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Auteur Sujet: Ennuie  (Lu 3260 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

Ulrick

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Re : Ennuie
« Réponse #15 le: 17 Janvier 2009 à 20:52:49 »

Bonjour Void,

Intéressant...

Est-ce que tu t'ennuies, ou est-ce que tu ressens le vide de ta propre existence ?
Fais-tu une différence entre les deux ? Est-ce synonyme? Qu'est-ce que l'ennui, en terme de vécu.

Je comprends par expérience "sentir le vide de ma propre existence" mais je ne comprends pas ennuis.
Je n'arrive pas à cerner la notion d'ennuis.

Ne pas savoir quoi faire ?
Savoir quoi faire, mais sentir que ça ne sert à rien ?
L'ennui est ce une forme de procrastination ?
Que ressent-on lorsqu'on s'ennuie ?

La seule fois où j'ai cru m'ennuyer, c'était justement devant le vide de l'existence.
Je me suis aperçu que ce que je prenais pour de l'ennui n'était en fait qu'une forme de panique paralysante subtile. Une forme de panique très ... calme.  :-\

Bonne soirée Void.  :)
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"Faisons en sorte que la fonction d'onde s'effondre sur une solution plutôt que sur un problème " Empereur Ulrick, Chevauchée Galactique 1:4-14-15

void

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Re : Re : Ennuie
« Réponse #16 le: 17 Janvier 2009 à 21:33:31 »

Est-ce que tu t'ennuies, ou est-ce que tu ressens le vide de ta propre existence ?

le vide de sens de l'existence, et je m'ennuie.

Fais-tu une différence entre les deux ? Est-ce synonyme? Qu'est-ce que l'ennui, en terme de vécu.

L'un engendre l'autre et vice versa.

Je comprends par expérience "sentir le vide de ma propre existence" mais je ne comprends pas ennuis.
Je n'arrive pas à cerner la notion d'ennuis.

En fait ce n'est pas vraiment le "vide de l'existance" que le "vide de sens de l'existence" qui est en cause. donc du "vide de sens de mon existance". Moi aussi j'ai du mal à cerner la notion d'ennui.

Ne pas savoir quoi faire ?
Savoir quoi faire, mais sentir que ça ne sert à rien ?
L'ennui est ce une forme de procrastination ?

Peut-être, je dois dire que même si ce n'est pas l'unique aspect, je me sens assez proche de cette description :

"La majorité des personnes affectées par la procrastination l’est en général aussi par le « perfectionnisme », c’est-à-dire la tendance d’une personne à estimer inacceptable un travail qui ne s'approche pas de la perfection. Comme il est rare de pouvoir atteindre la perfection autrement que par essais et erreurs et que la personne n’accepte pas l’idée de produire un résultat imparfait, elle contourne le problème en ne faisant rien"

Il y'a des jours comme ça où je ne me tolère même pas moi-même.

Que ressent-on lorsqu'on s'ennuie ?

Je pense que ça dépend des personnes. Personnellement, j'ai simplement envie qu'on mette fin à mon existence, puisque je la juge pénible et inutile.

La seule fois où j'ai cru m'ennuyer, c'était justement devant le vide de l'existence.
Je me suis aperçu que ce que je prenais pour de l'ennui n'était en fait qu'une forme de panique paralysante subtile. Une forme de panique très ... calme.  :-\

Ce qui est paniquant c'est de se dire qu'il existe une possibilité qu'on passe l'éternité à se demander quoi faire pour occuper le temps.
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Ulrick

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Re : Ennuie
« Réponse #17 le: 17 Janvier 2009 à 22:10:14 »

Void,

Citer
En fait ce n'est pas vraiment le "vide de l'existance" que le "vide de sens de l'existence" qui est en cause. donc du "vide de sens de mon existance".

Oui, c'est moi qui ai fait une erreur en quotant.


Citer
Moi aussi j'ai du mal à cerner la notion d'ennui.

J'avais fini par la rapprocher de la phrase "Je ne sais pas quoi faire".

Je me suis aperçu qu'en fait, je savais toujours "quoi faire", mais c'est comme si toute volonté m'avait instantanément abandonné. L'horreur de se retrouver dans un corps, sans volonté.
Impossible de se mouvoir, de trouver une motivation pour quoi que ce soit, une sorte de neutralité totale pour tout.

Comme si une partie de soi avait décidé d'aller faire un tour ailleurs nous laissant avec la réalité, et pas quoi savoir faire avec. C'est ce que tes mots me rappellent. D'ailleurs, je m'aperçois en te lisant qu'il faudrait que je réinterprète cette situation avec du recul.

Car, effectivement, je me souviens, et je ressens cet abandon soudain d'une partie de moi, comme si une partie de moi s'était engueulée avec une autre et avait decidé de partir : "Puisque c'est comme ça, je me casse !", laissant l'autre comme un con, et me laissant moi victime de leur engueulade : une pile sans pole + ou sans pole -, parce qu'un des pôles s'est barré ! lol

Un capitaine de navire de guerre sans équipage.

Et puis cette sensation de se retrouver "spectateur".

"Ok, rien n'a de sens, et je ne peux rien faire à part spectater ... "


...


"On dirait qu'il me reste un semblant de quelque chose pour une action ... faisons en sorte d'utiliser ce reste à bon escient..."


...



"... allons chercher une bière."  :P


Bonne soirée.  :)
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void

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Re : Re : Ennuie
« Réponse #18 le: 17 Janvier 2009 à 22:53:24 »

En ce qui me concerne la dispute se fait consciemment, mais pas avec une partie de moi même : avec tout le reste de l'univers. Me casser, c'est précisément ce que j'ai envie de faire dans ces cas là. Le résultat est le même : je me retrouve sans aucune envie de faire quoi que ce soit à simplement supporter la futilité de mon existence présente.
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katchina

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Re : Ennuie
« Réponse #19 le: 17 Janvier 2009 à 23:20:30 »

@ Ulrick et void en vrac pour ne pas requoter.

Je sais toujours quoi faire, et je ne m'ennuie jamais, même quand je ne fais rien.
Parce que lorsque je n'ai pas envie d'avoir envie de faire quoique ce soit, je suis bien.

Ce qui m'a attiré c'est de m'ennuyer volontairement - refuser l'idée même d'avoir envie
comment dire - une manière de dire stop à tout pour voir ce qui se passe.
Généralement, quand je suis dans cet état d'esprit il y a toujours quelqu'un pour me
demander si je fais la gueule et en conclure "ben fait quelque chose" alors que lorsque
je ne m'ennuie pas en ne faisant rien personne ne le remarque - curieux non ?

Quand je m'ennuie je me déteste et quand j'y prends goût je ne m'ennuie plus,
je me déteste moins, je nombrilise... beurk  :P


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J'veux du soleil dans ma mémoire

hazuka

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Re : Ennuie
« Réponse #20 le: 23 Janvier 2009 à 13:23:34 »

en lisant tes posts void, j'ai l impression de me lire moi même

pas particulierement envie de rentrer dans le détails car ca m interresse pas et que ca ne changerais rien, mais je voudrais savoir comment vois tu l avenir ? (le tien mais eventuellement globalement)

reponds comme tu veux, soit en concret, soit en abstrait

Tu as peut etre deja fais un post repondant a la question (mais ca va me prendre trop de temps de chercher) auquel cas je veux bien que tu m y renvois
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void

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Re : Re : Ennuie
« Réponse #21 le: 23 Janvier 2009 à 14:43:39 »

pas particulierement envie de rentrer dans le détails car ca m interresse pas et que ca ne changerais rien, mais je voudrais savoir comment vois tu l avenir ? (le tien mais eventuellement globalement)

reponds comme tu veux, soit en concret, soit en abstrait

Tu as peut etre deja fais un post repondant a la question (mais ca va me prendre trop de temps de chercher) auquel cas je veux bien que tu m y renvois

Je ne vois pas l'avenir, je vois juste ce à quoi j'aimerais qu'il ressemble. Concernant mon propre avenir, je ne sait que projeter un avenir correspondant à ce que je connais de moi-même donc ce que je connais de mon passé et de mon présent. Je ne vois donc dans mon futur qu'une répétition de mon passé et de mon présent, donc rien d'intéréssant. A force d'analyser mon passé j'ai compris que je ne faisais jamais que répéter sans cesse les mêmes choses, les mêmes situations, et toujours pour les mêmes raisons.

Je suppose qu'un être dégourdis en profiterais pour " se changer", mais comme je part du principe que le problème ne vient pas intrinsèquement de moi, mais plutôt, de l'ensemble [ "moi"<->"la réalité dans laquelle j'évolue" ], je considère que le problème n'est pas plus "moi" que "la réalité dans laquelle j'évolue", mais l'interaction contre-nature et forcée qui a été créée entre ces deux éléments. (D'ailleurs, quand je regarde ce que j'écris là, c'est très gnostique comme vision des choses, c'est vrai que cette philosophie m'a très rapidement collé à la peau quand je l'ai découverte)

Je verrais le fait de "me changer" pour être plus adapté a "la réalité dans laquelle j'évolue" comme une forme de trahison envers moi-même, une trahison, que superstitieusement, j'envisage que "la réalité dans laquelle j'évolue" souhaite que j'opère pour ses propres desseins, desseins, que j'estime être seulement les siens, qui ne me concernent pas, et ne m'intéressent pas.

Pour résumer, au lieu d'accepter ma condition et de supposer que c'est à moi de "m'adapter" à mon environnement, je me rebelle contre les principes directeurs de l'univers dans lequel j'évolue et part du principe que c'est à mon environnement de s'adapter à moi ou de me détruire tout simplement. C'est une position très orgueilleuse, je le sais, mais j'ose me permettre de l'avoir parceque d'une part j'accepte d'être victime du "darwinisme" et donc de disparaitre au profits d'êtres plus adaptés, et d'autre part parceque je sais que mon existence autant physique que métaphysique ne peut pas être issu de mon libre arbitre. En effet, on ne peut pas choisir d'exister si on existe pas, il y'a donc forcément quelqu'un qui l'a décidé à notre place, de ce raisonnement, j'établis donc je n'ai aucune dette envers personne, que je ne dois strictement rien à l'univers ou la vie ou dieu et que c'est en fait exactement le contraire : "mon créateur/l'univers/la vie" à une dette envers moi, car il a violé initialement le principe de libre arbitre en m'amenant à l'existence sans mon avale (ce qu'il n'aurait jamais pu obtenir sans me faire exister, note).

Dans les faits, je passe mon temps à m'adapter, à me soumettre, à me "tordre" pour cadrer avec le décors environnant et "rester ici" (et "ici" pour moi, est bien plus vaste que "mon pays" ou "ma planète"), mais je le fais en connaissance de cause, sachant pertinemment que je le fais pour certaines raisons (plus ou moins dérisoires, pas forcément bonnes). De la même manière que si j'accepte la relation de subordination qui existe entre moi et mon patron/ma société, je le fais non parceque j'estime cette subordination naturelle ou légitime, mais uniquement pour rester compatible avec une certaine réalité. Si je ne le faisais pas, je me rendrait incompatible avec cette réalité, et en serait automatiquement éjecté comme un simple corps étranger. Je suis donc esclave, conscient de l'être, et en mesure de m'adapter tant bien que mal à cette réalité, sans toute fois y adhérer. Je suis donc un "corps étranger" qui se fait passer pour une "cellule de l'organisme", je reste, parceque j'estime (peut-être à tort) que certaines célulles désirent (ont besoin) que j'entretienne cette apparence,  par curiosité, et surtout, parceque je ne sais pas du tout où je vais tomber si toute fois j'étais éjecté, y serais-je tout seul ? (ça ne me dit rien du tout d'être absolument seul). C'est pour ça que je préfère mon élimination pure et simple, sachant que l'éjection me propose trop d'inconnus potentiellement pire que la réalité que je connais actuellement.

Voilà c'était complètement hors sujet mais vaut mieux que je me répande ici parceque si je crée un autre fil ca va franchement commencer à ressembler à du spam.
« Modifié: 23 Janvier 2009 à 14:52:16 par void »
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