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Auteur Sujet: La pile de Bagdad ? Galvanoplastie? Une pile avant Volta?  (Lu 9284 fois)

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Shta

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La pile de Bagdad ? Galvanoplastie? Une pile avant Volta?
« le: 02 janvier 2009 à 02:29:35 »

Citer
En 1936 des archéologues ont trouvé sous la ville de Baghdad (Iraq)une jarre de mésopotamie datant d'entre 250 ans av ou ap Jesus Christ … Cette jarre est en fait sans aucun doute , une pile electrique … Ca tout le monde ou presque le sait … Mais dans ce documentaire et ailleurs si certains “savants ou archéologues” semblent rejeter cette évidence , les autres moins sceptiques se limitent à parler que de “1 volt et quelques” omettant de rappeler qu'en reliant plusieurs en série , on peut avoir jusqu'à environ (pour100)”110 volts” voire plus (Sachant qu'un élément délivre entre 1 et 1,5Volts selon le matériel et electrolyte utilisé) … On se limite à “penser” que cette technologie n'a pu servir qu'à de la galvanoplastie (necessitant pas plus qu'1 V5), mais qu'en est-il vraiment ? Et si nos ancétres l'avaient utilisé à d'autres fins tel que “eclairage” ou “transmission Radio” ? La véritable énigme à mon avis n'est pas cette “jarre electrique” mais plutôt les recherches et résultats (surtout qu'on n'en trouve trace nulles parts)qui ont mené à la concevoir car pour l'avoir imaginé il fallait comprendre , savoir ce que voulait dire “courant electrique”… On sait aussi que pas plus loin , des lentilles ont été découvertes …

extrait du magazine Planète:
« Modifié: 08 août 2009 à 13:05:41 par titilapin2 »
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neptune75

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Re : La pile de Bagdad
« Réponse #1 le: 14 avril 2009 à 13:23:54 »

 un roman fiction évoquait cette hypothèse 

La Guerre en irak sert-elle à protéger un secret ? 1/12

dailymotion - jc-issartier-sur-rim-112_creation  (voir les 12 autres épisodes)
modération : pas de vidéo sélectionnée
« Modifié: 08 mars 2012 à 00:51:57 par katchina »
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neptune75

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Re : Re : La pile de Bagdad
« Réponse #2 le: 14 avril 2009 à 13:38:01 »


 un roman fiction évoquait cette hypothèse 

http://www.dailymotion.com/relevance/search/URUAD/video/x8vtn0_la-guerre-en-irak-sertelle-a-proteg_webcam

dailymotion - jc-issartier-sur-rim-112_creation[/url]  (voir les 12 autres épisodes sur daily
modération : pas de vidéo sélectionnée
[/size]

compléments archéologiques "classiques" sur le pillage avant et après l'invasion
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/dossiers/2003/iraknew/reportage.php?report_id=50010021
modération : erreur 404 - page non trouvée
« Modifié: 08 mars 2012 à 00:52:39 par katchina »
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Kris

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Re : La pile de Bagdad
« Réponse #3 le: 27 avril 2009 à 22:07:04 »

[justify]Merci beaucoup Neptune75 pour ce lien vers l'émission sur ce livre "Uruad". J'avais manqué l'émission avec Jean Claude, ce fut donc un plaisir de la découvrir. Je l'ai écouté en entier et j'ai vraiment été captivé par le sous tire du livre "Les américains ont envahi l'Irak pour cacher un secret". Je ne peux juger de la validié de cette hypothèse, mais il est tout de même étrange que les sites archélogiques en Irak ont été pour le moins malmenés. Quant aux oeuvres d'art, on voit vraiment le côté mercantile de la civilisation américaine qui ressort. Si vraiment ils avaient voulu protéger les oeuvres d'art Irakiennes, les américians avaient tout le loisir de les exposer dans un musée aux USA ou en Europe !!! Mis à part le côté romanesque du livre, j'ai été séduit par le parallèle entre la Religion Sumérienne et la Bible. Ce n'est que récemment que j'ai "découvert" ce parallèle et je le trouve fascinant. Cela donne vraiment envie de creuser le sujet davantage !!![/justify]
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Michel-Vallée

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Re : La pile de Bagdad
« Réponse #4 le: 28 avril 2009 à 17:56:28 »

Les piles électriques de Bagdad

youtube - LES PILES DE BAGDAD
modération: vidéo non disponible - compte clôturé pour atteinte aux droits d'auteurs

En 1938, un archéologue autrichien, le Dr Wilhelm König, s'est penché sur un "objet cultuel" reposant au fond des caves du musée de Bagdad.

Il s'agit d'un petit vase en terre cuite de 15 centimètres de hauteur sur environ 7,5 centimètres de diamètre.
Emergeant du bouchon bitumineux, une tige en fer est insérée à l'intérieur d'un cylindre en cuivre et isolée de celui-ci à sa base par un tampon en bitume ; le cylindre de cuivre étant soudé avec son capuchon par un alliage plomb/étain.


Plusieurs de ces piles ont été trouvées dans les ruines de Khujut Rabu, ville Parthe, aux alentours de Bagdad. Les Parthes, farouches guerriers, ont dominé la région entre 250 av. J.C. et 230 ap. J.C. .

Le cuivre porte une patine bleue caractéristique de la galvanoplastie à l'argent.
On pense donc qu'elles sont beaucoup plus anciennes car on a retrouvé également des vases en cuivre plaqués argent dans un site Sumérien vieux d'au-moins 2500 ans av. J.C.
Dix autres piles furent découvertes plus tard à Ctesiphon.

Différents spécialistes ont reproduit la pile en utilisant du jus de raisin comme électrolyte et ont effectivement obtenu un courant électrique, suivant les expérimentateurs, entre 0,5 et 1,5 volts.

1 : Tige en fer.
2 : Bouchon en asphalte.
3 : Vase en terre cuite.
4 : Electrolyte.
5 : Cylindre de cuivre.
6 : Tampon isolant en asphalte.
7 : Capuchon en cuivre.
8 : Fil de masse.

On peut donc supposer qu'il y a plusieurs centaines d'années, les inventeurs ou tout au moins les utilisateurs se sont servis de ces piles pour "arnaquer" leurs contemporains en leur vendant du cuivre au prix de l'argent. On imagine alors fort bien pourquoi cette découverte est restée secrète...

Source: Les Découvertes Impossibles

« Modifié: 08 mars 2012 à 00:54:24 par katchina »
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neptune75

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Re : La pile de Bagdad
« Réponse #5 le: 21 juillet 2009 à 02:15:45 »

merci beaucoup.

un fil sur la civilisation summérienne est-il envisageable?
malheureusement,j'avouerai ne pas encore oser m'y aventurer,pas par fainéantise,mais par manque de connaissances..(Anton parks?)
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titilapin2

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L'Argent, un métal précieux - 11/02/2008
« Réponse #6 le: 08 août 2009 à 12:15:22 »

Un peu d'humour:

Est-ce la fille du découvreur des piles de Bagdad au fond du Musée de Bagdad en 1938 qui nous offre cet article sur le site futura-sciences?

Je retiens que les traces "bleues" font penser à la galvanoplastie ou dorure à l'argent ici!

Lapin


image invalide
Claire König (1949 - ...)
Enseignante Sciences Naturelles
Sa Biographie


L'Argent, un métal précieux - 11/02/2008

1 - Les piles électriques de Bagdad, mystère ou mystification ?

En 1938, un archéologue autrichien, le Dr W. König, s'est penché sur un "objet cultuel" reposant au fond des caves du musée de Bagdad : un petit vase en terre cuite de 15 cm de hauteur sur environ 7,5 cm de diamètre. Emergeant du bouchon bitumineux, une tige en fer, insérée dans un cylindre en cuivre est isolée de celui-ci à sa base par un tampon de bitume ; le cylindre de cuivre est soudé avec son capuchon par un alliage plomb/étain. Plusieurs de ces piles ont été trouvées à Khujut Rabu, près de Bagdad. Dix autres piles furent découvertes plus tard à Ctesiphon.

Pile de Bagdad démontée
image invalide
Le cuivre porte une patine bleue caractéristique de la galvanoplastie à l'argent. On peut s’interroger sur l’usage que les Parthes pouvaient en faire d’une pile électrique : ils n’avaient pas de lampes ! Le plus vraisemblable est l’électrolyse, à des fins d’argenterie, par exemple.


Dans de nombreux cas, il a été établi que la finesse de la couche de métal précieux a été obtenue par martelage sur l’objet lui-même réalisé, par exemple, en cuivre ou en bronze. On chauffait ensuite l’objet, de manière à obtenir une parfaite adhérence du métal précieux. Mais il possible que dans certains cas, l’argenture ait été obtenue par électrolyse.


Pile de Bagdad

Il ne faut pas oublier, que, dès le IIIe millénaire avant notre ère, les artisans joailliers de très nombreuses civilisations antiques avaient un perfectionnement qui a beaucoup surpris historiens et archéologues : ainsi la soudure était pratiquée dès le IIIe millénaire et au Mexique, les joailliers utilisaient des bains chimiques pour débarrasser les alliages or-cuivre des teneurs en cuivre de surfaces.

La suite de l'article sur l'histoire de l'exploitation de l'argent dans le temps...
« Modifié: 06 octobre 2019 à 23:53:47 par Modération »
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titilapin2

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La "pile de Bagdad" : une pile électrique il y a deux mille ans ?
« Réponse #7 le: 08 août 2009 à 12:50:05 »

Un autre article scientifique:
sur un site du CNRS
Ampère et l'histoire de l'électricité
Parcours pédagogique > Mythes et légendes de l'électricité et du magnétisme

La "pile de Bagdad" : une pile électrique il y a deux mille ans ?

Par Marie-Hélène Wronecki, Christine Blondel et Bertrand Wolff

Un mystérieux objet archéologique

En 1936, les fouilles archéologiques d'une nécropole au sud-est de Bagdad mettent au jour une curieuse poterie, parmi plusieurs centaines d'objets, verreries, figurines de terre, tablettes gravées, etc. que l'on peut dater de la période parthe entre le premier siècle avant et le premier siècle après Jésus-Christ. Il s'agit d'un petit vase de terre cuite, haut d'une quinzaine de centimètres et fermé d'un bouchon de bitume, contenant un tube de cuivre à l'intérieur duquel se trouvait une tige de fer, l'un et l'autre très corrodés.

Lorsque l'archéologue autrichien Wilhelm Koenig, directeur du musée de Bagdad, examine l'objet deux ans plus tard, il émet l'idée que ce petit vase pourrait constituer une pile électrique si on verse une solution saline ou acide dans le tube de cuivre. En effet, deux métaux de nature différente plongeant dans un électrolyte, tel est le principe de la pile, inventée par Alessandro Volta en 1800. [Voir la page Des grenouilles de Galvani à la pile de Volta]

Koenig appuie son hypothèse d'une pile électrique par l'observation, sans rapport a priori, d'une technique rudimentaire de galvanoplastie, utilisée dans les années 1930 par les orfèvres de Bagdad pour dorer les bijoux.

Ces orfèvres utilisaient le dispositif représenté fig.2. Il s'agit d'une pile, mise en court-circuit, à l'intérieur de laquelle se produit la réaction chimique recherchée. Au cours de cette réaction, de l'or métallique provenant de la solution d'un sel d'or, se dépose sur l'objet à dorer D. Le procédé pourrait bien, suggère Koenig, avoir une origine beaucoup plus ancienne.

image invalide
fig. 1 : Schéma de la reconstitution d'une "pile" selon Koenig


image invalide
fig. 2 : Procédé de dorure des orfèvres de Bagdad au XXe siècle
A : poterie poreuse contenant une solution d'un cyanure d'or
B : récipient contenant de l'eau salée à l'extérieur de la poterie
C : tige soutenant le fil métallique de conduction
D : objet à dorer
E : fil métallique
F : morceau de zinc


Mais ce dispositif n'a pas grand chose à voir avec le vase mystérieux. Le seul lien, non explicité par Koenig, est qu'il apporterait un second témoignage d'une maîtrise de l'électricité par les Parthes.

Le procédé suppose en outre l'utilisation de sels d'or en solution, ce qui dans l'Antiquité est extrêmement hypothétique. L'or est le métal noble par excellence, ne s'oxydant pas, et que l'on trouve dans la nature seulement à l'état métallique ("natif") – les pépites d'or par exemple, ou dans des minerais extrêmement rares où il figure à l'état de traces. Avant l'alchimie médiévale, on ne connaît pas de méthode permettant de "dissoudre" l'or – c'est-à-dire de le faire passer à l'état de "sel" soluble, par une réaction chimique.

Revenons au petit vase mystérieux d'il y a 2000 ans. La découverte ultérieure de quelques poteries semblables, quoique en moins bon état et incomplètes, suggère à Koenig l'idée que plusieurs de ces "piles" auraient pu être mises en série, afin d'augmenter la tension électrique obtenue avec un seul vase. A l'appui de l'usage d'une batterie de piles pour la dorure, Koenig met en avant quelques bijoux anciens, dont le plaquage doré semble particulièrement fin.

Reste alors à préciser quel dispositif de dorure par électrolyse aurait été alimenté par une telle batterie de piles. Tous les dispositifs électrolytiques destinés à la dorure, les premiers ayant été mis au point autour de 1840, reposent sur l'utilisation – encore une fois très problématique dans l'Antiquité – de sels d'or dissous.

Willy Ley, ingénieur et vulgarisateur scientifique allemand, n'en popularise pas moins l'idée de Koenig dans une revue de science fiction en 1939. La seconde guerre mondiale survient et les piles de Bagdad restent dans l'ombre quelque temps.

Le développement de l'interprétation "électrique"

Après la guerre, un chercheur américain de la compagnie General Electric, Willard Gray, tente la première reconstitution de la "pile de Bagdad". Comme électrolyte, il emploie du jus de raisin, et obtient un faible courant électrique. Voilà donc "la preuve" faite : ces objets sont bel et bien des piles. A leur tour, d'autres expérimentateurs se lancent dans la reconstitution, et montrent la possibilité d'obtenir un courant avec différentes solutions (jus de citron, etc.).
L'hypothèse de Koenig semble confirmée.

En 1978, l'objet archéologique est présenté dans une exposition sur l'Irak au Musée Roemer et Pelizaeus d'Hildesheim en Allemagne, et le catalogue explique sans nuance que les Parthes ont inventé la pile bien avant Volta. Un reportage de télévision accroît la crédibilité de la chose en montrant un technicien en blouse blanche, devant le dispositif.
Arne Eggebrecht, directeur du Musée, parvient, en assemblant une batterie de ces "piles" reconstituées, à couvrir un objet métallique d'une extrêmement fine couche d'or. Mais il ne semble pas avoir publié la description de l'expérience, et on peut se demander quel dispositif de dorure était alimenté par la batterie de piles.

Cela n'empêche pas l'interprétation "électrique" d'être aujourd'hui très populaire, il n'est que de surfer sur Internet pour s'en rendre compte. En 2005, MythBuster (littéralement "casseur de mythes"), une émission phare de Discovery Channel animée par deux spécialistes des effets spéciaux, reproduit l'expérience de dorure sous les yeux des téléspectateurs et en déduit que l'hypothèse de la pile de Bagdad est "plausible".

Par une aventureuse association d'idées, le rapprochement est parfois fait avec un bas-relief du temple de Denderah en Haute-Egypte, sur lequel certains n'hésitent pas à voir une préfiguration d'ampoules électriques ou de tubes à décharge. Après Volta, c'est maintenant Edison qui a du souci à se faire ! La pile et l'éclairage électrique n'auraient donc été que "ré-inventées" au XIXe, après plusieurs siècles d'obscurité...

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fig. 3 : Bas-relief du temple de Denderah : une figure parfois interprétée comme représentant une ampoule électrique ou un tube à décharge… [image wikipédia]

L'affaire met en œuvre plusieurs ressorts de la science populaire, le mystère, le spectaculaire, la découverte de savoirs anciens cachés et une certaine soif de "revanche" sur la science officielle.


Oui, mais voilà..

Plusieurs objections s'opposent à ces interprétations. Nous en avons déjà évoqué quelques-unes.

Koenig suggérait que la méthode des orfèvres de Bagdad au XXe siècle était la continuation d'un savoir-faire antique. Mais Gerhard Eggert rappelle en 1995 que cette méthode était décrite dans le brevet anglais de la galvanoplastie déposé en 1839 (fig. 4). On ne connaît pas d'antériorité à ce procédé.

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fig. 4 : Schéma de la galvanoplastie
(inspiré du brevet de 1839)
A : poterie contenant un cyanure d'or et de potassium
B : récipient contenant de l'acide sulfurique à l'extérieur de la poterie
C : tige métallique
D : objet à dorer
E : fil métallique
F : feuille de zinc entourant la poterie


Des archéologues ont par ailleurs montré que les bijoux anciens ont pu être plaqués à l'aide de feuilles d'or très fines, cette technique délicate étant bien maîtrisée par les orfèvres du Moyen-Orient, il y a 2000 ans.

Quant à l'expérience de dorure qui aurait été réalisée, mais non publiée, par Arne Eggebrecht, on en ignore le détail. On ne peut qu'être étonné du résultat annoncé. Nos expériences, en accord avec la théorie de l'électrolyse, montrent qu'on ne peut obtenir de dorure par électrolyse sans sel d'or en solution.

Un chercheur, Paul T. Keyser, a imaginé d'autres applications électriques pour le mystérieux vase : une forme d'électrothérapie, ou des électrostimulations, qui auraient pu être effectuées dans un cadre religieux. Mais la tension délivrée par une seule "pile" est très inférieure aux valeurs auxquelles l'organisme humain est sensible, en cas d'application à la peau, qu'il s'agisse d'un contact avec les doigts, d'une application sur le front, etc.

Enfin, l'objet lui-même semble s'accorder difficilement avec l'hypothèse d'une pile électrique. On relève en effet l'absence de fils métalliques indispensables pour conduire le courant électrique. Si cette absence peut s'expliquer par une disparition liée à l'âge des objets, la présence de tels fils ne paraît tout simplement pas avoir été prévue : le bouchon de bitume, qui ferme durablement le vase, empêche la sortie de fils conducteurs et rend malcommode le remplacement fréquent de l'électrolyte dont la composition est rapidement dégradée par les réactions chimiques liées à la production d'un courant.

D'une manière générale, avancent les détracteurs de l'interprétation électrique de cette poterie, la possibilité d'une expérience ne prouve pas qu'on ait cherché à la réaliser en construisant l'objet. Cette interprétation ne repose en fin de compte que sur une ressemblance de forme avec un objet moderne (la pile de Volta), et non sur les connaissances que l'on a du mode de vie des possesseurs de l'objet dans l'Antiquité

Des archéologues ont avancé que les objets découverts en Irak seraient plutôt, comme ceux qu'on a pu trouver ailleurs sous des formes voisines, des récipients destinés au transport de petits rouleaux de textes, peut-être des formules de prière. Un historien des sciences, Allan Mills, a proposé une hypothèse plus prosaïque : le dispositif pourrait être destiné à réparer les trous dans les outres de peau, objets très précieux pour la vie dans le désert. La tige de fer pointue, chauffée au feu, permet de fondre un peu de bitume du bouchon et de l'appliquer là où l'outre est percée ! Façon de montrer que l'imagination peut emprunter les directions les plus diverses. Cette interprétation, si saugrenue qu'elle puisse sembler de prime abord, s'inspire cependant d'une connaissance concrète du mode de vie de populations nomades dans des régions désertiques...

Pour conclure :
La présence dans le vase mystérieux de deux métaux différents reste inexpliquée. Le fait est qu'en ajoutant un électrolyte – et deux fils métalliques – le dispositif peut produire un très faible courant. Il serait cependant étonnant que cette technologie soit restée si confidentielle qu'elle n'ait laissé aucune trace, entraîné aucun témoignage de la part de voyageurs étrangers, et enfin qu'elle ait disparu pendant près de deux millénaires. L'hypothèse de la pile, qui pose, comme on l'a vu, de sérieux problèmes techniques, même si l'expérience est envisageable, reste à ce jour historiquement, archéologiquement et scientifiquement peu vraisemblable.

Pour ce qui est de la possibilité de dorer des objets en utilisant la "pile de Bagdad", on peut être plus affirmatif : même si la poterie avait été constituée en pile elle n'a pas pu servir à pratiquer des dorures par électrolyse car les sels d'or en solution ont été obtenus seulement au Moyen-Age, par les alchimistes arabes.

[Voir Cuivrer ? Dorer ? Quelques expériences pour clarifier la discussion autour de la "pile de Bagdad"]


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titilapin2

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Re : La pile de Bagdad
« Réponse #8 le: 08 août 2009 à 13:04:47 »

Pour aller plus loin, un autre très bon article sur l'histoire des piles électrochimiques avec comme point de départ la pile de Volta:


LA PILE DE VOLTA


Les premiers générateurs électrochimiques utilisés pour faire des expériences scientifiques au cours du 18 ième siècle, étaient dérivées de la pile de Volta.

image invalide
L'image ci-dessus qui date des années 1870, montre une batterie de piles élémentaires composées d'électrodes cuivre/zinc dans une solution d'eau acidulée.

Le courant est extrait à l'aide de 2 fils de cuivre appelés à l'époque  "rhéophores"   mot tiré du grec et qui signifie "porte-courant".

Ce terme a aujourd'hui complètement disparu de notre vocabulaire.


La pile de Volta et la suite ...

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Re : La pile de Bagdad ? Galvanoplastie? Une pile avant Volta?
« Réponse #9 le: 08 août 2009 à 13:10:40 »

Quand les iraquiens ne parlent pas de la "Pile de Bagdad" dans leur propre musée à Badgad.

Curieux non!

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Le site du musée iraquien:
http://www.baghdadmuseum.org/wmcd_index.htm#

Pour chercher toutes les photos sur le site:

Ici grâce à Google - Images - recherches avancées
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Michel-Vallée

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Re : La pile de Bagdad ? Galvanoplastie? Une pile avant Volta?
« Réponse #10 le: 08 août 2009 à 17:37:47 »

Tu est une caverne d'Ali Baba de l'info!  :)
Merci!
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jerome

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Re : La pile de Bagdad ? Galvanoplastie? Une pile avant Volta?
« Réponse #11 le: 08 août 2009 à 17:51:26 »

Jacques Bergier a écrit dans l'un de ses bouquins ( ne me demandez pas lequel .. ) que tout objet trouvé lors de fouilles ne
correspondant pas au dogme achéologique officiel se retrouve
systématiquement dans la case " objet cultuel non encore analysé"
dans les réserves de la plupart des musées du monde ...
S'il y a un "muséologue" sur le forum ayant accès aux réserves, qui sont généralement fermées au public, j'aimerais bien avoir son avis ?
Bon, bien sûr c'est du Bergier, mais il était malin le Jacques !!
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dificultnspa

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Re : Re : La pile de Bagdad ? Galvanoplastie? Une pile avant Volta?
« Réponse #12 le: 08 août 2009 à 18:36:36 »



Quand les iraquiens ne parlent pas de la "Pile de Bagdad" dans leur propre musée à Badgad.

Curieux non!



Tu ne pouvais pas réellement t'attendre à autre chose, le site étant mis à jour en 2006...

Hormis le fait que, comme le dit, jerome, les objets anachroniques ne seront jamais pris en compte officiellement, tu oublies le plus grand problème des musées irakien...

...La deuxième guerre du golfe...


Pour rappel :

liberation.fr
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Pillages en Irak : Washington fait front

Monde 07/05/2003 à 22h55

Mis en cause, les Américains promettent de réagir.


AYAD ChristopheNOCE Vincent
 
Les Etats-Unis ont tenté, hier, de redorer leur blason largement terni par la passivité des troupes américaines lors du pillage du Musée de Bagdad, dans les trois jours qui ont suivi la chute de la capitale irakienne, le 9 avril. «Même si les criminels qui ont commis ces vols ont réussi à emporter les objets au-delà des frontières de l'Irak, ils doivent savoir qu'ils n'échapperont pas à la justice», a promis John Ashcroft, le ministre américain de la Justice, hier à l'issue d'une réunion d'Interpol à Lyon. Ashcroft a estimé que «le pillage et le vol des objets ont été commis par des groupes criminels organisés». Outre l'Unesco, le Conseil international des musées et l'Association internationale des marchands d'art, 19 pays étaient représentés à cette rencontre qui a duré deux jours.

...



Ceci n'est qu'un exemple, en voici d'autres avec Google


Maintenant pour le musée de Bagdad :
24heures.ch
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Deux salles du Musée national de Bagdad réhabilitées après avoir été pillées


 Les salles consacrées aux antiquités islamiques et assyriennes ont été restaurées mais resteront fermées au public faute de sécurité suffisante pour présenter les oeuvres, a précisé à l'AFP M. Thahabi, en rappelant que 11.000 des 15.000 pièces volées en 2003 sont toujours manquantes. "Les 4.000 pièces qui nous ont été retournées sont conservées sous très haute sécurité dans des chambres particulières dont l'accès est interdit à quiconque", a-t-il dit.

BAGDAD (AFP) | 12.01.2008 | 15:48

Les salles consacrées aux antiquités islamiques et assyriennes ont été restaurées mais resteront fermées au public faute de sécurité suffisante pour présenter les oeuvres, a précisé à l'AFP M. Thahabi, en rappelant que 11.000 des 15.000 pièces volées en 2003 sont toujours manquantes.

"Les 4.000 pièces qui nous ont été retournées sont conservées sous très haute sécurité dans des chambres particulières dont l'accès est interdit à quiconque", a-t-il dit.


...



Comme vous pouvez le lire, il manque toujours entre 11000 et 15000 pièces...

... et je ne m'avancerais pas trop en disant qu'on ne les retrouvera sans doute jamais.

Celles qui sont les plus anachroniques ont surement été les premières visées par le pillage et se trouvent surement en "lieu sûr".


En tout cas pour les "piles de Bagdad" on a les photos.



Ps : entre nous, il devient très dur de retrouver des liens internet fonctionnant encore étant donné que les articles "intéressants" dates de 2003-2004. C'est une des raisons qui me poussent à faire des citations, parfois à rallonge, pour ne pas perdre l'info.


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Sauvons la planète, notre Mère la Terre...
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titilapin2

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Re : La pile de Bagdad ? Galvanoplastie? Une pile avant Volta?
« Réponse #13 le: 08 août 2009 à 21:10:16 »

Bonjour dificultnspa,

D'accord avec toi que tous les objets du Musée de Bagdad ne sont pas revenus mais pour autant, une telle fierté nationaliste en Irak aurait dû les faire se vanter d'avoir inventer les piles, les piles en série, l'électricité et aussi l'éclairage.

Ce qui ne semble pas le cas du tout, et j'ai balayé en plus tout le reportage photo sur leurs plus beaux objets.

Par ailleurs, les démonstrations scientifiques proposées m'ont personnellement convaincues.

Est-ce que pour autant certains objets ne rentrant pas dans le cadre "classique" existent dans les réserves des nombreux musées du monde?

Je veux bien l'imaginer!

Par contre le nombre de personnes travaillant dans les musées et sur la recherche archéologique aurait dû faire que des représentations de ces objets auraient dû émerger dans la presse depuis au moins deux siècles.

Cordialement,

Lapinou

« Modifié: 08 août 2009 à 22:36:02 par titilapin2 »
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Hachibi

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Re : La pile de Bagdad ? Galvanoplastie? Une pile avant Volta?
« Réponse #14 le: 08 août 2009 à 21:29:40 »

Après avoir regardé des reportages sur les pyramides , ils ne savent pas comment ils arrivaient à peindre les pièces/chambres qui sont loin de la lumière du jour , l'hypothèse de lampe ou un système d'optique ont été  envisagées , car des torches laisseraient des traces au plafond , ce n'était pas le moment de tous noircir ce qu'ils faisaient .

#8 :http://www.cirac.org/infos-fr/denderah.htm
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