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Auteur Sujet: Fil généraliste: les Dinosaures  (Lu 30206 fois)

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zetareticuli

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Re : Fil généraliste: les Dinosaures
« Réponse #30 le: 10 mars 2014 à 20:31:48 »

Torvosaurus gurneyi, le dinosaure géant de l'Europe du Jurassique

Au Portugal, des paléontologues ont mis au jour un squelette bien fossilisé ressemblant à un tyrannosaure, long de dix mètres. Il appartient à un genre connu, Torvosaurus, mais ce redoutable carnivore, le plus grand retrouvé à ce jour en Europe, est une nouvelle espèce. La preuve par les — puissantes — mâchoires.

En A, le squelette de Torvosaurus gurneyi reconstitué grâce aux restes fossiles récemment trouvés (en rouge) et étudiés sur d'autres spécimens (en bleu). Le crâne volumineux (1,15 m de longueur) est représenté en B avec ses dents de bonnes tailles. La barre d'échelle de la figure A vaut 1 m et celle en B 10 cm. © Christophe Hendrickx, Octávio Mateus, Plos One ; dessins de Scott Hartman, Carol Abraczinskas et Simão Mateus

Au nord de Lisbonne, à Lourinhã, sur la côte atlantique, les paléontologues avaient déjà exhumé des restes de dinosaures et notamment des Torvosaurus. Ces grands prédateurs vivaient il y a 150 millions d’années, à la fin du Jurassique supérieur, et les fossiles connus ont été trouvés dans l’actuelle Amérique du Nord et au Portugal. Ils ressemblaient aux tyrannosaures, marchant comme eux sur deux pattes. Ce sont d’ailleurs des théropodes, comme le célèbre Tyrannosaurus rex et comme nos oiseaux actuels, mais, appartenant à la vieille famille des mégalosauridés, ils n’en sont que des cousins très lointains.

Dans cette même formation de Lourinhã, l’été dernier, un chasseur de fossiles amateur avait d’ailleurs découvert des restes d’œufs et d’embryons, dans ce qui s’est avéré être un nid de Torvosaurus. Des restes fossiles — un maxillaire et une vertèbre caudale —, récemment mis au jour, ont d’abord été attribués, comme les autres fossiles de ce théropode trouvés au Portugal, à Torvosaurus tanneri, espèce décrite par des fossiles en Amérique du Nord et de la même période du Kimméridgien-Tithonien.
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zetareticuli

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Re : Fil généraliste: les Dinosaures
« Réponse #31 le: 19 mai 2014 à 22:24:05 »

Les restes d'un dinosaure de plus de 100 tonnes découverts en Argentine

Un archéologue pose devant le fémur du dinosaure de plus de 100 tonnes dont le squelette vient d'être mis à jour en Argentine. MUSEO EGIDIO FERUGLIO / TELAM / AFP

Quarante mètres de haut et aussi lourd que 14 éléphants réunis: des paléontologues argentins viennent d'annoncer la découverte du squelette d'un énorme dinosaure...
Des paléontologues argentins ont annoncé vendredi la découverte des restes fossilisés d'un énorme dinosaure, le plus grand connu, pesant plus de 100 tonnes, soit l'équivalent d'environ 14 éléphants.

Vieux de 90 millions d’années

«C’est l'exemplaire le plus grand connu, vieux d'au mois 90 millions d'années», a indiqué à la presse locale Ruben Cuneo, directeur du musée paléontologique Egidio Feruglio de Trelew, en Patagonie (sud). Les fossiles ont été découverts par hasard en 2013 par un paysan dans un champ situé à 260 km de Trelew, dans la province de Chubut, à 1.300 km de Buenos Aires. Il s'agit d'un fossile de sauropode herbivore, long d'environ 40 mètres de la tête à la queue.

Lorsque les fouilles ont débuté en janvier 2013, les scientifiques n'imaginaient certainement pas retrouver les fossiles de presque tous les ossements d'un dinosaure géant, soit dix vertèbres du torse, 40 de la queue, une partie du cou et la totalité des pattes de l'animal qui vécut vraisemblablement au Crétacé supérieur.
Hors d'Argentine, la communauté scientifique se veut toutefois plus prudente, notamment sur l'estimation de la taille et du poids du vertébré et demande que le squelette soit mesuré de manière adéquate.

Une première découverte qui en augure d’autres

En attendant que les experts établissent avec certitude ces mesures, les scientifiques argentins soulignent que cette découverte exceptionnelle de fossiles pourrait ne constituer qu'un début, car les restes de six autres dinosaures - plus petits et plus jeunes - ont déjà été découverts sur le même site.
Les paléontologues ont notamment mis la main sur 60 dents, dont 57 ayant appartenu à des Teranotitan, les théropodes carnivores les plus grands jamais répertoriés. Source
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zetareticuli

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Re : Fil généraliste: les Dinosaures
« Réponse #32 le: 03 juin 2014 à 02:31:02 »

Un cimetière de reptiles marins préhistoriques dévoilé par la fonte des glaces au Chili

La fonte des glaciers est un phénomène inquiétant, mais pour les paléontologues, c'est aussi une occasion de faire de belles découvertes. Au Chili, une équipe de chercheurs a découvert 46 fossiles d'ichtyosaures, une espèces de reptiles marins préhistoriques disparus depuis 90 millions d'années.

C’est un véritable cimetière d’espèces préhistoriques que des scientifiques ont découvert au Chili : pas moins de 46 spécimens d’ichtyosaures, une espèce ayant vécu à l’ère Mesozoïque. Ces reptiles marins seraient apparus il y a 245 millions d’années, soit 15 millions d’années avant les dinosaures.
Ces ichtyosaures, dont le nom grec signifie 'poisson lézard' auraient trouvé la mort lors d’une série de coulées de boue, et auraient ensuite été conservés dans des sédiments marins. C’est finalement la fonte du glacier Tyndall, situé dans le parc national chilien Torres del Paine, qui a révélé leur existence, rapporte Live Science.
Après 5 heures de route et près de 14 heures de marche dans le glacier, l’équipe dirigée par le paléontologue allemand Wolfgang Stinnesbeck a pu observer des squelettes extrêmement bien préservés, parfois accompagnés de traces de tissus mous. Le spécimen le plus impressionnant mesure 5 mètres de long, mais les chercheurs ont également découvert plusieurs fossiles d’embryons dans un squelette de femelle.

Des reptiles marins ancêtres des dauphins ?

Les ichtyosaures ont vécu à la même époque que leurs cousins terrestres, les dinosaures, et volants, les ptérosaures. Selon les scientifiques, ce groupe de poissons reptiles descendrait d’une lignée de reptiles terrestres ayant évolué vers la vie aquatique, jusqu’à prendre une apparence proche de celles des dauphins.
Les fossiles retrouvés jusqu’ici ont en effet permis d’établir que les ichtyosaures possédaient un long museau similaire à celui des dauphins actuels et muni de dents. Leur taille et leur nombre de nageoires variaient en fonction de l’espèce, mais leur longueur moyenne était comprise entre 2 et 4 mètres.

Des causes d'extinction encore méconnues

Pour les chercheurs, ces 46 ichtyosaures auraient été tués alors qu’ils se trouvaient dans un canyon sous-marin proche de la côte, il y a 150 à 100 millions d’années. Une coulée de boue se serait alors répandue dans l’eau, entraînant la mort par noyade des animaux, expliquent les paléontologues dans leur étude, parue le 22 mai dans la revue de la Société américaine de géologie. La totalité du groupe s’est quant à elle éteinte il y a 90 millions d’années, mais les scientifiques ne connaissent pas exactement la cause de cette disparition. Pour Wolfgang Stinnesbeck, il s’agirait de la diminution de la quantité d’oxygène présente dans l’océan, due à l’activité volcanique. Mais d’autres spécialistes pensent que c’est la concurrence avec d’autres espèces marines qui aurait coûté la vie aux ichtyosaures. Source


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Re : Fil généraliste: les Dinosaures
« Réponse #33 le: 25 juillet 2014 à 20:21:41 »

Des traces de pas révèlent l'instinct grégaire des tyrannosaures

Jusqu'à présent, seules des traces isolées de tyrannosaures avaient été découvertes au Canada, aux Etats-Unis ou encore en Mongolie...

Des empreintes de pas fossilisées de tyrannosaures allant dans la même direction et découvertes dans l'Ouest canadien tendent à prouver que cette espèce carnivore de dinosaures avait l'instinct grégaire, selon une étude scientifique.

C'est la première fois que des empreintes de plusieurs tyrannosaures à proximité les unes des autres sont mises au jour, notent les auteurs de cette étude publiée par l'éditeur en ligne PLOS One.

Les empreintes de pas parallèles à trois doigts ont été découvertes aux abords d'une falaise près de Tumbler Ridge (Colombie-Britannique, ouest du Canada). «Elles montrent que ces trois animaux se déplaçaient ensemble en allant dans la même direction», a expliqué jeudi Richard McCrea du Centre de recherche paléontologique qui a mené les fouilles. Jusqu'à présent, seules des traces isolées de tyrannosaures avaient été découvertes au Canada, aux Etats-Unis ou encore en Mongolie.

«Amplitude de foulée de l'ordre de quatre mètres»

Les scientifiques estiment que «les similitudes dans la profondeur et la préservation» de ces traces de pas sont la preuve qu'elles ont été laissées par des animaux «marchant en même temps dans la même direction». Les empreintes ont été découvertes par un guide local en 2011 dans un terrain boueux il y a environ 70 millions d'années, selon les scientifiques qui notent des relevés d'empreintes montrant des tyrannosaures se déplaçant vers le sud-est dans une bande de 8,50 mètres de large.

Les fouilles toujours en cours ont permis de mettre au jour sept empreintes au total, qui auraient été préservées après avoir été recouvertes de cendres issues d'une éruption volcanique pour ensuite réapparaître avec l'érosion de la falaise. Selon les scientifiques, les empreintes de pas, d'environ 50 centimètres chacune, sont celles d'animaux d'âge adulte et de tailles différentes.

Dans leur déplacement, avec les membres très rapprochés, «une faible rotation du pied», et avec «une amplitude de leur foulée de l'ordre de quatre mètres», a estimé Richard McCrea en estimant que cette découverte allait permettre de consolider des hypothèses crédibles sur le mode de déplacement de cette espèce. Ces tyrannosaures seraient antérieurs à la famille des tyrannosaures Rex, sachant que des animaux de cette espèce comme le Dasplétosaure (lézard effrayant) vivaient en Amérique du nord. Source
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zetareticuli

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Re : Fil généraliste: les Dinosaures
« Réponse #34 le: 25 septembre 2015 à 21:11:17 »

Alaska: Une nouvelle espèce de dinosaure découverte

Non seulement son nom est imprononçable mais en plus il vivait dans des régions peu hospitalières. Des chercheurs ont découvert dans le nord de l’Alaska : Ugrunaaluk kuukpikensis, un nouveau dinosaure. C’est en retirant du sol plus de 6.000 ossements d’une couche rocheuse vieille de 69 millions d’années qu’ils sont parvenus à reconstituer la bête. La plupart des ossements trouvés appartiendraient à des gros bébés d’une taille d’un à trois mètres rapporte Le Point.

Que nous disent les paléontologues sur Ugrunaaluk kuukpikensis ? Déjà, son nom de baptême signifie « brouteur ancien de la rivière Colville » dans la langue des Esquimaux inupiaqs, une peuplade vivant dans l’ouest de l’Alaska. Il s’agit d’un paisible herbivore muni d’une centaine de dents de la famille des hadrosauridés.

Une espèce vieille d’au moins 66 millions d’années

On retrouvait ces « dinosaures à bec de canard » en Amérique du Nord, en Asie et en Europe au crétacé supérieur (de - 100 millions d’années à - 66 millions d’années) précise Le Monde. Le quotidien ajoute qu’adulte, Ugrunaaluk kuukpikensis pouvait mesurer jusqu’à 9 mètres de long et se tenait sur ses pattes postérieures.

Les régions froides, terres d’accueil des dinosaures

Les chercheurs de l’université de l’Alaska de Fairbanks et du département des sciences de la vie de l’université de Floride qui ont publié ce mardi leurs travaux dans le journal de paléontologie Acta Palaeontologica Polonica pensent avoir fait une précieuse découverte. Cela ne tient pas à l’espèce qu’ils ont reconstituée mais au lieu des fouilles : la formation géologique de Prince Creek, située au nord de l’Alaska. Même si le climat était plus clément à l’époque, cela indiquerait que les dinosaures ne se contentaient pas seulement des régions chaudes. Source
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DecemberTen

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Re : Fil généraliste: les Dinosaures
« Réponse #35 le: 21 octobre 2015 à 08:47:47 »

Découverte en Espagne d'un mammifère à poils et épines au temps des dinosaures

Des chercheurs ont découvert une nouvelle espèce de mammifère qui vivait il y a 125 millions d'années, au temps des dinosaures.
Doté de poils mais aussi d'épines, il avait la taille d'un rat et des pattes fouisseuses comme celles des tatous.


Le fossile étudié était aussi affligé de la teigne, une mycose qui affecte le pelage et existe aujourd'hui encore, ont constaté les scientifiques.

Baptisé Spinolestes xenarthrosus, ce fossile, parfaitement conservé, a été trouvé en 2011 à Las Hoyas, un gisement du Crétacé inférieur
(-127 millions d'années) situé en Espagne près de la ville de Cuenca.
Cette "boule de poils" vient d'être décrite par une équipe internationale de paléontologues, dans une étude parue mercredi dans la revue britannique Nature.
Ils ont conclu qu'il s'agissait d'une nouvelle espèce appartenant à l'ordre des eutriconodontes, une lignée de mammifères disparus à la fin de
l'ère Mésozoïque (-252,2 à - 66,0 millions d'années). Il était de la famille des gobiconodontes.

Spinolestes xenarthrosus, qui se nourrissait d'insectes et de larves, pesait entre 50 et 70 cm et mesurait 25 cm de long.
Il avait des dents acérées, une colonne vertébrale, des pattes aptes à fouiller la terre comme celles des tatous, une crinière le long du dos et des petites épines similaires à celles du hérisson.
....


Suite et source de l'article:
Le Vif.be 

Le chercheur Romain Vullo du laboratoire de Géosciences de l'Université de Rennes a participé aux recherches.
La page du site consacré à cette découverte.

zetareticuli

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Re : Fil généraliste: les Dinosaures
« Réponse #36 le: 01 novembre 2015 à 21:15:50 »

Découverte d'un squelette de dinosaure à plumes en Alberta

Vision d'artiste de l'Ornithomimus, par Julius Csotonyi, basé sur les dernières preuves scientifiques  Photo :  Julius Csotonyi / Université de l'Alberta

 Un étudiant au premier cycle en paléontologie de l'Université de l'Alberta a fait la découverte d'un squelette d'un dinosaure à plumes au cours de la première année de son programme.

Van der Reest a trouvé la queue d'une espèce de dinosaures autruches qu'on appelle Ornithomimus, un dinosaure qui possède des plumes.

« C'est assez remarquable, a affirmé son superviseur et paléontologiste reconnu au Canada, Philip Currie. Je pense que je n'ai pas arrêté de sourire depuis ».

Cette découverte s'ajoute à celles effectuées il y a trois ans par les paléontologues du musée Royal Tyrell, à Drumheller.

« En 2012, on avait vu que les spécimens avaient le corps couvert de plumes filamenteuses genre du duvet et que sur les bras ces animaux avaient des plumes », a décrit le paléontologue François Therrien.

« Ce spécimen resserre les liens entre les dinosaures et les oiseaux. »
— Alexe Wolfe, professeur à l'Université de l'Alberta


« C'est intéressant de voir que ce qu'on avait prédit dans notre article en 2012, que les dinosaures à plumes n'étaient peut-être pas aussi rares que ça, c'était juste une question d'avoir un peu de chance et de garder un oeil ouvert quand on fait de nouvelles découvertes. Or, c'est ce qui s'est passé à l'Université de l'Alberta. Ils ont ramassé un spécimen qui n'avait l'air de rien de particulier », a affirmé M. Therrien.

Le nouveau squelette inclut la queue de l'animal, ce qui a permis de découvrir que cette espèce n'avait pas de plumes sous le corps et le bas des jambes, ce qui permettait au dinosaure de stabiliser sa température interne. Source
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Re : Fil généraliste: les Dinosaures
« Réponse #37 le: 29 mars 2016 à 22:59:22 »

Des scientifiques ont découvert un fossile de licorne sibérienne vieux de 29 000 ans

Heinrich Harder/Wikimedia

Cela fait des années que les scientifiques connaissent l’existence de la licorne sibérienne, un animal plus proche du mammouth physiquement que du cheval et dont l’espèce aurait disparu il y a 350 000 ans. Néanmoins la publication d’Andrey Shpansky et ses collègues de l’université russe de Tomsk State dans le American Journal of Applied Science a récemment relayé la découverte d’un crâne parfaitement conservé dans la région de Pavlodar de la République du Kazakhstan qui remet en doute toutes les hypothèses quant à cet animal qui aurait en fait disparu il y a 29 000 ans.

L’Elasmotherium sibiricum n’est en rien proche de la licorne telle que nous nous la représentons généralement. Malheureusement loin du glamour et des paillettes que nous lui attribuons, ce mammifère n’est en fait rien d’autre qu’un animal proche de nos rhinocéros modernes, mais encore plus énormes, hirsutes et évidemment pourvus d’une énorme corne extrêmement puissante sur le front enveloppée de kératine. De stature impressionnante, cet animal herbivore a une dentition large qui se rapprocherait de celle du Mammuthus trogontherii chosaricus et son poids serait compris entre 3600 et 4500 kilogrammes. Il ferait environ 4,5 mètres même si le spécimen trouvé ici était incomplet et qu’avancer des mesures précises est compliqué.

Les chercheurs de l’université de Tomsk State en Russie ont basé leurs données sur les trouvailles faites en utilisant la technique de la datation au carbone (une méthode de datation radiométrique grâce à l’étude du carbone 14 qui est contenue dans la matière organique et qui permet de connaître son âge depuis sa mort). C’est ainsi qu’ils ont découvert que l’animal en question n’avait pas disparu il y a aussi longtemps que ce qui était estimé en se basant sur les squelettes trouvés auparavant en Eurasie et que son extinction datait d’il y a environ 29 000 ans et non pas 350 000. Ils pensent également qu’il s’agissait d’un mâle qui serait mort très vieux.

La question qui brûle à présent les lèvres des chercheurs est de trouver comment cet animal a pu survivre aussi longtemps malgré le climat difficile de son habitat, ce qui relance bien des questions concernant l’extinction de la mégafaune pléistocène et notamment sur les raisons de leur disparition. Andrey Shpanski avance l’idée selon laquelle l’animal retrouvé aurait trouvé refuge au sud de l’ouest sibérien, lui permettant ainsi de rester en vie plus longtemps. Néanmoins il n’exclut pas l’idée que cet animal ait pu migrer et résider quelque temps dans des zones plus au sud.

Trouver des réponses quant à cette extinction pourrait être un pas de plus dans les recherches sur l’impact des changements climatiques et les facteurs environnementaux sur la biodiversité de ces animaux larges. Savoir comment ces espèces ont survécu aussi longtemps et ce qui les a fait disparaître pourrait en effet être bien utile à notre espèce pour faire des choix plus éclairés et s’assurer un avenir plus propice que celui que auquel on se destine actuellement. Source
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