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Auteur Sujet: Fil généraliste: les Dinosaures  (Lu 32100 fois)

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titilapin2

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Fil généraliste: les Dinosaures
« le: 12 octobre 2008 à 00:16:03 »

Les extinctions massives ? Une maladie de la Terre ?

[image invalide
La responsabilité des astéroïdes dans les extinctions massives seraient largement surestimée

Crédits : NASA
--------------------------------------------------------------------------------

Et si la théorie de l’extinction massive causée par un astéroïde était un vaste leurre ?

"C’est ce qu’affirment des géologues. Véritable serpent de mer, la météorite tueuse des Armageddon et autre Deep Impact ne serait qu’une façon de mettre des mots sur notre ignorance. Des voix s’élèvent pour annoncer une nouvelle phase d’extinctions massives, provoquée par le changement climatique lié à l’activité humaine cette fois. Les auteurs invoquent une sorte de ‘maladie terrestre’.

Parmi les 5 dernières extinctions massives qui ont rythmées la vie de notre planète, seulement une seule est soupçonnée d’être liée à la collision d’un astéroïde affirme David Bottjer, scientifique de l’USC (Université du Sud de la Californie).  Le suspect en question serait responsable de la disparition des dinosaures.

« Les quatre autres n’ont pas été résolues par une pierre venant du ciel » souligne Bottjer. Il a lui-même participé à des articles stipulant une conception tout à fait différente. Il ne s’agirait pas d’un problème céleste, mais plutôt de problème interne : une maladie de la Terre.[ Il n’est pas le seul à s’être prononcé pour une théorie de ce type, sans que cela fasse consensus pour autant. D’après eux, l’extinction de la fin du Permien, il y a 250 millions d’années est particulièrement visée par un dérèglement de notre planète.

La dernière publication de Bottjer suggère qu’un autre coup de fatigue de la Terre serait responsable de l’extinction de masse survenue il y a 200 millions d’années, à la lisière du Triasique et de la fin du Permien.


Lors du dernier colloque de la Société Américaine de Géologie, un argument a été avancé qui viendrait étayer cette thèse : Sarah Greene a découvert que les conditions océaniques entre la frontière Triasique-Jurassique et à la fin du Permien étaient similaires. Plus précisément, des structures d’aragonite en bouquet se sont formées dans les océans à ces époques, ce qui est extrêmement rare. Le fait de les retrouver justement à des périodes qui correspondent à des phénomènes aussi particuliers que des extinctions massives ne sont pas dues au hasard souligne Green. Aurait-on trouvé la première ‘maladie de la Terre’  ?
Qui par là même cause la mort de ses habitants ? Ce n’est aujourd’hui qu’une hypothèse.

Plus inquiétant, cette étude est basée sur l’étude des barrières de coraux. Sans qu’on puisse vraiment savoir pourquoi, « à la fin de l’extinction massive du Jurassique, nous avons perdu tout notre système de coraux. Et personnes n’arrive à comprendre le pourquoi du comment » s’alarme Green.

Martindale, quia participé aux travaux de David Bottjer, a identifié deux types de récifs anciens : l’un dominé par les coraux, et l’autre par un assemblage de boue et de débris, certainement soudés par l’action d’une bactérie. Une théorie visant à expliquer l’extinction de la fin du Jurassique, devra justifier la disparition de ces deux types de barrières prédit Martindale.

Aujourd’hui le changement climatique est jugé responsable de cette disparition. Toute avancée sur l’extinction de cette période sera importante pour comprendre l’actuelle crise que traverse les barrières de coraux de notre planète, à l’heure ou les voyants de préservation de nombreuses espèces animales sont au rouge vif. "

J.L.

Unisciences.com

11/10/2008

  lien renvoie sur page d'accueil http://www.unisciences.com/espace/news/extinction_terre_malade.php?id=277
« Modifié: 26 octobre 2019 à 00:33:39 par Modération »
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palu

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Etrange est l'emploi de ce terme de "leurre" pour parler d'une hypothèse concurrente....

Comme si quelqu'un avait cherché à berner le monde.

Qui plus est, l'article ne mentionne même pas l'opposition entre les deux théories puisque certaines extinctions pourraient être induites par une hypothèse et les autres par l'autre...
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titilapin2

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Fil généraliste: les Dinosaures
« Réponse #2 le: 11 décembre 2008 à 22:21:20 »

 Planète No Limit - 21h40 mardi 9 décembre 2008 

Dinolab

image invalide

Film: Documentaire
De: CANADA 2006
Durée: 46min

Le sujet

Une fiction scientifique consacrée au rêve qui anime certains de redonner vie aux dinosaures disparus par le biais de la science contemporaine.


Un docu-fiction qui explore l'intérieur d'un laboratoire du XXIe siècle, le Dinolab, où des chercheurs auraient réussi à redonner la vie à certaines espèces de dinosaures. Au moyen de tests révolutionnaires, ces scientifiques évalueraient leur intelligence, leurs besoins nutritifs et leur rapidité de mouvement.

Partie 1 à 4 et fin
dailymotion.com/video/x7p54m_dinolab-p1_tech
dailymotion.com/video/x7p6w2_dinolab-p2_tech
dailymotion.com/video/x7p8q3_dinolab-p3_tech
dailymotion.com/video/x7phx1_dinolab-p4-fin_tech

modération : les vidéos ne fonctionnent pas.

Merci d'avance à Ufo29.
Attention, il doit encore poster 2 parties ;)


Source: Page non disponible http://www.planetenolimit.com/progs/fiche.html?PROG_ID=10542280000001
« Modifié: 26 octobre 2019 à 00:34:01 par Modération »
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Piège mortel pour les dinosaures - France 5 - NATIONAL GEOGRAPHIC TELEVISION
« Réponse #3 le: 11 décembre 2008 à 22:30:01 »

Piège mortel pour les dinosaures

Auteur : GRANT ELEANOR,HORWITZ FRENCH,KUBO JENNY
Durée : 00:49:50
Réalisateur : KUBO JENNY,HORWITZ FRENCH
Avec la participation de :
Production : NATIONAL GEOGRAPHIC TELEVISION


[France 5] Piège mortel pour les dinosaures

France 5 propose, jeudi 11 décembre 2008 à 16 heures 32, le documentaire écrit par Eleanor Grant, French Horwitz et Jenny Kubo, réalisé par French Horwitz et Jenny Kubo, "Piège mortel pour les dinosaures".

"Dans le désert de Gobi, les scientifiques ont retrouvé de nombreux fossiles de dinosaures datant du milieu du Jurassique.


Empilés les uns sur les autres, ces animaux ont probablement été piégés dans une boue visqueuse émanant d'une pluie de cendres lors d'une éruption volcanique.


Ces ossements les renseignent sur une phase étrange de l'histoire des espèces durant laquelle les herbivores avaient des proportions gigantesques, certains arborant par exemple un cou de 9 mètres de long. "

image invalide

"Plusieurs millions d'années plus tard, durant le Crétacé, ces espèces avaient disparu ou étaient devenues plus petites alors que des carnivores comme le tyranosaure avaient considérablement gagné en poids.


Grâce aux divers éléments retrouvés, les paléontologues parviennent à récréer en 3D ces animaux disparus et à poser les hypothèses de la course à l'évolution dont ils sont le reflet. "




Merci à GrandeEtoile

Source:  lien invalide  http://wiki.france5.fr/index.php/PIEGE_MORTEL_POUR_LES_DINOSAURES
« Modifié: 26 octobre 2019 à 00:34:51 par Modération »
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La double malédiction des dinosaures
« Réponse #4 le: 20 décembre 2008 à 20:25:36 »

La double malédiction des dinosaures

LE MONDE | 20.12.08 | 

"En science, certains débats ne finissent jamais : ainsi de la disparition des dinosaures. A quoi est due cette crise biologique, qui marque la transition entre le crétacé et le tertiaire ? A la chute d'une météorite, il y a 65 millions d'années, au large de l'actuel territoire mexicain, répond une grande majorité des scientifiques. Non : à un volcanisme intense qui sévissait à la même époque dans le Deccan, sur le territoire actuel de l'Inde, objecte une petite minorité de chercheurs. Peu nombreux, les tenants de cette théorie n'entendent pas rendre les armes. Bien au contraire. A l'occasion du congrès de l'American Geophysical Union (AGU), qui se tenait à San Francisco (Californie) du 15 au 19 décembre, plusieurs équipes ont rendu publics de nouveaux résultats à l'appui de leur conviction."


 
Sur le même sujet

Des dinosaures carnivores et papa-poule
"A la fin des années 1970, Luis Alvarez (Prix Nobel de physique 1968) et son fils Walter ont l'idée de doser l'iridium dans la couche argileuse dite "K-T" qui, presque totalement dépourvue de fossiles, signale la crise biologique. Ce niveau sédimentaire se retrouve à peu près partout sur Terre, ce qui atteste du caractère global de l'événement. Les mesures des deux chercheurs montrent que l'iridium, métal très rare sur Terre, s'y trouve en abondance. En 1980, ils formulent l'hypothèse d'un impact météoritique, l'iridium étant l'une des signatures des objets extraterrestres. Quant au cratère d'impact, on le retrouve, au début des années 1990, grâce à des mesures de gravimétrie, au large du Yucatan (Mexique), non loin d'un bourg du nom de Chicxulub. Bien que gigantesque (plus de 200 kilomètres de diamètre), l'accumulation de plusieurs centaines de mètres de sédiments l'avait jusqu'alors dérobé aux regards.

L'anomalie en iridium coïncidait avec l'absence de fossiles, le cratère était découvert... l'affaire était-elle entendue ? Non. Au début des années 1980, plusieurs chercheurs proposent de regarder du côté de l'Inde et ses trapps, ces formations basaltiques étagées sur des épaisseurs de plusieurs milliers de mètres, conséquences d'un volcanisme d'une énorme intensité.

En 2004, la micropaléontologue Gerta Keller (université de Princeton) jette le trouble en annonçant que l'étude d'une carotte prélevée sur le site de Chicxulub l'amène à la conclusion que la météorite est tombée 300 000 ans avant l'extinction du "K-T" ! Elle n'a donc pas provoqué de crise biologique, et il faut chercher ailleurs la source de l'iridium accumulé dans la couche qui marque l'extinction...

Au congrès de l'AGU, la chercheuse a présenté de nouvelles analyses de séquences sédimentaires qui, selon elle, confirment ces précédentes conclusions. Celles-ci laissent bon nombre de ses pairs dubitatifs. "Ses arguments et interprétations ont été examinés en détail par de nombreux scientifiques et rejetés", dit Philippe Claeys (Vrije Universiteit Brussel), spécialiste des impacts météoritiques. "Qu'elle travaille sur les roches du cratère ou sur les matériaux éjectés et déposés aux alentours du golfe du Mexique, elle n'est à ce jour pas parvenue à convaincre la communauté géologique", ajoute-t-il.

Mais les partisans du Deccan ont de nouveaux arguments en main. En étudiant notamment la signature laissée par le champ magnétique terrestre dans plusieurs centaines d'échantillons de roches basaltiques, des chercheurs de l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP) sont parvenus à reconstruire la séquence des événements ayant conduit à la formation des trapps. Les écoulements de lave se sont-ils opérés de manière lente sur plusieurs dizaines de millions d'années ? "Non, répond Vincent Courtillot, directeur de l'IPGP et "volcaniste" de la première heure. La lave du Deccan nous apparaît comme une sorte de structure fractale, explique-t-il. Elle est formée de coulées regroupées en super-coulées, elles-mêmes regroupées en trois épisodes majeurs. C'est une structure à trois, peut-être quatre niveaux."

Selon ces travaux, menés par Anne-Lise Chenet et Frédéric Fluteau (IPGP), des empilements de près de 200 mètres de lave ont pu s'accumuler en quelques décennies seulement, revoyant considérablement à la baisse les estimations précédentes. Au total, ce sont trois épisodes volcaniques majeurs, relativement brefs et disjoints, qui auraient conduit à la formation de ces trapps. Le premier il y a 67,5 millions d'années, le deuxième juste avant l'extinction, il y a 65 millions d'années, le troisième 100 000 ans plus tard.

L'enchaînement chronologique des trois épisodes n'est pas le seul paramètre important. La dynamique de chacun d'eux, revue à la hausse par ces travaux, est cruciale : elle détermine l'intensité des émissions de dioxyde de carbone (CO2) et de dioxyde de soufre (SO2). Car, même considérables - de 10 à 150 milliards de tonnes (Gt) de SO2 émis par épisode -, ces émissions, si elles avaient été "diluées" sur plusieurs dizaines de millions d'années, n'auraient guère pu avoir d'effet massif sur la biosphère. Cet effet repose sur un mécanisme simple : le SO2 émis se transforme en particules sulfatées qui, dans la haute atmosphère, réfléchissent le rayonnement solaire, conduisent à un refroidissement général et à des pluies acides.

Ces nouvelles données feront-elles changer d'avis les "météoristes" ? Rien n'est moins sûr. Car, même si les évaluations du choc de Chicxulub ne conduisent "qu'à" des émissions de 50 à 500 Gt de SO2, celles-ci se produisent sur une échelle de temps bien plus petite. "Il est ici question d'heures, dit Philippe Claeys. En outre, Chicxulub est de loin le plus grand cratère formé depuis qu'existent des fossiles, soit 540 millions d'années. Qu'il se soit formé juste avant une des plus grandes crises de la biosphère, sans l'avoir provoquée, constituerait simplement une coïncidence incroyable."

Stéphane Foucart

Source: La page demandée n'est malheureusement pas disponible     http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/12/20/la-double-malediction-des-dinosaures_1133484_3244.html
« Modifié: 13 août 2012 à 17:09:19 par Diouf »
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Ptérosaures, les monstres du ciel sur la 5
« Réponse #5 le: 26 décembre 2008 à 17:49:17 »

Ptérosaures, les monstres du ciel sur la 5
Les ptérosaures, ces reptiles volants


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Créature étrange, le ptérosaure a dominé les airs pendant plus de 150 millions d'années. Il ressemble en quelque sorte à un lézard volant. Pour se nourrir, il pêchait des poissons ou attrapait, en plein vol, de gros insectes. Mais bien des mystères demeurent.

Comment ce dinosaure était-il capable de voler ?
Était-ce parce que ses os étaient vides, comme certains chercheurs tendent à le penser ?

"La découverte récente d'un énorme fossile en Mongolie a révolutionné les connaissances sur le ptérosaure. Rencontre avec Paul Sereno, un chercheur dont les conclusions se sont avérées capitales dans la compréhension que l'on a aujourd'hui de ce dinosaure. "

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DIFFUSIONS

FRANCE 5 JEUDI 25 DÉCEMBRE 2008


Ptérosaures,les monstres du ciel 1 8

La suite à trouver sur DailyMotion
« Modifié: 26 octobre 2019 à 00:35:53 par Modération »
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National Geographic Channel diffuse "L'autopsie d'un dinosaure"
« Réponse #6 le: 28 décembre 2008 à 15:01:13 »

National Geographic Channel diffuse "L'autopsie d'un dinosaure"

Source : National Geographic Channel

Réalisé par Chad Cohen, French Horwitz, Jenny Kubo

Diffusion sur France 5: samedi 27 décembre 2008
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Les équipes de National Geographic ont trouvé une momie de dinosaure presque intacte et vous propose de découvrir un documentaire exceptionnel : L'autopsie d'un dinosaure.

"National Geographic Channel a découvert une perle rare Outre-Atlantique et offre un nouveau bijou à la paléontologie. Une momie de dinosaure quasiment intacte à été découverte aux États-Unis. Vieille de 67 millions d’années, Dakota (nom qu’elle a reçu de l’Etat dans lequel elle a été découverte), est une des plus grandes découvertes récente sur l’ère jurassique.

En effet, Dakota ayant conservé une partie de son enveloppe charnelle, son examen donne lieu à des résultats plus fiables que ceux obtenus précédemment. Pour faire la rencontre de cet "hadrosaure" ("dinosaure à bec de canard"). Pendant 52 minutes, vous découvrirez les spécificités de la momie Dakota et l’avancée qu’elle permet dans le domaine paléontologique dans L'autopsie d'un dinosaure.

En 2005, dans le Dakota du Nord, une équipe de paléontologistes repère un site qui semble propice à d'intéressantes trouvailles. Après de fastidieuses et patientes recherches, ils parviennent à exhumer la dépouille d'un dinosaure. Fait exceptionnel, le cadavre apparaît miraculeusement conservé. En effet, le climat et la composition des sols de cette région du Dakota du Nord ont contribué à un long processus de momification, au fil des millénaires. Peu à peu, l'analyse de ce cadavre de dinosaure a révélé aux scientifiques des éléments nouveaux sur ces animaux aujourd'hui disparus. Les études entamées ont en effet donné maints indices sur la façon dont ils se déplaçaient ou comment ils vivaient."



Autopsie d'un dinosaure 1 5Try our new player
http://science.nationalgeographic.com/science/prehistoric-world.html
« Modifié: 26 octobre 2019 à 00:36:11 par Modération »
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Cyrill

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un dinosaure à plumes plus vieux que l'archéoptéryx
« Réponse #7 le: 07 janvier 2009 à 01:24:10 »

Un dinosaure à plumes plus vieux que l'archéoptéryx
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences

La découverte d’un fossile d’un petit dinosaure en Mongolie éclaire l’apparition des plumes. Guère plus gros qu’un pigeon, Epidexipteryx hui en possédait bien mais elles ne lui servaient pas à voler. Il semble que son plumage n'était là... que parce c'est joli. Un article de Nature décrit ce dinosaure qualifié de "bizarre" par ses découvreurs.

Il est aujourd’hui admis que les oiseaux descendent d'un groupe de dinosaures – les théropodes – et même qu'ils sont des dinosaures. Cela peut surprendre mais n'est-ce pas aussi logique que de considérer dauphins et baleines comme des mammifères typiques ? La découverte vers la fin des années 1990 de plusieurs exemplaires de dinosaures possédant des plumes a confirmé cette filiation. On la soupçonnait d'ailleurs depuis le dix-neuvième siècle après la découverte dans le calcaire des carrières de Solnhofen de l’archéoptéryx et de Compsognathus longipes.

Epidexipteryx hui est un petit dinosaure à plumes découvert en Mongolie intérieur dans des sédiments datés de -168 à -152 millions d’années, ce qui le rend légèrement plus ancien que l’archéoptéryx. Son squelette montre qu’il ne peut pas être l’ancêtre direct des oiseaux mais il est incontestablement l’un des dinosaures qui leur est le plus proche d’un point de vue phylogénétique. Il semble apparenté aux scansorioptérygidés et possède plusieurs caractéristiques que l’on retrouve chez les théropodes, des dinosaures bipèdes carnivores dont l‘étymologie du nom signifie "pieds de bête sauvage", qui font partie des dinosaures saurischiens.


Un plumage uniquement pour faire le beau

Si la filiation entre dinosaures et oiseaux est maintenant admise, on est loin de comprendre comment et pourquoi les plumes sont apparues, sans parler de l’invention du vol. La découverte d’un fossile d’Epidexipteryx hui est intéressante car les empreintes des plumes qu’il possédait révèlent que, d'une part, elles n’étaient pas adaptées au vol et, d'autre part, qu’elles formaient quatre longs rubans en forme de queue. Il semblerait donc qu’il s’agissait surtout d’ornements.


Comme il s’agit d’un animal vivant avant l’archéoptéryx, on peut penser que bon nombre de dinosaures possédaient déjà des plumes bien avant de s'en servir pour voler. La diversité des dinosaures à plumes commence donc à apparaître et elle n’est pas sans rappeler celle des oiseaux eux-mêmes.

Lentement mais sûrement, les étapes et les circonstances de la transition entre dinosaures et oiseaux sont donc en train d’être découvertes par les paléontologues. Gageons que le plus surprenant est encore à venir...


Epidexipteryx hui et sa place probable dans l'arbre phylogénétique. Crédit : Nature

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/un-dinosaure-a-plumes-plus-vieux-que-larcheopteryx_17185/
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Prix pyjama section cinéma Jeu n°73 et n°75

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Le plus grand gisement de fossiles de dinosaures mis au jour en Chine
« Réponse #8 le: 07 janvier 2009 à 22:28:56 »

Le plus grand gisement de fossiles de dinosaures mis au jour en Chine

Paru le 2009-01-04


Zhucheng, province du Shandong, Chine

Lundi 29 décembre 2008, Zhao Xijin, paléontologue membre de l'Institut de paléontologie des vertébrés et de paléoanthropologie de l'Académie des Sciences de Chine a indiqué qu'un gisement de fossiles de dinosaures, mis au jour dans l'est de la Chine, pourrait être le plus grand site de ce type découvert dans le monde.

- fossiles en laboratoire
- le site
- le travail d'assemblage en cours sur le squelette d'Hadrosaurus
images invalides
Plus de 7 600 fossiles de dinosaures, datant de la période mésozoïque du Crétacé supérieur, ont déjà été découverts et les fouilles ne sont pas terminées.

Pour le Pr. Zhao Xijin, "ces découvertes devraient contribuer aux recherches menées sur le mystère de l'extinction des dinosaures".

"La ville possédait déjà un important gisement de grands Hadrosaurus, découvert dans les années 60 à l'occasion d'une prospection pétrolière. Plus de 50 tonnes de fossiles y ont été découverts depuis lors.

Le nouveau site a lui été mis au jour lors d'une recherche minière menée en mars dernier. Plus de 3 000 fossiles y ont déjà été exhumés, parmi lesquels un crâne de 2 mètres d'un grand cératopsien (type tricératops), première découverte du genre effectuée en dehors de l'Amérique du Nord, selon Xu Xin, chercheur à l'Institut de paléontologie des vertébrés et de paléoanthropologie .

Source: http://www.maxisciences.com/dinosaure/le-plus-grand-gisement-de-fossiles-de-dinosaures-mis-au-jour-en-chine-decouvrez-les-images_art443.html
« Modifié: 26 octobre 2019 à 00:38:57 par Modération »
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Utah : La fosse aux dinosaures Arte
« Réponse #9 le: 09 janvier 2009 à 23:50:25 »

Utah : La fosse aux dinosaures  Arte

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En 2002, des scientifiques ont découvert au sud de l'Utah des ossements de dinosaures d'une espèce jusqu'alors inconnue.


A la découverte d'un site exceptionnel regroupant plusieurs fossiles de dinosaures en Utah, aux États-Unis, non loin de la ville de Salt Lake City.

Réalisé par : Kerstin Woldt

Arte
08/01/2009 


Utah,la fosse aux dinosaures 1 3
« Modifié: 26 octobre 2019 à 00:39:17 par Modération »
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Dinosaures : les représentations des reptiles volants géants seraient erronées, découvrez les images

Baltimore, Maryland, États-Unis -
"Selon une nouvelle étude, les ptérosaures, ces reptiles volants généralement représentés comme des animaux sveltes, auraient en fait possédé une morphologie beaucoup plus robuste que celle qu'on leur prêtait il y a peu encore.


Selon les résultats de ces recherches, ces animaux utilisaient leurs quatre membres pour prendre leur envol, ces créatures volantes géantes se déplaçant ensuite dans les airs grâce à leurs immenses ailes qui, une fois repliées formaient des "articulations" permettant aux animaux de marcher et de sauter, au sol.

Les ptérosaures étaient incapables de décoller comme le font les oiseaux, en prenant appui sur deux pattes car arracher du sol leur masse de plusieurs centaines de kilogrammes de la sorte leur était impossible. Ils auraient donc sauté sur place grâce à leurs quatre membres extrêmement musclés, sans s'aider du vent ou d'un rebord de falaise comme d'autres l'avaient suggéré.

"La plupart des gens sont habitués à des représentations de ptérosaures montrant des animaux maigres, presque squelettiques. En réalité, ils étaient extrêmement musclés." explique l'auteur de l'étude, Michael B. Habib de la Johns Hopkins University School of Medicine.

M. Habib a développé ce nouveau modèle en comparant la résistance des os de vingt espèces d'oiseaux modernes et de trois espèces de ptérosaures.

Photo : ptérosaure
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Voilà à quoi ressemblaient vraiment les dinosaures volants


Photo : La nouvelle apparence d'un ptérosaure, Hatzegopterix
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Photo : Quetzalcoatlus, ancienne représentation
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Photo : Une autre vue d'artiste de Quetzalcoatlus erronée
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Photo : Ancienne représentation d'Hatzegopterix
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Paru le 2009-01-09

Cette galerie propose plusieurs vues d'artistes représentant différentes espèces de dinosaures volants. La première image montre l'apparence d'un Hatzegopteryx, selon les résultats d'une nouvelle étude menée par Michael B. Habib, de la Johns Hopkins University School of Medicine. Les trois autres représentations sont des exemples de représentations erronées (toujours selon ces nouveaux résultats de recherches) de dinosaures volants (Hatzegopteryx et Quetzalcoatlus), beaucoup trop maigres pour pouvoir décoller.


Source: http://www.maxisciences.com/dinosaure/voila-a-quoi-ressemblaient-vraiment-les-dinosaures-volants_art539.html
« Modifié: 26 octobre 2019 à 00:41:01 par Modération »
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Chasseurs de dinosaures - National Geog. - Oviraptor - désert de Gobi Mongolie
« Réponse #11 le: 11 janvier 2009 à 18:50:23 »

Chasseurs de dinosaures - National Geographic


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Résumé - DVD National Geographic - Chasseurs De Dinosaures

"Il y a plus de 80 millions d'années, l'Oviraptor, un étrange dinosaure aux allures d'oiseau, vivait sur les terres sablonneuses d'une oasis dans le désert de Gobi. Cet animal mesurait 2,40 mètres de long et les griffes acérées de ses pattes lui permettaient de tenir efficacement en respect ses prédateurs. La National Geographic Society a été fondée en 1888 pour "le développement et la diffusion des connaissances géographiques".






Désert de Gobi : un troupeau de dinosaures mongols

NODE-LANGLOIS Fabrice
 
"Le désert de Gobi est une mine d'os du crétacé. En juillet 1993, on

y a pêché les restes de pas moins d'une centaine de dinos et de 400 mammifères sur 4 km2.

PALÉONTOLOGIE. «On a beau être blasé, ces découvertes sont extraordinaires!» Celui qui s'exclame ainsi, débordant d'en- thousiasme à propos des derniers ossements de dinosaures et de mammifères du crétacé découverts en Mongolie par l'équipe américaine de Malcolm McKenna, aurait de quoi être blasé. Philippe Taquet, conservateur du Muséum d'histoire naturelle de Paris, en connaît un rayon en matière de dinosaures. Mais, pour s'être rendu sur le terraindans le désert de Gobi, en 1991, il est convaincu que la Mongolie est désormais la région la plus riche du monde en ossements du crétacé.

Dans la revue Nature du 30 mars dernier, les paléontologues de l'American Museum of Natural History de New York décrivent les trésors extraits du site de Ukhaa Tolgod («les Collines brunes», en mongol), découvert en juillet 1993. Pas moins d'une centaine de dinosaures (en pièces détachées), quelque 400 mammifères, ancêtres de nos rongeurs et petits lézards, et tout cela sur une aire de 4km2. Des squelettes de l'étrange Mononykus (1), ce drôle de dinosaure qui ressemblait à une grosse dinde et que certains identifient comme l'ancêtre des oiseaux, côtoyaient des Oviraptor, adultes et embryons, des Velociraptor et quantités d'autres reptiles vieux de 80 millions d'années. Et encore, toutes les trouvailles de Malcolm McKenna n'ont pas encore été décrites.

Outre leur profusion, c'est l'exceptionnelle conservation des squelettes qui fait la réputation de ce haut plateau du Gobi. «Certains animaux ont été retrouvés en position debout», raconte Philippe Taquet. Explication probable: dinosaures et mammifères auraient péri ensemble dans des tempêtes de sable. «Le désert de Gobi est à la hauteur de sa terrible réputation», raconte le paléontologue français. «Aujourd'hui encore, des animaux qui se rassemblent à des points d'eau au fond de cuvettes se retrouvent piégés par des vents de sable et meurent ensevelis.» Des drames qui font en tout cas le bonheur des chasseurs de dinosaures mongols, polonais, russes et américains qui se succèdent chaque été dans les bassins arides du Gobi. Il doit rester dans le sol mongol encore de quoi les occuper de longues années. «On continue de trouver de nouveaux sites», s'enthousiasme Philippe Taquet. A l'heure où certains paléontologues ne jurent plus que par la modélisation, les découvertes d'Ukhaa Tolgod rassurent le conservateur français: «Pas de doute, c'est en allant sur le terrain que l'on trouve.»

Source: http://www.liberation.fr/sciences/0101139871-desert-de-gobi-un-troupeau-de-dinosaures-mongols
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Le grand ptérosaure bondissait pour s'envoler sur place
« Réponse #12 le: 15 janvier 2009 à 22:20:59 »

Le 15 janvier 2009 à 15h36
 
Le grand ptérosaure bondissait pour s'envoler sur place

Par Jean Etienne, Futura-Sciences

"Capable de voler sur de longues distances, et peut-être même migrateur, le grand ptérosaure ne pouvait prendre son envol en courant sur le sol, comme le fait un oiseau. Ses pattes puissantes lui venaient à la rescousse, affirme un chercheur. En quelque sorte, ce reptile volant était un adepte du décollage vertical.


En 2008, des chercheurs ont longtemps examiné le plus grand oiseau de notre époque, l’albatros, afin de comprendre le mécanisme de son envol et tenter de l’extrapoler au grand ptérosaure. Car ils ne comprenaient pas comment ce monstre préhistorique pesant 225 kg, de l’envergure d’un autobus, pouvait quitter le sol par les simples battements de ses ailes. Leur conclusion est formelle : ce n’est pas possible.

Le biologiste Mike Habib, de l’université John Hopkins (Etats Unis), de son côté, a passé au crible les scanners de 155 spécimens d’oiseaux fossilisés ainsi que d’une dizaine d’espèces de ptérosaures. Car pour le chercheur, la comparaison oiseau-ptérosaure n’est pas pertinente en raison d’un trop grand nombre de différences morphologiques. Il constate notamment que chez les oiseaux, les pattes arrière sont beaucoup plus puissantes que les membres avant (il suffit pour s'en convaincre de comparer une cuisse et une aile de poulet…), tandis que certains ptérosaures avaient au contraire des pattes avant beaucoup plus plus puissantes. "


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Morphologie d'un ptérosaure (un ptéranodon).


"Mike Habib fait un intéressant parallèle entre le ptérosaure et… la grenouille. Lorsque ce batracien veut effectuer un long saut, les pattes arrière quittent le sol avant les pattes de devant en raison de sa morphologie particulière. Elle n’est pas la seule. La chauve-souris vampire (Desmodus rotundus), vivant en Amérique centrale et du sud, adopte la même technique d’envol, mais avec des ailes en plus, ce qui la rapproche encore plus du ptérosaure.


Le ptérosaure prenait son envol en bondissant d’abord du sol, selon Mike Habib. Pour une espèce en particulier, le Hatzegopteryx thambema, l’impulsion de départ atteignait une vitesse de 68 km/heure, lui permettant de fournir le premier battement de ses larges ailes de cuir alors qu’il se trouvait déjà en l’air. Selon le chercheur, « il accélérait plus comme une Porsche que comme une Volkswagen. Ce qui est très pratique quand vous vivez dans un monde plein de tyrannosaures, ce qui était le cas ». "

"En cours de publication dans la revue allemande de paléontologie et géologie Zitteliana, les recherches de Mike Habib sont originales dans le sens où elles mêlent paléontologie et dynamique du vol. James Cunningham, un ingénieur américain ayant accompli divers travaux pour le National Geographic, les juge particulièrement pertinentes : « les plus gros ptérosaures n'avaient pas assez de muscles pour décoller du sol en battant des ailes ». David Unwin, spécialisé dans l’étude des ptérosaures à l’université de Leicester, n’est, lui, pas entièrement convaincu car il estime insuffisante la comparaison entre cette manière de décoller et l’ensemble des caractéristiques biologiques de l’animal. Il estime aussi que les ptérosaures dans leur ensemble auraient pu être plus légers que ce qu’on pense actuellement, amoindrissant la difficulté de leur envol. Mais il estime aussi peu pertinente la comparaison des ptérosaures avec les oiseaux, les différences étant trop importantes."

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Squelette d'un Ptérosaure au North American Museum of Ancien Life. Crédit Zachary Tirrell

Source: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/le-grand-pterosaure-bondissait-pour-senvoler-sur-place_17948/
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La Chine, fabrique de dinosaures
« Réponse #13 le: 31 janvier 2009 à 20:43:53 »

La Chine, fabrique de dinosaures


LE MONDE | 30.01.09

ZHUCHENG (PROVINCE DU SHANDONG)

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D.R.
La ville de Zhucheng, en Chine, vient de découvrir des fossiles de dinosaures : les autorités préparent déjà un "Jurassic Park" pour en tirer profit.
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"hucheng, petite ville industrielle de la province du Shandong, a une spécialité : les yazuilong, ou dinosaures à bec de canard, à cause de la partie avant de leur crâne, aplatie et élargie en forme de bec. Les premières découvertes datent des années 1960. En 1989, on déterra les os fossilisés d'un hadrosauridé qui, une fois recomposé, s'est révélé être le plus grand de sa catégorie : 16,6 mètres de long sur 9,1 de haut. Baptisé Zhuchengosaure maximus, il trône au musée des dinosaures que la ville a construit, en 1997, pour abriter ses trésors et tenter d'attirer les touristes qui, en été, envahissent Qingdao, la plus célèbre station balnéaire de Chine, à une heure d'autoroute.

 
Mais voilà, alors que de nouvelles découvertes sur l'immense territoire chinois défrayent régulièrement la chronique, et que des expositions d'os de dinosaures de Chine voyagent dans les musées du monde entier (aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, ou encore en Italie ces dernières années), Zhucheng n'était plus dans le coup. A l'automne 2008, la chance a de nouveau souri à la capitale du dinosaure : on a découvert de nouveaux gisements d'os sur une quinzaine de sites, dont l'un s'étend sur 300 mètres de longueur et 10 mètres de large.

"Il y a des chances que ce soit le plus grand gisement fossilifère du monde", explique Zhao Xijin, le paléontologue qui supervise les recherches. En six mois, près de 3 000 fossiles y ont été trouvés, et 2 600 dans une poche adjacente. Ce petit monsieur de 73 ans, retraité de l'Institut de paléontologie des vertébrés de l'Académie des sciences de Pékin, a sillonné la Chine à la recherche de fossiles pendant quarante ans après son retour de l'université Lomonossov à Moscou, en 1962.

Il a effectué des fouilles au Xinjiang, au Tibet, où il identifia un nouveau genre de sauropode, le Megacervixosaurus, ou "lézard au gros cou". Dans le Liaoning, où l'un de ses anciens élèves travaille sur les poches d'os de dinosaures à plumes, ou encore le Heilongjiang, le Yunnan et le Henan. Le professeur Zhao a nommé une quinzaine de genres de dinosaures. Il est originaire de Yantai, une ville toute proche de Zhucheng ; on lui a donc confié comme à un enfant du pays la direction des fouilles.

Transportés dans des gangues de plâtre, les fossiles sont entreposés dans les immenses hangars d'anciennes usines agricoles à proximité. Ceux des os dont on a trouvé l'emplacement dans le squelette reposent sur des monticules de terre et dessinent déjà, sur le ciment, les formes aplaties de trois dinosaures à bec de canard, avec les imposants fémurs des pattes arrière. Le plus grand des sauriens, estime Zhao Xijin, fait près de 20 mètres de long et correspond à une bête de plus de 10 mètres de haut.

Herbivores, évoluant dans des eaux peu profondes et pondant sur les rivages de lacs ou de rivières, les hadrosauridés vivaient au crétacé supérieur, peu avant la disparition des dinosaures, il y a 65 millions d'années. La quantité de fossiles trouvés dans cette région du Shandong s'expliquerait par des crues qui ont drainé les cadavres dans les plaines marécageuses.

De nouveaux éléments pourraient, selon Zhao, contribuer aux recherches sur l'extinction des dinosaures entre le crétacé et le tertiaire, soit en raison d'irruptions volcaniques intenses qui ont modifié le climat, soit de l'impact d'un astéroïde, ou d'évolutions biologiques induites. Un os de bassin déterré à Zhucheng présente une protubérance qui, d'après M. Zhao, est une tumeur : les crues auraient pu conduire à des maladies des os, avance-t-il.

D'autres ossements ont été trouvés : une dent de tyrannosaure, le prédateur des hadrosauridés, et les cervicales d'un cératopsidé qui n'avait jamais été localisé en Chine. Quatre autres fossiles d'os appartiennent à des espèces encore non identifiées. Les fossiles de Zhucheng concernent toutefois, pour les paléontologues, une faune connue. En revanche, une série de découvertes chinoises récentes ont permis d'affiner les hypothèses autour de l'évolution dinosaure-oiseau qui, déjà, avait connu plusieurs avancées avec les nombreux fossiles de dinosaures à plume mis au jour dans le Liaoning dans les années 1990-2000 : toutes sortes de questions demeurent quant à la transition entre dinosaures et oiseaux, ou à l'apparition du vol, et de celle des plumes, pas forcément concomitantes.

Ainsi, la découverte, en Mongolie intérieure, du Gigantoraptor erlianensis, qui a fait l'objet, en 2008, d'un article dans Nature signé par l'équipe du paléontologue chinois Xing Xu, remet en question la théorie voulant que les dinosaures carnivores eussent été de plus en plus petits avant de devenir des oiseaux. Cette créature de 8 mètres de long et 1,4 tonne, qui vivait il y a 85 millions d'années, était dotée d'un bec, et son corps devait bien être couvert de plumes, à en juger par sa ressemblance avec les autres spécimens de la famille des oviraptoridés, les dinosaures préaviens. Or ceux que l'on connaît dépassaient rarement les 40 kg.

Quelle que soit la concurrence, à Zhucheng, la mairie de la ville ne s'en laissera pas conter en matière de "dinosaur business" : l'accès aux collines de sédiments gréseux où se trouve "le plus grand gisement au monde" a été aménagé, et d'immenses pancartes accueilleront les futurs visiteurs. "Exposition des fossiles des plus grands dinosaures du monde", peut-on y lire. L'ouverture du nouveau parc de dinosaures chinois de Zhucheng devrait avoir lieu au printemps.

Les touristes suivront un sentier surplombant les fouilles. Le parc sera aussi doté d'un centre de recherche. "On réfléchit à la manière de se faire connaître", dit Wang Kebai, le chef du bureau du tourisme de la ville, avant de s'enquérir sur la manière d'inscrire le Zhuchengosaurus maximus dans le livre, des records. "On prévoit de dépenser 1,5 milliard de yuans (150 millions d'euros) pour le parc, et de trouver des investisseurs étrangers", poursuit-il.

De quoi remettre Zhucheng au centre du tourisme paléontologique pour quelques années encore."

Brice Pedroletti Article paru dans l'édition du 31.01.09

Source: La page demandée n'est malheureusement pas disponible   http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/01/30/la-chine-fabrique-de-dinosaures_1148590_3244.html#xtor=RSS-3244
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TDC

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Re : Fil généraliste: les Dinosaures
« Réponse #14 le: 01 février 2009 à 14:00:42 »

Je vous propose la lecture d'un article sur le site de Merlin, je le trouve sympa, même si le manque de documentation fait cruellement défaut, une fois de plus...

La page n'existe plus
  http://homme-et-espace.over-blog.com/article-27306117-6.html#anchorComment
« Modifié: 13 août 2012 à 22:15:30 par Diouf »
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