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Auteur Sujet: Toungouska: voyage au coeur de l'énigme  (Lu 34873 fois)

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Nemo492

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Re : Toungouska: voyage au coeur de l'énigme
« Réponse #15 le: 21 décembre 2007 à 13:16:03 »

Les Laboratoires Sandia ont créé des simulations d'un impact d'astéroïde, en rapport avec l'évènement de la Tungunska - 1908 :

http://www.sandia.gov/news/resources/releases/2007/asteroid.html
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On n'est jamais si bien trahi que par ses "amis" les plus proches..
http://pouvoir-indigo.com - http://ovnis-usa
http://cryonautes.com - http://protocole-oracle.com

Tartar

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Re : Toungouska: voyage au coeur de l'énigme
« Réponse #16 le: 21 décembre 2007 à 15:19:13 »

Beaucoup de paramètres.
Amusez-vous bien!
http://www.lpl.arizona.edu/impacteffects/
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Tout envisager, ne rien croire.

anakin_nEo

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Re : Toungouska: voyage au coeur de l'énigme
« Réponse #17 le: 21 décembre 2007 à 20:43:08 »

aller c'est un caillou ...

le super computer le dit et sandia aussi

je ne vous ferez pas le coup du

"et pourtant elle tourne"

sandia pourrait au moins envisager l'hypothese d'un gamma ray burst

ou de particules de hautes energies

ou d'anti matiere en infime quantite

enfin bon

c'est un caillou et mettons nos casques

avec le simulateur de tartar je calcule un bloc de fer de 1 km quio s'abat dans l'eau

lol

et le mien est gentil


Your Inputs:
Distance from Impact: 10.00 km = 6.21 miles
Projectile Diameter: 1000.00 m = 3280.00 ft = 0.62 miles
Projectile Density: 8000 kg/m3
Impact Velocity: 30.00 km/s = 18.63 miles/s
Impact Angle: 45 degrees
Target Density: 1000 kg/m3
Target Type: Liquid Water of depth 500.00 meters, over typical rock.
Energy:
Energy before atmospheric entry: 1.88 x 1021 Joules = 4.50 x 105 MegaTons TNT
The average interval between impacts of this size somewhere on Earth during the last 4 billion years is 2.5 x 106years
Atmospheric Entry:
The projectile begins to breakup at an altitude of 23300 meters = 76400 ft
The projectile reaches the ground in a broken condition. The mass of projectile strikes the surface at velocity 29.9 km/s = 18.6 miles/s
The impact energy is 1.88 x 1021 Joules = 4.48 x 105MegaTons.
The broken projectile fragments strike the ground in an ellipse of dimension 1.47 km by 1.04 km



4.50 x 105 MegaTons TNT

une broutille pour un caillou d'acier de 1 km de long
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dificultnspa

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Re : Toungouska: voyage au coeur de l'énigme
« Réponse #18 le: 28 juin 2008 à 11:56:50 »

Dans le dernier numéro de Science et Vie, un article est consacré à l'énigme de Toungouska.

Dans le même temps on trouve des articles récent sur le net :

http://www.alterinfo.net/Toungouska-voyage-au-coeur-de-l-enigme_a21217.html?PHPSESSID=4a8d560b02d2d24953994958dea90b66

http://www.alterinfo.net/Meteorite,-comete,-OVNI-100-ans-apres,-l-enigme-de-la-Toungouska-reste-entiere_a21160.html?PHPSESSID=4a8d560b02d2d24953994958dea90b66

L'explication la plus fameuse ou fumeuse se trouve ici, que l'on ne retrouve pas dans les hypothèses des scientifiques officiels bien sur :

http://benzemas.zeblog.com/147342-l-39-affaire-de-l-39-explosion-de-tunguska-1908/


« Modifié: 28 juin 2008 à 12:00:06 par dificultnspa »
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benzemas

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Re : Toungouska: voyage au coeur de l'énigme
« Réponse #19 le: 30 juin 2008 à 19:23:29 »

Bonjour,

Oui cet article est sur mon blog car j'ai oublié de le supprimer en tous cas il n'est pas visible sur le sommaire. Je ne sais que penser de cette affaire ..

à bientôt :-\
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dificultnspa

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Re : Toungouska: voyage au coeur de l'énigme
« Réponse #20 le: 21 août 2008 à 12:51:58 »

Trouvé dans Nexus

Fichier PDF

Citer
Explosion de Tunguska 1908 causée par une antique et mystérieuse ''installation'' technologique sybérienne :
Par Valery Uvarov 2004. Département N13 de l'Académie Nationale de Sécurité, St. Petersbourg, Russie
témoignages et étude.

Paru dans Nexus N°37

admn : image invalide
« Modifié: 18 septembre 2015 à 23:29:48 par katchina »
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jerome

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Re : Toungouska: voyage au coeur de l'énigme
« Réponse #21 le: 21 août 2008 à 21:39:23 »

Le problème d ' Uvarov , c ' est qu ' il semble inconnu des milieux scientifiques .. Bien sur je ne lis par le Russe , mais j ' ai passé des heures et des heures à le traquer sur le net et que pouic ! Nulle trace officielle de ce garçon ... Je suppose que son académie scientifique - si elle existe - doit etre une sorte de fondation privée , mais alors pourquoi ne trouve - t - on pas trace de ses travaux ? Pourtant j ' aimerais bien croire à ses théories fascinantes , mais c ' est pas gagné ; meme Karmapolis émet des réserves quand au personnage , si je me souviens bien ...

Reste qu ' un embryon de début de preuve ferait exploser tellement de certitudes ! que ça me réjouit à l ' avance , mais ...

Bon , on peut toujours rever !
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titilapin2

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Re : Toungouska: voyage au coeur de l'énigme
« Réponse #22 le: 29 août 2008 à 14:46:09 »

Merci Dificulsnpa pour les liens et le dossier,

Il semble que Nexus a continué d'en parler dans d'autres numéros:



Phénomènes inexpliqués
Enigme de l'explosion de Tunguska (3éme partie).



 Explosions de Tunguska - 1984/2002 (Part. 4)
Ils ont vu les "sphères terminatrices'' :
témoignages oculaires de la destruction de météorites au-dessus de la Sibérie, en 1984 et 2002, par des "sphères de plasma".

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titilapin2

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Re : Toungouska: voyage au coeur de l'énigme
« Réponse #23 le: 29 août 2008 à 19:41:41 »

Une explication plausible de l'explosion de Toungouska:

Attention membres de la S.p.A s'abstenir (dificultnspa par ex.)

animation - Tunguska Siberia
« Modifié: 18 septembre 2015 à 23:32:18 par katchina »
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dificultnspa

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Re : Toungouska: voyage au coeur de l'énigme
« Réponse #24 le: 29 août 2008 à 19:49:07 »


Attention membres de la S.p.A s'abstenir (dificultnspa par ex.)



Rien a voir   :P   :P   :P
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Re : Toungouska: voyage au coeur de l'énigme
« Réponse #25 le: 29 août 2008 à 20:25:05 »

Plus sérieusement,

Hypothèse météorite en Français (1 minute 07):

Tunguska meteorite


Toutes les autres sont VO sans ST

Survol russe de nos jours du lieu pour NewScientist (David Cohen):

A visit to the site of the Tunguska explosion


Explosion reportage de 5 minutes 20 s (en noir et blanc) chaine History:

Tunguska Explosion 30 July 1908


- Apocalypse Siberian (10 minutes 42)
- Reportage Discovery
admn : vidéos indisponibles


En italien et russe pour le fun (5 minutes 39) chaine H:
Tunguska meteorite


Un petit dernier assez long en 3 parties par la chaine Dicovery toujours:
admn : vidéos indisponibles

« Modifié: 18 septembre 2015 à 23:40:23 par katchina »
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Re : Toungouska: voyage au coeur de l'énigme
« Réponse #26 le: 02 septembre 2008 à 23:53:26 »



Le 30 juin 2008 nous fêtions les 100 ans de l'incident de Tunguska (ou Tounguska).


Nos magazines scientifiques français en profite pour en reparler et faire le point.
Il s'agit par exemple du numéro 458 de Ciel et Espace de Juillet 2008 avec une belle accroche "Collisions - Les derniers secrets de la Tounguska".Ainsi que Science & Vie 1090 du 30 juin 2008 avec un article page 102 intitulé "Mystère de la Tounguska - que s'est-il passé le 30 juin 1908?"
Y-a-t-il vraiment du neuf malgré ces accroches de com'?

Science et Vie nous rappelle que un siècle après l'explosion, pas le moindre gramme de météorite n'a été retrouvé sur le site.

Il nous présente les différentes hypothèses évoquées au fil du temps:
"Voguant sur les théories du moment, certains ont suspecté une météorite d'antimatière (1941), un mini trou noir (1973), ou une météorite de matière miroir (2002).

Egalement mise à contribution la SF imagina une explosion nucléaire alors que le 1er essai date de 1945, le crash d'une soucoupe volane, et même un tir malencontreux avec le rayon de la mrt qu'aurait soit disant mis au point le célèbre inventeur serbe Nikola Tesla..."



Il est précisé que les spécialistes s'accordent sur le fait que l'explosion a eu lieu  à une dizaine de kilomètres d'altitude - ce qui explique que les arbres à la verticale de l'explosion soient resté debout - , et à libérer une énergie estimée ente 10 et 20 mégatonnes de TNT. Soit au moins mille fois la puissance de la bombe d'Hiroshima.
 
Par contre ce qui fait encore doute: est-ce un astéroïde (hypothèse des américains) ou une comète (hypothèse des russes)?

Tout tourne autour de la dernière hypothèse, le lac Cheko situé à 8 kms de l'épicentre pourraît être le vestige d'un cratère secondaire car celui-ci n'était pas mentionné dans les cartes antérieures à 1908 et il apparu pour la 1ère fois sur carte de 1928, un an après la 1ère expédition scientifique organisée là-bas.

 
1883 pour la 1ère carte  - en dessous aggrandissement de la carte sur la zone concernée.

Le tenant de cette hypothèse est Luca Gasperini de l'université de Bologne. Ceux-ci souhaitent monter une nouvelle expédition là-bas depuis qu' "en cartographiant le lac à l'aide d'ondes acoustiques et radar, nous avons découvert à 10 mètres sous le fond une zone de densité très différente".

On n'en saura pas plus dans l'article, vous noterez que S&V n'indique pas depuis quand Luca Gasperini a émis l'hypothèse!

Ciel et Espace est-il plus transparent?

Oui on apprend que la piste des italiens remonte à juillet 1999, lorsque cet  été là lorsque ceux-ci entreprennent de chercher dans les sédiments du lac Cheko la trace de l'événement.

Le journal fait référence (et oui eux aussi) à un article publié par les italiens le 15 juin 2007 dans la revue Terra Nova:"Le lac Cheko pourrait avoir été formé par un impact secondaire dans un marais alluvial".

On apprend aussi que hélas, l'expédition, qui devait avoir lieu cet été pour effectuer un forage a dû être repoussée faute de crédits sufisants et qu'ils devront ce contenter cet été d'effectuer une vidéo du fond du lac destinée à confirmer les relevés acoustiques de 1999 et travailler à la datation du lac: "Nous sommes en train d'étudier par diverses méthodes radiométriques des carottes collectées au lac. Ces données, en voie d'être publiées, pointent toutes vers un âge de 100 ans pour sa formation... Cependant le test ultime era un carottage de 10 à 20 mètres au centre du lac
".



Voici ce qu'on pouvait déjà lire le samedi 25 août 2007 sur le blog de bouillons de cultures sur la vision des italiens:
Citer
Récemment, et pour la première fois, des chercheurs italiens auraient identifié l'éventuel cratère d'impact.
La formation a été découverte grâce à des moyens d'imagerie acoustique sous le lac Cheko, proche de la rivière Podkamennaya Tunguska (la Tunguska de pierre ou Tunguska supérieure), à 8 km de l' épicentre présumé.
"Lorsque notre expédition fut à Tunguska, nous n'avions aucun indice laissant supposer que le lac Cheko avait rempli un ancien cratère", a déclaré Luca Gasperini, géologue de l'Institut des Sciences Marines de l'Université de Bologne qui a conduit cette étude. "Nous recherchions au fond du lac des particules extraterrestres piégées dans la vase. Nous avons cartographié le bassin et prélevé des échantillons. Et lorsque nous avons analysé les données, nous ne pouvions pas croire ce qu'elles suggéraient. La forme en entonnoir du bassin et les échantillons des dépôts sédimentaires indiquent que le lac a comblé un cratère d'impact", explique Gasperini.
Un crash en douceur
Un cratère d’impact mesure théoriquement 24 fois la taille de la météorite qui lui donna naissance mais certains cratères peuvent atteindre une dimension supérieure à 30 fois le diamètre de la météorite.
La structure la plus simple, valable pour tous les cratères d'impact jusque 4 km de diamètre, est une dépression en forme de bol partiellement remplie de brèches entourée d'un rebord ou une zone d'éjecta composée de roches soulevées au moment de l'impact. Le rapport diamètre-profondeur est d'environ 5:1.
Le bassin du lac Cheko n'est pas circulaire, ni profond ni pentu comme un cratère d'impact typique. Celui-ci est allongé et peu profond, mesurant environ 500 mètres de long pour une profondeur maximale de 50 mètres seulement (10:1). Il ne présente pas non plus de zone d'éjecta comme on en trouve habituellement autour des cratères d'impacts, comme celui du "Meteor Crater" en Arizona.
Selon Gasperini et son équipe, la forme inhabituelle du bassin est le résultat d'un fragment éjecté par l'explosion de la Tunguska et qui s'enfonça dans le sol, laissant une dépression ressemblant à une longue tranchée. "Nous pensons qu'un fragment de 10 mètres de diamètre s'est séparé de l'objet au moment de l'explosion et conserva la même trajectoire. Il était relativement lent, se déplaçant à environ 1 km/s", explique Gasperini.
Le lac est situé le long de l'axe le plus probable de la trajectoire d'entrée de l'astre cosmique, explique l'auteur, l'objet ayant probablement fait un "crash en douceur" dans un terrain marécageux, typique de la taïga. "Il atterrit en douceur, dans un terrain marécageux, faisant fondre la couche inférieure de permafrost, libérant du gaz carbonique, de la vapeur d'eau et du méthane qui ont élargi le cratère, d'où la forme et la dimension du bassin, inhabituels pour un cratère d'impact. [...] Notre hypothèse est la seule qui tienne compte de la morphologie en entonnoir du bassin du lac Cheko", ajoute-t-il.
Au cours d'une précédente expédition dans la région, les chercheurs russes avaient étudié le lac Cheko et conclu qu'il s'était formé avant 1908, et donc antérieurement à l'événement de la Tunguska. L'équipe avait mesuré l'épaisseur des sédiments présents au fond du lac et avait déterminé que les dépôts s'étaient accumulés à raison d'environ 1 cm par an. Ceci suggérait que le lac Cheko était âgé de plusieurs siècles.
Mais l'équipe de Gasperini prétend que les vieux dépôts trouvés par les Russes existaient déjà lorsque l'explosion s'est produite. "Nous avons trouvé des indices selon lesquels la couche de débris la plus récente et donc la plus élevée, le dernier mètre, provenait des alluvions de la rivière", explique Gasperini. "Les sédiments plus profonds sont antérieurs à 1908. Ils ont été recouverts par ceux de l'impact, si bien que le lac Cheko n'est âgé que d'un siècle."

Récemment, et pour la première fois, des chercheurs italiens auraient identifié l'éventuel cratère d'impact.
La formation a été découverte grâce à des moyens d'imagerie acoustique sous le lac Cheko, proche de la rivière Podkamennaya Tunguska (la Tunguska de pierre ou Tunguska supérieure), à 8 km de l' épicentre présumé.
"Lorsque notre expédition fut à Tunguska, nous n'avions aucun indice laissant supposer que le lac Cheko avait rempli un ancien cratère", a déclaré Luca Gasperini, géologue de l'Institut des Sciences Marines de l'Université de Bologne qui a conduit cette étude. "Nous recherchions au fond du lac des particules extraterrestres piégées dans la vase. Nous avons cartographié le bassin et prélevé des échantillons. Et lorsque nous avons analysé les données, nous ne pouvions pas croire ce qu'elles suggéraient. La forme en entonnoir du bassin et les échantillons des dépôts sédimentaires indiquent que le lac a comblé un cratère d'impact", explique Gasperini.
Un crash en douceur
Un cratère d’impact mesure théoriquement 24 fois la taille de la météorite qui lui donna naissance mais certains cratères peuvent atteindre une dimension supérieure à 30 fois le diamètre de la météorite.
La structure la plus simple, valable pour tous les cratères d'impact jusque 4 km de diamètre, est une dépression en forme de bol partiellement remplie de brèches entourée d'un rebord ou une zone d'éjecta composée de roches soulevées au moment de l'impact. Le rapport diamètre-profondeur est d'environ 5:1.
Le bassin du lac Cheko n'est pas circulaire, ni profond ni pentu comme un cratère d'impact typique. Celui-ci est allongé et peu profond, mesurant environ 500 mètres de long pour une profondeur maximale de 50 mètres seulement (10:1). Il ne présente pas non plus de zone d'éjecta comme on en trouve habituellement autour des cratères d'impacts, comme celui du "Meteor Crater" en Arizona.
Selon Gasperini et son équipe, la forme inhabituelle du bassin est le résultat d'un fragment éjecté par l'explosion de la Tunguska et qui s'enfonça dans le sol, laissant une dépression ressemblant à une longue tranchée. "Nous pensons qu'un fragment de 10 mètres de diamètre s'est séparé de l'objet au moment de l'explosion et conserva la même trajectoire. Il était relativement lent, se déplaçant à environ 1 km/s", explique Gasperini.
Le lac est situé le long de l'axe le plus probable de la trajectoire d'entrée de l'astre cosmique, explique l'auteur, l'objet ayant probablement fait un "crash en douceur" dans un terrain marécageux, typique de la taïga. "Il atterrit en douceur, dans un terrain marécageux, faisant fondre la couche inférieure de permafrost, libérant du gaz carbonique, de la vapeur d'eau et du méthane qui ont élargi le cratère, d'où la forme et la dimension du bassin, inhabituels pour un cratère d'impact. [...] Notre hypothèse est la seule qui tienne compte de la morphologie en entonnoir du bassin du lac Cheko", ajoute-t-il.
Au cours d'une précédente expédition dans la région, les chercheurs russes avaient étudié le lac Cheko et conclu qu'il s'était formé avant 1908, et donc antérieurement à l'événement de la Tunguska. L'équipe avait mesuré l'épaisseur des sédiments présents au fond du lac et avait déterminé que les dépôts s'étaient accumulés à raison d'environ 1 cm par an. Ceci suggérait que le lac Cheko était âgé de plusieurs siècles.
Mais l'équipe de Gasperini prétend que les vieux dépôts trouvés par les Russes existaient déjà lorsque l'explosion s'est produite. "Nous avons trouvé des indices selon lesquels la couche de débris la plus récente et donc la plus élevée, le dernier mètre, provenait des alluvions de la rivière", explique Gasperini. "Les sédiments plus profonds sont antérieurs à 1908. Ils ont été recouverts par ceux de l'impact, si bien que le lac Cheko n'est âgé que d'un siècle."


A gauche, reconstruction du lac Cheko à partir des données topométriques et bathymétriques. Le niveau du lac a été abaissé de 40 mètres pour mettre en évidence la forme en entonnoir atypique de la formation. A droite, reconstruction 3D du lac Cheko à partir de données topographiques et de photos aériennes. Le catamaran est le bateau utilisé par les géologues italiens. Le cercle dans l'insert est une émission sous-marine de gaz. Documents Gasperini et al., U.Bologne
Bien sûr, il a dans cet article, ceux qui doutent de cette hypothèse comme Willian Hartmann:
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Récemment, et pour la première fois, des chercheurs italiens auraient identifié l'éventuel cratère d'impact.
La formation a été découverte grâce à des moyens d'imagerie acoustique sous le lac Cheko, proche de la rivière Podkamennaya Tunguska (la Tunguska de pierre ou Tunguska supérieure), à 8 km de l' épicentre présumé.
"Lorsque notre expédition fut à Tunguska, nous n'avions aucun indice laissant supposer que le lac Cheko avait rempli un ancien cratère", a déclaré Luca Gasperini, géologue de l'Institut des Sciences Marines de l'Université de Bologne qui a conduit cette étude. "Nous recherchions au fond du lac des particules extraterrestres piégées dans la vase. Nous avons cartographié le bassin et prélevé des échantillons. Et lorsque nous avons analysé les données, nous ne pouvions pas croire ce qu'elles suggéraient. La forme en entonnoir du bassin et les échantillons des dépôts sédimentaires indiquent que le lac a comblé un cratère d'impact", explique Gasperini.
Un crash en douceur
Un cratère d’impact mesure théoriquement 24 fois la taille de la météorite qui lui donna naissance mais certains cratères peuvent atteindre une dimension supérieure à 30 fois le diamètre de la météorite.
La structure la plus simple, valable pour tous les cratères d'impact jusque 4 km de diamètre, est une dépression en forme de bol partiellement remplie de brèches entourée d'un rebord ou une zone d'éjecta composée de roches soulevées au moment de l'impact. Le rapport diamètre-profondeur est d'environ 5:1.
Le bassin du lac Cheko n'est pas circulaire, ni profond ni pentu comme un cratère d'impact typique. Celui-ci est allongé et peu profond, mesurant environ 500 mètres de long pour une profondeur maximale de 50 mètres seulement (10:1). Il ne présente pas non plus de zone d'éjecta comme on en trouve habituellement autour des cratères d'impacts, comme celui du "Meteor Crater" en Arizona.
Selon Gasperini et son équipe, la forme inhabituelle du bassin est le résultat d'un fragment éjecté par l'explosion de la Tunguska et qui s'enfonça dans le sol, laissant une dépression ressemblant à une longue tranchée. "Nous pensons qu'un fragment de 10 mètres de diamètre s'est séparé de l'objet au moment de l'explosion et conserva la même trajectoire. Il était relativement lent, se déplaçant à environ 1 km/s", explique Gasperini.
Le lac est situé le long de l'axe le plus probable de la trajectoire d'entrée de l'astre cosmique, explique l'auteur, l'objet ayant probablement fait un "crash en douceur" dans un terrain marécageux, typique de la taïga. "Il atterrit en douceur, dans un terrain marécageux, faisant fondre la couche inférieure de permafrost, libérant du gaz carbonique, de la vapeur d'eau et du méthane qui ont élargi le cratère, d'où la forme et la dimension du bassin, inhabituels pour un cratère d'impact. [...] Notre hypothèse est la seule qui tienne compte de la morphologie en entonnoir du bassin du lac Cheko", ajoute-t-il.
Au cours d'une précédente expédition dans la région, les chercheurs russes avaient étudié le lac Cheko et conclu qu'il s'était formé avant 1908, et donc antérieurement à l'événement de la Tunguska. L'équipe avait mesuré l'épaisseur des sédiments présents au fond du lac et avait déterminé que les dépôts s'étaient accumulés à raison d'environ 1 cm par an. Ceci suggérait que le lac Cheko était âgé de plusieurs siècles.
Mais l'équipe de Gasperini prétend que les vieux dépôts trouvés par les Russes existaient déjà lorsque l'explosion s'est produite. "Nous avons trouvé des indices selon lesquels la couche de débris la plus récente et donc la plus élevée, le dernier mètre, provenait des alluvions de la rivière", explique Gasperini. "Les sédiments plus profonds sont antérieurs à 1908. Ils ont été recouverts par ceux de l'impact, si bien que le lac Cheko n'est âgé que d'un siècle."

Source: http://bouillondecultures.blogspot.com/2007/08/decouverte-du-possible-cratere-de-la.html


Conclusion provisoire: il y a toujours débat tant qu'un carottage n'aura pas été effectué là-bas mais surtout vous pouvez juger de l'honnêté journalistique des deux revues et de leurs scoops réchauffés.

Ciel et Espace sauve la profession en datant bien les événements (1999, 2007) et proposant les dernières infos sur l'expédition (pas assez de budget).

Dans tous les cas, l'information existait sur le web antérieurement à ces articles.

Pour aller plus loin:
Le site des italiens avec toutes les expéditions: http://www-th.bo.infn.it/tunguska/
http://www.astrosurf.com/luxorion/impacts-tunguska.htm
http://www.nature.com/news/2007/070625/full/news070625-8.html


Lake Cheko, 30 June 2008: with an underwater camera, Luca Gasperini shooting for the first time in the last 100 years, a film of the bottom of the lake. We are now examining this film
« Modifié: 03 septembre 2008 à 00:53:08 par titilapin2 »
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BEL23

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Re : Toungouska: voyage au coeur de l'énigme
« Réponse #27 le: 03 septembre 2008 à 00:41:20 »

Je jurais avoir vu un docu expliquant que les analyses du terrain montraient qu'il s'agissait d'un astre celeste un point c'est tout.


D'après Wikipédia, des études ont été menés en 2007 pour rechercher le parent de cet objet : des similitudes ont été trouvées avec la comète 97P/1906 V2 et avec l'astéroïde (106538) 2000 WK63 (découvert le 26 novembre 2000 par LINEAR).



De nombreuses hypothèses de toute sorte ont été émises sur ce phénomène mystérieux:



* Une météorite d'un kilogramme d'antimatière se serait annihilée lors de son entrée dans l'atmosphère (Cowan, Atluri et Libby, 1965)

* Un minitrou noir (1021 grammes dans un volume correspondant à quelques atomes) aurait pénétré la Terre à la Toungouska et serait ressorti, 12 minutes plus tard dans l'Atlantique Nord (Al Jackson, Mike Ryan, 1973).

* Ce serait une boule de foudre d'un kilomètre de diamètre (Anthony Lawton, 1977).

* Dix millions de tonnes de méthane se seraient échappés de conduits volcaniques et se seraient embrasés (Wolfgang Kundt, 2001).

* Un astéroïde de matière miroir (invisible) aurait explosé en altitude (Robert Foot, 2002).

* Un tir malencontreux du rayon de la mort de Nikola Tesla

* Une explosion nucléaire (naturelle ou extraterrestre)

* Une soucoupe volante se serait écrasée.
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titilapin2

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Re : Toungouska: voyage au coeur de l'énigme
« Réponse #28 le: 03 septembre 2008 à 00:45:25 »

Autre dossier mentionné chez Ciel et Espace


Mark Boslough, chercheur au Sandia National Laboraties

"L'astéroïde ne dépassait pas 40 mètres de diamètre"

En décembre 2007, celui-ci publie les résultats de simulation de l'impact de Toungouska, réalisées en 3D grâce à un supercalculateur:


Incinération possible - Les points subtils de la "boule de feu" qui pourrait être attendue d’un astéroïde qui explose dans l’atmosphère terrestre sont indiqués dans une simulation par super-ordinateur conçue par une équipe dirigée par le chercheur de Sandia Mark Boslough. (Photo de Randy Montoya)


« L’astéroïde qui a provoqué ce ravage considérable était bien plus petit que nous le pensions, a déclaré Mark Boslough, qui a conduit l’équipe de chercheurs. Qu’un aussi petit objet puisse provoquer ce genre de destruction suggère que les plus petits astéroïdes sont aussi à prendre sérieusement en considération. Statistiquement, cela suggère que de telles collisions ne sont pas aussi improbables que nous le pensions ».
Pour reconstituer la chute de cette météorite, les chercheurs ont fait tourner les puissants ordinateurs équipant les laboratoires de sécurité nucléaire Sandia et fait appel à une simulation logicielle de leur crû. Elle évalue les effets d’une forte explosion dans l’atmosphère en prenant en compte la quantité d’énergie en jeu, l’altitude mais aussi, ce qui est nouveau, la vitesse de la source.
Dans cette simulation, l’astéroïde se dirige vers le sol à une vitesse supérieure à celle du son. L’énergie dégagée par l’explosion prend alors la forme d’un jet à haute température qui s’allonge et vient heurter le sol sous la forme d’une boule de feu. Ainsi simulée, l’énergie totale provoque davantage de souffle et d'échauffement que lors des précédentes estimations, négligeant la vitesse


Toungouska

Simulation, toute téhorique, d'un astéroïde stationnaire de 62.000 tonnes explosant avec une énergie de 5 mégatonnes à 5 km au-dessus de la surface. La vitesse n’est pas prise en compte. L’échelle est de 15 km en largeur et 8 km en hauteur. Les couleurs vives de la boule de feu indiquent la température allant de la fumée (rouge terne) à la roche vaporisée (blanc). L’arrière-plan gris indique la densité de l’air et montre une onde de souffle sphérique qui se réfléchit sur le sol. La boule de feu croît légèrement et se refroidit pendant qu’elle remonte, limitant les effets thermiques de surface. Crédit : Laboratoires Sandia

Les autres vidéos des simulations: http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article2920

et là: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/toungouska-lasteroide-etait-bien-plus-petit-quon-le-pensait_14075/

Sandia est un laboratoire multiprogramme exploité par Sandia Corporation, une société Lockheed Martin, pour le Département de l’Énergie des E.U de l’Administration de la Sécurité Nucléaire. Avec des établissements principaux à Alberquerque, au Nouveau-Méxique, et Livermore, en Californie, Sandia a d’importantes responsabilités R&D dans la sécurité nationale, l’énergie et les technologies environnementales, et une compétitivité économique.

« Modifié: 18 septembre 2015 à 23:42:16 par katchina »
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Re : Toungouska: voyage au coeur de l'énigme
« Réponse #29 le: 03 septembre 2008 à 00:50:01 »

Que du bonheur Bel23 et toujours encore des doutes et pas de budget pour aller au fond du lac;D

Par contre tous les pays mettent de l'argent pour la lune, mars... ;D

Bonne nuit
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