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Auteur Sujet: Livre des morts Egyptiens et le Nouveau Testament (Isis - Osiris - Horus)  (Lu 11601 fois)

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titilapin2

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Les commandements de l'ancien testament proviennent-ils des 42 interdits du livre des morts, sachant que la terre natale de Moise est l'Egypte?

Au sujet du papyrus d'Ani qui est présenté dans ce documentaire:



Le papyrus du Livre des Morts d'Ani fut découvert à Thèbes en 1887 par l'égyptologue anglais E.A. Wallis Budge, et fut acheté par le British Museum en 1888 (British Museum EA 10470).


E.A. WALLIS BUDGE, The Egyptian Book of the Dead (The Papyrus of Ani). Egyptian Text, Transliteration and Translation, Dover Publications, New York 1967.

Aucun autre document au nom d'Ani ne nous étant connu, les informations le concernant sont limitées à ce que fournit son Livre des Mort.
Le nom même  est probablement un diminutif, sans que l'on sache clairement de quel nom il est dérivé. Ses titres sont ceux d'un scribe royal d'assez grande importance :"véritable scribe royal, scribe comptable des offrandes divines de tous les dieux,
chef des greniers des seigneurs d'Abydos, scribe des offrandes divines des seigneurs de Thèbes
."

Il est par ailleurs aimé du seigneur du double pays sans qu'il soit possible d'identifier ce roi.
Sa femme s'appelle Toutou  . Elle est  chanteuse d'Amon, un titre régulièrement porté par des dames de haut rang au Nouvel Empire.

Sur le papyrus, elle est souvent figurée tenant le sistre et la menat dans les mains. En dehors des premières planches, comprenant des hymnes à Rê et Osiris, elle apparaît à des endroits-clés du développement du papyrus: psychostasie (planche 3), passage par les portes du monde souterrain (planche 11), apparition devant les tribunaux des dieux (planche 12), hymne à Osiris (planche 19), deuxième psychostasie (planche 30) et arrivée aux Champs Elysées (planche 34).

Comme la plupart des Livres des Morts, le papyrus d'Ani ne fut pas spécifiquement écrit pour lui. Les Livres des Morts étaient fabriqués dans des ateliers spécialisés auxquels l'Egyptien s'adressait pour se procurer un équipement funéraire. Ainsi, le texte du papyrus est de la main d'au moins deux scribes, puisque le nom d'Ani fut ajouté ultérieurement. Les textes et les vignettes sont probablement exécutés par des personnes différentes car, contrastant avec la qualité des vignettes, le texte n'est pas exempt de fautes. Parfois, l'artiste des vignettes n'a pas laissé assez d'espace pour le texte, de sorte que le scribe a dû empiéter sur les bords (planche 14); ceci indiquerait que les vignettes furent dessinées en premier lieu. Le deuxième scribe, dont la tâche était d'insérer le nom du propriétaire aux endroits prévus par le premier, n'a pas été plus soigneux. Non seulement, par deux fois, il a oublié d'écrire le nom (planche 12, registre inférieur) mais, à plusieurs reprises, il a mal orthographié celui-ci.

Le texte et les vignettes du papyrus sont entièrement délimités par une double bande rouge et jaune. La plupart des vignettes forment une frise surmontant le texte. Les textes sont pour la plupart tracés en écriture rétrograde. L'encre rouge, employée pour mettre en valeur les titres des chapitres, permet de repérer facilement la division en formules.

Les quatre premières et les deux dernières planches se distinguent au sein du papyrus par la grandeur des vignettes, qui prennent là toute la hauteur de la feuille de papyrus. Ces feuilles furent peut-être ajoutées au papyrus après qu'Ani ait fait son choix. Les hiéroglyphes de ces planches sont plus soignés, moins cursifs que dans le reste du texte.

Il faut par exemple remarquer la différence entre le signe 'i' écrit généralement  mais dans ces planches-ci . De même, le poussin et la chouette sont écrits avec plus de détails. Contrairement aux premières planches où le nom d'Ani est toujours écrit dans le même style que le texte dans lequel il apparaît, c'est-à-dire avec , dans l'avant-dernière planche, le même nom fut par deux fois ajouté et écrit moins soigneusement au moyen d'un  plus cursif.

Pour préserver et exposer le papyrus, E.A. Wallis Budge, conservateur du musée, n'hésita pas à le découper en trente-sept feuilles qui furent encadrées séparément. L'égyptologue se laissa le plus souvent guider par la séparation des différents chapitres. Mais malheureusement, à des endroits où les feuillets auraient été trop longs ou trop courts, il ne recula pas devant un découpage anarchique. Ainsi, des vignettes furent séparées de leur texte ou, pire, certaines vignettes furent coupées en deux.

Avant son découpage, le papyrus mesurait environ 23 mètres de long (sur 39 centimètres de hauteur), un document exceptionnel pour assurer à Ani un voyage harmonieux vers l'au-delà.

Source
admn : voir la source pour le graphisme afin que le copié/collé soit compréhensible !
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Écrit il y a plus de 4000 ans, Le livre des morts égyptien serait le plus ancien manuscrit jamais découvert en Occident. À travers ces écrits, on découvre la philosophie des Égyptiens de cette époque, leurs croyances et leurs rituels face à la mort, ainsi que l’inspiration qui les mena à la construction des grandes pyramides. Grâce à des reconstitutions et à des images de synthèse, la deuxième partie de ce documentaire en deux épisodes recrée non seulement le monde antique égyptien et sa vision de la vie après la mort, mais aussi les péripéties qui ont abouti à la découverte spectaculaire du célèbre parchemin par Sir Wallis Budge, en 1887.

source
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Le livre des morts

Les Egyptiens du Nouvel Empire  étaient ensevelis avec le Livre des Morts, un rouleau de papyrus déposé dans le sarcophage
lors de l'enterrement, véritable cartographie du monde de l'au-delà. Canaux, lacs, chemins, portes gardées par des génies armés y étaient  décrits en détail.



Le livre des morts
Recueil d'incantations et de formules magiques, souvent magnifiquement illustré, le Livre, des morts était déposé dans les tombes égyptiennes, placé sur le sarcophage ou glissé dans les bandelettes de la momie.Les textes qui le composent, apparemment incohérents, ne remontent pas au-delà du XVIIe siècle av. J.-C. Ils s'inspirent des Textes des sarcophages que l'on trouve inscrits dans les grandes cuves où reposaient les momies et qui sont très antérieurs (entre 2300 et 1700 av. J.-C.). Ces derniers avaient été eux-mêmes précédés des Textes des pyramides, qui, figurant sur les parois de la salle du sarcophage de celles-ci, étaient réservés aux rites solennels du culte funéraire royal.  Le Livre des morts reflète donc un processus de démocratisation, les formules réservées jadis aux souverains pouvant être désormais reprises par la classe moyenne.

Le mort devait connaître les formules qui lui permettaient de franchir tous ces obstacles jusqu'au royaume des bienheureux.et ainsi de rejoindre la barque solaire pour accompagner Rê dans son voyage vers l'invisible.
source

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Scéne du livre des morts ou on peut noter le rôle important d'Anubis ( dieu à tête de chacal ) il prépare le défunt à son jugement et pèse son ame ( le contre poid est la plume que la déesse Mat porte sur la tête ). Cette étape est supervisée par Thot ( dieu à tête d'ibis ) qui prend des notes sur son registre. Ensuite c'est Horus le dieu à tête de faucon qui va présenter le défunt à Osiris qui régne sur le royaume des morts. Celui donnera son jugement avec l'aide de sa soeur Isis et sa deuxieme soeur Nèphtys.


Écrits en hiératique sur du papyrus, ces textes se retrouvent à partir du Nouvel Empire (XVIII dynastie) jusqu'à l'époque gréco-romaine.
Le « livre des morts », bien que ce soit le nom le plus connu de ces ouvrages, n'est qu'une traduction très approximative de son titre. Voici des propositions de traductions plus proches :•Livre des morts et de la renaissance
•Livre des morts et de la renaissance
•Livre pour sortir à la lumière
•Livre de la sortie au jour
•Livre des transfigurations et glorifications dans l'Empire des morts

source

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Le Livre des Morts renferme 165 chapitres et, de son vivant, chaque Egyptien l'apprenait littéralement par cœur, comme une sorte de catéchisme, afin d'être en mesure de prononcer exactement les formules, de réciter opportunément les prières et d'accomplir les rites voulus après sa mort. C'est pour remédier au manque de mémoire des défunts que l'on plaçait un exemplaire sur papyrus du Livre des Morts sous les bandelettes des momies, tantôt sur le sein, tantôt sur le bras, tantôt entre les jambes, pour qu'il pût être utilisé à tout moment. Ces exemplaires, copiés d'avance et en série par les scribes attachés aux temples, comportaient une partie en blanc destinée à recevoir le nom du défunt. Celui-ci était uniformément désigné sous le nom d'Osiris Un Tel. Parfois, cette lacune n'était point comblée. Par contre les rituels funéraires des puissants et des riches étaient d'une plus noble matière et ornés d'illustrations.

Ré dieu Soleil était censé traverser le Monde souterrain lors de son voyage nocturne, illustré dans d'énormes "Livres des morts" . Ceux-ci étaient inscrits dans les tombes royales du Nouvel Empire pour que le pharaon puisse participer au cycle solaire dans l'au-delà. Les Livres des Morts comportent douze parties correspondant aux douze heures de la nuit. Chaque heure est consacrée au dieu Soleil dans sa barque, entouré des êtres qui peuplent cette région. Une composition entière montre près de mille figures : élus, démons et divinités de la région, damnés éternellement torturés. En passant, le dieu Soleil s'adresse aux êtres de chaque heure qui lui souhaitent à leur tour la bienvenue et sont ranimés par la lumière qu'il dispense. Les descriptions très exactes donnent les dimensions des espaces qu'il parcourt. Sa barque emprunte surtout un chemin aqueux mais à partir d'un carrefour, elle se déplace sur des sables éternels, remorquée par un groupe de chacals. Sur certaines représentations, le dieu Soleil descend, au milieu de la nuit, dans les profondeurs extrêmes du Monde souterrain et fusionne avec son souverain Osiris. L'image qui en résulte porte la légende « Rê qui repose en Osiris » et « Osiris qui repose en Rê ». Mais si Rê pouvait être associé à Amon en une divinité portant un nom unique (Amon-Rê), Rê et Osiris étaient trop fondamentalement différents. Leur brève association suscitait le renouveau quotidien mais ne pouvait pas être permanente. Toute la nuit, le dieu Soleil devait lutter contre son ennemi juré, le serpent Apopis (p. 45), mais les dernières heures, il entrait dans un grand serpent dont il ressortait rajeuni, pour renaître à l'aube.

Formule pour sortir au jour
« Les portes du ciel se sont ouvertes pour moi, les portes de. la terre se sont ouvertes pour moi;/• les verrous de Geb [le dieu de ïa terre] se sont ouverts pour moi, la voûte céleste s'est ouverte pour moi. Celui aui me gardait m'a délié, celui oui avait attaché son bras à moi l'a détaché vers le soi... ]'ai [à nouveau] l'usage de mon coeur, l'usage de mon muscle cardiaque, l'usage de mes bras, l'usage de mes jambes, l'usage de ma bouche, l'usage de [tous] mes membres, je peux disposer des offrandes funéraires, disposer de l'eau, de la brise, du flot, du fleuve, disposer de ceux oui agissent contre moi et de celles oui agissent contre moi dans l'empire des morts, disposer des ordres édictés contre moi sur terre... Je me soulève sur mon côté gauche et je me mets sur mon côté droit; je me soulève sur mon côté droit et je me mets sur mon côté gauche; Je m'assieds, je me mets debout, je secoue ma poussière. Ma langue et ma bouche sont des guides habiles. Celui aui connaît ce livre, il peut sortir au jour et se promener sur terre parmi les vivants, et il ne peut pas périr, jamais. Cela s'est révélé efficace des millions de fois. »

Livre des morts, Le Cerf, Paris.1976- 

Similitudes avec les N.D.E.
Le " Livre des Morts " égyptien est à la fois un témoignage d'une longue tradition de bouleversements cosmiques, dont d'autres mythologies font état (Apocalypses - Popol Vuh...) mais aussi une affirmation d'une foi et une haute expression métaphysique. Les Egyptiens croyaient en la survie d'un principe spirituel, ils avaient la certitude de pouvoir gagner l'immortalité " en suivant la voie de Dieu ", leur morale était noble, à base de préceptes de sagesse. Ils croyaient en une force suprême de l'énergie cosmique, Dieu unique créateur. - Les fouilles de la pyramide du pharaon Pepi I (-2400) ont permis de retrouver les plus anciens textes religieux du monde, connus à ce jour, qui expriment les notions de résurrection et de l'éternel recommencement des cycles cosmiques. - Le domaine des morts est la " montagne d'Occident ". L'âme, ayant franchi le " portail de la mort ", arrive dans l'Au-Delà. Elle est éblouie par la " pleine lumière du jour ", reprend conscience de son état, et veut réintégrer son corps, mais les entités chargées de la guider l'entraînent. Elle traverse alors une " région des ténèbres " avec détresse et désespoir !... et arrive devant Osiris " le dieu bon au coeur qui sait ", qui vit dans l'Amenti, le pays d'Occident (l'autre partie du monde des mort est le Duat, lac de feu dans une île de feu avec des champs de feu...). Il se dégage d'Osiris une telle puissance de sainteté, de compassion, de lumière... que l'âme comprend qu'il est le salut pour elle. Elle comparaît devant le tribunal de Maat (la justice) avec ses quarante-deux juges, et Anubis pèse le coeur du mort : s'il y a condamnation, il y aura réincarnation ; s'il y a acquittement, l'âme entrera dans le domaine divin, et deviendra en quelque sorte rédemptrice, l'essence de sa sainteté nourrissant le potentiel divin. Car certaines réalisations cosmiques ne peuvent avoir lieu que par l'intermédiaire d'un être humain ayant atteint le plus haut degré de perfection (c'est " l'Avatar " des Hindous, mais cette tradition est commune à l'Egypte, aux Aryens, aux Perses, aux Hindous, aux bouddhistes, à maître Eckart !...). - On ne peut s'empêcher de constater les très nombreuses similitudes avec d'autres recherches modernes : le seuil de la mort; la lumière..... (Moody et les expériences à la limite de la mort).

Le défunt divinisé
Le Livre des morts témoigne d'une spiritualité certaine et élevée, car c'est en somme devant lui-même que le mort se justifie, le jugement d'Osiris n'étant que la sanction de celui porté par son cœur. Très frappante aussi est la confiance dans la vie après la mort, grâce au processus de divinisation de l'homme par lui-même. Le Livre des morts témoigne du degré d'initiation atteint par les Egyptiens, très supérieur à celui des peuples contemporains. Il s'inscrit donc - étant de loin le premier - dans la grande lignée des enseignements spirituels. En le lisant aujourd'hui, on assiste au déroulement saccadé d'une suite d'images, où une étrange fantasmagorie accompagne les invocations aux dieux et les enseignements reçus d'eux en réponse

SOURCE ET SUITE

1x6 le livre des morts des egyptiens



Le Livre des morts des anciens égyptiens : Papyrus d'Ani, Hunefer, Anhai (Relié) de Evelyn Rossiter (Sous la direction de)

Présentation de l'éditeur
Une synthèse effectuée à partir des hiéroglyphes par un égyptologue.
L’édition la plus complète existante en français. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

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Détails sur le produit
Relié: 119 pages
Editeur : Minerva (10 janvier 1994)
Collection : Manuscrits93
Langue : Français 

Ce commentaire fait référence à cette édition : Livre des morts des anciens Egyptiens (Broché)

"Le Livre des Morts des Anciens Egyptiens présenté par Grégoire Kolpaktchy m'a tout simplement ravi. Enfin un livre qui ne se borne pas à une analyse scientifique simpliste et rationnelle. Le Livre des Morts est l'essence même d'un Savoir Divin qui était en des temps très reculés jalousement gardé par les prêtres et par les initiés. Livre empreint d'ésotérisme, il est un portail conduisant vers la connaissance de la Vérité, de la Vie de l'homme à la fois sur cette Terre et dans l'au-delà. Présenté sous la forme de chapitres ou plus particulièrement d'incantations, il saura apporter beaucoup de joie et de réconfort à celui ou celle qui se donnera la peine de l'étudier sérieusement. La longue introduction d'une soixantaine de pages est des plus intéressantes puisqu'elle propose certaines clefs et certains parallèles avec les religions existantes, permettant au lecteur d'aborder comme il se doit cette oeuvre majeure. Le seul petit bémol de cette introduction concerne certains parallèles religieux erronés plus particulièrement vis à vis du bouddhisme et de certains mots sanscrits hindoustanis qui sont faussement compris. Globalement c'est un livre que je recommande vivement à toutes les personnes qui s'intéressent à l'ésotérisme et aux choses spirituelles. "


Source
« Modifié: 03 Avril 2014 à 23:44:45 par katchina »
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Les 10 Commandements VS La confession négative du Livre des morts des Egyptiens

admn : l'image n'est plus disponible
 
Pour beaucoup de croyants, la Bible est le livre saint donné par Dieu aux hommes afin qu’ils puissent être heureux.

Bien souvent nous entendons que les 10 commandements furent une révolution pour l’époque et constituèrent une charte de bonne conduite qui a permis d’éclairer les hommes.


Mais est-ce vraiment le cas ?

Suivant les rédacteurs du Pentateuque les 10 commandements furent donnés au peuple d'Israël fraichement libéré
d'Egypte vers la Terre Promise.

L'analyse de ce texte montre que du commandement 1 à 4 les principes sont \"comment adorer Dieu\" Rien de
nouveau par rapport aux religions des autres peuples.

Il nous reste les commandements 5 à 10. Nous pouvons classer les commandements 5, 7 et 10 dans de la moralité
plus que dans des textes de loi :


Il nous reste les commandements 5 à 10.

Nous pouvons classer les commandements 5, 7 et 10 dans de la moralité plus que dans des textes de loi :

- Honorer son père et sa mère, ne pas commettre d’adultère et ne pas convoiter.

Reste les commandements 6, 8 et 9 :

- Ne pas voler - ne pas porter de faux témoignage  - ne pas tuer

****
Ainsi, certains groupes religieux disent qu'il faudrait suivre à la lettre les Dix Commandements, alors que d'autres les
tiennent uniquement pour un guide de bonne conduite. On peut lire en effet dans une encyclopédie (Encyclopædia of
Religion and Ethics) : “Probablement aucun document humain n'a exercé plus grande influence sur la vie religieuse et
morale que le Décalogue [les Dix Commandements].”

C'est un raccourci facile qu'aimerait nous faire croire les fondamentalistes. Maintenant que nous apprend l'histoire des
autres peuples ?

L'Ancienne Egypte avait aussi des principes consignées par Maât. Maât est la déesse de l'ordre, de l'équilibre du
monde, de l'équité, de la paix et de la justice. Elle est le contraire de l'isfet (chaos, injustice, désordre social, ...).

Maât est une entité symbolisant la norme universelle : l'équilibre établi par le Créateur, la justice qui permet d'agir
selon le droit, l'ordre qui fait conformer les actes de chacun aux lois, la vérité, la droiture et la confiance

Il y a 42 principes qui existent et qu'on retrouve dans le Livre des Morts egyptien. [3] Les plus anciens papyrus sont
connus du 16e siècle av. n. e. (pendant la XVIIIe dynastie) et que l'on retrouve jusqu'à la période greco-romaine.
Toutefois on pense que ce Livre des Morts a été inspiré par les Textes des Sarcophages (2 000 av. n. e.) et les
Textes des Pyramides (2600 -2300 av. n. e.)

admn : l'image n'est plus disponible

Voici ces 42 principes. (surlignés les mêmes rapports que les 10 Commandements) sachant qu’il existe des variantes avec notamment le commandement 34 rappelant de respecter le jour sacré (le sabbat est-il une copie ?)

Les 42 principes du Ma’at
N°   Loi
1    Je n’ai pas pêché.
2    Je n’ai pas dérobé avec violence.
3   Je n’ai pas volé.
4Je n’ai tué ni homme ni femme
5    Je n’ai pas volé de nourriture.
6    Je n’ai pas “subtilisé” les offrandes.
7    Je n’ai pas volé Dieu.
8   Je n’ai pas menti.
9    Je n’ai pas “emporté” de nourriture.
10   Je n’ai pas injurié
11    Je n’ai pas fermé mes oreilles à la vérité
12   Je n’ai pas commis d’adultère
13    Je n’ai fait pleurer personne.
14    Je n’ai pas éprouvé de tristesse sans raison.
15    Je n’ai attaqué personne.
16    Je ne suis pas décevant.
17    Je n’ai volé la terre de personne.
18    Je n’ai pas été indiscret.
19    Je n’ai accusé personne faussement.
20    Je n’ai pas été en colère sans raison.
21   Je n’ai séduit la femme de personne.
22    Je ne me suis pas pollué.
23    Je n’ai terrorisé personne.
24    Je n’ai pas désobéi à la loi.
25    Je n’ai pas été exclusivement coléreux.
26   Je n’ai pas injurié Dieu.(ou invoquer son nom en vain)
27    Je n’ai pas agit avec violence.
28    Je n’ai pas causé de perturbation à la paix.
29    Je n’ai pas agi avec précipitation ou sans réflexion.
30    Je n’ai pas dépassé les limites de mes affaires.
31    Je n’ai pas exagéré mes mots en parlant.
32    Je n’ai pas fait de mal.
33    Je n’ai pas eu de mauvaises pensées, paroles ou actions.
34    Je n’ai pas pollué l’eau
35    Je n’ai pas parlé de façon coléreuse ou arrogante.
36    Je n’ai maudit personne en pensées, paroles ou actions.
37    Je ne me suis pas placé sur un pied d’estrade.
38    Je n’ai pas volé ce qui appartient a Dieu.
39    Je n’ai pas volé, ni manqué de respect aux morts.
40    Je n’ai pas pris de nourriture à un enfant.
41    Je n’ai pas agit avec insolence.
42    Je n’ai pas détruit de propriété appartenant à dieu.

Aucun doute à cette lecture. Le Décalogue est postérieur aux écrits egyptiens et n'en est qu'une pale copie
comme l'invention du monotheisme Il est évident que la déesse Maât est plus juste et intelligente que Jéhovah.

André LEMAIRE (Directeur d'études à l'Ecole pratique des Hautes Etudes] montre l'improbalité d'autant de lois et de
commandements donnés à un peuple en exil dans le désert. La mise par écrit de textes religieux et de l'histoire d'un
peuple correspond à un peuple sédentarisé et non en exode [5] ! Cela est confirmé par l'archéologie qui nous montre
que chaque civilisation de l'antiquité commençait à mettre par écrit son histoire composée de mythes de légendes et
de faits réels a partir d'un certain niveau de civilisation qui n'intervint pas avant la période du roi Josias au VIIIe siècle
av JC

En 1879 à Babylone est dégagé le Cylindre de Cyrus. Ce document royal datant du VIe siècle av. n. e. est reconnu
par l'ONU en 1971 comme étant le plus ancien document des Droits de l'Homme. La traduction du Code
d'Hammourabi daté de 1750 av. n. e. ne permet pas vraiment de dire qu'il a favorisé les droits de l'homme car malgré
le fait qu'il ait été établi pour \"empêcher le fort d'opprimer le faible\", la peine de mort est toujours présente dans ses
décisions de justice qui se décident aussi suivant les signes magiques. Pas encore suffisamment éclairé, ce document
traite de l'abolition de l'esclavage, de la liberté totale religieuse, de la possibilité offerte aux personnes de retourner
dans leur pays. ( Pour une traduction fidèle)

admn : image invalide

Source
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« Modifié: 03 Avril 2014 à 19:28:08 par katchina »
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Auteur : René Preys - Conception graphique : Jean-Pol Schrauwen

Source:http://www.egyptologica.be/

Description des planches :

Planche I


A gauche de la vignette, Ani lève les bras en adoration devant une grande table d'offrandes. Il est accompagné de son épouse Toutou. Le texte qui introduit ce Livre des Morts est un hymne au soleil levant, comme l'indique le titre, écrit en rouge : adorer Rê quand il se lève dans l'horizon oriental du ciel.

Il s'agit du chapitre 15 qui, dans la version thébaine du Livre des Morts, se trouve au début du développement. Le dieu est adoré dans sa forme de Khepri, c'est-à-dire sa forme matinale. L'hymne décrit la victoire du dieu sur le serpent Apophis et ses enfants qui essaient chaque nuit de lui barrer la route. Ainsi, dès le début du papyrus, le but du texte est défini. Il s'agit pour le mort de s'identifier au dieu solaire, de détruire ses ennemis, de surmonter les dangers du monde souterrain et de renaître au matin, tel un nouveau soleil.

Description des planches :

Planche II


Le chapitre 16 qui suit généralement l'hymne solaire en est l'illustration. La vignette figure le cycle solaire, avec le lever et le coucher de l'astre, avec ses voyages diurne et nocturne.

Cette vignette, qui exprime la relation étroite entre Osiris et Rê, est bien à sa place, comme transition, entre l'hymne solaire qui la précède (chapitre 15, planche 1) et l'hymne osirien (adoration à Osiris)qui la suit. La vignette accompagnant cet hymne est identique à celle de l'hymne solaire. L'hymne osirien met un accent particulier sur la royauté du dieu: il est nommé seigneur de la double couronne, haut quant à la couronne blanche, souverain des dieux et des hommes après qu'il a pris possession du sceptre-heqa et du flagellum-neheh (colonnes 2-3 - voir détail n°2 ci-dessous). A son tour, cet hymne sert d'introduction aux planches 3 et 4 où figure le tribunal du monde funéraire: Osiris y trône en tant que roi des morts. Ainsi peut-on dire que l'objet d'adoration d'Ani et de son épouse se trouve à l'extrémité droite de la planche 4.



Dressé sur une colline représentant l'horizon, un pilier djed présente Osiris dans sa forme renaissante. Le pilier symbolise l'épine dorsale du dieu qu'on érige pour signifier le retour à la vie. Dans d'autres papyrus, le pilier djed est personnifié, et possède des bras qui tiennent les insignes royaux.

Le pilier est flanqué des deux soeurs Isis et Nephthys, protectrices de leur frère dans le monde infernal où le dieu solaire Rê vient le rejoindre la nuit, lorsqu'il "meurt".

La rencontre entre Osiris et Rê permet à ce dernier de rajeunir et de renaître le matin à l'horizon oriental. Voilà ce que signifie le grand signe de vie (ankh) aux bras levés. Ceux-ci soulèvent le disque solaire vers le ciel, hors du monde souterrain.

La joie du monde supérieur lors du lever du soleil est indiquée par la présence des babouins dressés qui accueillent et acclament le soleil.


Babouins dressés - détail en provenance du temple de Medinet Habou
©Jean-Pol Schrauwen

Description des planches :

Planche III


La scène de la psychostasie ou pesée du coeur (chapitre 125) est une des scènes qu'on rencontre le plus fréquemment dans l'iconographie funéraire des anciens Egyptiens. Chez Ani, cette scène est représentée à deux reprises: aux planches 30-33 qui reprennent le texte et une représentation moins détaillée de l'action et aux planches 3-4 où la scène est particulièrement développée.

Ainsi, le centre de la scène est occupé par une grande balance vers laquelle s'avance respectueusement le couple. Elle est surmontée d'un babouin, animal sacré de Thot, dieu détenteur du savoir, nécessaire au bon fonctionnement de la balance et garant de l'exactitude de la pesée. Sur le plateau gauche de la balance est placé le coeur du défunt (). Le coeur (voir les chapitres 26, 30B, 29, 27, planche 15) est pour les Egyptiens le siège du caractère, des sentiments, de la mémoire et de l'intellect. C'est grâce à son coeur que l'Egyptien reçoit son individualité et aussi sa liberté de penser et d'agir. Ainsi peut-il suivre ou négliger les enseignements des dieux. Lors de la pesée, le coeur est interrogé par le tribunal d'Osiris (voir planches 30-33); à ce moment, les dieux peuvent établir si le défunt a vécu selon les instructions de Maât, la déesse personnifiant les lois de l'ordre divin. Cette déesse est évoquée par la plume d'autruche qu'elle porte normalement sur la tête, et qui occupe ici le plateau droit de la balance. Au-dessus du coeur se tient le ba du défunt, l'oiseau à tête humaine qui suit le mort pendant son voyage (voir le chapitre 61, planche 15; les chapitres 89, 91, 92, planche 17): il attend le résultat de la pesée. Si la balance est en équilibre, le défunt est proclamé "juste de voix" et peut aborder le royaume d'Osiris. Anubis, le dieu à tête de chacal, vérifie l'aiguille de la balance.

Il communique le résultat à Thot, figuré cette fois avec une tête d'ibis, tenant en main la palette de scribe, l'instrument de sa fonction. C'est sur elle qu'il consigne le résultat de la pesée. Si ce dernier était désastreux pour le défunt - jamais cette issue fâcheuse ne figura sur un Livre des Morts - il était livré à la Grande Dévoreuse, le monstre à gueule de crocodile, corps de lionne, et arrière-train d'hippopotame, à l'affût derrière Thot.


Le dieu Thot inscrivant le nom de pharaon
sur l'arbre sacré ISHED

Description des planches :

Planche III


 texte en écriture hiéroglyphique
La scène de la psychostasie ou pesée du coeur (chapitre 125) est une des scènes qu'on rencontre le plus fréquemment dans l'iconographie funéraire des anciens Egyptiens. Chez Ani, cette scène est représentée à deux reprises: aux planches 30-33 qui reprennent le texte et une représentation moins détaillée de l'action et aux planches 3-4 où la scène est particulièrement développée.


Ainsi, le centre de la scène est occupé par une grande balance vers laquelle s'avance respectueusement le couple. Elle est surmontée d'un babouin, animal sacré de Thot, dieu détenteur du savoir, nécessaire au bon fonctionnement de la balance et garant de l'exactitude de la pesée. Sur le plateau gauche de la balance est placé le coeur du défunt (). Le coeur (voir les chapitres 26, 30B, 29, 27, planche 15) est pour les Egyptiens le siège du caractère, des sentiments, de la mémoire et de l'intellect. C'est grâce à son coeur que l'Egyptien reçoit son individualité et aussi sa liberté de penser et d'agir. Ainsi peut-il suivre ou négliger les enseignements des dieux. Lors de la pesée, le coeur est interrogé par le tribunal d'Osiris (voir planches 30-33); à ce moment, les dieux peuvent établir si le défunt a vécu selon les instructions de Maât, la déesse personnifiant les lois de l'ordre divin. Cette déesse est évoquée par la plume d'autruche qu'elle porte normalement sur la tête, et qui occupe ici le plateau droit de la balance. Au-dessus du coeur se tient le ba du défunt, l'oiseau à tête humaine qui suit le mort pendant son voyage (voir le chapitre 61, planche 15; les chapitres 89, 91, 92, planche 17): il attend le résultat de la pesée. Si la balance est en équilibre, le défunt est proclamé "juste de voix" et peut aborder le royaume d'Osiris. Anubis, le dieu à tête de chacal, vérifie l'aiguille de la balance.



Planche III - détail n°2


Il communique le résultat à Thot, figuré cette fois avec une tête d'ibis, tenant en main la palette de scribe, l'instrument de sa fonction. C'est sur elle qu'il consigne le résultat de la pesée. Si ce dernier était désastreux pour le défunt - jamais cette issue fâcheuse ne figura sur un Livre des Morts - il était livré à la Grande Dévoreuse, le monstre à gueule de crocodile, corps de lionne, et arrière-train d'hippopotame, à l'affût derrière Thot.


Le dieu Thot inscrivant le nom de pharaon
sur l'arbre sacré ISHED

A gauche de la balance, trois autres personnages sont présents. Le dieu Shai personnifie le destin établi pour l'enfant dès sa naissance. Cette naissance avait lieu sur les briques de naissance dont un exemplaire figure au-dessus du dieu. Le plus souvent, les scènes de psychostasie sont illustrées par deux briques de naissance, Shai et Renenet. Cette dernière déesse qui, elle aussi, est liée au compte des années et à la bonne fortune du nouveau-né, est associée dans l'iconographie à la déesse Meskhenet, personnification des briques de naissance, dont le nom est déterminé par un lit

Au-dessus de cette scène trônent les dieux de l'Ennéade qui forment le tribunal d'Osiris. On y retrouve Rê, Atoum, Shou et Tefnout, Geb et Nout, Isis et Nephthys, Horus, Hathor, Hou et Sia.



Description des planches :

Planche IV


Une fois justifié, Ani est introduit auprès d'Osiris par le fils de ce dernier et Isis, Harsiesis. Celui-ci guide le défunt et annonce à Osiris le résultat de la pesée:

Je viens vers toi, Ounnefer. Je t'amène l'Osiris Ani. Son coeur est juste, sorti de la balance. Il est innocent auprès de chaque dieu et de chaque déesse.

A son tour, Ani se déclare innocent:

Voici, je suis venu devant toi, seigneur de l'Occident. Il n'y a pas de mal dans mon ventre. Je n'ai pas dit de mensonge.

Finalement, le défunt s'agenouille devant Osiris, tenant en main le sceptre avec lequel il consacre les offrandes au dieu. Comme souvent dans cette scène, le mort porte ici une perruque grisonnante.

Le dieu Osiris aux chairs vertes, couleur de la renaissance, est assis dans la chapelle-shetyt de Sokaris dont la tête de faucon couronne le toit. Cette chapelle a la forme d'un sarcophage, rappelant ainsi qu'Osiris est le dieu mort. Il est protégé par ses deux soeurs Isis et Nephthys qui l'ont ramené à la vie.

Devant lui se trouve la peau animale blanche à taches noires, le fétiche d'Anubis: il s'agirait du sac dans lequel les parties du corps disloqué d'Osiris auraient été rassemblées avant d'être momifiées par Anubis, le dieu embaumeur. Sur le lotus, une fleur primordiale évoquant le lever du soleil et donc la renaissance, se dressent quatre petites figurines momiformes: ce sont les quatre fils d'Horus, Amset, Hapy, Douamoutef et Qebehsenouf. Cliquez pour voir un agrandissement de cette scène. Ces quatre dieux sont censés protéger les viscères du mort, momifiés séparément et placés dans les vases canopes.



La vignette de la psychostasie est généralement accompagnée du texte de la confession négative.

Description des planches :

Planche V
   


Le chapitre 1 décrit les rites menés lors des funérailles. Le texte porte le titre:

début des formules de sortir au jour, des élévations et glorifications, de sortir et entrer dans le monde des morts, d'être glorieux dans le bel Occident, à dire le jour de l'enterrement, d'entrer après être sorti (planche 5, colonnes 1-3).

Ce chapitre fut, dans les versions tardives du Livre des Morts, considéré comme le premier chapitre, puisqu'il commence avec l'enterrement. Son titre peut aussi être compris comme s'appliquant à l'ensemble des formules. Il s'agit de rendre le mort "juste de voix", de l'élever au statut de dieu, de lui permettre de se déplacer librement où il veut et plus particulièrement de sortir du monde souterrain pour contempler le soleil et l'accompagner dans sa barque solaire. La fin du texte déclare:

O vous qui ouvrez le chemin, vous qui dégagez les routes, ouvrez donc pour lui le chemin, dégagez donc la route pour le ba de l'Osiris Ani avec vous pour qu'il entre en colère, pour qu'il sorte en paix de la maison d'Osiris. Il n'est pas arrêté, il n'est pas repoussé. Il entre loué et sort aimé. Sa voix est juste de sorte que ce qu'il ordonne est exécuté dans la maison d'Osiris. (...) Sa faute n'a pas été trouvée en lui tandis que la balance est vide de mal.

Ainsi, le mort, quittant le monde des vivants, demande aux dieux du monde des morts de lui ouvrir les chemins qui vont le conduire auprès d'Osiris. S'il le demande, c'est parce qu'il a été justifié, ce qui vient d'être établi par la psychostasie. Le chapitre de l'enterrement est donc bien à sa place à la suite du chapitre 125.

La longue vignette du chapitre 1 représente les rites d'enterrement. Elle surmonte non seulement le texte du chapitre 1 mais aussi celui des chapitres 22 (planche 6, colonnes 14-21), 21 (colonnes 21-24) et la conclusion du chapitre 72 (colonnes 25-31). Il s'agit de formules pour "rendre la bouche au mort" dans le monde funéraire. La conclusion du chapitre 72 indique que toute personne qui connaît ce texte, ou pour lequel il est inscrit sur le sarcophage, sera assuré d'une vie postérieure.

Au début de la planche 5, la vignette montre la momie du défunt déposée sur une barque. Celle-ci rappelle que pour passer du monde des vivants à l'est vers celui des morts à l'ouest, il est nécessaire de traverser le Nil. A la tête et aux pieds du défunt se trouvent les deux déesses protectrices Isis et Nephthys, tandis qu'à son côté, la veuve se lamente. La barque est posée sur un traîneau surmonté d'une chapelle. Ce traîneau est halé par quatre personnages et quatre boeufs. Le prêtre-sem, reconnaissable à sa peau de panthère, exécute une libation et un encensement pour le défunt.




Tandis que les amis du défunt suivent le traîneau, la procession est fermée par les porteurs du mobilier funéraire, dont la pièce majeure est un coffre coiffé de l'effigie d'Anubis. Il pourrait s'agir du coffret à canopes dont un exemplaire comparable fut retrouvé dans la tombe de Toutankhamon.






Description des planches :

Planche VI


 
A l'avant du traîneau, un groupe de personnages apporte coffrets et bouquets tandis qu'un homme tenant un vase semble les purifier.



La représentation de la tombe clôture la vignette. Elle est surmontée d'une construction pyramidale telle que nous en retrouvons dans la nécropole thébaine (voir chapitre 186, planche 37). Le dieu Anubis maintient la momie debout; à ses pieds se lamente la veuve. Un amas d'offrandes sépare la momie des deux prêtres ritualistes: le prêtre-sem se livre à un encensement tandis que l'autre exécute les rites de "l'ouverture de la bouche" (voir chapitre 23, planche 15). Les instruments dont ils ont besoin sont entassés derrière eux. Muni d'un instrument à tête de bélier, le prêtre touche chaque ouverture de la tête de la momie, de sorte que le mort puisse, dans l'au-delà, jouir de ses sens. Le prêtre-lecteur, derrière eux, récite les formules nécessaires, inscrites sur le papyrus qu'il tient en main.



A l'arrière des prêtres, sur deux registres, on trouve une vache et son veau, deux tables d'offrandes et un serviteur apportant une patte de boeuf. Un groupe de pleureuses (voir détail 1 - ci-dessus) réunit les scènes de procession et celle du rituel funéraire. Les pleureuses sont une composante indispensable de la procession funéraire: elles rappellent qu'Isis et Nephthys s'étaient lamentées sur le corps d'Osiris.

Description des planches :

Planche VII



Le chapitre 17, dont le développement de la vignette est particulièrement long, est un des textes les plus complexes du Livre des Morts. De nombreuses gloses, reconnaissables à la phrase Qui est-ce? écrite en rouge, interrompent le texte et nous éclairent sur les différentes interprétations auxquelles les Egyptiens eux-mêmes étaient parvenus. Elles permettent aussi de concilier, à l'intérieur d'un texte, les théologies d'Osiris et de Rê. Les différentes parties de la vignette renvoient aux mots-clés du texte dans lequel le défunt s'identifie au dieu solaire.

La vignette est inaugurée par la représentation du couple assis sous un dais, jouant au jeu-senet. Le défunt joue contre un adversaire invisible et gagne sa liberté de mouvement pour sortir et entrer dans le monde funéraire. Cette liberté est évoquée par l'oiseau ba qui voyage entre le monde des morts et la tombe, sur laquelle il s'est posé. (détail1)



détail 1

Les deux lions symbolisent les deux horizons , où le soleil se lève vers le ciel . Les lions sont identifiés à "demain" et "hier" que le texte associe respectivement à Rê et Osiris. Le phénix-benou signifie le cycle solaire qui procure au soleil la vie éternelle. Selon les auteurs grecs, l'oiseau apparaîtrait tous les cinq cents ans pour renaître de ses propres cendres. (détail 2)


détail 2

La momie sur le lit est Osiris auquel chaque mort s'identifie. Pour lui, les deux soeurs Isis et Nephthys, ici sous forme d'oiseaux, se lamentent. (détail 3)


détail 3



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