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Auteur Sujet: Réflexions sur le Revenu Universel de Base  (Lu 28653 fois)

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mimi

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Re : Réflexions sur le Revenu Universel de Base
« Réponse #15 le: 16 janvier 2011 à 10:02:23 »

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mimi

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Re : Réflexions sur le Revenu Universel de Base
« Réponse #16 le: 17 janvier 2011 à 15:01:31 »

Voici une traduction possible et j'espère juste de la proposition pour un revenu de base européen dont voici le lien
http://basicincome.org/bien/pdf/dublin08/3aiiimarcmeurisbieu.pdf

N'oubliez pas ce n'est qu'une réflexion parmi tant d'autres


Proposition pour un revenu de base européen
Un revenu de base européen comme solution pour l'unification sociale de l'Europe
Marc A.Meuris

1. Introduction
Au cours des 50 dernières années, l'unification économique et financière de l'UE a conduit à une mise en oeuvre réussie d'une économie unifiée. Cela a conduit à une création de richesse globale de l'UE jamais vue auparavant. On peut appeler cela la réussite de la "cuisson du gâteau". Mais l'un des problèmes pour de nombreuses personnes dans l'UE sont les pauvres résultats dans l'unification d'une Europe sociale. Cela signifie un système global de redistribution des richesses de l'UE, que les gens considèreraient comme juste.
Cela pourrait s'appeler "manger le gâteau". Si l'unification de l'UE veut réussir dans l'avenir, il y a nécessité d'accepter largement un système unifié de protection sociale pour une Europe sociale. Cela pourrait être un défi idéal dans les prochaines décennies pour une unification de l'Europe.

2. Défis

Pour obtenir un système unifié de protection sociale en UE, le premier défi est de prendre en compte les différents types actuels de systèmes de protection sociale des pays. Par conséquent un nouveau système de protection sociale en UE sera nécessaire.
Un autre défi est de savoir comment financer le système. Les systèmes actuels de sécurité sociale sont principalement payés par les contributions et les taxes/impôts sur les salaires. Mais dans la réussite actuelle de l'économie de marché, l'efficacité de production augmente de façon continue menant à un besoin plus faible en emplois. En fait on remarque un déplacement du revenu provenant des salaires (revenu du travail) vers un revenu provenant de l'investissement en capital (revenu financier) et cette progression devrait se poursuivre.
Bien qu'on observe l'augmentation du revenu financier, on remarque aussi en parallèle l'augmentation d'une extrême pauvreté et il n'y a aucune raison que cette tendance s'arrête tant que rien n'est fait.
Enfin et non le moindre, il y a le défi de développer une économie durable et respectueuse de l'environnement. Mais ce défi ne sera pas abordé dans cette présente étude.

3. Hypothèses pour un système social de l'UE
Un nouveau concept social devrait devenir la protection sociale minimale pour tous les citoyens européens. Il devra être facile à mettre en place et facile à effectuer les transferts dès qu'un citoyen de l'UE déménage vers un autre pays de l'UE. Il serait préférable que les contrôles soient plus simples que dans les systèmes actuels de sécurité sociale.
Le système devra réduire autant que possible l'extrême pauvreté.
Il devra éviter le piège de la sécurité sociale des systèmes actuels.
La différence entre le revenu social et le bas salaire devrait être substantielle et non négligeable, comme dans la plupart des systèmes actuels de sécurité sociale.
Il convient également de tenir compte du fait que 100% de l'emploi ne sera jamais atteint.
Il y aura toujours des personnes dans l'incapacité de travailler pour des raisons physiques ou mentales.
Il n'y a aucune raison que les gens soient obligés de travailler pour obtenir un revenu. Par exemple les personnes ayant un capital n'ont pas besoin de travailler pour avoir un revenu. Ils l'obtiennent quand ils investissent leur argent dans l'économie.
La raison qui permet d'obtenir un bénéfice sur un investissement en capital dans notre société est basée sur la pure observation que l'économie s'améliore (en croissance) avec ce type de rémunération. Par conséquent selon le même raisonnement, quand dans une économie le financement de la protection sociale contribue à soutenir et à stabiliser la croissance de cette économie, alors il est préférable pour la société.
Pour financer un nouveau concept de protection sociale, les revenus de l'investissement en capital devraient également contribuer à ce système social. Les systèmes de protection sociale sont actuellement pour la plupart financés par les taxes (charges) diverses sur les salaires et donc destinés à détruire les emplois.
On constate que les revenus provenant des salaires (revenus du travail) tendent à diminuer en faveur des revenus provenant des investissements en capital (revenus financiers). A plus long terme, la contribution provenant des salaires diminuera ce qui réduira de manière significative la protection sociale qui est financée par ces contributions. Par conséquent un nouveau mécanisme de financement avec des contributions provenant du revenu financier est nécessaire.
Le nouveau système social devrait promouvoir l'initiative individuelle au travail (revenu du travail) et l'initiative individuelle à prendre des risques (revenu provenant d'investissement en capital). Cela peut être obtenu par une taxation raisonnable sur le revenu (assez avantageuse quand vous faites un effort pour augmenter votre revenu) et quand tout le monde prend part au financement de la protection sociale (partage égal pour tout le monde par redistribution des richesses).

4. La proposition: un revenu de base (BIA) payé par un impôt de base sur le revenu (BIT)

La proposition BIA peut être nommée "proposition 40/30" et pourrait devenir la protection sociale minimale de l'UE. Le BIA consiste en un partage égal de 30% du revenu total (GDP) de l'UE à chaque citoyen de l'UE.
Le BIT consiste en une taxe fixe de 40% sur le revenu, indépendamment du type de revenu. Celui-ci peut être un salaire, des bénéfices sur l'épargne ou tout autre chose (tout ce qui augmente votre propre somme d'argent). L'argent du BIT équivaut à peu près à 40% du GDP de l'UE.
-30% du GDP est utilisé pour le système de protection sociale (BIA revenu de base=3/4 BIT taxe)
-10% du GDP est utilisé pour l'administration publique (1/4 BIT)
Notez qu'aucune taxe sur le capital lui-même n'est prévue seulement une taxe sur les bénéfices du capital.

5. Revenu de base: mise en oeuvre pratique:
30% GDP par Personne et par An (PA) dans l'UE=7000 euros/PA =BIA revenu de base
Toute personne recevra un BIA indépendamment de son revenu.

 5.1. Comment mettre en route la "proposition 40/30":
Pour mettre en route le système, on devra prendre en compte le pouvoir d'achat de chaque région de l'UE. A titre d'exemple, en Belgique le BIA pourrait être à 9000 euros/PA (750 eur/mois) et de 4000 euros/PA (333 eur/mois) en Hongrie, mais les valeurs exactes doivent être basées sur une étude approfondie de la présente proposition. Les valeurs données ici sont un exemple pour clarifier le concept de la "proposition 40/30".
Il sera nécessaire d'effectuer tous les ans un réajustement par rapport au pouvoir d'achat de chaque région.
On peut s'attendre à ce que les différences régionales s'aplanissent dès lors que les économies de l'UE croîtront les unes les autres. Au final la somme du BIA dans l'UE devrait se stabiliser autour d'un même montant.
Cela pourrait être considéré comme l'un des critères de réussite (en tant que Indicateur Clé de Performance) pour la réalisation d'une Europe sociale unifiée.

 5.2 Le BIA remplace toute les protections sociales européennes:
Le montant du BIA couvre tous les besoins fondamentaux d'une personne: nourriture, logement, habillement et les soins de santé de base.
Sur un revenu provenant du travail ou d'un investissement en capital un impôt fixe de 40% est payé. Il serait préférable que les allègements fiscaux sur le revenu mis en place pour promouvoir un emprunt pour l'achat d'une 1ère maison, l'assurance maladie privée et le fond de pension privé, doivent être attribués pour encourager l'auto-épargne provenant de son propre revenu. De cette façon les personnes ayant un revenu peuvent se constituer une assurance complémentaire, ce qui les avantage lorsqu'elles travaillent ou font un investissement en capital.
Le BIA remplacera tous les services de protection sociale de l'UE. En pratique la différence des acquis sociaux est faible, mais le BIA en tant que système de prestations sociales est beaucoup plus facile et transparent que les mécanismes actuels de législation et de contrôle.

Le BIA comme protection sociale minimale de l'UE:
-remplace l'impôt sur les revenus plus élevés
-remplace l'allocation chômage
-remplace l'allocation pour les familles pauvres sans revenu
-remplace les congés sabbatiques pour l'éducation des enfants
-remplace les frais de scolarité pour les enfants (soutien scolaire)
-remplace toute pension légale
-remplace toute autre prestation sociale minimale
Un financement social complémentaire pourrait être fourni par les autorités locales en prélevant sur les impôts locaux. Mais cela sera à décider par la démocratie locale elle-même. Si les gens ne veulent pas payer d'impôt pour plus de protection sociale, alors ils ne votent pas pour les politiciens qui la proposent.
Un financement social complémentaire en faveur des salariés peut aussi être négocié par ex entre syndicats et employeurs par secteur économique. Ceci est similaire aux systèmes complémentaires de protection sociale existants déjà et fournis par les employeurs vis-à-vis de leurs salariés, qui sont un élément entrant dans les négociations salariales entre un employé et son employeur. Aussi pour financer ce complément social, des allègements fiscaux pourraient être prévus.

Examinons ici 6 exemples où le BIA remplacerait le financement actuel de la protection sociale.
 Niveau d'imposition:
Dans de nombreux pays, le revenu plus élevé provenant de salaire est plus taxé que le faible revenu ce qui constitue un bénéfice pour ce dernier. La combinaison d'un impôt fixe sur le revenu (salaire ou autre) à un revenu de base sert le même objectif et est plus facile et plus juste. Toute personne (y compris celle n'ayant aucun salaire) aura au moins ses besoins de base couverts par le BIA. Aussi à faibles revenus, elle ne paiera d'impôt que sur le revenu autre que celui utilisé pour ses besoins fondamentaux, parce qu'elle recevra toujours le BIA en plus du revenu obtenu par le travail ou autre.

 Chômage:
Actuellement dans la plupart des pays, les personnes sans emploi obtiennent une allocation (quelquefois temporairement) si elles peuvent prouver qu'elles essaient bien de trouver du travail, c'est-à-dire si elles prouvent leur disponibilité sur le marché de l'emploi. La proposition 40/30 peut remplacer cela en réduisant une partie des coûts supplémentaires utilisés dans le contrôle de la disponibilité à l'emploi de ces personnes.
Un soutien pour les salariés licenciés basé sur des négociations entre syndicats et employeurs par secteur économique est toujours possible. La législation en vigueur dans certains pays sur les indemnités de licenciement versées par l'employeur peut être maintenue si désirée.

 Les familles pauvres sans revenu:
Quand une famille peut prouver que personne ne peut travailler en raison de problème physique, mental ou de santé et n'a pas d'autre moyen pour survivre, l'état fournit des prestations à ces familles.
La proposition 40/30 peut complètement remplacer cela et aucun frais supplémentaire ne sera nécessaire pour contrôler si la famille n'a réellement aucun revenu. Cela réduirait les coûts actuels du système de protection sociale. Le contrôle du revenu se fera par l'administration fiscale (tout le monde devra payer ses 40% d'impôt).
Une assistance sociale apprenant à certaines personnes comment gérer leur budget d'une manière adéquate (une aide pour les personnes très endettées par ex) peut toujours être prévue et serait plus efficace que la fonction actuelle de contrôle des travailleurs sociaux. De cette manière, les travailleurs sociaux aideraient vraiment ces familles dans le besoin, au lieu d'être la "personne qui contrôle la fraude sociale".

 Périodes sabbatiques:
Certains pays prévoient actuellement des subventions pour aider les gens à rester chez eux pour les enfants ou juste pour les aider financièrement ou pour les soutenir durant d'autres périodes de congé pouvant se présenter au cours de leur vie.
La proposition 40/30 assurera un revenu minimal aux personnes décidant de prendre un congé sabbatique. Il n'y aura donc plus besoin de contrôle ni d'approbation au niveau politique pour cette décision. Si dans une famille un des parents décide de rester à la maison pour élever les enfants, la personne recevra toujours un revenu décent (BIA). Et si elle décide de travailler, le BIA pourrait servir à payer les frais de garde des enfants. De cette manière, les familles ont réellement le choix soit d'élever leurs propres enfants, soit de payer des frais de garde (assistante maternelle, crèche...) et ce sans décision politique, administrative.

 Frais de scolarité:
Chaque enfant recevra le BIA. Cela semble exagéré, parce que les enfants vivent au sein de leur famille. Mais le BIA de l'enfant est destiné à soutenir l'éducation de l'enfant. Ainsi l'ensemble du  budget de l'administration de l'éducation est inclus dans le budget du BIA.
Jusqu'à un certain âge de l'enfant (par ex 18 ans), la scolarité est obligatoirement payée par le BIA. Le gouvernement devra veiller à ce qu'une éducation convenable soit fournie à un coût inférieur au BIA. Avec un BIA =30% PIB/PA c'est possible.
Pour les études supérieures (>18 ans) le BIA ne sera pas suffisant, mais les frais de scolarité supérieurs au BIA pourraient être déductibles d'impôt. Ou bien les autorités locales pourraient décider de distribuer une aide financière supplémentaire, payée directement par l'impôt local.
La plupart des pays de l'UE propose presque une scolarité gratuite. Donc ce système peut être maintenu dans les pays où il existe déjà. Le coût de l'éducation dans ces pays sera soustraite du BIA de l'enfant et cet argent ira à l'administration gouvernementale de l'éducation. Les parents seront en mesure de choisir entre les écoles "gratuites" publiques en recevant un BIA réduit par enfant et les écoles privées payantes, auquel cas ils recevront un BIA complet par enfant qui permettra de payer ces frais de scolarité. Le BIA de l'enfant sera attribué tant que l'enfant aura une éducation basée sur un standard minimal (contrôlé par le gouvernement).
Pour les personnes de plus de 18 ans, l'enseignement n'est plus obligatoire. Le BIA peut servir à payer les études supérieures mais cela doit rester le choix de la personne elle-même. Le principal avantage de ce système est que les gens ne peuvent plus dire que la société ne leur fournit pas les moyens d'accès à l'éducation. Les gens prêts à en saisir l'occasion seront financièrement capables de poursuivre leurs études et de se former. Ceux qui ne l'auront pas saisie ne pourront que se blâmer plus tard.

 La pension légale:
Le BIA remplacera toutes les pensions légales existantes. Le principal avantage sera que la pension légale dépendra de la performance économique globale de l'UE et deviendra de ce fait un budget neutre pour les gouvernements à l'intérieur de l'année fiscale. Seul l'argent de l'impôt payé dans l'année sert à payer le BIA (qui remplace la pension légale).
Des réductions d'impôt sur le revenu pourraient être attribuées pour encourager à faire des économie pour une pension privée complémentaire. Les autorités locales peuvent aussi décider d'avoir leur propre fonds de pension en plus, payé par les taxes locales. Encore une fois c'est une question démocratique qui dépend des votes du peuple en faveur de ce système. Si les gens décident d'avoir une pension plus élevée, alors ils devront payer plus d'impôts durant leur vie. Mais de toute façon, la proposition 40/30 restera la somme minimale du fonds social qu'un citoyen européen.recevra toute sa vie.
Cela permettra également d'écarter la question brûlante de "l'âge légal de retraite", qui est maintenant uniquement basée sur la capacité des gouvernements à payer un nombre toujours plus croissant de personnes vieillissantes. La récente hausse de l'âge légal de retraite dans certains pays n'a rien à voir avec le fait de savoir quand il serait plus juste pour une personne d'obtenir une pension de l'état. Il n'y a pas de réflexion sur la durée de temps qu'une personne devrait travailler ni sur le fait de savoir jusqu'à quel âge une personne est encore qualifiée (mentalement ou physiquement) au travail. La principale raison pour la hausse de l'âge de retraite est simplement budgétaire, parce que les systèmes existants de retraite ne peuvent payer un nombre toujours plus élevé de personnes âgées, alors que le nombre de personnes qui travaillent reste constant.
Dans la proposition 40/30 le BIA est versé indépendamment de l'âge. Il est aussi indépendant du niveau de revenu. Par conséquent il permet aux gens de réduire leur temps au travail progressivement vers un âge librement choisi. Parce que la redistribution du revenu de la proposition 40/30 est faite durant l'année fiscale, il n'y a aucun problème d'augmentation de déficits quand certains groupes sociaux augmente en nombre ou en besoins. Le BIA est une somme à part par rapport au revenu total de l'UE engrangé durant cette année fiscale. On peut alors payer le nombre croissant de personnes vieillissantes. Bien entendu comme mentionné précédemment, le financement des pensions complémentaires doit provenir soit de l'épargne privée (encouragée par les déductions d'impôt), soit des taxes régionales (démocratiquement acceptées par la population de la région concernée).

 Autres exemples:
Les 6 exemples précédents sont donnés pour clarifier le concept de la proposition 40/30.
Le BIA constitue un droit individuel pour tout citoyen européen durant toute sa vie. Donc l'argent du BIA peut être utilisé par le citoyen de l'UE aussi longtemps que son utilisation reste légale.
Mais ce droit ne signifie pas que la personne n'a aucune obligation d'être un "bon citoyen" dans l'UE. Si elle fait des actes illégaux, l'argent du BIA peut être pris par décision d'un tribunal pour servir d'autres objectifs. Si quelqu'un fait des actes illégaux, un juge peut obliger que le BIA serve à sa réinsertion. Si la prison semble être la meilleure option (cela dépendra du juge), les besoins de base en prison seront payés par le BIA. Si une ré-éducation dans un centre spécialisé est plus approprié, de nouveau le BIA de cette personne peut être affecté à ce centre par décision judiciaire. De cette façon, au moins une partie des problèmes budgétaires actuels pour la prise en charge des détenus dans notre société est résolu. Donc le BIA sera un droit pour chaque citoyen européen dans un certain cadre juridique.

  5.3 Mise en oeuvre pratique et régionale du BIA:
Comme indiqué dans les exemples précédents, la meilleure mise en pratique du BIA n'est pas forcément le transfert mensuel d'argent du gouvernement vers le compte bancaire de chaque individu.
A titre d'exemple, je prends le cas du système belge de sécurité sociale.
Dans la proposition 40/30, je suppose que le montant du BIA pour la Belgique serait de l'ordre de 9000 eur par personne et par an. Mais dans le système belge actuel de sécurité sociale, une certaine protection sociale est gratuite pour les employés.
-Le coût annuel de scolarité par enfant est d'environ 7000 eur et est maintenant payé par le gouvernement
-L'assurance santé de base est d'environ 1000 eur par personne et par an
Le montant du BIA pour chaque citoyen en Belgique se découperait ainsi:
-Pour un adulte: 8000 eur par an plus l'assurance santé de base gratuite (9000-1000=8000)
-Pour un enfant (<18 ans): 1000 eur par an plus l'assurance santé de base gratuite et les frais de scolarité gratuits (9000-1000-7000=1000)
Cet exemple montre une mise en pratique possible du concept, à savoir comment le BIA pourrait être un système de protection sociale réellement convenable, fournissant une protection minimale pour chaque citoyen.

6. La proposition 40/30 est économiquement viable:
Pour les gouvernements, il y a un élément très attractif dans la proposition 40/30. Parce que 30% exactement du revenu global est redistribué chaque année budgétaire.
Les déficits ne s'annulent pas à cause de besoins croissants ou d'une mauvaise estimation budgétaire des besoins sociaux. L'ensemble de la proposition est budgétairement neutre au cours de l'année fiscale. Et il le restera car le revenu de base suivra la performance économique. Le revenu social suit la croissance (ou la baisse) économique des revenus indépendamment du type de revenu. Il s'adapte automatiquement aux variations globales des revenus.
Traditionnellement, les gouvernements tentent d'augmenter le financement social quand l'économie ralentit pour soutenir la demande. On pense que c'est meilleur pour l'économie. Cependant, une fois que la somme du revenu social est suffisamment élevée (c'est-à-dire couvrant à peu près les besoins de base), il sera moins nécessaire d'augmenter le financement social quand l'économie sera en baisse. Le niveau du revenu social est alors déjà proche du niveau des besoins de base et l'impact d'une légère baisse économique sera moins dramatique.par rapport aux systèmes actuels de protection sociale.
En outre dans ces systèmes actuels, le seul objectif de beaucoup de personnes en faveur d'un financement social est d'essayer de l'augmenter sans chercher à savoir si c'est bon pour l'économie (càd la créatrice de richesse).
Dans la proposition 40/30, la création de richesse et la distribution sont automatiquement couplées. Le niveau du financement social dépend directement de l'économie.et donc si le BIA est insuffisant ou abaissé (à cause d'une récession économique), une personne sera plus positive vis-à-vis d'une politique gouvernementale pour améliorer l'économie (parce que cela va augmenter son BIA).
La proposition 40/30 permettra d'éviter aux gouvernements d'augmenter les taxes pour compenser un financement social plus élevé dans une économie en baisse. Si dans la proposition 40/30, le gouvernement veut un financement social plus élevé (BIA plus élevé), alors il pourra encourager la croissance économique et automatiquement le revenu social (BIA) augmentera aussi. Ceci est plus viable, car il  résout immédiatement la question de savoir qui va payer pour un financement social en augmentation tout en créant toujours plus de dettes du gouvernement.
 
Le montant du BIA d'une personne équivaut à ses besoins de base.
Par conséquent une personne utilisera la totalité de cette somme durant l'année pour couvrir ses frais de vie.
La somme totale du BIA retournera dans l'année dans l'économie. Donc la demande des consommateurs sera plus stable. Le montant total du BIA sera alors réinjecté en permanence dans l'économie. Et il est bien connu que la demande des consommateurs est le moteur de l'économie.

Une autre raison pour laquelle la proposition 40/30 est viable à long terme est que si le type de revenu se déplace (par exemple si le revenu provenant de salaire se déplace vers un revenu provenant d'investissement en capital) le montant total de l'impôt reste le même. La proposition consiste en un impôt fixe de 40% sur le revenu indépendamment de celui-ci. Cette proposition évite également l'avantage d'une optimisation fiscale du type de revenu touchant par exemple le propriétaire d'une entreprise. Lorsque le revenu du propriétaire provient du bénéfice sur investissement de sa société, la taxe actuelle est plus faible que si le revenu du propriétaire provient d'un salaire de l'entreprise. Dans les deux cas, le revenu brut peut être exactement le même, mais dans la plupart des régimes fiscaux de l'UE, le revenu net après taxe sera différent. Cela nous amène directement aux structures fiscales, qui bien que légales n'en sont pas plus justes.
En outre une augmentation de l'efficacité de production des entreprises (qui est le moteur de leur rentabilité) conduit à des salaires toujours plus bas et des revenus sur le capital investi toujours plus élevés. Actuellement cela conduit à diminuer les contributions à la protection sociale.
La proposition 40/30 résout ce problème. La protection sociale est payée par tous les revenus et donc le BIA ne dépend que de la croissance économique globale de l'UE. Il est le catalyseur pour motiver un large public pour la réussite économique de l'UE.

Enfin la proposition 40/30 est bénéfique pour la croissance économique globale, je dirais que cette proposition permettra d'encourager l'esprit d'entreprise dans l'économie en facilitant la prise d'initiative dans l'UE.
Pour tirer bénéfice des systèmes actuels de protection sociale, cela dépend généralement du type de contrat de travail qu'obtient la personne.
Lorsqu'une personne change de type de contrat (par exemple de salarié elle devient un indépendant ou un investisseur), le niveau de protection sociale peut changer parfois de manière drastique. Cela décourage les gens à prendre des initiatives dans l'économie, par exemple pour monter leur propre entreprise. Dans la situation actuelle, certaines législations essaient de faire quelque chose sur ce problème, mais c'est assez compliqué.
Dans la proposition 40/30, toute personne sera toujours assurée de recevoir ce niveau minimal de protection sociale tout au long de sa vie. Le type de contrat n'a plus d'importance, le niveau de l'impôt et les bénéfices sont les mêmes et donc les changements sur le type de contrat ou sur la mobilité des gens au sein de l'UE ne sont plus freinés voire découragés par la complexité des règles juridiques actuelles.

7. Résumé et conclusions: les bénéfices de la proposition 40/30:
La solution pour éviter le piège de la sécurité sociale:
Chaque revenu gardera 60% sur chaque euro gagné, indépendamment de la source de revenu. Pour les emplois de faible niveau, aucune perte du BIA si la rémunération est au-dessus. Actuellement, les gens perdent généralement leur prestation sociale dès qu'ils touchent un revenu du travail, même si ce revenu est proche du montant de la prestation.

La solution pour le nombre croissant de personnes âgées dans la société:
Le BIA remplacera la pension légale et sera neutre pour le budget au cours de l'année. Les épargnes privées complémentaires seront promues par les déductions fiscales et encourageront les gens à épargner pour leur propre pension complémentaire. Aucun âge légal de retraite, ce qui permet aux gens de diminuer progressivement leur propre temps au travail. Cela résout le débat actuel de l'âge légal de retraite, basé uniquement sur des contraintes budgétaires.

La solution pour une politique de protection sociale et une économie saine:
La proposition 40/30 donne aux gouvernements un objectif pour un niveau minimal de protection sociale (30% GDP). Maintenant, certaines personnes disent que les systèmes de protection sociale ne peuvent plus être financés, parce que ces personnes ne sont pas prêtes à modifier le financement du système, en passant des contributions sur les salaires aux contributions sur les profits des investissements en capital (tendance croissante dans notre économie).
Dans cette proposition, le financement dépend de la performance de l'économie totale (GDP). Il s'agit d'un système plus juste que celui existant déjà, où les taxes/charges élevées prélevées sur les salaires sont destinées à détruire les emplois dans une économie de marché, à cause du coût plus élevé des salaires.
La redistribution des revenus permettra d'améliorer la cohésion sociale et de maintenir une acceptation plus large d'une bonne santé économique de l'UE.

Annexes: Les administrations gouvernementales payées par les impôts:
Pour compléter, une liste des administrations gouvernementales est donnée en fonction du type d'impôt qui les finance. Ces administrations peuvent fonctionner au niveau global de l'UE, national ou régional. Leur mise en oeuvre est une décision politique, mais la liste montre quel impôt finance quelle administration.
L'impôt de base sur le revenu (BIT) est de 40% du revenu total GDP.
-10% GDP (1/4 BIT) financent tout ce qui touche "l'économie et la politique générale" par exemple les affaires étrangères, la défense (armée), le  trésor, la finance, l'économie générale, les marchés, le commerce, l'immigration et l'émigration ainsi que la justice.
-30% GDP (3/4 BIT= BIA total) financent tout ce qui est lié à la personne par exemple la protection sociale et du travail, la santé, l'éducation, la science.

En plus du BIT, une TVA sur la consommation des produits existera toujours.
Elle pourra financer tout ce qui a une importance locale ou régionale comme les affaires intérieures (y compris la police), l'économie locale, le commerce, le développement urbain et régional ainsi que la culture.

Enfin et non le moindre, pour développer une économie soucieuse de l'environnement, une taxe sur les produits non écologiques sera nécessaire. Cette taxe financera tout ce qui concerne l'environnement, comme la législation et le contrôle liés à l'environnement, y compris une politique sur les énergies.


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mimi

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Re : Réflexions sur le Revenu Universel de Base
« Réponse #17 le: 18 janvier 2011 à 17:54:19 »

Autre réflexion sur un salaire à vie, basée sur le système des retraites par cotisations, de Bernard Friot, professeur en économie à l'université de Paris Nanterre et membre de l'Institut Européen du Salariat.



la conférence entière sur daily
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Re : Réflexions sur le Revenu Universel de Base
« Réponse #18 le: 27 janvier 2011 à 13:00:22 »

Pour avoir une idée de l'actualité du revenu de base de par le monde, j'ai traduis quelques passages de la newsletter de novembre 2010 du réseau mondial sur le basic income
http://basicincome.org/bien/news.html

BIEN Réseau du Revenu de Base de la Terre
Newsflash 63 Novembre 2010
Le Réseau du Revenu de Base de la Terre a été fondé en 1986 en tant que Réseau du Revenu de Base Européen. Il a élargi son champ d'action de l'Europe à la Terre en 2004. Il sert de lien entre les individus et les groupes engagés ou intéressés par le revenu de base et encourage des discussions sur ce sujet partout dans le monde.
...

3. Evénements passés:

Kyoto (Japon) 26-27 mars 2010: 1er congrès japonais sur le revenu de base
Le réseau japonais sur le revenu de base (BINJ) a organisé son 1er congrès le 26-27 mars 2010 à l'université de Doshisha à Kyoto. Environ 700 personnes se sont rassemblées pour répondre aux questions suivantes (et à bien d'autres) "Est-ce que le revenu de base peut connecter les gens? Est-ce que le revenu de base peut changer le monde?". Des intervenants étrangers sont intervenus comme Guy Standing du réseau BIEN, Andrea Fumagalli de BIEN-Italie et Gwang Eun Choi du réseau coréen sur le revenu de base, ainsi que des intervenants japonais incluant des universitaires aussi bien que de nombreux militants comme les associations féministes, les mères célibataires, les représentants des personnes handicapées, les représentants syndicaux. Une partie des débats a été publiée dans une revue mensuelle appelée "Modern Thought" en juin.
Le réseau japonais sur le revenu de base a été assez actif ces derniers mois, organisant ou soutenant plusieurs activités dans le pays. Le 22 avril 2010 Toru Yamamori (BINJ et l'université de Doshisha) a été invité à une émission de 45 min sur le revenu de base, sur TBS (Tokyo Broadcasting System) l'un des 4 plus gros réseaux télé japonais.
Plus d'infos sur http://basicincome.gr.jp/index-e.htm

Calgary (Canada), 29 mars 2010, conférence du sénateur Hugh Segal
Le 29 mars 2010, le sénateur Hugh Segal a tenu une conférence à la Fondation Sheldon Chumir pour l'éthique en matière de leadership à Calgary. Le sénateur Segal a fait un plaidoyer passionné pour la nécessité éthique d'un revenu annuel garanti comme moyen d'éliminer la pauvreté. Ses remarques peuvent être visionnées ici http://www.youtube.com/user/ChumirEthics
Pour plus d'info http://www.chumirethicsfoundation.ca/main/page.php?page_id=1

Allemagne-Autriche-Suisse (en divers endroits), 20-26 septembre 2010: semaine du revenu de base
Pour la 3ème fois la "Semaine du Revenu de Base" a eu lieu en Allemagne, en Autriche et en Suisse. Plus de 70 événements ont eu lieu dans 28 villes durant la semaine. L'appel pour cette année a été signée par plus de 1000 personnes et 100 organisations. La semaine du revenu de base de l'année prochaine est organisée du 19 au 25 septembre et les organisateurs espèrent même mobiliser plus de pays.
Pour plus d'infos http://www.woche-des-grundeinkommens.eu/

Liège (BE), 20 octobre 2010: conférence sur l'intégration sociale
Cet événement fut organisé par le Social Assistance Office (CPAS) de Liège (l'une des plus grande ville de Belgique). Un groupe a discuté exclusivement sur les liens entre un salaire minimum, un revenu minimum et un revenu de base.
Pour plus d'informations

Berlin (DE) 5 novembre 2010: résultats d'une étude sur le revenu de base
Comment les Allemands réagissent-ils sur le revenu de base? Qu'est-ce qui changerait avec un revenu de base? Quelle importance a le travail pour les Allemands? Ces types de questions ont été posées lors d'une étude représentative initiée par Görz Werner. Le 5 novembre, le professeur en économie à l'université Linz Johannes Kepler Dr Friedrich Schneider a présenté les résultats à Berlin en collaboration avec le professeur Görtz W. Werner, Suzanne Wiest, Dr Wolfgang Strengmann-Kuhn.
Pour plus d'infos http://www.unternimm-die-zukunft.de/index.php?id=1

Glion (ES), 5-6 novembre 2010: 10ème Symposium de Red Renta Basica "Le Droit au Travail et au Revenu de Base".
Pour plus d'informations http://www.nodo50.org/redrentabasica/descargas/S2010.pdf


4. Aperçu des débats nationaux:

BRESIL: ReCivitas marque les 2 ans de son projet pilote sur le revenu de base
USBIG rapporte qu'en octobre ReCivitas a distribué 30 autres réals brésiliens (environ 17.93 $ US) à 77 résidents du village de Quantinga Velho de l'état de Paulo, BRESIL. Ce paiement marque le 2ème anniversaire du projet ReCivitas pour la distribution d'un revenu de base à un groupe élargi de résidents. Le projet est entièrement financé par des dons privés. Le paiement n'est pas vraiment un revenu de base, parce qu'il ne va qu'à 77 personnes sur une population brésilienne d'à peu près 200 millions, mais c'est la seule mise en oeuvre possible avec ces petites donations privées.
Les organisateurs de ReCivitas voient ce projet comme un petit moyen d'agir pour mettre en oeuvre le revenu de base afin de montrer comment cela peut fonctionner. Un revenu de base de moins de 18 $ US par mois peut sembler insignifiant par rapport aux normes occidentales, mais étant donné le niveau de pauvreté de Quantinga Velho, il demeure très important pour ceux qui le perçoivent.
2 des organisateurs expliquent leurs motivations et comment ils ont réussi à convaincre la population du village, d'abord très suspicieuse pour mener leur projet à bien:

CANADA: le gouvernement du Yukon a demandé instamment à mettre en place un revenu de base
Le leader du New Democratic Party (NDP) du Yukon (un des 3 territoires fédéraux du Canada), Steve Cardiff a fait une proposition au gouvernement du Yukon pour mettre en oeuvre une allocation minimum annuelle garantie. Selon le rapport officiel de l'Assemblée législative du Yukon, il a exhorté "le gouvernement du Yukon à mettre en oeuvre une allocation minimum annuelle garantie pour tout citoyen éligible du Yukon, comme l'ont recommandée le sénateur du Parti Conservateur Hugh Segal, la Commission Royale sur le Statut de la Femme, la Commission Macdonald, le Conseil National de l'aide sociale, la Commission Spéciale Sénatoriale sur la Pauvreté et l'étude fédérale sur la sécurité sociale, qui préconise:
-d'élargir la dignité humaine.
-de vaincre la pauvreté,
-de faire des économies sur les frais des hôpitaux, des prisons et du travail de la police,
-d'éliminer ou de réduire significativement la charge sur le système d'assistance sociale,
-de récupérer l'argent de l'allocation par les systèmes d'imposition des particuliers notamment ceux gagnant au-dessus d'un certain montant et
-de simplifier l'administration ainsi que d'en réduire les coûts".
Pour plus d'infos www.legassembly.gov.yk.ca

UE: un appui plus large pour un revenu minimum garanti
Depuis quelques années, le réseau européen contre la pauvreté (EAPN) a activement soutenu la législation de l'UE en faveur d'un revenu minimum (sous condition de ressources) pour tous les états européens. 3 états membres n'ont pas actuellement de régime de revenu minimum en place: la Grèce, l'Italie et la Hongrie.
En septembre 2010, EAPN a lancé une proposition concrète pour une Directive européenne en faveur d'un "revenu minimum adéquat".
L'article 1 de la proposition stipule que "Le but de cette directive est de fixer des exigences minimales et des dispositions établissant le droit pour toute personne résidant sur le territoire d'un pays membre, à un revenu adéquat". Conformément à l'article 2, un revenu minimum adéquat est placé "à un niveau suffisant pour vivre d'une manière compatible avec la dignité humaine dans un cadre cohérent de lutte contre l'exclusion sociale, et pour pourvoir aux besoins de base d'une personne au niveau santé physique et autonomie, qui lui sont nécessaires pour participer activement à la société".
Le 20 octobre 2010, la proposition a reçu le soutien de 262 députés au Parlement Européen, provenant de 7 groupes politiques différents. "Le fait que, à cette étape, la proposition ait reçu un support aussi large parmi les membres du Parlement nous encourage beaucoup à poursuivre cette campagne sur le revenu minimum adéquat", a déclaré Ludo Horemans, président de EAPN. Au sein du Parlement Européen, la pression en faveur de cette directive européenne vient des socialistes et démocrates de MEP.
Campagne EAPN http://www.adequateincome.eu/fr
Site EAPN http://www.eapn.eu/index.php?lang=fr
Recherches sur le revenu minimum adéquat http://www.eapn.eu/images/stories/docs/EAPN-position-papers-and-reports/adequacyexplainer-2010-fr-web.pdf
Socialistes et Démocrates sur le revenu minimum adéquat
http://www.socialistsanddemocrats.eu/gpes/index.jsp;jsessionid=6306AAAA59BFDCF2ED3F011E3F8F5144?request_locale=FR

ALLEMAGNE: le réseau soutient l'idée d'un large référendum européen sur le revenu de base
Le 17 juin 2010, Netzwerk Grundeinkommen en Allemagne, le Austrian basic income network et Attac-Austria ont lancé leur projet Initiative des Citoyens Européens pour un revenu de base ainsi que leur website (http://www.basicincomeinitiative.eu/).
L'objectif principal du projet est de trouver d'éventuels supporters en faveur d'un référendum européen futur pour la mise en place d'un revenu de base. D'autres pays sont attendus à rejoindre le projet et toutes les associations sur le revenu de base sont invitées à le faire. A ce jour, plus de 9000 supporters ont signé la déclaration: "je soutiens la mise en oeuvre d'un revenu de base individuel, généralisé, inconditionnel suffisamment élevé pour assurer une existence digne et pour participer à la société", où l'expression "suffisamment élevé" signifie que le revenu doit être au minimum au niveau du seuil de pauvreté, conformément aux normes européennes, correspondant à 60 % du revenu net médian national des ménages.
http://bien-ch.ch/fr/node/160

ALLEMAGNE: le leader du Parti Vert propose un revenu de base
Le gouvernement allemand a proposé une petite augmentation des revenus minimum suite à une décision récente de la Cour Fédérale Constitutionnelle. En réaction au plan du gouvernement, Sven Lehman, président des Verts, dans la région de Nordrhein-Westfalen a proposé un revenu de base à 850 € qui devrait supprimer les prestations sociales et le chômage aussi bien que le prêt étudiant. Lehman s'attend à d'énormes économies (environ 7 milliards) des dépenses publiques en raison d'une baisse des coûts administratifs. La 1ère étape pour un revenu de base pour tous devrait être un revenu de base de 330 € pour les enfants.
http://www.fr-online.de/politik/nrw-gruener-fordert-850-euro-grundeinkommen/-/1472596/4691604/-/index.html

ALLEMAGNE: Commission d'études sur le revenu du citoyen
Il y a 4 ans l'ex gouverneur de l'état libre de Thuringe, Christian Dieter Althaus a proposé son concept de Solidarisches Burgergeld (revenu solidaire du citoyen). Le concept est basé sur un revenu de base inconditionnel et individuel de 600 € par mois à tout citoyen de 14 ans et plus (et 300 € par enfant versés aux parents) couplé avec un bon de 200 € par personne en assurance santé de base et financé par un impôt sur le revenu de 50 % dès le 1er euro gagné (mais tombant à 25 % pour les revenus plus élevés). Ce revenu du citoyen serait administré sous forme d'un impôt négatif. Althaus a mis en place une commission pour l'étudier.
http://www.insa-online.de/aktuelles/aktuelles.php
Impôt négatif: http://fr.wikipedia.org/wiki/Imp%C3%B4t_n%C3%A9gatif_sur_le_revenu

INDE: le gouvernement réfléchit à un droit à la nourriture
USBIG rapporte que Sonia Gandhi, présidente du Congress Party qui gouverne l'Inde fait pression pour créer un droit constitutionnel à l'alimentation. Sa proposition élargirait le droit existant pour faire en sorte que chaque famille indienne ait droit à une allocation mensuelle incluant le sucre, le kérosène et un sac de 77 livres (34.88 kg) de graines. Sous cette forme, la proposition serait essentiellement une sorte de revenu de base en nature, comme aux Etats-Unis avec leur programme de "bons d'alimentation" (maintenant officiellement nommé programme d'assistance alimentaire supplémentaire), mais plus universel. Certains observateurs discutent même de se passer des bons de nourriture et de distribuer simplement de l'argent en espèces.
La proposition est une réponse à la corruption et à l'inefficacité de la politique actuelle de lutte contre la pauvreté en Inde, qui a laissé des centaines de millions de personnes dans la pauvreté et même dans la sous-alimentation. Jim Yardley du New-York Times écrit que le Indian National Congress Party est engagé dans "un débat idéologique sur une question, qui jadis aurait été impensable en Inde: le pays doit-il commencer à libérer les pauvres d'un système gouvernemental de distribution alimentaire inefficace et vieux de plusieurs décennies et d'essayer quelque chose de radicalement nouveau, comme tout simplement la distribution de coupons alimentaires ou d'argent?"
http://www.nytimes.com/2010/08/09/world/asia/09food.html?_r=1&ref=world

NAMIBIE: l'Union Nationale des Travailleurs Namibiens rejoint la coalition de BIG (Basic Income Grant)
L'Union Nationale des Travailleurs Namibiens (NUNW) avait annoncé début juillet qu'elle allait se retirer de la coalition namibienne de BIG (voir newsflash 62).
USBIG rapporte maintenant que les 600 délégués au congrès national de NUNW ont élu un nouveau comité exécutif et ont voté pour rejoindre la coalition BIG. Avec ce renversement de décision, cet incident est devenu une BIG victoire (façon de parler) pour les partisans du revenu de base. Au lieu d'écarter la question, la décision de l'ancienne direction a montré combien le soutien pour un revenu de base est large en Namibie et comment ces anciens dirigeants était à côté de la plaque. Le revenu de base n'était pas le seul élément entrant dans la décision de changer la direction, mais en a été un important. Selon Herbert Jauch de Windhoek Observer, "la décision du congrès sur le BIG ne réorientera pas seulement la position de leader de NUNW, mais mettra aussi une pression plus forte sur le gouvernement namibien à envisager sérieusement l'introduction d'un revenu de base national comme moyen de lutte contre la pauvreté."
http://www.archiv-grundeinkommen.de/namibia/20100910-The-NUNW-Congress-A-turn-around.pdf

SUISSE: le revenu de base à l'ordre du jour d'un grand parti politique et d'un syndicat
Le Parti Socialiste de Suisse (2ème parti du pays en terme de sièges à la Chambre Fédérale des Représentants) a décidé d'inclure le revenu de base dans sa nouvelle plate-forme, qui doit inspirer ses actions dans les prochaines décennies. De plus indépendamment à cette décision, un des principaux syndicats de Suisse, SYNA, a aussi adopté une résolution demandant la mise en oeuvre "d'un revenu de base inconditionnel".
http://www.sp-ps.ch/fre
http://www.lecourrier.ch/index.php?name=NewsPaper&file=article&sid=447334


US: les dividendes du Fonds Permanent de 2010 ont été versés à tous les résidents
USBIG rapporte que le gouverneur alaskan, Sean Parnell a annoncé en septembre que le dividende du Fonds Permanent de 2010 est de 1281 $ US par personne, 2562 $ US pour une famille de 2 et 6405 $ US pour une famille de 5. Ce nombre a légèrement baissé par rapport à celui de l'année dernière qui était de 1305 $ US, et est à peu près dans la moyenne de ces dernières années.

La Corporation du Fonds Permanent de l'Alaska (APFC) a commencé la distribution du dividende le 7 octobre à 640 000 habitants. La plupart le recevront immédiatement par dépôt direct.
Quand les 1ers envois ont commencé, l'APFC a tenu sa réunion annuelle à Fairbanks. Mike Burns, chef de la direction de l'APFC, a annoncé que la valeur totale du fonds a maintenant rebondi à 36 milliards $ US. Selon le site web de l'APFC au moment de la rédaction de cet article, la valeur actuelle du fonds s'élève à plus de 36.8 milliards $ US. Le fonds n'a pas encore atteint les 40 milliards $ US, où il était avant la crise boursière de 2008, mais cela reste bien au-dessus du plus bas niveau à 26 milliards $ US atteint début 2009. Le fonds est toujours largement investi par les stocks, inquiétant certains observateurs pensant qu'il est vulnérable à une autre baisse des marchés boursiers, mais les gestionnaires peuvent dire que le fonds a réussi à surmonter la crise financière.
D'autres inquiétudes sur l'avenir du fond sont alimentées par le déclin de la production de pétrole en Alaska. Celle-ci a déjà atteint un sommet et on s'attend à ce qu'elle continue à décliner progressivement chaque année. Cette baisse a été jusqu'ici largement compensée par la hausse du prix du pétrole, de sorte que les recettes pétrolières de l'état continuent d'augmenter alors même que la production de pétrole baisse. Mais ce décalage ne peut durer éternellement. Le moment où le pipeline de l'Alaska ne sera plus économiquement viable est maintenant prévisible.
Dans une grande mesure, cette baisse est ce pourquoi le Fonds Permanent a été conçu. Le Fonds et son corollaire le dividende sont destinés à se poursuivre après la fin du revenu pétrolier.mais la diminution progressive du revenu pétrolier changera la nature du dividende. Les Alaskans s'attendent à des dividendes progressivement augmentés lorsque les nouveaux dépôts dans le fonds l'emporteront peu à peu sur une population croissante. Si les nouveaux dépôts disparaissent, cette tendance pourrait être remplacée par un dividende constant voire même progressivement diminué.
Comme les revenus du pétrole diminuent, le gouvernement de l'état de l'Alaska peut s'attendre à avoir besoin de nouvelles sources de recettes fiscales, car la grande part du budget de l'état provient des revenus du pétrole. Seul 1/4 des revenus de l'état provenant des royalties du pétrole est déposé dans le Fonds Permanent. Si on inclut les taxes sur les revenus des entreprises et les taxes foncières payées par les compagnies pétrolières, en fait moins du 1/8 ème du revenu de l'état provenant de la taxation de l'industrie du pétrole va au Fonds Permanent. La grande partie du budget de fonctionnement général publique dépend indirectement de l'industrie pétrolière et donc un lent déclin dans cette industrie engendrera une forte pression pour trouver de nouveaux revenus.
A l'heure actuelle, l'état pourrait essayer d'utiliser l'argent qui soutient maintenant le dividende pour les dépenses publiques générales. Il pourrait chercher d'autres sources de revenus comme les taxes sur le revenu et les ventes. Il pourrait chercher une autre source de revenu pour soutenir le fonds et les dividendes. L'exploitation du gaz naturel est prometteuse en Alaska. De nombreux Alaskans sont intéressés par la recherche d'un nouveau revenu pétrolier en forant dans la Réserve Naturelle Nationale Arctique, mais cette stratégie pourrait avoir un impact environnemental désastreux. L'état a beaucoup d'autres ressources qui ne sont pas taxées de la même façon que le gaz et le pétrole. Il s'agit de l'exploitation forestière, la pêche, l'exploitation minière et tout simplement la valeur des terrains.
On ne sait pas ce que fera le gouvernement de l'Alaska quand les revenus pétroliers commenceront à diminuer, mais il est certain que ce seront des questions que les Alaskans auront à traiter dans les 5, 10 ou 20 prochaines années.
Ce reportage a été publié dans la revue d'automne 2010 USBIG Newsletter.
http://www.businessweek.com/ap/financialnews/D9ID27OG0.htm

AFRIQUE du SUD: les syndicats renouvellent leur engagement à BIG
USBIG rapporte que le Congrès des Syndicats Sud-Africains (COSATU) a renouvelé son engagement à BIG dans un document récemment publié. Il a proposé un revenu de base indexé sur l'inflation et un système de sécurité sociale axé sur la redistribution, financé par une augmentation des impôts sur les entreprises
http://www.timeslive.co.za/local/article660907.ece/Do-away-with-private-schools


5. Publications
:
Françaises:
Arnspreger, Christian (2010), "Revenu d'existence et promotion pour la sociodiversité"
Mouvements n°64, octobre-décembre 2010, pp 100-106, en ligne à:
http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=MOUV_064_0100

Selon Christian Arnsperger (Hoover Chair, Université de Louvain) un revenu de base inconditionnel devrait être considéré comme une forme de subsistence pour les "expérimentateurs sociaux". Avec une telle garantie de revenu, des individus ou des groupes pourraient expérimenter des modes de vie alternatifs, en dehors du système capitaliste traditionnel.

Peirera, Richard (2009), "La sécurité économique au XXIe siècle - Revenu annuel garanti/allocation universelle. L'impératif écologique, démocratique de la justice et de la sécurité alimentaire". Thèse de master, université Athabasca (CA), en ligne à:
http://www.progressive-economics.ca/wp-content/uploads/2007/06/pereira-fr.pdf
En 2010, Richard Peirera a gagné le "Concours d'Essai Etudiant" organisé par le Canadian Progressive Economics Forum avec cette étude.

BIEN-Suisse (2010), "le financement d'un revenu de base inconditionnel" disponible ici
http://www.seismoverlag.ch/fr/

...
« Modifié: 27 janvier 2011 à 13:12:21 par mimi »
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gemk

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Re : Réflexions sur le Revenu Universel de Base
« Réponse #19 le: 28 janvier 2011 à 00:21:05 »

Alors je ne sais plus quand était ce, peut être aux dernières élections, du moins pendant les campagnes, il me semble avoir entendu quelqu'un de gauche évoqué un tel système, je crois que c'était 500 euro pour tout le monde, j'ai commencé à lire et pas fini car c'est du gros pavé et faut suivre, mais ça me semble vraiment l'aboutissement des systèmes actuelles, par contre il faudrait une uniformisation des prix alimentaires entre les pays, et ce système doit biensur être mondial. A terme disparition de l'argent? remplacement par une unité electronique pour tout ce qui touche au confort en + pour l'individu et de l'autre côté l'économie/industrie

Très intéressant en tout cas !!
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mimi

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Re : Réflexions sur le Revenu Universel de Base
« Réponse #20 le: 28 janvier 2011 à 07:32:41 »

oui, on voit bien 2 mondes différents qui coexistent, l'ancien qui s'écroule tandis qu'un autre émerge  8)
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mimi

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Re : Réflexions sur le Revenu Universel de Base
« Réponse #21 le: 12 février 2011 à 12:15:41 »

« Modifié: 13 février 2011 à 01:14:51 par katchina »
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gemk

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Re : Réflexions sur le Revenu Universel de Base
« Réponse #22 le: 03 mars 2011 à 22:33:34 »

Je viens de prendre une claque, quelqu'un de Droite propose ce fameux revenu universel, appelait revenu citoyen par dominique de villepin, ce qui a valu 15sec sur le débat en cours sur fr2 et puis plus rien alors que ça serait une très grosse avancée et que ça mériterait un débat à lui tout seul, bref.. j'espère qu'il y aura de la surenchère à la veille de l'élection !
Mais malheureusement c'est quelqu'un de droite qui propose alors biensur c'est remis à la sauce Droite donc il y aurait des contreparties d'activité pour la société, en gros on nous verse ça comme un salaire vu qu'on doit faire quelque chose. Au bout du compte je vois ça comme une dénaturation de ce qu'on peut voir proposer chez les allemands, donc on s'empare d'un théme, on le dénature pour mieux l'enterrer  :-\

Citer
850 euros garantis à tous les Français: telle est la proposition - de campagne ? - faite par Dominique de Villepin. Dans le jargon de l'ex-Premier ministre, ce revenu minimum s'appellerait "revenu citoyen". Car la contrepartie serait de mener en parallèle une activité dans la vie de la cité, au sens latin du terme. Explications.

http://www.lexpansion.com/economie/ce-qu-il-faut-savoir-sur-le-revenu-citoyen-de-dominique-de-villepin_249882.html

A lire la suite l'idée est noble sur le papier vu que ça peut tout autant être une activité associative que artistique, faut voir les dérives, en tout cas ça lui donne pas mal de point d'avance pour l'élection
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mimi

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Re : Réflexions sur le Revenu Universel de Base
« Réponse #23 le: 04 mars 2011 à 15:07:26 »

oui c'est vrai que c'est surprenant surtout que ça tombe comme ça comme un cheveux dans la soupe, sans aucune discussion, préparation, débat au préalable comme il en existe en Allemagne, Suisse ou autre pays qui y réfléchit sérieusement depuis 20 ans! Donc pour ma part j'attends de voir et j'espère que ça va un peu se décanter tout ça, histoire que les Français se familiarisent à cette idée nouvelle.

Effectivement ce n'est pas vraiment un revenu universel, mais plutôt un revenu minimum adéquat, ressemblant de (très) loin à ce que propose EAPN, réseau européen de lutte contre la pauvreté (voir post plus haut), à savoir un revenu minimum sous condition de ressources, qui soit au moins au niveau du seuil de pauvreté. Mais la comparaison s'arrête là.
Pourvu que la proposition fasse débat

Voici un autre site facebook qui recense un peu toutes les réflexions actuelles en français
http://www.facebook.com/frbig
« Modifié: 05 mars 2011 à 12:34:08 par mimi »
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jusdorange

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Re : Réflexions sur le Revenu Universel de Base
« Réponse #24 le: 11 avril 2011 à 00:27:26 »

Appel pour le revenu de vie
Citer
“Il n’est rien au monde d’aussi puissant qu’une idée dont l’heure est venue.” Victor Hugo

Citer
Qu’est-ce que le revenu de vie?

L’idée est soutenue de longue date par de nombreuses personnalités, de tous horizons politiques, de toutes confessions et de toutes nationalités. Elle est connue sous des appellations diverses : allocation universelle, revenu d’existence, revenu citoyen, revenu universel, revenu social garanti, dividende universel, revenu de base, etc. (cf. Wikipedia)

Le revenu de vie ne doit pas être confondu avec le RMI, le RSA et autres allocations attribuées de manière conditionnelle. Le revenu de vie, lui, est automatique, inconditionnel et inaliénable. Il concerne tout le monde, riches ou pauvres. Il est attribué à chaque individu, de la naissance à la mort. Son montant est suffisant pour garantir à chacun une existence décente - quoi qu’il arrive -. Il est cumulable avec les autres revenus (salariés ou non). Il ne peut être saisi aux plus modestes, mais il entre dans l’assiette d’imposition des plus aisés.

Citer
Qu’avons-nous à perdre ?

L’illusion d’un emploi salarié et dûment rémunéré pour tous s’est volatilisé avec la crise. Avec cette disparition, va s’évanouir aussi pour beaucoup le réflexe de se définir en fonction de son activité professionnelle. Il ne faut pas le cacher, l’institution du revenu de vie amènera probablement à s’interroger plus encore, sur notre identité, notre rôle dans la société, notre aspiration à procréer en regard des problèmes de démographie, et sur la nature de ce que nous voulons transmettre à nos enfants.

L’institution du revenu de vie ne va pas sans mises en cause profondes de nombreuses habitudes. Nous pensons néanmoins que cette mutation des consciences et des comportements peut s’effectuer sans violence, et dans un esprit d’entr’aide mutuelle afin que se développe une nouvelle culture de la responsabilité.

Citer
Qu’avons-nous à gagner?

L’institution du revenu de vie remet en cause le “travail” tel qu’il est compris usuellement, à savoir comme base du capital et des rapports sociaux. On le sait, la réduction du “travail” au seul “emploi” provoque automatiquement l’exclusion de ceux qui en sont privés, la peur du chômage chez les salariés, et le contrôle social des assistés. Cette confusion entre “travail” et “emploi” a un coût énorme pour la société aussi bien financièrement que socialement. Les pathologies sociales et psychiques qu’elle entraîne ne sont tout simplement plus soutenables.


Nous n’attendons pas du revenu de vie qu’il règle tous les maux, mais nous affirmons qu’il est absolument nécessaire pour surmonter la crise de confiance actuelle en réduisant le niveau intolérable, de pauvreté, d’exclusion et de peur.
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Yakou

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Re : Réflexions sur le Revenu Universel de Base
« Réponse #25 le: 12 octobre 2011 à 23:20:02 »

J'adore cette idée de revenu de base ou revenu d'existence.

Je ne m'y connais pas beaucoup en économie, mais j'ai du mal à imaginer que le revenu de base puisse se mettre en place actuellement, car notre pays est endetté illégitimement par des propriétaires de banques commerciales. Nous devons rembourser, rembourser, et pour ça nous devons travailler à fond. Le revenu de base rendrait le travail facultatif, ou en tout cas bien moins intensif, car choisi librement. Et ça, c'est pas compatible avec la dette.

Faudra abolir la dette et reprendre le contrôle des banques avant de pouvoir installer le revenu de base, non ? Interdire le prêt à intérêt envers l’État. Obliger l’État à emprunter à des banques non commerciales.
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rockybalboa

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Re : Réflexions sur le Revenu Universel de Base
« Réponse #26 le: 20 octobre 2011 à 17:26:31 »

ça parait impossible et trop beau, qu'un projet pareil soit réalisable à grande échelle.
C'est marrant par ce que quand j'étais au lycée en ES (économique et social), je me rappelle qu'un jour en cours, on avait évoqué cette idée d'un revenu universel.
Mais on avait vite classé l'affaire en se disant que c'était complétement utopique  :laugh:
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Segur

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Re : Réflexions sur le Revenu Universel de Base
« Réponse #27 le: 20 octobre 2011 à 22:13:43 »

J'avais reçu Jean-Paul Brasseur dans le cadre "d"Energies Positives" sur le revenu d'existence.
L’émission est téléchargeable ici : http://rimcast1.fr/index.php
et son nom : Energies-Positives-Revenu_d_Existence-Jean_Paul_Brasseur-1h41.mp3
Jean-Paul Brasseur est Belge et fait parti du mouvement politique "Vivant Europe" : http://www.vivanteurope.org/

Vous y trouverez nombre de documents PDF qui traitent du sujet. Notamment celui-ci qui traite d'un revenu de base dans l’actuelle situation de crise économique: http://www.vivanteurope.org/doc/rau_fr.pdf

et celui-là qui exprime les idées de l'A.I.R.E, Association pour l'Instauration d'un Revenu d'Existence : http://www.vivanteurope.org/doc/THEME/th53_fr.pdf
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Argonot

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Re : Réflexions sur le Revenu Universel de Base
« Réponse #28 le: 21 octobre 2011 à 14:58:28 »

Vous y trouverez nombre de documents PDF qui traitent du sujet. Notamment celui-ci qui traite d'un revenu de base dans l’actuelle situation de crise économique: http://www.vivanteurope.org/doc/rau_fr.pdf

Extrait de ce document :
"nous pensons que la proposition d’un revenu de base - une assignation monétaire inconditionnelle pour tous les citoyens et les personnes disposant de la résidence légale -"

AMA si le "revenu de base" est accordée aux "personnes disposant de la résidence légale" ( en termes clairs : les étrangers ) , on verra débarquer 3 milliards d'immigrés en un bref laps de temps ...
Donc, au lieu de parler de "revenu de base" il faudrait plutôt dire " revenu de citoyenneté" pour poursuivre la réflexion sérieusement.

D'ailleurs , les Canadiens l'ont bien compris dans leur proposition pour le Yukon :
il a exhorté le gouvernement du Yukon à mettre en oeuvre une allocation minimum annuelle garantie pour tout citoyen éligible du Yukon
« Modifié: 21 octobre 2011 à 15:11:24 par Argonot »
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franck97

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Re : Réflexions sur le Revenu Universel de Base
« Réponse #29 le: 08 novembre 2011 à 17:58:01 »

Salaire à vie - Bernard Friot

Citer
www.actuchomage.org a ouvert le débat autour de l’idée de revenu universel ou salaire à vie. Pour en savoir plus, nous avons rencontré l'économiste et sociologue Bernard Friot.
Il nous expose son idée du salaire à vie et nous éclaire sur les différences fondamentales entre la notion de revenu, qui renvoie à l’idée de propriété lucrative et à la société de consommation, et celle de salaire qui est attaché à la qualification personnelle, à un être de production et non de besoins, un être politique en économie (Partie 1).
Bernard Friot propose donc d'en finir avec le «marché de l’emploi» (Partie 2).
Il défend l’idée d’un salaire universel à vie dont le minimum serait de 2000 euros mensuel, plafonné à 8 000 euros, et, qui dans l’idéal pourrait être un salaire universel unique de 4000 euros. Son financement passerait par une mutualisation des salaires et de la production économique, sous forme de cotisation salaire et d’une cotisation économique.


la suite sur daily
« Modifié: 01 août 2013 à 15:36:50 par katchina »
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