Merci de vous connecter ou de vous inscrire.

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Recherche avancée  

Nouvelles:

Les Forums de Radio Ici&Maintenant !

Auteur Sujet: " l’exil du peuple juif est un mythe " question posée par ....  (Lu 2016 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

Mooncity

  • ****
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 271
  • Mooncity

"La Bible et le caractère séculier de ses moments fondateurs"


Après avoir écouté une conférence mise en ligne sur internet Sur le site de la Fondation Gabriel Péry
Dans le cadre des recherches sur le sujet : Mouvement des religions et mouvement des rapports sociaux aujourd’hui

Vous pouvez écoutez et voir en ligne la conférence :

« La Bible et le caractère séculier de ses moments fondateurs »

Conférence de André Paul, historien, bibliste et théologien.

http://www.gabrielperi.fr/spip.php?page=video&id_document=410&id_article=738


Puis , j’ai navigué sur internet et j’ai trouvé d’autres documents qui complètent la théorie présentée par l’historien André PAUL.

Comme quoi l’homme a toujours eu beaucoup d’imagination pour créer des mythes.On sait que c’est autour de mythes qu’on fédère les masses et qu’on fonde les nations et parfois les empires ….

Moralité : l’humanité a sans doute grand intérêt de pouvoir s’affranchir des anciennes formes de croyances. Sans toutefois renier toutes les traditions, l’être humain, aujourd’hui doit apprendre à penser par lui-même et se construire une pensée ouverte – une tâche assez complexe toutefois – mais qui sera peut-être la seule libération possible…

Autre article :
« Sidérant : pour l'historien Shlomo Sand, l’exil du peuple juif est un mythe »
 Thierry Meyssan, 11 septembre, reopen911, islamo fascisme, fascislamisme, fascisme

Citation :

« Si je dis à mes enfants, entre deux fellafels, qu'en fait, ils descendent à moitié des berbères, ça va leur faire tout drôle ...

"L'historien Shlomo Sand affirme que l'existence des diasporas de Méditerranée et d'Europe centrale est le résultat de conversions anciennes au judaïsme. Pour lui, l'exil du peuple juif est un mythe, né d'une reconstruction à postériori sans fondement historique." (geostrategie.com)

Si ce qu'il dit est fondé (j'attends de voir les réactions des autres historiens, Georges Bensoussan en particulier), ça change tout…. »

http://www.geostrategie.com/781/shlomo-sand-l%e2%80%99exil-du-peuple-juif-est-un-mythe


Voir aussi l’article :  Mis à Jour le : 17 mai 2008  12:24

"Interview de Shlomo Sand : l’exil du peuple juif est un mythe" 

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1987
admn : lien mort

Par ailleurs, de nombreuses vidéos sur youtube fait allusion à ces travaux ...



« Modifié: 19 mars 2014 à 23:15:44 par katchina »
IP archivée

Carthoris

  • Invité
Re : " l’exil du peuple juif est un mythe " question posée par ....
« Réponse #1 le: 09 décembre 2008 à 21:45:55 »

Bonsoir Mooncity

La théorie du mythe de l'exil du peuple juif a été développée et largement étayée dans l'ouvrage d'Israël Finkelstein et de l'historien Silberman: "La BIBLE DEVOILEE", best sellers vendu à + de 100 000 ex en France.
Une adaptation télévisée sous forme de documentaire a été diffusée l'année dernière sur Arte sous le même nom: "La Bible dévoilée" avec la contribution pour ce superbe documentaire de nombreux archéologues. Je te conseille de voir ces 4 épisodes si tu t'interesses au sujet.

1 Les Patriarches
2 L'Exode
3 Les Rois
4 Le Livre

A peu de détails près tous les historiens et archéologues qui témoignent dans ce documentaire s'accordent à dire que cet exil est bien un mythe prouvant avec certitude leurs dires par la datation au carbone 14, entreprises lors des fouilles en Lybie, en Israel, en Egypte, au Liban..., le documentaire met à mal la version biblique en nous montrant comment on a fabriqué un récit de toute pièce.
A noter que les auteurs pourtant juifs se sont attirés les foudres des milieux traditionnalistes, comme quoi toute vérité dérange, il faut dire que depuis des milliers d'années des hommes se font tuer ou se sacrifient qu'ils soit chrétiens, juifs ou musulmans, au nom de patriarches n'ayant probablement jamais existé, hier encore des millions de moutons ont été égorgés pour un patriarche Abraham qui selon toute probabilité n'a aucun fondement historique. Aucune critique de la religion dans ce livre ou ce documentaire simplement une version d'archéologue et d'historien pour comprendre ce qui s'est réellement passé. Parce que le peuple juif a surement une histoire mais peut-être pas celle qui nous est contée dans l'ancien testament. Apprès a chacun de nous de se faire sa vérité en regard des éléments en sa possession, pour ma part les explications de Finkelstein et Silberman m'ont parues extremement fouillées voir ou croire il faut choisir.

extrait
Citer
Il en ressort que bien des épisodes de la Bible – parmi les plus connus – comme l’errance des Patriarches (Abraham, Isaac, Jacob), l’esclavage des Hébreux en Égypte, l’Exode sous la conduite de Moïse, l’errance de 40 ans dans le désert du Sinaï, la conquête victorieuse de Canaan par Josué, la monarchie unifiée sous l’autorité du grand David, la splendeur de Jérusalem dotée de son magnifique Temple par Salomon ne correspondent à aucune donnée archéologique ou historique et n’ont tout bonnement pas eu lieu ! Reprenons ces points successivement…
En quête des patriarches… Rappelant que la majorité des pionniers de l’archéologie biblique étaient des prêtres ou des théologiens, les auteurs montrent que tous les efforts pour retrouver les traces de la grande migration vers l’ouest d’Abraham, d’Ur à Harân, en Mésopotamie, puis vers Canaan (sa tombe se trouvant, selon la Genèse, à Hébron, dans les actuels territoires palestiniens) se sont révélés vains. « L’archéologie prouve de façon indubitable qu’aucun mouvement subit et massif de population ne s’est produit à cette époque », mouvement que les tenants d’une migration historique de tribus conduite par Abraham et sa famille situent d’ailleurs à des dates contradictoires, selon les découvertes (entre la moitié et la fin du III° millénaire, entre le début et la moitié du II° millénaire, au début de l’âge du Fer (1150-900 av. J.C.).

Quelques infos sur le livre ou le film
Citer
D’entrée de jeu, les auteurs affirment que le texte de la Genèse a été compilé, à partir de sources plus anciennes, au VII° siècle av. JC, sans qu’il soit possible d’en extraire un compte rendu historique exact. Par exemple, l’histoire des patriarches est remplie de chameaux transportant des marchandises, alors que l’archéologie révèle que le dromadaire n’est couramment utilisé comme bête de somme qu’à partir de l’an 1000 av. J.C., bien après l’existence supposée des patriarches. Avec Abraham, Isaac, Jacob – le père des 12 tribus d’Israël, la Genèse met en scène une ascendance commune à tout le peuple israélite, en insistant sur Juda. Sur son lit de mort, Jacob confie ainsi le droit d’aînesse à son fils Juda, qui donnera son nom à l’un des deux royaumes israélites du Levant, celui du Sud, où se trouve le tombeau, près d’Hébron, des trois patriarches.
L’Exode a-t-il eu lieu ? Moïse se dressant face au Pharaon, déchaînant contre lui les 10 plaies d’Égypte, la fuite à travers la Mer Rouge, puis les Dix Commandements révélés au premier des Hébreux sur « le mont de Dieu », ces épisodes bibliques sont parmi les plus évocateurs et les plus significatifs de la Bible. Sont-ils pour autant historiques ? Au risque de décevoir leurs lecteurs, les auteurs affirment : « Nous n’avons pas la moindre trace, pas un seul mot, mentionnant la présence d’Israélites en Égypte : pas une seule inscription monumentale sur les murs des temples, pas une seule inscription funéraire, pas un seul papyrus. L’absence d’Israël est totale – que ce soit comme ennemi potentiel de l’Égypte, comme ami, ou comme peuple asservi. » A l’époque supposée de l’Exode, au XIII° siècle av. J.C., l’Égypte de Ramsès II est une puissance considérable, qui contrôle parfaitement les cités-États de Canaan. Des forteresses égyptiennes balisent la frontière, d’autres sont bâties en Canaan. Pour Finkelstein et Silberman, il est inimaginable qu’une foule d’esclaves hébreux aient pu fuir vers le désert et la Mer Rouge sans rencontrer les troupes égyptiennes, sans qu’il en reste trace dans les archives étatiques. Or, la plus ancienne mention des Hébreux est une stèle commémorant, à la fin du XIII° siècle av. J.C., la victoire du pharaon Merneptah sur le peuple d’Israël, mais en Canaan-même. Même absence de vestiges archéologiques dans le Sinaï, où les compagnons de Moïse ont, selon la Bible, erré pendant 40 ans.
Toutefois, pour n’être pas exacte d’un point de vue historique, la Bible, dans sa description de l’Exode, n’est pas pour autant une fiction littéraire : les toponymes (les noms de lieu) en Égypte, dans le Sinaï ou à Canaan, désignent bien des territoires historiques, mais plus proches là encore du VII° siècle av. J.C. que de l’époque présumée de l’Exode. (Ce dernier fait peut-être allusion à l’expulsion d’Égypte, bien réelle celle-là, des Hyksos, qui étaient eux-mêmes des Cananéens). Dès lors, ce récit d’un affrontement victorieux entre Pharaon et Moïse a pu devenir une saga nationale, une toile de fond mythique et encourageante alors qu’au VII° siècle av. J.C., la renaissance de l’Égypte menace les ambitions du roi de Juda, Josias.

L’origine des Israélites…Selon le texte biblique, Moïse confie la conquête de la Terre promise, Canaan, à son lieutenant Josué. Aidé par Dieu, Josué multiplie les victoires, comme à Jéricho, les murailles s’effondrant sous les trompettes de guerre. Là encore, la réalité archéologique contredit le Livre de Josué. Par exemple, les cités de Canaan n’étaient pas fortifiées ; aucune muraille ne pouvait donc s’écrouler… Surtout, l’idée même d’une invasion de Canaan par les Hébreux venus d’Égypte est contestée par nos auteurs. Pour eux, les Hébreux sont en fait des peuplades indigènes de Canaan, qui ont développé progressivement une identité ethnique israélite. Loin d’être de lointains immigrés, loin d’avoir violemment conquis le pays, les Hébreux sont donc surtout des pasteurs, des éleveurs de Canaan, dont le mode de vie s’est modifié au point de les distinguer des autres peuples autochtones, par exemple par leurs habitudes alimentaires (l’interdiction de consommer du porc). Aux alentours de 1200 av. J.C., lors d’une crise très grave de la société cananéenne du littoral, ils ont colonisé les hautes terres de Judée et les montagnes de Samarie, habitant des villages non fortifiés très rustiques.

Un royaume hébreu sous l’autorité de David et Salomon… A l’époque présumée du premier grand souverain hébreu, David, vers l’an 1000 av. J.C., cette société israélite est encore peu développée, très peu peuplée, et n’a certainement pas la dimension d’une cité-État alphabétisée, capable d’encadrer de grands travaux sous le contrôle d’une bureaucratie de fonctionnaires. « Les fouilles entreprises à Jérusalem n’ont apporté aucune preuve de la grandeur de la cité à l’époque de David et de Salomon », écrivent nos auteurs, qui enfoncent le clou à propos du fameux Temple bâti par Salomon : « Les fouilles entreprises à Jérusalem, autour et sur la colline du Temple, au cours du XIX° siècle et au débit du XX° siècle, n’ont pas permis d’identifier ne serait-ce qu’une trace du Temple de Salomon et de son Palais ». Dans une Jérusalem qui ressemble plus à un village de montagne qu’à une capitale prestigieuse, David et Salomon ont certes existé, mais leur mémoire a surtout servi à construire le mythe d’un seul peuple puissant, d'une monarchie israélite unifiée sous la légitime dynastie davidienne. La réalité, telle qu’elle est rapportée par nos auteurs, est toute différente…

Deux royaumes israélites pendant toute l’histoire juive… En se fondant là encore sur leurs investigations archéologiques, Finkelstein et Silberman introduisent – contre le mythe d’une monarchie unifiée originelle - l’idée neuve de l’existence originelle et durable de deux entités israélites, deux sociétés distinctes, au Sud et au Nord des hautes terres, dont les rivalités et le destin historique ont commandé l’écriture de la Bible. Au Sud, le royaume de Juda, plus pauvre, moins peuplé, gouverné depuis Jérusalem par les héritiers de David. D’ailleurs, le Dieu d’Israël, dans les territoires du Sud, est appelé YHWH (que l’on prononce Yahvé). Au Nord, c’est le royaume d’Israël, beaucoup plus prospère, plus peuplé, plus influent, dont la capitale, Samarie, est un grand centre administratif, doté d’un palais et de son propre temple pour honorer El, ou Elohim.

Un nouveau monothéisme…Tout le propos du Livre des Rois est de montrer que seul le royaume du Sud, dans sa légitimité davidienne, a vocation à gouverner l’ensemble des territoires israélites, à partir d’un culte centralisé dans le Temple de Jérusalem. Bien que plus influent, avec de puissantes cités comme Samarie ou Megiddo, le royaume nordiste d’Israël, selon le texte biblique, était voué à la destruction du fait de l’incroyance de ses souverains et de la composition multiethnique de sa population : en 720 av. J.C., les Assyriens détruisent le royaume de Samarie et annexent la contrée. « Le royaume de Juda se retrouva soudain seul, cerné par un monde non israélite. Le royaume ressentit alors le besoin impérieux de posséder un document écrit qui le définît et le motivât. Ce texte, c’est le noyau historique de la Bible, compilé à Jérusalem au cours du VII° siècle av. J.C. »
La destruction du royaume d’Israël est l’occasion de proférer l’exigence, pour tous les Israélites, d’un monothéisme radical – celui du Deutéronome, le cinquième Livre de la Torah (le Pentateuque), qui prescrit l’observance des fêtes nationales (la Pâque, les Tabernacles), l’interdiction des « mariages mixtes », la protection des faibles et des indigents. Jusqu’à cette époque, bien des cultes, celui de divinités domestiques, du soleil, de la lune et des étoiles, de Baal ou d’Asherah (« épouse » de Dieu…) cohabitaient avec celui de YHWH, au sein même du Temple, mais aussi dans des sanctuaires de campagne ! En même temps, l’héritier de David, le roi Josias, est présenté comme un véritable messie, chargé de restaurer la monarchie unifiée et l’autorité davidienne sur tous les Israélites, alors même que les Assyriens se retiraient des provinces du Nord.

Des rois aux prêtres… En 609 av. J.C., le roi Josias est tué par les troupes du pharaon Neko II. Mais ce sont les Babyloniens de Nabuchodonosor qui ravagent le royaume de Juda, incendient Jérusalem et détruisent le Temple en 586 av. J.C. (les fouilles archéologiques ont restitué pointes de flèches et traces d’incendie). Une partie des Israélites, faible selon nos auteurs, l’élite surtout, est déportée à Babylone. Cet exil, relativement court dans le temps puisque les Perses[1] de Cyrus détruisent l’empire babylonien en 534, est essentiel dans la mise en forme finale du Pentateuque. L’éloignement d’Israël réactive le souvenir de l’Exode. Le destin prestigieux d’Abraham choisi par Dieu pour offrir une Terre prospère à sa nation est un message d’espoir, tout comme le souci de bien marquer la séparation entre le peuple juif et ses voisins. Enfin, la reconstruction du Temple (qui inaugure la période dite du Second Temple) permet la conservation de l’identité israélite autour des prêtres, dont l’importance s’est réaffirmée pendant l’exil. En effet, les territoires israélites ne sont plus gouvernés par les descendants de David, la monarchie est hors-jeu : après les Perses viennent les Grecs d’Alexandre, puis ses généraux, puis les Romains (avec un certain Ponce Pilate), les Byzantins, les Arabes… Mais l’épopée biblique est devenue suffisamment cohérente pour permettre la survie identitaire du peuple juif, et son prolongement dans le christianisme.
Source





« Modifié: 10 décembre 2008 à 07:45:01 par Carthoris »
IP archivée

mu_tron

  • **
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 1070
Re : " l’exil du peuple juif est un mythe " question posée par ....
« Réponse #2 le: 19 décembre 2008 à 21:57:16 »

le dieu du monothéisme n'est rien d'autre, à mon sens, qu'un totem dématérialisé.

les adeptes de ce courant de croyance se croient plus évolués que les primitifs qui se dandinent autour d'un totem, mais d'une les faits montrent qu'ils ne sont pas plus évolués qu'eux, de deux, dans quelque siècles, ou millénaires,  le monothéisme sera perçu comme aussi primitif qu'est perçu le totémisme. plus tôt l'humain évoluera plus tôt il s'en apercevra.
la forme change mais le fond des religions demeure: aliéner les humains.
IP archivée

mu_tron

  • **
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 1070
Re : " l’exil du peuple juif est un mythe " question posée par ....
« Réponse #3 le: 12 avril 2009 à 10:44:08 »

Je suis fondé à demander si Eric Marty a vraiment lu mon livre. S'il l'a lu, il aura pu mieux comprendre que les grands textes sacrés ne construisent pas des peuples ou des nations, mais donnent naissance à de grandes religions. Malheureusement pour lui, la Bible n'a pas créé un peuple juif, tout comme le baptême de Clovis n'a pas fondé un peuple français.
.../...
Voici un exemple de "mon manque d'originalité" : il apparaît dans tout manuel d'histoire en Israël, mais également en Europe, que le "peuple juif" a été exilé de sa patrie au premier siècle après J.-C., à la suite de la destruction du Temple. Or, très étrangement, on ne trouvera pas le moindre ouvrage de recherche consacré à cet acte d'exil ! Les Romains emmenaient, certes, des rebelles en captivité mais ils n'ont pas exilé de peuple du Moyen-Orient : la chose est connue de tout historien de métier, spécialiste de cette époque, mais demeure ignorée du grand public.

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/04/04/comment-critiquer-un-livre-sans-l-avoir-vraiment-lu-par-shlomo-sand_1176702_3232.html
« Modifié: 19 mars 2014 à 23:14:19 par katchina »
IP archivée