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Auteur Sujet: Les signes de la récession  (Lu 118843 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

Natacha

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Les signes de la récession
« le: 24 octobre 2008 à 01:23:01 »

Quelques chômeurs en plus, pour la fin de l'année.

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La Camif dépose son bilan, après plus de soixante ans d'activité
Jeudi 23 octobre, 20h00

Le groupe de vente par correspondance Camif, fondé en 1947 pour permettre aux enseignants de s'équiper après la guerre, s'est déclaré, jeudi 23 octobre, en cessation de paiement. Camif Particuliers (780 salariés) et Camif SA (200 salariés) ont successivement annoncé leur dépôt de bilan.

L'avenir des deux sociétés dépend désormais du tribunal de commerce de Niort (Deux-Sèvres). Celui-ci fera connaître sa décision en début de semaine mais le président de Camif Particuliers, Pierre Jullien, ne s'est pas montré optimiste sur le sort de cette société, détenue à 66 % par le fonds Osiris Partners depuis décembre 2007. "Il n'y a guère d'espoir de redressement", a-t-il déclaré à la presse. Dans un communiqué, Camif Particuliers a attribué sa défaillance à des "tensions de trésorerie", conjuguées à la crise économique. "La situation est dramatique, on se dirige vers la liquidation", a confié Jocelyne Baussant, déléguée syndicale FO, avant d'expliquer la situation aux 500 salariés "sous le choc," réunis dans la cafétéria. Pour Jean-Charles Laurent, délégué CFDT, "tout devrait aller très vite. Les lettres de licenciement pourraient arriver fin novembre".
De son côté, Camif SA s'est déclarée également "en cessation de paiement avec demande d'une poursuite d'activité", a expliqué Louis Mallet, son président. Cette dernière, qui emploie 200 personnes, "propose un plan d'équilibre pour 2009 et 2010 au tribunal de commerce", a précisé M. Mallet. La société devrait donc poursuivre son activité, au contraire de Camif Particuliers, sa principale filiale.
Ces deux cessations d'activité interviennent quarante-huit heures après l'annonce par La Redoute de son intention de supprimer 672 emplois d'ici quatre ans, dans le cadre d'un "plan de relance" destiné à faire face au "déclin de la vente par correspondance traditionnelle". La Camif avait été fondée à l'initiative de la Mutuelle des instituteurs (Maif).

http://fr.news.yahoo.com/2/20081023/tts-la-camif-depose-son-bilan-apres-plus-c1b2fc3.html - admn : la page n'existe plus
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Les signes de la récession
« Réponse #1 le: 24 octobre 2008 à 01:32:42 »

Etonnant ! : "le luxe résiste"   ;D


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[La crise financière rend les Français frileux sur leurs vacances d'hiver  
(extrait)

mer 22 oct, 17h09
 
La crise financière a rendu les Français frileux pour leurs vacances d'hiver, ces derniers hésitant à réserver des séjours, alors qu'ils étaient encore très enclins à partir pour la Toussaint, observaient mercredi des professionnels du secteur.
"Actuellement, nous enregistrons une chute de 30% des prises de commande pour la saison s'étalant du 1er novembre au 30 avril comparé à l'année précédente",  constate Jean-Marc Rozé, secrétaire général du SNAV-Les professionnels du voyage, dans un entretien à l'AFP.

"Nous avons une crise de confiance doublée d'une crise financière. Les consommateurs ne passent pas à l'acte, ils attendent, d'autant plus que les vacances ne sont pas des biens de première nécessité", ajoute-t-il. Forte de 1.400 adhérents, le SNAV représente 60% du marché des agents de voyage en France (tours opérateurs et distributeurs).

Seuls les premiers prix et le luxe résistent. "Mais le gros du marché, le milieu de gamme, recule".

"Il s'agit de voir s'il s'agit d'un simple retard dans les prises de commande ou d'une tendance de fond", observe-t-il. Traditionnellement, les futurs vacanciers réservent en septembre et octobre pour les congés d'hiver.

Les Français semblent avoir les yeux rivés sur leur budget. Ainsi, parmi les différents types de destination, les séjours lointains souffrent plus que les proches.

"Les réservations long-courrier reculent entre 10 et 20% par rapport à l'an passé et celles moyen-courriers entre 10 et 0%", constate René-Marc Chikli, président du Centre d'étude des tour-opérateurs (Ceto) --représentant environ 80 tour-opérateurs détenant 80% des parts de marché en France--.

Selon lui, les Français qui avaient projeté de voyager très loin se rabattent sur plus près pour dépenser moins. Seules les vacances à la neige seraient épargnées. "Les skieurs surveilleront les prix sur place", prédit-il.
Les vacances de Toussaint, en revanche, se portent bien. "Beaucoup de voyages ont été réservés avant le déclenchement de la crise financière et très peu ont été annulés ensuite", constate-t-il.
Et M. Rozé de renchérir: "quand on a une crise, les effets ne se font pas sentir sur les départs proches". [...]

http://fr.news.yahoo.com/2/20081022/tfr-la-crise-financiere-rend-les-francai-f56f567.html - admn : la page n'existe plus
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signes de récession
« Réponse #2 le: 24 octobre 2008 à 01:42:18 »

Noyeux Joël !

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CHINE : Les usines du Père Noël tournent au ralenti .
 
Les sapins et les décorations de Noël fabriqués dans le sud de la Chine sont d'habitude raflés dès l'automne par les acheteurs américains et européens. Cette année, ils peinent à trouver preneurs.   
Images de l'enfant Jésus, chaussettes de Noël, couronnes de l'Avent, bougeoirs, boules, étoiles dorées, guirlandes lumineuses, toutes ces décorations scintillantes reposent dans l'obscurité d'un entrepôt du sud de la Chine, dans l'attente d'aller un jour garnir un sapin de Noël ; elles ne savent pas combien de temps elles devront attendre pour cela, ni même si elles atteindront un jour leur destination ! Le directeur de l'usine, M. Pan, ne le sait pas non plus. Le 8 octobre, en regardant ces amoncellements de décorations, il lui semblait sentir un souffle lugubre venu de l'autre côté de l'océan.

"Les commandes ont sacrément diminué par rapport aux autres années. Nous avons déjà dû réduire nos effectifs de 20 % et les ouvriers qui restent n'ont rien à faire !"  nous a-t-il confié. M. Pan est le directeur de la société Huadu Toys Ltd. de Chenghai (dans le Guangdong), dont l'activité principale est la fabrication de décorations de Noël. Depuis qu'il est dans le métier, M. Pan ne se rappelle pas avoir connu un tel phénomène. Les autres années, en octobre, le Père Noël était toujours ponctuel pour arroser ce côté du globe de la manne des dépenses effectuées à ce moment-là par les ménages américains et européens (un tiers de leurs dépenses annuelles)  ; il plongeait ainsi dans la joie une fois par an les membres de l'industrie du jouet en Chine.

"Tous les ans, plusieurs mois avant Halloween et Noël, une grande effervescence règne déjà dans les ateliers, où les hommes et les machines travaillent à plein régime." M. Pan peut toujours compter, en cette période de l'année, sur la folie d'achats qui s'empare des consommateurs européens et américains. "Nos clients font d'habitude une razzia sur tout ce qu'ils trouvent et il ne reste rien après leur passage. Ils expédient par bateau tout ce que l'usine peut produire." Mais cette année le Père Noël de l'autre côté de l'océan n'est pas au rendez-vous.
La crise financière née à Wall Street balaie toute la planète ; la peur d'une grande récession et le spectre du chômage gèlent complètement les envies d'achat des Américains. Cette année, les fêtes de Noël risquent fort d'être marquées par une consommation atone et un climat glacial.

"Les professionnels du secteur admettent tous une baisse de la moitié à un tiers des commandes, qui, en outre, sont plus tardives et plus éphémères. Les autres années, nous enregistrions  [...] 
Suite sur le lien ci-dessous.

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=90766
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Re : Les signes de la récession
« Réponse #3 le: 24 octobre 2008 à 23:23:36 »

Grandes vacances pour Wasteels ?...

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Voyages Wasteels en cessation de paiement
22/10/08
Le voyagiste, qui emploie 277 employés avec 60 agences en France et réalise un chiffre d'affaires d'environ 100 millions d'euros, s'est vu refuser une ligne de crédit de 1,5 million d'euros par sa banque. 
Le voyagiste français Voyages Wasteels, victime de la crise financière, s'est déclaré en cessation de paiement avec une demande de redressement judiciaire, a annoncé mercredi son dirigeant Laurent Wasteels à l'AFP. Il s'est rendu au tribunal de commerce de Bobigny pour déclarer la société en cessation de paiement, a-t-il précisé. Une audience en chambre du conseil doit encore avoir lieu pour examiner cette demande.
"La crise bancaire nous a porté un coup extrêmement dur par le non renouvellement de ligne de crédit utilisé en basse saison", alors que la trésorerie du groupe était déjà fragilisée par un recul des ventes depuis le printemps, a déclaré M. Wasteels. "J'ai cherché des partenaires ou des repreneurs mais cela n'a pas été couronné de succès", a poursuivi l'actionnaire du voyagiste. Il a notamment sollicité le groupe allemand Thomas Cook, avec qui Voyages Wasteels travaille déjà, mais en vain, a-t-il poursuivi.Voyages Wasteels, qui emploie 277 employés et réalise un chiffre d'affaires d'environ 100 millions d'euros, "s'est retrouvé à court d'argent après que sa banque HSBC lui ait refusé une ligne de crédit de 1,5 million d'euros", avait fait savoir plus tôt Marie-Thérèse Marre, déléguée syndicale Unsa. Le voyagiste doit en effet payer les missions de billetterie en cours chaque mois au BSP, organisme qui centralise le paiement des billets aériens émis par les agences de voyage. Or, comme certains clients professionnels le payent avec un délai de 30 à 45 jours, Wasteels assure normalement la jonction grâce à une ligne de crédit, a expliqué Mme Marre.

M. Wasteels "était prêt à réinjecter 1,5 million d'euros, en échange d'une garantie de la banque qu'elle accorderait une ligne de crédit", a poursuivi la déléguée syndicale, mais il n'a pas réussi à obtenir une telle assurance. Le comité d'entreprise a également demandé si d'autres sociétés appartenant au même actionnaire, comme Wasteels International, pourrait venir en aide à la société française, mais cela n'a pas été possible, selon Mme Marre.

De même le Comité d'entreprise s'est tourné vers la principauté de Monaco, dont Laurent Wasteels est citoyen, pour savoir si elle "pourrait peut-être conforter cette ligne de crédit", a encore fait savoir Mme Marre. Des courriers ont également été adressés au Premier ministre français, ainsi qu'aux ministres du Tourisme, des Finances et du Travail. Wasteels Voyages, qui a été créé en 1951, est un réseau indépendant qui compte plus de 60 agences en France.
Au début du mois, le tour-opérateur Switch, propriétaire du site "partirpascher.com", a déjà été placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Créteil. (source AFP)
http://www.lesechos.fr/info/service/300303504.htm
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Natacha

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Re : Les signes de la récession
« Réponse #4 le: 27 octobre 2008 à 00:14:05 »

Modérateur, à l'aide stp, j'hésite sur le choix du fil de discussions... :-\ Ici ? ou peut-être mieux dans Krach ?  :-\


Des nouvelles fraiches ... très fraiches ...   

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Bourses : 25 000 milliards de dollars partis en fumée

Samedi 25 octobre 2008, 13h52
 
Octobre, mois maudit pour les marchés boursiers. Après 1929, 1987 et 1989 : 2008. En trois semaines et demie, Wall Street et les autres places ont chuté de 25 %. "Peut-être l'automne a-t-il une influence psychologique particulière sur l'humeur des milieux financiers : l'hiver approche", notait l'économiste John Kenneth Galbraith dans son livre consacré au krach de 1929.

Vendredi 24 octobre, qui marquait le 79e anniversaire du plongeon à Wall Street, les Bourses ont connu une nouvelle journée noire. A Paris, l'indice CAC 40 a terminé la séance en baisse de 3,54 %, après avoir perdu plus de 10 % en cours de journée et être passé sous la barre des 3 000 points. Tokyo a cédé 9,60 %, Bombay 11 %. A Wall Street, l'indice Dow Jones a reculé de 3,59 % à l'issue d'une séance marquée par des mouvements de panique. "Une séance comme celle-là ne fait que prolonger l'agonie", a estimé Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management, interrogé par l'AFP. "De la peur à l'état pur", a observé pour sa part Gina Martin, de Wachovia Securities.

Les chiffres donnent le vertige. Depuis le début de l'année, les grandes places boursières internationales ont perdu presque la moitié de leur capitalisation. Cela signifie qu'environ 25 000 milliards de dollars sont partis en fumée, soit près de deux fois le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis. Certaines places ont presque disparu du paysage. La Bourse de Reykjavik a perdu 94 % de sa valeur, Moscou 72 %, tout comme Bucarest.

Rien n'y fait. Ni la mise en oeuvre de gigantesquesplans de sauvetage bancaires, ni l'annonce de plans de relance économique massifs ou les appels au calme lancés par les dirigeants politiques et monétaires ne parviennent à enrayer la chute des Bourses. Les investisseurs sont de plus en plus convaincus que l'économie mondiale n'échappera pas à une récession longue et douloureuse.

Le dernier espoir qui subsistait, celui que les pays émergents résistent à la crise, est en train de s'envoler. En Chine, le marché immobilier donne des signes de craquement, ce qui risque de fragiliser l'ensemble du système bancaire. Les fermetures d'usines se multiplient, les entreprises se trouvant privées de leurs débouchés dans les pays occidentaux. En Russie et dans tous les pays producteurs de pétrole, les revenus tirés des ventes de brut fondent au fur et à mesure que le prix du baril s'écroule. Le cours du brent est tombé vendredi à 62 dollars, soit une baisse de plus de 55 % en trois mois.

La crise des subprimes dégénère en crise économique globale, qui menace les pays les plus faibles. Vendredi, l'Islande, au bord de la faillite, a annoncé avoir signé un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) pour un prêt de 2,1 milliards de dollars (1,7 milliard d'euros). Et la liste des pays en grande difficulté ne cesse de s'allonger : Ukraine, Pakistan, Argentine, Hongrie,etc.

Aux Etats-Unis et en Europe, la contamination de"l'économie réelle "commence à se matérialiser. Selon les chiffres publiés vendredi, l'économie britannique s'est contractée de 0,5 % au troisième trimestre, soit le recul le plus important depuis 1990. EnEspagne, le taux de chômage est remonté à son plus haut niveau depuis quatre ans. En France, le climat des affaires est tombé à son plus bas niveau depuis 1993. Quant au marché immobilier, il donne des signes de craquement. Le nombre de transactions devrait chuter de 25 % en 2008, ont indiqué jeudi les notaires.

Certains secteurs vacillent. Au premier rang d'entre eux, l'automobile. Renault va fermer ses usines en Europe de l'Ouest durant les vacances de la Toussaint. Le président du conseil de surveillance de Volkswagen, Ferdinand Piëch, prédit "une traversée du désert".

Au vu de cette détérioration du paysage économique, les opérateurs boursiers s'attendent à un effondrement des profits des entreprises.
Tous les secteurs sont touchés. ed]Selon une étude du courtier Cazenove, les plus exposés sont, dans l'ordre, la construction, les mines, les grands magasins, l'assurance-vie et la banque. Les valeurs refuges défensives se réduisent à une peau de chagrin : produits de grande consommation, spiritueux...
A la Bourse de Paris, la moins mauvaise performance revient à GDF Suez, qui affiche un recul de 21,66 % depuis le début de l'année. La plus mauvaise est le fait de Renault, dont l'action a baissé de 77,12 % depuis le 1er janvier.

L'inquiétude des investisseurs est d'autant plus grande que les marges de manoeuvre monétaires et budgétaires commencent à s'épuiser. En premier lieu, les taux d'intérêt s'approchent de leur plancher. Aux Etats-Unis, la Réserve fédérale (Fed) pourrait annoncer, mardi, une nouvelle baisse de son taux directeur, fixé aujourd'hui à 1,5 %. En Europe, les opérateurs s'attendent aussi à un geste de la Banque centrale européenne,dont le taux principal s'établit à 3,75 %. Au Japon, la banque centrale est dans l'incapacité d'agir, son taux directeur se situant à 0,5 %.

Sur le plan budgétaire, les injections de fonds publics pour sauver les banques vont se traduire par une hausse sensible des dettes publiques et par un recours massif à l'emprunt de la part des Etats. Cet afflux d'obligations du Trésor sur les marchés financiers risque de provoquer une forte remontée des taux d'intérêt à long terme qui jouent un rôle majeur dans le financement de l'économie. "Les marchés broient du noir et imaginent le pire avec un caractère autoréalisateur, notent les économistes du Crédit agricole. La question de la confiance reste centrale, et personne ne sait bien aujourd'hui quel élément catalyseur est susceptible de la restaurer de manière durable."

http://fr.news.yahoo.com/64/20081025/twl-bourses-25-000-milliards-de-dollars-acb1c83.html - admn : la page n'existe plus
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Nemo492

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Re : Les signes de la récession
« Réponse #5 le: 27 octobre 2008 à 01:43:32 »

Tout va bien Natacha, on est bien dans les Signes de la Récession,
même si au départ j'avais pensé sous ce titre
lister les signes tangibles, comme "fermeture de chaines de production",
"faillites des sous-traitants"... ou dans notre vie quotidienne :
augmentation des prix, mais aussi de la consommation des tranquilisants,
multiplication des campements précaires, etc...

PS : bravo pour le placement de tes balises "size"
parce que les longues citations en petits caractères sont parfois décourageantes.
Ton alternance des couleurs facilite la lecture.
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On n'est jamais si bien trahi que par ses "amis" les plus proches..
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Natacha

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Re : Les signes de la récession
« Réponse #6 le: 27 octobre 2008 à 17:08:31 »

OK. Merci Nemo.

Je suis étonnée d'être toujours seule sur ce fil. 
Ohé ! Personne n'a d'infos sur "Les signes de la récession" à écrire ici ?!!!  ??? 
Ce n'est pourtant pas le genre d'infos qui fait défaut en ce moment.


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Le chômage partiel gagne l'industrie

22/10/2008
Victimes du ralentissement, de nombreuses entreprises, dont l'automobile, stoppent provisoirement la production.
 
Congés prolongés, journées de travail non payées, RTT obligatoires… les entreprises, grandes ou moyennes, commencent à déployer l'arsenal mis à leur disposition pour diminuer leur activité sans avoir recours aux suppressions d'emplois.
L'auto, durement touchée par le ralentissement économique, réduit la voilure, même après avoir été contraints de supprimer des emplois. La semaine prochaine, la «semaine 44», l'activité de la totalité des sites de production de Renault en France sera stoppée. Les sites de Flins, Douai seront aussi concernés la semaine suivante.
Pour les mêmes raisons de baisse de la demande, PSA Peugeot Citroën a réduit également la voilure à Rennes à Poissy ou Sochaux. «Au contact du client final l'industrie automobile est la première touchée, explique Yvon Jacob, président de la Fédération des industries mécaniques (FIM). La baisse des carnets de commandes est certaine, mais modérée de quelques pourcents, ce n'est pas encore un gouffre. Dans certains secteurs les difficultés de la finance accélère la tendance. Des entreprises pourront être mises en danger par des problèmes de financements à court terme.»
 Les équipementiers commencent à souffrir. L'usine de production de boîtes de vitesses Ford de Blanquefort (Gironde) s'apprête à fermer pendant 10 semaines en raison du fort ralentissement du marché auto américain.
À Strasbourg, General Motors a annoncé 19 jours de chômage technique d'ici à la fin de l'année.
À Beaucourt près de Belfort, les syndicats de l'équipementier Sonas Automotive (découpage, emboutissage, etc.) viennent d'annoncer deux semaines de chômage partiel qui vont toucher aussi les deux sites de Seine-Maritime et celui de la Creuse : les commandes ont diminué de 40 % ces dernières semaines.

Le BTP et l'emballage aussi :
Le secteur du BTP est aussi touché de plein fouet.
Le fabricant de pelleteuses Liebherr-France prolongera ainsi malgré lui de 5 jours les vacances de ses salariés.
Manitou, n° 1 mondial du chariot élévateur tout terrain, est aussi affecté par la baisse de l'activité du BTP qui représente 50 % de son activité : 2 semaines de chômage partiel ont été décidées avant Noël. 
Le secteur de l'emballage a aussi pris des mesures. À La Flèche (Sarthe), Impress Metal Packaging (conditionnement métallique), les 2 prochains vendredis seront chômés.

http://www.lefigaro.fr/economie/2008/10/22/04001-20081022ARTFIG00384-le-chomage-partiel-gagne-l-industrie-.php
« Modifié: 06 septembre 2017 à 23:30:59 par Modération »
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Natacha

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Re : Les signes de la récession
« Réponse #7 le: 27 octobre 2008 à 20:01:03 »

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672 emplois supprimés à La Redoute, au nom de la compétitivité


France Info - 21 octobre 2008
Face au déclin de la vente par correspondance, le groupe se restructure. Ses 81 points de contact avec la clientèle seront fermés d’ici quatre ans ; 430 personnes y sont employées. Le siège sera réorganisé - 151 emplois touchés. Et le traitement des commandes sera désormais externalisé - 91 employés affectés.
 
Hors du web, point de salut... La Redoute tire les leçons de ses ventes en berne. En comité d’entreprise aujourd’hui, le groupe de vente par correspondance a présenté un "plan d’action" qui prévoit 672 suppressions d’emploi. Sur 5.000.
“Le marché de la vente à distance se caractérise aujourd’hui par le déclin de la vente par correspondance traditionnelle que ne compense pas suffisamment le développement du web, par un environnement de plus en plus concurrentiel et par une tendance des prix à la baisse”, explique le communiqué officiel. Qui poursuit : “Le plan de relance présenté vise, grâce à l’utilisation du web comme canal de vente majeur et à l’adaptation des structures et des organisations, à développer une offre produit plus innovante et plus réactive, à créer une relation commerciale encore plus proche des clients et à mieux répondre à leurs attentes”.

Et cette relation commerciale passe d’abord par la suppression pure et simple des 81 points de contact d’ici quatre ans, ces locaux qui permettent aux clients de venir retirer leurs colis. 430 emplois y sont liés. Les clients retireront désormais leurs envois dans des "points-colis", qui accueillent les colis de plusieurs entreprises.
En outre, le plan prévoit de réorganiser le siège - 151 emplois supprimés. Et d’externaliser le traitement des commandes - 91 emplois affectés.
Chez les salariés, c’est évidemment la consternation. “C’est dur, on ne s’attendait pas à une restructuration si forte. Aujourd’hui on sait que les résultats de La Redoute sont négatifs mais ils restent confidentiels”, explique Jean-Claude Blanquart, délégué CFDT.


http://www.france-info.com/spip.php?article201275&theme=81&sous_theme=210
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Natacha

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Re : Les signes de la récession
« Réponse #8 le: 27 octobre 2008 à 20:08:58 »

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Répercussions de la crise financière sur les HLM
25 octobre 2008

Une vingtaine des 600 organismes HLM français voient les intérêts de leurs dettes augmenter fortement, après avoir souscris des produits financiers complexes. Une banque a fait appel après avoir été condamnée pour avoir conseillé ses mauvais placements. 

On le savait, la crise financière affecte les entreprises ; elle touche aussi les organismes publics. Le Conseil général de Seine-Saint-Denis ou encore la ville de Saint-Etienne ont vu les intérêts de leur dette gonfler, après avoir fait appel à des produits complexes.
 
C’est le cas aussi d’une vingtaine de sociétés HLM privées ou publiques. L’une d’elles a même demandé et obtenu réparation en justice.   
La quasi-totalité des emprunts (environ 90%) des quelque 90 milliards d’euros d’encours des organismes HLM sont souscrits auprès de la Caisse des dépôts (CDC), ont souligné les dirigeants du mouvement HLM qui gère 4,5 millions de logements.
Pour les organismes concernés - une dizaine d’offices publics et une dizaine d’entreprises Sociales pour l’habitat (ESH, ex-sociétés anonymes d’HLM) - ces produits financiers, devenus "toxiques" car basés sur des taux variables ou des indices "exotiques", représentent environ 20% à 30% de leurs dettes, ont reconnu les responsables du mouvement HLM. Le montant total des sommes en jeu n’est pas connu. 

La renégociation avec les banques - notamment Dexia et les Caisses d’Epargne qui avaient proposé ces produits financiers complexes ont débuté. Le président de l’USH, Michel Delebarre, a même cité le cas d’un procès gagné, en première instance, par un organisme de Toulouse contre une banque, pour "mauvais conseil".

On ne l’a appris qu’hier, c’est la Caisse d’épargne de midi Pyrénées et sa filiale financière Ixis devenue Natixis qui ont été condamnées en mars dernier par le tribunal de commerce de Toulouse à verser 600.000 euros à un organisme HLM. Dédommagement pour lui avoir fait souscrire à son insu des produits financiers spéculatifs.
La Caisse d’épargne de Midi-Pyrénées (CEMIP) et de sa banque financière Natixis ont fait appel de cette condamnation. Le tribunal de commerce de Toulouse étudiera cet appel le 4 prochain.

http://www.france-info.com/spip.php?article203132&theme=22&sous_theme=23
« Modifié: 03 juin 2012 à 01:38:15 par katchina »
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namspopof

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Re : Les signes de la récession
« Réponse #9 le: 28 octobre 2008 à 13:47:16 »

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Le fret maritime s’effondre de 90% !

26 octobre 2008 (Nouvelle Solidarité) – Dans une dépêche datée du 24 octobre, l’agence Bloomberg constate que « la chute de 90% de l’index global du fret maritime, depuis mai, dépasse la chute du Dow Jones pendant la grande Dépression et démontre que la mondialisation est ‘la plus grande des bulles’ »

Si un prévisionniste d’UBS estime que le fret maritime diminuera de 5% en 2009 par rapport à 2006 (année déjà peu reluisante), le Baltic Exchange Dry Index (BDI), un indice (base 100 en 1985) portant sur les frais de transport des pondéreux (charbon, minerais de fer, céréales, etc.) pour les 26 couloirs de transport maritimes les plus importants, a chuté de 11793 points en mai à 1102 points, soit plus de 90% !

Le quotidien britannique The Guardian écrivait le 14 octobre que « le Baltic Dry Shipping Index clignotait déjà orange depuis plusieurs mois sur l’état de l’économie mondiale, mais aujourd’hui il nous indique qu’il y a quelque chose qui tourne au pire, car il est au rouge ».

« Il existe une lueur d’espoir que le pire de la crise financière soit derrière nous, grâce à des injections massives de capitaux par les gouvernement européens et les Etats-Unis. Mais le mal causé à l’économie mondiale est déjà un fait de la vie. »

En réalité, le transport de biens physiques, par mer, route ou rail, s’effondre de façon spectaculaire dans le monde.

Selon le Wall Street Journal du 24 octobre, aux Etats-Unis, 1905 transporteurs routiers ont mis la clef sous la porte entre janvier et juin 2008. Quant aux ports américains, ils enregistrent une baisse de 7,2% des biens importés entre janvier et septembre.

Le Guardian remarque que « l’index BDI pourrait traduire quelque chose de bien plus inquiétant. Cela pourrait nous faire comprendre également que le ‘grand atelier du monde’, la Chine, pourrait être en proie à de grosses difficultés et que les importations chinoises de matières premières chutent à un rythme bien supérieur à la légère baisse de la demande de la part des Occidentaux dans le domaine des produits finis ».

Il est vrai que bon nombre de sociétés de transport asiatiques, fragilisées, sont au bord de la faillite. Hong-Kong, qui traite une part importante des exportations chinoises de textile, gadgets et jouets, est particulièrement touché. Le transport par conteneur, qui avait augmenté de 6,7% en août, n’a progressé que de 1,2% en septembre. Sur les sept premiers mois de 2008, la moitié des fabricants de jouets chinois ont déposé leur bilan. Les sept ports de Taïwan rapportent également une chute de 2,23% du volume de biens en transit.
http://www.solidariteetprogres.org/article4740.html

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Natacha

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Re : Les signes de la récession
« Réponse #10 le: 28 octobre 2008 à 21:44:35 »

Les tv nous informent qu'il y a de la neige en montagne et qu'on skie déjà à Tignes ... Nous voilà rassurés.

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Des entreprises jusqu'aux ménages, comment le krach boursier contamine l' "économie réelle"
LE MONDE - 28.10.08, 14h21.
 
De Paris à New York, en passant par Tokyo, Reykjavik ou Sao Paolo, les marchés boursiers s'enfoncent chaque jour un peu plus dans l'abîme. Quelque 25 000 milliards de dollars (20 000 milliards d'euros) sont déjà partis "en fumée". En dépit de ces montants vertigineux, pour beaucoup, la chute des Bourses est "virtuelle", sans effets sur ce que l'on qualifie d'économie réelle. Pourtant, les dégâts du krach boursier sont tangibles et déjà visibles sur les acteurs de la "vraie économie".
Le patrimoine des ménages fond, le pouvoir d'achat s'érode. Aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, près d'un foyer sur deux détient des actions. Pour eux, la chute de près de 40 % de la Bourse depuis janvier a souvent détruit d'autant la valeur de leur patrimoine mobilier.

En France, les particuliers, plus rétifs à l'investissement boursier, sont moins affectés. Toutefois, 6,7 millions d'épargnants sont directement touchés, tout comme ceux qui détiennent des produits d'épargne, sicav, fonds communs de placement (FCP), assurance-vie... au profil "dynamique". En encourageant les entreprises à développer l'épargne salariale pour motiver les employés et reverser les "dividendes du travail", on les a aussi exposés davantage au risque du marché. En dix ans, les encours gérés en épargne salariale ont triplé, et 11 millions de Français détiennent ces portefeuilles dont une partie est investie en Bourse.

Qu'ils aient vendu ou non leurs titres, ces épargnants reçoivent aujourd'hui des relevés où ils voient fondre leur richesse. Résultat, ils consomment moins. "En économie, on parle de "l'effet Pigou" ou du paradoxe du coiffeur, explique l'économiste Jacques Attali. Lorsque l'indice Dow Jones monte, les gens vont plus souvent chez le coiffeur car ils se sentent plus riches." Lorsque la Bourse dégringole, c'est l'effet inverse qui se produit. Les consommateurs réduisent leurs dépenses, ce qui fait baisser le chiffre d'affaires des entreprises, dont celui du fameux coiffeur.
[...] Suite sur le lien.


http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/10/28/des-entreprises-jusqu-aux-menages-comment-le-krach-boursier-contamine-l-economie-reelle_1111948_1101386.html
« Modifié: 07 mai 2013 à 23:36:03 par katchina »
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Re : Les signes de la récession
« Réponse #11 le: 29 octobre 2008 à 00:01:34 »

Emission intéressante sur la récession :
http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1003&date=2008-10-28

Après avoir regardé l'émission je me pose une question : Puisque nous allons galérer ne devrions nous pas obliger les entreprises à produire ce que nous attendons (propre et bio à 100%) quitte à ne pas acheter en profitant du contexte ?
 
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Re : Les signes de la récession
« Réponse #12 le: 29 octobre 2008 à 22:26:02 »

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Le Los Angeles Times licencie 10% de ses journalistes
Mardi 28 octobre 2009, 18h55
AFP

Le Los Angeles Times a annoncé dans son édition de mardi qu'il avait licencié 10% de ses journalistes, une énième coupe claire dans le salariat du grand quotidien de la côte ouest des Etats-Unis, qui fait face à une diminution inexorable de ses recettes publicitaires.

"Le Times n'est pas plus immunisé contre les retournements de situation que les autres entreprises et institutions", a expliqué l'éditeur du journal, Eddy W. Hartenstein. "Et donc, nous continuons à évaluer et recalibrer notre organisation et nos opérations", a-t-il ajouté.

Avec ces nouvelles coupes, le nombre de membres de l'équipe éditoriale du L.A. Times passe à 660, contre 1.200 en 2001, souligne le journal qui avait déjà réduit sa pagination de 14% en juillet dernier pour tenter de compenser la baisse des recettes publicitaires dues à la crise immobilière.

Comme la plupart des journaux américains, le Los Angeles Times, diffusé dans le sud-ouest des Etats-Unis, souffre aussi d'une érosion continue de ses chiffres de vente. Deux directeurs de la rédaction ont démissionné en l'espace de 15 mois en raison d'un désaccord sur des coupes budgétaires.

Fondé en 1881, le quotidien qui fait partie du groupe Tribune Co. racheté en 2007 par l'investisseur Sam Zeller pour 13 milliards de dollars, revendiquait en 2005 plus de 840.000 lecteurs par jour.

http://fr.news.yahoo.com/2/20081028/tcu-le-los-angeles-times-licencie-10-de-7b903d2.html
admn : lien sur page d'accueil actualités
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Re : Les signes de la récession
« Réponse #13 le: 29 octobre 2008 à 22:30:55 »



Ils sont dur a la détente les ricains c'est des moutons mais quand il vont se bouger le cul ca va faire très mal ;)
A noter une sensationnel reportage sur l'après Katrina sur France Culture.
Un très bon moment.
Réécoutable sur leur site.
Quelle classe la manière de traiter le sujet !
Vraiment je vous conseille.

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Natacha

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Re : Les signes de la récession
« Réponse #14 le: 29 octobre 2008 à 23:12:39 »

Nouvelles inquiétantes à l'Ouest   ::)

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Boston pourrait déclarer l’état d’urgence économique 
29 octobre 2008 - 17:40

29 octobre 2008 (LPAC) — Les conséquences de la crise financière sur l’économie réelle commencent à se faire sentir pour le citoyen. A Boston, l’une des grandes villes des Etats-Unis, les conseillers et certains responsables municipaux, désespérés, ont tenu une conférence de presse exhibant des panneaux : « Renflouez les gens, pas les banques ».

Ils exigent du gouverneur de l’Etat, Deval Patrick, et du maire de Boston, Menino, qu’ils déclarent l’état d’urgence économique. Le but en est simple : obtenir le gel des expulsions, car de plus en plus de gens perdent leur logement pour cause de subprime, et interdire à la compagnie d’électricité NSTAR de couper le courant à ceux qui ne peuvent plus payer leur facture.

Il y a plusieurs mois, l’économiste américain Lyndon LaRouche avait prévenu que le citoyen ordinaire se verrait bientôt obligé de choisir entre garder son logement et se chauffer l’hiver, à moins que son projet de loi, la Homeowners and Banking Protection Act (HBPA) ne soit adopté par le Congrès. Hélas, il ne s’est pas trompé.

A Boston, la crise frappe aussi de plein fouet les enfants, de plus en plus nombreux à être privés de soins médicaux et d’enseignement, un certain nombre d’écoles publiques n’ayant plus les moyens de continuer leurs activités.

« Si le gouvernement fédéral peut renflouer les gens qui ont provoqué cette crise, s’étonnent les élus, pourquoi ne pourrait-il rien faire pour les citoyens et les contribuables ? Disposer d’un logement n’est pas un privilège, mais un droit. Pourquoi les gens de Wall Street n’ont-ils aucun souci pour chauffer leur maison ? »

En guise de réponse, quelqu’un dans l’assistance avertit que « les gens finiront par allumer des feux dans la rue ou incendier leur maison pour se chauffer cet hiver. Les gens recourront à des méthodes de l’âge de pierre ».

Tous ont convenu que cette crise pose un problème moral majeur.

http://www.solidariteetprogres.org/article4747.html
« Modifié: 07 mai 2013 à 23:39:04 par katchina »
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