particulier la convection, mais aussi la circulation méridienne induite par la rotation, le transport par ondes, le développement d'instabilités produisant des régimes turbulents. Si la physique microscopique a fait de grands progrès récemment, il n'en est pas de même de l'hydrodynamique non-linéaire qui est encore dans l'enfance. Et pourtant ces phénomènes, en transportant les élément chimiques et le moment angulaire, en modifiant la répartition d'entropie, affectent directement l'évolution, modifient les quantités de matière brûlée dans les coeurs, la durée de vie des étoiles, la composition chimique de la matière éjectée, le mode d'enrichissement de l'espace interstellaire en éléments lourds, etc.
Cette méconnaissance pénalise donc la plupart des prédictions. L'âge des plus vieux amas globulaires, contenant les plus vieilles étoiles de l'Univers, n'est connu qu'à un facteur 2 près, entre 11 et 21 milliards d'années (Chaboyer 1995).
  Les étoiles sont  un objet d'etude incontournable si l'on veut mieux comprendre l'Univers 
dans son ensemble. Elles constituent également, si nous savons les osculter, un formidable laboratoire, pour tester les lois de la physique, dans des conditions tres diverses et impossibles a reproduire en laboratoire. 

La raison principale de cette situation, outre la difficulté intrinsèque des problèmes d'hydrodynamique, est que nous manquons de tests observationnels pour contraindre notre représentation de ces phénomènes de physique fondamentale.
Ainsi, un modèle d'intérieur stellaire "standard" de type solaire requiert la connaissance d'au minimum 5 paramètres: il y en a 4 qui sont intrinsèques, masse, âge, composition chimique initiale (Y et Z), et un qui représente notre ignorance de la convection même en supposant parfaitement connus les ingrédients de base de la théorie, la longueur de mélange L, représentée en général par le coefficient a = L /Hp, où Hp est l'échelle de hauteur de pression. Et ce modèle ignore la rotation et les paramètres correspondants aux processus de transport associés.


Or, on ne dispose en général que de 2 observables, qui sont la température effective et la luminosité, pour les étoiles dont on connaît bien la distance et pour lesquelles on a réussi à faire correctement une correction bolométrique. Pour les étoiles suffisamment brillantes et qui ne tournent pas trop vite, l'analyse détaillée du spectre électromagnétique, couplée à la théorie des atmosphères permet de déterminer certaines abondances de surface et d'estimer la gravité de surface. Quelques systèmes doubles (binaires visuelles, binaires spectroscopiques ou à éclipses) permettent de connaître quelques masses et quelques rayons. De plus, ces observables auxquelles nous avons accès sont des observables de surface, et ne dépendent que très peu des détails de la structure interne des étoiles. La théorie de la structure interne et de l'évolution des étoiles n'est donc pas suffisamment contrainte par les observables classiques.


Il est impératif d'augmenter le nombre d'observables sur un échantillon significatif d'étoiles. C'est ce que va permettre l'astérosismologie, technique utilisée dans l'expérience COROT. 

L'héliosismologie a montré la voie. Elle apporte des contraintes extrèmes à la structure interne du Soleil et ne cesse de contredire les modèles, en fournissant des mesures de la rotation interne du soleil défiant toute explication, en mesurant précisément la taille de la zone convective externe et la structure des couches extérieures.
Mais, selon leur masse et leur age, les étoiles ont des structures bien différentes, correspondant à des processus physiques aussi très différents. Le Soleil est une étoile moyenne, ni très jeune, ni très vieille, ni très massive, ni peu massive.  Pour comprendre l'évolution stellaire dans son ensemble et ses conséquences sur notre Univers,  il est nécessaire de balayer un grand spectre d'états stellaires très différents.

Comme on le verra par la suite, COROT va fournir un grand nombre d'observables sur un nombre raisonnable d'étoiles, permettant de tester beaucoup plus finement la modélisation de l'évolution stellaire, et donnant ainsi accès à des mesures contraignant directement les processus hydrodynamiques les plus importants dans les intérieurs stellaires : la convection et plus généralement l'ensemble des processus de mélange, la rotation et le transport de moment angulaire, la taille de la zone d'ionisation de l'Hélium, et l'efficacité des processus de diffusion microscopique.
 
   

La sismologie est l'outil idéal pour "voir l'intérieur" des étoiles. Il s'agit de détecter et de mesurer les caractéristiques des modes propres d'oscillation des étoiles, et d'utiliser leurs propriétés pour comprendre la structure de leur intérieur, comme on le fait déjà depuis longtemps pour la Terre ou la Lune.
La théorie est donc assez bien connue. Elle bénéficie des développements déjà anciens en Géophysique. Elle repose sur de la mécanique et de la thermodynamique en général classique, (sauf dans quelques cas).
Elle permet en principe de retrouver la structure de l'objet en interprétant son spectre de fréquences, donc de sonder directement les détails de sa structure interne.
En ce qui concerne les étoiles, c'est le seul moyen existant actuellement pour ce faire.

http://www.lesia.obspm.fr/astro/sismo/pages/savoirplus.html

________________________________________________________

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Les principales étapes du projet

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Le satellite est en orbite depuis 666 jours, son fonctionnement est très satisfaisant.

 
Le télescope spatial COROT est une mission d'astronomie conduite sous maîtrise d'œuvre du CNES, en partenariat avec plusieurs laboratoires français (CNRS) et pays coopérants (Europe, Brésil).
 
Le satellite, qui s'inscrit dans la filière Proteus, est doté d'un télescope afocal de 27 cm de pupille et d'une caméra champ large à quatre détecteurs CCD sensibles à de très faibles variations de la lumière des étoiles.
 
 
L'instrument COROT permettra de sonder, par une technique appelée sismologie stellaire, les phénomènes physiques se produisant à l'intérieur des étoiles, ainsi que de détecter de nombreuses planètes extrasolaires, par l'observation des micro-éclipses périodiques que ces planètes provoquent en passant devant leur étoile mère.
 
 
Par ses hautes performances photométriques et des observations pouvant durer cinq mois sans interruption, la mission COROT a l'ambition d'être la première expérience spatiale capable de découvrir des planètes extrasolaires telluriques, comparables par leurs propriétés aux planètes rocheuses du système solaire et, de façon générale, d'étudier, dans deux domaines d'application, des phénomènes et des objets jamais observés jusqu'à ce jour. Son lancement s'est déroulé avec succès le 27 décembre 2006.
 
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COnvection, ROtation & Transits planétaires

CARACTERISTIQUES   
Mini-satellite de la filière PROTEUS du CNES
Télescope afocal équipé de 4 CCD.
Sismologie stellaire et recherche de planètes extrasolaires
 Orbite circulaire,
polaire à 896 km d'altitude


ACTUALITES 
 
 02-05/02/2009
1er symposium international dédié aux résultats scientifiques de CoRoT ... 
 
 10/2008
CoRoT découvre un objet unique ...   
 
 10/2008
Ecole Doctorale internationale consacrée à CoRoT ...   
 
 07/2008
Point sur les dernières découvertes de CoRoT ... 
 
 05/2008
Communiqué de l'équipe CoRoT 
 
 12/2007
CoRoT un an après le tir
 
http://smsc.cnes.fr/COROT/Fr/
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Liste des brèves AFP du lundi 16 juin 2008
 
Découverte de dizaines d'exoplanètes, trois super-Terres autour d'une étoile

Trois exoplanètes un peu plus grosses que notre astre, des "super-Terres", ont été décelées autour d'une même étoile par une équipe d'astrophysiciens suisses et français qui ont révélé leur découverte lundi à Nantes (ouest de France), lors d'un colloque international.

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L'équipe de l'Observatoire de l'Université de Genève (UNIGE) a mis au jour trois exoplanètes de 4,2, 6,7 et 9,4 fois la masse de la Terre, gravitant autour de l'étoile HD 40307, située à 42 années lumières de la Terre. "C'est très très près, c'est presque notre voisine", a expliqué Michel Mayor, astronome à Genève et découvreur de la première exoplanète en 1995.
Les astronomes ont par ailleurs annoncé avoir trouvé deux "super-terres" autour de deux autres étoiles, dont une de 7,5 fois la masse de la Terre autour de HD 181433.

Plus de 270 exoplanètes ont déjà été recensées autour d'étoiles, mais elles étaient jusqu'à présent pour la plupart trop grosses, de la taille de Saturne ou Jupiter, pour être comparables à la Terre.

Les dernières "super-Terres" ont été décelées grâce au spectrographe HARPS, un instrument de pointe conçu et construit à l'Observatoire de l'UNIGE et installé sur un des télescopes de La Silla au Chili. Il a déjà permis de repérer un total de 45 planètes de moins de 30 fois la masse de la Terre, ont précisé lundi les astronomes.

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Michel Mayor, astronome à Genève et découvreur de la première exoplanète en 1995.

"On sait actuellement que peut-être la quasi totalité des étoiles ont des planètes qui leur tourne autour, et ce qu'on a annoncé ce matin, c'est en fait qu'il y a beaucoup de très petites planètes, c'est-à-dire des planètes de quatre fois la masse de la Terre", a expliqué Michel Mayor.

"Autour d'étoiles qui sont légères, sans doute dans un an ou deux ans, on trouvera des planètes habitables", a pour sa part assuré Stéphane Udry, un autre membre de l'équipe de l'Université de Genève.

http://www.france24.com/fr/20080616-decouverte-dizaines-dexoplanetes-trois-super-terres-autour-dune-etoile

Citer
Des astronomes suisses ont détecté plusieurs dizaines de planètes extra-solaires, dont trois d'une masse inférieure à dix fois celle de la Terre et appartenant à un seul système.

Roger Federer laminé en finale de Roland-Garros ? L'équipe helvétique déjà éliminée de l'Euro2008 de football ?

Pas grave : la Suisse prend sa revanche dans les cieux.

Déjà codécouvreur, en 1995, avec son compatriote Didier Queloz, de la première planète extra-solaire, Michel Mayor, de l'observatoire de Genève, devait annoncer la détection de plusieurs dizaines de nouvelles exoplanètes, lundi 16 juin, à Nantes, à l'occasion d'une conférence astronomique internationale.
 
     
 
« Modifié: 14 octobre 2019 à 23:21:47 par Modération »
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Re : La première exoplanète photographiée ! Et les autres! - Michel Mayor
« Réponse #4 le: 24 octobre 2008 à 23:46:36 »

Espace  Une moisson de Super Terres !  par Patrick Chompré

Article publié le 17/06/2008 Dernière mise à jour le 17/06/2008 à 10:07 TU

La chasse aux exoplanètes ou « Super-Terres », ayant les mêmes caractéristiques que notre planète bat son plein. Des astrophysiciens suisse et français ont annoncé, lors d’une conférence astronomique internationale, Extra-solar Super-Earths, qui se tient à Nantes (France, ouest) jusqu’au 18 juin 2008, la découverte de trois d’entre-elles en orbite autour d'une étoile relativement proche de nous, et de deux autres systèmes solaires dotés de petites exoplanètes.

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Vue, faite par un artiste, du trio des super terres.
(Photo : Reuters)

Ces « super Terres » sont ainsi appelées car il s’agit de planètes plus grosses que la nôtre, soit entre 2 et 10 fois plus que la masse de la Terre). Une équipe de scientifiques franco suisse en a détecté plusieurs dizaines et surtout un groupe de trois tournant autour d’une étoile située à 42 années lumière de chez nous.

Il s’agit d’une performance parce qu’il est très difficile de détecter les planètes des autres systèmes solaires, la lumière de leurs soleils nous empêchant de les découvrir directement. Il faut donc avoir recours à un instrument comme le spectrographe Harps, installé sur l’un des télescopes de l’observatoire international du Chili.

D’eau, de gaz ou de roches ?

Cet observatoire analyse les déplacements des étoiles avec tant de précision qu’il permet aux chercheurs de déduire la présence de planètes grâce aux infimes variations qu’elles font subir au déplacement de leur étoile.

Si on connaît désormais leur taille, il reste à découvrir leur composition : s’agit il de planètes rocheuses, de planètes recouvertes de glaces, d’océans ou de gaz ? Seul un passage de ces « supers Terres » devant leurs étoiles nous permettraient d’en percer à distance les mystères encore nombreux.

http://www.rfi.fr/sciencefr/articles/102/article_67593.asp
« Modifié: 14 octobre 2019 à 23:22:12 par Modération »
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Espace La Terre a une cousine dans l’univers par Dominique Raizon
« Réponse #5 le: 24 octobre 2008 à 23:53:21 »

Espace La Terre a une cousine dans l’univers  par Dominique Raizon

Article publié le 25/04/2007 Dernière mise à jour le 25/04/2007 à 17:19 TU

Un grand pas dans la quête de la vie dans l’univers vient d’être franchi : une équipe de chercheurs européens (une équipe helvéto-lusitano-française) ont détecté une planète «de type terrestre habitable», dans un système planétaire extra-solaire, à l’aide du télescope spatial Hubble. L’étude est rendue publique, jeudi, dans la revue américaine Astronomy and Astrophysics. «En raison de sa température et de sa relative proximité [de la Terre], cette planète va probablement devenir une cible très importante des futures missions spatiales consacrées à la vie extra-terrestre», a souligné le chercheur français Xavier Delfosse de l'Université de Grenoble (est).
 
Il est trop tôt pour affirmer qu’elle abrite microbes, plantes, animaux et petits bonhommes verts mais, quoiqu’il en soit, la planète détectée, grâce au télescope spatial Hubble, présente «toutes les caractéristiques permettant d’imaginer l’existence d’une nouvelle vie extra-terrestre», a déclaré, en France, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), dont trois laboratoires associés ont participé à la découverte, avec des chercheurs de l’Observatoire de Genève (Suisse) et du Centre d’astronomie de Lisbonne (Portugal).

Les calculs ont été obtenus avec l’instrument Harps (High accuracy radial velocity for planetary search), c’est-à-dire un instrument de mesure de haute précision utilisé dans la recherche de planètes pour mesurer leur vitesse radiale. L’équipe helvéto-lusitano-française de Michel Mayor avait déjà découvert, en 1995, une première exoplanète en orbite autour de la même étoile Gliese 581 (Gl 581). Sa masse étant quinze fois plus importante que celle de la Terre, les chercheurs l'avaient alors comparée à Neptune.

François Raulin, Spécialiste de l’exobiologie a dit:

« La température de cette planète laisse envisager une présence d'éléments liquides comme l'eau. »



La recherche a bénéficié du soutien de la Nasa, l’agence spatiale américaine, dans le cadre de son programme sur les origines du système solaire. C’est au terme de calculs et de comparaisons très sophistiqués que les scientifiques ont déduit avec «une grande certitude» qu’il «y a de la vapeur d’eau dans l’exoplanète». L’astrophysicien Travis Barman, de l’Observatoire de Lowell dans l’Arizona (sud ouest) s’est réjoui, déclarant : «C’est encourageant de constater que les prédictions théoriques de présence d’eau sur des planètes hors de notre système solaire paraissent bien correspondre aux observations».

Notre plus proche voisine

Le rayon de l’exoplanète correspond à 1,5 fois celui de la Terre. A partir de cette donnée, les scientifiques ont déduit qu’elle était «soit de constitution rocheuse soit couverte d’océans». Sa  température clémente, évaluée entre 0° et 40° Celsius par les astronomes, donc ni trop froide ni trop chaude, incite les experts à conclure que la planète est «vraisemblablement habitable et rocheuse» et que l'eau y est maintenue à l'état liquide. Cette sœur jumelle de la Terre tourne à toute vitesse, en treize jours (contre 365 jours pour la terre), autour d’une toute petite étoile dont elle est distante de 10,7 millions de kilomètres, située dans la constellation de la Balance, une naine rouge baptisée Gliese 581 (Gl581). De très faible masse, cette dernière est située à 20,5 milliards d’années lumières de la Terre et fait partie des cent étoiles les plus proches de la nôtre.

François Raulin, Spécialiste de l’exobiologie a dit que:

«
Les conditions de la vie sont réunies sur cette nouvelle exoplanète.
»


De très faible masse, les naines rouges sont des cibles privilégiées pour la recherche de planètes habitables. Relativement peu lumineuses, leurs planètes habitables orbitent en effet près d’elles et sont donc plus facilement détectables. Les découvreurs de «l’autre Terre» ont également observé une troisième planète autour de la même étoile, d’une masse huit fois supérieure à celle de la Terre, et qui réalise son orbite en 84 jours.

(*) Une année lumière est la distance parcourue en un an par la lumière soit 9 454 milliards de kilomètres. L’étoile Gliese 581 est donc située à 193 807 milliards de kilomètres de la Terre.

Pour en savoir plus:

http://ufe.obspm.fr/article4.html

http://planetquest.jpl.nasa.gov/index.cfm

http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosbig/

Source: http://www.rfi.fr/sciencefr/articles/088/article_51317.asp
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Re : La première exoplanète photographiée ! Et les autres! - Michel Mayor
« Réponse #6 le: 25 octobre 2008 à 00:17:21 »

Des nouvelles de la veille de notre propriétaire  ;D qui s'intéresse sur son blog à une confèrence de nos amis britishs:


http://ovnis-usa.com/2008/10/17/vendredi-17-octobre/

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Vendredi 17 Octobre octobre 17th, 2008 Posted in Octobre 2008

Les origines de la vie dans notre galaxie et la recherche de la vie hors de notre système solaire ont été la semaine dernière au centre d’un colloque de trois jours, organisé à l’Observatoire Royal de Edimbourg, en Ecosse.

Le site web de BBC News   explique : “Déjà 300 exo-planètes ont été découvertes. On attend beaucoup de nouveaux instruments tels que le Scuba 2, une caméra qui sera capable de détecter les poussières provenant des premières phases de la formation des galaxies et, prochainement, le James Webb Space Telescope, sera placé en orbite pour capter la lumière originelle de l’univers.“


Le but de cette réunion annuelle était de rassembler des astrophysiciens, des géophysiciens et des biologistes, pour définir des cadres de recherches et des expériences de laboratoires dans des environnements extrêmes.

  Au cours de cinq sessions, des représentants de plusieurs universités et diverses institutions internationales ont assuré des présentations sur l’astrobiologie, la physique atmosphérique et l’astrophysique.

Le Professeur Ian Robson, directeur de l’UK-ATC - le centre national pour la technologie astronomique - installé à l’Observatoire Royal, s’est réjoui de ces avancées : “Le UK-ATC occupe une place éminente parmi les concepteurs et réalisateurs d’instruments qui équipent les plus prestigieux observatoires dans le monde, à la recherche des réponses concernant la plus fondamentale des questions, concernant notre univers. La recherche de la vie est l’une de ces démarches essentielles et l’UK-ATC s’honore de participer à ces efforts.”

Une conférence publique a été donnée par Monica Grady, professeur des sciences planétaires et de l’espace, qui avait pour titre : ‘Sommes-nous seuls dans l’univers?‘.

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Désolé pour la pub pour les ovnis us mais il faut nous comprendre on doit payer son loyer et le proprio il est coriace, on l'appelle l'ADMIN :P
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Grande première : COROT observe en direct des « séismes » sur d’autres étoiles

 
23 octobre 2008

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Star interior

L’observation du Soleil grâce à une technique similaire à la sismologie terrestre a permis à la recherche sur la structure interne du Soleil de faire un bond en avant considérable. Le satellite COROT a appliqué à son tour cette technique au domaine stellaire en observant pour la première fois les entrailles d’étoiles autres que le Soleil.
 
Lorsqu’ils ont découvert les oscillations du Soleil, les chercheurs ont réalisé qu’ils ouvraient en quelque sorte une fenêtre sur l’intérieur de notre étoile. À l’instar de la propagation des ondes sismiques sur Terre qui nous informent sur la structure interne de notre planète, les ondes sonores qui se propagent à l’intérieur du Soleil fournissent des informations sur ce qui se trame sous sa surface.

Ces oscillations peuvent aussi être observées sur d’autres étoiles. Il est possible de les détecter en analysant les variations de la lumière émise par l’étoile observée. C’est la technique utilisée par COROT. Elle révèle la structure interne de l’étoile et la façon dont l’énergie y est convoyée du noyau à la surface.

« D’autres techniques permettant de quantifier les oscillations stellaires ont été utilisées depuis la Terre, mais leur champ d’application est relativement restreint » explique Malcolm Fridlund, chef de projet scientifique de COROT à l’ESTEC (Centre européen de recherche et de technologie spatiales de l’ESA) aux Pays-Bas et co-auteur des résultats.

« Les conditions atmosphériques défavorables et l’impossibilité d’observer les étoiles pendant la journée obligent les astronomes au sol à interrompre leurs observations » poursuit-il. « En fait, pour pouvoir détecter des oscillations stellaires aussi infimes d'aussi loin, il n'y a pas que la sensibilité de l'instrument qui compte, il est aussi essentiel de pouvoir observer l’étoile de manière continue : toute interruption génère un ‘bruit’ dans les mesures susceptible de couvrir complètement le signal. Pour être sûr, il faut donc s’attaquer au problème avec les bons instruments et depuis l’espace. » 
 


Les trois étoiles sondées par COROT - connues sous les désignations de HD499933, HD181420 et HD181906 - sont similaires au Soleil. Elles ne se situent pas vraiment dans notre voisinage stellaire, il s’agit en fait d’étoiles assez éloignées, afin leur éclat n’aveugle pas les instruments de COROT.

« Le fait que COROT ait réussi a sonder l’intérieur d’étoiles similaires au Soleil en effectuant pour la première fois des mesures directes est une avancée considérable pour la compréhension des étoiles en général », souligne Malcolm Fridlund. « De plus, cela va nous aider à mieux comprendre, par comparaison, notre Soleil ».
 
 
Pour en savoir plus
 
Malcolm Fridlund, ESA COROT Project Scientist
Email: Malcolm.Fridlund @ esa.int
 

http://www.esa.int/esaCP/SEMSUDRTKMF_France_0.html
« Modifié: 14 octobre 2019 à 23:24:09 par Modération »
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LE SON DES SOLEILS (ESO news - BBC - COROT)
« Réponse #8 le: 26 octobre 2008 à 01:25:18 »

Une équipe de chercheurs a enregistré le son de deux soleils, d'un groupe d'étoile et de notre soleil:

==> [CLIQUER SUR LE LIEN]News BBC écouter les sons des Etoiles

Citer
Team records 'music' from stars   By Pallab Ghosh
Science correspondent, BBC News 
 
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HD49933 was one of the stars observed using the Corot telescope
Scientists have recorded the sound of three stars similar to our Sun using France's Corot space telescope.

A team writing in Science journal says the sounds have enabled them to get information about processes deep within stars for the first time.

If you listen closely to the sounds of each star - by clicking on the media in this page - you'll hear a regular repeating pattern.

These indicate that the entire star is pulsating.


You'll also note that the sound of one star is very slightly different to the other. That's because the sound they make depends on their age, size and chemical composition.
The technique, called "stellar seismology", is becoming increasingly popular among astronomers because the sounds give an indication of what is going on in the stars' interior.

According to Professor Eric Michel, of the Paris Observatory, the technique is already giving researchers new insights into the inner workings of stars.

He commented: "This is a completely new way to look at the stars compared with what has been available for the past 50 years. It is very exciting."

Professor Michel has found that the star pulsations are close to what was predicted for stars of this kind.

But there is a slight variation from what was expected.

The variation suggests that astronomers might need to refine their theories of stellar evolution.

Professor Ian Roxburgh of Queen Mary College, London is among those trying to work out what the sounds from the stars tell us about processes occurring inside stars.

"It's not easy," he says "It's like listening to the sound of a musical instrument and then trying to reconstruct the shape of the instrument".

Astronomers are increasingly listening into stars and other space sounds, according to Dr Tim O'Brien, of Manchester University's Jodrell Bank Centre for Astrophysics.

It's interesting in itself," he said, "it's also scientifically useful."

Dr O'Brien has collected his favourite space sounds in the Jodrell Bank podcast, known as the Jodcast.

"All you are really doing when you're collecting stuff from space is that you've got to get that information into your brain so you can think about it," he explained in his podcast.

"And what we're used to doing is putting visual information into our brain - well there's no real reason why we shouldn't listen to signals."

« Modifié: 14 octobre 2019 à 23:25:12 par Modération »
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labbe

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Re : LE SON DES SOLEILS (ESO news - BBC - COROT)
« Réponse #9 le: 26 octobre 2008 à 12:35:52 »



Vraiment marrant le soleil on dirait carrément l'instrument de musique des peuples primitifs d'Australie dijéridu !

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L'abbé bête qui monte...... Plus connu sous le nom du Père Loose..... Marié illégitimement à la Mère Tume

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XO-3b, une exoplanète sur une orbite très oblique ?
 
Une exoplanète extrasolaire désigne une planète orbitant autour d'une étoile qui passe pratiquement au dessus des pôles de son étoile, tel est le résultat obtenu par une équipe internationale conduite par des chercheurs de l'Institut d'Astrophysique  de Paris . L'observation  a été effectuée à l'Observatoire de Haute Provence (INSU) avec le spectrographe SOPHIE.


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Schéma de l'orbite de la planète XO-3b, vue depuis la Terre
La planète XO-3b pourrait avoir une orbite oblique, qui la fait passer quasiment au dessus des pôles de son étoile



La trajectoire d'une planète est généralement située dans le même plan que l'équateur de l'étoile autour de laquelle elle est en orbite. C'est le cas pour les planètes du Système Solaire (Le système solaire est le nom donné au système planétaire composé du Soleil et des objets célestes gravitant autour de...) comme pour la plupart des planètes extrasolaires. Une planète récemment détectée, nommée XO-3b, pourrait cependant se trouver sur une orbite très oblique, qui la ferait passer quasiment au dessus des pôles de son étoile.

Cette grande obliquité a pu être mesurée grâce à des observations effectuées cette année à l'Observatoire de Haute-Provence (Observatoire Astronomique de Marseille Provence, INSU) équipé du spectrographe SOPHIE par une équipe d'astronomes européens. Ce résultat, qui doit être confirmé par de nouvelles observations, pourrait être la signature d'un événement particulier dans la vie de cette planète, comme par exemple une forte interaction  gravitationnelle avec un autre astre. Il a été publié dans la revue Astronomy and Astrophysics.

 
 Source: CNRS / INSU
Illustration: © IAP. INSU-CNRS.

Source: http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=5980
« Modifié: 14 octobre 2019 à 23:25:44 par Modération »
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Le CNES très fier de CoRoT
« Réponse #11 le: 10 novembre 2008 à 14:01:12 »

10.11.08 Le CNES très fier de CoRoT
 
La mission scientifique de CoRoT, détecter des planètes extra solaires et sonder l’intérieur des étoiles, repose sur la capacité à collecter sur de longues périodes de temps et analyser les infimes variations de la lumière d’un grand nombre d’étoiles.

Atteindre ces objectifs dans le cadre imposé de l’utilisation d’une plateforme PROTEUS conçue pour évoluer sur une orbite basse terrestre, constituait le défi principal relevé par CoRoT. Le CNES a mis toute sa compétence d’innovation au service de cette mission développée et exploitée sous sa maîtrise d’œuvre, avec les laboratoires scientifiques français et les partenaires internationaux du projet. Le CNES est fier des premiers résultats obtenus.

Le CNES a mis en œuvre des solutions techniques et technologiques innovantes lors du développement mais aussi durant l’exploitation du satellite pour détecter avec le minimum de bruit les signaux des étoiles, garantir des observations fixes et ininterrompues sur de longues périodes (150 jours) et limiter les effets perturbants de l’environnement Terrestre.

Citons en particulier :

- le concept de l’instrument et du baffle qui permet d’atténuer l’impact de la lumière émise par la Terre avec un facteur exceptionnel de 1012 ;
- la stabilisation du pointage de l’instrument à 0.15 seconde d’arc près, le contrôle en température des détecteurs CCDs refroidis à -36°C et stabilisés à 0.01°C ;
- les logiciels de traitements à bord de Corot permettant de compresser le volume de données transmis au sol avec un facteur de l’ordre de 7000 ;
- il a fallu ensuite lancer et placer Corot avec la plus grande précision sur une orbite terrestre polaire inertielle, la seule orbite basse offrant la possibilité d’observer pendant de longs mois la même portion du ciel sans aucune occultation par la Terre ;
- c’est enfin la maîtrise des opérations et de l’exploitation du système Corot qui permet de maximiser le temps d’observation utile du satellite et de produire et diffuser chaque jour vers les laboratoires scientifiques160.000 fichiers de données.

Grâce à ces performances, le CNES met à la disposition des scientifiques des mesures adaptées aux objectifs de la mission.

Les résultats récents de CoRoT l’attestent notamment par la mise en évidence pour la première fois d’oscillations de type solaire sur 3 étoiles, par la possibilité de modéliser les mécanismes de rotations différentielles et de convection au sein des étoiles ou encore par la détection de planètes ayant des caractéristiques nouvelles par rapport à celles déjà connues. Ces premiers résultats annoncent une moisson scientifique future abondante.

 
http://www.flashespace.com/html/nov08/10a_11_08.htm

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21.12.07 CoRoT, un télescope zen !
 
Un an après le lancement de CoRoT par une fusée Soyouz, l'équipe scientifique menée par Annie Baglin (responsable scientifique) a fait le point sur le projet en dévoilant la découverte d'une nouvelle exoplanète et souligné les performances exceptionnelles du satellite qui recueille des données en continu sur des périodes allant jusqu'à 150 jours.

Zen parce que ce télescope a la particularité d'observer pendant de long mois des champs d'étoiles de manière pratiquement ininterrompue et surtout en ne bougeant pas.

 Cela permet une précision sans précédent des mesures des variations de la lumière émise par les étoiles observées. A chaque série d'observations environ 12 000 courbes de lumière sont ainsi obtenues. Il s'agit en cela d'une première mondiale qui prépare le terrain aux missions futures qui s'inspireront vraisemblablement de cette stratégie d'observation.

Après un an d'activité, CoRoT a observé 4 régions du ciel ce qui représente plusieurs milliers d'étoiles vues.

Sismologie stellaire

Conçu pour écouter les étoiles et découvrir des Terres, l'impact scientifique de CoRoT ne s'est pas fait attendre. On parle déjà d'une nouvelle classification des étoiles ! Les mesures de variations au millionième près des étoiles ont montré une grande variété des comportements des étoiles que l'on ne soupçonnait pas autant. Les données révèlent des résultats très excitants qui constituent une mine d'informations scientifiques pour les théoriciens qui devront faire coïncider leurs interprétations avec ces nouvelles données observationnelles.

- La recherche d'oscillations de type solaire constitue l'une des pierres angulaires de la mission CoRoT. Et ces oscillations ont déjà été détectées dans deux étoiles analogues au Soleil, une première fois dans HD49933, puis dans HD181420. Ces oscillations ont de très faibles amplitudes ainsi que des temps de cohérence courts, ce qui rend leur détection et leur mesure plus difficile que prévu.

- Les spectres d'oscillation d'étoiles plus massives sont d'une extrême richesse. Impossibles à obtenir depuis les grands télescopes au sol, ces spectres résultent de la très grande précision de CoRoT associée à une très longue durée d'observations en continu ; ils vont permettre, après une analyse minutieuse, de mieux connaître l'âge de ces étoiles, leur composition chimique, leur rotation, les différents processus chimiques internes et leur évolution.

Les exoplanètes de CoRoT

Si l'annonce de la découverte confirmée de la découverte de 2 exoplanète, peut paraître étonnamment faible, il faut comprendre que l'observation d'un 'transit' est insuffisante. En effet, d'autres phénomènes peuvent mimer un transit planétaire. Il faut confirmer la détection par CoRoT grâce à des observations au sol. Et même si CoRoT montre la voie, il doit patienter pour annoncer des découvertes d'exoplanètes et accepter le rythme dicté par la capacité à mettre en oeuvre les grands télescopes de par le monde.

Au printemps 2007 CoRoT a découvert une première exoplanète, appelée CoRoT-exo-1b.

Puis tout récemment c'est au tour de CoRoT-exo-2b d'être vue devant son étoile. Il s'agit d'une étoile comparable au Soleil, légèrement plus petite et plus froide que lui, mais bien plus active. Elle est située à environ 800 années lumières dans la direction de la constellation du Serpent.

CoRoT-exo-2b est une planète géante, 1,4 fois plus grosse et 3,5 fois plus massive que Jupiter. Sa densité moyenne (1,5 g/cm3) est aussi un peu plus élevée que celle de Jupiter. Cette planète très massive tourne autour de son étoile en un peu moins de 2 jours (1,74), à une distance équivalente à 6 fois le rayon de cette étoile.

Mais, d'autres découvertes se profilent. Une quarantaine de courbes de lumière contiennent des signaux de possibles planètes.

Elles font actuellement l'objet d'observations au sol pour confirmer leur nature. Parmi cette liste, deux candidats sont particulièrement prometteurs : une planète deux fois plus petite que Saturne et une planète de taille jovienne mais de densité inhabituelle. Ce qui laisse à penser qu'il s'agit d'une planète encore bien moi dense que Saturne, qui rappelons pourrait 'flotter' sur un océan, s'il en existait un à sa taille, ou une planète tellurique, c'est-à-dire comme la Terre mais bien plus massive. A suivre donc.
 
http://www.flashespace.com/html/dec07/21a_12.htm
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lcarl

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Exoplanets finally come into view - On peut enfin voir des exoplanetes- BBC NEWS
« Réponse #12 le: 14 novembre 2008 à 00:50:34 »

The first pictures of planets outside our solar system have been taken, two groups report in the journal Science.
Les premieres images de planetes hors de notre systeme solaires ont ete prises, deux groupes l'ont declare dans le journal Science.

Visible and infrared images have been snapped of a planet orbiting a star 25 light-years away.
Des images normales et infrarouges ont ete prises d'une planete orbitant autour d'une etoile distante de 25 annees-lumiere.
The planet is believed to be the coolest, lowest-mass object ever seen outside our own solar neighbourhood.
On croit que la planete est l'objet le moins chaud et de la plus faible masse qui n'est jamais ete vu hors de la banlieue de notre systeme solaire.
In a separate study, an exoplanetary system, comprising three planets, has been directly imaged, circling a star in the constellation Pegasus.
Dans une recherche differente, un systeme exoplanetaire, comprenant trois planetes, a ete directement photographie, entourant une etoile dans la constellation de Pegase.
While several claims have been made to such direct detection before, they have later been proven wrong.

The search for exoplanets has up to now depended on detecting either the wobble they induce on their parent star or, if their orbits are side-on to telescopes, watching them dim the star's light as they pass in front of it.

Being able to directly detect the light from these planets will allow astronomers to study their composition and atmospheres in detail.

Ring cleaning

The difficulty for astronomers imaging exoplanets has until now been that their parent stars' light swamps them - like trying to spot a match next to a floodlight at a distance of a mile.
But advances in optics and image processing have allowed astronomers to effectively subtract the bright light from stars, leaving behind light from the planets. That light can either come in the infrared, caused by the planets' heat, or be reflected starlight.

Paul Kalas of the University of California led an international group that used the Hubble Space Telescope to image the region around a star called Fomalhaut.

The star has a massive ring of dust surrounding it that appears to have a cleanly groomed inner edge.

That is in keeping with what is known as accretion theory - that young planets gather up dust and matter as they orbit - and prompted the team to begin looking for the suspected planet in 2005.

The team estimates that the planet, dubbed Fomalhaut b, is 11bn miles away from its star, about as massive as Jupiter and completes an orbit in about 870 years. It may also have a ring around it.

"I nearly had a heart attack at the end of May when I confirmed that Fomalhaut b orbits its parent star," Dr Kalas said. "It's a profound and overwhelming experience to lay eyes on a planet never before seen."

In threes

Christian Marois of the Herzberg Institute for Astrophysics and his team used the Keck and Gemini telescopes in Hawaii to look near a star called HR 8799, which is just visible to the naked eye.

The team looked for light in the infrared part of the spectrum, hoping to spot planets that were still hot from their formation.

What they found in 2004, and confirmed again this year, are three planets circling the star.

According to a theoretical model that accounts for the light coming from the planets, they range in size from five to 13 times the mass of Jupiter and are probably only about 60 million years old.

The trio have similarities with our own solar system. Their orbits are comparable in size to those of the outer planets, and the smaller planets are those closest to the sun - again suggesting a system that formed through accretion.

Dr Marois points out that the current methods used in the exoplanet hunt are sensitive primarily to Jupiter-sized planets and larger.

"We thus do not have a full picture," he told BBC News. "The detection of the three planets around HR 8799 does not mean that no planets are orbiting at smaller separations. Other gas giant or even rocky planets could reside there."

Believing the seeing

The study of the light directly from the planets will yield information about their atmospheres and surfaces that is impossible to collect from planets discovered indirectly.

Further, the current results will also support theories of how planets form from the grand discs of dust and material around stars, and lead to better estimates of how many Earth-like planets are likely to exist.

These latest claims are both based on observations that were well-spaced in time, allowing the researchers to apply a rigorous test for direct detection.

"You see an object next to a star and you might think it's a planet," Mark McCaughrean, an astrophysicist at the University of Exeter, told BBC News.

"But you have to watch it for several years and make sure that it moves around the star and with the star as it moves across the sky. Though I've been very sceptical in the past, these ones all seem pretty real to me.

"It's like a London bus - you've been waiting for one for ages and suddenly four come along at once."

Desole pour la traduction tres partielle mais je vais essayer de finir demain.
Sinon voici le lien pour les photos. Bonne lecture.

http://news.bbc.co.uk/1/hi/technology/7725584.stm

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Headek

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Merci Lcarl !



On pourrait presque "s'évader" a comparer ce système exo. avec nos 3 planètes les plus proches du soleil :Mercure,Venus et la terre  8)
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anakin_nEo

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ca sent le fake ca non ?

25 annees lumieres et avoir un photo de ce type ? y a rien plus pres et donc plus visibles ?

ce ne serait pas la premiere fois que des scienteux mentent dans Science car la course au premier en exo c'est pas un vain mot

ce serait cool que ces genies nous donnent une image de la jeep lunaire sur la lune comme calibration

penible la science officielle.. de plus en plus penible

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